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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 21 février 2022 26 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseÉducation & rechercheTravail & emploi

Élection présidentielle, campagne d'Emmanuel Macron, parrainages... Le "8h30 franceinfo" de Stanislas Guerini

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il est encore possible d'éviter la guerre selon vous ?

  • 1:36RelanceRéponse partielle

    Mais est-ce qu'il n'a pas déjà gagné Vladimir Poutine ?

  • 3:23RelanceRéponse partielle

    Est-ce que Vladimir Poutine se moque de nous ?

  • 6:10OuverteÉludée

    Impossible pour le président d'annoncer une candidature alors qu'il y a la guerre aux frontières de l'Europe ?

  • 9:09OuverteRéponse directe

    Vous en avez des idées ?

  • 10:35OuverteRéponse directe

    Sur la compétitivité, c'est se redonner des moyens financiers avec une réforme des retraites ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:19Invité politiqueFait
    « Bien sûr il faut tout faire, tout faire pour éviter la guerre. »
  • 0:22Invité politiqueFait
    « C'est ce que le président de la République a indiqué, qu'il prendrait tous les risques jusqu'à la dernière minute. »
  • 0:30Invité politiqueFait
    « Pour pouvoir éviter un conflit armé dont on imagine les conséquences, ça serait le plus grand conflit, la plus grande crise peut-être depuis la deuxième guerre mondiale. »
  • 1:02Invité politiqueFait
    « Ce n'était pas gagné ? Ce n'était pas gagné. »
  • 1:08Invité politiqueFait
    « Et pourtant, grâce, il faut le dire aussi, à l'action du président de la République, il y a cette unité-là qui permet d'obtenir des avancées. »
  • 1:23Invité politiqueFait
    « Mais les avancées de la nuit, où à la fois Joe Biden et Vladimir Poutine ont accepté l'idée d'avoir une rencontre au sommet pour éviter la guerre, c'est déjà une avancée notable. »
  • 1:54Invité politiqueFait
    « Je ne pense pas qu'on puisse raisonner comme ça. On voit bien, je le disais à l'instant, c'est difficile de savoir ce qu'il y a dans la tête de Vladimir Poutine. »
  • 2:04Invité politiqueFait
    « Et en l'occurrence, ces deux objectifs-là n'ont pas été atteints par Vladimir Poutine. »
  • 2:59InvitéFait
    « Il avait promis que les troupes russes quitteraient la Biélorussie après les exercices. »
  • 3:04InvitéFait
    « Or, on a entendu aujourd'hui le ministre de la Défense biélorusse dire non, elles resteront. »
  • 3:09InvitéFait
    « Il avait promis de maintenir et de renforcer le cessez-le-feu plus de 1000 violations. »
  • 3:16InvitéFait
    « Il avait promis de relancer le format Normandie. »
  • 4:49Invité politiqueFait
    « Ceux qui disent aujourd'hui qu'il faudrait quitter le commandement intégré de l'OTAN... Certains candidats présidentiels le disent, Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour notamment. »
  • 5:13InvitéFait
    « vu que François Fillon travaille dans un groupe privé, il est complice de Vladimir Poutine. »
  • 10:44Invité politiqueChiffre
    « On est en train, aux Etats-Unis, de vivre le plus grand mouvement de démission de l'histoire du capitalisme. C'est la grande démission. 32 millions d'Américains ont quitté leur job. »
  • 21:36Invité politiqueFait
    « Je pense que certains sont en difficultés réelles. »
  • 21:40Invité politiqueChiffre
    « pour la dernière élection présidentielle, sur les 40 000 grands électeurs qui peuvent apporter un parrainage, ce ne sont que 14 000 d'entre eux qui l'ont fait. »

Temps de parole

  • Invité politique70 %
  • Invité11 %
  • Présentateur8 %
  • Présentateur 27 %

4,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Stanislas Guérini, on a l'impression que ce sont un peu les tractations de la dernière minute et de la dernière chance pour l'Ukraine avec des coups de fil qui se sont multipliés ces derniers jours. Hier Emmanuel Macron lui-même a décroché son téléphone, il a appelé deux fois Vladimir Poutine, il a appelé Joe Biden. Est-ce qu'il est encore possible d'éviter la guerre selon vous ?

