« L’entretien du siècle ! » : Philippe de Villiers balance tout !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour Philippe. Comment allez-vous ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous ne pensez pas que ce sujet européen devrait être au centre du débat et que la classe politique devrait être capable de dépasser ces vieilles frontières pour le mettre au cœur et sauver la France ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Pourquoi, à votre avis, ils sont incapables de le faire ? Et pourquoi ils occultent le sujet ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous estimez que le rôle des instances comme Bilderberg ou Davos est un point central du débat ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'ils vous disent, par exemple ? Vous avez parlé avec un paysan, vous dites... Donc en Vendée, c'est ça ?
- 40:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que la souveraineté monétaire est un combat central pour la France ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00Philippe de VilliersFait
« À partir de 1992, à partir du traité de Maastricht, c'est le clivage entre ceux qui défendent la souveraineté française, qu'on appellera plus tard les souverainistes, et ceux qui défendent la souveraineté européenne, donc les européistes, les euro-fédéralistes. »
- 12:00Philippe de VilliersFait
« Ceux qu'on a appelés les conscrits de Maastricht, chez Vénement à gauche, à droite, Le Pen, Séguin et Pasqua, on a commis une erreur, une erreur tactique avec Marie-France Garraud. »
- 30:00Philippe de VilliersFait
« Les élites mondialisées, elles veulent confier notre alimentation au marché mondial. Sur le thème, c'est moins cher. »
- 40:00Philippe de VilliersChiffre
« La contribution nette de la France, elle est de 10 milliards d'euros. Oui, même plus maintenant. Alors, attendez. Oui, justement, c'est ce que j'allais vous dire. C'est qu'elle va monter à 20 milliards d'euros. »
- 50:00Philippe de VilliersFait
« La Russie avait obtenu la promesse que jamais il n'y aurait à proximité de sa frontière une puissance nucléaire, en l'occurrence l'OTAN. »
- 1:00:00Philippe de VilliersFait
« La France, puissance mondiale, on a le deuxième espace maritime du monde, on est en train d'abandonner la Nouvelle-Calédonie et là, on s'est fâchés avec la Russie pour suivre les Américains d'abord et ensuite les Wanderliennes et les autres. »
- 1:10:00Philippe de VilliersFait
« La France n'a jamais été une terre d'immigration sauf à partir des années 80 avec Giscard, le regroupement familial. »
- 1:20:00Philippe de VilliersChiffre
« La semaine dernière on a appris qu'il y a 100 000 afghans qui sont entrés en France depuis 2015. »
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Bonjour à tous, je suis très heureux, très honoré aujourd'hui de recevoir sur cette chaîne pour un entretien qui s'avère, je le pense, passionnant, un homme que vous connaissez parfaitement, que vous aimez beaucoup, vous m'en parlez souvent et vous l'attendez, je crois, sur cette chaîne depuis longtemps, et bien il est là, et il s'appelle Philippe de Villiers. Bonjour Philippe. Bonjour Florian.
Comment allez-vous ? Très très bien, je suis très heureux d'être avec vous. C'est l'occasion pour moi d'abord de vous dire pourquoi je suis venu, parce qu'en fait, je vous regarde, je vous lis, je vois ce que vous dites et ce que vous faites, et vous êtes à la fois lucide et courageux.
La lucidité, c'est, René Char disait, c'est la blessure la plus proche du soleil, donc c'est difficile d'être lucide parce qu'on souffre, on souffre d'être seul souvent, et le courage, chaque mot pilier au plus fou, j'ai écrit le mot suivant, le courage s'accomplissait en lui comme la marche ou la respiration. Et en fait, vous, vous avez des bons réflexes à chaque fois, sur les questions de la souveraineté, d'identité française, on en parlera peut-être, et je me suis dit que c'était pour moi une manière d'encourager les patriotes, ceux qui mettent la France au-dessus de tout. Ben écoutez, merci beaucoup, et on aura l'occasion évidemment de, très bientôt, dans cet entretien, de parler de votre combat que vous mener avec abnégation, courage, puisque c'est un mot qui vous caractérise et ô combien, et depuis longtemps, avec Constance, vous êtes ici au siège des Patriotes, dans notre QG de Paris, donc je suis ravi de vous y accueillir.
