"Ni LFI, ni RN" - avec Xavier Bertrand
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 55 %Attaque 32 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:38OuverteRéponse directe
Comment vivez-vous le débat budgétaire à l'Assemblée ?
- 0:45RelanceRéponse directe
Est-ce un bel exercice de démocratie ou une folie fiscale ?
- 0:56RelanceRéponse directe
Quel extrême ?
- 1:00FerméeRéponse directe
Le RN cherche à faire tomber le gouvernement ?
- 2:02OuverteRéponse directe
La Constitution est-elle encore jeune et fraîche ?
- 2:10FerméeRéponse directe
Pour vous, la pratique des institutions est-elle le problème ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:15IntervenantFait
« Trouver une solution, essayer de trouver un budget pour réduire les déficits en faisant preuve de justice, ce n'est pas le registre. »
- 2:18IntervenantFait
« Moi, je crois au référendum. »
- 2:44IntervenantFait
« On s'est dit, c'est génial, on va pouvoir choisir plus souvent notre président. »
- 2:48IntervenantFait
« On est rentré dans un système à l'américaine. »
- 3:06IntervenantFait
« Demander l'avis des Français, alors, à peur, si jamais ils disaient non, je vais être désavoué et ça va compliquer ma réélection. »
- 3:18IntervenantPromesse
« Septennat unique. »
- 5:42IntervenantFait
« C'est une droite très républicaine, c'est une droite sociale, c'est une droite qui n'est pas dure avec les plus fragiles. »
- 6:43IntervenantFait
« C'est une droite qui dit non aux deux extrêmes. »
- 7:10IntervenantFait
« Moi, je dis régulièrement, ni LFI, ni RN. »
- 8:21IntervenantFait
« C'est-à-dire qu'on sortirait tous les immigrés, donc il n'y a plus du tout de problème. »
- 11:00IntervenantFait
« On réussit à trouver des solutions pour eux. »
- 11:56IntervenantFait
« Je pense avoir été assez clair qu'en Ciotti, en douce, se barre chez Le Pen. »
- 12:47IntervenantFait
« Siottier est un menteur. Il dit régulièrement, ouais, Bertrand, il a appelé à voter LFI. »
- 13:15IntervenantFait
« C'est le cordon sanitaire. »
- 14:29IntervenantFait
« Moi, j'ai beaucoup de mes copains qui disent, attendez, si vous, chez LR, vous parlez comme les autres, clairement, pourquoi on va être répondu ? »
- 15:02IntervenantFait
« Viennent des musulmans parce que c'est là-dessus, c'est sur la peur de l'islam que joue le Front National. »
- 17:46IntervenantChiffre
« Le RN va gagner. Regardez les sondages. »
- 18:00IntervenantFait
« Tout le monde le sait. Il suffit de regarder son CV. »
- 18:16IntervenantFait
« Ma différence avec l'extrême droite, ce n'est pas une différence de degré, mais de nature. »
- 18:35IntervenantFait
« Et puis quoi encore ? Il n'y a pas que l'économie. »
- 18:59IntervenantFait
« Ils votaient contre. »
- 21:20IntervenantFait
« Je suis un homme de droite dans une région qui est historiquement à gauche et qui était promise à Mme Le Pen. »
- 21:54IntervenantFait
« On l'a toujours fait. Et c'est pour ça, je suis désolée, je reviens sur mon propos du début. »
- 24:05IntervenantFait
« On fait un projet de gouvernement et on voit qui veut venir. »
- 24:25IntervenantFait
« J'ai entendu pas une voix pour la gauche. »
- 24:53IntervenantFait
« Quand on dit que honnêtement les pauvres sont pauvres à cause des riches. »
- 25:29IntervenantPromesse
« J'ai proposé que la fameuse flat tax soit augmentée. »
- 28:35IntervenantFait
« On est de plus en plus libéraux. »
- 29:33IntervenantFait
« Aujourd'hui, les élus locaux ne peuvent plus être au parlement. »
- 29:47IntervenantPromesse
« Les indemnités sont plafonnées aujourd'hui et moi je dis qu'elles doivent rester plafonnées exactement au même. »
- 30:05IntervenantChiffre
« Il y a trois ouvriers à l'Assemblée alors que dans mon coin ils représentent 30%. »
- 30:53IntervenantFait
« Les services publics ça ne compte pas pour rien : l'école, la santé, le logement, la culture. »
- 31:46IntervenantChiffre
« j'ai augmenté le budget des deux tiers »
- 44:21IntervenantFait
« le 1 euro chez le médecin, c'est moi qui l'ai mis en place »
- 45:00IntervenantFait
« MT dents, vous avez des enfants ou si vous avez des frères et sœurs ou des neveux qui bénéficient de ça »
- 46:49IntervenantFait
« je ne remplace pas tous les fonctionnaires qui partent à la retraite et je regarde quel est l'impact sur le service public »
Temps de parole
- Intervenant75 %
- Intervenant 28 %
- Présentateur8 %
- Intervenant 35 %
- Intervenant 43 %
≈ 3,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
This episode is brought to you by FIFA World Cup, launch edition on Netflix. It's a fast, fluid game where your phone is the controller and your TV is the stadium. You just launch it on your TV, scan the QR code with your phone, and boom, you're shooting and passing in seconds. Plus, it's included in your Netflix membership with zero extra costs. Go to the games tab and play FIFA World Cup launch edition now, only on Netflix. Xavier Bertrand, avant de discuter avec vous de la droite, parce que c'est mon obsession en ce moment, je voudrais un peu avoir votre sentiment sur l'actualité politique ces dernières semaines, le débat budgétaire à l'Assemblée. Comment est-ce que vous le vivez ?
Est-ce que c'est un bel exercice de démocratie 149.3 ? Est-ce que c'est une folie fiscale ? Comment vous le voyez, vous, ce débat budgétaire ?
C'est un peu le bal des fous, quand même. Dans quel sens ? Le bal des fous qui est mené par les deux extrêmes, très clairement. Quel extrême ? Le sujet aujourd'hui, c'est qu'ils ne cherchent pas à faire voter un budget, les deux extrêmes, les filles, le RN. Ils cherchent à ce que ce soit, très clairement, un budget qui ne passe pas, un gouvernement qui tombe, une dissolution et le départ de Macron. Il faut être très clair, il n'y a que ça qui les intéresse. Trouver une solution, essayer de trouver un budget pour réduire les déficits en faisant preuve de justice, ce n'est pas le registre. Ce n'est pas le registre. Alors, OK.
Là, du coup, je pense quand même qu'à un moment donné, on va essayer d'avoir à nouveau la tête sur les épaules. Ce n'est pas à le faire. Et puis, on a aussi une grande chance quand même, c'est qu'on est un pays. Alors, ça remonte à loin. Adèle, vous pointez un peu du doigt le côté boomer et tout ça, je vais aller beaucoup plus loin. On a quand même de la chance qu'à l'époque, Général De Gaulle, Michel Debré, quand ils ont fait la Constitution, ce n'est pas une Constitution en carton-pâte. Donc, c'est-à-dire que même si à un moment donné, ça part dans tous les sens, on est capable d'avoir un budget à la fin de l'année. Et ça, ce n'est pas tous les pays qui ont cette possibilité-là.
Elle est questionnable, cette Constitution. Elle exercit ses dérives présidentialistes, l'autoritarisme, l'absence de majorité absolue à l'Assemblée qui change un peu la donne. Pour vous, elle est encore jeune et fraîche, la Constitution ?
Je pense que le problème, ce n'est pas la Constitution, c'est la pratique des institutions. Moi, je crois au référendum. Depuis longtemps, je pense qu'il faut donner la parole aux gens, donner la parole au peuple. Sauf que si on va jusqu'au bout du raisonnement, le problème, c'est que vous savez pourquoi on ne fait pas de référendum en France ?
Non, pourquoi ? Depuis 2005, il y a eu un traumatisme quand même.
