10e édition des Assises de l’Afer – L’épargne au cœur du débat présidentiel
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 73 %Attaque 17 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 6:20OuverteRéponse directe
La France est championne d'Europe en matière de prélèvement (44% du PIB). Un tel niveau est-il acceptable pour les ménages ?
- 9:10OuverteRéponse directe
L'État doit-il tout garantir ? Ne faut-il pas aller au-delà en s'appuyant sur un système par capitalisation ?
- 12:29OuverteRéponse directe
Comment comptez-vous mobiliser l'épargne des Français face à une dette publique à 120% du PIB ?
- 21:13OuverteRéponse directe
La France est championne d'Europe en matière de prélèvement (44% du PIB). Un tel niveau est-il acceptable pour les ménages ?
- 23:55OuverteRéponse directe
L'État doit-il tout garantir ? Ne faut-il pas aller au-delà en s'appuyant sur un système par capitalisation ?
- 27:04OuverteRéponse directe
Comment comptez-vous mobiliser l'épargne des Français face à une dette publique à 120% du PIB ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:40David LissardChiffre
« La France est championne d'Europe, quasiment championne d'Europe en matière de prélèvement. Ils atteignent 49 43,9 % du PIB de la richesse nationale. »
- 7:05David LissardFait
« Comment faire en sorte que chacun soit propriétaire de sa vie par une bonne instruction, par la maîtrise des fruits de son travail, par tout simplement une rentabilité du capital pour ceux qui investissent qui soient suffisante. »
- 9:49David LissardFait
« La capitalisation, elle est incontournable, une capitalisation obligatoire parce que j'entends dire tout et n'importe quoi sur la capitalisation en terme de de de retraite. »
- 10:29David LissardFait
« Il n'y a pas de trésor caché. Il n'y a pas de trésor caché qui saurait exonérer l'État de la nécessité ardente de se réformer, de se moderniser, de rechercher l'efficience comme on le fait partout dans toute organisation. »
- 21:57Gabriel AttalFait
« En France, on paye plus d'impôts quelle que soit la catégorie de particuliers ou d'entreprises que chez la plupart de nos voisins. »
- 23:55Gabriel AttalFait
« Si on avait pas de système de retraite en France aujourd'hui, qu'on était un pays, la France, ce pays et qu'il fallait créer un système de retraite, ne serait-ce que pour des raisons démographiques, on ne créerait pas le système par répartition qu'on a aujourd'hui. On créerait un système par capitalisation. »
- 27:43Gabriel AttalChiffre
« En 2024, c'est pas moi qui le dit, c'est l'INC qui l'a dit au printemps 2025, pour la première fois depuis 15 ans, l'État a dépensé moins que l'année précédente. »
- 35:20Bruno RetailleauFait
« Le niveau de prélèvement obligatoire en France, on est désormais champion par exemple avec le Danemark, est devenu absurde. »
- 36:03Bruno RetailleauPromesse
« Je rendrai 40 milliards d'euros dès les premiers mois où je serai à l'Élysée, aux entreprises, notamment impôt de production dans le forfait social, y compris sur les PER. »
- 37:31Bruno RetailleauPromesse
« Si vous acceptez de travailler 30 minutes de plus par jour, à partir de la 36e heure, j'annulerai les cotisations sociales. »
- 56:44Chiffre
« Les épargnants disposent d'environ 6500 milliards d'euros d'épargne et en face, il y a plus de 3500 milliards d'euros de dettes publiques. »
- 57:23Fait
« Certes, l'assurance vie au dernier moment a été protégée, mais les autres placements d'épargne et le reste de l'épargne a été sanctionné avec le PFU qui est passé de 30 à 314 alors que c'était une promesse que ce serait intangible. »
- 1:01:16Promesse
« Si Marine Le Pen est élue présidente de la République, prenez-vous aujourd'hui l'engagement de ne pas toucher au statut fiscal, juridique et social de l'assurance vie. »
- 1:01:51Chiffre
« J'avais commis un rapport il y a 2 ans pour prouver qu'on avait perdu 300 milliards que les épargnants français avaient perdu 300 milliards d'euros d'érosion monétaire à cause de la nullité de l'État sur les paris réglementés. »
- 1:05:00Xavier BertrandFait
« Tous ceux qui vont vous dire qu'ils vont baisser les impôts doivent déjà vous préciser comment ils vont baisser les dépenses. »
- 1:05:44Xavier BertrandChiffre
« Chaque année, je passe à côté de 80 millions de recettes parce que je n'ai pas levé un nouvel impôt qui s'appelle le versement mobilité. »
- 1:07:44Xavier BertrandFait
« Il faut juste que ce soit pour tout le monde. Ça veut dire très clairement que ça ne remplacera pas, ça viendra s'ajouter. »
- 1:10:27Xavier BertrandFait
« L'assurance vie, ça repose avant tout sur la confiance. Et donc, si vous commencez à dire que vous allez mobiliser, vous êtes sûr et certain que vous cassez un édifice dont on a absolument besoin. »
- 1:11:08Xavier BertrandPromesse
« Je vous fais une proposition, une proposition que j'ai déjà faite devant l'affaire et que j'ai toujours en tête si les Français me font confiance. ça va être d'introduire dans la Constitution, je dis bien dans la Constitution, le principe de la non rétroactivité fiscale. »
- 1:17:35Jérôme GedgeFait
« La France championne d'Europe de prélèvement obligatoire. »
- 1:20:22Jérôme GedgeFait
« Il y a une extrême concentration des patrimoines qui concerne les 1 % des plus hauts ménages et des plus hauts et des plus hauts patrimoines. »
- 1:21:06Jérôme GedgeChiffre
« Le montant de l'impôt prélevé, c'est 20 milliards d'euros, c'est-à-dire un taux moyen d'imposition de 5 %. Avec 85 % des successions qui ne payent pas un seul euro de droits de succession. »
- 1:21:48Jérôme GedgeChiffre
« Il s'agit pas d'aller chercher. Les besoins, ils sont de 8 à 10 milliards pour la branche autonomie. »
- 1:31:44Édouard PhilippeFait
« La suppression de l'ISF, la création de la flat taxe, la baisse de l'impôt sur les sociétés, tout ça avec un déficit qui pour la première fois en 20 ans, pour la seule fois en 20 ans en 2018 et en 2019 a été inférieure à 3 % et avec un chômage qui diminué. »
- 1:33:07Édouard PhilippeFait
« L'héritage change. Il est, si j'ose dire, reçu de plus en plus tard et objectivement le fait qu'il soit reçu de plus en plus tard a un coût pour la collectivité. »
- 1:33:41Édouard PhilippePromesse
« On doit d'ailleurs doubler l'abattement en passant à 200000 €. »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique] [musique]
Bonjour à toutes et à tous. Merci beaucoup de votre présence et merci de votre patience. Vous constatez qu'on on démarre avec un petit peu de retard mais vous savez qu'aujourd'hui il y a des grèves, il y a des manifestations qui ont perturbé légèrement l'organisation de notre assemblée annuelle de l'affaire. Bienvenue à la salle GAVO. Vous allez vivre un moment important puisqu'il s'agit en quelque sorte du grand oral des candidats à la présidentielle. Grand oral en ce qui concerne votre épargne, il y a un petit Larsen votre épargne en particulier votre assurance vie. Euh tous les candidats ont été invités, les candidats à la présidentielle.
Euh presque tous euh ont accepté, en tout cas euh pratiquement toutes les sensibilités seront représentées aujourd'hui. Ils seront interrogés dans un souci de d'équité parfaite puisque euh ils auront le même temps de parole chronométré à la seconde près. Ils auront à répondre aux trois mêmes questions. Et sans plus attendre, je vous demande d'accueillir le président de l'affaire, Gérard Beécarman.
[musique] [applaudissements]
Et bien chers adhérantes, chers adhérents, il n'y a pas que vous qui êtes aujourd'hui présent puisque notre nos assises sont diffusées dans toute la France jusqu'à Numéa, jusqu'à Sanil Réunion. Nous sommes effectivement diffusés en direct pour ce rendez-vous qui est aujourd'hui incontournable. Donc un très très grand nombre d'épargnants nous écoutent. L'affaire a souhaité cette année inviter les candidats à la présidentielle euh pour qu'ils s'expriment pour qu'ils exposent leur position sur un sujet qui nous concerne tous. Comment nous français pouvons-nous construire un avenir dans un monde où les repèr économique financiers sont incertains, instables.
Il y a une réalité qui est très concrète. Les Français travaillent épargne pour faire face aux aléas de la vie, préparer la retraite et protéger leurs conjoints et leurs proches. Épargner, c'est un choix, c'est une manière de d'anticiper, c'est aussi une manière de contribuer au financement de la France, de notre économie. et avoir la possibilité d'épargner, c'est aussi une chance. Et cette chance, elle est précieuse, il ne faut pas l'oublier.
Notre rôle en tant que première association d'épargnants en France et même en Europe, c'est d'informer, de porter la voix des épargnants, en priorité celle de nos adhérents et de rester vigilant quant au respect des règles qui encadrent l'épargne retraite. Les règles sont trop souvent soumises à des arbitrages budgétaires fragiles. Comment construire dans le temps long avec des règles qui sont souvent improvisées dans le court terme et parfois la nuit quand tout est sombre à l'assemblée ? C'est en toute indépendance que nous allons ensemble parler aujourd'hui de la pression fiscale, de la retraite, de la dette publique. Trois sujets différents mais au fond qui posent une même question.
Quelle place voulons voulons-nous donner aujourd'hui pour demain à l'Épargne des Français dans la France que nous aimons tous ? La méthodologie vient d'être rappelée. Nous avons tenu à observer le plus grand respect de toute, il m'en a coûté, de toutes les sensibilités politiques. Pourquoi ? Parce qu'elles ont droit de s'exprimer et nous l'avons fait. Certaines ont décliné, d'autres se faisaient une joie vraiment, elle me l'ont dit, de venir et au tout dernier moment une de ces personnalités ne pourra pas venir mais se fera représenter par un éminent personnage de l'Assemblée nationale.
Je passe la parole immédiatement à Jean-Paul Chapel de France Télévision qui va nous présenter les différents candidats. Oui, sans plus attendre, je vous propose d'accueillir notre premier candidat. Il s'agit de David Lissard, le maire de Cann qui était le président de l'association des maires de France et également président de Nouvelle énergie.
[musique]
Merci beaucoup d'être là. Vous allez vous rendre au pupitre pour répondre à la première question qui concerne l'héritage et la fiscalité. La France est championne d'Europe, quasiment championne d'Europe en matière de prélèvement. Ils atteignent 49 43,9 % du PIB de la richesse nationale. Ça c'est le dernier décomte de Beril mais les prévisions annoncent déjà un 44,2 l'an prochain. Un tel niveau est-il acceptable pour les ménages ? Le décompte démarre, c'est à vous. [grognement] Le seul niveau qui soit acceptable pour les ménages, c'est le niveau qui permet au ménages de rester propriétaire de de leur revenus. Moi, cette notion de propriétaire, elle est essentielle.
elle accompagne toute toute ma démarche et tout mon combat. Comment faire en sorte que chacun soit propriétaire de sa vie par une bonne instruction, par la maîtrise des fruits de son travail, par tout simplement une rentabilité du capital pour ceux qui investissent qui soient suffisante. Donc non, un des prélèvements obligatoires qui sont les plus élevés ou parmi les plus élevés du monde parallèlement à une dépense publique qui elle est la plus élevée du monde, parallèlement à des services publics qui se dégradent devraient en fait monopoliser quasiment tout le débat.
Comment se fait-il qu'on a une école qui fasse qu'on est les cancres de l'Europe, qu'on attende de plus en plus aux urgences hospitalières, qu'en zone police après 1 heure du matin, on est plus de police alors qu'on paye plus d'impôts carur, plus de charges et qu'il y a plus de dépenses publiques. Donc l'optimisation de l'État, la modernisation de l'État, c'est la mère des réformes. C'est pas une finalité mais c'est une modalité incontournable. C'est ce qui m'obsède depuis des années. C'est là-dessus, je travaille depuis des années. C'est le projet que je propose et que je propose aujourd'hui à tous les Français, y compris les épargnant.
Et en disant une chose très simple qui a peut-être résumé tout le reste, c'est qu'en France, malgré la créativité de la bericracie, il n'y a pas de trésor caché. Il n'y a pas de trésor caché qui saurait exonérer l'État de la nécessité ardente de se réformer, de se moderniser, de rechercher l'efficience comme on le fait partout dans toute organisation. En tout cas, telle que je l'entends. Merci pour votre première réponse. La deuxième question concerne la capitalisation et la retraite. Elle s'affiche aussi sur votre écran. L'État doit-il tout garantir ? Ne faut-il pas aller au-delà en s'appuyant sur un système par capitalisation ? Il vous reste, je le note, 8 minutes 27 à votre compteur.
Vous avez donc mais que pour cette seule question et il y a encore il y a encore une une troisème question et puis il y aura même une question bonus que vous réserve Gérard Beckerman lui-même. Bon, elle sera peut-être malus. [rires] Non non, simplement parce que tout à l'heure on baissait, on parlait du constat mais moi ce qui m'intéresse c'est le comment et je travaille. Alors, je vous invite non seulement à acheter mes ouvrages, mais à consulter ce que je produis régulièrement sur le comment on doit baisser la dépense publique pour relancer la machine économique et concilier la prospérité, l'assainissement des comptes publics et et la performance publique.
Voilà, donc je l'ai documenté au moins 200 milliards en année pleine en fin de quinquenage. Je viserai 300 milliards, ce qui nous mettrait au-dessus encore en dépenses publique des Pays-Bas. Mais c'est ce qui doit permettre permettre de cotiser moins de de baisser la fiscalité et de recréer une courbe ascendante de la courbe de la ferme. Mais tout ça vous le connaissez mieux que moi. Pour répondre à votre question, l'État doit-il tout garantir ? L'État c'est nous tous. Plus l'État garantit, plus il dépense, plus nous devons assumer la garantie pour les engagements gérés par une administration qui parasite très souvent l'activité et qui parallèlement coûte.
Donc la capitalisation, elle est incontournable, une capitalisation obligatoire parce que j'entends dire tout et n'importe quoi sur la capitalisation en terme de de de retraite. Elle est incontournable. Pourquoi ? Parce que le système actuel est devenu une pyramide de pont de vie. Il a été établi à une époque où il y avait quatre ou cinq cotisans par retraité. Aujourd'hui, on a 25 % d'effondrement de naissance en à peine 15 ans. On est face à la révolution numérique, c'est sûr. Aux enjeux écologiques, c'est sûr. Mais la révolution démographique, elle change tout.
