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interviewSud Radio (sur YouTube)· 16 juin 2026 20 min

"Un manque de volonté d'affronter ce fléau" : le témoignage de Steffy Alexandrian, victime d'inceste

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

nous semblons découvrir en 2026. Vous êtes d'accord avec ce cette approche ou pas ? Oui.

Oui, je suis d'accord. C'est ça qui est assez fou, c'est que nous découvons quelque chose qui existe pourtant depuis des décennies et et il faut attendre je ne sais combien de rames pour peut-être qu'on en parle à la hauteur de l'enjeu. Alors, il y a également un documentaire, il faut le signaler, sinon je vais oublier d'ici la fin de l'émission intitulé euh le combat d'une vie réalisé par Stéphanie Pilonka qui est sur la plateforme.tv.

On pouvez la consulter, aller voir ce sur documentaire quand vous le souhaitez. Euh un enfant sur 10 est victime d'inceste en France. C'est le départ, c'est un sondage Ipsos de 2020.

Vous racontez votre propre histoire. Je pense qu'il faut y revenir. Euh Stéphie Alexandrion, vous avez été vous-même victime d'inceste.

C'est le départ de de ce livre. Oui, bien sûr. C'est toute l'introduction qui est assez personnelle à la différence du du corps même du livre où j'explique que depuis mes plus jeunes souvenirs, mon père abusé de moi et que [grognement] c'est à l'âge de 11 ans que j'ai demandé de l'aide à ma mère mais qui ne m'a pas protégé. et seulement à 13 ans que les procédures judiciaires ont été enclenchées.

Puis [grognement] un an après, mon père a été condamné à seulement 3 ans devant une année ferme. Euh, il a comment dire bénéficié de ce qu'on appelle la correctionnalisation. Donc, il n'a été condamné que pour des agressions et non les viols que je dénonçais.

Et quand il est sorti, il a obtenu le droit de voir librement mes petits frères dont le plus jeune d'entre eux, Carl Ian, [grognement] y compris dès son incarcération au parloir. On incarcère un homme pour des faits de pédocriminalité mais on envoie ses fils aller le voir. Il est là le scandale, il démarre là hein le traitement judiciaire de prédateurs comme votre père qui au fond ensuite retrouve la liberté et puis euh veut se comporter en père qu'il n'est pas en réalité, qu'il n'est pas, qu'il n'a jamais été, qu'il ne sera jamais parce que le proe de de ses délinquants et criminels, c'est qu'il récidive.

Et c'est d'ailleurs ce qui s'est passé puisque mon petit frère Carl a par la suite dénoncé des faits d'un même niveau de gravité en ce qui concerne les violence sexuel et au suicide de notre maman en 2019 quand il avait 9 ans, j'ai sollicité sa garde à sa demande et là j'ai à nouveau fait face à une justice qui prenait le maintien du lien et qui parlait de rétablir la relation perfile. Donc je l'ai élevé au quotidien avec ma fille du haut de mes 22 ans jusqu'à mes 24 ans. Mais au bout de 2 ans.

Vous devenz une enfant aussi de l'autre côté ? Oui, je suis devenue maman à l'âge de 17 ans, donc assez jeune. C'est tôt, trop tôt, mais c'était malgré tout le plus beau choix de ma vie. [grognement] Et euh et ça a aussi permis que je sois déjà habitué au quotidien avec un enfant.

H Mais votre jeune frère s'est également donné la mort. Exactement. pour lui dans les tribunaux et 2 ans après, il s'est suicidé ne supportant pas qu'on lui oppose quasi chaque semaine la nécessité de rétablir la relation avec son père dont il disait quand je pense à mon père, je pense à la mort.

Si vous me forcez à le voir, je me suicide. Stéphie Alexandrion, vous êtes battu contre votre père mais également contre l'institution qui ne vous a pas écouté. Quand je dis l'institution, c'est d'être judiciaire en quelque sorte.

