Le Grand Dossier : Trump / Xi : tous les coups sont permis ? |LCI
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[Musique] [Musique] Il est 16h50, c'est l'heure du grand dossier. Soyez les bienvenus en direct sur LCI. Nous sommes désormais à un tournant dans la guerre sans merci que se livre les États-Unis et la Chine et dont les Européens seront peut-être les dommages collatéraux.
Un chiffre fou illustre le cap franchi aujourd'hui par Donald Trump. Regardez, la Maison Blanche annonce monter ses tarifs doués sur les produits chinois de 145 à 245 %. 125 % c'est la reposte de la Chine aux États-Unis qui pour l'instant ne bouge pas.
Une provocation qui a réveillé la colère de la Chine qui répond qu'elle n'a pas peur de se battre et la ripost chinoise est peut-être en train de clouer au sol un fleuron de l'industrie américaine. Boeing ! Pékin suspend toutes ses livraisons d'avion et arrête les achats de pièces d'avion fabriqué aux États-Unis.
Boeing pourrait perdre plus de 2 milliards de dollars. Qu'importe ! Pékin affiche une croissance insolente 5,4 % au premier trimestre 2025.
Des résultats économiques meilleurs qu'espérés mais qui ne répercutent pas pour l'instant les conséquences de cette guerre des tarifs. Donald Trump est persuadé de pouvoir gagner son bras de fer. Il veut utiliser les négociations tarifaires pour isoler la Chine.
Jusqu'où ira l'engrenage ? Qui en sortira des faits ? Les deux Titans vont-ils provoquer un choc économique à travers la planète ?
L'OMC lance ce soir une alerte sur le risque de recul du commerce mondial. Guerre des taxes entre Trump et Xi, tous les coups sont permis. C'est la question du grand dossier ce soir.
Écoutons ensemble l'avertissement lancé par le porte-parole de la diplomatie chinoise. La Chine ne veut pas d'un combat, mais elle n'a pas peur non plus. Si les États-Unis veulent vraiment résoudre le problème par le dialogue et la négociation, ils doivent cesser leur pratique de la pression maximale et mettre fin aux menaces et au chantage.
Il devrait plutôt engager des pour parler avec la Chine sur la base de l'égalité, du respect mutuel et de la réciprocité. 23. Partons tout de suite à Pékin retrouver notre correspondante Louise Malnois.
Louise, pas question pour la Chine de céder au chantage des Américains. Pékin tient sa ligne fermement face à Washington. Elle entend ne rien céder au chantage, ne pas céder aux pression et se dirette à se battre.
Alors certes, le marché des États-Unis représente près de 15 % he des exportations chinoises. Ce n'est pas une perte négligeable mais pas surmontable. Voilà la ligne qu'on entend se répéter depuis le début de cette offensive commerciale à Pékin.
Alors je me trouve en ce moment dans la province du Guangdang. C'est l'une des plus importantes he pour le commerce extérieur chinois et en ce moment se tient la foire internationale de Canton. C'est un grand rendez-vous he pour plus de 2000 entreprises chinoises qui sont rassemblées et qui attendent les clients étrangers.
Alors, nous avons discuté avec plusieurs exportateurs chinois qui ont dans leur portefeuille de clients des clients américains, mais on n pas entendu en fait de grande inquiétude car la plupart d'entre eux ont retenu les leçons de l'administration Trump lors de son premier mandat, lors des premières offensives commerciales et ont déjà étoffé leurs partenariats commerciaux. Certains se tournent plutôt vers les économies émergentes d'Asie du Sud-Est quand d'autres préfèrent renforcer les partenariats commerciaux avec l'Europe. Merci Louise Malnois depuis Pékin en Chine.
Allons plus loin pour comprendre ce qui se joue ce soir. J'ai le plaisir d'accueillir dans le grand dossier Lou Leflop Prent. Bonsoir.
Vous êtes industriel ancien président de grandes entreprises ELF la SNCF. Euh votre regard nous sera précieux hein dans cette guerre entre deux géants mondiaux. Magalie Bartez, bonsoir.
Notre spécialiste des questions internationales sur LCI. Jean-Hvé Laorenzi, fondateur du Cercle des économistes, va nous rejoindre dans un instant, ainsi que Pascal Boniface, géopolitologue, directeur et fondateur de l'IRIS. LC le floc prigeent.
La Chine dit ne pas avoir peur de se battre contre la Chine. Est-ce que Trump joue avec le feu en allant dans sa en allant aussi loin dans sa guerre contre Pékin ? Je pense que en tant qu'industriel et je vais dire en tant qu'industriel et pas en tant qu'industriel le problème de Trump c'est celui que nous connaissons de certaines façons depuis l'an 2000.
Depuis l'an 2000, on a vu une désinisation et une une diminution de notre capacité à faire nous-même quelque chose avec la chaîne de euh la supply chaîne, la chaîne de de d'approvisionnement, on voit qu'on est bloqué un peu de partout, sauf quelques quelques événements rares, hein. Autrement, nous on est bloqué parce qu'on a laissé la Chine se développer à partir de de des trucs qu'on avait plus envie de faire. Bon, alors les je pense que les Américains ont eu le rêve qu'ils étaient toujours en avance et que par conséquent, c'était pas grave et et qu'en particulier les gens de nouvelles technologies disaient "Certes, je suis obligé de me servir en Chine, je suis obligé de me servir au Vietnam, je suis obligé de me servir et mais bon c'est pas grave, c'est pas grave." Et en particulier, il y avait ces ces nanos puces qui sont à Taïwan qui sont l'objet de de d'intérêt aussi bien chinois qu'américain de la grande boîte s'appelle TSMC.
Et tout le monde était là en disant "Bon, finalement on va on va réussir à garder TSMC dans notre dans notre giron." Et puis euh tout dernièrement, je sais pas si vous avez entendu le président d'Apple euh sortant de chez de chez Trump disant "Bah non seulement euh ce n'est plus parce que ils sont bon marché que je vais chez les Chinois, mais parce qu'ils sont bons." Ah !
Et derrière il dit "Mais vous rendez pas compte ce qui s'est passé en terme de concentration de compétences et d'investissement sur la zone électronique et ils ont fait concurrence maintenant à Taïwan et ils sont capables de faire beaucoup de choses." Et à ce moment-là, euh je pense que les économistes républicains, parce que Trump n'est pas tout seul dans cette affaire, se sont rendus compte que effectivement il n'était peut-être plus les rois du monde du point de vue de des technologies malgré la présence de la sigon valet machin et cetera et que euh les schémas étaient en train de les rattraper. Alors, il y a eu l'affaire de l'IA où il y a eu donc ils sont ils sont traumatisés par ça.
Si je vous ai bien compris, vous êtes en train de nous dire que Donald Trump se croit dans l'ancien monde. Non, alors Donald Trump a compris qu'il était dans le nouveau monde, que XY était effectivement en position de l'embêter et encore plus demain et se dit comment faire pour arrêter le pour arrêter le le circuit ? et et pour arrêter le circuit, ce qu'il a prévu et c'est intéressant pour moi parce que j'ai entendu énormément de choses sur pourquoi il augmente les droits de douane, comment et cetera, les manœuvres et cetera il est in comptablement à la manœuvre mais du point de vue industriel ce qu'il est en train de faire c'est de dire nous ne sommes plus au niveau industriel que nous devrions avoir et au niveau interne.