Non, ce n'est pas ça. C'est qu'on a fait, à mon sens, une grave erreur quand on est passé du septennat au quinquennat. En l'an 2000. Oui, les cinq ans. On s'est dit, c'est génial, on va pouvoir choisir plus souvent notre président. C'est bien, sauf qu'on est rentré dans un système à l'américaine. Celui ou celle qui rentre à l'Elysée n'a qu'une envie, c'est de faire deux mandats. Et dès le départ, c'est l'obsession de la réélection. Tout est fait quand même à l'aune de cette obsession de la réélection. Et donc, du coup, demander l'avis des Français, alors, à peur, si jamais ils disaient non, je vais être désavoué et ça va compliquer ma réélection.
Donc, moi, je crois aujourd'hui, d'ailleurs, qu'il faudrait revenir au septennat, à un temps beaucoup plus long. Et à titre personnel, je suis convaincu qu'il faut se mettre dans la tête de ne faire qu'un seul mandat. Septennat unique. Oui, tout à fait. Enfin, moi, en tout cas, c'est ce que je crois. Non, non, c'est intéressant. C'est que, vous savez, quand on a de l'énergie en politique, soit vous la mettez pour faire des choses, soit vous la mettez pour rester en place. Il vaut mieux chercher à faire des choses. Mais pourquoi ça ne vaut pas quand on est président de région, M. Bertrand, parce que vous avez fait plusieurs mandats ? Bon, je n'en suis qu'au deuxième.
C'est le deuxième, donc oui, mais deux, ça fait plusieurs. Oui, mais là, attendez, oui, je crois, oui, ça fait plusieurs. Parce que le sujet est très simple, c'est quand même pas tout à fait le même enjeu. Je n'ai pas toutes les compétences. C'est d'ailleurs aussi les limites de l'exercice de la région. La région, vous savez, c'est trois grandes compétences. Il y a l'économie, l'emploi, la formation. Il y a le financement des lycées, des bâtiments, le personnel d'entretien, de restauration et les transports où la vérité, c'est que j'ai surtout le droit de faire un chèque à la SNCF, de râler quand le service n'est pas génial. J'ai les transports scolaires.
C'est ça, les compétences de la région. Donc, ce n'est pas exactement le même engagement. Vous n'avez pas à gérer les crises internationales. Vous n'avez pas tout ce qui concerne la sécurité, le rapport au travail. Hélas. Donc, clairement, moi, sur un mandat présidentiel, je pense qu'il faut se sortir de la tête l'idée. Je vais faire deux mandats et je vais chercher à être élu. Il faut chercher à faire les choses. C'est vraiment ma conviction. Et voyez, si vous faites ça, notamment des référendums sur beaucoup plus de sujets, je pense qu'il y aurait plus de respiration dans le pays. J'en suis convaincu.
Et puis, on a aussi le référendum, vous savez, d'initiative citoyenne, où les Français peuvent d'eux-mêmes dire qu'on voudrait se prononcer sur un sujet comme ça. Mais alors là, la vérité, c'est simple. C'est qu'on a mis la barre tellement haut qu'il ne pourra jamais y avoir. Et donc, moi, je souhaite, un, qu'on élargisse le champ du référendum et que, d'autre part, le référendum d'initiative citoyenne, la barre soit beaucoup plus basse qu'à peu près 4,5 millions, 5 millions. Ça ne sera jamais atteignable. Et si on fait ça, je pense que ces institutions, elles sont capables de montrer qu'elles sont fortes, mais on donnerait davantage la parole aux gens.
Je voulais vous demander votre positionnement politique. Je vous ai connu à l'UMP, chez Les Républicains. Vous en êtes parti, vous avez créé Nous France. Vous êtes revenu pour la primaire en 2021. C'est ma famille, j'y suis toujours. Voilà, donc aujourd'hui, vous y êtes toujours. Vous êtes toujours chez Les Républicains, d'accord. Vous faites partie des instances dirigeantes ?
Oui, je vois partie du comité stratégique, c'est ça. D'accord, ok. Le bureau politique, je suis tout seul avec 100 personnes. C'est quoi votre droite à vous, Xavier Bertrand ? Vous habitez où ? C'est une droite très républicaine, c'est une droite sociale, c'est une droite qui n'est pas dure avec les plus fragiles. Voilà, très clairement. C'est comme ça que je suis depuis longtemps. Peut-être parce qu'il y a mon histoire personnelle. Vous parliez du livre tout à l'heure. Je le raconte dans cet ouvrage. C'est que l'histoire de ma famille, c'est l'histoire des classes moyennes. Donc je suis comme ça. J'ai été en plus élu à 51.
Et je pense que là où on est élu, là où on côtoie les gens, ça façonne quand même beaucoup quelqu'un. Et je suis intimement convaincu que quand on est élu, vous êtes élu pour les gens qui vont bien et pour les gens qui ne vont pas bien. Vous êtes élu pour les gens qui sont au cœur, par exemple, de l'île dans ma région et ceux qui sont dans la ruralité. Vous êtes élu pour tout le monde. Et c'est ça qui fait que je suis pour une droite où je ne veux pas qu'on oppose les riches aux pauvres. Je ne veux pas qu'on oppose justement les uns les autres. Je ne veux pas que qui que ce soit soit inquiété en raison de son prénom, de sa religion ou de son origine.
La loi s'applique pour tous, mais chacun doit être respecté. C'est ça ma droite. Et je le dis très clairement, c'est une droite qui dit non aux deux extrêmes. Très clairement et définitivement.
Pour l'instant, l'extrême qui menace le plus les républicains, c'est l'extrême droite. C'est le Rassemblement National qui gratte des parts de marché, si je puis dire, avec une fusion des électorats sur des thématiques qui sont celles du Rassemblement National.
Pas que des électorats d'ailleurs.
Pas que des électorats. Non, non, non, mais justement, j'allais y venir. Pas que des électeurs.
Vous avez raison. Le parti aussi. Quel regard vous portez sur Bruno Retailleau, qui est à la tête de votre parti ? Eh bien, moi, je lui demande de clarifier sa position. Moi, je dis régulièrement, ni LFI, ni RN. Or, il y en a beaucoup chez moi, dans ma famille politique, qui disent, ils n'ont pas de mal à dire ni LFI, ni LFI. Je voudrais les entendre dire ni LFI, ni RN. Et je vais vous dire pourquoi je suis à ce point mobilisé contre les extrêmes. Je fais de la politique pour essayer que ça aille mieux dans la vie des gens, et que ma région aujourd'hui, demain mon pays, aille mieux. Je cherche des solutions aux problèmes.
Et je pense en plus qu'un élu, il doit chercher à rassembler, à unir, et pas à diviser. Or, les deux extrêmes ont une autre logique. C'est quand ça va mal pour les Français que ça va bien pour eux. C'est pas la logique qui est la mienne. Et ne cherchez pas, notamment, des solutions de leur part. Ils sont juste là pour dire, ça va mal, ça fait mal, mais rien d'autre. C'est pas ma conception de la politique. Ce sont des programmes. Ils cherchent aussi des solutions. Ce ne sont pas vos solutions. En l'occurrence, celle de l'extrême droite, ce n'est pas du tout la mienne. Mais ils ont un programme, un projet. Ah ouais ? Oui. Ils n'ont pas de problème. Le NFP.
Le Front Populaire, ils avaient un programme relativement détaillé. Excusez-moi, mais quand vous prenez le Front National, c'est quoi le programme ? C'est-à-dire qu'on sortirait tous les immigrés, donc il n'y a plus du tout de problème. Ça ne tient pas la route. Ça ne tient pas la route, vous le savez bien. C'est pas nous qui allons vous dire le concert. C'est des programmes à deux balles, tout ça. C'est des programmes à deux balles. Il n'y a rien qui tient la route.