Oui, je continue. Aujourd'hui, ce qui est très difficile pour moi, c'est que le le premier magistrat à ne pas avoir protégé mes frères et est aujourd'hui le magistrat le plus médiatisé sur ces questions. Je vous laisse imaginer ce que je ressens depuis 5 ans quand je l'entends raconter partout qu'il faut protéger les enfants, que je n'ai pas d'excuses et et qu'on sait que pendant 2 ans, il a pas eu de problème à ce que mon père voit mes frères au parloir puis tranquillement weekend et vacances et ensuite c'est un deuxième juge, un jeux d'affaires familial et vous voyez c'est un peu une chaîne où finalement vous avez un premier maillon qui qui faillit puis un deuxième et on arrive à plus d'une décennie d'absence de protection et trois morts puisque j'ai perdu ma mère et mes deux frères en l'espace de 2 ans.

Dans ce livre, il y a ce effectivement ce récit hein qui est l'introduction mais de votre essai est consacré à on va dire comment corriger euh ce qui c'est même pas une injustice et j'arrive pas à trouver les mots justes. Stéphay Alexandrillon c'est tout un système toute une société qui n'arrive pas à mettre des mots et à prendre conscience de ce qui se passe parce que au fond ce que vous avez vécu vous est un phénomène massif dans ce pays. Oui, ça je l'ai découvert il y a 5 ans quand j'ai témoigné pour la première fois.

Non pas que je me pensais unique mais j'espérais qu'on qu'on ne soit pas autant et et chaque jour je m'étonne un peu plus du nombre de victimes et surtout du nombre de de ratés pour être un petit peu cash. Je dirais que il y a deux billets. Il y a un premier qui concerne le manque de moyens.

Même si notre président de la République ne veut pas l'entendre, il y a un manque de moyens. Je [grognement] crois que par ricochet, il y a un deuxième billet euh qui est peut-être le premier à savoir un manque de volonté, un manque de volonté à affronter ces questions, ce fléau à le traiter à la hauteur de ce qui s'y joue, à savoir des vies d'enfants. Et quand c'est pas le prédateur qui finit par ôter la vie à l'enfant, c'est finalement les violences qui lui ont imposé qui lui qui l'amènent à sauter la vie lui-même.

Le problème n'est pas seulement c'est ce que vous nous dites structurel hein, c'est un état d'esprit général. Est-ce que vous avez la sensation que l'on écoute davantage les adultes que les enfants ? Oui, amplement un adulte n'a pas démontrer que sa parole est x ou y alors qu'un pour un enfant euh sa parole ne vaut le plus souvent euh pas grand-chose.

Alors dans votre essai euh ça démarre sur penser la violence subie par l'enfant. C'est assez précis hein ce que vous décrivez. euh vous une sorte de de de proposition que vous faites euh euh en fait vous il y a aussi des évidences he quand on lit ça sur dit mais oui c'est vrai vous dites par exemple les auteurs des violences ne les dissimulent pas mais il les justifient dans leur témoignage [grognement] au fond il ne se cache pas mais il trouvent ça normal hein oui alors vous avez plusieurs types d'agresseur he tous ne sont pas comme ça mais il est vrai que que pour la plupart il suffirait de creuser un peu et d'obser observer pour pour comprendre où est le la déviance sexuelle, si je puis dire.

H parce que la difficulté que vous soulignez aussi, c'est que les violences sexuelles exigent des preuves et souvent dans le traitement des affaires, elles sont classées sans suite faute de preuve parce que les prédateurs se cachent en réalité, ils savent se cacher. Alors, c'est ce qu'on appelle un classement 21, c'est le plus répandu dans ce domaine. C'est un classement pour insuffisance en fait au niveau de la caractérisation de l'infraction.

Donc [grognement] quand on considère qu'on a pas assez d'éléments en classe au motif qu'on a pas assez pour prouver et donc pour renvoyer dans une juridiction qui elle aura le le l'objectif de de condamner ou d'acquer si je puis dire. Et effectivement dans ce domaine-là on considère parce que ces ces hommes-là si je puis dire parce que le pourcentage de femme est infime, on parle de 2 % et bien ne laisse pour certains pas de trace, pour beaucoup pas de trace. Et dans ce cas de figure, vous avez une juridiction ou une justice qui va vous dire bah c'est la parole de l'un contre la parole de l'autre. et on se rend compte très vite que la parole de l'enfant vaut moins que la parole de l'autre qui est celle de l'adulte.