Nous sommes sans arrêt en train de travailler notre source d'approvisionnement un peu partout et c'est grâce à ça que je vais appuyer sur le ventre de chacun pour essayer de retrouver un appareil industriel et de retrouver mes aises vis-à-vis de la Chine. Je ne suis pas sûr qu'il ait raison, mais je dis que son calcul c'est celui-là. Ce n'est pas celui qui l'a indiqué à ses à ses contemporains en disant "Ils nous ont volé, alors on va prendre leur argent maintenant qui nous ont volé." C'est pas du tout ça.
C'est comment refaire un outil industriel qu'on a partiellement perdu par la fameuse histoire que nous avons connue en 97 2000 euh c'est-à-dire euh faiblesse. C'est pas grave, on va aller chercher les trucs ailleurs. Or moi, je maintiens depuis cette date qu' on sait faire, on fait.
Si on fait plus, on ne sait plus faire. Permettez-moi d'accueillir Jean Hervé Lorenzi, bonsoir. Fondateur du cercle des économistes, auteur de l'ouvrage, un monde de violence et après 14 propositions pour éviter une crise mondiale aux éditions Hérol.
On a bien besoin de votre de votre regard, c'est très très important. Magazine Bartes sur la réponse de la Chine qui part à l'offensive. Non, mais la la Chine ne lâche absolument rien et répond vraiment coup pour coup euh à à aux actions de de Donald Trump.
Et là, elle porte justement un coup très dur, hein, parce que Boeing, c'est le Florent industriel aussi américain. Euh, son son direct son patron était devant le Sénat américain il y a il y a au début du mois d'avril et expliquait que Boeing c'était 1800000 emplois, que c'était 84 milliards de dollars chaque année pour l'économie américaine. Donc aujourd'hui décidé pour pour la Chine de s'attaquer à Boeing, de stopper les livraisons, c'était 130 appareils, c'est ce qu'on estime, qui devaiit être livré à la Chine, de tout stopper, y compris les pièces détachées, c'est vraiment porter un coût dur, ce sera un véritable manque à gagner pour Boeing qui en plus est une est une entreprise qui est assez qui est convalescente. qui a qui a souffert du Covid, qui a souffert de qui a eu deux crages, qui a eu des évidemment des problèmes sur les sur les 737 Max.
Donc c'est vraiment c'est vraiment s'attaquer à à oui un fleuron industriel américain. Donc taper là où ça fait mal parce que vous disiez le le projet de Trump c'est justement la réindustrialisation de l'Amérique. Bien là on voit que l'effet de de ces mesures, c'est justement l'effet immédiat l'effet immédiat de ces mesures.
Attention vous êtes vous êtes dans une dans une situation vous avez à commenter l'actualité immédiate. Attention, et c'est tout ça est un jeu de manipulation très complexe sur lequel je n'ai aucune indication supplé que vous hein clair. Mais si jamais on a cette idée industrielle dans la tête, on s'aperçoit que c'est un jeu dangereux mais c'est pas c'est pas un jeu complètement impossible à gagner.
On on a le temps justement de décortiquer euh ensemble dans le grand dossier les mécanismes de ce jeu trumpien. Regardons ensemble le message posté par la porte-parole de la diplomatie chinoise Maoing. Nous sommes chinois, nous n'avons pas peur des provocations, nous ne reculerons pas.
Euh vidéo de Maoetung datant de 1953 à l'appui. [Applaudissements] Quant à la durée de cette guerre, ce n'est pas nous qui pouvons en décider. Elle dépendra du président Truman et elle dépendra du président Eisenhower ou de celui qui deviendra le prochain président des États-Unis.
Mais quelle que soit la durée de cette guerre, nous ne reculerons jamais. Pascal Boniface, bonsoir. Vous êtes géopolitologue, directeur et fondateur de l'IRIS.
Merci d'être avec nous en direct sur LCI dans le grand dossier. Est-ce un avertissement lancé à Donald Trump ? Bon, en tout cas, on convoque l'histoire et on convoque l'histoire au moment où la Chine pourtant faible, Mao venait d'arriver au pouvoir.
Le pouvoir chinois était pas du tout consolidé. Et c'est à ce moment-là que la Chine a décidé d'entrer en guerre indirectement certes, mais d'entrer en guerre contre les États-Unis en venant appuyer la Corée du Nord contre la Corée du Sud, appuyé elle-même par les États-Unis. Et donc en fait, on fait appel à une période dite glorieuse.
Le fils de Maou était mort pendant cette guerre. Sauf que bien sûr le message indirect, c'est que on vous tenait déjà tête quand on était faible. On a été jusqu'à la guerre.
Maintenant, on est fort, on fait jeu égal avec vous. Donc ne vous amusez pas à vouloir aller trop loin. Et bien sûr, c'est aussi un côté de mobilisation de l'opinion chinoise.
Et on peut penser que le pouvoir chinois mobilisera beaucoup plus facilement les consommateurs, non seulement les citoyens, mais surtout les consommateurs chinois contre le la consommation de biens américains que Donald Trump pourra unir derrière lui les Américains contre la consommation de produits chinois qui sont moins directement consommables pour les pour les pour les directement. Et donc là, il y a il y a c'est vraiment un signal assez fort de de commémorer, de rappeler la guerre de Corée. Pascal Boniface, vous restez euh avec nous.
La Maison Blanche annonce faire grimper d'un nouveau cran ces tarifs douigners sur les produits venant de Chine. La Chine est désormais confrontée à des droits de douane pouvant atteindre 245 %, un chiffre fou sur ces exportations vers les États-Unis en réponse à ces mesures de représaille. Face à ces attaques, la riposte chinoise est peut-être en train de clouer au sol un fleuron de l'industrie américaine, Boeing.
Selon Bloomberg, la Chine a ordonné à ses compagnies aériennes de ne plus recevoir de livraison d'avion Boeing dans le cadre de la guerre commerciale. Et Pékin a également demandé au transporteurs chinois de cesser tout achat d'équipements et de pièces liées aux avions auprès d'entreprises américaines. Boeing pourrait perdre 2,5 milliards de dollars.
Allons plus loin avec vous Jean-Hvé Lorenzi. Chiffre à l'appui pour que les choses soient très claires. La Chine, suivez-moi sur grand écran, on va voir les chiffres pour bien les fixer.
La Chine, je vous en prie, la Chine est l'un des plus gros clients de Boeing depuis 2014. 700 avions livrés, 60 milliards de dollars, c'est énorme. Dans détail, l'an dernier, 53 avions ont été livrés, ce qui représente 15 % des livraisons de Boeing.
Et pour 2025, 57 avions prévus. Au total, la commande chinoise serait de 200 avions. La Chine représente 2,5 milliards de dollars pour Boeing qui pourrait être perdu si la Chine suspend définitivement ses commandes.