Donc il faut réinventer un système, prendre acte que l'État providence qui était un très beau modèle est mort et inventer un état performance pour assurer des solidarité essentielle. Donc permettre notamment aux travailleurs pauvres et je le déclinerai bientôt dans le détail, mais d'avoir une retraite par capitalisation obligatoire qui est la plus rentable tout le temps dans la durée, aura pour vertu de permettre aux actifs, aux jeunes de disposer d'un vrai revenu lorsqu'ils sont à la retraite ou d'un vrai patrimoine. Ils choisiront comment il récupère de progressivement d'assaignir les comptes publics mais la transition va être très difficile.
Donc moi je serai je proposerai je dirai les choses comment on passe par la capitalisation obligatoire ça va prendre du temps en plus d'une répartition conservée comme filet de sécurité de solidarité intergénérationnelle et et le cette défi étourdissant si on arrête le système aujourd'hui d'à peu près 12000 milliards de cotisations qui ont été versées sur une génération qui a payé pour la génération précédente qui elle-même n'avait pas cotisé. Donc le delta, il est là hein dans la la façon dont on doit après dans le sujet. Et la capitalisation, elle est indispensable. Pourquoi ?
Parce que d'abord, elle permet de répondre à cet objectif de dignité, de liberté individuelle qui vient de la propriété du fruit de son travail. Je cise pour moi avec des systèmes qui me permettent d'être propriétaire du fruit de mon travail. C'est pour ça que je propose moi un système de capitalisme populaire. Ça ça me paraît évident. Et deuxièmement, c'est ce qui va permettre de financer l'économie française. Il nous manque aujourd'hui euh euh du capital. La bataille du capital va faire rage.
On voit ne serait-ce que je je reviens pas sur les eau à 4,7, mais lorsque l'on sait que les seuls les hyperscalaires, c'est les grosses boîtes, les grosses entreprises de du numérique aujourd'hui de l'intelligence artificielle sont en train de représenter par leur émission d'obligations, je parle non pas des dettes souveraines mais obligations entreprise 20 % du total du marché obligatoire mondial. Donc, il va avoir une compétition sur les capitaux considérables et c'est une grande opportunité pour les épargnants et qui doit permettre à les gens aux gens les plus modeste d'accéder enfin à la capitalisation.
Je suis sidéré de voir les refus de principe sur la capitalisation par certains qui tous d'ailleurs ont une retraite par capitalisation, hein, tous, y compris dans la fonction publique, qui reproche à des actionnaires de gagner de l'argent sans rien faire et qui ne voudrai pas que le peuple puisse bénéficier de la capitalisation. Donc moi, c'est au cœur de ma démarche. Bon, une réponse effectivement très claire. On passe donc à la 3e question qui concerne l'épargne et la dette. Euh les épargnants disposent de 6600 milliards d'euros d'épargne face à environ 3500. Alors, on a un scoop ce matin grâce à l'INC, c'est passé à 3595,5. Arrondissons à 3600 et à 120 % du PIB.
crois 60 milliards 60 milliards de plus au 2e trimestre, ce qui représente effectivement 119 % du PIB. Euh donc bon, comment vous comptez-vous mobiliser cette épargne euh ou au contraire rassurer les épargnants ? Je crois que j'ai répondu je veux que les gens soient propriétaires de leur vie, de leur épargne et en plus les acteurs économiques, moi je suis pour la liberté individuelle. C'est une question de principe. C'est à la fois une question utilitariste. C'est le plus efficace quand il y a une responsabilité individuelle, donc une liberté. Et bien malgré les échecs, on est plus efficace que les systèmes administrés.
Autrement, la Corée du Nord serait plus riche que la Corée du Sud et c'est le contraire. Euh donc, c'est une question de de d'utilitarisme, mais c'est aussi une question de moral. Être propriétaire, c'est être libre, c'est être responsable et c'est une question de la dignité humaine. S'il suffisait d'aller piocher dans l'épargne pour régler les problèmes de la France, la France serait un Eldorado puisque nous sommes déjà le pays qui de loin taxe le plus les transmissions. Les les les la fiscalité sur les transmissions et les donations représente 45 % de tous les produits de toute l'Union européenne sur les les transmissions et les donations.
Et certains voudraient encore nous expliquer qu'il faudrait aller chercher là au lieu de remettre en cause le fonctionnement de l'État qui s'est hyper centralisé. Je pourrais pas vous en parler pendant des heures mais je vois que j'en ai pas l'occasion. Et donc pour parler clair aujourd'hui l'efficacité de l'État et la solidarité nationale dépendent d'une réforme globale qui ne peut pas passer par une augmentation des prélèvements obligatoires et surtout je pardon mais l'argent qui est épargné a déjà payé l'impôt plein de fois très souvent. Donc ça suffit. Voilà, arrêtons de d'imposer l'impôt sur l'impôt sur et cetera. Ça ne marche pas.
Si ça marchait, on pourrait en discuter par principe mais en plus ça ne marche pas. Nous avons de la dette, des services publics qui se dégradent et de moins en moins de liberté. N'hésitez pas applaudir. Vous avez le droit d'applaudir. Il y a pas C'est pas interdit. Le compteur s'arrête pendant les applaudissements et je vous félicite au moins pour avoir montré l'exemple dans cette concision. Vous avez respecté le temps. Vous avez donc largement le temps de répondre à la question bonus que vous réserve Gérard Beckerman lui-même. Quel honneur monsieur [grognement] le président. J'espère vous dire j'essie de failloter un peu avant [rires] ça dans un instant.
Euh mais comme ma réponse tient euh votre réponse tient en quelques secondes et que vous avez 3 minutes d'avance, ai-je le droit de revenir sur la question précédente car nous avons bien sûr le même porte parole pouren chaque on avait utilisé l'expression faut-il l'aval des français pour mobiliser l'épargne ? Je vous dis la vérité. Il y a un an ou un an et demi, j'avais été convié à Bervait à l'époque ministre des armées, je crois. Et il y avait tous les patrons de compagnie d'assurance des grandes banques françaises assez satisfaits pour répondre à cette question.
Comment mobiliser l'épargne des Français pour alors j'ai jamais su c'était pour la guerre ou pour la paix, moi qui n'a jamais été convaincu que les charses soviétiques allaient débarquer aux choses élysées et j'ai dit au ministre à l'époque, "Monsieur le ministre, vous pourriez avoir l'épargne pour la paix si nous épargnant avons la paix pour notre épargne ?" Voilà ce que j'avais dit. Je vote pour vous, monsieur le président. Ah mais voilà, je vous ai c'est cela. Ouais. Non mais surtout même la notion de mobilisation, une épargne, elle est elle est jamais dormante.
J'ai entendu certains partis dont la la responsable devait venir, la candidate et puis finalement réannuler qui l'année dernière pendant des mois nous expliquait qu'il fallait créer une une imposition, une fiscalité sur la fortune financière. C'est une démagogie absolue en oubliant de dire que dans les contrats d'assurance vie, il y avait aussi des propri des parts de propriétés d'entreprise.
Bref, ce que en revanche, alors peut-être que je ne sais pas si c'est vos positions, mais je pense qu'il faut aller vers une neutralité fiscale entre ce qui relève de la propriété de l'entreprise et ce qui relève de la créance sur l'État et que ensuite c'est à chaque opérateur, alors quand c'est l'assureur qui lui contracte avec pour l'assurance vie, si on reste là-dessus avec son client, c'est à lui de d'ensuite de faire son panier de d'acquisition, si je puis dire, et de s'engager sur des sur des résultats et ensuite ou alors c'est à l'épargnant de de choisir De même, je je pense hein, je sais pas si c'est qu'il faut absolument libérer le les plans les plans d'épargne en action.
Je trouve que c'est un très bon véhicule. Moi, je le trouve très simple, très opérationnel et de de libérer complètement les plans d'épartion serait extrêmement pertinent. Une épargne, il faut qu'elle soit compétitive, il faut qu'elle soit stable. On a besoin, on va avoir une grande compétition sur les marchés à long terme. On a besoin d'une épargne patiente notamment sur les investissements sur la tech qui qui sont de plus en plus important. Et donc pour cela, on a besoin de compétitivité de l'épargne. Elle doit rapporter mieux que chez nos concurrents. C'est la base enfin pardonnez-moi de raisonner comme un commerçant que je suis. Et deuxièmement, elle doit être stable.
C'estàd qu'elle doit on doit avoir une visibilité dans la durée. Et je vous assure que rien qu'avec cela, on peut faire de la France à nouveau un Eldorado et relancer la prospérité. L'épargne c'est de l'investissement donc c'est la dynamique économique. Alors David Lissard, vous peut-être président de la République, est-ce que aujourd'hui vous prenez l'engagement ? Oui ou non nous va. Est-ce que vous vous aujourd'hui vous prendriez l'engagement vous président de ne pas et jamais toucher à l'épargne préférée des Français sur le plan fiscal de l'assurance vie ? Je n'ai même pas besoin d'être ici pour prendre cet engagement. Je [raclement de gorge] je oui alors oui la réponse est oui.
Mais je veux que vous compreniez quelque chose. C'estd que je ne prends pas des positions parce que je suis candidat à la présidence de la République. Je suis candidat à la présidence de la République parce que j'en ai assez de faire des constats depuis des années et de voir le gouffre dans lequel on va alors qu'on a tous les atouts pour rebondir. Et ma philosophie c'est de rendre plus compétitive les autres véhicules d'épargne. Les autres c'est de libérer l'épargne. de de de faire en sorte que notamment l'épargne en action puisse être beaucoup plus encore attractive lorsque j'évoqué le plan d'épargne en action.
Donc la solution c'est pas de leur dire l'assurance vie, c'est d'alléger l'épargne ce qui créera des flux économiques qui seront profitables au compte public. Donc ma philosophie, voyez, il me reste encore 34 secondes et bien de vous dire que d'abord de vous remercier de votre invitation. J'ai été pour une fois j'étais content d'être le premier. Voilà, j'espère qu'on fera mentir ce magnifique pape en disant que les premiers ne seront pas les derniers.
Et il ne dépend qu'à vous qu'une France prospère euh positive, fidèle à ses à ses valeurs et ses racines, mais qui se projette dans le 21e siècle, une France d'investisseurs, une France de travailleurs pour une fois puisse gagner l'élection présidentielle. Les épargnants ont un rôle, permettez-moi ce jeu de mot, capital dans l'équation. Merci à vous. Merci. Merci beaucoup. [applaudissements]
[applaudissements]
Merci. Merci David Lisnard. Merci beaucoup. J'appelle maintenant Gabriel Atal qui est l'ancien premier ministre et président du groupe Ensemble pour la République. Merci de l'accueillir.
[musique] [musique]
Alors Gabriel Atal, vous êtes au pupite pour répondre tout comme le précédent candidat à ces trois questions. Je commence bien sûr par la première sur l'héritage et la fiscalité. La France championne d'Europe en matière de prélèvement he qui atteignne près de de 44 % du PIB. Un tel niveau est-il selon vous acceptable pour les ménages ? D'abord, bonjour et merci pour l'invitation. Cette question, on l'a abordé il y a quelques semaines au débat de la rentrée du MEDEF, de la REF où on était les différents candidats à la présidentielle en débat. Et j'ai rappelé quelque chose qui me semble être une banalité.
Même après les baisses d'impôts qui sont intervenues il y a quelques années en 2017, baisse de l'impôt sur les sociétés, flat taxe, début de la baisse de la CVAE, suppression de l'ISF, même après ces baissesl en France, on paye plus d'impôts quelle que soit la catégorie de particuliers ou d'entreprises que chez la plupart de nos voisins. Donc non, moi je considère pas que la France est un paradis fiscal dans lequel des personnes viendraient se réfugier pour payer moins d'impôts, contrairement à certains qui manifestement le croient ou veulent le faire croire. Je considère qu'on paye déjà beaucoup d'impôts en France.
Mon enjeu, c'est pas de les augmenter mais c'est de réussir à les baisser dans le contexte de finances publiques très compliquées dans lequel on est aujourd'hui. Et sur la question de l'héritage, on voit dans cette campagne présidentielle fleurir des propositions d'augmentation de la fiscalité sur les successions. Je m'inscris résolument contre ça. Je pense qu'il y a une dimension culturelle aussi en France qu'il faut préserver. C'est Victor Hugo qui écrivait que l'héritage, c'est la main du père transmis tendue à ses enfants à travers les murs du tombeau. Il est pas question pour moi d'augmenter les droits de succession contrairement à certains.
En revanche, il faut faciliter, fluidifier les donations du vivant, notamment aux petits-enfants, aux petits neveux, aux petites nièes. On hérite en moyenne aujourd'hui à 50 ans à un moment de sa vie où on a globalement plutôt constitué un patrimoine. Si on veut que l'argent circule davantage et qui puisse financer davantage l'économie réelle plutôt que de taxer les successions, je pense qu'il faut faciliter les donations notamment aux petits-enfants. [grognement] Merci. Et on passe à la question numéro 2 sur la retraite et la capitalisation. L'État selon vous doit-il tout garantir ? Ne faut-il pas aller au-delà en s'appuyant sur un système par capitalisation ?
Là aussi, je l'ai dit, si on avait pas de système de retraite en France aujourd'hui, qu'on était un pays, la France, ce pays et qu'il fallait créer un système de retraite, ne serait-ce que pour des raisons démographiques, on ne créerait pas le système par répartition qu'on a aujourd'hui. On créerait un système par capitalisation. Et ça serait bon d'ailleurs, pas seulement pour les dépenses publiques, pas seulement pour le montant de pension de nos aînés, ça serait bon pour l'économie française. Moi, je suis d'une génération qui a vu notamment sur la révolution du numérique que les Américains ont gagné à chaque fois et que les gars femmes sont chez eux parce qu'ils ont des fonds de pension.
Et s'ils ont des fonds de pension pour investir dans les start-ups et dans l'économie, c'est parce qu'ils capitalisent pour leur retraite. Donc moi, je suis très favorable à la capitalisation. Je note par ailleurs que c'est devenu presque mainstream aujourd'hui d'être favorable à la capitalisation, ce qui est une bonne nouvelle. Mais la question pour moi n'est plus est-ce qu'on y est favorable ou pas ? C'est comment est-ce qu'on propose d'aller vers la capitalisation ?
que ceux qui vous expliquent qu'on peut passer d'un système par répartition à un système par capitalisation d'un coût ne donne pas la réalité de leur projet puisque soit ça veut dire qu'on augmente les cotisations sur ceux qui travaillent soit ça veut dire qu'on augmente les cotisations sur les entreprises.
