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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 18 décembre 2025 26 min

Catherine Morin-Desailly : « Nous voulons instaurer une hygiène numérique sur les réseaux sociaux »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Catherine Morin de merci d'être notre invité de cette sénatrice union centrice de la scène maritime et on va revenir sur votre texte pour protéger nos enfants des écrans des réseaux sociaux. Il est examiné aujourd'hui au Sénam mais d'abord on commence par les unees de la presse régionale. On va en regarder trois.

La une de Wouest-Fance le mercosour l'autre étincelle de la colère agricole. Alors que la gestion de la dermatose mobilise contre elle. Les agriculteurs s'opposent aussi à ce traité de libre échange.

Une manifestation est prévue aujourd'hui à Bruxelles. L'est républicain seconde une hôpital. Les violences ne diminuent pas.

Les violences qui ne cessent au sein de l'hôpital de Nancy notamment près de 600 signalements depuis le début de l'année dans de nombreux services et plus seulement aux urgences. Et puis la dernière, c'est celle de la Dordonim sur les artisans du bâtiment qui méritent mieux le monde du bâtiment qui est inquiet entre les changements liés à la prime rénov, la gestion des déchets. Le cas des micro-entreprises, la Confédération de l'artisanat et des entreprises du bâtiment tirent la sonnette d'alarme.

De quelle avez-vous envie de nous parler ? C'est très difficile parce que tous les sujets sont importants. Euh, j'aurais envie peut-être de m'exprimer sur l'actualité euh qui est celle de la la crise existentielle que vivent les agriculteurs aujourd'hui.

Tout simplement parce que je suis membre de la Commission des affaires européennes et que nous avons beaucoup travaillé sur cet accord dont on parle tellement en ce moment et d'actualité, le mercos. Vous savez que notre commission s'est prononcée contre cet accord en en l'État, demande son report à 2026, demande que la Cour de justice de l'Union européenne soit saisie parce que nous considérons que les Parlements nationaux dans cette affaire sont contournés et nous connaissons aussi les problèmes de de l'agriculture et c'est un sujet extrêmement important qui renvoie en réalité à une question plus large qui est tout à fait existentielle qui est celle de notre souveraineté alimentaire plutôt que d'importer des produit à bas prix ou qui ne respecte pas les normes. Je crois qu'on aurait plutôt intérêt et il y a une urgence à se mobiliser pour que les filières de l'agriculture soient conforté et que l'on puisse à nouveau bénéficier d'une souveraineté alimentaire alimentaire.

Est-ce que Est-ce que vous pensez qu'Emmanuel Macron fait ce qu'il faut ? Est-ce que la France va réussir à à empêcher la ratification de ce mercouro ? Il est mobilisé.

Vous savez que les les les gouvernements constituent le Conseil européen. Donc je pense que fort du vote justement du Parlement, en tout cas celui du du Sénat, la quasi unanimité, ce sont des armes aussi pour faire valoir à à Bruxelles tout groupe politique confondu. C'est surtout ça qu'il faut pointer du doigt.

Et bien la revendication peut-être particulière de la France. La France en réalité c'est une euh un pays euh d'agriculture. Vous comme moi, tout le monde ici, on on a peu prou quelques racines euh voilà du milieu rural et donc on est très attaché à cette euh à cette terre et donc nous nous défendons notre agriculture.

La France a quand même été initiative de de la Pâque, faut quand même aussi le le rappeler, ces politiques en faveur du soutien à l'agriculture. que la mobilisation est pleine et entière aujourd'hui. J'espère qu'elle pourra aboutir et qu'on pourra en faire en temps notre voix particulière. car l'Europe c'est ça, elle doit renvoyer aussi à la volonté de chaque Étatmembre bien sûr de faire cause commune, mais aussi euh de comment dirais-je de de pointer du doigt des sujets éminemment stratégiques euh qui ont cours.

Vous savez la question de la souveraineté aujourd'hui, notre stratégique au niveau européen, elle est plus que jamais posée. Elle se pose dans le domaine alimentaire, elle se pose dans le domaine industriel, elle se pose dans le domaine de la cybersécurité. On pourrait aussi en parler des heures.

