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speechyoutube.com· 13 février 2022 77 min

Le discours de Valérie Pécresse au Zénith de Paris en intégralité

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Valérie Pécresse

Mes chers compatriotes de Métropole, des Outre-mer et de l'étranger, enfin, enfin nous voici tous réunis. Vous m'avez manqué. Merci, merci à la magnifique équipe de France qui m'accompagne. Bravo elle. Merci à chacune et chacun d'entre vous de me donner votre énergie. Oui, vous êtes toujours là. Votre affection me porte. C'est un privilège d'être votre candidat, de porter vos couleurs, même si désormais c'est au peuple de France que je dois me donner. Depuis deux mois, je suis en campagne. Du nord au sud, de l'est à l'ouest, je traverse le plus beau pays du monde. La France, je l'aime corps et bien. Plus je la parcours, plus je l'étreins. Plus je l'étreins, plus elle m'émerveille.

Et plus je sens monter en moi une impatience, celle de voir notre nation retrouver cette force qui appartient aux nations gagnantes. Cette force, je l'ai en moi. Avec cette force, je veux rallumer avec vous les espoirs d'une nation unique et universelle. Une nation bâtie par des femmes et des hommes qui, par leur travail, leur bravoure, leur génie artistique et scientifique, ont réussi à hisser la France au premier rang. Le zigzag, nous choisissons les lignes droites. Nous choisissons l'action qui libère les forces vives. Nous choisissons l'audace de l'espérance. Oui, il y a toujours un risque à vouloir être grand.

Mais, je vous l'assure, tous les chemins s'ouvrent à une France qui se lève pour conquérir sa fierté et son bonheur. Oui, c'est une conquête, mais nous avons un atout. Nous sommes Français, citoyens d'un pays qui, malgré ses doutes, ses lacunes restent splendides. Oui, je le crois, il y a foi séculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde. Mais rien n'est acquis. Depuis dix ans, nos gouvernements ont abîmé la France. Et nous sommes à la croisée des chemins. Pour la première fois, le sort du monde pourrait s'écrire sans nous. Dans dix ans, serons-nous encore la septième puissance du monde ?

Serons-nous encore une nation souveraine ou un auxiliaire des États-Unis, un comptoir de la Chine ? Serons-nous une nation unie ou une nation éclatée ? Face à ces questions vitales, pas de fatalité, ni au grand déclassement, ni au grand... La pandémie de la Covid a meurtri des familles entières. Elle a aussi jeté une lumière crue sur nos fragilités, nos vulnérabilités. Cet État hyper centralisé, incapable de s'appuyer sur les acteurs locaux. Notre système de soins, bureaucratisé, saturé, tenu à bout de bras par le courage infini de nos personnels soignants. Notre impuissance a développé un vaccin en France pendant qu'un de nos brillants entrepreneurs aux États-Unis créait Moderna.

Notre système éducatif à la peine, avec des enseignants dévoués mais désarmés par une révolution numérique de retard. Notre addiction toxique à la dépense et à la dette. Alors, on nous dit, jusqu'ici, tout va bien. Mais jusqu'à quand cette pandémie a montré aussi une autre France ? La France qui a du cran et de la responsabilité. La France au front. Celle des travailleurs de première ligne. Ceux des premiers trains du matin. Celle des entreprises qui s'adaptent, qui se relèvent, qui relancent la chaîne de production. Celle des collectivités locales qui font la chasse au masque. Celle des familles qui avalent les protocoles, mais qui s'organisent et qui se ressoudent.

Celle des associations qui se démènent auprès des capossés du confinement. Cette épreuve a réveillé nos aspirations profondes. Celle d'une vie plus libre, plus douce. Une vie plus proche des siens, plus proche de la nature. Ces attentes, ces désirs, il faut y répondre. Je veux porter un nouvel espoir. Celui d'une nouvelle France que nous devons reconstruire ensemble. France, car notre pays est éternel. Nouvelle, car notre histoire reste encore à écrire. Nouvelle France, car c'est elle qui se nourrit de ses racines et qui se donne des ailes. La France des cathédrales et celle des satellites. La France de Péguy et celle de Marie Curie. La France qui s'assume et qui se réinvente.