Donc moi ce que je propose c'est d'élargir la capitalisation qui existe aujourd'hui notamment grâce au plan épargne retraite et donc un qu'on ait un plan épargne retraite ouvert pour chaque naissance en France avec la possibilité pour les parents et les grands-parents d'abonder jusqu'aux 18 ans de l'enfant ce plan et pain de retraite avec de la défiscalisation ce qui répond aussi à ce que j'évoqué tout à l'heure sur la nécessité de fluidifier les transmissions 2. Je propose que désormais 50 % de l'intéressement et la participation versée par les entreprises à leurs salariés le soit sur des plans et par une retraite pour accroître le volume de capitalisation en France.
Il y aura évidemment d'autres mesures à proposer. J'y travaille en ce moment. Donc pas de capitalisation obligatoire. Non, puisqueencore une fois vous avez des retraités qui ont bénéficié du système par répartition. Donc il faut évidemment continuer à payer les pensions. Si vous dites que les actifs maintenant basculent tous dans un système par capitalisation, qui va payer la pension des retraités qui ont été dans le système par répartition ? Donc ça veut dire que vous faites payer deux fois les actifs. Vu le mouvement social en France pour moi aujourd'hui qui est le principal qui est cette classe moyenne qui en a marre. On lui demande toujours les efforts à elle et de payer pour les autres.
Ça ne me semble pas une bonne idée. Sinon, ça veut dire que vous demandez aux entreprises de payer à la place des salariés et vu le le niveau de coût du travail et de prélèvement obligatoire qu'on a en France aujourd'hui, ça ne me semble pas non plus la bonne solution. Si on avait pas de dette et qu'on pouvait emprunter à taux zéro, ça serait peut-être un bon emprunt de dire on emprunte une grosse somme pour faire le bridge entre notre système par répartition et un système par capitalisation.
C'est pas la situation qui nous le permet aujourd'hui et donc je pense qu'il faut ouvrir toutes les vannes et pousser tous les feux dans les systèmes de capitalisation qui existent aujourd'hui pour les rendre accessibles aux Français. Il y a beaucoup de Français aujourd'hui qui bénéficient de la capitalisation, plan et parne retraite mais aussi les fonctionnaires. On le dit pas assez. Moi, j'entends la gauche dire la capitalisation c'est terrible. J'étais récemment en débat avec madame Sandrine Rousseau sur une télévision qui me disait que la capitalisation c'était terrible. Je lu rappel qu'elle était fonctionnaire et que comme tous les fonctionnaires, elle bénéficie de la capitalisation.
Donc je pense qu'il faut aussi faire tomber ce tabou et arrêter de raconter n'importe quoi au Français sur ce sujet. On passe maintenant à la 3è questionnant la dette publique. Les épargnants, on le rappelle, disposent de de 6500 milliards d'euros d'épargne et en face une dette publique qui dépasse les 3500 milliards. Comptez-vous mobiliser ? Alors, je reprends les guillemets du président de l'affaire. Comptez-vous mobiliser cette épargne des Français plus ou moins contre leur volonté ou au contraire les rassurer ? Non, bien sûr que non.
Il faut être très clair sur ce sujet-là et parfois certains discours sont extrêmement dangereux parce qu'on sait qu'en économie les signaux comptent beaucoup. Les déclarations peuvent avoir un effet autoréalisateur. À chaque fois que vous insécurisez les Français sur leur épargne, ça peut avoir des effets catastrophiques sur l'économie. Il faut être extraordinairement clair. C'est pas avec l'épargne des Français qu'on va rembourser la dette publique, c'est avec des économies sur les dépenses. En 2024, c'est pas moi qui le dit, c'est l'INC qui l'a dit au printemps 2025, pour la première fois depuis 15 ans, l'État a dépensé moins que l'année précédente.
C'est l'année où j'étais premier ministre parce que j'ai assumé de prendre des décisions difficiles, la fin du bouclier tarifaire sur les prix de l'énergie, le doublement des franchises médicales et 10 milliards d'euros de crédit budgétaires coupés en cours d'année. J'ai pris ces décisions. Les dépenses de l'État en 2024 ont été inférieures à celle de 2023. C'était pas arrivé depuis 15 ans. Pourquoi le déficit a explosé en 2024 ? Parce que les dépenses sociales ont explosé. C'est les 2 tiers de notre dépense publique. Moi, j'ai dit de manière très claire comment est-ce que je voulais stabiliser notre dette et commencer à la rembourser dans les années qui viennent.
Il y a 150 milliards d'euros économie à faire d'économie à faire d'ici à 2032. Les 2 tiers doivent être faits sur la dépense sociale. C'est la réforme des retraites que je propose. C'est la réforme de l'assurance chômage que j'avais bâti avec mon gouvernement qui a malheureusement été interrompu par la dissolution. C'est la réforme que je propose sur les arrêts maladies et les indemnités journalières et ensuite un tiers à faire sur l'État et les collectivités locales. Et de ce point de vue-là, l'intelligence artificielle est quand même une opportunité énorme pour faire des économies de structure.
Tous les grands groupes aujourd'hui, toutes les entreprises aujourd'hui utilisent l'IA pour faire mieux avec moins. L'État, les collectivités locales doit évidemment faire la même chose pour faire des économies également. et il vous reste encore un petit peu de temps. Peut-être qu'on peut développer ces économies, elles seront forcément douloureuses. Mais je pense que si on leur donne du sens, si on dit pourquoi on les fait et si par ailleurs c'est pas des mesures de rabot à la petite semaine, mais c'est des économies de structure, je pense qu'on y arrivera. Il y a le débat sur les retraites.
Moi, je crois que sincèrement se lancer dans une éème proposition consistant simplement à dire qu'on va décaler l'âge légal de départ à la retraite et que ça va sauver le système ne sauvera pas le système. C'est les solutions qui ont été avancées ces 20 30 dernières années avec à chaque fois la nécessité d'y revenir. Donc moi je propose qu'on change de système, qu'on ait un système universel, les mêmes règles pour tout le monde, ce qui était quand même un des enjeux de la réforme de 2019. Je propose qu'on ne garde que la durée de cotisation avec une vraie décôte, une vraie surcôte. Vous partez tôt, vous avez peu, vous partez tard, vous avez beaucoup.
ce qui permet de sortir de ce tabou de l'âge légal de départ qui par ailleurs ne représente plus grand-chose puisque quand vous le décalez de 2 ans, les gens partent en moyenne 6 mois plus tard seulement. Donc vous prenez la contestation sociale liée à une mesure qui est perçue comme brutale pour un effet sur les finances publiques qui est assez réduit. Et enfin trois, je propose d'élargir massivement la capitalisation comme je vous l'ai présenté il y a un instant. [grognement] Merci. Je laisse la parole donc à Gérard Beckerman pour la question bonus et peut-être une relance puisqu'il vous reste encore 2 minutes 27 de temps de parole. Oui, je suis pas inquiet.
[rires] Gérard Beckarman, c'est bien d'être premier ministre, c'est mieux peut-être d'être président de la République. Alors, faisons un rêve. Faisons un rêve avec vous. Si vous êtes élu par les Français, président de la République et vous avez pris comme premier ministre des mesures difficiles, courageuses et vous les avez tenus. J'observe que vous les avez tenus. Est-ce que vous prendriez aujourd'hui un autre engagement que vous tiendriez trindiriez si vous êtes président de la République ?
Est-ce que vous prenez aujourd'hui devant les adhérents de l'affaire, les épargnants en français l'engagement de ne pas toucher à la fiscalité de l'épargne préféré des Français qu'on appelle l'assurance vie ? Oui, je prends cet engagement et par ailleurs, je crois l'avoir démontré. D'abord parce que quand j'ai été aux responsabilités gouvernementales, je n'ai pas touché à la fiscalité de l'assurance vie. Ensuite, parce que dans le dernier budget, je suis redevenu parlementaire depuis 2 ans, dans le dernier budget, il y a des mesures qui ont été proposées pour accroître la fiscalité sur l'assurance vie, notamment par le Rassemblement national.
Je crois que madame Le Pen s'est débiné et que finalement elle ne sera pas là euh tout à l'heure. Non non, c'est autre chose. Elle sera très très bien représenté, vous verrez. Bon, mais pour interroger son représentant, ils ont voté une mesure à l'Assemblée nationale avec la gauche proposée par le RN qui s'appelle l'IFF, l'impôt sur la fortune financière qui revient en fait à taxer l'assurance vie. On a voté contre avec les députés de mon groupe. On a obtenu que dans le 493 cette mesure soit retirée.
Mais si on s'était pas mobilisé, l'assurance vie serait aujourd'hui davantage taxé en France parce que cette mesure avait été défendue et même adoptée à l'Assemblée nationale malheureusement par une coalition entre l'ERN et la gauche. Donc moi, je poursuivrai cet engagement et je le défendrai. Je défendrai aussi des mesures puisquil me reste 1 minute 20 pour le dire pour faciliter l'investissement et la mobilisation au sens positif du terme de l'épargne des Français notamment pour nos PME. Il y a un sujet dont on ne parle jamais, vous m'avez abordé tout à l'heure sur les questions de transmission et d'héritage.
Il y a un sujet dont les médias et les pouvoirs publics et les débats politiques ne parlent jamais. C'est le mur des transmissions d'entreprises qui arrive devant nous dans les 10 années qui viennent. On estime que dans les 10 ans qui viennent, 370000 entreprises, notamment des PME vont être cédées et qu'à ce stade, une entreprise sur deux n'aurait pas de repreneur. C'est 3 millions de salariés qui sont concernés.
Et c'est pas seulement un enjeu d'avoir des entreprises qui ferment, c'est potentiellement d'avoir des PME qui ont qui sont rentables, qui ont un savoir un savoir-faire, qui ont des brevets, des machines qui seraient reprises par des concurrents ou des fonds étrangers faute de capitaux français. Je travaille avec Olivier Grégoire à des mesures que nous proposerons pour que l'épargne des Français puisse investir davantage et plus facilement dans les PME rentables de notre pays pour éviter ce risque là. On a la chance d'avoir le pacte du trail, c'est très bien, mais toutes les PME ne sont pas familiales.
Il y a un vrai enjeu à faciliter les reprises par des salariés par exemple ou par des capitaux français et inciter davantage à investir dans des PME françaises. Parmi les mauvaises mesures du dernier budget contre lesquels j'avais voté avec mon groupe, il y a notamment la suppression de l'IRPME Madelin qui était un bon dispositif fiscal qu'on pouvait améliorer. Je le rétablirai avec d'autres mesures fiscales pour favoriser le financement de nos PME partout sur notre territoire. C'est aussi un enjeu de cohésion territoriale en France. Merci Gabriel. Merci beaucoup. Merci à tous. Merci. Voilà, on respecte le temps de parole mais on respecte aussi la courisie.
On accueille maintenant Bruno Retaillot qui est donc président des Républicains, sénateur et ancien ministre de l'intérieur. J'appelle donc Bruno Retaillot.
[musique]
Vous avez maintenant compris la règle du jeu, c'est la même pour tous. Donc nous allons euh démarrer le compteur à partir du moment où je vous aurais posé la première question he qui concerne l'héritage et en particulier la fiscalité de l'héritage parce que effectivement si la France est déjà championne d'Europe quasiment en matière de prélèvement, est-ce que un tel niveau est acceptable pour les ménages et est-ce que ça supporte éventuellement d'autres d'autres fiscalités ? La réponse pour déjà je voudrais vous saluer toutes et et tous.
Voilà, je vais essayer de respecter mon temps mais pour répondre très directement à votre question, c'est que le niveau de prélèvement obligatoire en France, on est désormais champion par exemple avec le Danemark, est devenu absurde. Ça n'a plus de sens parce que plus on impose les Français et moins la qualité des services publics est bonne. Plus on impose les Français, on les a jamais autant imposés et pour autant on a toujours plus de déficit. Donc, vous voyez que euh cette voix-là est une voix qu'il faut absolument condamner. Trois propositions que je fais dans mon projet.
J'ai le projet de faire un double choc fiscal mais aussi normatif parce que les normes c'est aussi de charge pour les entreprises. Donc, je rendrai 40 milliards d'euros dès les premiers mois où je serai à l'Élysée, aux entreprises, notamment impôt de production dans le forfait social, y compris sur les PER et cetera. On pourra en parler si vous le souhaitez. Je ferai aussi 25 milliards d'euros d'économie sur les cotisations sociales. Donc les 40 milliards, c'est 15 impôts de production, des impôts stupides et aussi 25 milliards de cotisation. Et le choc normatif simplement, je ne parlerai plus jamais de simplification, c'est du pipo. Il faut déréglementer une norme.
Ça ne se simplifie pas, ça doit se supprimer sinon vous ne faites rien du tout. Deuxème proposition sur la transmission, je ne touche pas au pacte du trail. Je viens d'un département où c'est un peu le Mittle français, l'ouest de la France et le parc du tril est très bien pour des entreprises familiales avec un certain nombre de salariés. Ce que moi j'ai proposé, c'est une formule simple en patoi venden, c'est nos cashes, nos taxes. C'est-à-dire que quand il y a une transmission, l'héritier qui reprend, s'il ne vend pas, on constate un impôt mais qu'on va reporter et il n'a rien à décaisser.
Ça c'est révolutionnaire et c'est fondamental sur la transmission de nos entreprises parce que je veux un capitalisme notamment familial, pas que, mais je sais que dans les territoires, c'est important. Et le la 3e proposition, c'est le travail gagnant. Faut dire aux français, faut pas tricher dans cette élection présidentielle. Si on veut relever la prospérité et y compris pour les épargnants, il faudra mettre plus de travail dans la machine économique. Moi, j'ai une proposition très simple. Je dire au français, si vous acceptez de travailler 30 minutes de plus par jour, à partir de la 36e heure, j'annulerai les cotisations sociales.
Pour l'employeur, un coût du travail qui baisse de 35 % et pour la salarié. Et pour le salarié, ça fera l'équivalent de quasiment 2 mois net de plus par an. C'est du concret. Et en même temps, je taxe si j'ose dire l'assistana. Je fais un plafonnement à 70 % du SMIC de toutes les préciations sociales. Je veux que le travail paye plus que la System. Alors si vous motorisez une petite relance, supprimer des cotisations, c'est bien. Oui, d'un mot mais c'est du salaire décalé, hein, parce que les cotisations, ça finance la la retraite, la maladie et le chômage.
Je le dirai tout à l'heure, je fais des économies sur la dépense sociale principalement et notamment avec un compte social unique qui permet de plafonner à 70 % du Smith l'ensemble des prestations sociales reçues par les individus. Très bien. Alors, on passe à la deuxième question concernant la retraite justement et la capitalisation. Est-ce que selon vous l'État doit-il tout garantir ou ne peut-on pas aller au-delà en s'appuyant en partie ou complètement ? Première réponse, l'État doit garantir non. Deuxième réponse, c'est oui. J'ai proposé il y a 15 jours mon système. Il y a deux réalités qui s'imposent à l'État. C'est la démographie évidemment et c'est aussi les niveaux de la dette.