Jean-Hirvé Lorenzi, pourquoi cette arme de suspension peut déstabiliser Boeing ? Ah bah si vous voulez si vous si n'importe quelle entreprise, je parle sous le contrôle industriel, mais si n'importe quelle entreprise se trouve en réité pénalisé de 15 % des livraisons, évidemment ça pose un problème. Ce qui est très intéressant c'est que je suis comme ce qu' a dit Loï, je voudrais juste revenir à l'instant.
Je trouve qu'il a eu il a parfaitement exprimé le fond du sujet. On a passé une semaine à regarder les marchés et cetera. Tout ça c'est du très court terme et c'est pas comme ça que ça se passera. pas plus d'ailleurs que les 245 % n'auront lieu.
Évidemment non, on est dans un un une vraie un vrai conflit comme il peut ça exister qui peut d'ailleurs se terminer très mal et qui est un un conflit sur lequel au tout début chacun montre ses muscles. Alors les muscles, ça a été dans cette opération de dire je veux réindustrialiser, je suis 1000 fois d'accord avec ce qu' a été dit. Il faut voir que c'est dans de l'histoire ancienne.
Nous avons, tu as parlé de de 97 2000, nous avons décidé tous les pays et a commencé par nous en France, nous avons décidé de transférer à au pays émergents et à et à la Chine en particulier toutes nos activités puis en disant on est tellement intelligent, tellement fort qu'on va garder ce qui est le savoir-faire en oubliant une seule chose, c'est que la Chine jusqu'en 1820 était la première puissance économique du monde, que beaucoup d'innovations étaient faites. Alors maintenant, on en paye le prix aujourd'hui. Oui.
Alors maintenant non, on est en train de rebasculer. Trump à sa manière à lui qui est quand même un peu folle, mais il est reparti sur deux idées simples. La première c'est je veux réindustrialiser, je n'y crois pas mais pas plus d'ailleurs que je le crois pour notre pays.
Je crois pas que ça aura lieu. Mais on peut en parler c'est et deuxième sujet l'Europe compte pas dans cette opération c'est pas c'est pas le sujet. Nous on s'agit beaucoup mais pour le moment on n'existe pas.
Le vrai sujet, c'est l'hégémie mondiale. Lequel des deux va euh apparaître ? puisque on voit, moi j'aurais jamais imaginé que en quelques jours la, j'allais dire le conflit commercial qui pour le moment est uniquement commercial mais le conflit commercial et économique pouvait prendre une tournure aussi brutale.
Les 245 % le Boeing, c'est vrai que c'est un moyen de j'is dire presque symbolique d'attaquer frontalement les États-Unis dans ce qu'ils ont théoriquement de mieux. Donc j'attends de voir ce qui va se passer mais pour le moment on en est à de la gonflette, on n'est pas sur la réalité. On est on est dans la téléréalité qu'on est en train de d'observer en disant bon il va se passer quelque chose votre micro on vous entend pas encore mais je vais revenir vers vous ne vous inquiétez pas.
Je voudrais qu'on regarde le chiffre global de de Boeing. Plus de 77 milliards de dollars en 2023. Ça a baissé 66 milliards en 2024.
Et si on regarde au total le carnet de commande pour l'an dernier 521 milliards. Alors je rebondis que vous avez commencé à amorcer là on est encore dans le symbolique le stratégique pour faire plier les États-Unis quand on au au vu du chiffre d'affaires et du chiffre d'affaires et du com personne personne aujourd'hui. Nous sommes le 16 le 16.
L'histoire du monde ne se joue pas en 8 jours ou 15 jours comme on a le sentiment que c'est le cas. Alors il y a Trump, il a dit c'est 245, demain il va dire c'est 500 %. Tout ça c'est ça ne correspond pas à une réalité.
La réalité, c'est que nous sommes en train de voir apparaître un conflit dont la tournure peut-être absolument dramatique, non seulement pour les com mondiales, mais vous savez, on peut on peut voir les choses se dérouler sur un plan plus plus guerrier. Je faut faire très attention à ce qui est en train de se passer mais pas aujourd'hui. Le c'est pas Boeing là, c'est on est dans du de la gonflette, on n'est pas sur de la réalité.
Il y a un un inconvénient pour nous, c'est que jusqu'à maintenant la Chine avait un retard assez significatif qu'ils étaient en train de rattraper dans le domaine en gros d'Airbus Boeing. Si ils commencent à attaquer Boeing, ils vont évidemment mettre toutes leurs forces pour développer des avions et c'est pas forcément excellent pour Airbus. Mais ça c'est on va voir ce qui va se passer.
Pascal Boniface, on voit que les États-Unis que la Chine rend coup pour coup et là elle va très loin. Oui, mais enfin c'était attendu. La Chine ne peut pas se permettre aussi bien pour des raisons intérieures que pour des raisons internationales de paraître cédé aux États-Unis.
Les deux sont en compétition pour la place de premier pays mondial. Et si la Chine cédait, elle m'enverrait un message aux nombreux pays du sud global qu'elle courtise, qu'elle veut entraîner dans son sillage qui serait un abeu de faiblesse. La technique la plutôt la stratégie chinoise consiste plutôt à se rendre au Vietnam, en Malaisie, dans les pays d'Asie du Sud pour les rassembler autour d'elles.
Et puis simplement on l'oublie parce que bien sûr, on dit souvent en France, c'est vrai que la la Chine est un régime autoritaire. Oui, bien sûr, ce n'est pas une démocratie, mais il y a une opinion publique en Chine et cette opinion publique est ultra nationaliste et d'ailleurs, d'autant qu'elle peut qu'elle a du mal à s'exprimer sur les questions de politique intérieur, autant on laisse libre cours à son expression euh à son expression sur les questions de politique internationale. Et donc, il va y avoir une surenchère nationaliste en Chine.
Les gens sont furieux parce queils estiment que les États-Unis sont des mauvais joueurs, qu'ils veulent punir la Chine parce que la Chine a bien joué, qu'elle a gagné la compétition, qu'elle est en train de gagner la compétition et que donc on veut changer les règles pour empêcher la Chine d'avancer. Et donc on peut s'attendre bien sûr Boeing, mais aussi Starbucks, Apple et toutes les marques américaines connues seront boycottées sans que le gouvernement chinois ait grandchose à faire. Il y aura pas beaucoup à souffler sur les braisses pour cela.
Donc il y a les sanctions qui viennent du haut et les sanctions qui viendront du bas. On a compris que Pékin avait sorti l'artillerie lourde en s'attaquant à Boeing. Mais restez avec nous, vous allez voir dans un instant que ce n'est pas la seule arme de la Chine pour torpiller les Américains.
À tout de suite dans le grand dossier. Vous êtes devant le grand dossier au bon endroit, consacré ce soir à cette question. Guerre des taxes entre Trump et tous les coups sont permis.
C'est la carte maîtresse sortie par Pékin dans la guerre commerciale euh déstabiliser Boeing. Mais vous verrez dans un instant que ce n'est pas la seule arme de la Chine pour torpiller les Américains. Nous retrouverons Justine Jankowski.
Bonsoir Justine. En direct de Washington. dans un instant.