0:19
Invité politique

Bien sûr il faut tout faire, tout faire pour éviter la guerre. C'est ce que le président de la République a indiqué, qu'il prendrait tous les risques jusqu'à la dernière minute. Pour pouvoir éviter un conflit armé dont on imagine les conséquences, ça serait le plus grand conflit, la plus grande crise peut-être depuis la deuxième guerre mondiale. Donc oui, il fallait faire ce que le président de la République a fait, c'est-à-dire que le chemin est étroit, la voie du dialogue, la fermeté vis-à-vis de la Russie. Parce que quand on négocie avec Vladimir Poutine, on ne négocie pas si on n'a pas cette posture de fermeté. Et puis l'unité absolue, et notamment des Européens. Ce n'était pas gagné ?

Ce n'était pas gagné. Parce que les Européens ont des intérêts qui ne sont pas tout le temps convergents, je pense à nos voisins allemands, avec la question du gaz. Et pourtant, grâce, il faut le dire aussi, à l'action du président de la République, il y a cette unité-là qui permet d'obtenir des avancées. Alors, personne ne sait ce qu'il y a dans la tête de Vladimir Poutine. Il faut rester extrêmement prudent sur ces sujets-là. Mais les avancées de la nuit, où à la fois Joe Biden et Vladimir Poutine ont accepté l'idée d'avoir une rencontre au sommet pour éviter la guerre, c'est déjà une avancée notable.

1:36
Invité

Mais est-ce qu'il n'a pas déjà gagné Vladimir Poutine ? L'Occident annonce que de toute façon, il ne s'engagera pas dans un conflit armé. C'est-à-dire qu'en gros, si demain Moscou décide d'attaquer l'Ukraine, il y aura des sanctions économiques, il n'y aura pas de riposte militaire.

1:46
Invité politique

Je ne pense pas qu'on puisse raisonner comme ça. On voit bien, je le disais à l'instant, c'est difficile de savoir ce qu'il y a dans la tête de Vladimir Poutine. Et je crois que seul Vladimir Poutine le sait en réalité. Mais on peut supposer qu'il y avait une volonté de déstabilisation de l'Europe et de l'OTAN. Et en l'occurrence, ces deux objectifs-là n'ont pas été atteints par Vladimir Poutine. L'OTAN montre une certaine efficacité dans les moments où on se parle. Et puis l'Europe ne s'est pas disloquée. Ce qui était, je crois, à mon sens, le risque majeur qui, en l'occurrence, aurait fait la victoire de Vladimir Poutine. Après, un conflit armé, c'est la défaite pour tout le monde.

La défaite pour tout le monde. Et le président de la République, les Européens, les Américains aussi, ont eu raison d'avoir cette posture de fermeté, de sanctions massives qui seraient extrêmement déstabilisantes pour la Russie si jamais Vladimir Poutine franchissait la frontière ukrainienne.

2:43
Invité

Je voulais vous faire écouter l'analyse de Nathalie Loiseau, élue de votre majorité Stanislas Guérini, qui préside au Parlement européen la sous-commission Sécurité et Défense. Elle était sur France Info hier soir. Les promesses que Vladimir Poutine a faites, il les avait déjà faites une première fois à Emmanuel Macron. Il avait promis que les troupes russes quitteraient la Biélorussie après les exercices. Or, on a entendu aujourd'hui le ministre de la Défense biélorusse dire non, elles resteront. Il avait promis de maintenir et de renforcer le cessez-le-feu plus de 1000 violations. Il avait promis de relancer le format Normandie. Pour le moment, on n'a pas avancé.

Stanislas Guérini, est-ce que Vladimir Poutine se moque de nous ?

3:25
Invité politique

Non, mais Nathalie Loiseau, elle a raison d'être méfiante. Elle a parfaitement raison. Les faits qu'elle a rappelés sont avérés. Mais est-ce que cela veut dire qu'il ne faut pas tout faire pour éviter la guerre ? Évidemment non.

3:39
Invité

Il faut continuer à discuter même s'il ne tient pas ses engagements.

3:41
Invité politique

Tant qu'il n'y a pas d'invasion armée, et vous avez constaté que c'est ça le préalable à ce sommet, eh bien il faut tout faire jusqu'à la dernière minute pour éviter la guerre. Elle a raison aussi d'évoquer la Biélorussie. Parce que la situation en Biélorussie, elle est un peu occultée par le conflit de la Russie avec l'Ukraine. Dans quelques jours, la Biélorussie va décider aussi de son destin. Elle pourrait se rapprocher beaucoup plus fortement de la Russie que ça a été le cas pendant des années. Mais ça, ça vaudrait pour les Européens à revoir aussi la situation géopolitique et la stratégie européenne. Quel est l'enseignement au fond derrière tout ça ?