Et quand vous avez notamment quelqu'un comme Philippe Aguillon, qui n'est pas tout à fait n'importe qui, économiste, prix Nobel d'économie, et qui dit que leur programme ne tient pas la route un quart de seconde, ça les met dans tous leurs étapes parce qu'ils vivent juste. Voilà, c'est aussi simple que ça. Personne ne dit ça cependant de l'avenir en commun. De l'avenir en commun. Personne ne dit ça de l'avenir en commun. Il y a peu d'économistes qui disent que l'avenir en commun n'est pas financé parce qu'il est financé. Et ce qui est intéressant, c'est quand même que vous créez cette opposition entre deux extrêmes à laquelle moi je n'adhère pas du tout. Je crois que j'avais un peu compris.
Mais ce qui est intéressant, c'est que les partis de gauche que vous semblez exclure...
Non, un parti, LFI, et pas le Parti communiste par exemple.
Mais donc ce qui est intéressant, c'est que le reste de la gauche n'exclut pas LFI, qu'on a fait des campagnes ensemble récemment. On a un programme commun. Et donc c'est intéressant que vous, vous excluiez de ce cadre LFI, alors que la gauche elle-même finalement ne le fait pas. On voit qu'ils prennent sacrément leur distance quand même. Demandez à Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, qui pense de M. Mélenchon. On voit souvent Fabien Roussel en vidéo en vacances. Il ne part pas en vacances avec Mélenchon. Non, mais ça je ne crois pas que ce soir...
Vous partez en vacances avec Bruno Retailleau, vous ?
Alors, je suis plutôt corse que Vendée. Voilà, je suis désolé. Je suis plutôt corse que Vendée, ou les Hauts-de-France plutôt que Vendée. Emilien. Dans votre lit, vous expliquez les raisons qui vous ont fait quitter LR en 2017, notamment le fait que le Parti est un peu... C'est ce que Verri Pécresse a aussi un peu critiqué en quittant le Parti en 2019, donc le verrouillage du Parti par la part évoquée, et notamment le fait que Laurent Wauquiez n'ait pas été capable d'appeler clairement à voter contre Marine Le Pen, donc pour Emmanuel Macron, tout comme le Parti a été un peu... pas tout à fait dit les termes.
Néanmoins, vous êtes resté sous Ciotti, sous Retailleau, ce sont deux personnes qui n'ont pas... qui ont été plus qu'ambigües sur cette question-là, notamment, y compris vis-à-vis de Zemmour, dans le cas d'un second tour. Qu'est-ce qui a changé aujourd'hui ? C'est tout simplement que je me bats aussi à l'intérieur pour éviter cette dérive. C'est plus possible aujourd'hui qu'avant ? À l'époque, quand je pars, notamment quand Laurent Wauquiez...
Et là, ce n'est pas un problème de verrouillage et autres, c'est parce que, je le dis, c'est à l'occasion justement de ce que je réussis à obtenir avec Bernard Cazeneuve, le démantèlement de la jungle de Calais, où il y a 9000 migrants qui sont exploités par ces criminels que sont les passeurs. Et on réussit à trouver des solutions pour eux. Et les propos qui sont tenus à l'époque, c'est les mêmes que ceux du Rassemblement National. Les mêmes. Et je suis désolé, c'est moi qui trouve cette solution, avec Bernard Cazeneuve, avec la maire de Calais. Et honnêtement, tout ceci était invivable, à la fois pour ceux qui étaient dans la jungle, mais aussi pour tous ceux qui habitaient autour.
Et quand je vois le responsable de mon parti parler comme le RN, je suis désolé, j'estimais que je n'avais plus rien à y faire. Aujourd'hui, je me bats de l'intérieur, je ne suis pas le seul. Il y a aussi celle qui est sur votre t-shirt, Valérie Pécresse. C'est bien Valérie Pécresse ? C'est bien Valérie Pécresse, oui. Il n'y avait pas le t-shirt. Il y avait, en cherchant bien, je peux se regarder, nous France, tout ça. Ça date après primaire, mais peut-être plus à l'heure. Jean-François Copé, Michel Tabarro, on est sur la même position. Michel Tabarro ? Oui, tout à fait. Jamais avec l'extrême droite. Jamais avec le Rennes. Et si je peux me permettre, vous parliez de Ciotti.
Je pense avoir été assez clair qu'en Ciotti, en douce, se barre chez Le Pen. En disant, c'est un traître qu'il dégage. Parce que je n'étais pas, justement, pour les demi-mesures, en disant, oui, mais il prend position, mais nous, on n'est pas... Non, non, non. Il ne pouvait pas rester président. À Bourg-en-Bresse, en ce moment, qu'est-ce que vous pensez de votre parti qui s'allie avec Reconquête ? Pour moi, c'est pareil. Reconquête, le RN, c'est pareil. C'est exactement pareil. C'est pour ça que je veux cette clarification. Parce qu'aujourd'hui, on est en train de nous dire, ouais, mais on va aller sur la primaire.
Non, non, avant la primaire, avec qui on bosse et avec qui on refuse de bosser. Moi, je le dis, il y a une élection. Pour moi, ce n'est pas une voie pour LFI, ce n'est pas une voie pour le Rassemblement national. Ils sont assez nombreux, d'ailleurs, à me reprocher. D'ailleurs, ils mentent. Siottier est un menteur. Il dit régulièrement, ouais, Bertrand, il a appelé à voter LFI. Non, jamais appelé à voter LFI. En revanche, je le dis, il m'est arrivé une cantonale, une législative.
J'y avais un choix dans une circonscription, dans un canton, entre un communiste que je connaissais et le Rassemblement national, même si aujourd'hui, ça me coûte, même si les autres mentent en disant que j'ai appelé à voter pour LFI. Non, j'ai appelé à voter, parfois, pour un socialiste, pour un communiste, quand ils étaient opposés au Rassemblement national. C'est le cordon sanitaire. Je le dis et je l'assume. C'est aussi un problème de conception de la politique. C'est le gaullisme. J'ai un refus des extrêmes. Vous prenez, tiens, on va prendre l'exemple, le communiste en question, Sébastien Jumel, à Dieppe. Je le connais depuis des années. Je le connaissais, j'étais ministre de la Santé.
Je vais le voir dans sa ville. Il y avait un problème avec l'hôpital. On commençait un petit peu à chauffer dans les discours. Mais il avait raison. Et donc, je prends une décision de dire, on va effectivement faire ce qu'il faut pour l'hôpital. J'apprends à le connaître. Ensuite, quand il est député, on n'est pas sur les mêmes bords, il se bat pour la pêche. Mais vraiment, le mec, il se bat. Il se bat pour l'industrie. Et au jour où il est candidat, lui, face à un RN, je suis désolé. Le mec, je le connais. J'estime que c'est quelqu'un qui a des combats que j'ai portés avec lui. Je ne vais pas me planquer parce que ça ne va pas plaire à certains chez moi. Je m'en fous.
J'appelle à voter pour lui. Pour revenir à l'extrême, dont on parlait de reconquête, est-ce que vous croyez toujours dans la théorie du grand remplacement, M. Bertrand ? Non, mais attendez. Ça, les propos de Zemmour, d'ailleurs, je l'avais dit. C'est certainement aussi au moment de la campagne de 2022, le fait de reprendre les propos de Zemmour, notamment pour Valérie, d'utiliser ces termes. Je suis intimement convaincu que c'est quelque chose qui a marqué. Moi, j'ai beaucoup de mes copains qui disent, attendez, si vous, chez LR, vous parlez comme les autres, clairement, pourquoi on va être répondu ?
Vous avez dit, ça ne se produira pas parce qu'on va gagner l'élection présidentielle et mettre fin au laxisme migratoire. Ce n'est pas une prise de distance avec le concept. C'est juste de dire qu'il ne se produira pas parce que vous ferez le travail. Ce n'est pas la même chose. Non, attendez, monsieur. Je vais vous dire un truc. Moi, je sais exactement ce que je veux faire en termes d'immigration et sans les outrances des autres. Moi, je ne suis pas en train de vous dire que tous nos problèmes viennent des immigrés, viennent des étrangers. Attendez. Non, non, non. Viennent des musulmans parce que c'est là-dessus, c'est sur la peur de l'islam que joue le Front National.