La voilà ma France. Parce qu'on cherchera pour eux des solutions, parce qu'on les écoutera, parce qu'on les respectera. Entrepreneurs et des créateurs, des bâtisseurs d'avenir. Une France qui réinvente son rapport au travail, qui lui donne du sens, qui le récompense à sa juste valeur. Une France qui ne sépare plus les premiers de cordée des travailleurs de première ligne. Connectés, mais pas isolés devant son écran, perdus dans le métaverse. Il y a chez les Français une soif d'authenticité, d'humanité, une soif de proximité. C'est la France qui renaît dans ses villages, ses bourgs, ses villes moyennes, qui retrouve le goût de fabriquer en France, d'acheter pour les protéger.

La France est une personne, écrivait Jules Michelet. Si sa voix disparaissait, ce serait une voix singulière, manquante pour le monde. Un imaginaire en moins. Une identité en moins. Jamais je n'accepterai qu'on vide la France de sa substance. Jamais je ne tolérerai. Le génie français ne commence pas à la révolution. Et oui, je veux Molière au Panthéon, et avec lui Sganarelle, Scapin, et d'un rêve, celui d'offrir à chacun de nos enfants, dès l'école, le pouvoir de s'émerveiller par les arts et la création. Du viaduc de Millau au Mont-Saint-Michel, du phare de Cordouan aux fortifications de Vauban, je veux aussi que les Français se reconnaissent dans leur patrimoine.

Ils dessinent la carte de leurs affections les plus intimes, comme de nos inspirations les plus hautes. La France, l'aimer viscéralement, c'est aussi aimer sa nature. Nos paysages sont uniques, magnifiques, inspirants. L'écologie s'est imposée à moi, il y a longtemps. Raison simple, qui aime son pays le protège. Il le transmet comme on transmet un trésor. Nous empruntons notre planète à nos enfants, et aujourd'hui nous leur devons d'être à la hauteur de l'urgence climatique. Et ce n'est pas le cas de décarboner la France sans tomber dans la décroissance. C'est possible. L'écologie est une valeur. L'écologie n'est pas une idéologie. C'est une solution.

Je veux la France souveraine, qui ne soit soumise à personne. Une puissance d'équilibre, aillée bien sûr aux Etats-Unis mais non alignée. Une puissance écoutée, une puissance respectée. La France qui dit non à la guerre en Irak. La France qui fait reculer les chars russes en Géorgie. Moi, il faut parler avec fermeté. En cas d'attaque, ils s'exposeraient à des représailles économiques drastiques. Aux Ukrainiens, il faut parler avec franchise, et leur dire que l'adhésion à l'OTAN n'est pas à l'ordre du jour. L'Organisation pour la Sécurité Européenne de l'Atlantique à l'Oural. L'Union Européenne, en matière de sécurité, doit prendre son destin en main. Il est temps d'avoir l'Union Européenne.

Mais je refuse une Europe impuissante. Je refuse une Europe fédérale, qui diluerait notre identité et déclencherait de nouveaux Brexit. Je veux une Europe stratège, qui respecte les Etats et fasse entendre une voix puissante dans le monde. Une Europe qui ne soit pas otage des gars-femmes. Une Europe qui défende sa civilisation. Emmanuel Macron pratique une diplomatie de la posture. Alors qu'il faut une diplomatie d'influence. D'influence. Pas d'arrogance. À ce jeu, les grands gagnants ont toujours été les Allemands et les Britanniques. Oui, Angela Merkel, Margaret Thatcher, deux femmes, ont toujours protégé leur peuple. Elles ont défendu leurs intérêts.

Moi aussi, présidente de la République, je vous défendrai. L'assistance agricole prévue par la commission de Bruxelles est une erreur fatale à l'heure du réchauffement climatique et des famines sur le continent africain. Je soutiendrai nos agriculteurs. Et je protégerai notre industrie. Je veux une vraie taxe carbone à nos frontières. Je vis bien une vraie taxe carbone. Je veux les produits qui ne respectent pas nos normes environnementales. Et je défendrai notre énergie nucléaire de Fessenheim. Je protégerai notre industrie de défense et nos armées. À nos soldats, à leur famille, je veux dire toute ma reconnaissance et notre admiration. Chef des armées, je serai une femme de paix.