C'est que pour les Européens, il est temps de prendre notre destin en main. De construire une défense européenne. De construire cette indépendance stratégique. Au fond...

4:30
Présentateur

Au sein de l'OTAN ou est-ce qu'il faut modifier également l'OTAN ? Oui, bien sûr. L'OTAN qui, je rappelle, selon Emmanuel Macron, était en état de mort cérébrale il y a encore quelques mois.

4:38
Invité politique

Mais il a eu raison de bouger les lignes au sein de l'OTAN. Et d'une certaine façon, à chaque fois, c'est la position du président de la République. C'est-à-dire de pouvoir faire évoluer les choses de l'intérieur. Ceux qui disent aujourd'hui qu'il faudrait quitter le commandement intégré de l'OTAN... Certains candidats présidentiels le disent, Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour notamment. Mais qu'est-ce qu'il y a derrière, au fond ? Une volonté d'alignement ou de vassalisation avec la Russie ? C'est ça qui est très dangereux aujourd'hui.

On voit bien qu'à des degrés divers dans cette élection présidentielle, des candidats ont des lignes de vassalisation, parfois quasiment explicites, c'est vrai à l'extrême droite, ou un peu plus discrètes.

5:13
Invité

Par exemple, Valérie Pécresse, je voyais que Clément Beaune disait, vu que François Fillon travaille dans un groupe privé, il est complice de Vladimir Poutine. Et Valérie Pécresse, au final, elle doit s'expliquer.

5:22
Invité politique

Je crois qu'il y a des ambiguïtés, en effet. Mais vous savez, je ne veux pas faire ce que font trop souvent nos oppositions. C'est un ministre du gouvernement qui dit, complice, François Fillon, complice de Vladimir Poutine. Je pense que c'est une faute pour un ancien Premier ministre de travailler ainsi avec les intérêts russes. Je le pense très sincèrement. Mais je crois que, dans cette crise, il faut garder l'intérêt du pays et l'intérêt européen. Je vois nos oppositions qui cherchent à politiser cette crise-là, à faire polémique de tout pour pouvoir systématiquement prendre des positions au fond anti-Macron.

Eh bien, dans ces moments-là, je crois que notre responsabilité, c'est de nous élever et de ne chercher que les intérêts des peuples européens.

6:05
Invité

Et justement, en tout état de cause, cette crise, elle ne permet pas à Emmanuel Macron de se déclarer tout de suite. Impossible pour le président, d'après vous, d'annoncer une candidature alors qu'il y a la guerre aux frontières de l'Europe. Ça rend quand même une sortie difficile.

6:17
Invité politique

Je fais le distinguo entre la volonté d'être candidat. Et cette volonté-là, elle est aujourd'hui évidente de sa part, de notre part à celles et ceux qui le soutenont.

6:28
Présentateur

Tout est prêt, en tout cas, pour qu'il soit candidat.

6:30
Invité politique

Et l'entrée en campagne, faire campagne aujourd'hui, vous avez vu la conversation que nous venons d'avoir sur l'actualité qui a été celle de ce week-end, c'est effectivement beaucoup plus difficile. Si vous me posez la question de savoir si tout est prêt, oui, tout est prêt.

6:44
Invité

Et ce n'est pas pour tout de suite que vous nous confirmez que c'est... On a cette information France Info, sans doute la semaine prochaine, à partir du 28 février, pas avant ?

6:51
Invité politique

Moi, je ne veux rien confirmer. Je crois qu'une déclaration de candidature, faire le choix de se présenter une nouvelle fois aux Français, c'est une décision qui est intime, au fond, et qui n'appartient qu'à une seule personne, Emmanuel Macron.

7:05
Présentateur

Il n'a plus qu'à appuyer sur le bouton et c'est parti.

7:07
Invité politique

Oui, nous sommes prêts, mais nous sommes prêts parce que... Il faut qu'ils le fassent de toute façon avant le 4 mars. Depuis des mois, nous avons été sur le terrain et d'une certaine façon, moi je l'ai dit, je me sens en campagne. On l'a fait pour promouvoir notre bilan, on l'a fait pour aller écouter les Français aussi. Et je pense qu'ils sont dans cette campagne trop absents. Il y a eu des grandes évolutions, des grandes transformations dans ce quinquennat. On va y venir. Nous sommes mis en disposition pour effectivement pouvoir, avec un peu d'envie, je ne vous le cache pas, rentrer pleinement dans cette campagne.

