Contrôles de police au faciès, vaccin contre le Covid-19... Le "8h30 franceinfo" de Jordan Bardella
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Bonjour Dan Bardella. Dès le mois prochain, il sera possible, si l'on estime avoir été victime de discrimination pendant un contrôle d'identité, de le signaler, soit à une plateforme internet, soit par téléphone. C'est Emmanuel Macron qui en a fait l'annonce vendredi. Est-ce que c'est une bonne réponse pour vous à ce qu'on appelle les contrôles au faciès ?
C'est la politique du numéro vert. Je pense qu'il n'y a pas de contrôle au faciès. Contrairement à Emmanuel Macron, je pense qu'il n'y a pas de racisme systémique dans la police et que nos forces de l'ordre, dont il faut rappeler les conditions de travail de plus en plus délétères, ne se lèvent pas le matin en se demandant s'ils vont contrôler quelqu'un en fonction de sa couleur de peau, le discriminer dans la démarche de contrôle qui va être la leur. Je pense qu'on contrôle d'abord et avant tout une attitude.
Et que si vous avez une attitude qui, au flair du policier, peut paraître dangereuse, si vous êtes dans une démarche d'attroupement, si vous avez une attitude vestimentaire qui peut paraître agressive, vindicative, eh bien vous subirez un contrôle, peu importe votre couleur de peau. Je pense que c'est un faux procès qui est fait.
Donc c'est l'attitude, pardon Jordan Bardella, qui explique qu'une personne noire ou arabe ait cinq fois plus de chances de se faire contrôler qu'une personne blanche.
Mais je ne sais pas, vous avez des chiffres, il me semble que les statistiques ethniques sont interdites en France.
Si vous me permettez de terminer ma question, ce sont les chiffres menés par une enquête en 2017 par le défenseur des droits Jacques Toubon.
D'accord, donc on a dit qu'elle était une autorité indépendante et autorité indépendante qui associe notamment le CCIF dans ses travaux, qui fait partie des partenaires de travail de cette commission. CCIF qui vient d'être dissous pour fondamentalisme islamiste par le ministre de l'Intérieur. Donc vous voyez que cette commission, elle n'est pas totalement indépendante. Les statistiques ethniques sont interdites en France. Donc ma position est là, je considère qu'il n'y a pas de contrôle au faciès. Il y a en revanche une surreprésentation de l'immigration dans la délinquance.
Je veux dire maintenant, tout le monde s'accorde à le dire. Vous-même, vous avez vécu en Seine-Saint-Denis, vous êtes né à Drancy, vous-même vous avez vécu à Saint-Denis. Ça tombe bien, moi aussi. Des contrôles d'identité, j'en ai vu, moi dans la rue, des jeunes gens qui sont de couleur et qui se font arrêter par la police pour un contrôle d'identité. J'imagine que vous-même, vous en avez assisté à ce genre de contrôle. Non, pas du tout.
Moi, j'ai absolument eu aucun problème avec la police quand j'étais plus jeune. J'ai effectivement grandi en cité. Maintenant, les territoires concernés, en l'occurrence... Ce n'est pas ma question.
Vous avez sans doute assisté, comme moi par exemple, à ce genre de contrôle d'identité.
Les territoires concernés en question sont des territoires dans lesquels, qui sont des territoires extrêmement criminogènes s'agissant de la Seine-Saint-Denis, dans lesquels, une grande partie de la population, trois quarts de la population est issue de l'immigration. Donc, à partir du moment où c'est des quartiers où trois quarts de la population est issue de l'immigration et où ce sont des territoires criminogènes, il est peut-être plus normal que la police concentre son action sur ces territoires.
Les marchés dans la rue, c'est une attitude qui nécessite un contrôle d'identité.
Plutôt que dans des petits villages de l'Ardèche ou de la Creuse, où là, effectivement, l'effet de délinquance et de criminalité sont beaucoup plus faibles. Mais, encore une fois, il y a évidemment une surreprésentation de l'immigration dans la délinquance. Donc, je veux dire, moi, j'ai lu, j'ai vu les chiffres du parquet de Paris qui nous dit que 75% des mineurs qui ont été déférés cette année sont des mineurs clandestins. J'ai entendu qu'à Bordeaux, j'ai vu les chiffres qui nous sont communiqués par le ministère de l'Intérieur.
