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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 2 décembre 2014 14 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsEurope & internationalTravail & emploiSolidarités & famille

XVème Congrès du Front National à Lyon : intervention de Nicolas Bay

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    « Le Front National sort de ce cycle électoral 2014 considérablement renforcé. »

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Présentateur

Et je vais céder tout d'abord la parole à Nicolas Baie, qui est secrétaire général adjoint du Front National, député au Parlement européen. Il est également président du groupe FN au Conseil Régional de Haute-Normandie et conseiller municipal d'Elbeuve-sur-Seine. Sur les élections départementales, je laisse la parole à Nicolas Baie.

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Nicolas Bay

Chers amis, chers camarades, sitôt le cycle électoral 2014 achevé, déjà le Front National se prépare activement pour les futurs combats électoraux, bien sûr avec en perspective les combats de 2017 qui peuvent permettre la victoire de Marine Le Pen à l'élection présidentielle, mais avec une échéance intermédiaire que seront les prochains combats de 2015, départementales les 22 et 29 mars et régionales en décembre de l'année prochaine. Le Front National sort de ce cycle électoral 2014 considérablement renforcé. Nous avons relevé tous les défis qui étaient face à nous et les résultats ont été au rendez-vous de façon plus spectaculaire encore que nous les attendions.

Grâce à vous, cadres du mouvement, responsables territoriaux, départementaux, responsables de cantons, responsables de circonscriptions, militants, adhérents, qui vous êtes démenés dans ces campagnes électorales de 2014, municipales, européennes et sénatoriales.

Et bien sûr, je voudrais ce matin, avant d'évoquer ces combats de 2015, saluer le travail absolument extraordinaire qui a été mené par la communauté militante que nous formons pour parvenir à constituer aux élections municipales 597 listes, réunissant 20 500 candidats et assurant au Front National un maillage territorial qui jusque-là, c'est vrai, lui faisait défaut et montre que nous avons réussi à relever le défi, l'un des défis essentiels, celui de la crédibilisation.

Crédibilisation de notre organisation humaine qui consiste à montrer que partout en France, dans toutes les régions, dans tous les départements, il y a des représentants du Front National et de Marine Le Pen qui sont là pour défendre les Français au plus proche de leurs préoccupations quotidiennes. Et c'était le défi de ces élections municipales où nous avons été présents dans plus de la moitié des communes de plus de 10 000 habitants. Il y a eu, à l'issue de ce scrutin, 10 villes magnifiquement gagnées dans des régions plus diverses que cela avait été annoncé. On prédisait des succès uniquement dans nos fiefs du Sud-Est et du Nord.

Il y a eu également de très belles victoires en Ile-de-France, en Lorraine ou encore en Picardie. Et au-delà de ces 10 succès, de ces 10 villes qui ont été conquises, nous avons, à l'issue de ce scrutin des municipales, 1 600 élus municipaux bleu marine qui constituent ce maillage territorial extraordinaire, sur lequel, bien sûr, nous allons nous appuyer pour les prochaines échéances de 2015 et qui seront autant de relais locaux pour Marine Le Pen en 2017. Eh bien, chers amis, je vous propose, bien sûr, de nous engager dans les élections départementales et régionales avec les mêmes recettes qui, soyez-en sûrs, produiront les mêmes succès que nous avons connus cette année.

Les élections européennes, notre présidente l'a souligné il y a quelques instants, ont consacré le Front National dans un statut nouveau, celui de Premier Parti de France. Nos compatriotes qui sont déçus de la gauche, déçus de la droite, écoeurés par le système UMPS, sont de plus en plus nombreux aujourd'hui à se tourner vers le Front National, à placer leurs espoirs et souvent leurs derniers espoirs dans le Front National.

Nous avons cette formidable capacité aujourd'hui à faire revenir les Français vers les urnes, à mobiliser, bien sûr, des électeurs, autrefois, qui étaient dans l'orbite de l'UMP ou du PS, mais également des électeurs qui, déçus par le spectacle de la vie politique, avaient fini par s'abstenir et par renoncer à exercer leur droit de citoyen. C'est essentiel le droit de vote auquel nous sommes si attachés et que le Parti Socialiste, aujourd'hui au pouvoir, veut brader en le donnant en particulier à des étrangers.