Mais je saurais être chef de guerre si les circonstances l'exigent. Je donnerai à nos forces armées le... Et je leur dis le combat contre l'islamisme... Et tout lui revient. Alors je donnerai la parole au peuple de France. Ils se sent baïonner, ils se sent mépriser. Quand les Français réclament la diminution de l'immigration, quand ils demandent le retour à l'ordre, quand ils réclament une France une et indivisible, nous devons l'ordre de décider, pratiquement. Oui, la démocratie. Oui, le peuple plutôt que le chaos. Je réhabiliterai le référendum. Référendum sur l'immigration. Référendum sur la sécurité et la laïcité. Cette initiative, je la partagerai avec les Français.

Je veux un référendum d'initiative populaire. Car pour moi, la démocratie ne se tire pas au... Il n'y a pas de souveraineté sans frontières. Nous devons les restaurer. La frontière, c'est comme la porte de la maison. Cette porte, nous choisissons de l'ouvrir ou de la fermer. C'est cela, être maître chez soi. Et si pour cela, il faut bâtir des barrières, voire des murs, comme le souhaitent les États qui sont en première ligne face au chantage migratoire, je les soutiendrai. Nous retrouvions le contrôle de cette immigration débordante qui débouche sur la création de zones de non-France. Je veux des quotas, des contrôles, le renvoi des clandestins.

Et si un pays refuse de reprendre ses clandestins, avec moi, ce sera... Si ce fissure en silence, je revendique de vouloir l'assimilation. Parce que je veux faire des Français de cœur et pas des Français de papier. Ma France, elle dit à ceux qu'elle choisit d'accueillir qu'il n'est nul besoin que leurs ancêtres aient été à Gergovie, à Austerlitz ou à Verdun pour qu'ils se sentent passionnément français. Ma France, elle... Je suis une femme d'ordre. Je veux la France en ordre, car je veux la France de la concorde, en désordre. c'est quand la loi des bandes, la loi du plus fort, se substitue aux lois de la République. Car oui, nous en sommes là.

Ce sont ces checkpoints à l'entrée de certains quartiers, ces tirs de mortiers dans les rues, hors côtés. Je ne veux plus que les Françaises ne baissent les... J'ai senti la gravité de rendre la justice au nom du peuple français. J'ai vu la beauté de cette justice qui répare. Avec une révolte plus grande encore, Emmanuel Macron devra rendre des cons. Mais face à faim d'effectivement au soutien, réduire radicalement les délais de jugement implacables contre tous ceux qui s'attaquent à la République, parmi eux, les prêcheurs de haine de l'islamisme. Ce nouveau totalitarisme, il veut détruire ce que nous sommes et c'est pour cela que nous...

La République est au-dessus de la foi, de la religion pour s'exonérer. Il y a 12 ans, nous n'étions que quelques-uns à réclamer l'interdiction de la burqa dans l'espace public. Nous avons été les lanceurs d'alerte de la laïcité. Posés à toutes les associations qui réclament des financements la signature de la première charte de la laïcité. Pas un euro d'argent public pour les ennemis de la République. Et je continue ce combat en refusant les tenues religieuses comme le burqini dans les piscines. Sur ce sujet, la semaine dernière, Emmanuel Macron a failli. Il a refusé de faire voter l'interdiction du voile dans les compétitions sportives. N'est pas un vêtement comme les autres.

Ce n'est pas une ne sera soumise. Je crois à la... Je combats l'emprise. Je préviens. Je n'accepterai jamais de soumettre la République. Il y a ce que nous devons protéger. Mais il y a aussi ce que nous devons reconstruire. Reconstruire. Il faut reconstruire l'école. L'école est la fabrique de la... ...églité sociale et de profondes inégalités scolaires. Six générations. Un enfant d'ouvrier pour devenir cadre. Vous qui croyez à l'école de la République, indignez-vous. Les mathématiques seront les deux grandes causes éducatives de mon quinquennat. Car il n'y a pas... Je pense à Samuel Paty. Morts.