7:38
Présentateur

On va parler de la campagne dans un tout petit instant. D'abord, un coup d'œil sur le fil info à 9h moins 20 avec Diane Ferchit. Un couple de septuagénaires meurt noyé dans sa voiture dans le département de la Manche alors que la tempête Franklin traversait le nord du pays. 48 heures après la tempête Eunice, plus aucun département nait ce matin en vigilance aux vents violents en Normandie et dans les Hauts-de-France. La circulation des trains est à nouveau compliquée. 12 000 foyers restent privés d'électricité. Il a été proposé par Emmanuel Macron.

Les présidents Vladimir Poutine et Joe Biden acceptent de se rencontrer lors d'un sommet rencontre qui ne se tiendra que si la Russie n'envahit pas l'Ukraine d'ici là, précise la Maison Blanche. Les visages des enfants débarrassés du masque dans les cours de récréation de la zone B de retour de vacances aujourd'hui. Le masque reste en revanche obligatoire en classe, mais plus pour le sport dans les gymnases. Il va se terminer également des attestations sur l'honneur au sujet des autotests, attestations qui devaient être signées par les parents. Face à 400 chefs d'entreprise, les candidats à la présidentielle vont débattre de leur programme économique à l'invitation du MEDEF.

Aujourd'hui seront présents Yannick Jadot, Valérie Pécresse, Anne Hidalgo, Fabien Roussel, Marine Le Pen ainsi qu'Éric Zemmour.

8:48
Invité

France Info Le 830 France Info, Néhile à la trousse, Lorrain Sénéchal. Toujours avec Stanislas Guérini, délégué général d'En Marche, six candidats auditionnés aujourd'hui par le MEDEF, donc pas Emmanuel Macron puisqu'il n'est pas encore officiellement candidat, et les patrons par la voix de Geoffroy Roux de Bézieux, le président du MEDEF, regrettent une campagne sans idées. Vous, vous en avez des idées ?

9:12
Invité politique

D'abord je partage un constat. Il y a eu une hésitation presque. Non, j'allais rebondir sur campagne sans idées. Au fond, je dirais plutôt campagne sans vision.

9:20
Invité

Vous avez dit au rat des pâquerettes.

9:22
Invité politique

Oui, ce qui me marque. Effectivement, c'est qu'on parle au fond dans cette campagne de tout ce qui est accessoire, pour ne pas parler de tout ce qui est essentiel. Alors qu'est-ce qui est essentiel ? Ce qui est essentiel, à mon sens, c'est est-ce qu'on est capable de retrouver la maîtrise de notre destin collectif ? C'est ça la question qui a été posée par cette crise. Quand on a perdu le contrôle sur l'environnement, sur la capacité à produire. Mais le pouvoir d'achat est une question qui découle de celle-là. La capacité à créer du travail, à créer des emplois industriels, à refabriquer nos propres produits de première nécessité, à maîtriser nos données numériques.

Au fond, la question qui se pose, c'est est-ce que l'Europe, dont on parlait à l'instant, sort du champ des nations ? C'est arrivé à des pays où réussit à imposer sa voie et son propre modèle dans la mondialisation. Alors comment on y arrive ? Oui, pardon, je ne dis pas ça pour m'éloigner des questions plus concrètes, mais quand on parle réindustrialisation, quand on parle société du plein emploi, moi, je souhaite que dans le prochain quinquennat, on ait un quinquennat du plein emploi. C'est-à-dire de l'adéquation entre les besoins du pays et les talents et les compétences. Donc ça, par exemple, à mon sens, ça doit être un axe majeur dans cette campagne.

10:35
Invité

Sur la compétitivité, c'est se redonner des moyens financiers avec une réforme des retraites.

10:38
Invité politique

C'est aussi de l'éducation. Bien sûr, je peux ajouter un mot là-dessus, parce qu'on disait campagne sans idée. On est en train, aux Etats-Unis, de vivre le plus grand mouvement de démission de l'histoire du capitalisme. C'est la grande démission. 32 millions d'Américains ont quitté leur job. Et ça n'a aucune conséquence, et ça ne suscite aucune interrogation dans la campagne présidentielle française. Le travail est en train de se transformer profondément. Le rapport, on l'a tous vécu au temps, à l'espace, à la façon de se former, peut-être tout au long de sa vie. Ça, ce sont des questions qui sont absolument centrales.