Encore une fois, ce sont des chiffres officiels que 44% des faits délictuels qui ont été commis sur la ville de Bordeaux depuis le mois de janvier sont des faits qui ont été commis par des mineurs étrangers. Donc, il y a évidemment une surreprésentation de l'immigration dans la délinquance. Maintenant, il n'y a pas de contrôle au faciès et je refuse, si vous voulez, je réfute l'accusation qui consiste à dire que la police est raciste, qu'il y a un racisme systémique dans la police. Il y a deux choses différentes, M. Bardella.
Quand vous dites, pardon, mais... Qu'il puisse y avoir parfois des contrôles au faciès et qu'il y ait un racisme systémique dans la police, ce sont pour moi deux choses différentes. Puis-je vous poser la question différemment ? Il met en cause la neutralité de l'institution policière. Puis-je vous poser la question différemment ? Et ça, nous ne l'acceptons pas. Est-ce que vous, dans votre vie, vous avez déjà été contrôlé ? Oui, bien sûr. Oui, sur la base de quoi ?
Bien sûr, sur la base de... Je prenais le métro et donc, effectivement, quand vous descendez du métro en allant à la fac, eh bien, il arrive que la police vous contrôle à la sortie basilique de Saint-Denis sur la ligne 13. Mais, enfin, si vous voulez, si vous cherchez à dire que nos policiers, le matin, en se levant, se disent, on va aller contrôler des gens de couleur noire ou des gens qui sont d'origine arabe, eh bien, je pense que c'est un faux procès. Et je pense, encore une fois, que c'est un gage qui est donné à toute une partie de la gauche et de l'extrême gauche, toute une partie, effectivement, anti-flics. Donc, il n'y a pas de contrôle au faciès, il y a des contrôles d'attitude.
Et, vous voyez, je ne pense pas que les enfants de l'ambassadeur du Cameroun soient davantage contrôlés que les enfants de l'ambassadeur d'Espagne, par exemple. Donc, vous contrôlez une attitude et que, effectivement, lorsque vous participez à des attroupements, peu importe votre couleur de peau, eh bien, la police est susceptible de vous contrôler.
Juste sur le fond de ce pourquoi la plateforme va exister, si un policier n'a rien à se reprocher, s'il n'y a pas de contrôle au faciès dans la police, en quoi c'est gênant de créer cette plateforme ?
On peut créer toutes les plateformes qu'on veut. Le problème, c'est qu'à force d'accuser, comme le font un certain nombre d'analyses, un certain nombre de responsables politiques, la police de violence, eh bien, les syndicats de police disent aujourd'hui, eh bien, à ce moment-là, nous n'effectuerons plus aucune interpellation. À force d'accuser la police, les forces de l'ordre de racisme systémique, comme le font un certain nombre de responsables politiques, toute une partie de la gauche, M. Mélenchon et ses amis, toute la gauche anti-flics, eh bien, à ce moment-là, les policiers disent, comme ça a été le cas du syndicat SGP Police, eh bien, nous ne ferons plus de contrôle d'identité.
Vous les comprenez ou pas ? Vous les comprenez, les deux syndicats de policiers qui disent ça ? Oui, je les comprends. Je les comprends parce que nos policiers, ils sont en première ligne aujourd'hui dans des quartiers où ils subissent des insultes, où ils subissent des jets de cocktails Molotov, où on tire sur la police à balles réelles. Il y a eu 63 commissariats qui ont été attaqués, pas tagués, attaqués depuis le début de l'année. Il y a 20 policiers et fonctionnaires de police qui sont blessés chaque jour, et ils sont en première ligne pour 1 500 euros par mois.
Donc, oui, je les comprends, oui, je les soutiens, oui, il peut y avoir des erreurs qui sont le fait d'individus, il peut y avoir des bavures, il peut y avoir des dérapages, et quand on veut une police exemplaire, alors il faut aussi être exemplaire dans le travail des policiers. Je n'ai pas de oui mais, voilà, je n'ai pas de oui mais.
Donc, quand il y a des bavures, il faut les sanctionner, mais c'est le fait d'individus. Jordan Mardella, les deux principaux syndicats de policiers réagissent à des propos qu'Emmanuel Macron a tenus chez nos confrères de Brut vendredi dernier. Quels propos, vous précisément, dans la bouche du chef de l'État, vous ont choqué et il faut qu'aujourd'hui, vous soutenez ces deux syndicats qui disent on arrête les contrôles ?