Mais d'abord le rappel des principaux titres de l'actualité. À la une. Les prisons de nouveau prises pour cible ce matin.
Trois véhicules ont été incendiés dans un parking pourtant sécurisé de la prison de Tarascon dans les bouches du Rô. Des domiciles d'agents pénitentiaires ont également été visés près d'Ex en Provence ou encore en Saint-Emarne. Emmanuel Macron a réagi il y a quelques minutes sur X inadmissible dit le chef de l'État.
Ceux qui cherchent à intimider nos personnels pénitentiaires seront retrouvés, jugés et punis. Sur le front de la guerre en Ukraine. Cette tout dernière information, Marco Rubio et Steve Wkof seront reçu demain à Paris par Emmanuel Macron, le secrétaire d'État américain et l'émissaire spécial de Donald Trump seront sur place pour des discussions avec leurs homologues européens sur le dossier ukrainien.
C'est le communiqué du département d'État américain. Enfin, alors que les tensions se poursuivent entre Paris et Alger, le gouvernement fait bloc derrière son ministre de l'intérieur, Bruno Rotaillot, accusé par Alger d'être à l'origine de cette crise. "Il n'y a pas d'affaires rotaillot", a déclaré ce midi la porte-parole du gouvernement.
Voilà pour l'essentiel de l'actualité. Guerre des taxes entre Trump et Exy. Tous les coups sont-ils permis ?
C'est la question du grand dossier ce soir avec Loï Lefloc Prent industriel. Jean-Hvé Lorenzi fondateur du cercle des économistes. Magalie Bartes qu'on ne présente plus spécialiste des questions étrangères sur LCI.
Maître Boeing à genoux le fleuron de l'économie américaine. Est-ce la nouvelle carte maîtresse de Pékin dans cette guerre commerciale sans merci entre la Chine et les États-Unis ? Partons tout de suite à Washington retrouver Justine Jankowski, notre correspondante pour TF1 LCI.
Bonsoir Justine. Boeing, c'est l'un des ners de l'économie américaine. Oui, ici tous les médias en parlent hein, ça fait la une de l'actualité avec des titres type Boeing la victime collatérale.
Boeing, la grande perdante de la guerre commerciale. Mais c'est vrai que Boeing ce n'est pas une entreprise lambda, c'est un poids lourd de l'économie américaine pour vous dire. C'est tout simplement l'entreprise qui exporte le plus de produits américains. 80 % de ces avions sont vendus à l'étranger.
Donc forcément, la Chine sait qu'elle frappe un grand coup en frappant directement Boeing. L'entreprise, elle fait vivre directement ou indirectement 2 millions de personnes. Elle emploie 150000 employés.
Donc forcément, ils vont être impactés par cette annonce des Chinois. Mais en fait au-delà de ça, c'est en fait toute la chaîne de production de Boeing qui est touchée par la guerre commerciale. Parce que même si les avions sont assemblés ici dans des usines américaines, et bien les pièces elles viennent en majorité de l'étranger, du Japon, de la France par exemple.
Et ces pièces et bien elles vont être surtaxées à cause des droits de douane imposés par Donald Trump. Merci beaucoup Justine Jankovski pour toutes ces précisions en direct de Washington avec Alexandra Poupon. Je rebondis sur ce que vient de dire Justine avec vous, le FLC Prisent.
Euh, on sait que la Chine représente environ 20 % du marché des avions commerciaux pour les 20 prochaines années. Pékin est-il en mesure de déstabiliser les Américains ? Je pense que c'est pas la seule chose qu'ils vont faire si jamais ils veulent le déstabiliser.
Mais là, on est en on est dans la politique de communication, hein. On n'est pas encore dans la réalité. C'estàd que voilà des gens qui sont qui sont qui se bagarrent sur le sur le terrain de football et qui sont pas d'accord et qui chacun dit voilà je vais faire ça et je vais je vais faire ça.
On a on en est là. Bon, mais la réalité c'est que euh et l'un et l'autre sont dépendants parce que dans la chaîne d'approvisionnement des outils américains comme dans la chaîne d'approvisionnement des outils parce que les euh euh les Chinois sont en train de faire des avions aussi, mais et bien d'autres choses, il y a des pièces, des brevets, des cera qui dépendent du reste. que la notre économie est tellement mêlée et l'économie chinoise et l'économie américaine parce que les Américains ont abandonné comme nous le un certain nombre de produits triviaux qu'ils ont préféré envoyer à la fabrique chinoise.
Je je pense que c'est un avertissement. On est dans on est dans la communication mais derrière il y a deux mastodontes qui n'ont pas envie de livrer bataille sur le terrain mais qui ont envie de livrer une bataille et cette bataille est loin d'être perdu par l'un ou l'autre parce que ils ont convergé du point de vue technique parce que les Chinois comme je dis tout à l'heure maintenant ils savent faire parce ce qu'ils font et beaucoup de d'Américains ne savent plus faire parce qu'ils ne font pas. Et et donc c'est c'est une bagarre un peu un peu complexe dans laquelle il est possible que les uns et les autres nous puissions nous puissions jouer en ce qui nous concerne vis-à-vis de l'aéronautique certainement la France a et a un rôle à jouer dans dans ce dispositif et va et va être aux premières loge pour essayer de trouver la manière de gagner de l'argent à mon avis.
Ah, c'est c'est ça que je c'est ça que je ferai à leur place. Je les acteurs justement qui peuvent jouer. Il y a ce rebondissement dans ce bras de fer au centre duquel se trouve l'entreprise américaine Boeing.
Poutine est prêt à voler au secours des Américains. La Russie a demandé aux États-Unis de l'autoriser à acheter des avions Boeing grâce à des milliards de dollars d'actifs publics gelés une fois le cesser le feu instauré en Ukraine. Pascal Bonifas, vous êtes toujours avec nous. géopolitologue, directeur fondateur de l'IRIS.
Pourquoi la Russie intervient ? Ah bah c'est très malin de la part de Poutine parce que il offre une perche et finalement à Donald Trump et ça lui permettrait parce qu'il a besoin de ses pièces détachées. Une partie de la flotte aérienne russe est bloquée et faute de pièces détachées et par ailleurs, ça lui permettrait d'utiliser ses avoirs qui sont gelés.
Donc il ferait d'une pierre de coup et par ailleurs, il apparaîtrait un peu comme celui qui sort Donald Trump d'un mauvais d'un mauvais pas. Donc il gagnerait trois fois. Alors euh il on verra si Donald Trump accepte.
Mais s'il acceptait, ça voudrait dire qu'il met à les sanctions contre la Russie et donc c'est une nouvelle pierre dans le jardin des Européens, un nouvel acte unilatéral. Et ce que ce que Poutine essaie de veut faire en faisant ça, c'est séparer les États-Unis des Européens parce que les Européens veulent maintenir les sanctions et on sait que Trump réfléchit à la lever des sanctions et là il avient il vient vraiment bon. Alors est-ce que c'est un coup monté entre lui et Exijinping ?
S'en doute pas parce quein Ping a son propre agenda. Mais en tous les cas, là c'est euh un magnifique exemple d'opportunisme et de cynisme politique de la part de Poutine. C'est très bien joué de la part de Poutine, nous dit Pascal Bonifas Magalie.