Voilà. Donc il y a un vrai sujet du domaine de l'énergie. Il y a un vrai sujet de souveraineté.

Autre sujet, c'est la question du narcotrafic. Il y avait un débat au Parlement hier, à l'Assemblée, au Sénat, le Premier ministre qui donc annonce de nouvelles mesures. Euh, ça veut dire que la précédente loi est déjà insuffisante.

Les moyens ne sont pas suffisants pour lutter contre le narcotrafic. Ce que je sais que c'est que c'est un combat euh sur lequel nous devons tous être mobilisés. C'est un véritable fléau.

Il alimente par ailleurs les revenus narcotrafic alimentent par ailleurs le le terrorisme et tout sortes de de mots. On voit que les phénomènes de violence se sont terriblement aggravés dans dans les villes, dans nos cités et que il y a urgence à agir. Alors, j'ai envie de dire tous les moyens sont bons.

Peut-être faut-il prendre des mesures réglementaires supplémentaires. Peut-il faut-il déployer des moyens supplémentaires ? En tout cas cible plus les consommateurs comme que parce que là Emmanuel Macron et Sébastien Lec il ciblent beaucoup les consommateurs.

Oui oui je pense parce que ça fait partie en fait de la chaîne aussi de responsabilité quelque part on peut pas le nier mais les consommateurs, certains d'entre eux notamment nos plus jeunes ils sont les victimes aussi donc il faut savoir pouvoir les protéger. Je ce que je note c'est que le Sénat a impulsé cette comment dirais-je cette mobilisation face au au narcotrafic. Jeis rappeler les travaux de mes collègues parlementaires sur ce sujet du texte qui est parti du Sénat également aussi de la mobilisation de Bruno Rota quand ministre de l'intérieur sur cette question.

Il faut que ça se poursuive. Vous venez de vous de de scène maritime, le port du Havre, il est considéré comme l'une des des principales he d'entrée de la cocaïne. Ouais.

Du coup, est-ce que les moyens sont sont suffisants ? Bah, il faut renforcer les moyens parce que c'est un combat qui est difficile très clairement. Il faut que tous les moyens soient en tout cas mobilisés pour éradiquer ce ce fléau.

Voilà, on a beaucoup parlé en effet du du port du Havre dans le cas de la commission aussi d'enquête. Il y a une vraie fragilité ici. Donc faut pouvoir sécuriser tout cela.

On va passer à un autre sujet, c'est le budget qui est toujours évidemment au cœur de l'actualité. Demain, députés sénateurs vont se réunir pour tenter de trouver un accord. Sauf que une phrase de Roland l'escur a mis le feu aux poudre après le vote du Sénat.

Il a considéré que le déficit était trop élevé. Il a juger ça inacceptable. Ça a pas du tout plu au sénateur.

On va voir ce qui s'est passé hier lors des questions d'actualité au gouvernement. [applaudissements] Ministre de l'économie des finances, monsieur Roland. S'il vous plaît, laissez le ministre répondre.

Merci. Merci monsieur le président du Sénat. J'ai eu l'impression quelques minutes de me retrouver pas très loin d'ici à l'Assemblée nationale mais c'est bien la chambre haute que je suis.

Alors c'est vrai que c'est une situation pas commune au Sénat. C'est rare qu'un ministre soit hué comme ça pendant la séance de question d'actualité. Il a d'ailleurs souligné avec un peu d'humour Roland l'escur.

Est-ce que les relations se sont tendues entre le gouvernement et le Sénat au point d'empêcher un compromis sur ce budget ? Bah disons que le Sénat a été profondément heurté d'être remis en cause dans finalement ses ses travaux, dans dans sa position et et son exigence par rapport à l'exercice budgétaire. D'ailleurs, peu au prou, il a reconnu qu'il avait été quelque peu maladroit dans ses accusations portées envers le le Sénat.

En réalité, il nous a rappelé à juste titre au pourcentage à atteindre à ne pas dépasser de de c des fameux 5 % du déficit budgétaire. Lui, il veut pas plus de 5 et là on est à 103. Voilà.