Et il faut le dire, dans tous leurs sujets, quand ils font leur niche parlementaire l'autre jour sur l'Algérie, c'est toujours le même bouc émissaire. Ce sont les musulmans.
Autant, LR a voté pour ?
Écoutez, moi, en tout cas, je n'aurais pas voté. Je n'aurais pas voté pour plusieurs raisons. D'une part, c'est une motion qui ne changera rien à rien parce que les accords internationaux, c'est la responsabilité du président de la République et pas du Parlement. Deuxièmement, c'est encore une fois une niche bouc émissaire. Toujours pareil, la peur de l'islam et l'amalgame. Ils jouent là-dessus. Et puis, le dernier point, c'est, ça facilite la libération de bonhomme sans sale ou ça l'accomplique ? Bien sûr que ça l'accomplique. Donc, c'est tout simplement irresponsable. C'est un coup politique. On n'est pas obligé de rentrer là-dedans.
Est-ce que... Et même si,
je le dis très clairement, depuis 2021, j'ai certainement été l'un des tout premiers à dire qu'on ne pouvait pas continuer de la même façon. Alors, on ne sera certainement pas d'accord. et moi, je suis pour qu'on ait une politique migratoire qui soit à la fois empreinte de justice, de dignité, mais aussi de fermeté. Mais concrètement, ça veut dire quoi ? Parce qu'il n'y a personne qui en parle. Même vous, vous n'en parlez pas. Il y a régulièrement des gens qui meurent aujourd'hui dans la Manche. Et personne n'en parle. Vous savez pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas de corps qui arrive sur la plage. Je le dis dans ce livre. C'est en 2015, ce petit Elan qu'on retrouve sur une plage.
Et là, il y a une émotion mondiale. Et puis après, qu'est-ce qui se passe ? Tout le monde oublie. Tout le monde passe à autre chose. J'ai régulièrement des morts, moi, dans la Manche. Pourquoi ? Parce que ce sont les Britanniques qui continuent à les attirer. Et quand ils sont là-bas, les migrants, il n'y en a pas un qui revient parce que les Britanniques les font bosser et les payent avec un lance-pierre. Cette hypocrisie, il y en a marre. On ne peut pas garder les accords tels qu'ils existent. Là, hier encore, je crois qu'il y a eu 94 personnes qui ont été secourues en mer. Mais, bien évidemment, ça n'intéresse personne. Moi, c'est un sujet sur lequel toutes les choses changent.
Ça intéresse beaucoup de monde. Il n'y a personne qui n'en parle jamais. Il n'y a que la presse quotidienne régionale qui en parle tous les jours. Il y a beaucoup de gens qui se mobilisent. Il y a des enfants qui sont morts. Il y a des mamans qui ont péri justement en mer. Et clairement, sur ces sujets-là, on doit changer les choses avec les Anglais. Je vous enverrai les codes de l'humanité, M. Bertrand. Vous verrez.
Profitez-en bien. Parlez-en régulièrement. Est-ce que la droite que vous nous décrivez, cette droite gaulliste, ferme sur l'absence d'accords possibles avec l'extrême droite, est-ce qu'elle a encore sa place chez les Républicains ? J'en suis convaincu. Ou est-ce que vous n'avez pas plus votre place chez l'UDI, chez une partie de la Macronie ?
Non, parce qu'on va aller jusqu'au bout. Aller jusqu'au bout. La première des choses, c'est qu'il y a beaucoup de ceux qui sont dans ma famille politique qui se disent aussi un truc. Le RN va gagner. Regardez les sondages. Il faut être avec les vainqueurs. C'est ça qui est en train de se passer. Ce n'est pas très gaulliste, si je puis me permettre. Il y en a qui pensent ça. Mais attendez. Mais même les médias. Mais qui dit que Bardella n'a aucune compétence ? Tout le monde le sait. Il suffit de regarder son CV. Il y a même certains des députés chez lui qui disent « Si, si, il a de la compétence. Pour être président, il a eu des jobs d'été. » Mais on se fout du monde.
Votre problème avec Bardella, c'est un problème de compétence, ce n'est pas un problème de principe. Alors vous, vous ne me lisez pas. Parce que j'ai toujours dit que ma différence avec l'extrême droite, ce n'est pas une différence de degré, mais de nature. Voilà. C'est pour ça que je vous lance. Parce que là, vous vous attaquez sur ses compétences. Non, non, attendez. Si vous connaissez mon parcours et je l'explique bien là-dedans, ce n'est pas un problème. Moi, je ne fais pas partie de ceux qui vous disent « Non, on ne peut pas faire avec le RN parce qu'on est différent sur l'économie. » Et puis quoi encore ? Il n'y a pas que l'économie. La culture. Pour eux, culture, ça rime avec censure.
Je suis bien placé et ils sont à vouloir sabrer une grande partie de ces dossiers. Je pense qu'il y a la liberté de création qu'on doit respecter. Mais sur la santé, c'est pareil. À des moments donnés, depuis 10 ans que j'y suis, on avait notamment des politiques de prévention du sida. J'étais ministre de la Santé, peut-être que ministre de la Santé un jour, ministre de la Santé toujours dans ma tête, mais ils votaient contre. Ils votaient contre. Donc la différence, elle n'est pas là. Et puis surtout, en politique, vous ne devez pas chercher à cliver, à trouver des boucs émissaires. Vous devez chercher à rassembler. Vous voyez que la différence, elle n'est pas là.
Mais on va revenir sur Bardella et sur les autres. Comme tous les sondages vous disent qu'ils vont gagner la prochaine présidentielle, même si je suis convaincu que ça ne se passera pas comme ça, il y en a qui sont en train de préparer pour avoir une place. La vocation de la droite gaulliste, telle qu'a été dirigée par Jacques Chirac, ce n'est pas de monter sur le porte-bagages de l'extrême droite. On n'est pas en Italie où le parti de M. Berlusconi, il a été essayé de négocier de trois places. Ce n'est pas comme ça que je vois les choses. Ce n'est pas comme ça que je vois la politique. Et même sur ce sujet-là, si je me fais critiquer, je continuerai jusqu'au bout.
Et j'explique dans le livre, c'est depuis 1998, j'ai toujours été confronté au Rassemblement national chez moi parce que je suis une région où il y a aussi beaucoup de colère, beaucoup de misère. Les gens qui ont voté notamment parfois pour le PS, pour le PC ou pour la droite, ils se sont sentis trahis. Trahis. Donc, il faut comprendre aussi ça. Et du coup, les dirigeants, eux, exploitent cette colère, exploitent cette misère. C'est ça aujourd'hui. Sur quoi cette trahison dont vous parlez ? Sur quels objets ? Comment est-ce que vous expliquez la montée, vous, du Rassemblement national dans votre territoire ? C'est sur quel type de trahison ?
Le trait qu'ils aient, sentiment qu'il n'y a plus d'espoir et puis on va aussi aller plus loin. C'est une conviction très profonde que j'ai et ce n'est pas parce que c'est mon histoire personnelle ou mon histoire familiale. Quand, dans un pays, quel qu'il soit, et la France est aux premières loges aussi, les classes moyennes qui bossent voient qu'avec un travail, on n'arrive plus à s'en sortir et qu'elles sont convaincues que leurs enfants vivront moins bien qu'eux, c'est terminé. Ce sont des gens qui sont prêts à basculer et à ne plus faire confiance à personne.