Bien sûr, les Russes mènent ses négociations quand même avec les Américains d'une main de maître parce que ils ont ils ont bien compris qu'il fallait faire miroiter à Donald Trump des échanges économiques, des accords économiques. Et aujourd'hui, on a un Donald Trump qui est en guerre ouverte avec guerre commerciale ouverte avec la Chine, qui se retrouve avec des avions cloués au sol et qui ne vont pas être livrés. Donc évidemment, il lui offre une porte de sortie.
Après, c'est certain que les avoirs gelés le sont essentiellement en Europe, beaucoup plus qu'aux États-Unis. Et et vous savez que demain donc vous le disiez pendant dans le journal Steve Witkoff, l'émissaire américain qui a passé quand même encore vendredi plusieurs heures avec Vladimir Poutine à Saint-Pétersbourg en lui faisant justement cas de de coopération économique florissante. Wkov sera à Paris avec Marco Rubio.
Et donc cette question de la levée des sanctions, il va certainement en être question à l'Élysée lorsqu'ils vont voir Emmanuel Macron parce que on sent bien que c'est exactement ce que veut obtenir Vladimir Poutine, la levée des sanctions, la levée de ses avoirs pouvoir récupérer ses avoirs russes gelés. Et on voit bien que là en effet euh Vladimir Poutine si ces informations de Bloomberg sont sont confirmées, essae vraiment d'appuyer là où où ça fait mal pour essayer de débloquer justement ce verrou des sanctions. On va voir en effet si c'est là-dessus qu'insistent les Américains demain à Paris.
D'autant plus que ce dans l'idée de de Trump, si on peut séparer la Russie de la Chine, c'est pas mal. H hein, c'est quand même c'est dans la tête. C'est l'objectif évidemment.
Je sais pas si vous avez vu la fin de Bloomberg mais une fois cess feu le CC le feu instauré en Ukraine c'est c'est quand même très très c'est c'est plus qu'un rou c'est il est effrayant ce c'est Bloomberg c'est Bloomberg c'est pas c'est c'est une traduction c'est une traduction de quelque chose. C'est pas mais ça vous a interpellé ça ? Bah oui, c'est on est dans un peu dans dans le chantage.
J'en est dans le donnant donnant bien sûr. Mais oui, rien n'est gratuit avec Poutine. Permettez-moi de remercier Pascal Boniface, géopolitologue, directeur fondateur de l'IRIS d'avoir été avec nous.
Je vais vous on va vous expliquer pourquoi l'affaire Boeing ce n'est pas la seule arme chinoise pour faire plier l'économie américaine. Jade, bonsoir, vous nous avez rejoint. La Chine sort sa 2uxem arme de dissuasion, la suspension euh de l'exportation des terres rares, ce qui pourrait avoir des conséquences graves pour les Américains.
Expliquez-nous. En fait, elle active là son levier le plus redoutable. Elle suspend effectivement les exportations de cette catégorie de terre rare.
La liste, vous l'avez sous les yeux. Alors ça ne vous dit peut-être rien. J'ai regardé par exemple le scandum est très utilisé dans dans la production des avions de ligne américains.
Le dispronium c'est essentiel pour les éoliennes. Donc désormais et bien les industriels chinois qui voudront exporter aux États-Unis devront faire une demande au ministère chinois du commerce qui peut y répondre parce que c'est extrêmement opaque un peu quand ça leur chante. Vous avez aujourd'hui dans les ports chinois des navires remplis de containers qui attendent pour être exportés.
Lorsque mes clients me demandent quand leur car leur cargaison pourront quitter la Chine, nous leur donnons un délai estimé de 60 jours. Mais cela peut en réalité prendre beaucoup plus de temps. C'est ce que déclare un négociant en terre rare.
Il y a il y a quelques jours. La Chine enclenche ici une arme qu'elle n'avait même pas osé enclencher en 2018. C'est dire le niveau qu'on a atteint.
Et elle met véritablement les États-Unis à genou pour la simple et bonne raison que sans terre rare, ce sont tous ces secteurs qui sont touchés. donc du médical à l'automobile en passant par le numérique et surtout essentiellement le secteur de la défense. La Chine le sait en faisant ça, elle va créer un retard dans l'industrie américaine.
Je vais vous donner des exemples très concrets. Dans un F35 américain, vous avez 400 kg de terre rare. Dans un destroyer américain, 250 2250 kg, c'est plus de 4000 kg pour un sous-marin américain.
Les Américains s'y attendaient. Oui, la preuve, vous allez voir avec ce rapport qui a été rédigé il y a quelques mois sur les obstacles au commerce extérieur, l'administration Trump juger déjà à l'intérieur. J'ai regardé le la situation de la Chine extrêmement préoccupante notamment sur les réglementations des terres rares.
Pour les États-Unis, c'est écrit noir sur blanc. Ces mesures laissaient entendre une future réglementation des terres rares dans le cadre d'un contrôle chinois des exportations. D'ailleurs, les États-Unis planchent sur la question depuis déjà fin 2024.
Ils se sont fixés comme objectif de développer leur chaîne de production de terre rare. Une chaîne complète, c'estàdire de la production à l'exportation d'ici fin 2027 et de commercer davantage avec des pays comme par exemple l'Australie ou le Brésil qui produisent eux aussi des terres rares. Mais c'est sans commune.
Avec la Chine qui est en situation de quasi monopole sur le marché. Elle assure 70 à 90 % des exportations mondiales de terre rare. Rien que pour les États-Unis, 70 % des terres rares qui arrivent sur le territoire viennent de Chine.
Cette usine, par exemple produit euh les aimants les plus puissants au monde. Des aiments à base de terre rare. Et elle fournit qui ?
Tesla. La preuve que les États-Unis n'ont pas vraiment les moyens de se retourner. raison pour laquelle Donald Trumpne l' lorne assez sévèrement sur les gisements de terrar du Groenland et d'Ukraine.
Merci hein pour ces explications passionnante. J' partout je bientôt sortir un que sais-je ? condensé de toutes les fiches extrêmement précises, extrêmement claires, grâce à vous sur les grandes questions internationales. anecdote, nous étions le premier transformateur de terre rare à La Rochelle en 1982 avec l'entreprise que se dirigeait qui s'appelait Ro Poulink et le ministère de l'environnement considérait que faire des terres ras était absolument abominable en France et par conséquence cette a été déménagée en Chine.
Donc de temps en temps, il faut regarder dans le rétroviseur et s'apercevoir toutes les erreurs qui ont été commises et ne pas les refaire. Ne pas le refaire, c'estàdire aujourd'hui se précipiter vers il faut faire c, il faut faire ça sans prendre un peu de recul en se disant bon ben maintenant où est-ce que c'est et et bon les Terrar il y en a au Vietnam, est-ce queon peut s'arranger avec le Vietnam ? Est-ce qu'on peut raffiner Vietnam ?