Il faut être monsieur Mélenchon pour penser que on peut d'un coup de plume ou avec une baguette magique mais il n'est pas la fait clochette, je ne le pense pas, supprimer une partie de la dette. Ce que je veux dire c'est que mon projet c'est trois piliers. Le premier la répartition premier pilier je fais deux âges. Un âge de 63 ans, l'âge minimum. Vous pouvez partir sauf pénibilité, sauf maladie. Mais si vous partez à 63 ans, alors vous aurez une décode très forte de 7 % par an. Le deuxème âge, c'est 65 ans, c'est la la garantie de la retraite à Tauplin et je réactive une équation, une formule que François Fillon en 2003 avait inscrit dans le code du travail qui n'a jamais été utilisé.
Je fais un lien entre l'espérance vie et l'âge de départ pour que on ne revienne pas tous les ans en tous les 5 ou 10 ans avec le psychodrame qu'on voit. Deuxième pilier bien sûr, c'est la complémentaire. 3è pilier, la capitalisation gérée par la GIC carco, en tout cas par euh les partenaires sociaux avec un compte personnel d'épargne abondé notamment par des cotisations, mais comme je baisse les cotisations de 5,25 %, il y a 1 % côté salarié 05 et 05 côté patronal qui sera un abondement avec d'autres abonnements sans frottements fiscaux et les épargnants pourront verser sans frottements fiscaux encore une fois pour abonder leur propre compte d'épargne. Oui.
à la capitalisation parce que ça permet en même temps de nourrir la ressource dont on besoin nos entreprises. Très bien. [rires] Je vois que vous gardez un œil sur le compteur. Vous avez raison pour euh Ah oui, j'étais un peu long dans la première question, donc maintenant je me réduis, hein. Oui, vous avez vous avez encore 5 minutes 12 euh pour vous savez que c'est rare qu'un journaliste de France Télévision dise très bien quand que à l'écoute de tel propos. Mais moi, j'aime bien. Non non, c'est intéressant. Ça c'est [rires] ne m'entraînez pas ne m'entraînez pas sur ce terrainlà. Ça n'engage que que Gérarderman.
Alors [rires] la question sur l'épargne et la dette publique, je la repose formellement. Elle s'affiche aussi sur votre écran. On connaît les les les chiffres. Les épargnants disposent de 6500 milliards face à 3500 plus de 3500 milliards de de dettes publiques. Est-ce que vous comptez mobiliser cette épargne ? C'est peut-être un euphémisme qui euh qui sera moyennement apprécié ou mais peut-être que vous l'assumez. À vous de nous de nous répondre pour les tous les épargnants qui qui vous écoutent. Maintenant, je veux dire de déjà deux choses. La première chose, c'est que on a sur la totalité de l'épargne des Français un/art de cette épargne qui finance déjà la dette souveraine. Premier point.
Le deuxième point, l'épargne pour moi, c'est le travail, le fruit du travail des Français. et je vais orienter l'ensemble de mon projet économique notamment pour qu'on ait plus de prospérité sur le travail. Je veux donner plus à ceux qui bossent, à ceux qui méritent et donner moins à ceux qui abusent. Donc les choses doivent être très claires. Deuxème point, c'est que aujourd'hui ce qui menace c'est la crise. Donc les candidats qui pourront annoncer plein de belles choses. S'ils ne sont pas crédibles, il y aura une crise financière.
Et quand on regarde ce qu'on s ce qui s'est passé en Grèce, bien sûr, les retraités ont été avec les fonctionnaires mais aussi les éparmiants, les victimes de la crise. Donc ça c'est fondamental. Il faut l'avoir aussi en fond de tableau quand désormais les taux sont à plus de 46 et on a des spreads y compris avec la Grèce. J'étais avec le vice-premier ministre grec hier à Toulouse. Croyez-moi, il faut l'avoir en tête. Ce que je souhaite moi, c'est que le la dette soit financée par des économies. et certainement pas par l'épargne qui est une propriété. J'en ai marre du gauchisme d'atmosphère, je le vois d'ailleurs dans les assemblées et au Parlement.
Le gauchisme d'atmosphère, c'est souvent les la gauche, mais parfois des hommes et des femmes de droite ou du centre qui ont envie de taxer la propriété. Moi, je veux une nation de propriétaires, que ce soit des épargnants, que ce soit pour le logement, que ce soit pour l'actionnariat salarié, je veux une France de propriétaire. C'est absolument fondamental. Mais le problème de la dette, c'est pas le problème de l'épargne, c'est le problème de la dépense publique. Je ferai 150 milliards d'euros d'économie. Comment ? Par trois, de trois sortes, une réforme de l'État. Il n'y aura plus de statut sauf pour le régalien euh en matière de fonction publique.
Ce sera euh le contrat voilà et sur deux mandats, ce sera 600000 agents publics de moins. 300 350000 sur le premier mandat. Et si j'avais un peu de temps, je pourrais vous détailler très exactement. Deuxième chose, il y a la dépense sociale parce que on l'a pas dit tout à l'heure mais la retraite c'est un/4 des dépenses publiques. Sans réforme courageuse de la retraite, il y a pas de retour à l'équilibre possible y compris sur la masse salariale de l'État. dont je viens de vous expliquer que c'est nécessaire avec l'intelligence artificielle, la productivité, on doit pouvoir gagner des centaines et des centaines milliers de postes.
la dépense sociale, la retraite, une assurance chômage qui sera comment dirais-je sur la moyenne de la moyenne européenne. Et enfin, j'arrêterai des politiques publiques dispendieuses ou en tout cas j'économiserai politique migratoire par exemple, mais aussi un tas de bidules et de machins qui encombrent les allées de l'État et qui rendent l'État toujours moins efficace. Ce que je veux c'est une épargne qui soit mieux rémunérée parce qu'aujourd'hui le problème c'est pas le montant de l'épargne en France, c'est le rendement d'épargne. 58 % de l'épargne dort sur des comment dirais-je des supports réglementés avec un tout petit rendement.
Et bien demain, je veux queon puisse mobiliser l'épargne des Français notamment pour l'entreprise, mais c'est le patrimoine individuel de la France qui a travaillé et qui veut transmettre. Bien beaucoup moins de fonctionnaires, donc beaucoup moins d'enseignants et de professionnels de santé. Non, vous voyez, je vais vous donner un exemple. Le la grande Oui, mais alors là, vous me faites des rap hein. Bon ben parce que la Grande-Bretagne avec l'intelligence, pas moins d'enseignants, pas moins de de professionnels de santé.
Non, c'est c'est non, c'est précisément l'administration administrante, c'est l'intelligence artificielle et c'est d'essayer d'obtenir la même efficacité que la moyenne des pays européens. On a 8 points d'écart d'efficacité. Donc ce que les autres ont fait, nous pouvons le faire et nous le ferons. Mais je le ferai. Il vous laisse 1 minute 32, largement le temps de répondre à la question bonus de Gérarderman. Alors vous président de la République, Bruno Rota et je le dis avec le sourire parce que je vous ai vu quand le Saint-Père était à Paris à la télé et vous avez le même regard que ces 800000 jeunes d'ailleurs. La joie, l'espérance, la gaié pour une France libre. C'est beau.
C'était très beau. C'est votre question. Non. [rires] Alors, je dois dire que en économie, il y a pas de miracle. C'est le préambule de la question. Voilà la question. Alors, vous, président de la République, prenez-vous aujourd'hui l'engagement de ne jamais, tout au long de la durée de votre mandat, fiscaliser l'épargne préféré des Français qui s'appelle l'assurance vie. Écoutez, j'ai été pendant des années des années président du groupe majoritaire au Sénat. Je me suis opposé à chacun des amendement tous les ans sur chaque loi de finance. Il y avait des tentatives et à chaque fois on les a bloqué.
Je ne taxerai pas, je n'affiblerai pas l'assurance vie parce que c'est l'assurance en réalité des classes moyennes. Et moi je veux porter un projet un projet pour les Français. J'avais quand j'étais ministre de l'intérieur, j'avais énoncé ce concept de France des gens. Et bien pour moi, c'est la classe moyenne, celle qui a été jusqu'à présent la valeur d'ajustement et je garantirai vraiment une stabilité, pas de rétroactivité. Ce qui s'est passé par exemple en loi de finance sur le PER avec la CG, c'est lamentable. C'est totalement lamentable. Donc euh les choses seront claires. J'irai même sans doute plus loin.
Je veux que à l'inst du PER, on puisse avoir euh une transférabilité notamment de l'assurance vie parce que la concurrence c'est bon et ça sera bon pour les épargnants. Voilà. Et c'est un point qui me semble extrêmement important. Je favoriserai l'assurance vie parce que c'est la France que je veux demain, une France de propriétaire. Je veux consolider la classe moyenne et je veux faire en sorte que euh en plus les parcs des Français le rapportent plus et qu'elle s'investissent encore plus notamment dans nos entreprises.
Parce que au moment où je vais quitter, je termine sur un paradoxe, on a une dette souveraine malheureusement détenue très majoritairement par des investisseurs étrangers et la majorité du capital de nos grandes entreprises est aussi détenue par des investisseurs étrangers. Je veux que en réalité en France, on puisse mobiliser cette épargne mais à chaque fois dans la liberté. Je suis et je veux être le candidat à la fois de la liberté et de l'autorité. Mais comme vous le savez dans le désordre, il y a jamais évidemment de liberté. Merci de votre attention. Bravo. Merci. Merci.
[applaudissements]
Alors maintenant euh nous devions avoir Marine Le Pen, mais elle a eu un empêchement et donc c'est Jean-Philippe Tangi, président délégué du Rassemblement national à l'Assemblée nationale que j'appelle pour répondre à nos questions sur l'épargne et notamment l'assurance vie. Merci de rejoindre le pupitre. Bonjour, bonjour à tous. Alors, peut-être un mot d'abord pour nous rassurer sur Marine Le Pen. Rien, rien de grave. Tout va bien pour Marine Le Pen. Merci de m'accueillir. Merci de me laisser la représenter. Merci pour l'organisation de cet événement. Je tiens à cer votre équipe qui sont absolument adorables. On a été très bien reçu. On est choujouté, c'est formidable.
Merci à eux, merci à tous. Très sympathique. Vous me mettez dans le lot. Ben je ne sais pas encore. Je vais voir si vous êtes aussi mignon. Bon, [rires] alors la première question directement sur l'héritage hein et la fiscalité puisqu'on sait que la France est quasiment championne d'Europe avec le le Danemark sur les prélèvements obligatoires. Est-ce que selon vous ce niveau est acceptable notamment pour les ménages ? Non, absolument pas. C'est véritablement un point mort sur l'économie. D'ailleurs, nous avons atteint un tel niveau de prélèvement obligatoire sur les ménages sur les entreprises que les impôts ne rentrent plus.
Ce qui pouvait différencier la France par rapport à un autre nombre de pays en difficulté, c'est que malgré des impôts déjà très importants dans les années 90 2000, l'impôt rentrait. Maintenant, l'impôt ne rentre plus.
On a eu quasiment des accidents industriels hein sous le 2e mandat d'Emel Macron avec des prévisions de recettes qui étaient complètement surestimées mais c'est aussi que ces prévisions de recettes prenaient le parti prix que les entreprises et les ménages pourraient toujours payer plus comme une erreur de 20 à 20 milliards la première année 40 milliards à la deuxè c'est parce que c'est la courbe de l'affaire il y a un moment on demande trop au ménage on demande trop aux épargnants, on demande trop aux entreprises et tout simplement ils ne peuvent plus ils ne veulent plus évidemment payer l'impôt et en fait l'impôt est destructeur de valeur destructeur ur d'activité et donc il faut soulager la France, les les Français, les entrepreneurs de ce point mort.
Marine Le Pen a été très clair. Nous baisseront les prélèvements obligatoires d'au moins 20 milliards d'euros sur les ménages dès la première année, d'au moins 20 milliards d'euros sur les entreprises dès la première année et cela grâce à un plan d'économie massif, un ajustement budgétaire uniquement fait sur les économies nettes de 125 milliards d'euros. Et j'insiste sur le caractère net de cette réduction de dépenses parce que j'entends des chiffres qui peuvent être pharamineux mais ils ne sont jamais nets euh euh en dépenses.
C'est-à-dire qu'ils incluent ceux qui prononcent qui promettent pardon 150 milliards d'impôts ou plus euh 150 milliards de baisses pardon euh mais qui ne chiffre pas les baisses d'impôts à côté. En fait, on peut être à 110 milliards seulement d'économie, voire parfois zéro économie quand on fait les soustractions, les additions. Nous, c'est 125 milliards nets, ce qui veut dire un ajustement budgétaire de plus de 3 % du PIB qui consiste à ramener à à ramener les finances publiques dans le cadre que nous nous sommes fixés avec nos partenaires européens et que les marchés financiers attendent.
Et la baisse des impôts dans cette stratégie, elle est essentielle puisque vous devez dans un premier temps baisser ce poids mort de la dépense publique et des impôts sur l'activité qui vous permet de retrouver de l'air. Cette aire peut relancer la croissance et dans un deuxième temps, c'est la croissance qui peut venir en soutien du désendettement. Mais toute la stratégie qui a été faite depuis un demi-siècle, on est à 52 années de déficit structurel qui consiste toujours à attendre la croissance sans au préalable alléger le fardeau des prélèvements obligatoires et des normes et de l'enfer normatif évidemment ne fonctionne pas.
Donc la baisse des dépenses, la baisse des impôts est essentielle au désendettement à la relance de l'économie. Al, je note, c'est un petit point d'humour que vous m'autoriserez que vous avez réussi à citer la courbe de l'affaire qui est un économiste réputé hein qui terorisé sur trop d'impôts, tu l'impôt. Ça n'a rien à voir avec l'affaire l'association qui vous accueille aujourd'hui. Quelque chose me dit que vous êtes d'accord. Alors, je passe à la question suivante. Non, mais il vous a posé une question à vous collectif enfin l'affaire je pense d'accord avec cette courbe d'ailleurs du bon sens.
La courbe de l'affaire, elle est effectivement théorisée et le bon sens populaire avait dit trop d'impôt, tout d'impôt, tout d'impôt. C'est ça. C'est ça. Il a pas forcément besoin d'un doctorat d'économie. Tout à fait. On passe à la question numéro 2. Concernant la retraite et la capitalisation. L'État doit-il tout garantir ou ne faut-il pas aller au-delà en s'appuyant sur un système de capitalisation ? Mais pour moi, ce n'est pas contradictoire.