Reconstruire notre modèle de soin car jamais je ne me résignerai à assister impuissante à la dégradation de notre système de santé. Lui aussi faisait notre fierté. Il incarne la solidarité nationale et notre foi indéfectible dans le progrès. Et pourtant, pourtant, notre hôpital est à bout de souffle, tenu à bout de bras par des soignants héroïques. Il ne suffit pas de mettre la main au portefeuille pour réconforter nos soignants. Il faut les toucher au cœur, redonner du sens à leur métier. Il faut les considérer. Nous libérons l'hôpital des contraintes administratives qui l'étouffent. Nous y recruterons 25 000 soignants supplémentaires.

Nous enverrons 4 000 docteurs juniors généralistes dans les territoires qui en manquent. Je veux... Il faudra aussi reconstruire notre industrie. Je dénonce cette folie d'une nation sans usine. Sans... Sur le territoire, je vois la détresse de ces hommes et de ces femmes dont les usines ferment et continuent de délocaliser. Le gouvernement a beaucoup parlé, mais qu'a-t-il fait ? 85 milliards d'euros de déficit de la balance commerciale alors que tous nos voisins européens n'emploient seulement avec des emplois de services. On ne fera rien de grand si nos chercheurs continuent de s'exiler. Sentier battu, aujourd'hui, c'est le règne du scepticisme, des complotismes, de la décroissance.

Le parti de la décroissance est le parti de l'ignorance. Moi, je crois au prêt qui n'est pas l'ennemi de l'écologie, bien au contraire. Je veux encore à nous sur le quantique, sur l'intelligence artificielle, sur les biotech. Je nous veux au premier rang. la France, je la vois à la pointe de toutes les fulgurances technologiques, scientifiques, industrielles. Oui, je veux la France des laboratoires, des usines et pas des friches. Nous baisserons les impôts et les charges depuis des décennies. et aussi réinventer, c'est ça, la nouvelle France. Oui, mes chers compatriotes, la France de 2030 ne sera pas celle de 2022 parce qu'après la crise Covid, plus rien ne sera comme avant.

Parce que les Français ont changé et avec eux leurs aspirations. Mais cette France qui change est pleine de promesses. Je défends l'identité française, la vraie. Car la France n'est pas une nostalgie, c'est une énergie. Être Français, ce n'est pas ce résil. Ce qui a été fissuré peut être rebâti. Ce qui est dépassé doit être réinventé. Je ferai ni Français qui ont toujours fait notre grandeur le vrai convoi de la liberté. Il faut en finir avec ces normes qui nous étouffent. Enfin ! Ces 400 000 normes qui s'empilent et qui empêchent tout projet de voir le jour. La France est une Marianne en corset. Une Marianne qui essaye de garder sa prestance mais qui n'arrive plus à respirer.

Je veux une société qui donne sa force aux créateurs, aux entrepreneurs, aux courageux qui s'engagent pour vivre à fond leur rêve et qui demandera beaucoup de courage. Car derrière chaque administration, il y a Kafka qui sommeille. Je les ai. La France, il faut réinventer le travail, lui donner du sens et de la reconnaissance. La crise Covid a bouleversé notre relation au travail. Elle a renforcé l'aspiration des Français à mieux concilier leur vie personnelle et leur vie professionnelle. Pour certains, le télétravail en a été l'opportunité.

Mais une nouvelle fracture sociale s'est creusée entre ceux qui peuvent télétravailler et ceux qui ne le peuvent pas et qui, pour certains, ont été touchés de plein fouet par la hausse du prix de l'essence. avec le retour de l'inflation, trop de Français comptent à l'europrès dès le 10 du mois quand les factures ont été payées. Cette France du travail, cette France des ronds-points, des premiers métros, celle qui est debout aux aurores, cette France essentielle, elle est le cœur battant de la nouvelle France. Je veux que le travail paye, qu'il paye plus que l'assistanat et surtout qu'il soit payé à son juste prix. Je m'y a l'air des Français augmenteront de 10%.