Mais parce que ça fait plusieurs mois que lorsque les responsables politiques, y compris du gouvernement, ça a commencé avec M. Castaner pendant les manifestations des Traoré, ça a commencé avec le lâchage de nos forces de l'ordre en règle, et en masse, il y a quelques jours, lorsqu'il y a eu l'évacuation de la place de la République, occupée illégalement par des migrants, que 75% d'ailleurs des Français, d'après les chiffres, ont soutenu l'opération de l'évacuation de gens qui n'avaient rien à faire chez nous. À chaque fois, il y a des déclarations.
Lorsqu'Emmanuel Macron met en cause le fait qu'il y ait des contrôles davantage, laissons entendre qu'il y a une démarche systémique de l'institution policière qui vise à contrôler uniquement, qui vise à contrôler uniquement. Écoutez, c'est comme ça que ça a été perçu par beaucoup de gens, y compris par les premiers concernés, à savoir les syndicats de police.
Pas de problème, je cite Emmanuel Macron si vous le permettez. Je n'ai pas de problème à répéter le terme de violence policière, mais je le déconstruis, car c'est devenu un slogan pour des gens qui ont un projet politique.
C'est le « en même temps » où il arrive à dire tout et son contraire. C'est-à-dire que le lundi, Emmanuel Macron est à la droite de la droite en expliquant qu'on va faire une loi pour protéger la police, et le mardi, il joue les indigènes de la République et il donne des gages à la gauche antiflique. Ça a été vrai aussi sur le séparatisme, je pense qu'on y reviendra. Il y a, d'après une enquête de victimisation qui a été faite par le CVS en 2019, 5,7 millions de Français qui ont peur de sortir de chez eux. Vous pensez que c'est à cause des patrouilles de police que ces gens-là ont peur de sortir dans la rue ? Il y a, dans notre pays, une violence gratuite toutes les 44 secondes.
Est-ce que vous pensez que c'est à cause de la police ?
Dans l'éducation nationale, il y a des inspections dans les classes et les professeurs ne se sont pas insurgés contre ces inspections-là. Ça ne veut pas dire que tous les profs font mal leur travail.
Mais merci de le rappeler. Et merci de préciser qu'il y a un climat aujourd'hui, où il y a un climat de défiance qui est alimenté par un certain nombre de responsables politiques, de M. Mélenchon en passant par les Verts, en passant par toute une partie de la gauche, dont le discours aujourd'hui antiflic vise à désarmer nos policiers, vise à expliquer que la police est dans une démarche qui est raciste, vise à glorifier aussi et à transformer en martyr des gens qui ont été victimes de ces quelques bavures. Si vous voulez, très bien, on se souvient du nom de Théo, on se souvient du nom de ce Michel qui a été lui aussi victime. Et les images ont choqué tout le monde.
Et là encore, je n'ai pas de Ouimet, on se souvient des Traoré. Mais en revanche, malheureusement, personne n'est capable aujourd'hui de se souvenir des noms des trois victimes de l'attentat de Nice. Voilà, personne n'est capable de nous les donner. Donc, à un moment donné, si vous voulez, je trouve qu'il y a un traitement de l'information qui est un peu sélective. Et cette sélection, en tout cas, cette sélectivité dans ce que je considère comme une dictature de l'émotion et de l'image, elle est alimentée par toute une partie de la gauche.
Vous restez avec nous, Jordan Bardella, 8h41, le Fil Info, Mélanie Delaunay.
Les assureurs en rendez-vous à 11h avec le ministre de l'Économie. Ils vont donner leur réponse sur le gel des cotisations demandé par Bruno Le Maire pour l'hôtellerie et la restauration. Faute de quoi, le gouvernement soutiendra une taxe exceptionnelle d'un milliard 200 millions d'euros. Il a promis de répondre à toutes les questions. Nicolas Sarkozy interrogeait cet après-midi au procès dit des écoutes. L'ancien chef de l'État soupçonné d'avoir voulu aider un magistrat à obtenir un poste en échange d'informations sur une procédure judiciaire. Quand restera-t-il dans la loi ? Les 150 membres de la Convention citoyenne sur le climat invitaient à une série de réunions aujourd'hui et demain.