Nous allons préserver le système par répartition, mais parallèlement nous allons encourager Marine Le Pen et Jordan Bardala feront très bientôt des annonce pour encourager une forte branche de capitalisation à la fois une capitalisation individuelle, une capitalisation collective qui viendra en surplus de l'équilibre à trouver sur le régime de répartition. Il faut bien séparer les deux car tous ceux qui aujourd'hui font des belles promesses qu'on aimerait croire en faisant croire que la capitalisation à court terme peut-être une solution pour l'équilibre de nos finances sociales, c'est un mensonge.
On sait bien que la capitalisation ne peut prendre son envol compte tenu déjà des taux de prélèvement et des taux d'épargne constatés que en 30 40 ans. Il faut au moins une génération pour que une branche de capitalisation, un pilier de capitalisation prenne son envol à mesure qu'elle puisse elle-même verser des rentes. Si on commence à constituer un maigre pilier de capitalisation et que ce pilier capitalisation à peine est-il né, qu'il est déjà tondu et rincé, ce sera pas une vraie capitalisation. Donc il on peut pas, si vous voulez promettre l'équilibre des systèmes de retraite en promettant la capitalisation. C'est deux choses qui doivent être pensées différemment.
L'émergence, l'avèement enfin en France d'un vrai système de capitalisation à la fois individuel et collectif se viendra pour la prochaine génération. Mais aujourd'hui, il y a déjà une forme de capitalisation. Évidemment, c'est l'assurance vie. Évidemment, c'est le PEA, évidemment, c'est l'épargne. Et permettez-moi d'ailleurs d'en profiter pour saluer le fait qu'on ait ce rendez-vous aujourd'hui car l'épargne dans les débats présidentiels est la portion congru. D'ailleurs, je suis pas du tout content parce que les journalistes à l'entrée, ils m'ont posé des questions sur tout, sauf sur les parignes.
Ce qui prouve bien le mépris, le désintérêt des médias qui ne semblent pas comprendre, la part considérable de l'épargne dans l'économie, la part que ça pourrait jouer comme le voulait général de Gaulle pour résoudre le conflit stérile inintéressant entre d'une part le capital et le travail. Évidemment la évidemment l'épargne populaire des classes moyennes, des classes supérieures tous ensemble peuvent mener un chemin vers le pouvoir d'achat par l'effort. Or qu'est-ce que veut dire l'épargne ? le temps long et c'est un pilier de la civilisation occidentale et française.
L'épargne, il faut la protéger, il faut la récompenser car ce sont des familles, des foyers, des individus qui font le sacrifice de l'immédiateté pour penser l'avenir, pour préparer l'avenir. Il n'y aurait jamais eu le capitalisme occidental ni la démocratie occidentale si les familles françaises, les entrepreneurs n'avaient pas réussi à penser ce tempsl. Et on voit bien souvent qu'on oppose l'épargne d'un côté et la dette de l'État de l'autre. Ce sont deux choses qui n'ont rien à voir dans les valeurs fondamentales. La dette que l'État s'est constitué, c'est l'achat des élections, c'est le clientélisme, c'est le court terme systématique sans penser à l'avenir.
L'épargne en face, c'était l'inverse. C'est les Françaises et les Français qui ont pris en en en main leur destin, qui sont dit "Mettons de côté, pensons à l'avenir, pensons à nos familles, pensons à nos héritiers, pensons à nos entreprises qui ont besoin de capitaux pour investir." Donc au-delà de comment dire de l'enjeu économique et financier, il y a vraiment un enjeu moral dans l'épargne qu'il faut protéger parce que derrière ça c'est toutes les valeurs occidentales qui ont permis à notre civilisation d'être là où elle est, préparer l'avenir, penser l'avenir et comment dire ne pas être toujours dans le court terme.
Et dans le sacrifice de l'épargne qu'on voit chez certains, y compris chez les médias, visiblement, il y a cette nonpensée, cette impensée de l'avenir. Alors, on va passer à la question suivante qui s'affiche maintenant euh concernant la dette. Les épargnants disposent d'environ 6500 milliards d'euros d'épargne et en face, il y a plus de 3500 milliards d'euros de dettes publiques. Est-ce que vous comptez mobiliser d'une manière ou d'une autre l'épargne des Français ? Non, mais absolument pas.
Et d'ailleurs, j'imagine que vous ne posez pas la question pour y penser, mais le façon de présenter les choses comme cela, un certain nombre de personnes présentent les choses comme cela est une espèce de d'annonce de cauchemar, de spoliation que d'autres pays ont pu connaître. Il ne faut mettre aucun rapport aucun rapport dans la pensée politique, dans les programmes que doivent présenter les candidats aux Françaises et aux Français dans un des vastes communiquants qui seraient d'un côté l'épargne privé et de l'autre côté euh euh la la solution la résolution de l'endettement de l'État. C'est évidemment anxiogène, ce serait immoral, ce serait scandaleux de faire un lien entre les deux.
Il est hors de question de le faire. Ce lien malheureusement a été fait l'année dernière dans l'accord qui a été trouvé entre la majorité enfin la majorité ce qui reste de la majorité de monsieur Macron, le PS et les vert en augmentant d'un. 4 euh la taxation de l'épargne. Certes, l'assurance vie au dernier moment a été protégée, mais les autres placements d'épargne et le reste de l'épargne a été sanctionné avec le PFU qui est passé de 30 à 314 alors que c'était une promesse que ce serait intangible. On voit bien que la tentation de lier les deux est systématique. Systématique.
Vous avez une pouleuse d'or à côté qui qui est là et et vous avez les politiciens qui veulent qui sont tentés d'aller prendre ces œufs d'or qui ne leur appartiennent pas. Voilà. Et donc il ne faut faire aucun lien et ne même pas le penser. Ce qu'il faut, c'est que l'épargne en toute liberté, en respectant les loi du marché, en le libérant d'ailleurs d'un certain nombre de contraintes, de normes prudentielles, d'un certain nombre de contraintes idéologiques.
Quand je vois hier par exemple que la Caisse des dépôts ne veut plus investir dans Total un de nos Fleurons national qui est une entreprise très rentable alors que le même jour où la veille, je ne sais plus, Total annoncer un grand plan de rachat d'action, un grand plan un grand plan d'investissement et une garantie une augmentation de leur bénéfices par action. si vous voulez la concomitance en une journée d'une décision de marché rationnelle à savoir que total est prospère et de l'autre côté une annonce irrationnelle de la case des dépôts annonçant qu'il n'allait plus soutenir par l'investissement et l'épargne euh l'investissement dans notre fleur national.
C'est là que tout tout tout dysfonctionne. Tout dysfonctionne. L'épargne doit être placée là où elle est rentable et selon les produits à court terme, à moyen terme, à long terme, selon le niveau de risque. Et ça c'est les épargnants qui doivent choisir, c'est les professionnels qui doivent choisir, c'est les acteurs de la finance qui doivent choisir. Ils savent où doit être alloué l'épargne. Ce n'est pas à l'État de venir dire et faire de la quasi confiscation en disant "Cet épargne est moral, cette épargne n'est pas morale." On peut avoir une vision patriote des choses.
C'est évidemment le sens du PEA, c'est évidemment le sens, comment dire un certain nombre de placements qui peut avoir des avantages fiscaux, mais ce sont des incitations. Ce ne sont pas des des ordres ou comment dire le fait que l'État se substitue au marchés et aux acteurs privés et le fait que régulièrement on entende des livrets, tout on veut tout financer par des livrés dédiés. Au contraire, plus un produit d'épargne est large, plus il est pertinent pour financer l'économie, diminuer les risques, améliorer le rendement selon le risque auquel lesparents veut s'exposer et la durée du placement.
Ce sont des règles qui ont fait leur preuve, qui sont vieilles comme le capitalisme et toute volonté d'avoir changé ses règles, c'est toujours arrivé à un fiasco. Juste d'un d'un mot, j'ai cru comprendre que vous étiez content du du rachat d'action. Vous trouvez que c'est bien les rachats d'action ? Même si ça les rachats d'action, moi les rachats d'action, on estime on estime qu'il faut les pénaliser parce qu'on estime que ça prouve qu'il y a comment dire un défaut d'investissement mais le fait que Total annonce des rachats d'action traduit la santé, la vigueur de cette entreprise. Par ailleurs, Total aujourd' il a le droit de le faire. Ce sont deux choses différentes.
Mais la caisse de dépôt ne veut plus investir dans Total, non pas parce qu'ils font des rachats d'action, mais parce que parce qu'ils estiment que c'est polluant, que c'est pas bien et tout. Bon ben sans total, il y a pas de souveraineté énergétique. Heureusement qu'on a total pour nos souverainetés énergétiques. Dans quel malheur on serait sans total ? Voilà pour une fois qu'on avait qu'on avait du pétrole et à la fois des idées en France. Merci. Il vous reste encore un peu de temps pour répondre à la question bonus de Gérard Beckerman. Bon, Gérard, je sais qu'il y a entre Marine Le Pen et vous une symbiose humaine, c'estd qui est beaucoup plus important que politique. Il y a les deux.
Donc la réponse que vous allez nous apporter ce soir l'engage, je le sais. Elle est la suivante : si Marine Le Pen est élue présidente de la République, prenez-vous aujourd'hui l'engagement de ne pas toucher au statut fiscal, juridique et social de l'assurance vie. Nous n'y avons même pas pensé et n'y avons jamais pensé. C'est tout le contraire. C'est la transmission, c'est la reconnaissance de la valeur de l'épargne du temps long. Et nous souhaitons en libérant l'économie, en libérant les normes que spontanément par leur choix souverain les épargnants aient et confiance dans l'économie française investissent dans l'économie française.
Et c'est comme ça aussi que les taux souverains de la France baisseront. Il s'agit pas de décider depuis sa chaise comme disait le général de Gaulle, il parlait de l'Europe, l'Europe, l'Europe, les taux, les taux, les taux. C'est pas parce que vous êtes un politicien dans votre bureau que vous pleurnichz sur les taux qui vont baisser, c'est donner la confiance, libérer les énergies et la règle d'or que Marine Le Pen va présenter euh en fin de semaine, nous allons mettre la règle d'or pour que les marchés et les épargnants, les acteurs économiques aient l'ancrage euh et la confiance nécessaire pour recroire dans le pays.
Et donc, c'est absolument pas d'aller, comment dire, de de même évoquer le fait d'aller spolier les épargnants. J'aurais aussi aimé parler de la protection contre l'érosion monétaire. J'avais commis un rapport il y a 2 ans pour prouver qu'on avait perdu 300 milliards que les épargnants français avaient perdu 300 milliards d'euros d'érosion monétaire à cause de la nullité de l'État sur les paris réglementés et le fait qu'il pique de l'argent chaque année volontairement en ayant changé la formule d'indexation du livréa au lieu d'investir le livra ou de favoriser l'investissement du livra.
Bah par exemple dans total si on avait autorisé le livré à investir dans le 440 et ben il y aurait on aurait pas eu besoin de faire de l'érosion monétaire et les épargnants auraient été protégés 300 milliards d'euros, je le dis parce que ça n'intéresse pas les médias 300 milliards d'euros ont été spoliés aux épargnants français entre 2020 et 2023 merci de nous laisser la dit. Merci à vous. Merci beaucoup.
[applaudissements]
Merci. Au revoir. Je passe maintenant la parole aussi mignon que les l'équipe Xavier [rires] qui parle de moi. Je sais pas, je ne veux pas le savoir. Alors au revoir. Donc nous accueillons maintenant Xavier Bertrand, président de la région Haut-Defance.
[musique]
Xavier Bertrand qui donc va pouvoir comme la règle l'impose répondre dans le même temps de parole aux mêmes questions et donc dans un esprit d'équité. Vous connaissez maintenant la première question. J'étais dans la salle donc j'ai tout entendu. Voilà donc vous allez m'épargner. La répétition, elle s'affiche sur votre écran. Le le taux de prélèvement obligatoire qui est un niveau record de près de 44 % de la richesse nationale est-il acceptable notamment pour les ménages selon vous ? Non, il n'est plus acceptable et ce qui est en jeu aujourd'hui, c'est tout simplement le principe du consentement à l'impôt et ça doit changer. Mais avant, je voudrais dire autre chose.
Je vais vous dire ce à quoi je pensais quand j'étais dans la salle en écoutant. c'est que c'est quand même assez curieux la vie comme quoi rien n'est jamais écrit. Voilà, à peu près 30 ans de cela, quand je vendais, quand je proposais des contrats d'assurance vie, je rageais et je rallais après l'affaire parce que c'était difficile d'être concurrent de l'affaire, même sans les citer. Pourtant, pour une compagnie qui était spécialisée dans l'assurance de personne et l'assurance vie, on narrivait jamais à aller, quand on était en concurrence à proposer des taux aussi intéressants.
C'est vrai que même quand on avait les frais de gestion qui étaient pas très élevés, on était au-dessus de l'affaire et que certaines compagnies n'avaient pas tout à fait la même politique sur les réserve pour lisser sur le long terme et offrir les taux de rendement de l'affaire. C'est pas la première fois que j'interviens devant l'affaire, mais j'y pensais tout à l'heure et je tenais à le repréciser. Voilà. Bien, sur la question sur la question qui est posée, un tel niveau est-il acceptable pour les ménages ? La réponse est non. Tous ceux qui vont vous dire qu'ils vont baisser les impôts doivent déjà vous préciser comment ils vont baisser les dépenses.
Parce que dans tous les débats que vous avez eu, très honnêtement, il faudrait être très courageux, très audacieux ou un peu fou pour venir vous voir et vous dire que on va toucher à l'assurance vie, qu'on va augmenter les dépenses et bien évidemment on va augmenter les impôts. Vous devez vous poser une question en écoutant les différents candidats à l'élection présidentielle. et pourquoi ça changerait avec un tel ou un tel et quelle est la méthode et quand il fait dans leur fonction qui peut montrer qu'ils font partie de la catégorie des faux et pas des 10. Et donc sur la question à quel niveau est-il acceptable ?
Prenez notamment ce que je fais dans ma région et par exemple c'est un compétiteur, un concurrent ce que David Lisnard fait dans sa méie de can ce que vous faites dans vos entreprises, ce que vous faites dans vos ménages. Quand vous avez un problème de dépenses, vous baissez vos dépenses. Vous n'allez pas voir votre employeur en disant "Ça serait bien de m'augmenter parce que je dépense trop à la maison." Et bien, il est temps qu'au niveau de l'État, on fasse la même chose que ce que font les maires dans leur commune, ce que font les présidents de région dans leur région. Et je ne suis pas le seul. Valérie PCR, c'est pareil.