C'est une question de justice, c'est une question de dignité et plus encore, c'est dans l'intérêt des entreprises. Elles le savent, elles cherchent à recruter, elles cherchent à fidéliser leurs salariés et elles mesurent leurs difficultés de vie quotidiennes. Ainsi, dès cet été, chaque salarié gagnant 1 400 euros net, gagnera 500 euros de salaire de plus par an. Je suis la candidate du travail et de la feuille de paye. Souvenez-vous, Nicolas Sarkozy avait eu cette belle intuition, travailler plus pour gagner plus. Et à moi, j'ajoute, liberté, liberté de fixer le temps de travail au sein de l'entreprise. Il n'y aura plus de plafond pour la défiscalisation des heures supplémentaires. Les RT...

La participation et l'intéressement seront exonérés de forfaits sociaux pour que les entreprises y aient davantage recours. Nous favoriserons l'actionnariat salarié et nous libérons totalement le cumul emploi-retraite. Pour autant, je le dis en responsabilité, il y a deux vérités qu'il faut entendre et qu'il faut assumer. nous devons travailler plus si nous voulons être prospères, retrouver de la croissance, sauver nos solidarités. Et la deuxième vérité, c'est que nous devons dépenser moins et moins économiquement faibles d'expos. Pour cela, que nous ferons les réformes des retraites, de l'État et de l'assurance-chômage.

Que ceux qui nous dirigent n'ont pas eu le cours de semaine 15 heures d'activité à la société. Il y aura une retraite inférieure au SMIC. Oui, dans cette nouvelle France, on travaillera autrement, mais on vivra aussi autrement. Après deux ans de confinement, les Français se détournent des cœurs de métropoles trop chers, trop pollués, trop denses. Ils demandent de l'air, de l'espace. Ma nouvelle France, ce n'est pas Paris et le désert français. C'est une France quête nationale. elles font vivre cette solidarité de proximité auxquelles les Français sont tant attachés. Avec eux, je porterai une vraie, une grande décentralisation.

Celle de la simplification, la décentralisation de l'ingéniosité des territoires, de tous les territoires, car elle permettra aussi à nos outre-mètre ruralités. La ruralité, laquelle je crois, est à l'image de la France que je veux, elle est fière, elle est audacieuse, elle est enracinée et conquérante, elle donne le meilleur de son identité en prenant le meilleur de la modernité. Lutter contre le mal logement et contre la flambée des prix, je l'assume à rebours de tous les décroissants, il faudra construire plus et il faudra construire mieux. La réalité familiale, je crois à la famille. Chaque fois qu'un couple se forme, que des enfants naissent, la vie est là, plus forte que l'adversité.

La famille est le socle sur lequel tout repose. La famille, c'est le lieu de la transmission et des valeurs, le partage, l'honnêteté, le civisme. Elle protège des accidents de la vie et puis elle apporte cette tendresse dont sont privés tant de nos concitoyens frappés par la solitude. Je serai la candidate des familles et je sens bien que je serai la seule car François Hollande et Emmanuel Macron ont affaibli les familles de France. Ils ont réduit la politique familiale à une politique sociale. Nous rétablirons l'universalité des allocations familiales. Nous reconstruirons une vraie politique familiale, celle du Front Populaire, celle du Général De Gaulle.

Ma nouvelle France, c'est celle qui assume d'encourager la transmission. 95% des Français seront exonérés de droits de succession pour pouvoir transmettre à leurs enfants le fruit d'une vie de travail et notamment leur maison de famille. Enfin, je serai résolument aux côtés de ces mères seules sur lesquelles la vie a fait reposer tant de responsabilités. Les pensions alimentaires qu'elles touchent pour leurs enfants seront exonérées d'impôts. « Oui, je crois à la famille, je défendrai toutes les familles, mais avec une ligne rouge. Je m'opposerai toujours à la GPA, car il s'agit d'une marchandisation du corps de la femme. Pour moi, le corps d'une femme ne s'achète pas, ne se loue pas.