Le gouvernement leur présente les orientations retenues à partir de leurs propositions. Certains appellent au boycott des rendez-vous déçus par la tournure prise par la concertation. Le réchauffement climatique constaté dans le monde entier, il n'a jamais fait aussi chaud en novembre que le mois dernier selon les statistiques du service européen Copernicus. L'année 2020 risque de détrôner 2016 comme l'année la plus chaude jamais enregistrée. France Info
Le 8.30 France Info Salia Brakia Marc Fauvel
Toujours avec Jordan Bardella, le vice-président du Rassemblement National. Cher de laïcité pour les associations, contrôle de leur financement, formation des imams, lutte contre la haine en ligne. Voici quelques-unes des dispositions prévues dans le projet de loi confortant les principes républicains qui va être présenté en Conseil des ministres après-demain. Globalement, le texte va dans le bon sens, selon vous ?
Globalement, il y a des choses qui vont dans le bon sens, mais le problème, c'est qu'en France, on passe plus de temps à faire des lois qu'à les appliquer. Et voilà maintenant plusieurs mois, plusieurs années que nous sommes confrontés à une guerre qui nous a été déclarée par l'islam politique dans notre pays, ses relais, ses militants, ses associations, qu'un peu plus de 260 de nos compatriotes sont tombés aujourd'hui sous les balles ou les larmes du fondamentalisme islamiste, et que, encore une fois, sur l'essentiel, rien n'a été engagé de la part du gouvernement ou de manière totalement dérisoire.
Je prends un exemple très concret.
Il y a 570 mosquées radicales dans notre pays. 570 mosquées radicales, incluant les mosquées salafistes, les mosquées sous influence de l'UOIF ou du Miligorus, qui est l'outil d'influence de la Turquie.
Il y a d'où les chiffres des 570 ?
Ils viennent de la part des chiffres des services de renseignement. J'ai les sources. Il y a 147 mosquées du Tablir, 200 mosquées UOIF, donc mosquées des frères musulmans, 152 mosquées salafistes et 71 mosquées Miligorus, donc c'est-à-dire d'influence, clairement, d'Erdogan, de la Turquie en Europe. Ce sont les chiffres qui sont donnés par les services de renseignement.
Mais vous ne savez pas si elles sont dirigées par des imams radicalisés ?
Imams radicalisés ou non, mais c'est en tout cas une idéologie radicale qui s'y diffuse, parce que le Miligorus, en tout cas, qui est l'outil d'influence d'Erdogan et de la Turquie, n'est pas en tout cas un islam modéré. C'est vrai aussi pour les frères musulmans, c'est vrai aussi pour le Tablir. Ces mosquées radicales ont-elles été fermées ? Non. Il y a, dans notre pays, encore une fois, un peu plus de 4000 individus de nationalité étrangère qui sont fichés pour radicalisation, qui sont régulièrement mis en cause dans des attaques terroristes. Il y a quelques semaines, la police a interpellé à Lyon un afghan qui se baladait machette à la main dans le tramway.
Il était suivi pour radicalisation. Que faisait-il sur notre sol ? On attend encore la réponse du ministère de l'Intérieur. Il y a quelques semaines encore, un mineur étranger, lui aussi connu de l'administration, a attaqué les locaux de vos anciens confrères de Charlie Hebdo, rue Nicolas Appert. Là encore, il était connu par l'administration. On n'a rien fait pour régler la problématique des mineurs étrangers. A-t-on rendu obligatoire les prêches en français dans les mosquées ?
Vous souhaitez que le fichage S conduise immédiatement à une expulsion ? Monsieur, donnez-moi une bonne raison, une seule,
de conserver en France, sur le territoire français, des gens qui sont de nationalité étrangère et qui sont suivis pour leur proximité avec le fondamentalisme islamiste. Ce n'est pas à moi de défendre,
mais si je peux donner un argument, si vous le permettez, de le faire, c'est qu'un fichage S, et vous le savez très bien, n'est pas une décision de justice. Eh bien, il faut appliquer un principe de précaution
à l'égard de ces gens qui s'appellent l'expulsion. Et je considère... Sur la base, je pose ma question. Sur la base d'un fichier S... Oui, je considère que l'on a connu beaucoup trop de drame dans notre pays pour se permettre d'être laxiste. Et à partir du moment où vous avez un lien avec cette idéologie qui devrait être considérée comme le mal absolu, à partir du moment où vous avez un lien objectif avec cette idéologie, à partir du moment où vous avez un lien avec ces réseaux, ces associations et ces relais, et que vous êtes de nationalité étrangère, eh bien, vous devriez être expulsé du territoire national. C'est un principe de précaution. Les Français, qu'est-ce que vous faites ?