Oui, je pense que ces questions-là, elles devraient occuper un peu plus le débat présidentiel aujourd'hui.

11:19
Invité

Et l'éducation aussi, puisque vous évoquez l'adéquation entre les postes de travail et la formation. Il faut tout réformer en profondeur.

11:26
Invité politique

C'est là où tout commence. Nous avons fait beaucoup avec Jean-Michel Blanquer dans ce quinquennat. Beaucoup pour les élèves des petites classes et le dédoublement des classes pour accompagner les élèves.

11:36
Invité

Ça, c'était la première partie du quinquennat.

11:38
Invité politique

Sur le baccalauréat jusqu'à Parcoursup. C'était effectivement le programme de ce quinquennat. Et c'était des réformes qui étaient nécessaires, je pense notamment à l'investissement sur la petite enfance. Mais on voit bien, pour ne pas éviter votre question, qu'il y a effectivement un enjeu, notamment pour remettre les professeurs au centre de notre société. La valorisation de leur parcours, la valorisation des rémunérations des enseignants. Moi, j'ai toujours plaidé qu'y compris en décalant la réforme des retraites... Il faut encore les augmenter. Il faut augmenter la rémunération des professeurs.

Oui, je le pense, notamment parce que vous savez que la courbe de rémunération des professeurs, elle a ceci de paradoxal qu'il faut attendre la toute fin de carrière pour avoir un peu de rattrapage d'une courbe qui est au fond extrêmement déficitaire pour les professeurs. C'est quelque chose que portera Emmanuel Macron, augmenter les enseignants. Il faut avoir cette discussion de mieux valoriser le travail des enseignants et puis d'être capable de revoir aussi un peu l'organisation de tout ça. à Marseille, le président de la République a lancé un projet pour donner à des établissements un peu plus d'autonomie. Aux chefs d'établissement ? Oui, pour avoir la capacité.

Moi, je pense que ce ne sont pas des sujets tabous. C'est une expérimentation qu'il faut étendre ? Choisir leur équipe pédagogique, avoir un petit peu plus la maîtrise, qui ne veut pas dire qu'il y ait fait de contrôle, mais sur ce qui est fait au sein de l'établissement, porter des projets spécifiques, travailler sur le climat scolaire.

13:04
Invité

Vous évoquez Marseille, c'est une expérimentation qu'on pourrait étendre ?

13:09
Invité politique

Moi, je le crois, je le souhaite, parce que je pense que si on veut bâtir une société de la connaissance, une société de la compétence, c'est l'enjeu central pour nous faire une voie dans la mondialisation, alors tout doit démarrer à l'école. Et donc, ça doit être absolument central. Vous voyez comme aujourd'hui, l'école parfois est coupée de ce que sont les grandes évolutions de la société. Le numérique, la transition numérique, aujourd'hui, a des conséquences mais extrêmement directes sur nos vies quotidiennes. Et on voit bien que cette révolution-là, elle se fait, mais qu'elle se fait en excluant une partie de la population.

Et donc, c'est à l'école que ce combat doit commencer, démarrer, pour former nos jeunes élèves, aux questions notamment du numérique.

13:50
Présentateur

Dès l'annonce d'Emmanuel Macron à Marseille, cette expérimentation que les chefs d'entreprise, les chefs d'entreprise, justement c'est le lapsus, les chefs d'établissement puissent recruter leurs professeurs et un vrai lien hiérarchique sur eux. On a parlé dans les syndicats enseignants de faire entrer l'entreprise en quelque sorte à l'école. Vous entendez cette critique de la part des syndicats et vous n'avez pas peur que ça crispe de tenir ce genre de discours ?

14:14
Invité politique

Vous savez, si on le prend par un petit bout, c'est là où les choses se passent mal. On se dit, au fond, leur projet, c'est effectivement de faire rentrer l'entreprise dans l'école. Moi, je crois qu'il faut faire rentrer la société dans l'école. Sur ce qu'est l'évolution de la société française, on parlait à l'instant du numérique, on apprend des langues étrangères et on n'apprend pas à nos jeunes enfants à coder. Demain, ça sera une compétence essentielle. Vous voyez, je ne suis pas en train de dire des gros mots quand je dis ça. Mais ce que je pense, c'est qu'il ne faut pas prendre les sujets en les saucissonnant les uns à côté des autres. Il faut poser cette question comme un tout.