Quand, dans un pays, vous avez des gens où vous vous dites mes enfants vivront moins bien que moi, c'est impossible à entendre, c'est impossible à concevoir. C'est pour ça que je pense que le projet qu'on doit avoir dans notre pays, il vient bien évidemment à parler à tout le monde, mais le cœur, ce sont les classes moyennes. Et je ne vous dis pas seulement ça pour « c'est mon histoire, il faudrait le faire », c'est ce que je fais dans ma région. Vous savez, dans ma région, je ne suis pas un magicien. J'ai été élu en 2015 dans des conditions très particulières. Contre Marine Le Pen avec le désengagement de la gauche. Voilà.
C'est-à-dire que je suis un homme de droite dans une région qui est historiquement à gauche et qui était promise à Mme Le Pen. c'était écrit qu'elle allait gagner. Ça ne s'est pas passé comme ça parce que je réussis à porter le niveau de la droite de 15 à 25%. Je suis au deuxième tour. Et là, la gauche a une attitude profondément républicaine. Ils se retirent sans rien demander, sans négociation. Et leurs électeurs comme leurs dirigeants disent « votez Bertrand ». C'est-à-dire qu'ils ne m'aiment pas mais ils détestent l'idée que Marine Le Pen dirige la région. Ce qu'on appelle le front républicain. On l'a toujours fait. Et c'est pour ça, je suis désolée, je reviens sur mon propos du début.
Vous faites des équivalences entre le RN et la LFI mais il me semble quand même qu'on n'a jamais parlé de cordon sanitaire pour autre chose que pour l'extrême droite fasciste dans ce pays et que cette équivalence elle est très problématique. Notamment pour des gens de gauche qui s'interrogent profondément sur l'incapacité de la droite à voir les divagations de son propre camp où on... Je les vois plutôt moi. Oui, mais ce qui m'interroge c'est que alors même que vous les voyez vous continuez à faire cette équivalence ou alors que vous êtes vous-même élu de vos propres dires grâce à nos votes y compris des votes LFistes.
Et ça, je pense que ça n'arriverait pas dans l'autre sens comme l'histoire nous l'a montré y compris au NFP en juin 2024 mais bon, ça c'est autre chose ça n'est pas une question que j'ai à vous poser la question que j'ai à vous poser est la suivante comment est-ce que vous vivez cette défense de cordon sanitaire au sein de LR ? Est-ce que... Comment ça se passe ? Est-ce que vous avez du répondant ?
C'est vrai que nous à distance enfin moi je viens de l'Inde donc Bourg-en-Bresse voilà on a vraiment l'impression d'un glissement et qui est un glissement je veux dire qui est en France mais qui est vous l'avez mentionné en Italie qui est aux Etats-Unis avec l'OPA hostile du MAGA en Allemagne jusqu'à quand ça tient voilà et donc la question que je me pose qui est dans voilà nous on sait comment ça se passe chez nous mais comment chez vous ça se passe cette conversation avec les électeurs avec les cadres vous voyez que ça tient encore comment est-ce que vous avez ces conversations ?
Ces conversations je les ai publiquement chez vous parce que je les ai aussi dans nos différentes instances comité stratégique bureau politique je l'ai dit l'autre jour je veux qu'on clarifie pourquoi ? parce que quand il y a des vice-présidents de LR notamment comme François-Xavier Bellamy qui vote au Parlement européen une motion de censure de Mme Van der Leyen poussée par M.
Bardella qui dit j'attends des républicains qu'ils votent et qu'ils votent pour moi c'est une faute le seul du PPE à le faire pardon les seuls du PPE à le faire à voter cette censure bien sûr mais il n'y a pas que ça aussi il y a aussi David Lissnard qui s'est exprimé en disant on fait un projet de gouvernement et on voit qui veut venir non je suis désolé je suis contre ça et c'est pour ça que je ne demande pas maintenant j'exige qu'on ait cette clarification et c'est vrai pour les élections municipales aussi parce qu'il n'est pas question là-dessus qu'il y ait la moindre ambiguïté quand il y a eu l'élection législative dans le Tarn-et-Garonne j'ai entendu pas une voix pour la gauche non ce que je veux entendre c'est pas une voix pour le Rassemblement National alors là où on ne sera pas d'accord j'assume c'est vrai que je fais une différence entre LFI les communistes et les socialistes je le dis je l'assume parce qu'on pourrait aller beaucoup plus loin l'attitude d'élu de LFI l'attitude de Jean-Luc Mélenchon c'est une attitude encore une fois qui divise avec des boucs émissaires et notamment on soit d'accord ou pas quand on dit que honnêtement les pauvres sont pauvres à cause des riches quand on prend les riches comme boucs émissaires je suis désolé vous avez écouté juste avant le segment avec Gabriel Zuckman ou pas ?
non mais j'ai parlé de lui l'autre jour il était sur le plateau il était à votre place il tenait pas tout à fait le même discours et j'ajoute qu'en 2011 vous disiez qu'il fallait taxer les salaires extravagants mais attendez mais j'ai pas changé non mais justement j'ai pas changé c'est les riches les ultra riches oui mais je vais vous dire moi je suis un pour qu'il y ait la contribution minimum pour effectivement les hauts revenus la tranche marginale et je suis également j'ai proposé plutôt que la taxe Zuckman j'ai proposé que la fameuse flat tax soit augmentée pourquoi ?
parce que ce sont les revenus distribués voilà je l'ai dit donc vous voyez j'ai pas changé mais c'est une passoire avec des trous ni sur les salaires extravagants ni sur le reste la seule chose c'est que j'ai indiqué aussi à l'autre jour alors je vais peut-être pas faire un tabac ici mais je répète ce que j'ai dit monsieur Zuckman et il se procure un cabis il recrute du personnel il remplit les carnets de commandes il paye ses salariés il paye ses charges derrière il se paye et il met l'argent de côté
et ensuite on verra s'il fait toujours la même proposition c'est comme ça que vous parlez d'un universitaire qui a enseigné à Berkeley etc monsieur Bertrand c'est pas sérieux et Aguillon c'est qui ? mais c'est aussi quelqu'un de très sérieux
il dit quoi Philippe Aguillon ?