Eh bien, si les Français, il faut inscrire une démarche judiciaire dans le cadre de l'article 411-4 du Code pénal, qui est l'article d'intelligence avec l'ennemi que nous avons utilisé hier lors de la guerre froide et qui permet d'engager une procédure de justice lorsque vous avez un lien avec une organisation, avec une idéologie qui menace les intérêts et la sécurité nationale. Et si vous êtes binationaux, pour vous répondre de manière très claire, et si vous êtes binationaux,
eh bien, vous devez pouvoir être déçu de la nationalité française. Sur les Français, vous les traduisez devant la justice ? Oui. Immédiatement, tout fichage S doit faire l'objet ? Oui, jusqu'à l'article 411-4.
Pour intelligence avec l'ennemi ? Il dit clairement, vous risquez jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle. Et puis, il faut un autre principe qui est celui de la rétention de sûreté. On a plusieurs dizaines de djihadistes qui vont ressortir, qui ont été incarcérés depuis 2012, qui vont ressortir de prison dans... Surger la peine. Exactement. Qui vont ressortir de prison dans les prochains mois, dans les prochaines années, qui seront là, qui vont se balader dans nos rues. Il faut imposer un principe qui a été mis en place aux Etats-Unis, qui s'appelle la rétention de sûreté.
À partir du moment où vous finissez votre peine, si l'on estime que vous présentez un lien pour la société française, que vous présentez un danger pour le peuple français, eh bien, votre peine doit pouvoir être allongée. Et je pense que cet article doit prévaloir...
Ces anciens détenus sont suivis par nos services.
Ils sont suivis et ensuite ?
S'ils ne récidivent pas, ils librent leur vie.
Mais nos services de renseignement... Oui, mais vous savez, ils ne rêvent que d'une chose. Moi, j'ai visité beaucoup de prisons. J'ai visité beaucoup de prisons en tant que parlementaire. Et les gardiens de prison m'ont dit, les djihadistes qui sont incarcérés lorsqu'il y a des attentats, ils hurlent à la joie. Ils sont contents. Ils sont contents qu'il y ait de nouveaux attentats. Et ils ne rêvent que d'une chose, c'est de pouvoir recommencer. Le terroriste qui a frappé à Vienne, en Autriche, il y a quelques mois, viennent là-bas, au passage, pas concernés par les caricatures.
Souvent, on nous dit que les caricatures, c'est le motif à toutes les attaques et le motif à toutes les effiances à l'égard de l'islam et de l'islam politique. Là-bas, en Autriche, il n'y a pas eu de caricature. Là-bas, en Autriche, le blasphème ne connaît pas la même tolérance qu'en France. L'Autriche est pourtant en état de droit. Eh bien, le terroriste qui a frappé ressortait de prison. Donc, il faut effectivement faire preuve de la sévérité la plus totale à l'égard de cette idéologie. Et encore une fois, avoir une action qui dépasse le cadre légal, qui dépasse le cadre, en tout cas administratif, et avoir une action aussi culturelle à l'égard de l'islamisme.
Le cadre légal.
Le cadre, pardon, pour que je précise bien, le cadre aussi culturel. Ce n'est pas seulement une guerre légale et administrative qu'on doit mener à l'islam politique. C'est aussi une guerre culturelle. Et là, effectivement, il faut aussi réaffirmer la France et les principes de la République à l'école.
Parler toutes les mesures qui devraient être annoncées après-demain. Je dis « devrais » parce qu'elle est soumise en ce moment à l'approbation du Conseil d'État. Il y a l'interduction de faire cours aux enfants à la maison. Ça concerne aujourd'hui 50 000 enfants et adolescents en France. Il y a des situations très diverses. Il y a des enfants qui ne peuvent pas aller à l'école parce qu'ils sont harcelés. Il y en a d'autres parce que les parents les obligent. Effectivement, est-ce que vous soutenez cette mesure d'Emmanuel Macron ? Le doute est qu'elle ne passe pas le Conseil constitutionnel.