D'ailleurs, on va rentrer tout de suite dans le livre du sujet, puisque vous avez parlé vous-même de la question de la souveraineté, qui est liée en fait à toutes les autres questions. Vous aviez déjà, en 1992, une existence politique, vous aviez été secrétaire d'État à la culture, vous aviez été député déjà, mais c'est vrai que la campagne du traité de Maastricht en 92, où vous étiez un des héros du nom, a été vraiment votre émergence, je dirais, votre réelle émergence pour les Français politiques. C'était il y a 33 ans, le oui avait gagné de très peu à l'époque, 51%.
Est-ce que vous vous dites, 33 ans plus tard, quand vous regardez tous les arguments que vous aviez déployés à l'époque pour le non, j'avais raison, et peut-être même que j'avais un peu sous-estimé la menace, vu ce qu'on vit aujourd'hui, est-ce que vous êtes dans l'idée que finalement le sujet européen a été vu de manière visionnaire par les souverainistes dès 1992 en fait ? Alors je vais vous faire deux réponses successives, et la deuxième va vous surprendre. La première, oui, c'est le combat de la fin du siècle, puisque jusqu'en 1992, il y avait le clivage entre la droite et la gauche.
Et à partir de 1992, à partir du traité de Maastricht, c'est le clivage entre ceux qui défendent la souveraineté française, qu'on appellera plus tard les souverainistes, et ceux qui défendent la souveraineté européenne, donc les européistes, les euro-fédéralistes. Encore aujourd'hui, la classe politique a du mal à accepter ce clivage, qui est le seul clivage pertinent. On l'a revu ensuite en 2005, le match retour avec la constitution européenne.
Et donc aujourd'hui, la question clé, qui domine toutes les autres, c'est la question de savoir si on tient à la souveraineté de la France, en tant qu'État-nation, ça veut dire la maîtrise de nos frontières, de nos lois, de notre monnaie, de notre défense. C'est la définition de Saint-Louis, l'État régalien. Ou bien alors, on remet les clés à d'autres, mais il ne faut pas se plaindre du fait qu'on ne peut rien faire.
Et ma deuxième réponse, qui corrige la première, c'est que ceux qu'on a appelés les conscrits de Maastricht, chez Vénement à gauche, à droite, Le Pen, Séguin et Pasqua, on a commis une erreur, une erreur tactique avec Marie-France Garraud. C'est qu'en fait, on a dit, voilà, ils vont nous faire un super État. Et donc, on aura une super défense, on aura une super loi, une super frontière, un super gouvernement, etc.
Et en face de nous, Giscard et les autres disaient, ben oui, c'est ça qu'on veut. Nous, on veut un super État. On ne veut pas que ça soit la disparition de la France, mais ça va être une France en grand.
C'est le vieil d'Archimède. Et on est tombés dans le piège. Alors qu'en réalité, ce qu'ils voulaient faire, et qu'ils ont fait, Florian, et vous le savez très bien, c'est qu'ils voulaient détruire l'État, ils voulaient en fait une Europe sans les nations.
Ce qu'avait dit Jean Monnet, ce qu'avait prédit Jean Monnet. Une Europe sans les nations, une Europe...
Donc un espace sans frontières, ils l'ont fait. Donc pas de frontières, rien. Un État sans les nations, une Europe apolitique.
C'est-à-dire que ce qu'ils voulaient, c'est débarrasser l'Europe de la politique. Pourquoi ? Parce qu'ils voulaient faire de l'Europe un marché complémentaire du marché américain.
Et donc la vision des européistes a toujours été la même. C'est une vision économique. C'est une vision commerciale.
C'est de transformer l'homme politique en homo economicus. Et donc l'Européen aujourd'hui a évacué de sa pensée ce qui a fondé la Grèce et Rome, la Cité. Oui, tout à fait.
D'ailleurs, vous avez évoqué à l'instant Jean Monnet, l'un des pères fondateurs, comme on l'a dit, pour calquer l'histoire américaine. De manière assez grotesque. Mais vous avez sorti un livre en 2019 qui s'appelle « J'ai tiré sur le fil du mensonge ».
Et tout est venu. Vous avez été, d'ailleurs, je crois qu'il a très bien marché, très bien fonctionné, beaucoup intéressé, mais il a été aussi attaqué. On vous a dit complotiste.
D'ailleurs, un peu avant l'heure, parce que le complotisme, l'accusation est venue après, pendant le Covid. Vous étiez déjà complotiste avant. J'ai inauguré le mot.
C'est tout à votre honneur. Est-ce que vous pensez qu'il y a beaucoup à chercher dans les origines même, quand on écoute les discours des premiers européistes, des premiers pères fondateurs, est-ce qu'on a en fait toute la clé de ce qui est en train de se passer ? Est-ce qu'ils avaient tout dit, en fait ?