il n'a pas fait d'entreprise non plus il n'a pas fait d'entreprise vous êtes en train de me dire comment on parle des universitaires quand même et moi je vous parle des entrepreneurs qui réfléchissent non mais j'ai beaucoup de respect pour les entrepreneurs c'est pas le sujet les chefs d'entreprise
c'est un sujet parce que c'est pas les politiques qui créent les emplois c'est pas les universitaires c'est les entrepreneurs qui créent l'emploi et c'est pas des patrons
du CAC 40 non mais je comprends ce que vous voulez dire mais l'argument me paraît quand même bizarre quand on parle d'intellectuels qui interviennent j'ai monté de boîte qu'est-ce qu'il nous raconte alors sur le changement climatique voilà non je suis désolé vous n'avez pas
à faire un climato-sceptique non je sais justement on est d'accord vous et moi pour écouter les climatologues quand ils parlent mais j'ai le droit de ne pas être d'accord avec les propositions de monsieur Zuckman
et par contre remettre en cause sa compétence
c'est pas ce que je suis en train de vous dire je suis en train de vous dire que quand vous montez une boîte vous n'avez pas le même raisonnement parce que monter une boîte aujourd'hui clairement c'est aussi prendre des risques et heureusement que dans ce pays on a des entrepreneurs qui ne sont pas tous des gens du CAC 40 ou des gens qui effectivement ont une réussite ou une fortune c'est ça la réalité moi j'ai été entrepreneur j'étais entrepreneur moi aussi et donc très clairement je sais pertinemment aujourd'hui qu'il faut qu'on arrête avec ce système où on les montre du doigt voilà mais 76% des commerçants artisans testés dans l'ensemble des sondages sur la taxe Zuckman ils sont favorables parce qu'ils ont bien compris que c'est pas eux qui étaient visés c'est les personnes qui échappent à l'impôt par des systèmes d'optimisation c'est ce qu'il nous a expliqué ce qui joue de l'optimisation il faut pardonnez-moi c'est comme la fraude fiscale on parle de fraude sociale je parle aussi de la fraude fiscale tous ceux qui effectivement volent notre système il faut effectivement les taper c'est exactement ce qu'il propose Emilien je ne suis pas sûr on peut être universitaire et quand même penser aux gens y compris entrepreneurs Emilien est universitaire c'est à lui que vous pensiez à l'instant je pense à lui je l'ai défendu ça me fait plaisir mais c'est pas ma question chez LR il y a une c'est ma spécialité il y a une divergence plus en plus grande entre élus locaux et élus nationaux notamment parce que au niveau national dans les discours qui sont portés notamment par les dirigeants ça parle très majoritairement immigration et sécurité c'est un sujet important pour la droite et en termes d'économie on est de plus en plus libéraux on est de plus en plus libéraux on est plus d'indicateurs dessus depuis 20 ans les élus locaux eux ils disent il n'y a pas que les sujets vous en parlez énormément des questions de décentralisation d'emploi etc et par ailleurs ils sont parfois un peu plus prudents sur les questions économiques etc est-ce qu'il n'y a pas un problème de ce décalage là y compris parce qu'il y a beaucoup d'élus LR qui sont partis chez Horizon en se disant oulala qu'est-ce qu'ils nous font avec les discours il y a pas mal de maires quand même qui sont partis chez l'eau est-ce qu'il n'y a pas un problème de prise en compte des discours qui tient des élus locaux qui sont en contact des gens dans les remontées et dans la conception du programme de LR est-ce qu'à un moment donné on ne parle pas de sujets qui de ce qu'on entend par des gens sur le terrain ne sont pas toujours en esprit des français oui mais ce n'est pas seulement une question d'élus locaux pourquoi il y a un décalage on a pensé à l'époque que le quinquennat c'était une super bonne idée je vous ai dit ce que j'en pensais et on a pensé que le non-cumul des mandats était une super bonne idée il faut bien comprendre une chose c'est qu'aujourd'hui les élus locaux ne peuvent plus être au parlement moi je pense qu'à l'époque on a fait une erreur et pour bien expliquer à tout le monde avoir à nouveau le cumul c'est pas cumuler les indemnités les indemnités sont plafonnées aujourd'hui et moi je dis qu'elles doivent rester plafonnées exactement au même parce que il y a des parlementaires qui sont très connectés mais comme je sais que c'est un sujet qui existe de place aussi et de qui a accès au monde politique et de qui peut se présenter qui peut représenter la nation et quand il y a un nombre de places limitées et qu'elles sont captées par toujours les mêmes je rappelle qu'il y a trois ouvriers à l'Assemblée alors que dans mon coin ils représentent 30% c'est aussi un problème donc le non-cumul des mandats c'est pas juste une question économique c'est une question de l'accès non mais c'est un préalable qui explique le décalage qu'il y a entre la classe politique nationale je ne sais pas si les députés et puis on dirait dire qu'ils ne sont pas très connectés au terrain attendez mais il y a aussi un autre sujet il y a un autre prisme pardonnez-moi mais c'est les médias c'est les médias nationaux parce que dans les médias nationaux on vous parle régulièrement de ces sujets-là des sujets d'immigration de sécurité entendons-nous bien l'ordre de l'autorité c'est un préalable mais un projet de société ça n'est pas que cela un projet de société il y a toute une dimension économique et sociale et puis on est en France et c'est aussi la conviction qui est la mienne les services publics ça ne compte pas pour rien l'école la santé le logement la culture tout ce qui fait des liens entre les français ceux qui vont bien et ceux qui ne vont pas bien pour moi ça a du prix je dois être l'un des rares et d'ailleurs je me souviens au moment des élections législatives à parler de culture dans les médias nationaux parce que j'y crois énormément à la culture c'est rare à droite et pas seulement ouais mais c'est rare dans la classe politique quasiment il y a une gauche qui a quand même tout un discours culturel il s'avère quand même qu'aux élections législatives à l'époque je vais sur France Inter j'en parle tout le monde dit d'être le premier à en parler parce que c'est important et c'est même des sujets sur lesquels je vais vous dire un truc on ne devrait pas faire d'arbitrage budgétaire à la noix moi dans ma région j'ai augmenté les premières années le budget de la région je ne partais pas d'une feuille blanche avant moi ils avaient fait de gros boulots Martine Aubry à Lille a fait de Lille une place forte culturelle et j'ai augmenté le budget des deux tiers et là c'est hyper difficile la culture n'est pas une variable d'ajustement je ne baisse pas les crédits de la culture il y a une très belle phrase d'un premier ministre qui était anglais c'était Churchill au moment de la guerre il dit si on ne se fait pas des efforts pour la culture à quoi ça sert de se battre si on ne se bat pas pour la culture à quoi ça sert et ça il faut bien comprendre que c'est des sujets dont on parle très peu sur les plateaux mais c'est la clé parce qu'encore une fois ça unit les gens entre eux les services publics les politiques publiques et puis pardonnez-moi mais encore une fois la culture le sport également et pas seulement au moment des jeux olympiques ou quand on va se passionner pour telle ou telle discipline et tout ce qui unit les gens purée il faut se battre pour ça il faut des moyens pour ça il faut que l'état je ne vous dis moi dans ma région je ne suis pas riche dans notre région je ne suis pas riche mais en attendant chez moi j'ai décidé la culture on n'y touche pas voilà on n'y touche pas on ne sabre pas dans les budgets envoyer un texto à Laurent Wauquiez il y a d'autres il y a d'autres il y a d'autres il y a d'autres il y a d'autres la culture politique il y a sa vie à sabrer dans les budgets vous comptiez sur le Sénat pour redresser la copie budgétaire vous savez comme moi que le Sénat va faire des coupes partout des coupes massives dans les services publics il y a deux questions la question c'est est-ce que vous êtes dans le bon parti monsieur Bertrand je l'avais déjà posé celle-là si vous voulez vraiment débattre si vous voulez donner la parole aux gens avoir la parole venez faire un tour chez nous France parce que c'est le mouvement c'est votre parti politique c'est un mouvement un mouvement politique parce qu'il n'a pas vocation à présenter des candidats aux élections municipales ou autres c'est la différence et on est vraiment sur le fond on s'est réunis l'autre jour à Saint-Quentin et toute la matinée pardonnez-moi il n'y avait pas de grands experts tout ça les gens avaient la parole ils l'ont prise avec des vrais débats avec des gens qui n'étaient pas forcément d'accord sur tout et qui faisaient des propositions et qui débattaient or moi c'est ce que j'ai connu voilà longtemps dans les partis politiques j'ai un peu cette nostalgie et c'est ce que je veux retrouver là où les gens ont clairement la parole et cette magie là elle est encore possible je crois elle est possible sur Baxi quand les gens ont la parole il faut s'y en tenir compte regardez ce que sont devenus les cahiers de doléances rien ils ont été libérés ouais ils ont été aujourd'hui mis à disposition grâce à une proposition de loi de Marie Pochon l'écologiste ouais moi je sais qu'avec Julien Dive encore une fois chez moi on a repris ce qu'il y avait dans les cahiers de doléances il y a des choses qui sont très claires c'est pas parce qu'il y a eu le débat le grand débat avec les maires que ça épuise toutes les idées qu'il y avait avec les cahiers de doléances et notamment des français qui disent on veut être entendu et vous me parliez et vous me parliez tout à l'heure pourquoi je ne suis pas avec Macron depuis 8 ans et demi je suis dans l'opposition au président de la république pourquoi parce qu'il y a des sujets sur lesquels j'étais en désaccord profond notamment sur les questions d'autorité et puis c'est aussi la question un sujet un manque d'attention de considération pour beaucoup de français et c'est ça qui a éclaté avec la crise des gilets jaunes quand Edouard Philippe était au pouvoir et je pense que vous voyez je dis ni elle est fille ni elle est reine mais toute personne qui vient me voir si elle a des problèmes je me moque de savoir son étiquette politique je m'en moque réellement heureusement c'est votre travail c'est un point de vue purement légal c'est plutôt mieux non non non mais tout le monde ne fait pas ça vous parliez tout à l'heure notamment des Etats-Unis il y en a qui qui président ou qui dirigent pour ceux qui leur sont favorables oui c'est vrai moi j'ai plein de défauts j'en parle un peu dans le livre mais je ne suis pas sectaire mais je pense sincèrement qu'il faut absolument avoir en tête cette obsession de chercher à rassembler on n'a pas fini vous m'avez interrompé on est parti un peu dans tous les sens tout à l'heure pardon c'est moi qui ai dû partir dans tous les sens mais je vous ai dit en 2015 je suis élu dans ces circonstances là en 2021 c'est pas la même histoire parce que tout le monde se présente sous ses couleurs l'ERN Marine Le Pen se défile elle ne revient pas elle envoie Sébastien Chenu monsieur Macron envoie 5 ministres pour me faire mettre un genou à terre en espérant qu'au deuxième tour je devrais m'unir avec eux je dis que ce ne sera pas le cas mais en se disant comme ça si je suis ni avec nous il ne peut pas se présenter à la présidentielle ok la gauche est totalement unie et là les observateurs disent c'est le retour de la gauche Bertrand va se faire taper il n'y a pas beaucoup de gens je peux vous sortir les articles il n'y a aucun problème oui mais c'est encore quand on regarde les rapports de force on peut vous donner que vous auriez des bons résultats au final et qu'est-ce qui se passe je fais reculer le rassemblement national de 16% les gens ne sont pas devenus amoureux de moi je ne suis pas devenu magicien mais ils se disent ce mec se bat pour nous et pour sa région ce qui montre bien une chose c'est que sans aller sur leur terrain et en les combattant vous pouvez les faire reculer et il n'y a aucune fatalité alors justement à ce que clairement ils puissent l'emporter il n'y a aucune fatalité à ça
mais il faut se passer parlons-en parlons-en de 2027 parlons de cette élection présidentielle qui approche vous avez vous-même planté le décor en rappelant que les sondages donnent le rassemblement national gagnant dans beaucoup de scénarios aujourd'hui différents aujourd'hui à date d'où ma question c'est quoi l'étape d'après Xavier Bertrand ?