La rémunération des enseignants, leur propre rapport, la valorisation aussi de ce métier. Moi, je vois, j'ai changé avec justement des associations de direction d'établissement et d'enseignants il y a quelques jours dans ma circonscription. Il y a une perte de sens. Les enseignants prennent les parents en direct aujourd'hui. Il y a une exigence. On a l'impression que l'école doit répondre à tous les mots de la société. Tout ça, ça pèse sur les enseignants. Comment on les accompagne ? Comment on les valorise ? D'un point de vue financier, mais pas que.

Aussi, en les protégant, en remettant l'enseignant au cœur de la société, je pense que ce seront des questions qui seront évidemment centrales et qu'il faut aborder sans tabou.

15:24
Invité

Stanislas Guérini, est-ce que vous nous confirmez que le programme de votre candidat va être distribué dans les boîtes aux lettres des Français ?

15:28
Invité politique

À un moment donné, oui, nous irons vers les Français. Vous allez l'imprimer quand ? Moi, ça, ce sont des questions qui sont... C'est dans quelques jours ? Il est déjà imprimé ? Elle cherche la date. Non, mais j'entends bien. Et je ne suis pas venu vous faire des scoops d'imprimeur ce matin. Moi, plus que le papier, ce qui compte, c'est l'encre. C'est-à-dire ce qu'on écrit sur les programmes. Ça, nous sommes en train, évidemment, d'y travailler. Ça fait des mois. Je vous le disais, on est allé à la rencontre des Français. On a fait travailler aussi nos équipes militantes parce que c'est un moment où les choses doivent venir par le bas, par la base.

Aujourd'hui, je n'ai pas venu vous annoncer une date d'impression.

16:06
Invité

Mais vous nous dites que l'encre n'est pas sèche, de ce que je comprends.

16:09
Invité politique

En tout cas, nous n'avons pas aujourd'hui de candidats déclarés. Donc, ce n'est pas le moment pour nous d'envoyer des programmes. Mais au-delà de cette banalité, évidemment qu'à un moment donné, nous irons vers les Français pour porter un projet. Moi, je le crois. Cette élection, ça doit être celle du projet. Je le déplorais. On a une campagne qui regarde dans le rétroviseur aujourd'hui. Il faut regarder devant. Je pense que le président de la République, au fond, a une France d'avance par rapport à ses concurrents. C'est joli, une France d'avance. C'est le slogan. Ça fait presque. Ne croyez pas que je viens vous annoncer non plus un slogan de la campagne présidentielle.

Mais l'enjeu pour nous, plus sérieusement, c'est de ne pas être décalé avec la société française. Moi, ce qui me frappe, c'est à quel point ces cinq dernières années, la société française s'est profondément transformée. On parlait de la question du travail, la question de l'égalité entre les femmes et les hommes, la prise de conscience de ce qui se passe sur les réseaux sociaux. Tout ça, ce sont des questions que les Français vivent. Et il faut que le projet de société qui soit porté dans cette élection permette de traduire au fond tout cela.

17:12
Présentateur

On va continuer de parler projet dans un tout petit instant. Stanislas Guérini, délégué général d'En Marche, juste après le fil info. À 9h moins 10, Diane Ferchit. Fini les vacances pour les élèves de la zone B. Fini aussi le masque à la récré. Et pour la plupart des activités physiques en intérieur, l'allègement des règles sanitaires à l'école. Un soulagement. On salue sur France Info le syndicat des directrices et directeurs d'école. Si la communication avec le gouvernement s'est améliorée, il attend une reconnaissance financière pour le temps passé à gérer la crise Covid dans les établissements.

La tempête Franklin sur le nord du pays la nuit dernière et un couple est mort dans son véhicule emporté par les eaux au nord de Grandville, dans le Cotentin. Un homme et une femme de 74 et 70 ans. Ils ont pu joindre les secours qui n'ont pas pu intervenir à temps. Un maire Les Républicains accorde son parrainage à Jean-Luc Mélenchon. David Lysnard, maire de Cannes et président de l'Association des maires de France par esprit républicain, dit-il, rappelant que parrainage ne vaut pas soutien. La diplomatie est à l'œuvre pour éviter la guerre en Ukraine.

Les présidents russes et américains sont d'accord pour se rencontrer lors d'un sommet à condition, précise la Maison-Blanche, qu'il n'y ait pas d'invasion de l'Ukraine par la Russie. D'ici là, une rencontre à l'initiative d'Emmanuel Macron. Hier, il a téléphoné à deux reprises à Vladimir Poutine.