Passer le constat, il y a les propositions, il y en a quelques-unes. Vous vous défendez la suspension immédiate de l'autorité parentale en cas de maltraitance, hein. Euh certains vous disent, j'ai vu ça, que cela risque de remettre en cause la présomption d'innocence.

Qu'est-ce que vous leur répondez ? Alors euh alors ce sont des problèmes compliqués, hein, toujours. Oui, mais pas compliqué pour la juris que je suis puisque je l'ai traité à l'université et que quand on s'engage par exemple dans un doctorat, on doit être capable de prendre du recul.

Et c'est aussi, je crois ce qui fait que ma parole est est constructive puisque elle est elle est pas tant biaisée que cela. Donc oui, pour la présption d'innocence, il est pas question d'y porter atteinte j le moins possible, mais reste qu'on ne peut pas amener des enfants qui qui libèrent leurs paroles et qui dit "Papa me met h dans la bouche" à retourner chez ce fameux père qui leur donne des envies de de se suicider enfin de se faire du mal et et qui rompe le lien même avec la vie parce que le pro de ces violences c'est qu'elles tuent. Il faut vraiment pas minimiser les conséquences qu'elles ont sur l'enfant.

Vous entendez les débats qui ont suivi le le meurtre de Liyana dans ce pays avec des personnalités politiques qui mettent des propositions sur la table. Il y a eu Sébastien Lecornu la perpétuité, des propositions également sur les les durées d'enquête rendre certaines affaires imprescriptibles et cetera et cetera. On a la sensation, corrigez-moi Stéphanie Alexandrillon, que le le on va dire le le droit aujourd'hui serait inadapté à ce type de de crime.

Or certains disent que au fond tout est tout est dans les textes, on peut les appliquer. Il suffit de les appliquer. Je sais pas ce que vous en pensez.

Première chose et et ensuite que dites-vous de de cette on va dire cette je sais pas dire ce mot est un peu trial cette foire aux propositions mais on sait qu'elles ne seront jamais suivies des faits ou pas forcément avant le prochain crime. Est-ce qu'il y a des propositions qui pourraient être tout de suite que vous faites d'ailleurs dans votre livre, on va dire applicable qui serait efficace ? Alors euh tout de suite en terme législatif, non, puisqu'on ne fait pas voter une loi du jour au lendemain non plus.

Et puis euh l'histoire a quand même prouvé que réagir sur la base d'un fait divers amener une multiplication des lois et euh on a déjà du mal à appliquer celle que l'on a. Donc les multiplier, c'est pas toujours la solution, même si je suis pour de manière générale une loi quand même intégrale, il est grand temps qu'on arrête de se disperser à droite et à gauche et qu'on sache travailler ensemble de manière générale, entière, complète de mon point de vue sur ce fléau. Il y a des propositions intéressantes.

Je pense que de toute façon, et je je vais faire à nouveau ma juriste, mais la fonction même de la peine et de l'exécution de celle-ci, c'est principalement ou en grande partie le fait de prévenir la récidive. Vous pouvez pas prétendre prévenir la récidif quand c'est la troisème fois que monsieur est condamné pour des violences sexuelles sur mineur et que au mieux il fera 2 ans et quelques mois de détention. Je veux dire c'est c'est absolument pas possible.

Dire quoi ? Il faudrait une peine qui qui soit plus efficace. Alors moi, j'ai j'ai envie de suivre Robert Badinter sur le fait que la peine de mort n'a pas lieu d'être et je comprends la souffrance de la doxa et on a quand même une opinion commune qui qui est de plus en plus radicale sur ces questions.