Et cette mesure est en tout cas une liberté qui avait été accordée par Jules Ferry aux parents qui souhaitaient faire l'éducation à la maison. Moi, je suis plutôt favorable à la scolarisation obligatoire des trois ans pour tous à l'école. Mais le fait pour certains parents de vouloir conserver leurs enfants à l'école et de faire l'éducation à l'école, encore une fois, dans un cadre réglementé, est une liberté qui avait été permise. À la maison, vous voulez dire. Exactement. Et ce que nous déplorons, c'est que pour combattre un phénomène, pour combattre les dérives de quelques-uns, on va faire reculer les libertés de tous.
Et en réalité, on voit comment l'islam politique est aujourd'hui en train de faire adapter notre droit. Emmanuel Macron semble manifestement faire machinariat. Je ne suis pas certain que cette mesure passe le Conseil constitutionnel. Maintenant, il y a beaucoup d'autres choses à faire. J'ai parlé évidemment des mosquées radicales, j'ai parlé de l'expulsion des fichiers S. Il faut dissoudre toutes les associations. Toutes les associations, sans exception, qui se font le relais de l'islam politique. Parce que, si vous voulez, ce projet de loi, c'est confier aux islamistes la charge de lutter contre le fondamentalisme islamiste.
Moi, j'ai été regarder qui sont les gens du CFCM qui vont devoir labelliser les imams en France. Il y a des gens du Miligorus, qui est encore une fois le relais de la Turquie en France. Il y a des gens de l'UOIF. Le délégué général du CFCM se réjouissait il y a quelques jours, manifestement, des attaques qu'avait reçues la jeune Mila, une adolescente de 16 ans qui avait critiqué l'islam sur les réseaux sociaux. Elle avait reçu des dizaines de milliers de menaces de mort, 50 000 messages de menaces de mort, selon Richard Malka, son avocat. Le délégué général du CFCM nous a dit qu'elle l'a bien cherché.
Voilà les gens à qui Emmanuel Macron souhaite confier aujourd'hui la charge de labelliser les imams. Donc je trouve ça extrêmement inquiétant. Et en réalité, il y a encore une fois une certaine forme de duplicité
à l'égard des islamistes qui caractérise assez bien ce projet-là. On marque une pause, Jordan Bardella. On va parler des frontières dans quelques instants, si vous voulez bien. Il est 8h50. Le fil info, tout d'abord avec Mélanie Delaunay.
De nouvelles fouilles ce matin dans les Ardennes, dans l'ancienne propriété de Michel Fourniret, le tueur en série qui sort de réanimation, a donné il y a quelques semaines de nouvelles indications sur le lieu où il dit avoir enterré Estelle Mouzin, disparu en 2003. On espère que cette fois-ci sera la bonne, dit sur France Info l'un des avocats du père de la fillette. La scolarisation obligatoire des 3 ans voulue par le gouvernement sera moins stricte qu'annoncée. Le ministre de l'Éducation parle désormais d'un encadrement plus fort de l'instruction à domicile.
La Société Générale et le Crédit du Nord vont fusionner avec à la clé 600 fermetures d'agences, mais il n'y aura pas de départ contraint, assure la direction. La prime de Noël versée le 16 décembre au plus modeste, comme l'an dernier, 152 euros pour une personne seule, 320 pour un couple avec deux enfants. Le football, c'est le tirage au sort ce soir des qualifications pour le Mondial 2022 pour les pays européens, et puis le championnat de Ligue 1, Lyon et 3e, après sa victoire 3-1 à Metz. France Info.
Le 8.30 France Info. Toujours avec le vice-président du Rassemblement National, Jordan Bardella, je voudrais vous faire entendre ce que disait quelqu'un qui n'est pas tout à fait de votre camp, qui est même plutôt à l'opposé de l'échiquier politique, c'est le député insoumis de la Somme, François Ruffin. C'était il y a quelques jours au sujet, donc, des frontières chez nos confrères de France Inter.
Je suis favorable au retour des frontières sur capitaux, marchandises et personnes. Mais je veux dire, je suis favorable au retour des frontières aussi pour les gens du Nord qui vont voyager partout dans le monde. Il faut poser des limites aussi à la circulation tous azimuts des personnes, oui.
Je suis favorable au retour des frontières sur les capitaux, les marchandises et les personnes, dit donc François Ruffin. Est-ce que cette déclaration vous a surpris ?