continuez à me préparer ok continuez à me préparer c'est-à-dire aussi même si je vous l'ai dit je pense qu'il faut clairement renouer avec cette promesse républicaine parce que c'est ce qui donne aussi de l'espoir je pense que notre pays je vous l'ai dit tout à l'heure il y a besoin à la fois d'ordre et d'autorité c'est un préalable c'est clairement qu'on retrouve espoir au niveau des classes moyennes pour commencer et c'est ces services publics et après il y a deux sujets de gouvernance ce pays est formidable mais il ne peut pas continuer diriger comme il est tout est décidé à Paris et si vous ne remettez pas aujourd'hui clairement plus de décisions plus de pouvoir plus de responsabilité plus de liberté dans nos territoires ce pays ne pourra jamais renouer clairement avec une dynamique et après il y a un dernier point je ne suis pas en train de vous dresser le projet mais ce sur quoi je bosse on a besoin d'avoir un pacte générationnel il faut qu'on arrête de dire nos jeunes sont importants et il n'y a pas véritablement de choix qui sont faits en direction des jeunes il faut mettre le paquet sur la jeunesse parce qu'on va s'apercevoir que les français ne sont pas égoïstes et que plutôt que de montrer du doigt les boomers il va falloir se rendre compte que même les retraités sont prêts à se mobiliser s'ils ont le sentiment qu'une politique sera efficace pour les jeunes c'est ce que j'essaye de faire dans la région et je pense que c'est vraiment le sujet des années qui viennent pour un pays comme l'autre
quelle méthodologie de désignation du candidat est-ce que vous êtes favorable à une primaire plusieurs choses ont été mises sur le tapis ces derniers temps à droite primaire jusqu'à Sarah Knafow primaire plus fermée etc qu'est-ce que vous en pensez
ça ressemblerait à un truc ça d'Edouard Philippe de Darmanin jusqu'à Knafow moi je trouve ça absurde
mais je ne suis pas on est d'accord on est d'accord
très bien formidable je ne sais pas si on est d'accord sur plein de trucs mais là on est d'accord sur ce truc là on est d'accord oui oui complètement bon plusieurs choses bon c'est pas parce que j'ai brillamment remporté la primaire de 2021 on le sait bien non je plaisantais je plaisantais que ma position a changé je pense que une élection présidentielle c'est une rencontre un candidat une candidate et les français et la véritable primaire c'est l'élection présidentielle clairement et puis je vais vous dire aussi un truc on est tous à se passionner sur qui pourrait être candidat et on va se calmer et boire frais vous allez voir dans quelques mois exactement le paysage aura beaucoup changé on est à un an et demi tiens c'était Guillaume Tabard dans le Figaro j'ai vu le tweet là-dessus qui disait voilà un an un an et demi avant De Gaulle n'était pas du tout en balotage Giscard était réélu il n'y avait aucun problème on ne savait même pas que Macron existait comme candidat à la présidentielle et on a su ce qui se passait mais on est toujours à vouloir faire le film pardon DSK a été président mais on a toujours et Jospin a été élu en 2002 était élu en 2002 et baladur alors là il n'y a même pas besoin de se présenter contre Chirac en 95 c'était effectivement les doigts dans le nez on veut toujours faire le film un an ou un an et demi avant et je reste persuadé que les français vont beaucoup regarder ce que les gens ont dans le ventre et dans la tête j'en suis intimement convaincu aujourd'hui ce qu'il faut bien voir c'est que c'est une situation très particulière c'est un président qui ne sera plus candidat c'est arrivé en 2017 c'est arrivé en 2007 c'est arrivé également en 95 et c'est arrivé également si je ne me trompe pas vous me dites si je me trompe en 69 en 69 et en 74 et en 74 parce que Georges Pompilou est décédé ça n'arrive pas si souvent que ça ça veut dire que tout est terriblement oui c'est un reset tout est terriblement oui c'est un peu ça
j'ai une question pour vous je l'ai vue dans le chat elle est intéressante quel regard vous portez sur la figure de Dominique de Villepin qui revient et qui semble lui aussi incarner quelque chose qui peut être proche de vous une droite plus sociale gaullisme chiraquisme qu'est-ce que vous en pensez est-ce que c'est pas lui le meilleur ça j'en sais rien il fait des très très beaux discours
je vous ai mis sur la table des propositions voilà
on l'a pas encore reçu dans cette émission vous n'avez pas mis
sur la table des propositions vous nous avez mis sur la table des orientations mais moi j'entends pas de propositions de politique publique quand même vous voulez que j'en fasse sur des domaines qui vont certainement pas nous rassembler en matière d'immigration moi je suis pour qu'effectivement on ait des quotas je le dis depuis des années c'est à dire que l'on dise exactement qui on peut accueillir de quelle façon vous savez les pays comme le Canada et l'Australie ne sont pas des régimes dictatoriaux mais dans lesquels très clairement on a une immigration que l'on sait accueillir dans de bonnes conditions c'est une vision utilitariste de l'immigration il faut qu'elle soit utile je fais un peu de provoque mais je fais exprès d'aborder ce sujet
ça marche
je sais il ne me faut pas grand chose je sais mais après au final vous pourriez me trouver sympa donc je fais gaffe à ce que vous ne soyez pas tenté je ne voudrais pas vous compromettre à part l'immigration donc on a bien compris que la droite c'était votre sujet est-ce que d'autres je remarque quand même que je vous pose la question des mesures et vous commencez direct sur l'immigration parce que je vous l'ai dit tout à l'heure ça m'interroge le reste non il y a un préalable à tout l'ordre j'ai compris l'ordre et l'autorité l'ordre et l'autorité ok je pourrais vous parler également des peines minimum auxquelles je crois profondément et ensuite on va venir sur le coeur de mon projet le coeur de mon projet il est très clairement sur les classes moyennes et notamment sur une nouvelle politique en faveur des classes moyennes sur leur revenu et je vais vous prendre un exemple qu'est-ce que vous mettez dans les classes moyennes la définition si j'étais un techno je vous dirais que c'est une catégorie sociologique qui gagne entre temps et temps tout ça moi je veux juste vous dire pour moi les classes moyennes vous êtes trop riches pour être aidé et vous n'êtes pas assez riche pour vous en sortir par vous même et donc je vais vous donner une mesure très concrète vous avez des enfants qui font des études ok je revois complètement le système des bourses parce qu'aujourd'hui dès que vous bossez vous ne touchez rien ou quasiment rien et donc clairement le fait que vos enfants ne puissent pas faire d'études aujourd'hui c'est un drame pour les familles il y a des familles qui ne partent plus en vacances qui se saignent pour que leurs enfants partent je revois complètement le système des bourses et j'arrête d'exclure les gens qui bossent et pardonnez-moi c'est ce que je fais aussi dans ma région l'allocation de rentrée scolaire dans la région des Hauts-de-France elle est versée à tout le monde à tout le monde sans exception quels que soient les revenus je permets aux jeunes de pouvoir passer leur permis en étant financé par la région parce que bien souvent notamment quand vous habitez en milieu rural le permis de conduire est devenu un impôt et derrière il faut vous acheter une voiture je finance nous finançons 90% du prix du permis c'est des mesures très concrètes alors je ne veux pas vous faire le catalogue de tout mais pour bien vous montrer qu'il ne s'agit pas d'être dans l'incantation mais clairement que c'est avec des propositions précises qu'on peut aussi améliorer la vie et redonner de l'espoir je peux continuer sur la santé nous on ne demande que ça parce qu'en fait c'est difficile de juger sur des idées des discours