Le sens de la famille, c'est aussi le droit d'aller embrasser nos aînés et d'accompagner nos proches dans les derniers instants. Quelle que soit l'urgence sanitaire, ce droit, les Français n'en seront plus jamais privés. Je ne fermerai pas les yeux sur la situation dans certains EHPAD. Comme vous, j'ai été révolté de découvrir ces exploiteurs de la fragilité humaine. Comment sommes-nous arrivés là ? On devra tomber et elles devront être exemplaires. Tout le fonctionnement et le contrôle du système sera... Dans ma nouvelle France, nous mettrons la dignité humaine au-dessus de tout. Chacun est unique jusqu'à son dernier souffle.

Et c'est pour cela que je donnerai la priorité au maintien à domicile de nos aînés et que je renforcerai le statut de nos aidants familiaux. Car il leur apporte l'inestimable, l'affection. Cette même affection que nous devons à nos compatriotes en situation de handicap. Car oui, la vulnérabilité fait partie de la vie. Oui, notre société doit tendre la main aux plus fragiles et elle doit tirer sa force de nos différences. Chers compatriotes, vous l'êtes tous par vos origines, par vos croyances, par votre identité. Tous différents, mais tous dignes d'un même respect. Dans ma France, il n'y aura jamais des gens qui ne sont rien. Je serai la présidente de tous les Français.

Mes chers compatriotes, vous êtes en droit de savoir qui je suis. Je suis née un 14 juillet, ce jour de fête nationale où la France se rassemble et célèbre en même temps la prise de la Bastille et la fête de la Fédération. la révolution et la réconciliation nationale. Enfant, je ne manquais jamais un défilé militaire. J'aimais particulièrement le palan de la Légion à l'histoire si romanesque et héroïque. J'écoutais mes grands-parents et mes oncles me raconter leur engagement dans la résistance. Et puis, oui, depuis l'enfance, la France coule dans mes veines. La France des balles populaires, des feux d'artifice et du tour de France.

De prof, mon père était le septième enfant d'un mercier bonnetier de Gap monté à Paris pour devenir professeur d'université. Un vrai parcours républicain. Il m'a donné cet amour de la France mais aussi le goût du travail et de la lecture. Alors, à cette époque-là, le mot héros ne s'écrivait pas au féminin. Je ne me reconnaissais ni en Milady ni en Roxane et encore moins en Madame Bovary. Moi, j'étais d'Artagnan, j'étais Cyrano, j'étais le hussard sur le toit ! Un univers singulier. Ma mère était l'assistante de mon grand-père psychiatre. Après l'école, il me parlait de ses patients, de leurs angoisses, de leurs souffrances, lui qui réparait les âmes et parfois sans succès.

il m'a appris à regarder et à respecter la fragilité qui existe en chacun d'entre nous. Alors, c'est vrai, je n'ai pas rêvé enfant de devenir présidente de la République mais à l'époque, qui l'aurait imaginé ? Et pourtant, je ne suis pas devant vous par hasard. C'est vrai que pour devenir qui je suis, j'ai dû bousculer, j'ai dû prendre mon destin en main, décider de quitter, et la voie tracée de la finance pour choisir le service de l'État. Oui, je voulais donner un supplément d'âme à ma vie, je suis donc devenue juge au Conseil d'État, juge pour dire le droit mais juge aussi pour défendre les victimes.

À cette époque, je vivais la vie des jeunes femmes d'hier et d'aujourd'hui avec ces promesses d'émancipation mais aussi ces humiliations subies en silence, celles de se voir refuser deux emplois parce que j'étais enceinte, celles du harcèlement des petits chefs, celles des frotteurs du métro, celles des agressions sexuelles. Mais ma volonté était intacte, personne ne me ferait baisser les yeux, personne ne doit plus nous faire baisser les yeux. Je n'ai hérité d'aucun poste, d'aucun parti, tout ce que j'ai obtenu, je l'ai gagné. J'ai rejoint Jacques Chirac à l'Elysée au lendemain de la dissolution ratée de 1997 quand il était seul et abandonné. C'était un suicide professionnel ?