Quand on écoute la déclaration Schumann, ou en 1950, ou Jean Monnet, il y a tout. Alors, je vous réponds, Florian, d'une manière très claire. Alors, tout se passe en 1943, dans le bureau ovale de la Maison-Blanche.
Là, la messe est dite. C'est-à-dire que vous avez Roosevelt, et en face de lui, Jean Monnet, qui est banquier de son État, grand résistant, qui a passé sa guerre aux États-Unis. Et à ce moment-là, Roosevelt lui dit, il faut qu'on crée une communauté transatlantique.
Et Monnet dit, comment vous voyez ça ? Il dit, il va falloir que vous, vous transformiez les nations européennes dans un système d'agence, très américain. Et pour ne pas affoler les peuples, les vieux peuples européens qui sont attachés à leur nation, il faut prendre notre système du fonctionnalisme.
C'est-à-dire que vous allez d'abord créer, à partir du charbon et de l'acier, donc personne ne sera contre, une communauté, community. Donc, il y avait tous les mots. Et ensuite, petit à petit, vous gagnerez des parts de souveraineté, comme on gagne des parts de marché, sans que les gens s'en aperçoivent.
C'est le spillover effect. Et le spillover effect, c'est la machine crantée qui permet de partir de la CK, le charbon et l'acier. Et on voit ce qu'il en est aujourd'hui avec Arcelle Ormitale, on voit le résultat.
Et oui, il n'y a plus de charbon, il n'y a plus de l'acier. Mais c'était ça, l'idée de Monet. Et quand Monet est arrivé en France, et qu'il a choisi le sacristain, comme on l'appelait aux États-Unis, donc le fameux Chouan, et dans la déclaration du 9 mai 1950, à laquelle vous venez de faire allusion.
Qui est aujourd'hui la fête de l'Europe. La fête de l'Europe. Mais est-ce que vous savez que cette déclaration a été écrite sous le contrôle de Dean Acheson, qui est venu spécialement à Paris, qui est arrivé deux jours avant en disant, attendez, je veux relire la déclaration.
Et c'est lui qui a co-écrit la déclaration avec Jean Monet. Et Schumann n'a fait que lire. Donc la déclaration qu'on lit dans les écoles, c'est une déclaration américaine, en fait.
Vous savez qu'elle est sur les chèques, si vous zoomez, ce n'est pas des lignes où on écrit, c'est une déclaration. Si vous zoomez, il y écrit la déclaration Schumann, sur tous les chèques des Français. Oui, voilà.
Et donc en fait, cette Europe qui nous accable, c'est une idée américaine. Et d'ailleurs, c'est une idée américaine, la preuve, c'est qu'il n'y a aucun ressort de puissance. C'est une... l'architecture est une architecture post-politique, sans ressort de puissance, avec un fédérateur extérieur qu'est l'Amérique.
Ce que disait le général de Gaulle. Voilà. Et aujourd'hui, la crise européenne, et sa mort probable, cette Union européenne-là, vient du fait qu'on est entré dans un nouveau monde qui disqualifie l'ancien nouveau monde, celui de Macron, c'est-à-dire celui de cette Europe, de ce modèle fédéral.
Alors pourquoi ? Parce qu'on vit le retour de la frontière. Or, cette Europe, elle n'était pas du tout conçue pour ça, c'était l'espace en frontières.
Frontières économiques, frontières physiques. On vit le retour de la souveraineté partout. Regardez, Macron, il nous dit la souveraineté des Ukrainiens, la frontière des Ukrainiens.
On a le droit d'être patriote, sauf pour...
Sauf pour la France. Oui, voilà. C'est sûr.
Mais c'est le retour de la souveraineté partout. Troisièmement, c'est le retour du politique. Or, nous, on a un système politique, à un niveau européen, qui est un système technocratique, où il n'y a pas d'élection.
Donc, on est complètement à côté de la plaque. Et enfin, le retour de la puissance. Donc, le retour de la frontière, le retour de la nation, le retour du politique, le retour de la puissance.
Bon, ben, c'est fini. Cette Europe-là, ce modèle-là, il est disqualifié. Oui, alors justement, c'est vrai que quand on regarde tous les grands débats actuellement, vous en avez cité, vous avez cité l'Ukraine ou quelques autres.
On peut parler du débat pour nos paysans, le Mercosur et tant d'autres sujets. On peut parler de la situation de l'énergie, qui est catastrophique. Alors, on avait un système énergétique indépendant et peu cher.