Alors, après les élections européennes, nous avons eu à nouveau de très belles victoires aux élections sénatoriales, bien sûr, avec deux sièges gagnés dans le Var et dans les Bouches-du-Rhône magnifiquement par nos amis Stéphane Ravier et David Racheline, mais au-delà de ces victoires si importantes et si symboliques, nous avons à nouveau montré la force extraordinaire de la déferlante bleu marine, dans un mode de scrutin où nos adversaires étaient convaincus que nous ne pourrions pas percer, qui consiste à faire élire les sénateurs par les élus, c'est-à-dire bien souvent par le système, et bien là aussi nous sommes parvenus à des résultats extraordinaires.

Dans les 58 départements où nous étions présents, nous avions 1000 élus municipaux, 1000 grands électeurs qui étaient en situation de voter, nous avons obtenu 4000 voix. Cela signifie qu'il y a eu dans notre pays, dans ces 58 départements, 3000 grands électeurs, 3000 élus locaux, 3000 élus de la ruralité qui autrefois étaient dans l'orbite de l'UMP ou du PS et qui aujourd'hui nous ont rejoints. Aujourd'hui, ont porté leur suffrage sur le Front National.

Cela montre que notre discours, non seulement est entendu par les Français, par les plus modestes d'entre eux, par les plus fragiles, par ceux qui sont les victimes principales du mondialisme ultra-libéral et des politiques menées par l'UMP et par le PS depuis des décennies, mais qu'il y a aujourd'hui des élus locaux, des territoires abandonnés de la République qui se tournent vers nous, qui croient dans le Front National. Et bien sûr, pour ces élections de 2015, cela peut nous permettre d'organiser une mobilisation de terrain absolument sans précédent.

Cela nécessite, chers amis, une mobilisation de l'ensemble du mouvement, de l'ensemble de ses structures, de l'ensemble de son encadrement national et local. Cela nécessite aussi une mobilisation de tous les adhérents et de tous les militants. Car nous avons, face à nous, pour les élections départementales, un défi très exigeant à relever. Les élections, nous en connaissons la date que depuis peu de temps, parce que l'amateurisme gouvernemental, il existe dans tous les domaines, y compris en matière électorale.

Et jusqu'à il y a quelques jours, nous étions encore dans le flou le plus complet, s'agissant à la fois des modes de scrutin, des découpages électoraux et des dates, c'est-à-dire du calendrier électoral. Nous savons désormais que ces élections départementales auront lieu le 22 et le 29 mars. Il faut donc nous y préparer très activement, et ce, en quelques semaines seulement. Alors, bien sûr, l'ancrage territorial du Front National, les 1 600 élus qui constituent ce maillage local, eh bien, va être mis à profit pour ces élections départementales.

Nous ne pourrons plus, nos adversaires ne pourront plus nous faire ce reproche incessant, consistant à nous dire que nos élus, nos candidats aux élections ne sont pas implantés.

Oui, aujourd'hui, les candidats du Front National sont implantés, sont ancrés dans des territoires partout en France, et parmi nos milliers de candidats aux élections départementales, il y aura, bien sûr, en première ligne, nos 1 600 élus municipaux qui, depuis mars dernier, font un travail souvent discret, mais néanmoins très efficace pour faire entendre la voix du Front National au Conseil municipal, bien sûr, dans la presse locale, sur le terrain, dans le magazine municipal où ils mettent à profit les tribunes auxquelles ils ont droit.

Et, bien sûr, ces élections départementales, puisque nous avons peu de temps pour les organiser, nécessitent que chacun, dans son secteur respectif, chacun dans son département, chacun dans sa commune, se mobilise et s'investisse. Les procédures d'investiture ont été engagées. Nous avons déjà, à l'heure où je vous parle, des candidats désignés dans 400 cantons, c'est-à-dire 800 candidats, puisque vous savez qu'il y a désormais un mode de scrutin binominal, que dans chaque canton nouvellement découpé, il y aura un candidat titulaire homme, un candidat titulaire femme, ainsi que deux suppléants, également un homme et une femme.

Notre ambition aux élections départementales n'est pas mince, chers amis. Nous avons l'ambition d'être présents partout, de faire en sorte que partout, les Français, où qu'ils habitent, aient la possibilité de quitter le système et de voter pour un candidat du Front National et du Rassemblement Bleu Marine. Il y a 2 052 cantons, nous allons donc devoir mobiliser plus de 4 000 candidats titulaires et 4 000 candidats suppléants pour ces élections départementales.