Ça veut dire que cette année, comme l'année précédente, l'État nous a fait les poches de 120 millions d'euros l'an dernier, 100 millions d'euros cette année. Qu'est-ce que j'ai fait ? Je n'ai pas augmenté les impôts et j'ai refusé notamment d'augmenter les deux impôts que l'État nous avait autorisé à lever parce que comme ils nous ont fait les poches, ils ont dit faites les poches des entreprises. Chaque année, je passe à côté de 80 millions de recettes parce que je n'ai pas levé un nouvel impôt qui s'appelle le versement mobilité. Qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai baissé mes dépenses.
Je ne renouvelle pas tous les contrats des personnes qui partent à la retraite en faisant mieux que non remplacement d'une personne sur deux. C'est pareil sur nombre de personnels et surtout nous traquons toutes les dépenses inutiles et un responsable public doit être radin dans la gestion de l'argent public. Et veillez encore une fois à bien comprendre qu'aujourd'hui il n'est plus pensable et il n'est plus possible de prélever plus. Ce que l'on doit absolument faire, c'est dépenser moins et pas seulement dépenser mieux. C'est une règle clé et regardez bien ce qu'on fait les uns et les autres pour savoir qui est crédible ou qui mérite la confiance. OK.
Alors, question suivante concerne la retraite par capitalisation. Est-ce que au-delà des garanties de l'État, vous êtes favorable à un système par capitalisation ? Évidemment, c'est pas pour mon passé d'agent d'assurance qui me fait dire cela. Vous savez, il y a encore des responsables publics, commentateurs qui sont traumatisés quand on parle de retraite par capitalisation, pas les Français, hein. Tiens, au fait, si vous voulez un système de justice, bah il faut développer, généraliser la capitalisation. et une part de capitalisation obligatoire. Je dis bien obligatoire parce que si c'est pas la capitalisation obligatoire, bah c'est le système actuel.
Et le système actuel quand vous êtes fonctionnaire avec la préfond, ça efarouge pas les fonctionnaires à la retraite par capitalisation. Nombre d'indépendants dont j'ai été souscrivent des contrats de la loi Madelin. Et puis vous le savez aussi dans les entreprises, l'article 83 du code général des impôts ont permis cela. puis aussi les les perce des artisans de la réforme de de 2003 où on a commencé, il y a eu d'ailleurs le système de la retraite additionnelle de la fonction publique et il y a eu véritablement un boom qui a été porté sur l'épargne retraite mais il faut juste que ce soit pour tout le monde. Ça veut dire très clairement que ça ne remplacera pas, ça viendra s'ajouter.
C'est ça la clé. Et honnêtement, je ne vois pas qui est frileux en la matière. Nous avons absolument besoin de mettre en place cette retraite par capitalisation en plus. C'est aussi simple que ça. Obligatoire donc avec des contributions supplémentaires des salariés et des entreprises. Bien sûr, c'est comme ça que les choses doivent fonctionner. Sauf que si vous êtes avant tout sur un système de retraite par capitalison, vous le savez, la répartition est un formidable système. Les actifs cotisent pour financer les retraites des retraités. Mais ce que les Français veulent aujourd'hui sont attachés à cela. Mais ils veulent cotiser par eux-mêmes, pour eux-mêmes.
C'est le sens aujourd'hui d'ailleurs d'une bonne part de de l'assurance vie, même si ça n'est pas avec une sortie qui se fait sous forme de rente. Une bonne partie des placements en assurance vie se font aussi avec cette idée de la retraite. Donc ça doit être fait de cette façon-là. progressivement, c'est évident, mais c'est à mon avis incontournable et il n'y aura pas de blocage psychologique chez nos concitoyens en leur expliquant bien. Et en plus, je vais vous dire une chose, il va être temps qu'une fois que l'État aura fixé des principes clairs et simples, que l'on confie la gestion de nos systèmes de retraite aux partenaires sociaux.
Parce que sincèrement quand vous prenez les retraites complémentaires, ça marche quand même très bien. Vous en entendez jamais parler parce que si je peux me permettre, c'est pas non plus la CGT ou sud qui gère les retraites complémentaires. Faut qu'il y ait un accord entre les représentants patronaux et les représentants des salariés. Et c'est avec un système comme ça que vous aurez bien évidemment à Gircarco, ça marche et bien que le système de base devra clairement être géré. vous n'aurez pas les traumatismes permanents que nous avons aujourd'hui.
La dernière question qui en ce qui me concerne, c'est le sur la dette publique, hein, puisque les épargnants, s'ils ont certes accumulé 6500 milliards d'euros d'épargne, il y a en face [raclement de gorge] plus de 3500 milliards de dettes publiques. Est-ce que vous seriez tenté de mobiliser cette épargne des Français ? Moi, je n'ai pas envie de casser ce qui marche. Il faut bien comprendre que l'assurance vie, ça repose avant tout sur la confiance. Et donc, si vous commencez à dire que vous allez mobiliser, vous êtes sûr et certain que vous cassez un édifice dont on a absolument besoin. Pourquoi on en a besoin ? Parce que Bercy a parfois un comportement un peu schizophrène.
Il y a quand même de l'argent qu'on pourrait un peu récupérer là. Et puis d'un autre côté, mais au fait, allez au 2/3, ça finance quoi ? Ça finance les entreprises, ça finance l'économie et puis ça finance quoi aussi ? bah une partie de notre dette et comme dirait l'autre, on a quand même besoin de la garantir la dette et que ce ne soit pas seulement des investisseurs étrangers. Donc on a besoin de l'assurance vie et donc on arrête avec ce mal français qui consiste à se tirer une balle dans le pied. Donc très clairement, on ne mobilise pas l'assurance vie pour financer justement la dette autrement que par ce qui existe aujourd'hui. Et encore une fois, on ne casse pas cet édifice.
Mais ceux qui en parlent connaissent assez assez difficilement et assez mal les ressorts de l'assurance vie. Cette question de la confiance et comme je vous disais tout à l'heure, tout le monde va vous tenir des propos assez agréables aux oreilles des uns et des autres. Moi, je vous fais une proposition, une proposition que j'ai déjà faite devant l'affaire et que j'ai toujours en tête si les Français me font confiance. ça va être d'introduire dans la Constitution, je dis bien dans la Constitution, le principe de la non rétroactivité fiscale.
C'est-à-dire que plus jamais [raclement de gorge] plus jamais vous n'aurez la tentation pour Ber, plus jamais vous n'aurez une instruction fiscale qui pourra revenir sur la fiscalité, sur les conditions juridiques qui ont été celles au moment de la conclusion du contrat. Tout le monde peut vous faire les garanties, même s'ils sont sincères. Quand ce ne sera plus eux, est-ce qu'il y aura toujours la même volonté farouche ?
Si c'est dans la Constitution et pas dans la loi, les Allemands ont fait des choses formidables avec la Cour constitutionnelle de Carls Rou, cette dimension constitutionnelle ne coûte absolument rien mais elle rassurerait pour toujours les épargnants quant aux conditions de stabilité de l'assurance vie. [grognement] Je laisse la parole maintenant à Gérard Beckerman pour sa question bonus. Peut-être même deux questions bonus vu qu'il reste 2 minutes. Il parle mieux que moi cette notion de d'inscrire dans la constitution le principe de non rétroactivité en matière fiscale. Ce serait révolutionnaire, ce serait possible. Mais c'est simple. Oh, c'est simple.
Oui, juridiquement il y aurait quelques obstacles. Mais en tout cas, il faut c'est Ber qui a cette tentation de revenir dessus. Mais c'est d'une simplicité, Gérard. Oui oui Berci ne n'est pas très favorable. Ber est prudent. Ber est prudent. Si j'ai encore 2 minutes mais pas toujours bien inspiré. Je peux donner un exemple ? Vous pouvez vous avez 2 minutes Voilà voilà 20 ans. Je suis ministre de la santé et j'ai à préparer un projet de loi de financement de la sécurité sociale qui est pas simple. On a une réforme de l'assurance maladie qui est mise en place et honnêtement il faut tenir les comptes parce que ça va pas fort à l'époque. Bon et à l'époque Bercy a une formidable idée.
Les multisupports h on va taxer les fonds en euros. Là j'étais encore assureur depuis pas très longtemps. J'avais cessé mes fonctions quand je suis rentré au gouvernement. Je dis je pense que c'est pas que ça va tousser, c'est que ça va pas marcher. Ah bon ? Pourquoi ça va pas marcher ? On peut récupérer 1 milliard 100. à l'époque, ça m'avait marqué des fonds multisupports. Qu'est-ce qui va se passer si les fonds en euros sont taxés ? Vous allez avoir un transfert qui va s'opérer et en plus les assureurs, qu'est-ce qu'ils vont faire ? Ils vont proposer un transfert d'un support à l'autre sans aucun don.
Et donc votre milliard 100 clairement, il va s'évanouir et vous n'aurez rien et vous n'aurez rien. Et donc très clairement, quand ils ont refait leur calcul, ils s'en sont aperçus. Bien évidemment, les épargnants sont dit "Ça y est, on commence à taper sur l'assurance vie." Est-ce qu'on peut encore avoir confiance ? Ils ont fait marche arrière mais ils ont essayé parce qu'ils n'y connaissent rien. Et le vrai problème qu'il y a en politique c'est que ceux qui décident bien souvent sont incapables de se mettre à la place des gens.
Voilà pourquoi il y a bien souvent des réflexes qui ne sont pas les bons réflexes par manque de connaissance notalement de la psychologie des Français comme j'expliquais tout à l'heure sur la capitalisation mais aussi sur les ressorts et puis on n'est pas obligé d'épouser leurs idées mais c'est pas mal de discuter avec les professionnels. La question que je me propose de vous poser, qui est la même que j'ai posé à tous les autres candidats à la présidentielle, cher Xavier est la suivante. Vous Xavier Bertrand, président de la République, mais je sais ce que vous allez me répondre, est-ce que vous allez toucher aller par une préférée des Français qui s'appelle l'assurance vie ?
Alors, comme il reste quelques secondes, ce sera oui ou non. Il c'est la réponse mais ils veulent entendre. Il y a beaucoup de choses, il y a beaucoup de choses que j'ai l'intention de changer dans le fonctionnement de notre pays, mais j'ai un principe, ce qui marche, je n'y touche pas et je le protège. Et puis vous savez, il y a eu aussi des candidats à l'élection présidentielle et donc ils doivent aussi être fidèles à des principes. Le patrimoine des Français leur appartient, il n'appartient pas à l'État. Les choix de placement des Français leur appartient et il n'appartient pas à l'État.
Et si vous commencez à toucher à ces principe de liberté, et bien l'État aura du mal à faire financer la vie économique et l'État aura du mal à faire financer sa dette notamment au travers de l'assurance vie. Il y a juste un point sur lequel j'aimerais notamment avec les professionnels, je dois encore en parler, c'est l'avantage de ne pas être déclaré tout de suite, c'est que du coup vous n'êtes pas comme un hamster dans sa roue à faire des propositions tous les matins. Si vous pouvez continuer à travailler et si nous trouvions le moyen quand on finance l'économie de pouvoir aller plus directement encore sur le financement de l'économie régionale.
Il y a de formidables pépites dans nos régions, dans nos territoires et si nous pouvions trouver le moyen d'apporter les garanties à l'épargnant mais de pouvoir trouver justement quelles sont les entreprises qui pourraient bénéficier de ces financements, je pense que ce serait un plus et que ce serait un mieux. Excusez-moi, je suis amoureux de l'idée de la République des territoires et je pense que notre économie fonctionne aussi dans les territoires et si nous trouvions le moyen de mieux financer, ce serait parfait. En tout cas, je vous remercie de m'avoir accueilli et je vous remercie pour cet échange. Merci beaucoup. Merci infiniment. Merci à vous.
Alors bon, il était un peu dans le rouge à la fin, on va fermer les yeux. Mais j'appelle maintenant le candidat suivant qui est Jérôme Gedge, député de Leson, candidat à la primaire de la gauche socialiste et démocratique.
[musique] [musique]
Merci d'être là et merci d'être à la tribune pour répondre à la première question. Vous la connaissez maintenant par cœur. Elle concerne l'héritage et la fiscalité. La France championne d'Europe de prélèvement obligatoire. Est-ce que c'est acceptable ce niveau notamment pour les ménages ? D'abord, bonjour à toutes et à tous. Merci pour cette invitation. C'est la deuxième fois que je viens dans les assises de l'affaire. C'était il y a presque 10 ans au moment de l'élection présidentielle de de 2017. À l'époque, j'étais porte-parole d'un candidat.
Ce coup-ci, j'ai monté ma propre auto-entreprise et donc [grognement] je suis devant vous et je constate que je suis, disons-le, la voie de gauche qui est présente sur le panel aujourd'hui. Et ben c'est bien parce que vous avez veillé à ce qui est du pluralisme. Non pas que ce soit absolument indispensable mais parce que j'ai l'impression que il y a des sujets de consensus qui se dégagent sur la question. Alors peut-être pas sur la première réponse à la question. avoir une obsession sur le niveau des prélèvements obligatoires, on peut l'avoir et se dire il y a trop d'impôts.
Mais avant d'être des contribuables, vous êtes des citoyens, vous êtes des patients, vous êtes des parents, des grands-parents avec des enfants à l'école, avec des transports à financer. Et donc la question qu'on doit se poser dans le courage de la nuance nécessaire avec lequelle on doit aborder le débat public, c'est est-ce que l'impôt est utile ? Est-ce qu'il est bien utilisé ? Est-ce qu'en face la dépense est pertinente ? Donc moi, je préfère raisonner ainsi de se dire ça sert à rien d'augmenter des impôts si ça arrose du sable. Moi j'ai été président de département, j'avais qu'une seule préoccupation.
Pendant 5 ans, j'ai pas augmenté d'un eurôt appliqués au contribuableien et on se posait la question de l'efficacité de la dépense publique. Donc moi, j'ai un principe. Sil y a des besoins nouveaux qu'il nous faut financer, alors faut se poser la question de est-ce qu'on est capable de le faire avec des économies ? Et si ces économies ne suffisent pas, alors je vous le dis, c'est un point de désaccord historique entre la droite et la gauche. Le recours à l'impôt pour organiser la redistribution, il est pertinent parce que si on baisse la dépense publique par principe, ça va être le chacun pour soi. Parfois le chacun pour soi, il est pas vertueux.
Si vous voulez payer les dépenses de l'université comme dans les pays anglo-saxons avec votre épargne privée, vous pouvez le faire. Mais selon la nature de votre ménage et de vos ressources, ce sera pas la même chose. Si vous voulez régler le pépin de santé comme vous le connaissez aux États-Unis avec votre carte bleue plutôt qu'avec votre carte vitale, on peut se dire que c'est un système qui fonctionne pour certains. Mais le jour où vous êtes une journée en réanimation et que ça coûte 5000 € ou que vous avez un traitement d'immunothérapie qui coûte 200000 ou 300000 € vous êtes content d'être dans un système solidaire financé par l'impôt. Donc encore une fois, c'est pas de dogmatisme.