La question migratoire, qui est catastrophique aussi, parce qu'on a fait, comme vous l'avez dit, la suppression des frontières. On peut y ajouter plein de sujets. On voit que normalement, le sujet européen, il devrait être au cœur du débat politique, avec un P majuscule français, aujourd'hui.
Il devrait être au cœur. On devrait en permanence avoir des campagnes de Maastricht, en fait, ou de 2005, Constitution européenne. Or, on a très, très majoritairement une classe politique qui l'occulte.
Qui l'occulte ou qui reste enfermée dans d'anciens clivages et qui refuse de se parler. Or, vous, vous êtes un exemple contraire, parce que quand on s'était vus, on n'a pas un travail de secret. On a pris un café, on a discuté assez longuement ensemble il y a quelques jours, quelques semaines.
Moi-même, ayant fait la campagne de chevènement en 2002, je vous avais dit, est-ce que vous l'aviez rencontrée alors, ou pas, chevènement en 2002 ? Et vous m'avez dit oui. Et j'ai dit, je trouve ça bien, parce que ça dépasse les clivages.
Et ils auraient dû assumer de vous avoir rencontrés. C'était formidable. Vous, vous avez toujours été à rebours de ces clivages partisans fermés.
Et vous avez toujours mis la France devant, je crois, c'est clair. Votre longue épopée politique et littéraire et tout le reste, et puis du fou dont on parlera le démon. Aujourd'hui, est-ce que vous ne pensez pas que ce sujet européen devrait être au centre du débat et que la classe politique devrait être capable de dépasser ces vieilles frontières pour le mettre au cœur et sauver la France ?
Vous avez tout dit, en fait. Ma question, c'est pourquoi, à votre avis, ils sont incapables de le faire ? Et pourquoi ils occultent le sujet ?
Parce que la classe politique est composée de soumis et de dîmis. Voilà, j'ai tout résumé. Alors, les soumis, ils ont leur équel à Bruxelles.
Oui, c'est vrai. Parce qu'un jour, on m'a dit, tu sais, Philippe, les députés, ils vont à leur équel. Bon, voilà.
Ils ont leur équel à Bruxelles, donc ils vont à Bruxelles et on s'habille du très vite. Et deuxièmement, quand ils ne sont pas soumis, ils sont dîmis dans les banlieues. Donc, c'est la Macronie et la Mélenchonie.
En fait, aujourd'hui, on a une classe politique qui se divise entre ceux qui composent l'anti-France et ceux qui composent la post-France. Mais c'est la même idéologie. Et quand on voit Macron, par exemple, qui dit le climat avant les questions sécurité et migratoires, il est sur la même ligne que la Mélenchonie.
Donc, la post-France, en fait, c'est une France destructive, destructée, une plateforme mondialisée. C'est l'ubérisation de la France. C'est la fin de la France.
C'est tout aussi nocif que l'anti-France qui est le parti de l'étranger. Et la classe politique continue à se dire que les gens vont les croire parce que ils font mine de faire des lois, ils font mine de garder nos frontières, ils font mine de s'occuper de notre budget alors que quand vous n'avez plus de monnaie, de toute façon, vous dépendez des prêteurs étrangers, c'est pratique l'euro. L'euro, c'est pratique, mais on arrive à 3 milliards de dettes avec l'euro.
Bien sûr. Parce que, avant, sinon, avant, vous avez la sanction du marché. Vous connaissez ça par cœur.
Oui, bien sûr. Et donc, en fait, il y a une petite minorité de résistants, je le dis bien de résistants, qui expliquent que la France ne peut redevenir la France que si elle retrouve sa souveraineté. Mais j'ajoute ceci, c'est que aujourd'hui, une nation, c'est comme le pouvoir égalisateur de l'atome.
C'est-à-dire que nous vivons la combinaison contradictoire de l'infiniment petit et de l'infiniment puissant. Et donc, on a des petites nations qui peuvent vivre le principe de la grandeur. Et des grandes nations qui vivent le principe de la soumission.
Et donc, c'est une erreur fatale, une erreur d'optique, une erreur fondamentale de nos politiciens de croire que à plusieurs, on sera plus fort. Non. À plusieurs, on est plus fort quand on pense la même chose.
Mais on n'a pas la même géographie. Et comme disait Napoléon, on a la géographie de sa diplomatie, on a la diplomatie de sa géographie. Et donc, la France ne retrouvera la grandeur que si elle retrouve sa liberté.