Bah tiens, c'est quand même... Je suis content, je me réjouis, mais si j'écoute toute la classe politique, si j'écoute les déclarations de tous les responsables politiques, tout le monde va voter Marine Le Pen à l'élection présidentielle. Parce que tout le monde est en train de nous expliquer aujourd'hui avec une mine un peu ahurie, comme si on découvrait l'eau chaude, ce que le Rassemblement National explique depuis des années, à savoir ce principe de bon sens, qu'une nation ne peut être qu'une nation si elle a des frontières et si elle a des portes à l'entrée de sa maison. Donc voilà un principe de bon sens sur lequel aujourd'hui tout le monde est d'accord.
Donc une nation ne peut pas être une nation dans le cadre de l'Europe. Je me réjouis aujourd'hui de voir que beaucoup de gens, beaucoup d'analyses, beaucoup d'experts qui nous ont expliqué pendant des années et des années qu'il fallait ouvrir, qu'il fallait permettre la libre circulation sans limite, illimité, des gens, des capitaux, des biens, etc. que c'était le progrès et que ça nous amènerait vers le village global et la mondialisation heureuse quand nous disions effectivement que ça pourrait évidemment avoir des conséquences dramatiques sur notre modèle social et évidemment sur la situation sécuritaire du pays. Donc qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
Donc je suis content que tout le monde vienne sur nos positions, que tout le monde nous donne raison et peut-être qu'on peut tout nous reprocher mais certainement pas d'avoir eu raison avant tout le monde.
Jordan Bardella, est-ce que vous conseillez aux personnes âgées qui vous entourent de se faire vacciner là à la fin du mois ?
Écoutez, quand j'écoute Alain Fischer, monsieur Vaccin, je comprends qu'il y a une grande partie de la population qui soit réticente à l'idée de se faire vacciner.
C'est sa prudence qui vous inquiète ?
Écoutez, c'est même pas sa prudence. Il nous dit aujourd'hui qu'on n'a pas grand-chose. On a en gros les bons de commande et les communiqués de presse qui ont été faits par les laboratoires. Moi, je ne suis pas du tout anti-vaccin. Je suis même plutôt favorable aux vaccins contre la grippe, contre un certain nombre de maladies. C'est pour ça qu'il reste tout. Jordan Bardella,
l'agence européenne du médicament, l'agence française du médicament et c'est ce qui explique sans doute la prudence d'Alain Fischer qui dit ce que savent les scientifiques aujourd'hui, c'est-à-dire, ce que vous avez rappelé, pas grand-chose.
Alors, il faut la transparence.
À ces deux filtres qui vont trancher dans les jours qui viennent.
L'Union européenne vient de passer une commande de près de 2 milliards de doses de vaccins auprès de 6 laboratoires différents. Vous savez que ces vaccins vont expérimenter, je dis bien expérimenter, une méthode vaccinale, notamment l'ARN messager et les thérapies géniques qui n'ont jamais été testées sur l'homme, qui n'ont jamais été testées à taille humaine sur des épidémies comme celle-ci. C'est là dans les essais cliniques qui sont en cours. Sur combien de personnes ? 40 000. Voilà. Bon, s'il faut vacciner l'intégralité de la population, évidemment qu'on risque de découvrir d'autres effets secondaires à échelle de plusieurs dizaines de millions de personnes.
Donc Alain Fischer a raison d'être prudent. Donc il faut la transparence totale sur ces commandes. Moi, j'ai entendu, encore une fois, des spécialistes, j'ai entendu Axel Kahn, ce n'est pas le cas aujourd'hui, qui est le président de la Ligue contre le cancer, s'étonner, et moi je le vois en tant que député européen, que l'Union européenne n'ait pas ses commandes. Nous ne savons rien de ses commandes.
Nous avons appris en tant que député européen par la presse, pas par la Commission européenne, par la presse, je l'ai appris comme vous, que des députés européens, des députés, des parlementaires allaient être tirés au sort, qu'ils allaient pouvoir se rendre dans une salle sécurisée où on laissera les portables à l'entrée, probablement comme ça avait été le cas dans la négociation d'un certain nombre d'accords de libre-échange, pour pouvoir consulter ces accords de négociation avec les groupes pharmaceutiques. Je précise que c'est le cas pour tous les autres pays qui négocient avec les laboratoires. Il n'y a pas un traitement de défaveur pour l'entreprise.