S'il faut des impôts pour répondre à des besoins qui ne sont pas finançables par des économies, mais moi je veux d'abord commencer par faire des économies, mais je veux pas avoir un discours démagogique en vous disant que dans le modèle français qui est particulier, qui a décidé d'avoir un haut niveau de socialisation d'une série de sujets de l'école, de la sécurité sociale, des retraites, parfois même des transports publics. En France, les transports publics sont plus financés par l'impôt plutôt que quand vous payez votre passe navigo en région Île-de-France. Si vous allez dans le grand Londres, vous allez le payer de manière personnelle deux ou trois fois plus.
Donc c'est un choix de société. Je n'ai pas une fascination pour l'impôt, j'ai une fascination pour le sérieux budgétaire. Et d'un mot si le les les la taxation doit se faire, est-ce que l'héritage est une cible ? Sachant que le 9000 milliards d'euros vont changer de main dans les 15 ans qui viennent, ce qu'on appelle la grande transmission du du fait du baby boom. Oui, c'est une des pistes de euh enfin de de déconcentration du du patrimoine qui caractérise notre pays. Il y a une extrême concentration des patrimoines qui concerne les 1 % des plus hauts ménages et des plus hauts et des plus hauts patrimoines. Actuellement, faut juste se remettre les chiffres, hein.
C'est 400 milliards d'actifs successorales chaque année. C'està-dire le montant des successions chaque année. Le montant de l'impôt prélevé, c'est 20 milliards d'euros, c'est-à-dire un taux moyen d'imposition de 5 %. Avec 85 % des successions qui ne payent pas un seul euro de droits de succession qu'on appelle dans le jargon technique des droits de mutation à titre gratuit des DMTG. Donc oui, puisqu'il va y avoir une augmentation de ces successions, la grande transmission va passer à 600 milliards à peu près à peu près par an et que là pour le coup il y a des besoins nouveaux à financer.
Et moi je le dis, je cible la nécessaire augmentation des droits de succession sur les plus hautes successions au supérieur, c'est la dernière tranche du barê des DMTG au-delà de 2 millions d'euros euh pour financer un besoin qui n'est pas satisfait, qui nous concerne tous. Je l'ai écrit il y a déjà 10 ans dans un livre qui s'appelait Plédoyer pour les vieux qui est le financement de la branche autonomie, de l'amélioration des ratios d'encadrement dans les ÉPADs, d'améliorer d'avoir euh les heures d'aide à domicile et les bénéficiaires de l'App pour accompagner dignement le vieillissement.
Et je préfère ce mode de euh redistribution plutôt que celui qui consiste, comme c'est le cas aujourd'hui, à dire à des gens, "Vous savez, on va faire une récupération sur succession au moment de votre décès." Donc, c'est une mesure de solidarité nationale qui consiste à dire l'augmentation de la fiscalité limitée actuellement, c'est 20 milliards d'euros. Il s'agit pas d'aller chercher. Les besoins, ils sont de 8 à 10 milliards pour la branche autonomie. Ils sont nécessaires et ils vont être directement visibles pour les personnes âgées et leurs proches, pour leurs aidants, pour améliorer l'accompagnement des personnes âgées.
Parce que vous connaissez tous les ÉPAD aujourd'hui et vous voyez qu'il y a pas assez de personnel la nuit. Il y a que deux salariés pour 85 résidents dans un ÉPAD. C'est parce que notre société n'a pas dégagé assez de moyens pour accompagner les vulnérabilités. C'est une position que j'assume et dont je suis sûr que tous les ceux qui sont attachés à l'accompagnement des plus vulnérables peuvent comprendre que ça fait partie de la solidarité nationale. [grognement] Alors, on peut maintenant passer à la la question numéro 2, la capitalisation.
Là encore, peut-être que votre discours sera votre réponse sera différente de ce qu'on a entendu jusqu'à présent, mais en tout cas c'était vous avez la parole. Le compteur est maintenant à 4 minutes 36. Donc je vais faire une réponse plus brève. D'abord, la capitalisation pour le financement des retraites, elle existe. Certains de mes prédécesseurs l'ont dit. L'assurance vie n'est pas directement ciblée sur le financement des retraites, mais on sait que c'est dans les arrières-pensées de ceux qui vont là. Pareil pour les plans d'épargne, retraite, collectif ou individuel. Pareil même pour une capitalisation qui existe.
Le régime additionnel de la fonction publique pour les fonctionnaires est un régime de retraite par capitalisation géré par les partenaires sociaux. Même chose pour le CRH pour les fonctionnaires de la hospitalier. Donc il existe une capitalisation, il s'agit pas de la remettre en question mais de pas entretenir l'illusion de dire qu'elle va pouvoir se substituer. Ça a très bien été dit par mes prédécesseurs qu'on peut pas passer d'un système à un autre avec une génération qui sera une génération martyre, une génération blanche parce que ça voudrait dire qu'il faudra qu'elle cotise deux fois pour la répartition à laquelle elle est soumis et pour la capitalisation.
Donc chacun qui souhaite compléter son épargne enfin son son ses revenus au moment de la retraite puisse le faire. Par contre, il y a une capitalisation que moi j'appelle pas ainsi mais qu'on peut voilà qui est la capitalisation collective. Euh et moi je veux ressusciter en tous les cas je veux rester fidèle à un principe que Lionel Jospin premier ministre avait mis en place en 1999 qui était le fond de réserve des retraites.
à l'époque, il avait affecté le produit des privatisations et d'un certain nombre de rentrées exceptionnelles à ce fond de réserve des retraites qui aurait dû atteindre précisément en 2030 150 milliards d'euros et qui aurait été parfaitement utile pour absorber le creux démographique qui est devant nous 2030 2070 lié à la démographie. Patatra entre-temps Nicolas SarkoZi au moment de la crise des submes a fait un choix souverain politique d'aller sier ce fond de réserve des retraites.
Moi, je souhaite réhabiliter une capitalisation collective gérée par les partenaires sociaux parce que comme Xavier Bertrand, je pense que les partenaires sociaux comme ils le font sur l'argarco, il devrait le faire pour le système de retraite par répartition mais aussi pour une sorte de fond souverain de cette nature capable d'investir dans l'économie, dans la transition écologique, dans la défense parce que c'est des enjeux importants pour pour le pays et qui pourrai être abondés par des extensions de recettes dont on a besoin et je pense notamment à la mise à contribution de la valeur ajoutée technologique.
lié à l'intelligence artificielle parce que je ne comprends pas que une technologie qui se substitue et qui détruit de l'emploi ne contribue pas au financement de la protection sociale de manière collective. Alors, il vous reste plus beaucoup de temps mais mais on va prendre le temps quand même. Je vous dis des choses quand même, vous pouvez être d'accord ou pas d'accord mais j'en dis quelquesunes. On les a entendu. Je crois qu'on a on n'est pas sourd. Et donc euh la question suivante euh ben je vais vous demander d'être d'être concis concerne la dette publique, hein. Vous vous connaissez les enjeux 6500 milliards d'épargne et euh plus de 3500 milliards de dettes publiques.
Est-ce que vous avez envie de mobiliser cette épargne des Français ? Mais moi je je vous le dis avec un peu de véhémence, il ne faut pas mettre en parallèle ces deux données, l'épargne privée des Français et la dette publique. C'est une facilité euh optique que de considérer que l'une pourrait venir compenser l'autre. Donc euh ces deux ressorts et ces deux mécanismes qui sont différents. Il y a un enjeu qui est devant nous. Moi, vous savez, j'appartiens à cette gauche qui essaie d'être digne et crédible y compris sur les questions budgétaires. Et donc le mur de la dette, il est là et moi je l' lutte pas.
Il y a donc, je voulais évoquer tout à l'heure, des économies à faire et de la justice fiscale à organiser. Et c'est ça qui doit être le levier principal de la dette, de pas continuer à la voir sa croîte parce qu'on a un décalage entre le niveau des recettes et le niveau et le niveau des dépenses. Par contre, et c'est là que l'épargne collectée dans l'assurance vie ou dans l'ensemble de l'épargne des Français, il faut qu'elle soit au service de l'économie réelle du pays. Voilà, moi j'en appelle à une forme de patriotisme économique. C'est ce que vous faites à l'affaire.
vous orientez euh votre épargne vers le développement durable, vers la transition euh écologique, vers les investissements socialement responsable. Et je pourrais même reprendre la proposition de Xavier Bertrand. Vous voyez qu'on peut avoir des points de de convergence sur l'économie dans les régions et dans les territoires. Je vous l'aurais dit, j'ai été président de département et parfois notre système bancaire, il était moins présent que on pourrait le nécessiter pour accompagner cette économie et notamment la transition la transition écologique qui nous concerne tous et qui manque singulièrement. Je pense notamment à l'électrification des usages.
On va avoir besoin de centaines de milliards. Il y a l'épargne. Je pourrais vous parler de la piste d'un grand emprunt citoyen pour y compris financer dans une logique de patriotisme économique et plutôt que ce soit les investisseurs étrangers qui déteignent détiennent notre dette pour que nous financions notre économie et détenions de manière souveraine notre dette. Il vous reste précisément 24 secondes. C'est largement suffisant pour répondre par oui ou par non. Mais la question et vous est quand même posée par Gérard. Vous venez d'évoquer la crédibilité et la dignité. H moi je vais vous faire un compliment. Vous êtes un homme digne, Jérôme Gedge.
Vous êtes un homme digne et puis vous avez eu le courage au tout dernier moment de représenter un mouvement, une pensée, une action en France. de socialisme que vous avez même élargi puisque vous êtes candidat représentant la gauche. Et là, je vous dis merci. Quant à la crédibilité, je ne veux pas me prononcer. Vous savez pourquoi ? Parce que l'affaire qui est peut-être le plus grand parti, celui de l'Épargne en France n'a pas vocation à se prononcer sur la crédibilité des uns et des autres, mais j'ai trouvé votre discours extrêmement votre position salutaire. Alors, je vous je vous pose une dernière question, mais s'agissant de vous et de vos convictions, je sais quelle sera la réponse.
Est-ce que vous Jérôme Ged, président de la République représentant la gauche, vous prenez aujourd'hui l'engagement de ne pas toucher sur le plan fiscal, juridique et social au statut de l'assurance vie qui est l'épargne préféré des Français. et ce n'est pas vous qui allez taxer la préférence de ce que nous aimons. D'abord, merci cher Gérard Berckerman pour vos mots aimables. Oui, en effet, j'essaie avec sincérité, courage et détermination de tenir mes convictions, y compris quand je suis pilonné par ceux qui parfois plus à gauche considèrent que ce courage de la nuance n'a pas place dans le débat public. Une réponse simple.
Pourquoi toucher à l'assurance vie alors que c'est ce que je vous ai dit il y a une seconde, d'une certaine manière, elle est aujourd'hui l'assurance pour la vie du pays parce que vous financez le pays. Donc non de la stabilité fiscale mais de l'incitation à ce que vous alliez encore plus sur le financement des besoins essentiels du pays. Je vous remercie pour votre accueil. Comme je suis en campagne parce que je suis sûr qu'il y en a quand même quelques-uns dans la salle qui sont susceptibles de voter à la primaire de la gauche. N'hésitez pas de vous inscrire avant le [rires] 5 octobre sur le site choisir2027.fr. Merci.
[applaudissements]
Merci. Merci. Et donc s'il est temps maintenant d'accueillir la dernière personne, le dernier candidat pour ce soir, je vous demande d'accueillir donc Édouard Philippe, ancien premier ministre et maire du Havre.
[applaudissements] [musique]
Alors Édouard Philippe, vous connaissez maintenant les questions par cœur. Ah bon ? [rires] Alors sinon, je vous je vous la répète, elle s'affiche sur votre écran. Vous avez au total 10 minutes le même temps de parole que les autres candidats. La première question concerne en particulier la fiscalité et notamment celle de l'héritage à l'heure où la France a déjà le record de des prélèvements obligatoires puisque ça frolle les 44 % et d'après les prévisions de Beris, ça devrait les dépasser l'an prochain. Est-ce que c'est acceptable pour les ménages ? Euh la réponse est non. Euh et avant de d'abord merci pour votre invitation bien entendu.
Euh il se trouve que j'ai eu la chance d'écouter un certain nombre des orateurs qui se sont exprimés euh devant moi que j'ai écouté Jérôme Gedge que j'ai trouvé bon je suis pas toujours d'accord avec lui. Euh puis j'en ai entendu d'autres que j'ai trouvé bon aussi parfois très bon. Et j'ai observé que Xavier Bertrand avait commencé par dire que il fallait il fallait dire d'où on parlait. Alors disons d'où on parle. la suppression de l'ISF, la création de la flat taxe, la baisse de l'impôt sur les sociétés, tout ça avec un déficit qui pour la première fois en 20 ans, pour la seule fois en 20 ans en 2018 et en 2019 a été inférieure à 3 % et avec un chômage qui diminué.
Je suis pas magicien mais la politique de l'offre ça marche pour autant qu'elle soit stable, qu'elle soit cohérente, qu'elle soit lisible par les acteurs économiques du pays. Et ce que je dis au niveau national, je l'ai fait au niveau local. Moi aussi parce que j'ai entendu Xavier qui parlait du de la très belle région des Haut de France et de la magnifique ville de Cad et curieusement, il a dû oublier la la ville du Havre. Euh moi je ne l'oublie jamais la ville du Havre et et je peux dire aussi que à la ville du Havre, j'ai baissé la dette sans augmenter le taux de l'impôt depuis 2009.
Depuis 2009 que j'ai baissé très significativement la dette de plus de 120 millions d'euros entre 2019 et 2026. Vous me demandez si le le niveau de prélèvement en France est acceptable. La réponse est non. Vous me demandez ce qu'il faut faire s'agissant de la fiscalité, de l'héritage. L'héritage change. Il est, si j'ose dire, reçu de plus en plus tard et objectivement le fait qu'il soit reçu de plus en plus tard a un coût pour la collectivité. Donc moi, je suis pas du tout pour modifier la fiscalité de l'héritage, mais je suis pour encourager la circulation du capital le plus possible, le plus tôt possible.