Ça me paraît évidemment très clair, très évident. Vous avez parlé du fait qu'on s'habitue très vite à Bruxelles, aux avantages, voire pire. C'est un aspect important de la question quand même.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous avez raconté que François Fillon, vous avez confié qu'il s'est senti à un moment abandonné par le Bilderberg. On est en plein Bilderberg. Au moment où on enregistre la vidéo, il a lieu en ce moment à Stockholm, il y a Gabriel Attal et Édouard Philippe pour y représenter la France.
Et vous aviez dit, ils l'ont lâché pour Macron en 2017. Donc, il y a le rôle aussi de toutes ces instances très obscures, ou ces think tanks atlantistes, européistes, qui déversent beaucoup d'argent, qui ont beaucoup d'influence. Et ça, ça échappe complètement au débat politique, médiatique français.
Les gens ne sont même pas au courant. En fait, de tout ça. Moi, j'ai découvert ça.
Mais vous, vous l'avez mis en avant même. Vous estimez que c'est un point central du débat, ça ? Ah oui.
Mais attendez. Alors, un jour, j'ai découvert qu'Emmanuel Macron était Young Global Leader. Oui.
Et je me suis dit, qu'est-ce que c'est que ce truc ? Et j'ai demandé à un grand, grand patron qu'est-ce que c'est cette histoire-là ? Et il m'a dit, ah, c'est Davos.
C'est là qu'on communie. C'est là qu'on apprend à communier sous les deux espèces du mondialisme et du progressisme. Donc, le jeune élève, le jeune catéchumène Macron, est allé là-bas en 2016.
Mais ce qu'on ne sait pas, ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'il y a aussi à Thal, tous en fait, ils sont passés par Davos. Ils sont tous Young Global Leader. Et on leur apprend à être start-upper, à disrupter, etc.
C'est-à-dire qu'en fait, c'est une classe politique qui est entièrement dans la main d'une organisation mondiale qui vise à mettre en œuvre un capitalisme global sans entrailles. Et donc, il y a besoin de faire sauter les frontières. Sans entrave, vous voulez dire ?
Sans entrave, oui. Et comme jouir sans entrave en mai 68. Et donc, en fait, jouir sans entrave pour l'économie, c'est avoir un marché planétaire de masse où on peut faire du surréel et du spéculatif et gagner beaucoup d'argent.
Et c'est la raison pour laquelle ils sont tous climatophiles. Macron, il dit le climat avant la question migratoire. Pourquoi ?
Parce que le climat, ça va avec l'absence de frontières, la gouvernance mondiale. L'entretien reprend dans un instant. Je suis absolument ravi de cette discussion avec Philippe Devillet.
Vous allez voir, ça n'est pas terminé. On se dit beaucoup de choses. Voilà, c'est très bien de discuter avec des voix qui sont souverainistes.
D'ailleurs, on pourrait parler de tant et tant de sujets. On sera d'accord à 100% ou pas forcément. Mais ça, ce n'est pas grave, c'est la vie.
Et en tout cas, on doit saluer une abnégation, un courage, une constance. Année, année, année après année, décennie après décennie, chez Philippe Devillet qui est tout à fait remarquable. Merci de partager cette vidéo.
Et vous savez, si vous êtes d'accord avec tous les combats qu'on mène dans le rassemblement, dans l'action concrète aux Patriotes, le plus grand mouvement souverainiste de France. Et je remercie Philippe Devillet pour les compliments qu'il a fait sur les Patriotes et notre action déterminée, concrète, permanente. C'est le moment, je crois, de rejoindre les Patriotes.
Voilà, peut-être que vous pouvez faire une petite pause. Vous cliquez sur, en dessous, il y a les liens pour adhérer ou réadhérer. C'est le premier lien sous la vidéo en description.
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Vous les retrouverez à notre site. Et c'est défiscalisé au deux tiers de vos impôts. En plus, vous faites baisser vos impôts.
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Zéro euro, zéro centime. Voilà, peut-être des banques non plus. Le système contre nous.
Mais on est là, en métropole, outre-mer à l'étranger, organisé partout. Vous êtes les bienvenus aux Patriotes. Bien évidemment, dès maintenant, par une adhésion, une réadhésion ou un don.
Allez, on reprend l'entretien. Donc derrière tout ça, il y a effectivement des gens qui ne se cachent même plus. Puisque Davos, tout le monde va à Davos.
Tous les hommes politiques français vont à Davos. Ils vont chercher l'onction. Le nouveau 5ème.