Et évidemment, mener ce combat-là en quelques semaines nécessite encore une fois que chacun prenne sa part de travail, prenne sa part de mobilisation et bien sûr, les secrétaires départementaux ont un rôle fondamental, ils sont la cheville ouvrière du Front National. J'en profite d'ailleurs pour saluer leur travail, souvent ingrat. Le travail des secrétaires départementaux, c'est à la fois, bien sûr, d'être le porte-parole politique du Front National dans un département, mais c'est aussi d'être en permanence à organiser le mouvement, à structurer, à développer, à recruter, à animer, à gérer humainement des équipes qui sont de plus en plus nombreuses à mesure que les Français nous rejoignent.

Et ce travail remarquable mérite, chers amis, tous vos applaudissements. Puisque ces élections départementales vont intervenir maintenant dans quatre mois, et bien avec Frédéric Bocadetti et Louis-Hermande Bejarri, nous allons évoquer devant vous un certain nombre d'aspects pratiques, d'aspects techniques, d'aspects très concrets de cette mobilisation pour les élections départementales. Sachez que là où nous avons déjà une implantation, et bien nous allons pouvoir la renforcer. Là où nous avons des élus municipaux qui ont acquis une légitimité, et bien nous allons pouvoir poursuivre ce travail d'implantation.

Et là où nous n'avons pas encore d'ancrage local, et bien nous allons pouvoir enfin le construire pour permettre à Marine Le Pen en 2017 de s'appuyer sur un réseau très complet de responsables et d'élus locaux. Alors, on pourrait penser que les élections départementales, avec un mode de scrutin analogue à celui des législatives, un scrutin majoritaire à deux tours, nous priveraient de toute perspective de victoire. Chers amis, ne croyez pas ça. Je vais vous donner deux chiffres qui sont sans doute bien plus parlants qu'un long discours. Deux chiffres aux élections européennes.

Le 25 mai dernier, sur les 2000 cantons que compte notre pays, nous avons franchi la barre des 40% des voix dans 95 d'entre eux, et la barre des 35% dans 310 d'entre eux. Et vous le savez, la situation politique s'est considérablement dégradée. Les Français sont de plus en plus écœurés, à la fois par un parti socialiste qui s'accroche au pouvoir en étant rejetés, non plus par une majorité, mais par une quasi-unanimité de Français, et une UMP dont on voit très bien qu'elle est animée que par des querelles d'égo et d'ambition qui sont très éloignées des véritables préoccupations du peuple. Eh bien, ces élections départementales vont constituer un enjeu politique national.

Bien sûr, nous développerons des thématiques locales. Bien sûr, nous défendrons les départements, car nous y sommes attachés, et que ce sera l'occasion de montrer d'ailleurs les divergences de fond qui nous opposent à nos adversaires. Eux veulent la suppression pure et simple des départements. Ils veulent aussi la suppression des communes et des libertés communales au profit des intercommunalités.

Eh bien, nous, nous défendons l'État-nation contre l'Union européenne, nous défendons le département contre ces grandes régions dont l'objectif est qu'elles soient directement en prise avec Bruxelles, et les communes, bien sûr, et nous avons montré en mars dernier à quel point nous étions attachés à ces libertés communales. Donc, il y a, pour ces élections départementales, il y a évidemment de vraies perspectives de victoire. Malgré un mode de scrutin qui s'est vrai et fait pour nous écarter de la vie politique et de toute représentation, nous allons gagner dans un certain nombre de cantons. C'est une certitude.

Nous n'allons pas, aujourd'hui, aux élections pour faire du témoignage, chers amis. Nous ne sommes pas là uniquement pour faire entendre la voix si légitime qu'elle soit des patriotes. Nous sommes là pour gagner. C'est ce que les Français attendent de nous. ils veulent, dans les mois, dans les années qui viennent, aux élections départementales, aux élections régionales et aux élections nationales en 2017, nous confier enfin les responsabilités que nos adversaires sont incapables d'assumer en respectant, un tant soit peu, les intérêts vitaux de notre peuple. de notre peuple.