18:25
Invité

France Info Toujours avec Stanislas Guérini, le délégué général d'En Marche.

18:37
Présentateur

Stanislas Guérini, une forte émotion est née de cet accident de chasse ce week-end. La mort d'une femme de 25 ans, une randonneuse atteinte d'une balle perdue. Celle qui a tiré est en garde à vue. C'est une adolescente de 17 ans seulement. Est-ce que vous trouvez qu'il faudrait aller plus loin sur l'encadrement de la chasse pour ce qui est de l'âge de cette chasseuse et pour ce qui est de peut-être interdire la chasse certains jours de la semaine ?

19:02
Invité politique

D'abord, je veux avoir une pensée pour la famille de cette femme qui est morte. Ce sont toujours des accidents qui sont tragiques et qui nous touchent. J'ai été, comme tout le monde, je crois, frappé par le fait que ce soit une jeune fille de 17 ans qui était avec un fusil et qui doit, elle aussi, d'une certaine façon, avoir sa vie complètement brisée. C'est autorisé, je précise. En France, à 17 ans, on a le droit si on a le permis de chasse. Et donc, les questions de formation, notamment, d'encadrement de tout ça, je pense qu'elles doivent se poser. Je ne sais pas vous dire aujourd'hui ce que le président de la République, s'il fait choix du candidat, portera dans son projet.

Mais à titre personnel, oui, je crois que c'est des questions qu'on ne peut pas faire semblant de ne pas regarder. Oui, il faudra avoir au moins 18 ans avant de pouvoir chasser, par exemple. La question de l'encadrement, de l'accompagnement, de la formation, peut-être. Ce n'est jamais anodin d'avoir un fusil entre les mains quand on a 15, 16 ans. Et ce n'est jamais anodin, d'ailleurs, y compris quand on est plus âgé. Mais il n'est pas question d'interdire la chasse le week-end, par exemple. C'est quand même une question qui doit être regardée de façon prioritaire. Pas question d'interdire la chasse le week-end. Ce n'est pas ma conviction personnelle.

Je pense que la chasse doit être respectée dans notre pays. Mais en tout cas, on ne peut pas voir passer ces types de drames qui, quand même, se multiplient. Ce n'est pas la première fois qu'il y a des dizaines de personnes chaque année qui subissent ces drames-là. C'est une question qu'on ne peut pas faire semblant de ne pas regarder.

20:32
Présentateur

Il faut qu'Emmanuel Macron s'exprime sur ce sujet ?

20:34
Invité politique

C'est vraiment lui qui fera ses choix pour le projet qu'il souhaite porter devant les Français. Mais il a déjà eu dans ce quinquennat l'occasion de parler de la chasse.

20:44
Invité

Les candidats, en tout cas, rivalisent de propositions aussi sur cette chasse-là. On voit bien que le clivage se fait entre ceux qui veulent interdire la chasse le week-end et ceux qui souhaitent encadrer, si possible, avec le dialogue et tout ça. Et un autre sujet qui, en ce moment, les préoccupe, c'est celui des parrainages, avec une partie des candidats qui a allègrement passé la barre des 500 signatures. Emmanuel Macron a candidat. Les chasseurs chassants, chassés, et les parrainages, ce n'est pas facile à prononcer en même temps. Valérie Pécresse, Anne Hidalgo, Nathalie Arthaud, Jean Lassalle, Fabien Roussel ont donc leurs 500 signatures.

Et puis il y a les cas Mélenchon, Taubira, Le Pen, Zemmour, qui plafonnent sous les 370 parrainages. Un appel à l'aide est lancé aux élus. D'abord, est-ce que vous croyez en leur sincérité, en leurs difficultés réelles ?

21:29
Invité politique

Peut-être que c'est variable selon les candidats. Je pense que certains sont en difficultés réelles. Il faut quand même rappeler que pour la dernière élection présidentielle, sur les 40 000 grands électeurs qui peuvent apporter un parrainage, ce ne sont que 14 000 d'entre eux qui l'ont fait. Donc il y a effectivement ce sujet-là. Un peu moins d'un tiers. Et on voit bien que le contexte de violence sur les élus, de pression, d'intimidation, de remise en cause de la démocratie au fond, a des conséquences directes que l'on voit aujourd'hui sur cette question des parrainages.