Et aujourd'hui, le mondialisme, c'est l'idéologie dominante, en tout cas pour l'Occident, et qui est en train de nous tuer. Le sud global, lui, a retrouvé l'idée de la souveraineté. Le sud global vit à partir d'autres principes que les nôtres.
D'ailleurs, au passage, quand vous parlez du climat, on voit bien que tout ça est une idéologie mondialiste. Ça n'a rien à voir avec la défense de la nature. Non.
Puisque ce sont les mêmes qui vont défendre le libre-échange, qui est un enfer pour la nature. Puisqu'on va chercher pour nos paysans, pour le local. Donc ça n'a rien à voir avec la défense de l'environnement, en fait.
C'est drôle ce que vous dites, parce qu'hier, je disais à un ami paysan, mon voisin, je disais, tu vois, les défenseurs de la nature, parce qu'on nous parle d'éoliennes partout. Et alors, les éoliennes, c'est le massacre de nos paysages. Donc c'est quand même des défenseurs de la nature, mais pas de nos paysages.
Et ensuite, les éoliennes, dans le retour de l'éolienne, il y a 17 terres rares qui viennent de Chine. Alors, question protection de la nature, je t'en foutrais. Ça tue les oiseaux.
Absolument. C'est l'enfer. Et les panneaux solaires, eux, sont fabriqués en Chine ou en Allemagne.
Oui. Pas en France. Alors, non, mais de toute façon...
Même, parfois, vous savez, on rase des forêts, on met une forêt de panneaux solaires. Oui. Et c'est extraordinaire, parce qu'aujourd'hui, avec l'Ukraine et l'écologie, on favorise notre dépendance des États-Unis.
Puisque là, évidemment, ce qu'on ne peut plus acheter aux Russes, on l'achète aux Américains. Donc on est entièrement dans leurs mains. Comme le gaz naturel liquidier.
Voilà. C'est à quoi je pensais. Et puis, avec l'écologie, on fait le bail à China Act.
C'est-à-dire qu'on achète tout là-bas. Les panneaux, les microprocesseurs, les conducteurs, etc. Tout arrive de Chine.
Et donc, en fait, c'est une Europe aliénée. L'Europe est non seulement la...
L'Europe est un protectorat militaire de l'Amérique, un protectorat technologique de la Chine, et un protectorat démographique de l'Afrique et un protectorat culturel et spirituel de l'Islam. Oui. Et numérique des États-Unis.
Et numérique des États-Unis. Et c'est vrai ? Qu'est-ce qu'ils vous disent, par exemple ?
Vous avez parlé avec un paysan, vous dites...
Donc en Vendée, c'est ça ? Oui. Et qu'est-ce qu'ils vous disent ?
Est-ce qu'ils vous disent ce qu'il faudrait faire pour l'agriculture française ? Non, ils sont perdus. Ils sont perdus ?
Mais, alors, ils sont perdus parce qu'il y a la FNSEA qui est à la manœuvre et qui, elle, est au service de Bruxelles. Bien sûr. Et donc, en fait, ils sont perdus.
Je vais vous dire pourquoi. C'est qu'ils n'ont toujours pas compris que Bruxelles et les gouvernements français successifs voulaient la fin des paysans. En fait, les élites mondialisées, elles veulent confier notre alimentation au marché mondial.
Sur le thème, c'est moins cher. Et donc, si on confie notre alimentation au marché mondial, on n'a plus besoin de paysans en France, en gros. C'est ça leur idée.
Et donc, les paysans, en fait, ils disparaissent les uns après les autres. Mais comme ce sont des paysans, ils sont accrochés à leur terre et malgré tout, avec le dernier piolet, ils s'accrochent à la paroi, en feignant de penser qu'un jour, il y aura des hommes politiques qui vont les sauver. Mais en réalité, depuis Maastricht et surtout le traité de Marrakech de 1994, sur la fin de tous les droits de douane, c'est plus tout la même Europe.
Et ce que j'ai expliqué, il y a justement à ce voisin, je lui ai dit, mais souviens-toi, ton père, lui, il a vécu dans l'Europe communautaire. À l'époque, il y avait une préférence communautaire. Quand De Gaulle est arrivé au pouvoir, il a dit, moi, je veux bien continuer cette Europe, qui ne me plaît pas trop, mais à une condition, c'est qu'il y a la préférence communautaire, c'est-à-dire le marché commun.