Il y a il y a des il y a énormément de choses. Simplement, je pense que on a au cours des des 10 20 dernières années, on on a joué avec le feu en considérant que tout était ouvert et que jamais personne ne nous ferait mal. Bon, il se trouve que laisser toutes les terres rares aller euh en en Chine au point de vue de leur de leur traitement comme on a fait pour arriver à à 74 à 90 % selon les selon les terres rares alors qu'on les utilise tous les jours.
C'est c'était une absurdité. Absurdité qui n'a été prise en compte par personne. Mais on aurait pu la prendre nous en en France et en Europe.
C'était pas difficile. On avait tout pour. On avait déjà cette technologie.
On avait les gens qui savaient fait, on avait les gens qui avaient fait. Voilà pour dire des choses encore plus récentes et pour dire que pour te rassurer, on est toujours aussi stupide. Ce qui vient de se passer.
Merci. Merci. On a toujours été d'accord là-dessus.
Oui, on a pour te dire le la fameuse usine Vancorex qui fabrique du chlore, de produits et cetera qui est vendu avec il y avait 450 personnes, il y en a 45 qui sont conservés par des Chinois qui évidemment vont transférer tout le savoir-faire. C'est lui de bêtises absolu absolu et et pour et pour pas grand-chose hein. C'est c'était pour quelques millions pour quelques millions.
Il suffisait de se baisser et se dire bon allez on va essayer de faire quelque chose et cetera. C'était une de mes usines effectivement et moi je pleure de voir cette usine disparaître bêtement alors qu'elle était sauvage pour un secteur stratégique de LCI du CS sera peut-être enfin entendu. Le tribunal de commerce a été quand même particlit le ce que demandait le la région notamment parce que j'ai entendu le leur discours sur ce thème là, c'était de dire donnez-nous quelques jours, on est sur des sommes qui sont ridicules que n'importe quel trader gagne en quelques minutes.
Enfin, tout ça est ridicule et on ferme alors que il était question même pas de 100 millions, hein. Oui, j'ai rien. pour pour sauver pour sauver.
Pardonnez-moi Jeanv Laurenzi, je vous écoute attentivement depuis tout à l'heure avec le F prige, vous nous dites, il faut regarder évidemment à moyen terme mais on a le sentiment depuis le début de l'émission que les Américains sont quand même coincés par les Chinois sur le front commercial. Ils sont ils sont coincés tout seul. Ils sont coincés tout seul.
Et mais il y a il y a de quoi il y a de quoi faire un remon de tout ça. Mais nous avons été artisans également de cette de cette affaire parce que nous n'avons pas pris les mesures quand il fallait alors qu'elle pouvait nous être profitable. C'est c'est ça qui ça qui m'agace dans l'affaire.
J'écoute attentivement Magalie aussi mais c'est c'est quand même pas une surprise en plus parce que lors de du premier mandat de Donald Trump la Chine avait déjà menacé de ne plus exporter ses ses terres rares vers vers les États-Unis. Euh il y a eu ce rapport en effet de du début de l'année qui dit attention, il y a des réglementations de plus en plus tatillonnes du côté des Chinois sur sur les terres rares. En gros, ça va ça va nous revenir comme un boomerang.
Et et malgré tout, on a l'impression quand même d'un d'un Donald Trump qui parce qu'il poursuit he cet agenda, cet agenda politique ne veut pas entendre ces ces ces menaces qui pèent sur sur l'économie. On a quand même Elon Musk qui qui est évidemment premier conseiller de de Donald Trump qui a fait pression toute la semaine dernière pour vraiment ralentir le rythme de la guerre commerciale. Et on voit que ces usines Tesla sont euh les premières victimes aussi euh de ce bras de fer qui est engagé avec la Ch.
Mais vous voyez, nous avons tous commenté Oui. avec talent sur LCI, pas forcément nous deux mais des gens tellent sur l'idée assez simple que Trump avait vrai modifié son comportement à quelques heures près en fonction de ce qui avait été et surtout des problèmes de bon du trésor et de et de donc on va bien voir ce qui se passe. Nous plaidons je crois Loï et moi pour que on se recolle dans des logiques qui sont des logiques non pas de long terme mais de d'un tout petit peu de terme pour regarder les choses.
On va bien voir ce qui se passe. Chacun aujourd'hui montre ses armes. Il y a beaucoup d'armes du côté américain parce que tous les les universités américaines alors qui sont aussi en conflit avec Trump mais ont en réalité sont quand même le lieu d'accueil massif d'étudiants et de pour la formation supérieure de beaucoup de cadres chinois.
Tout ça est en réalité chacun a ses armes. Ce que je veux dire aussi c'est que euh il arrive quelque chose à Boeing. On dit c'est la catastrophe pour Boeing Alta au feu.
C'est pas la catastrophe pour Boeing. Il a des commandes il cera on va trouver des solutions entre nous. Donc mais c'est l'annonce et oui qui est qui est intruante vous voyez.
Et donc on est à un jeu de communication très très pernicieux parce que il a d'une part les Américains on le sentiment qu'on leur donne un coup terrible parce que c'est une entreprise extraordinaire pour eux et les et les Chinois ont dit "Ah bah là vraiment ex il frappe fort, bravo." Euh et ça conforte le nationalisme. Donc c'est un jeu très dangereux mais ce n'est pas l'affaire Boeing en soi, c'est tout ce qui est derrière. et et qui entraîne une reconfiguration de ce que peut être le monde de l'approvisionnement euh possible des chaînes et et qui est qui est en jeu qui n'a pas été regardé précisément.
C'estàd que que il est clair que les gens la silicone valet s'en foutaient royalement d'avoir un un un bidule qui a été dans 20 pays avec 400 sous-traitants. Ils s'en fich et là ils sont rappelés à l'ordre. Dans la guerre contre les taxes, l'autre arme de la Chine est une arme idéologique cette fois la propagande qui vise aussi bien les États-Unis que la France.
Vous allez comprendre pourquoi. Et accueillons Yve Gego, bonsoir. Ancien ministre, vous dirigez la publication de la lettre du Made in France et Thomas Despo, bonsoir.
Vous êtes journaliste à TF1 LCI à la cellule des vérificateurs et vous allez nous expliquer pour vous allez nous décoder la propagande chinoise. Regardons ensemble déjà parce que comme les propagandistes à la télévision russe souvent à Serbe, le porte-parole du Parti communiste charge les Américains. Regardez, les États-Unis ne se font arnaquer par personne.
Le problème, c'est qu'ils vivent au-dessus de leurs moyens depuis des décennies. Les Américains devraient cesser de se plaindre d'être une victime du commerce mondial et mettre un terme à leur comportement capricieux et destructeur. On envoie également du lourd et sur les réseaux sociaux, la Chine mène en sousmain une campagne très agressive.
Des vidéos circulent où les grandes marques de luxe françaises sont accusées de produire en Chine. Regardez. [Musique] those up the total cost will be 14,00 USD for one working out of factory.
But why Hermis will charge you 38,000 USD for one bank? That's because more than 90% of the price is paid for its logo. But if you do not care about logo, you just want the same quality, same material you can just buy from us because for our packs we use exactly the same material.