Qu'importe, moi j'y croyais. J'étais à contre-courant, libre déjà. Ensuite, en 2002, après la victoire de Chirac, j'ai choisi de me soumettre au suffrage des Français dans un combat que les sondeurs disaient perdu d'avance. me faire élire, aller au contact des Français, puiser dans leur confiance ma légitimité, me mettre à leur service, écrire de nouvelles lois pour changer la vie, la politique, la vraie est devenue passion. De Jacques Chirac, j'ai beaucoup appris l'écoute, l'empathie, mais aussi et encore l'amour de cette France, de Paris et des campagnes mêlées.

Nous partageons l'amour de la Corrèze de cette Corrèze de granite et d'ardoise devenue il y a 27 ans ma terre d'adoption et mon refuge. En politique, j'ai eu aussi une marraine de cœur, Madame Simone Veil. Elle m'a prise sous son aile quand, jeune députée, je suis arrivée à l'Assemblée, elle m'a guidée et soutenue dans mes campagnes. Je lui voue une infinie reconnaissance. Ces combats sont devenus les miens et j'ai, où qu'elles soient, une pensée particulière. pour elle, aujourd'hui. Et il y a eu Nicolas Sarkozy. Son audace, sa force, sa vision. Il m'a donné cette chance unique d'être ministre de la République, ministre de la réforme la plus explosive de son gouvernement.

Alors, pour la fille de prof que j'étais, quel plus beau défi ! Donner à notre jeunesse une université digne d'elle, capable de rivaliser avec les plus belles facs du monde. Mais cela a été dur, très dur. Neuf mois de manifs, mes enfants, mes enfants harcelés à l'école par des militants extrémistes, agressés sur les réseaux sociaux par des avatars qu'ils pécressent. Mais, dans l'épreuve, je suis sereine et je tiens. La réforme est passée, personne n'a osé revenir dessus, mais personne, non plus, n'a eu le courage de la poursuivre. Moi, je la poursuivrai. Ensuite vint le temps de la défaite, des doutes, des questionnements, aux régionales puis aux présidentielles.

C'est vrai qu'on apprend plus de ces échecs que de ces victoires. Et surtout, on apprend à se relever. C'est pour cela que dans ma France, je veux que tous ceux qui échouent se voient tendre une main fraternelle. Si vous avez échoué, c'est d'abord que vous avez tenté. Mais j'ai décidé que ma région, ma belle région, était trop mal en point pour la laisser en plan. Et j'ai construit un autre projet pour elle. Je me suis battue et je me bats encore. Je suis cette femme française indomptable que rien n'arrête quand elle sent qu'il faut se lever pour défendre ses convictions et ses compatriotes. Et je le dis aujourd'hui, rien ne m'arrêtera.

Il paraît que les familles heureuses n'ont pas d'histoire. Alors heureuse, la mienne le fut. Mais avec ces épreuves de la vie que toute famille doit surmonter. Elle a aussi reçu des coups d'une rare violence. Des coups qui, en réalité, m'étaient destinés. Alors, ces cicatrices, je ne vous en parlerai pas. parce qu'elles n'appartiennent qu'à moi et au mien. Avec cette pudeur, je ne transigerai pas car c'est ma façon de protéger ceux auxquels je tiens le plus. Et je sais que vous me comprendrez. Mais ces épreuves, elles m'ont fait mûrir. Elles ont renforcé cette part d'humanité sans laquelle il n'existe pas de vrai chef.

Alors, mes chers amis, je n'aurais jamais fait tout ce chemin sans le soutien et l'amour de Jérôme, mon mari et de mes enfants Baptiste, Clément et Émilie. 27 ans d'amour comme dirait Brel, c'est l'amour folle. Merci Jérôme. Et merci à vous, les enfants. Je suis si fière de ce que vous êtes devenus. Vous l'avez compris, mes chers compatriotes, j'ai eu dans ma vie ma part de chance. Mais mes parents et mes maîtres m'ont appris que quand on a beaucoup reçu, il faut beaucoup donner. Et aujourd'hui, je veux donner sa part de chance à chaque enfant de France. Maintenant, jeunesse de France. La jeunesse de France. Celle qui veut vivre libre et vivre à fond de votre envol.

Tous les jeunes de France, ne doutez pas votre jeunesse est...

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