Il y avait à l'époque un cordon douanier pour protéger l'agriculture. Oui, puis on était six, puis neuf. Oui, mais il y avait le cordon douanier.
Alors, qu'est-ce que ça veut dire, le cordon douanier ? Ça veut dire, Florian, que si vous avez envie de manger du miel, vous allez devoir d'abord consommer le miel européen avant d'aller acheter le miel en Afrique du Sud. Si vous voulez consommer du lait, avant d'aller chercher le lait australien, il va falloir boire le lait, etc.
Or, le Mercosur et tous les traités qui se préparent, parce qu'il y a un nouveau traité qui se prépare avec l'Inde, pour très bientôt, en fait. Tous ces traités-là, ils partent du principe que l'hyper-classe mondialisée qui habite dans les grandes villes, elle n'en a rien à foutre des petits paysans sévenoles. Voilà.
Et c'est vrai qu'il y a aussi des paysans français qui pensent encore qu'ils gagnent de l'argent avec l'Europe. Alors...
Parce qu'en fait, les gens ne savent pas qu'on donne beaucoup plus à l'Union européenne qu'on en reçoit. Non, mais c'est extraordinaire. Et c'est massif.
En fait, on est nourri aux amphétamines de l'Europe. Oui. Et quand on lit le journal Ouest-France, qui est mon journal, moi, tous les jours, c'est un mouvement pénible, mais en même temps, c'est traditionnel.
Donc, c'est...
Paul Valéry disait, la lecture du journal est ma prière du matin. Et moi, c'est ma prière démocrate chrétienne. Mais c'est de pire en pire.
Et alors, ils expliquent les bienfaits de l'Europe. Mais les bienfaits de l'Europe, c'est avec notre pognon. Oui, mais eux-mêmes sont financés par l'Union européenne.
Oui, bien sûr. Et en fait, vous savez qu'aujourd'hui, la contribution nette de la France, elle est de 10 milliards d'euros. Oui, même plus maintenant.
Alors, attendez. Oui, justement, c'est ce que j'allais vous dire. C'est qu'elle va monter à 20 milliards d'euros.
Oui, tout à fait. Parce qu'avec maintenant, l'élargissement. Et là, dans deux ans, on donnera 7 milliards en plus par an.
Oui. Alors, le problème qu'ils ont, il faut être optimiste, ils sont foutus. Vous savez pourquoi, Florian ?
Grâce à des gens comme vous, comme moi. Ah oui, ça, il faut se battre. Et il y en a en Roumanie, il y en a en Allemagne, il y en a partout.
En Pologne. Et il y a Orban, etc. Donc, en fait, il y a un moment donné, ils le sentent, ça.
C'est foutu. C'est fini pour eux. Parce que les peuples se révoltent.
Et il y a une poussée souverainiste en Europe qui va bientôt, enfin, dans la décennie qui vient, rendre les choses impossibles. Oui, ce qui est amusant, c'est que les médias ont essayé de dire que les Britanniques regrettaient le Brexit. Je pense qu'ils regrettent qu'il ne soit pas appliqué, en fait.
Mais non, voilà exactement. Mais ils ne regrettent pas puisqu'ils viennent de mettre Farage, qui est un homme remarquable. Moi, je pense que vous le connaissez.
Je le connais. Moi aussi. C'est un bon ami.
Je le connais très bien. C'est un type exceptionnel. C'est un homme vraiment...
Moi, j'ai eu beaucoup de conversations avec lui. C'est un homme d'une remarquable constance qui a commencé en 1993, le combat avec le UKIP, qui n'a jamais dévié, et qui a fait un triomphe électoral il y a quelques semaines. Donc, si les Britanniques étaient contre le Brexit, ils n'auraient pas voté pour lui.
Il sera bientôt au pouvoir. C'est évident. D'ailleurs, c'est vrai que, pour revenir un petit peu sur le combat, je disais, vous parlez, vous, de Bilderberg, ça, c'est courageux.
Il n'y en a pas beaucoup qui le font. Pendant le Covid, vous avez été l'un des seuls, l'un des rares à aller au fond des choses. Moi, j'ai vu des interviews de vous parler du projet de Schwab, la grande initialisation, vous ne posséderez plus rien et vous serez très heureux.
Et encore une fois, en tout cas au Parlement, ça a été...
Nous, on était dans la rue, on s'est beaucoup battus sur le Covid, pour les libertés, contre cette folie absolue, totalitaire, qui en a, en fait, qui a été, je pense, une répétition générale pour d'autres. Vous-même, vous vous êtes battus avec encourage, vous avez été accusés de complotisme. Pourtant, on était encore là aussi, au cœur du sujet.