Pour ça et et et de ne pas modifier, de ne pas alourdir la fiscalité de l'héritage, je suis très en désaccord, vous surprendre personne ici avec ce que dit monsieur Mélenchon ou avec ce que dit monsieur Gluxman sur la fiscalité applicable à l'héritage. Je pense en revanche qu'il faut accompagner celles et ceux qui choisissent d'aider leurs enfants ou leurs petits-enfants que ça peut se faire en considérant que les petits enfants sont soumis au même régime que les enfants. Aujourd'hui, c'est l'abattement de 100000 € pour les enfants, c'est 31000 pour les petits-enfants. On doit pouvoir aligner ces deux chiffres. On doit d'ailleurs doubler l'abattement en passant à 200000 €.
Il faut faire en sorte que dans toute la mesure du possible, ceux qui le peuvent et de fait tout le monde ne le peut pas mais ceux qui le peuvent et ceux qui le souhaitent doivent transmettre leur capital de leur vivant pour accompagner euh euh les enfants et les petits-enfants qui en ont besoin. Et puis peut-être sans sans sans rien choquer de ceux qui ici sont légitimement attachés à l'assurance vie, je serais assez partisan de faire en sorte que la transférabilité des sommes qui sont sur un contrat d'assurance vie puisse le cas échéant être transmis hors succession à leurs petits enfants s'agissant des plans et par une retraite.
pour une raison assez simple, c'est que ça ne vient absolument pas gêner de l'assurance vie, mais ça permet d'accompagner les petits-enfants dans la constitution d'un capital qui est intéressant et qui du point de vue général présente l'intérêt d'avoir un financement de l'économie productive un peu plus important. Voilà ce que je propose s'agissant de l'héritage. OK. Question suivante sur la retraite par capitalisation. Est-ce que voilà, au-delà du système euh garanti par l'État, vous êtes favorable à une forme de capitalisation ? Et si oui, laquelle ?
Comme je savais que je venais à l'affaire, cher Gérard, je me suis dit que j'allais sortir aujourd'hui mon plan pour les retraites et et dans ce plan, c'est vrai, je vous assure. Et dans ce plan pour les retraites, il y a évidemment toute une partie des solutions qui permettent d'équilibrer le système par répartition auquel on est attaché et dont je ne veux pas me priver. Mais il y a en plus de cela la création d'une d'un complément de capitalisation. On pourrait parler d'épargne retraite salariale mais enf en tout cas de capitalisation obligatoire et collective pour l'ensemble des salariés.
Mon plan sur les retraite c'est assumer le fait que pour équilibrer le système, il faut travailler plus longtemps. Tous un peu plus 45 années de cotisation, 65 années d'âge légal, c'est plus 67 hein. 65 comptez bien 65 ans pour l'âge légal de départ et 45 ans de durée. Vous verrez que ça veut dire quand même ça veut dire quand même qu'il y a et 67 ans pour l'âge de la décotte hein de fin de la décote. Ça veut dire quand même queon va travailler plus longtemps. matière des Français qui n'y passeront pas parce que ils ont une réalité du travail qui est totalement différente et elle doit être prise en compte. Ces mesures là, elles permettent d'équilibrer le système de retraite entre 5 et 7 ans.
Et ensuite, il faut un système de capitalisation à côté. Il va pas le remplacer complètement et il ne donnera pas à pleine vigueur trop tôt parce que c'est long de mettre en place un système qui finance la le retrait par l'application de la capitalisation.
Mais mon objectif, c'est de faire en sorte que l'application de ma réforme sur les retraites par répartition va créer un surplus assez significatif dans les compte de la GIR Carco, d'utiliser ce surplus pour l'entre pour le l'employé pour amorcer le compte de capitalisation et faire en sorte ainsi d'avoir durablement une capitalisation qui est financée, qui est amorcée sans augmenter pour le salarié le coût des cotisation, donc sans perdre de pouvoir d'achat et sans augmenter pour l'entreprise le coût du travail donc sans sans impacter la compétitivité de l'entreprise.
Et avec ce système, on amorce un fond de capitalisation qui sera précieux dans 15 ou 20 ans quand l'effet démographique sera encore plus fort qu'aujourd'hui. On accompagne les salariés avec un un instrument collectif et obligatoire et on se prémunit collectivement contre un système qui ne serait pas capable de prendre en compte la solidarité intergénérationnelle mais qui ne serait pas capable de faire partager à l'ensemble des salariés l'incroyable valorisation du capital que permet une économie qui fonctionne. OK. et je l'avais jamais présenté en 1 minute 50. Oui oui. Bah belle belle c'est peut-être un peu belle prouesse le jour de votre publication de vos projets concernant la retraite.
Euh on passe à la dette publique. Dernière question en ce qui me concerne euh les épargnants disposent de 6500 milliards. En face on a une dette publique qui dépasse les 3500 milliards. Est-ce que vous seriez tenté de mobiliser une partie de cette épargne ? Euh l'épargne, c'est le fruit du travail ou le fruit d'ailleurs des investissements et du capital réalisé par les Français. C'est donc la propriété privée. On vit en France dans un système et j'espère qu'on y vivra longtemps dans un système où on préserve la propriété privée. Donc l'idée d'affecter de façon obligatoire la propriété privée à un usage à raison de l'intérêt général ne me convain pas. Je ne crois pas à l'emprunt obligatoire.
mais incitations, je veux bien des emprunts obligataires mais certainement pas des emprunts obligatoires. Euh alors ensuite, dans le système tel qu'il existe, il y a effectivement des politiques publiques qui incitent euh euh euh les Français en fonction de leur choix et en fonction de leur liberté à placer leur épargne dans tel ou tel produit. Mais ça c'est vieux comme enfin c'est vieux quoi.
Euh euh et je propose pas de supprimer ça et je pense que si on on est en mesure de faire en sorte euh d'aller chercher l'épargne pour la conduire ou en tout cas pour faire en sorte que les Français choisissent de la conduire sur le financement peut-être un peu plus qu'aujourd'hui de l'économie productive et et des entreprises. On aura pas perdu notre temps. Mais mais ça ne veut ça ne veut rien tir en terme de contrainte. Puis j'ajoute une dernière chose, c'est que si on veut véritablement faire fructifier l'épargne française et financer l'économie française, il faut impérativement passer au marché unique de capitaux.
C'est pas strictement français, c'est européen et ça me semble absolument indispensable. On sait comment faire. Il y a quand même un certain nombre de gens qui ont travaillé sur comment est-ce qu'il faut faire. Je suis convaincu que si on ne fait pas ça, on prive l'Europe d'une incroyable capacité à mobiliser l'épargne qu'elle dont elle dispose et même d'une certaine façon à réussir ce désastre absolu qui consiste à faire en sorte que l'épargne européenne crée du capital américain. Donc il faut faire le marché unique de capitaux et ça me paraît être une réponse complète à la question que vous avez posée. Ouais, je regarde le temps. Oui. Oui.
Et ça vous laisse suffisamment de temps effectivement pour répondre à la question de Gérard Berckerman qui va la poser maintenant. On peut déduire la réponse de notre premier ministre d'Edouard Philippe que je connais bien, on va la déduire. Elle elle devait se formuler par un oui ou par un non. Est-ce que vous Édouard Philippe président de la République vous prenez aujourd'hui l'engagement de ne pas toucher à ce qui est le l'épargne préférée statistiquement l'épargne préféré des Français ? L'assurance vie. Vous avez 2 minutes 25 pour choisir entre oui et non. [grognement] Si vous ne vous voulez pas encore 2 minutes 25, je vais faire monter un petit peu la pression.
[rires] J'allais dire, j'allais dire la chaleur dans une salle où il faut reconnaître qu'il fait bon. Gérard, vous avez fait en sorte que personne n'est vraiment trop froid. Euh non, la réponse est évidemment non. Euh est-ce que vous allez toucher à l'épargne préférée des français ? La réponse est non. Voilà, c'est ça. Non, non, non, je reprends ma question. Non, la réponse est oui. Est-ce que vous allez toucher à l'épagne préférée des Français ? Ah oui. Est-ce que vous allez toucher à l'épagne ? No. Exactement. Si vous hésitez entre oui et non, dites entre yes no. Non, c'est non. Il ne touchera pas.
Notre premier ministre Édouard Philippe a pris l'engagement devant les adhérentes et les adhérents de l'affaire qui ne touchera pas au statut juridique et fiscal de l'assurance vie. Il vous reste,
[applaudissements]
monsieur le Premier ministre, vous avez un crédit de 2 minutes, c'est extraordinaire, vous êtes le seul. Et alors c'est d'autant plus amusant qu'en général on m'explique à juste titre que je fais des réponses trop longues et parfois trop nuancé. Vous venez de prouver le contraire. Je je viens de prouver. Il y aura donc un avant l'affaire [rires] et un après l'affaire. J'espère que l'après l'affaire sera souriant, radieux, prospère pour vous comme pour moi. Je vous remercie. Merci. Merci beaucoup.
[applaudissements]
Alors ça c'est la c'est la classe de de la concision. Donc on on peut prendre le temps cher Gérard Beckerman de conclure ces assises. Vous avez maintenant je ne sais pas pourquoi vous me posez la question. Moi je ne suis pas candidat à la présidentielle. Non mais vous avez écouté les uns et les autres et comme vous êtes président de l'affaire, vous êtes tout à fait habilité à conclure cette réunion devant l'ensemble des personnes présentes ici à la place GAV et et également tout t toutes les personnes qui nous écoutent et qui nous regardent à distance. Gérard Beckerman, je vous laisse le mot de la fin.
Mon premier remerciement va à vous Jean-Paul Chapel qui avait si intelligemment animé ses assises. Il va également à toutes les adhérentes, à tous les adhérents de l'affaire ici présents ou qui nous écoutent sur les réseaux à distance au bout du monde où la France est présente. Je remercie également notre partenaire Philippe Michel Lross directeur général d'abeille et peut-être aussi euh adresser un message euh je vais l'improviser. On vient d'écouter tous ces candidats et je trouve qu'il y a quand même un dénominateur commun plus qu'un diviseur. Vraiment, je trouve qu'il y a un certain écuménisme, la période si prête, un écuménisme avec des discours qui peuvent se combiner harmonieusement.
La plupart des la quasi totalité des orateurs candidats à la présidence de la République ont eu une position très favorable à l'égard de l'assurance vie. Et moi, je suis heureux que les adhérentes, les adhérents de l'affaire aient pu aujourd'hui écouter de vivois de tels engagements. Il y avait une modulation dans les propos de Jérôme Gedge, mais finalement j'ai réfléchi à sa position et je pense que Jérôme Gedge est a hésité à prendre un engagement irréversible de ne jamais toucher au statut fiscal de l'assurance vie.
parce que pour lui, si j'ai bien compris, je pense l'avoir bien compris, ce qui peut justifier un une fiscalité différente de l'assurance vie, ce serait l'usage, la finalité, les utilisations possibles qui seraient faites de l'assurance vie. Il a évoqué la transition écologique, le développement durable. Il a évoqué le patrimoine, les investissements productifs et pour lui la fin justifie les moyens. Mais finalement, ce n'est pas un langage que je qualifierai de révolutionnaire. C'est un langage qui est responsable. Il a le droit. Même si je pouvais ou devais ne pas partager ce droit, mais je le respecte.
Je le respecte parce que quand on veut donner des finalités si civiques, responsable, utile à l'assurance vie, et bien je dirais ça se discute. Ce que nous avons réussi à la faire, c'est de préserver au cours des deux dernières décennies, je vous le dis sans hésitation, l'essentiel des atouts de l'assurance vie. Nous serons amenés dans les prochains mois à nous prononcer sur les réformes qui sont en train d'être cogité un peu partout. au ministère de la justice, au ministère de euh des finances euh dans les assemblées, l'Assemblée nationale, le Sénat, le sur le la réforme des de l'héritage.
Je crois que la position de l'affaire concernant l'héritage, elle doit être au-delà de l'aspect financier, je vous le dis. Il y a une recomposition des familles. Il y a des progrès considérables visant l'amélioration, la prolongation de la durée de vie. J'ai entendu parler petits enfants, petits enfants, c'est intelligent mais l'affaire sera là pour coup et court s'opposer à toute véléité qui viendrait se présenter pour trouver un moyen une fois de plus de déstabiliser le statut fiscal de l'assurance vie. On a été on a mené un combat vif parfois très difficile. On l'a gagné. On n'a pas fait que de le mener. On l'a gagné.
Et nous allons poursuivre dans la même voie pour une assurance vie qui soit citoyenne pour continuer à procurer aux adhérents de l'affaire une un pouvoir d'achat que je qualifierai de convenable. Il n'y a pas que le pouvoir d'achat des salaires, il a le pouvoir d'achat également de l'épargne qui doit être préservée. Et donc, je suis modérément optimiste, je vous le dis, je suis modérément optimiste. L'assurance vie a prouvé sa citoyenneté, sa civilité, sa responsabilité. On fait de belles choses et on ne les fait pas que pour nous. Je n'ai pas une assurance vie pour avoir 2 3 4 ou 5 % de rentabilité de performance annuelle. Quoi que je suis content si c'est supérieur à trois ou quatre.
Mais ce n'est pas la motivation unique en étant en ayant la chance d'être épargnant. J'apporte une contribution, je dirais à des valeurs, à des valeurs. La santé, l'éducation, l'instruction, la justice, la défense du territoire, l'écologie. Et donc c'est ça toute la signification de l'assurance vie. C'est bien pourquoi elle représente un tel en cours aujourd'hui 2400 milliards. Faites confiance à votre association pour aller dans la même voie. Dans la même voie et je dirais aussi il est peut-être temps de la démocratiser un peu plus. L'épiçais n'ont pas cette chance. Ils consomment tous leurs revenus et parfois ils sont obligés de s'endetter pour pour consommer.
Et bien on a une chance historique avec l'épargue et avec cette idée de capitalisation telle qu'elle a été définie. La capitalisation, ce n'est pas que pour nous, c'est pour nos proches. L'assurance vi, elle est faite pour contenir et contrôler les aléas de la vie. Mais la capitalisation, elle peut donner une chance à tout le monde, surtout si on accepte le principe comme l'avait défini d'ailleurs le général de Gaulle dans les ordonnances de 45, un système qui fait permet de faire adhérer à la capitalisation avec une dose de caractère obligatoire.
Mais cette obligation, ce n'est pas une contrainte insurmontable, c'est une civilité vis-à-vis de la grande du grand nombre de millions de Français qui n'ont pas la chance de pouvoir épargner. Et je pense qu'il fautir cette chance. Nous allons aller de l'avant pour préserver tous les avantages de l'assurance vie. Ce sont des avantages qui sont préférentiels mais qui ne sont pas exorbitants. L'assurance vie a été lourdement fiscalisé au cours des 20 dernières années mais peut-être moins que d'autres segments de l'épargue. Je suis donc confiant, nous avons un grand chemin qui nous attend. Je vous remercie infiniment de votre présence et vive les prochaines assises.
[applaudissements] [musique] [musique]