Maintenant, je pense que sans aller dans ces extrêmes, on peut parler de perpétuité et je crois qu'à un moment, il faut aussi faire face à une réalité qui est outre ce fléo, le fait que ces hommes-là récidifent quasi systématiquement et donc dès lors qu'on n'est pas capable de protéger les enfants, peut-être que le minimum c'est de les tenir très loin d'eux et on en a pas les moyens aujourd'hui, on le voit au quotidien. toujours la la le question des des moyens hein qu'il faut déployer pour euh essayer de de réfrainer euh euh ces problèmes. Stépie euh Alexandri, nous marquons une pause.

Euh vous revenez dans un instant pour euh les violences qui tuent l'enfance votre essai euh à l'observatoire et avec le laboratoire la République. Nous reprendrons un témoignage également, vous qui nous appelez, au 0 826 300300. À tout de suite pour la suite de la vérité en face.

Le grand matin Sud Radio, [musique] la vérité en face. Jean-François Aili avec notre invité Stépie Alexandriant auteur de la violences qui tuent l'enfance et témoignage avec vous Séverine vous nous appelez du Lotte. Bonjour Séverine.

Oui, bonjour. Bonjour à votre invité. Bonjour.

Bienvenue sur l'antenne de Sud Radio. Vous avez entendu Stéphay Alexandrion son récit et ses propositions. Vous voulez témoigner ce matin j'imagine Séverine ?

Oui, oui, je voudrais ben témoigner et puis ben déjà euh dire bravo pour euh pour tout ce qu'elle le parcours et tout ce qu'elle fille peut peut entreprendre à ce sujet parce qu'effectivement c'est un sujet que je que j'ai connu. Euh alors c'est pour ma part, c'était pas de l'inceste familial, euh c'était euh par un voisin en fait hein où j'ai euh subi des attouchements pendant plusieurs mois, on va dire. Et aujourd'hui ce que enfin mon témoignage et où là où c'est très compliqué euh à l'heure encore actuelle he je parle parce que alors quand ça m'est arrivé il y a déjà de nombreuses années euh j'en ai parlé à personne je parce que la honte parce que on m'avait demandé de notaire enfin et cetera.

Je pense que maintenant les personnes victimes aujourd'hui sont ont conscience que ça se passe de cette manière bien souvent et et puis bon c'est sorti hein évidemment enfin évidemment et heureusement j'ai envie de dire pour moi maintenant euh il y a de nombreuses années enfin il y a quelques années pardon et quand c'est sorti j'ai découvert que parce que je connaissais cet homme je savais qu'il était où il était encore et où il habitait. J'ai fait des recherches et en j'ai j'ai découvert que sa femme était assistante maternelle. Euh [raclement de gorge] donc j'ai envoyé alors ça m'a pris un peu de temps parce que bon il a fallu que je fasse un travail déjà sur moi-même mais malgré tout ensuite j'ai contacté j'ai envoyé des courriers en recommandé à la mairie.

J'ai déposé plainte et cetera par rapport à ma situation en moi en fait et puis il y a pas eu de suite. Le dossier a été classé sans suite. Voilà.

Donc jeis aujourd'hui toujours dans le questionnement de me dire est-ce que sa femme est toujours en activité, est-ce que est-ce qu'il y a eu d'autres enfants ? Je ne sais pas. Enfin voilà, je cé il y a combien d'années Séverine ?

Alors cette histoire s'est passée il y a très longtemps he quand même. Donc oui mais c'est c'est pour souligner la persistance en fait de la souffrance des personnes qui subissent des ces violences. Que que lui dites-vous Stéphanie Alexandrillon à Séverine ce matin ?

Oui, je vous dirai merci déjà et que vous êtes extrêmement courageuse et que malheureusement ce que vous décrivez euh me parle. C'est le quotidien de l'association Carl. C'est à titre personnel aussi, sachez-le, le mien.

Vous avez dû entendre mon témoignage aujourd'hui. Mon père condamné, hein, et seul avec mon demi-frère de 10 ans. Donc je je ne peux que comprendre votre angoisse et rappeler aussi que pour beaucoup de victimes, on parle pas forcément pour nous, mais on parle aussi pour éviter à d'autres ce que nous on a vécu.