Pour autant, il faut à un moment donné aussi que le gouvernement, même si on a confié au Parlement le soin jusqu'au bout de discuter le budget, il faut aussi à un moment donné que le gouvernement prenne position et et puisse aussi trancher entre plus de taxes, plus toujours plus d'impôts ou alors un peu plus d'économie. C'est un peu le le la la dicotomie à l'heure actuelle entre l'Assemblée nationale et le Sénat. Il faut que le on a interpellé en fait le gouvernement sur son positionnement.

Il faut à un moment donné aussi qu'il puisse trancher. C'est c'est la raison pour laquelle plusieurs collègues dans leurs interventions ont appelé un 493. Mais oui oui effectivement c'est 493 qui est demandé.

Il vaut mieux 493 qu'une loi spéciale pour vous. Je pense qu'à un moment donné il faut en sortir parce que les Français ce qu'ils attendent aussi de toute façon c'est un budget. Tout le monde attend un un budget et qu'on en finisse avec un exercice quand même qui a beaucoup duré dans lequel on comprend plus vraiment grand-chose en en réalité.

Donc il faut qu'on puisse aussi traiter d'autres sujets. Vous avez parlé du narcotrafic, vous avez parlé de la crise agricole, il y a d'autres sujets devant nous qu'il est urgent de traiter. Juste un un dernier mot sur le budget parce que il a quand même fait débat ce budget y compris au au sein de la majorité de la droite et du centre.

Il a été réécrit mais vous avez pas fait le le plein de voix au final c'està-dire il a été réécrit par la majorité de la droite et du centre mais toute cette majorité ne l'a pas voté. Est-ce que il y a il y a des choses à revoir effectivement pour abaisser ce chiffre du déficit ? Sans doute il y a des efforts à faire.

Certains sénateurs qui se sont exprimés hier de la commission d'efficienance ont évoqué des propositions plus structurelles d'économie qu'ils avait fait qui n'ont pas été suivis des faits. Je pense qu' il faudrait aussi entendre ces propositions et peut-être entre deux exercices budgétaires vraiment s'appeler à cette problématique et mener un travail de fond. Un mot avant de de parler de votre proposition de loi sur la protection des des écrans et des réseaux sociaux puisque vous êtes membre de la commission de la culture qui a donc été souhaité réauditionner hier.

Euh Laurence Descart, la la présidente du Louvre, elle affirme avoir fait de la sécurité euh une urgence absolue. Il faut la croire. Vous pensez que les leçons euh sont désormais tirées ?

Bah la sécurité des musées euh c'est un impératif euh pour tous les musées de France d'ailleurs, le Louvre mais tous les musées euh en France. D'ailleurs, la sécurité, je voudrais insister là-dessus, n'est peut-être jamais assez suffisamment prise en compte dans nos politiques publiques de la culture. Pourquoi ? parce queon concentre davantage nos efforts.

En tout cas, ça a été démontré ces dernières années Montlou plutôt sur la politique d'exposition, de valorisation des des collections, d'acquisition d'œuvres. Or, on sait que la sécurité un coût, donc à un moment donné, il faut pondérer et peut-être que la première des priorités, c'est d'assurer la sécurité de ce qui existe déjà dans les les collections. Et puis la sécurité, c'est un continuum.

Euh c'est-à-dire que forcément les présidents successifs se ren boi la balle, mais en réalité euh c'est tous les jours qu'il faut vier la sécurité, mettre en œuvre les plans au fur et à mesure que les audits prouvent que il y a des défaillances sévères. Enfin, ça doit se faire sous le contrôle du ministère de la culture qui doit exiger des évaluations et des points d'étape très réguliers. Comment mieux protéger nos enfants des réseaux sociaux et des écrans ?