Moi j'ai échangé avec de nombreux maires, de nombreux élus qui disent, au fond moi j'ai aujourd'hui une crainte dans mon conseil municipal ou auprès des citoyens.

22:13
Invité

Ils ont peur s'ils parrainent d'être pris pour cible, d'être insultés ?

22:16
Invité politique

Oui, que ce qui doit être un exercice très naturel de démocratie, y compris de pouvoir parrainer des gens dont on ne partage pas les idées.

22:24
Invité

Parce que parrainage n'est pas soutien ?

22:25
Invité politique

Ils ont peur effectivement qu'il y ait cette assimilation-là. Ça veut dire que ça doit redevenir anonyme ? Courage égale soutien. Moi je ne pense pas que c'était maintenant qu'il fallait changer les règles. On ne change pas les règles dix minutes avant le coup d'envoi et vous voyez que nous l'aurions fait, vous m'auriez interrogé peut-être sur le tripatouillage avant les élections, etc. C'est une question qu'il faudra certainement se poser aujourd'hui et qu'il ne faudra pas faire en la décorrélant de la question de la protection des élus et la défense de la démocratie. Je pense que ça sera une question très importante pour les prochaines années.

Mais maintenant que nous en sommes là, il faut évidemment faire cet appel, moi je l'ai dit depuis des semaines déjà, aux maires à pouvoir parrainer tous les candidats, même ceux dont ils ne partagent pas les idées.

23:09
Invité

Mais il n'y a pas que les maires, il y a les conseillers régionaux, il y a tout un tas d'élus. Vous avez des élus à En Marche, est-ce que vous leur dites parrainer sans crainte Christiane Taubira, Jean-Luc Mélenchon, Éric Zemmour ?

23:19
Invité politique

Moi j'ai invité les élus qui soutiennent le président de la République à pouvoir lui apporter son parrainage pour le moment où il ferait le choix d'être candidat. J'assume parfaitement d'avoir fait ça.

23:32
Invité

Vous-même vous avez parrainé le chef de l'État, c'est sûr.

23:33
Invité politique

Exactement, nous sommes organisés pour ça. On nous a suffisamment dit que nous étions coupés des territoires pour aujourd'hui faire la démonstration inverse. Avec bon nombre d'élus, et des élus d'ailleurs de communes de petite taille, en ruralité, qui représentent au fond la diversité du pays, qui soutiennent la démarche du président de la République. Mais je crois qu'effectivement dans le moment où nous parlons, ça serait un problème si un certain nombre de personnalités politiques qui représentent quelque chose dans les courants d'opinion sont à plus de 10% dans les intentions de vote.

24:07
Invité

Alors c'est ça, la barre c'est les intentions de vote dans les sondages ?

24:09
Invité politique

Mais vous voyez, je ne pense pas qu'il faille une règle, soit automatique. Chacun est responsable d'aller convaincre...

24:15
Présentateur

10% c'est la barre également citée par votre partenaire François Bayrou, le président du Modem.

24:19
Invité politique

Parce que c'est la logique au fond, de se dire que quand on pèse quelque chose dans l'opinion et donc qu'il y a une sensibilité de la population qui se trouve représentée par les idées qui sont portées par des candidats, ces candidats soient empêchés, oui ça serait problématique, bien sûr. Donc je renouvelle cet appel-là le plus largement possible. Est-ce que les élus, maires, conseillers régionaux, tous les élus qui puissent le faire soutiennent la démocratie au fond en parrainant des candidats même s'ils ne partagent pas leur...

24:51
Invité

D'un mot Stanislas Guérini, à quelle date il faudra intervenir au-delà d'un appel ? Si Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen n'ont pas leur parrainage, est-ce que le 1er mars, par exemple, s'ils sont encore en difficulté, il faudra dire, bon là on y va un peu plus activement au-delà de l'appel ?

25:03
Invité politique

C'est un moment où les choses sont en train de se jouer parce qu'ensuite il y a toujours un délai, il faut envoyer son parrainage. C'est maintenant. C'est maintenant. C'est maintenant qu'il faut faire cet appel-là pour que la démocratie puisse vivre en bonne intelligence.

25:18
Présentateur

Stanislas Guérini qui lance donc un appel aux élus de tous bords pour qu'ils parrainent les candidats en difficulté, sur en tout cas au-dessus de 10% dans les sondages et la barre que vous avez fixé. Merci beaucoup Stanislas Guérini, délégué général d'En Marche, invité de France Info ce matin.