Same leather, same hardware, same edge oil. Euh si je peux me permettre à première vue hein, moi j'ai l'impression que ces sacs sont quand même très différents des sacs de luxe qui sont fabriqués en France. Thomas Despo, est-ce une opération de propagande ces vidéos coordonnées par Pékin ?
Alors, c'est vrai que ces derniers jours, on a été marqué par une série d'éléments tant sur la forme d'ailleurs que sur le fond et qui nous laisse à penser infé qu'on est là face à une opération qui serait en quelque sorte coordonnée depuis euh depuis la Chine. On remarque par exemple, et ça c'est valable sur toutes les vidéos euh que euh elles sont en anglais. Ça c'est c'est un choix délibéré.
On s'adresse ici pas à un internaute chinois mais véritablement à l'internaute américain qui est sur son smartphone et c'est à lui véritablement que l'on veut que l'on veut parler. C'est lui qui est ciblé. Cette cette forme de campagne telle que nous on la on l'aperçoit, elle se manifeste aussi par la temporalité de ces vidéos. elles sont arrivées, on les a vu poster en espace de quelques jours à partir du 10 avril et elles se sont multipliées ensuite jusqu'à atteindre plusieurs millions de visionnage dans un temps finalement très très court.
Quand on regarde sur la forme, forcément on pense aussi aux montants qui sont évoqués, les montants notamment des sacs de luxe qui sont qui sont mis en avant sur ces sur ces vidéos ou le montant du coût de la main d'œuvre. à chaque fois, on ne fait référence à des dollars. On ne cherche pas à comparer avec des Yuan ou avec de l'euro.
On on est véritablement sur un référentiel qui parle au consommateur américain qui va évoquer quelque chose dans son esprit. Et ça c'est évidemment loin d'être loin d'être anecdotique. Avant d'entendre Yve parce que le le temps tourne et on a envie de vous entendre, Thomas Despo, est-ce que c'est vrai ce qui se raconte ?
Parce que pour tout vous dire, dans la rédaction de TF1 LCI, on a entendu des gens dire "Ah bah j'ai vu la vidéo, tu te rends compte ? Les Chig en fait, ils font les sacs à main de luxe en France beaucoup moins cher. Alors ces vidéos clairement, elles sont trompeuses.
Il faut il faut le dire d'emblé. Vous savez les grandes marques du luxe, on pense à Louis Vuitton, Gucci Chanel, des grands noms français de du secteur capitalise énormément sur le made in France, sur la perpétuation d'un savoir-faire. Donc pour elle euh produire euh un produit de luxe en Chine et ensuite le le vendre comme du made in France, c'est une pratique qui est inenvisageable et qui serait en plus totalement interdite.
Euh ce serait une fraude une fraude sur Afrique. En tout cas en tout cas vous avez contacté hein certaines marques de luxe. Tout à fait.
Et du côté d'Hermes par exemple, on nous explique qui est renommé pour sa sa maroquinerie que 100 % de la maroquinerie chez Hermes, c'est du Mine France. Et d'ailleurs, ils n'hésitent pas à jouer la carte de la transparence et afficher sur leur site internet une carte où il recensent l'ensemble des manufactures sur le territoire. Les quelques-unes qui peuvent être à l'étranger, elles sont détaillées.
Elles sont détaillées. Ça va être en Australie, en Suisse, en Grande-Bretagne, mais en tout cas jamais ailleurs des C'est clair. Yego, j'atteste.
J'ai inauguré une maroquinerie Hermè à Montre dans ma commune il y a quelques années. C'était la 23e je crois. Je crois qu'aujourd'hui ils sont à 27.
Donc ces grandes marques fabriquent en France. Évidemment, on a un problème, c'est que d'abord c'est une guerria. C'est une guerria de communication.
Il s'agit de déstabiliser. Vous le dites vous-même si dans la rédaction ici les gens se disent "Ah bon, c'est peut-être vrai, vous voyez comment ça peut déstabiliser et et je pense qu'on est dans une guerriilla commerciale qui va durer longtemps, qu'on est sur des coûts médiatiques, vous le disiez tout à l'heure cher Loï et c'est tout à fait juste pour essayer de déstabiliser et que face à ça, il faut que on protège y compris en terme de communication nos propres produits. Moi, je je vais remettre prochainement un rapport au gouvernement où je fais une proposition, c'est qu'on prenne le leadership pour faire avancer une chose basique, c'est que en Europe, on rende obligatoire le marquage de l'origine des produits vendus en Europe.
On l'a fait pour les fruits et légumes, on le fait pas pour le reste. Vous m'offrez un part un parfait teasing, YGo, vous restez avec nous. Voilà, à suivre dans le grand dossier.
La Chile veut utiliser l'Europe comme bouclier pour faire face aux États-Unis. Mais y avons-nous intérêt nous européens ? Et y sommes-nous prêts ?
Réponse après la pub, même si Yvejego a donné un indice. [Musique] Vous êtes au bon endroit sur la 26 devant le grand dossier consacré ce soir à cette question. Guerre des taxes entre Trump et Xi, entre les Américains et les Chinois.
Est-ce que tous les coûts sont permis ? La Chine veut utiliser l'Europe comme bouclier pour faire face aux États-Unis. Mais y avons-nous intérêt, nous européens ?
Et y sommes-nous prêts ? Regardez, la réponse est claire et nette. Et ça va vous parlero.
L'Europe n'envisage pas un front commun avec la Chine. Il n'est pas possible de se décaler vers la Chine pour compenser les difficultés entre avec les États-Unis car les problèmes entre les États-Unis et l'Europe n'ont pas de solution à Pékin. C'est vrai.
Euh oui, c'est vrai. Mais je suis toujours interpellé quand je dis de l'Europe parce qu'aujourd'hui c'est quelle Europe ? C'est l'Europe vue des Allemands, c'est l'Europe vue des Français, c'est l'Europe vue des Irlandais, c'est l'Europe vue des pays de l'Est.
Moi je ne sais pas. Donc le gros problème aujourd'hui, je pense que l'Europe ça passe ou ça casse face à cette guerre mondiale du commerce. Si l'Europe n'est pas capable d'un son discours, d'avoir une politique commune cohérente et de travailler ensemble à sa réindustrialisation pour muscler son économie face à ce combat de géant, effectivement on risque de devenir la variable d'ajustement des uns et des autres, des uns ou des autres sur ce sujet.
Donc l'Europe devrait nous protéger mais l'Europe n'existe pas, faut le dire. L'Europe a d'ailleurs sur son bureau depuis le mois de septembre un rapport tout à fait remarquable de monsieur Dragy qui dit en gros ce qu'il faut faire. Il a pas bougé d'un yota le rapport.
Donc nous sommes une structure à mutation très lente face à un monde à mutation très rapide. Il y a bien un problème quelque part. Jeanveloren très important de d'aller dans le sens que viennent de dire Gego.
En réalité on envoie notre commissaire ou commerce extérieur mais il n'a pas aujourd'hui de position clair sur le thème. Pourquoi ? Parce que la position claire comme vient de dire ne peut être que l'objet d'un compromis.