C'est ce que vous voulez faire avec votre texte qui est examiné aujourd'hui au Sénat. C'est votre éclairage Guimette, que contient précisément ce texte ? Et bien, c'est essentiellement un texte qui vise à informer des dangers de cette utilisation excessive et pour cela, il souhaite mettre en place de nombreuses formations pour alerter sur ces dangers. des formations par exemple à l'exemple à l'intention des professionnels de la petite enfance, de la santé ou encore de l'éducation nationale, mais aussi des actions de prévention dans les PMI, c'est-à-dire les centres de protection maternelle et infantile, cette fois à destination des parents.

Le texte prévoit aussi de mentionner sur tous les emballages des ordinateurs, des téléphones ou encore des d'autres objets connectés, un message alertant sur les dangers des écrans. Un peu, vous savez à la manière de ces messages alertant sur les dangers du sucre que l'on peut trouver sur les emballages des sodas ou encore des bonbons. Et au-delà de ce travail d'information, la proposition de l' davantage encadrer l'usage des écrans dans les établissements qui accueillent des enfants de moins de 6 ans.

Oui. Alors, cela concerne le temps passé dans les écoles, c'est-à-dire le temps scolaire, mais aussi le temps périscolaire, ainsi que le temps passé dans les crèches par exemple. Euh les enfants dès la maternelle peuvent en effet faire des exercices sur euh ordinateur.

On leur montre parfois des dessins animés euh lorsqu'ils pleut au lieu de les envoyer dans la cour ou alors il leur arrive aussi de regarder des vidéos sur les téléphones portables des animateurs. Et bien désormais, dans chaque école, le règlement intérieur qui est établi en concertation avec tous les acteurs devrait définir les règles et les usages de tous les écrans présents dans le bâtiment en présence des enfants. et dans les crèches ou dans les autres jardins d'enfants, et bien il devrait y avoir un même cadre pour tous cette fois au niveau national.

Et qu'est-ce que cela change ? Alors et bien ce que cela change, c'est que ça vise essentiellement à euh changer le regard officiel porté euh sur les écrans et ce par d'information possibles. Le texte instaure officiellement le message que des temps excessifs d'écran sont nocifs pour la santé et le bon développement des enfants.

En revanche, il ne définit pas à partir de quand officiellement ce temps est considéré comme excessif ou en tout cas non raisonné. Il n'interdit pas certains contenus ou dessins animés potentiellement jugés addictifs en raison du rythme des images et surtout il n'instore pas d'interdiction en dessous d'un certain âge pour les réseaux sociaux. On est donc encore très loin de la volonté affichée par Emmanuel Macron il y a encore quelques jours.

Mercredi dernier, lors d'un débat à Saint-Malot, le chef de l'État a réaffirmé son ambition d'imposer à tous les réseaux sociaux la vérification de l'âge et de les interdire en dessous de 15 ou 16 ans. Une proposition de loi de renaissance visant justement à interdire les réseaux sociaux avant 15 ans devrait être débattu à l'Assemblée le 19 janvier prochain. Et Guillemet, vous avez des questions pour Catherine Morin de Seille ?

Oui. Alors, justement, comment les professionnels ou les parents qui nous regardent peuvent-ils définir cette consommation non raisonnée ou en tout cas excessive des écrans ? Écoutez, les effets délétaires de trop d'écrans ou euh de contenu inapproprié, dégradant et les phénomènes qui s'en suivent sont maintenant connus et documentés.

Nous travaillons là-dessus au Sénat depuis pratiquement 2019. Nous avons alerté dès cette époque à la faveur de de rapport. Donc je me réjouis déjà queon puisse débattre sérieusement de ce texte qui est quelque part un texte assez systémique, c'est-à-dire c'est un ensemble de mesures, vous les avez très bien rappelé, qui vise à mobiliser l'ensemble des adultes et des professionnels qui vont graviter dans l'environnement de l'enfant dès le plus jeune âge et même à la maternité où il faut prévenir voilà les mamans, les futures mamans des futurs dangers.

Pour autant, nous sommes dans un monde hyper connecté et d'écrans des le jeune âge, l'enfant, il verra des écrans partout. Donc, faut apprendre à se servir des écrans de manière raisonnée et apprendre aussi à s'en passer. Et c'est le but en réalité de ce texte, c'est de ne pas nier le monde dans lequel nous sommes et en même temps d'alerter sur trop d'écran.