peut-être que je reviendrai alors pour vous expliquer mais on vous réinvitera vous êtes sûr non mais sans déconner si vous êtes candidat à l'élection présidentielle ça nous intéressera de vous réinterviewer attendez je reviens
juste sur un exemple sur la santé là les mesures sur la santé pardonnez-moi c'est quand même des comptables qui ont prévu ces mesures là après ça s'explique de quoi le doublement des franchises médicales alors je vais être très clair avec vous parce que vous ne le savez peut-être pas mais le 1 euro chez le médecin c'est moi qui l'ai mis en place
je me souviens
vous étiez déjà née vous étiez déjà née c'est moi qui l'ai mis en place mais le 1 euro c'était de la responsabilisation plus que des mesures de rendement comme c'est le cas aujourd'hui il y a notamment un institut qui s'appelle l'institut santé professeur Mizar qui a fait des propositions clairement qui ne cassent en rien le système qui ne tapent pas les gens au porte-monnaie et qui permettent à la fois d'avoir 10 milliards d'euros de dépenses en moins et ils réinjectent 3 milliards d'euros dans le système notamment pour la prévention parce que ça aussi c'est un sujet auquel je crois beaucoup voyez c'est moi qui ai mis en place à l'époque la formule MT dents vous avez des enfants ou si vous avez des frères et sœurs ou des neveux qui bénéficient de ça c'est de la prévention on n'a pas été assez loin en matière de prévention l'ostéodensitométrie qui permet de mesurer les risques d'ostéoporose pareil je l'ai mis en place alors que les experts me disaient mais ça va coûter cher ça ne sert à rien je crois énormément à la prévention il faut qu'on investisse dans la prévention et je vous donne un exemple la médecine scolaire les infirmières scolaires il faut réinvestir massivement pour en avoir elle embauchait des fonctionnaires ouais alors là c'est cool ça nous fait plaisir voilà on a un scoop parce qu'il y a des endroits où on a besoin moi encore une fois partout j'ai l'impression je ne suis pas nostalgique je ne suis pas nostalgique mais cette époque on passait des visites justement à l'école aujourd'hui c'est terriblement compliqué et donc sur ces sujets là vous ne pouvez pas même quand on parle et on sait pourquoi c'est compliqué c'est parce qu'il n'y a plus d'infirmières scolaires parce que je vous rappelle le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux c'était pas la gauche
c'était vous
c'était vous et donc moi je suis fille de prof et de cheminot j'ai vu ce que c'était les coupes dans les services publics les classes qui passent de 27 à 29 à 32 ça n'a pas concerné la SNCF à 33 ça n'a pas concerné les entreprises publiques le 1 sur 2 non mais alors parlons du reste parce que je veux dire le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux c'est une chose et puis après il y a la déresponsabilisation totale de l'état sur le transport ce qui en est un et une autre mais je ne vous ai pas du tout entendu parler d'écologie attendez je peux finir attendez non non non parce que vous me cherchez sur un sujet je veux juste vous répondre allez-y le non remplacement d'un sur deux le seul problème qu'il y avait c'est qu'on donnait le sentiment que ça s'appliquait pour tous de la même façon moi je ne fais pas de la politique avec une règle à calcul dans ma région je ne remplace pas tous les fonctionnaires qui partent à la retraite et je regarde quel est l'impact sur le service public je m'explique j'ai la gestion des cantines quand j'ai deux cuisiniers qui font un repas pour 500 élèves ou 700 élèves il y en a un qui part à la retraite je suis obligé de le remplacer et j'ai envie de le remplacer pourquoi ?
parce que si ce n'est pas le cas très clairement on va avoir des files d'attente de dingue pour tout simplement prendre son repas en revanche j'ai des agents qui sont en train de faire les dossiers de subvention avec l'intelligence artificielle plutôt que de regarder s'il y a 15 cases à bien remplir on va gagner un temps fou et ça va permettre à certains agents de ne plus faire ça mais d'avoir des tâches où ils seront en contact avec le public c'est-à-dire que moi je suis pour une politique où on sait faire preuve de surmesure je reste intimement persuadé qu'on peut avoir moins d'agents publics même si les services publics doivent continuer à trouver leur place mais ils ne sont pas forcément assurés par des agents publics l'important c'est qu'on garde ces services publics la santé je vois que vous êtes concentré puis vous cherchez le moment où vous n'allez pas d'accord avec moi non j'ai trouvé déjà vous inquiétez pas mais je l'avais vu je l'avais vu j'ai un peu l'habitude je vous écoute je suis concentré sur ce que vous me dites je ne sais pas si on a fait exprès de nous mettre un à côté d'autre mais je vois bien que vous résistez là vous résistez c'est juste parce qu'elle est arrivée en dernière bon d'accord c'est que par exemple la santé et bien on doit marcher sur deux jambes il y a une jambe publique et il y a une jambe libérale Xavier Bertrand je crois aux deux je crois aux deux on vous réinvitera écologie venez faire un tour dans ma région sur notamment on a réussi à marier l'économie et l'écologie la décarbonation sur justement les chemins verts sur la replantation des haies sur la biodiversité on fait des choses je pense importantes dans la région et contrairement à ce qu'on pense tous les mecs de droite ne sont pas des hommes des cavernes dans la matière
on arrive à la fin de nos discussions on ne réconciliera pas ce soir la droite et la gauche mais on a été ravis de vous recevoir c'est votre invitation je note qu'on se retrouvera tous dans la résistance de toute façon à la fin et on ira exactement on ira se cacher dans les greniers des insoumis
c'est résister à l'état d'esprit ambiant mais je suis intimement convaincu tiens pardonnez-moi cette facilité que rien n'est jamais écrit et que la victoire des extrêmes n'est certainement pas écrite ça c'est très très beau ça c'est vrai j'ai jamais écrit Xavier Bertrand aux éditions Robert Laffont
un tonnerre d'applaudissements pour Xavier Bertrand
merci