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AutreC dans l'air (sur YouTube)· 26 mai 2025 11 minActualité / polémiqueSantéTravail & emploiÉconomie & entreprises

Colère des taxis : la grève se poursuit - Reportage C dans l'air 24.05.2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 30 %Défensif 70 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • OuverteRéponse directe

    Question sur le vieillissement de la population et la rationalisation des services publics

  • OuverteRéponse directe

    Question sur la nécessité des trajets en taxi pour les patients

  • OuverteRéponse directe

    Question sur l'optimisation des transports sanitaires vs autres économies

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Chiffre
    « Ils pourraient perdre jusqu'à 40 % de leur chiffre d'affaires et faire gagner jusqu'à 150 millions d'euros par an à l'assurance-maladie. »
  • Chiffre
    « Avec ces nouveaux tarifs, le gouvernement veut freiner la hausse des dépenses de transport des patients, en nette augmentation: +45 % depuis 2019. »
  • Chiffre
    « On ne va pas faire machine arrière. Il s'agit de faire environ 100 millions d'économies, sur 6,3 milliards. C'est 2 % d'économies, des économies qui seront faites sur l'efficacité, pas sur le service aux malades. »
  • Fait
    « On développe l'hospitalisation de jour, on fait rentrer les patients le matin et on les fait sortir le soir pour réduire les coûts hospitaliers et le budget de la Sécu. »
  • Chiffre
    « Une personne sur deux en zone rurale dit qu'elle n'arrive pas à prendre rendez-vous avec un médecin. »
  • Chiffre
    « La hausse des dépenses liées aux taxis, c'est 45 %. C'est 35 % pour l'ensemble des transports sanitaires, avec les ambulances, les véhicules légers sanitaires, etc. »
  • Chiffre
    « La facture moyenne est de 63 euros. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

sont vent debout contre la baisse de la tarification du transport des malades. Ils pourraient perdre jusqu'à 40 % de leur chiffre d'affaires et faire gagner jusqu'à 150 millions d'euros par an à l'assurance-maladie. - Depuis lundi, les taxis font entendre leur colère contre les nouveaux tarifs de transport sanitaire.

A Paris, ils ont établi leur camp de base. Des chauffeurs venus de la France entière. Johann, 38 ans, est arrivé la veille de Besançon. - Je vais faire mon lit pour ce soir.

Il faut que je m'entraîne parce que, dans 6 mois, avec les conditions qu'ils nous imposent, c'est dans une voiture que je vais dormir. On sera tous à la rue. - Pour ce chauffeur et ses collègues de Franche-Comté, le transport médical est vital. - Je sais que c'est une perte de chiffre de 35 à 40 %, c'est sûr et certain. - Avec ces nouveaux tarifs, le gouvernement veut freiner la hausse des dépenses de transport des patients, en nette augmentation: +45 % depuis 2019. - Cette progression est énorme, certes, mais elle n'est pas liée à un effet tarif.

Elle est liée à un effet volume. On développe l'hospitalisation de jour, on fait rentrer les patients le matin et on les fait sortir le soir pour réduire les coûts hospitaliers et le budget de la Sécu. On régionalise les centres de soins.

C'est-à-dire que, plutôt que d'en avoir sur plein de territoires en zone rurale, on les régionalise dans la grande ville. Il faut transporter ces personnes. Avant, on les prenait de Pontarlier pour les emmener à Pontarlier.

Aujourd'hui, on les prend de Pontarlier pour les emmener à Besançon, 60 km. - Les taxis ont été reçus aujourd'hui par le Premier ministre, F.Bayrou.

Un gouvernement qui, à ce stade, lui aussi, n'entend rien lâcher. - On ne va pas faire machine arrière. Il s'agit de faire environ 100 millions d'économies, sur 6,3 milliards.

C'est 2 % d'économies, des économies qui seront faites sur l'efficacité, pas sur le service aux malades. - De son côté, le directeur général de l'assurance-maladie veut rassurer. Selon lui, la profession ne sera pas pénalisée par cette réforme.

Pas de quoi calmer les esprits. Sur le terrain, la tension monte. A Marseille, mardi, notamment, 2 chauffeurs de taxi ont été renversés. - On était en marge de la manifestation, dans un endroit protégé, balisé.

Un VTC a fait demi-tour, a foncé délibérément sur un groupe de taxis. - Les tensions entre chauffeurs sont exacerbées. La patronne de Uber France dénonce ce qu'elle appelle une traque des VTC. - Il y a, depuis le début de la semaine, 2 chauffeurs ...7 cas de chauffeurs qui ont été agressés physiquement, qui ont reçu des menaces avec des armes à feu, des Tasers, des bombes lacrymogènes. - Les VTC, 2e cheval de bataille des chauffeurs de taxis. - Le sujet du VTC, ça fait 15 ans qu'on lutte, qu'on discute avec le ministère des Transports.

On n'y arrive pas, ils ne veulent pas agir. C'est ce qui a entraîné une crise aujourd'hui. - A l'origine de cette crise, une concurrence jugée déloyale.

Un diagnostic partagé par F.Roussel. - Je soutiens les taxis qui font face à une concurrence féroce de la part des Uber, qui n'ont pas du tout les mêmes charges que les taxis. - Les chauffeurs de taxi accusent également les VTC de pratiques irrégulières.

En réponse, le ministre de l'Intérieur, B.Retailleau, a appelé cette semaine à renforcer les contrôles. - A.de Tarlé: Question. - S.Hoibian: Oui.