Déjà, ça a des effets très négatifs, on l'a vu sur les capacités d'apprentissage, de concentration, de sommeil et cetera. Mais en plus sur ces écrans, on peut y trouver des contenus tout à fait inappropriés la plupart du temps via les réseaux sociaux. Alors, vous dites que je n'ai pas interdit euh certains contenus.

C'est pas la démarche. La démarche, c'est plutôt euh de d'instaurer euh en réalité une hygiène euh numérique euh qui permet d'aller choisir les bons usages et surtout les bons contenus. Donc un plan massif de formation sur l'ensemble des professionnels de la petite enfance, secteur médico-social, éducation nationale, temps scolaire, tempéri scolaire, une campagne d'information des trois ministères numérique, santé, éducation qui dure assez longtemps, qui est très documenté et cetera.

Ça c'est extrêmement important. Et puis sur la question de l'âge, je veux dire que nous avons complété notre texte à la faveur des travaux que j'ai réalisé aussi avec une proposition de résolution européenne où j'ai interpellé Bruxelles, elle a été déjà votée. C'est la proposition de résolution du Sénat qui dit que l'on doit vérifier en réalité que la il y a bien l'autorisation parentale pour l'accès aux réseaux sociaux avant 16 ans.

Je note d'ailleurs que la position à à Bruxelles a commencé à évoluer. Donc fort de cela, nous réitérons dans ce texte aussi cette obligation pour les plateformes. Il faut renvoyer à la responsabilité des plateformes l'obligation de vérifier qu'il y a bien l'autorisation parentale.

Alors vous pensez déjà les mesures contenues dans cette proposition, en tout cas certaines mesures dans une proposition de loi en 2018. Donc ça fait plusieurs années. Qu'est-ce que selon vous ce retard a occasionné ?

Et bien on a laissé se mettre en place des des mauvaises pratiques peut-être sans s'en rendre compte vraiment. Les parents se sont laissés déborder entre guillemets. Je je ne les cupise absolument pas parce que c'est compliqué de dire à son adolescent écouter trop sur ton écran, qu'est-ce que tu regardes comme contenu.

Euh et donc c'est pour ça je parle un peu d'hygiène numérique qu'il faut construire que la communauté éducative construise à travers les dispositifs que je je précise. Ce sont des outils aussi pour aider les parents, les former et les informer à travers tous ces ces ces actions d'éducation et de sensibilisation qui pourront être mises euh en place. un véritable plan de de bataille.

Donc on aurait pu légiférer plutôt hein. Moi, je le regrette parce que le Sénat à mon initiative avait voté un texte en 2019. Il n'avait pas été soutenu par le ministère de la santé à l'époque et par le gouvernement.

Donc, il n'avait pas pu prospérer. Quelques années plus tard, on se rend compte dont le président de la République des méfet des réseaux euh sociaux et surtout des modèles toxiques que véhiculent ces plateformes sur lequel j'ai beaucoup travaillé à la Commission des affaires européennes notamment sur le règlement sur les services numériques qui n'est pas assez exigeant. D'ailleurs euh nous condons travaille parallèlement ici au Sénat pour contrôler l'application du règlement sur les services numériques qui permet des enquêtes sur les plateformes justement comme TikTok euh qui euh abusent en fait des des enfants en réalité avec ses contenus et ses algorithmes complètement euh addictifs.

Donc nous poursivons aussi ce travail euh mais moi je regrette qu'on n pas en effet pu légiférer à temps. Il y a eu du retard de prix, il n'est jamais trop tard. Tout le monde est désormais aujourd'hui mobilisé, c'est une bonne chose.

Merci. Et on va voir qu'il y a des mcent aussi des défis notamment les les 10 jours sans écran. C'est le cas Viroflet dans les Yvelines.

Bonjour Olivier Lebrin. Merci d'être avec nous. Vous êtes maire d'hiver droite de de cette commune de Viropflet.