Le grand pays exportateur en Europe, c'est c'est pas l'Estonie, c'est pas l'intuie, c'est l'Allemagne qui est le deuxème exportateur mondial qui n'ira pas dans un conflit avec la Chine pour des raisons et à mon avis aussi difficilement avec les États-Unis pour des raisons évidentes de je veux dire de ne pas aller contre ses propres intérêts. Vous avez cité il y a un instant l'Irlande. L'Irlande, on va se rappeler qui était quand même un pays, un petit pays pauvre qui est devenu le pays p par d'habitants le plus riche en Europe pour une raison très simple, c'est qu'il abrite avec beaucoup d'astuces, il abrite un centre de grands industriels et notamment de la technologie et les gafas avec ce qu'on appelle le sandwich néerlandais, c'est-à-dire une mécanique qui permet de ne pas payer d'impôt entre le toute une mécanique très bien foutue.
Donc c'est par rapport à ça qu'il faut arriver à trouver une éventuelle une solution commune pour le moment qui n'est pas déterminée. C'est du c'est un pas de dire la position européenne et moi je suis comme vous inquiet de l'idée non pas tellement qu'il y a une déferlante de produits chinois mais simplement qu'on soit complètement hors du jeu parce que on ne veut pas en réalité admettre que les positions des uns des autres ne sont pas totalement convergentes. La France qui est un pays moins exportateur que l'Allemagne et que l'Italie d'ailleurs est en fait un pays à ses propres intérêts.
Il faut y faire attention. L'idée européenne et l'Union européenne peut mourir sur cette affaire. C'est-à-dire que on peut à ce point, oui, on peut constater un terme qui peut être plus rapide qu'on l'imagine, qu'on n pas su faire face, que on a été tué économiquement et peut faire disparaître l'idée d'Europe auprès de auprès des peuples.
Donc c'est vraiment on regarde tous la Chine, on regarde les États, regardons l'Europe, regardons l'Union européenne, regardons nos chefs d'État sur leur capacité. Regardonsnous aussi, regardons-nous aussi avec ce que nous faisons ou faisons pas. Regardons la France évidemment.
Regardons la France parce que la France pourrait faire des choses mais elle ne le fait pas. Écoutons justement comment réagissent les industriels chinois. On a interrogé certains lors de la foire de Canton.
C'est ça qui est un marché très important. Écoutons-les. Les droits de douane américain imposés à la Chine atteignent désormais 145 %.
L'impact est très important pour nous car les États-Unis sont notre principal marché. Après la guerre commerciale des droits de douan de Trump, nos relations avec les pays d'Asie et de l'Europe pourraient être plus étroites. Le marché européen représente un espoir pour les Chinois.
Bien sûr, notre correspondante qui tourne en ce moment, en effet dans la dans la foire de de Canton dit que en effet tous les Chinois auquels elle parle disent "Bah oui, alors maintenant que les barrières se se remontent et que le marché américain nous devient inaccessible, bien sûr que c'est sur le marché européen qu'on l'orgne et c'est évidemment le le danger pour les Européens. qui en effet on ont beaucoup de mal à se mettre d'accord sur une position commune. La semaine dernière, il y avait Pedro Sanchez qui est le premier ministre espagnol qui était euh qui est allé voir Sing Ping en Chine et euh qui en revenant a dit "Mais il faut Oui, bien sûr qu'il faut coopérer davantage avec les Chinois, euh bien sûr qu'il faut il faut collaborer.
Nous avons beaucoup de beaucoup de choses à faire ensemble et c'est pas en effet la vie des des Français notamment qui disent attention attention il faut être extrêmement extrêmement vigilant à ne pas devenir le le déversoir de ces produits rouler pendant des années par les Chinois on a mis 35 % de taxe sur ou 36 % sur les automobiles chinoises pour faire plaisir à l'Allemagne. Les autres grands pays, États-Unis, Canada ont mis plus de 100 % de taxe sur les véhicules et on va être envahi de véhicules notamment électriques, chinois sur le marché européen. Si on ne réagit pas et si on n'est pas à la hauteur, quand je dis on si un collectif ne se crée pas pour être à la hauteur, ça va mettre encore plus à mal l'industrie automobile eur.
Là, je je fais confiance au gouvernement allemand et au nouveau chancelier et relayé par notre présidente de de l'Union européenne pour prendre le relais sur ce thème là. Là, on va laisser l'automobile l'autom. Oui.
Alors, on va on va rechanger d'opinion d'opinion. On va pas rester comme ça comme les bou, ça va bouger. Il faut tirer nos épingles du jeu nous français.
Enfin, je je suis désolé de dire ça, mais l'Europe n'existant pas industriellement possible quand on voit que chacun joue sa partie. C'est toujours possible. C'est toujours possible.
C'est toujours possible. On peut faire un paris très puissant de réindustrialiser la France. On peut avoir une politique.
Regardez, Shim et TMU vendent pour 5 milliards en France. Les colis de moins de 150 € c'est à peu près tous les connu. Ne payent même pas de TVA.
On perd 1 milliard 5 de TVA par an simplement parce qu'on n'est pas capable de modifier cette mesure. Alors l'Europe dit on va la changer, pourquoi est-ce qu'on la change pas nous-même ? On a cette capacité aussi de poser les dossiers.
Il y a un moment faut parler fort. Et ce combat est un combat à la fois économique, de fond, de long terme, mais c'est aussi un combat de court terme, de médiatisation, de discours sur ce sujet. Alors, il y a des discours Tony Truan l'Europe n'a pas de discours et la France pardon effectivement est assez silvait une pratique sans discours déjà pas mal mais c'est pas le cason fait on fait d'abord commencer par dire les choses et les faire et moi je suis très inquiet à la fois sur l'avenir de l'Union européenne mais aussi sur l'avenir de l'industrie française parce que on sera les doubles d'un don de la farce d'une farce mondiale et d'une farce européenne.
Là il est clair que monsieur Lombard nous dit c'est pas la peine de faire d'industrie en France aujourd'hui hein. C'est ça que j' C'est ça que nous entendons tous. Le mieux pour l'Union européenne est de tenter de jouer tant qu'elle peut le faire sur les deux tableau.
On peut jouer à la fois avec la Chine et les Américains. Il faudra choisir entre Trump et X. Non, mais c'est un jeu dangereux.
Faut quand même être très vigilant. Et et là demain justement avec les les Américains, les ces ces dirigeants Wkov et Marco Rubio qui viennent à Paris, il va pas être question seulement de l'Ukraine he, il va être question aussi de ces tarifs doués, de cette guerre commerciale. Et l'un des enjeux pour les Américains justement, c'est que les Européens n'ouvrent pas complètement leur marché aussi au produits au produits chinois. c'est d'essayer de de de trouver des des alliés dans cette dans cette guerre commerciale.
Alors, c'est vrai que le commissaire européen était à Washington la semaine dernière pour tenter de trouver des des terrains d'entente parce que côté européen, on mise quand même beaucoup sur la négociation avec les Américains mais c'est vrai qu'il y a commissaire européen, c'est pas nous on n pas représenté par ces gens terminé, il n'a pas de mandat qui était clair parce que c'est très compliqué la position des différents pays en No.
Jean-Pierre Bataille