On est face à un vieillissement de la population. Comme le disait le chauffeur de taxi, on a aussi fait des choix de rationalisation des services publics. Ca veut dire qu'on a rassemblé des hôpitaux, en considérant qu'ils seraient plus efficaces.

Par exemple, une petite maternité a des taux de décès et de problèmes souvent plus importants qu'un gros hôpital. Mécaniquement, il y a plus de trajets. Il y a aussi une sous-dotation en France de médecins sur le territoire.

En moyenne, on a 339 médecins pour 100 000 habitants. En Europe, on est à 405. Dans certains pays ou à Paris, on est à plus de 800.

Il y a d'autres territoires, des territoires ruraux, où on va avoir moins de 200 médecins pour 100 000 habitants. Ce ne sont pas que des territoires ruraux. C'est aussi le cas en Seine-Saint-Denis. - A.de Tarlé: Donc, il faut faire des kilomètres pour trouver un centre hospitalier ou un médecin? - S.Hoibian: Voilà.

Une personne sur deux en zone rurale dit qu'elle n'arrive pas à prendre rendez-vous avec un médecin. Quand on s'intéresse aux spécialistes, aux gynécologues, aux ophtalmos, on passe à 70 % des personnes en zone rurale qui disent qu'elles n'arrivent pas à prendre de rendez-vous. - A.de Tarlé: Question. "Le Courrier international" rapportait que les patients qui se font soigner en France sont surpris de voir qu'on vous paye un taxi pour rentrer chez vous.

C'est quelque chose d'appréciable, surtout quand on sort d'une chimio. - F.Ecalle: D'abord, il y a des raisons de fond qui ont été citées pour lesquelles il y a une demande de plus en plus forte de transport sanitaire.

Il y a le vieillissement de la population, le fait qu'on regroupe les hôpitaux, on ferme des petites unités hospitalières...

Ca explique que sur le long terme, il y ait une croissance assez forte des dépenses de transport sanitaire. Mais il s'est passé quelque chose d'assez inédit au cours de ces 5 dernières années. Comme vous l'avez dit, la hausse des dépenses liées aux taxis, c'est 45 %.

C'est 35 % pour l'ensemble des transports sanitaires, avec les ambulances, les véhicules légers sanitaires, etc. 35 %, alors que la hausse du PIB sur ces 5 années a été de 20 %. Les ressources de la Sécurité sociale ont augmenté à peu près de 25 %.

Mais ce décrochage entre la hausse des dépenses de transport sanitaire et de l'activité, c'est nouveau. Il n'y a pas eu d'accélération du vieillissement de la population. Au contraire, il y a eu une mortalité un peu plus importante des vieux pendant les années 2020 et 2021.

Il n'y a pas eu une accélération de la réforme de l'organisation territoriale, des soins...

On n'a pas accéléré les fermetures de maternités. Il y a 2 jours, une statistique du ministère de la Santé montrait qu'on a encore en France un tiers des maternités dans lesquelles il y a moins de 2 accouchements par jour. Il y en a encore beaucoup.

Ce sont des facteurs qui jouent, mais qui n'expliquent pas ce qu'il s'est passé. J'ai du mal à comprendre ce qu'il s'est passé ces 5 dernières années. Le Crédoc sait probablement mieux que moi, mais j'ai l'impression qu'avec le covid, on a pris l'habitude de considérer que le transport sanitaire est un automatisme.

Les patients ont droit à un transport sanitaire. Les médecins ne refusent pas, parce que ce ne sont pas eux qui payent. - A.de Tarlé: C'est un confort. - F.Ecalle: C'est une nouvelle norme sociale.

On a droit au transport sanitaire par taxi. Mais c'est incompatible avec la stabilisation des impôts et de la Sécurité sociale. - A.de Tarlé: Pour le patient, on ne voit pas combien ça coûte.

La facture moyenne est de 63 euros. - F.Ecalle: C'est pris en charge à 65 %, voire 100 %. - A.de Tarlé: Dans le cas d'une chimio... - F.Ecalle: C'est une infection longue durée, donc c'est du 100 %. - G.Macke: C.Simonin, la présidente de la fédération de 85 associations de patients soutient cette réforme.

C'est nécessaire pour la Sécurité sociale de faire des économies. Les patients voient ce qu'il va se passer pour le budget 2026. Est-ce qu'on préfère optimiser les transports sanitaires, ou augmenter le reste à charge sur les médicaments, payer 5 euros de plus sur les consultations des médecins...

A la fin, il va falloir faire des économies. La question, c'est plutôt de se demander où les économies sont les moins douloureuses. En ce sens je suis d'accord avec F.Ecalle.

Il y a un mystère autour d'une augmentation aussi considérable de 45 %. En 5 ans, ça paraît beaucoup. Ca laisse entendre qu'il y a au minimum des abus.

Sinon, il va falloir faire d'autres efforts à d'autres endroits, qui seront sûrement plus douloureux, ou sur lesquels on peut moins s'arranger. Là, l'idée n'est pas de dire aux patients que ce ne sera désormais plus pris en charge. L'idée est de dire qu'on va optimiser les emplois du temps pour pouvoir y aller à plusieurs et ne pas faire de retours à vide.

Colère des taxis : la grève se poursuit - Reportage C dans l'air 24.05.2025 — François Bayrou · Pourquijevote