Alors pour pourquoi ce défi et quel bilan vous en tirez dans votre commune ? Alors bonjour, merci de me donner la parole. Merci même la sénatrice de proposer aussi cette cette évolution législative.

Alors à Virflet, ça fait 2 ans que dans une école de Viropflet, une école élémentaire, euh ce programme avait été lancé. Al ça pas ça n'avait pas été 10 jours, ça a été une semaine parce que ça a été jugé peut-être un peu trop long 10 jours. Mais l'idée était vraiment de de faire en sorte que les enfants se rendent compte que on pouvait arriver à vivre sans écran.

Et donc je rejoins euh je vous rejoins sur le thème de d'hygiène numérique euh sur le fait que c'est important qu'il puisse apprendre à les utiliser voir à son passé. Euh et donc euh cette opération euh nécessite évidemment euh une implication forte de la part des euh des enseignants euh et euh et des parents. Et c'est ça, j'attire l'attention le là-dessus sur le fait que euh effectivement le la confrontation des enfants à l'écran se fait surtout en fait principalement dans les foyers en fait surtout en école élémentaire où encore à Virflet tous les enfants non n'ont pas de de portable loin de là et et donc c'est un travail qui avec les parents les sensibiliser et je sais que beaucoup de parents ont été très sensibles à cette à cette démarche. marche et on jouit le jeu de façon assez assez active et notamment chez eux ont fait très attention euh de ne pas utiliser leur téléphone, leur smartphone, leur leur tablettes et leur télévision lorsque l'enfant était était présent.

Donc alors certains ont très bien joué le jeu, d'autres un peu moins. C'est parfois plus difficile pour pour les uns et les autres mais cette expérience être faite de deux années de suite sur une même école et donc nous envisageons de l'étendre aux trois au au tr à l'ensemble des trois écoles élémentaires euh voire éventuellement en maternelle voire même au niveau des crèches dans le les années qui viennent. Donc là aussi c'est important le ça tout parle des parents en l'occurrence he parce que c'est à eux que revient l'éducation de leur leurs enfants.

Une chose qui était aussi importante, c'est le fait que nous avons des des tableaux numériques en fait des des VNI dans les dans les écoles et les enseignants ne les ont pas non plus utilisé durant durant cette cette semaine pour dire bah les écrans ça fait ça fait aussi partie des écrans et donc on peut arriver bien joué le jeu tout le monde a tout le monde a bien joué le jeu monsieur le maire on Catherine Morand qu'est-ce que vous vous pensez de cette initiative et du bilan qu' quand tire le maire bilan très elle remarquable. Je félicite monsieur le maire et d'ailleurs je le dirai je je l'ai dit, il faut saluer les initiatives tantôt des collectivités et de leurs élus, des enseignants dans les PMI aussi. J'ai noté les départements m'ont fait part de tout ce qui se passe dans les PMI.

Il y a beaucoup d'initiatives qui sont prises. Donc il faudrait faire d'ailleurs une liste, un sorte une sorte de livre blanc qui va pouvoir servir d'inspiration. Ce que propose le texte, c'est de mettre tout ça justement en ordre de marche et de conforter des élus comme monsieur le maire dans justement ces cette prise en main du sujet parce que je pense que c'est l'ensemble de la communauté éducative dont font partie les élus. rappelle qu'il siège dans les conseils d'école ou les conseils d'établissement, ils fournissent aussi les équipements.

Donc, ils sont amenés à réfléchir avec l'ensemble de cette communauté, les parents et même les élèves, voilà, à au bon usage de de ces écrans. Quand est-ce que j'utilise ces outils ? Et je parle des outils au sens large parce que demain c'est l'intelligence artificielle, hein, attention.

Donc, comment on les utilise ? À quel voilà, à Boncian, sur quel temps et cetera. Donc voilà, c'est une démarche remarquable que je salue.

Voilà. Merci monsieur le maire. Merci.

Oui, un petit mot rapidement. Juste préciser une chose, c'est le fait que j'avais dit que les parents c'étaient investis notamment les parents d'élèves, les associations de parents d'élèves avaient même composer des carnets dans lesquels il proposaient des activités aux enfants. Donc des mots fléchés, des idées de jeu, des idées de recettes à faire à la maison.