Non, non, non, bien sûr, puisque c'est l'Union européenne, je vous parle à l'échelle européenne, puisque c'est l'Union européenne qui a passé commande. On nous parle de clauses, encore une fois, on nous parle, je me fais le relais de ce que j'ai lu auprès de vos confrères dans la presse, puisque en tant que parlementaire, nous n'en savons pas plus que vous, de clauses d'indemnisation des laboratoires si ça devait mal tourner, s'il devait y avoir des pertes. Donc, je ne suis pas anti-vaccin, je dis qu'il faut que tous les tests soient faits, mais quand j'entends effectivement M. Vaccin, M. Fischer, qui ne veut pas se faire appeler M. Vaccin, ou M.
Véran, franchement, ce n'est pas extrêmement rassurant.
Alors, si les vaccins sont homologués au niveau européen, au niveau français aussi, est-ce que vous vous faites vacciner, vous, quand ce sera possible ?
Écoutez, j'attends de voir. Est-ce que vous serez, vous, les premiers devant la porte du laboratoire ? Je ne sais pas, et moi non plus, figurez-vous. Donc, j'attendrai d'être rassuré, et lorsque j'estimerais avoir été rassuré, peut-être que je me ferais vacciner. L'avantage, c'est que j'ai eu le Covid il y a quelques semaines et que probablement, j'ai des anticorps, même si je n'ai pas le goût et l'odorat, j'ai quand même plusieurs semaines pour me décider. On ne vous sent pas plus emballé que ça ? Écoutez, comme une grande partie de la population française, vous avez un Français sur deux qui, aujourd'hui, est assez réticent à se faire vacciner.
Mais encore une fois, vous avez rappelé le processus qui va être celui qui nous attend dans les jours qui viennent. double filtre, l'Europe d'un côté, l'agence française de l'autre. Quand ces deux filtres, si ces deux filtres disent oui, vous n'êtes pas encore certain que vous le ferez.
Vous savez, pour se faire vacciner, moi je pense que ça dépend d'ailleurs du libre arbitre, pour qu'il y ait la transparence, il faut qu'il y ait de la confiance. Et quand les Français, si vous voulez, depuis maintenant plusieurs mois, sont dirigés par des gens qui passent leur temps à dire tout et leur contraire. Vous vous souvenez, il y a quelques mots, on nous a dit que le remdessevir serait le traitement miracle. L'Union Européenne a fait des commandes de plusieurs dizaines de millions de doses du remdessevir. On nous a dit c'est le traitement miracle, la chloroquine ne marche pas, Raoult est un charlatan, c'est ce qu'ils nous ont dit d'ailleurs tous.
Là, l'Organisation Mondiale de la Santé, l'OMS, pas des membres, vient de décommander l'usage du remdessevir. Quand on nous a expliqué pendant des mois que porter un masque allait quasiment être plus dangereux que de s'exposer au virus, je reprends les déclarations de Mme Sibeth Endia qui était porte-parole du gouvernement, de M.
Edouard Philippe, pour ensuite dire l'inverse quelques semaines plus tard, pour ensuite dire quelques semaines plus tard qu'il fallait porter des masques tout azimuts, y compris maintenant chez vous, quasiment sous la douche, ben oui, si vous voulez, ces incohérences de la parole publique ne participent pas d'une confiance dans les progrès que peut faire la médecine aujourd'hui. Moi, je m'en réjouis, mais je dis juste qu'il faut tout faire aujourd'hui pour éviter un troisième reconfinement. Ne refaisons pas les erreurs du passé.
Il faut maintenant pouvoir permettre à l'intégralité de ceux qui le souhaitent de se faire tester avant les fêtes de Noël, sortir de cette surdistance totalitaire dans laquelle on est aujourd'hui. Je reprends les mots de vos confrères de Ditsa et de la presse allemande où en Allemagne on nous regarde un peu avec des erreurs et avec nos attestations qu'on remplit quand on doit aller sortir son char.
Tout ça est un peu délirant, donc il faut faire preuve de bon sens, il faut faire confiance aux Français, il faut rouvrir parce que beaucoup d'entreprises ne vont pas se relever et je pense évidemment à nos restaurateurs qui ont parfois mis toute une vie dans leur entreprise et qui aujourd'hui sont fermés sans, encore une fois, que des études françaises, claires, viennent justifier le bon sens de cette fermeture. Merci à vous Jordan Bardera.
Merci beaucoup et bonne journée. Vice-président du Rassemblement National,
invité de France Info.
Jordan Bardella