Et je trouve très courageux que vous preniez cette parole aujourd'hui parce que vous allez peut-être convaincre une des personnes qui nous écoutent à à dénoncer à son tour et ça reste malgré tout la solution. Séverine, encore un mot pour répondre à Séple. Alexandriant, vous souhaiteriez que quand même votre parole soit enfin, j'ai envie de dire, entendu.

Oui, totalement. Oui. Oui, parce que oui, je je demandais entre guillemets une réparation pour moi-même, mais pas spécialement d'aller en justice, sauf quand j'ai découvert qu'elle était assistante maternelle.

Euh j'ai enfin après bon, j'étais adulte hein quand tout est quand j'ai commencé à à faire les les démarches euh les procédures euh je peux vous dire que il y a euh même pas euh il y a il y a à peine 10 ans. Donc c'est pas c'est pas très ancien. elle était encore en activité et aujourd'hui j'ai je alors je je me je m'inquiète et clairement je je me pose des questions [raclement de gorge] régulièrement me demandant si s'il y a pas eu d'autres enfants encore aujourd'hui par cet homme et et je suis un inquiète par rapport à ça mais j'ai pas de pas de moyens pas de recours parce que j'ai même écrit à la mairie pour pour dénoncer comme quoi voilà il s'est rien passé j'ai eu aucun retour de personne personne personne quo persister c'est ce qu'on peut dire Stépie Alexandriant il faut que Séverine persiste dans ces démarches malheureusement on espère qu'elle sera entendue un jour hein parce que est-ce que vous avez fait un courrier au procureur de la République ?

Vous pourriez tenter cela ? Non. Allez, dernier mot encore avec vous Séverine.

Courrier au procureur de la République. Moi je je vous invite à faire un courrier en recommandé et vous détaillez, vous êtes au plus factuel possible et euh et vous le refaites plusieurs fois si nécessaire et vous faites un courrier au garde des sauts. Allez, courrier au procureur de la public et le garde des sauts confillé par Stéphie Alexandrier en direct sur la Sud Radio.

Merci. Séverine Pierre, je vous prends rapidement. Vous êtes à Perpignan, vous êtes ancien chef d'établissement à la retraite.

Que dites-vous ce matin ? Ben, je disais que on avait supprimé dans les collèges l'infirmière et je pense que l'infirmière, le bureau de l'infirmière était un bureau où l'enfant pouvait venir euh tout seul et parler des problèmes qu'il avait, hein. Je pense que ces choses-là ne peuvent pas se faire dans un groupe fontain et je pense que ça a été une erreur vraiment de supprimer les infirmières dans les collèges.

Voilà. Deuxièmement euh je pense que en tant que chef d'établissement, j'avais utilisé donc j'avais appliqué la circulaire de février 45 la notion d'enfant en danger pour une enfant qui m'avait été signalé donc qui faisait des bon des trucs sexuels dans le village à côté. C'était au mois de mai, j'ai été appelé au l'être recommandé au au procureur de la République.

Voilà. J'ai été j'ai été appelé au tribunal pour enfants au mois de septembre. Et oui, et oui, trop tard hein, c'est toujours ces délai.

Euh merci Pierre pour ce ce témoignage de d'ancien chef d'établissement euh pour répondre à ce que dit Pierre à l'instant euh Stéphie Alexandrillon, la disparition des infirmières, c'est vrai. C'est partie de ces de ces rouages, hein. Alors, il reste parce que je suis assez étonné d'entendre ça parce que ma fille est collégienne depuis cette année et alors son collège a la chance d'avoir une enfirmerie.

Euh maintenant si si on prend l'idée même euh là où il a raison et là où il y a une vraie piste de réflexion mais laissé en question ne faisaient que 100 pages donc je pouvais pas détailler. Il y a tellement plus à dire et d'idées encore à donner de de d'évidence même. Mais je pense que effectivement il y a un rôle clé au niveau de l'éducation nationale, au niveau de la scolarité de l'enfant et qu'ir ce lieu par l'intermédiaire de personnes de confiance que peuvent être l'infirmière, le médecin, la psychologue et cetera sont aussi des moyens de permettre à l'enfant de parler, de demander de l'aide dès lors qui qu'il en ressent non seulement le besoin mais surtout l'urgence.