En fait, le les parents s'étaient fortement impliqués euh dans cette démarche. Donc c'est plutôt positif. Euh j'ai pas de bilan sur le long terme évidemment, mais euh en tout cas c'est une très belle action qu'on peut effectivement euh euh lancer et assez facilement dans les écoles.

Oui. Bravo et merci monsieur le maire de Virflet, Olivier Lebrin, d'avoir été avec nous. On a bien compris l'opération qui va donc euh se poursuivre.

On aura l'occasion d'en parler avec vous. Merci beaucoup. On termine en allant chez vous en scène maritime à Rond.

Bonjour Stéphane Ciré. Merci d'être avec nous. Rédacteur en chef adjoint de Paris-Normandie.

Stéphane, vous allez nous parler des municipales, c'est dans moins de 3 mois maintenant et le maire de R Nicolas Maker Rossignol est en campagne. Oui, absolument. Alors officiellement, il est pas candidat à ce jour, mais on voit bien sur le terrain qu'il met une campagne.

Il publie des vidéos pour redresser son bilan, il inaugure. Bon, comme beaucoup de de ma sortant le font en ce moment et en face une jeune élue centriste, Marine Caron mène campagne, une campagne plutôt discrète pour le moment, mais comme vous le disiez, il reste encore 3 mois de campagne. Catherine Mor de Sa Marine Caron est en mesure aujourd'hui de battre Nicolas Mayer Rossignol et puis de faire revenir Ran dans le giron centriste ?

C'est c'est une ville centriste par tradition. On se souvient évidemment de de Jean-Luc Anué et puis de Pierre Albertini qui avait été maire de 2001 à 2008 mais depuis 18 ans, Rouan est dirigé par la gauche. Est-ce que 2026 Marine Caron va renverser la tendance ?

Bah je l'espère en tout cas. Je soutiens sa campagne qui n'est pas si discrète que ça. En tout cas, elle peut paraître discrète parce que elle n'est pas peut-être suffisamment relayée parce que elle était extrêmement active tous les jours sur le terrain.

Elle a formulé donc un un diagnostic et un bilan sans appel et surtout elle a déjà formulé beaucoup de propositions. Donc c'est du concret, c'est aussi sa connaissance très fine de de la ville. C'est une vraie ranaise.

Je dis ça parce qu'il y a des candidats parachutés du voilà qui arrivent tout d'un coup qui n'ont pas du tout vécu grandi et et voilà même ni même travailler à à Rouan et elle connaît extrêmement bien le le le terrain et elle a pour elle cet extraordinaire dynamisme, cette grande créativité et surtout elle a surassemblé en réalité toute la droite, tout le tout le centre et bien au-delà parce que elle n'en fait pas un marqueur non plus essentiel l'ensemble de la la société société civile. Donc c'est une belle énergie et je pense qu'après 18 ans de socialisme où les les les Ranais se plaignent en réalité de leur quotidien de la qualité de vie, je pense à la qualité des écoles qui se sont dégradées terriblement les problèmes des plans de circulation non pensé avec cette une piétonisation nécessaire. C'est la ville de Jean-Lucanué, vous l'avez rappelé, mais aujourd'hui tout est fait pour rejeter les comment dirais-je ceux qui souhaiterait fréquenter la ville à l'extérieur.

Et il y a un vrai sujet autour des mobilités par exemple, il y a un vrai sujet autour de la la propriété. Les rats, j'ai j'ai c'est terrible de le dire en tant que croèise, ont proliféré dans la ville. Sous prétexte de préserver les animaux, on ne traite pas suffisamment cette question qui est une question sanitaire.

Voilà. Bon, je suis rentré dans des détails si vous voulez. Tout ça pour dire que tout ça est pris en compte par Marine Caron.

Merci beaucoup Stéphanie. Siré, merci d'avoir été avec nous, rédacteur en chef adjoint de Paris Normandie. Merci beaucoup et on suivra Stéphan avec vous évidemment les municipales en région normande.