Merci Pierre depuis Perpignan. L'association Carl Stéphie Alexandriant, j'imagine que la tâche est immense. La tâche est immense.

Et s'engager comme je le fais, œuvrer comme l'association Car le fait, c'est vivre chaque jour avec une frustration qui qui est indisciible parce que au final votre quotidien dans au sein de l'association ? Alors, mon quotidien ressemble à rien. Je dirais qu'il ressemble à des nuits pour la plupart de je sais pas moi 2h à 4 5h dans le meilleur des mondes et que je passe ma journée à compenser les défaillances étatiques, à Oui. combler, combler, combler, combler, compenser et expliquer à des êtres humains, des parents dit protecteurs, des enfants pour la plupart et bien que c'est pas parce que la justice classe queelle ne croit pas que si que ça et vous retrouvez à expliquer l'inexplicable, l'indéfendable et c'est vrai que c'est extrêmement compliqué.

Je je vous disais en off avant qu'on on échange la situation d'une famille qu'on accompagne, je trouve être un très bon exemple puisqu'elle cumule comme j'en parle dans l'ess trois types de violence. C'est-à-dire que vous avez une maman qui est reconnu victime de violence conjugale donc du père de ses deux derniers enfants, son mari. Ensuite les enfants qu'elle a d'une première union dans la foulée he de la condamnation du départ pour des violences conjugales dénoncent des violins incestueux.

Donc des faits graves, il est mis en examen ce qui est plutôt un pourcentage chanceux par rapport aujourd'hui ce qui est pratiqué en terme de classement sans suite. Une instruction criminelle est ouverte dans la foulée. On lui laisse le droit de voir ses plus jeunes enfants un weekend sur deux la moitié des vacances.

Il est condamné il y a quelques jours pour des violences physiques, des violences dites habituelles sur les deux enfants qui ont 4 et 6 ans. Et vendredi prochain, les enfants vont devoir y retourner. Et vous vous battez, j'imagine pied à pied sur chaque dossier.

Merci Stéphie Alexandrion. Je rappelle le titre de votre essai, les violences qui tuent l'enfance, l'enfer intrafamilial. Vous parlez d'expérience, mais vous évoquez surtout votre engagement et ces nombreuses propositions pour faire avancer euh cet immense problème de société.

Aujourd'hui, aux édition de l'Observatoire avec le laboratoire de de la République. Euh nous avons envie de vous entendre encore et encore, mais il suffit de déjà de commencer par lire cet essai et puis de voir le documentaire he qui est sur.tv.

Et bonjour à vous. Bienvenue Valérie Expert. Bonjour.

Bonjour Jean-François Akili. Ben écoutez, il nous a semblé important euh à nous de parler aussi d'autres femmes dont on parle peu, celles qui vivent dans des zones de guerre. Et on reçoit ce matin son altas royal, la grande duchesse du Luxembourg, Maria Thesa et Cheekba Hashmi, présidente de l'ONG Stak Rise Up.

Euh, elles ont lancé cette association pour venir en aide aux femmes victimes de viol, le viol utilisé comme arme de guerre. Euh on en parle peu mais euh c'est il y a de nombreux pays dans lesquels euh des zones désertées se retrouvent envahi par des hommes qui pour se venger par barbarie euh violent ces femmes, les les mettent enceintes, si je puis m'exprimer ainsi volontairement. Euh c'est quelque chose de d'absolument abominable et cette association aide ces femmes à se relever, à se reconstruire.

On va en parler dans un instant et puis et puis à partir de 11h, les réseaux sociaux dépassent désormais les médias traditionnels. Il y a eu un vrai basculement et puis la loi anticasseur enfin le casseur payeur 0826 300 pour réagir à tous ces sujet.