Quand on parle maintenant de reconnaissance faciale dans l'espace public, de censure, de suppression de l'argent liquide, enfin, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je crois deviner, mais on est au cœur du projet de grande initialisation, là, maintenant. Comme quoi, on avait raison, vous aviez raison. Alors, je ne vais pas faire comme les vieux schnock qui racontent dans mon livre que j'ai écrit.
Non, mais voilà. Et pourquoi pas ? Vous venez de tout dire.
Non, moi, j'avais, c'est marrant, au début du Covid, un jour, rencontré un ami qui me dit, tu connais le Gritry 7 ? Je dis, non, Gritry 7, c'est quoi ? Il devrait être intéressé à ça.
Et à ce moment-là, il me donne un livre de Claude Schwab, ce Gritry 7. Et dans le livre, je lis à la première ligne, il faut profiter du Covid, c'est une fenêtre, il n'y en a pas d'autre, pour la réinitialisation du monde. Je me dis, qu'est-ce que c'est, le réinitialiser ?
C'est-à-dire, en fait, il explique que le Covid doit être l'occasion de reprendre en main les peuples, en gros. Et on a vécu, et on est en train de vivre la suite. On a vécu le confinement sanitaire, l'enfermisme, et maintenant, on a le confinement sécuritaire.
Et alors, il y a une logique dans tout ça. Le ministre de l'Intérieur explique qu'il faut la reconnaissance faciale, on nous explique qu'il ne faut plus d'argent liquide. Ça, c'est très grave.
Voilà. tout ça, c'est avec la bonne intention, toujours. Avant, c'était la sortie publique, maintenant, c'est pour arrêter les bandits.
Pour les enfants, pour les réseaux sociaux, pour les enfants. Terrorisme. Voilà.
Mais derrière tout ça, il y a une entreprise totalitaire. Oui. C'est-à-dire qu'on se sert...
Ou contre les Russes, pardon, contre l'ingérence russe. Alors, oui. Mais ça, on en parlera tout à l'heure.
Peut-être qu'on peut en parler, oui. Oui, on va en dire. Et donc, en fait, on est entré dans un système totalitaire.
C'est-à-dire que la liberté de penser pour des gens comme vous, comme moi, elle sera bientôt interdite. Sauf si les gens se révoltent. Oui, voilà.
Parce que là, c'est vrai que c'est un peu pessimiste. C'est une grosse machine, quand même, qui arrive sur nous, qui roule sur nous. Une grosse machine.
C'est une machine, en fait, de crédit social, si vous regardez. Oui, mais c'est extraordinaire. Parce que regardez Bayrou avec les portiques.
Oui. Et les couteaux. 90% des gens se disent « Oui, mais c'est bien, il va mettre des portiques.
Et qu'ils nous protègent. » Alors que, normalement, il faudrait dire, les 10% disent « Ben oui, mais peut-être qu'il faudrait régler le problème de la violence à l'intérieur de l'école, en restaurant l'école, la famille, l'autorité, le régalien, etc. » Et peut-être qu'à ce moment-là, on n'aurait plus besoin de portiques.
Là, par exemple, vous allez dans n'importe quel aéroport, on vous déshabille. Et vous trouvez ça très bien. On s'habitue.
Mais pourquoi on se fait déshabiller ? Parce que ça fait 30 ans, 40 ans qu'on ne lutte pas contre ceux qui sont en train de démolir la société et qui arrivent souvent de l'extérieur. Donc, comme on a fait le choix d'une immigration invasive, d'une immigration massive, et qu'on ne veut pas régler ce problème, alors, c'est les braves gens qui sont obligés de se déshabiller dans les aéroports.
Ils trouvent ça très bien. Ils disent « C'est bien, c'est tenu. » C'est-à-dire qu'on supprime les frontières nationales et on met plein de petites frontières partout.
Des blocs de béton pour les marchés de Noël. Non seulement on met des frontières, mais on met des frontières domestiques et on vous enferme dedans et on vous dit « Tu ne bougeras pas parce que tu as été reconnu facialement. » L'euro numérique, c'est l'euro.
Bien sûr. Qui va avec la suppression de l'argent liquide. Oui, voilà.
Puisqu'ils ont présenté ça comme le nouveau cash. C'est bien qu'il y ait un ancien cash. D'ailleurs, la seule manière de quitter l'euro numérique, c'est de quitter l'euro.
Il faut quand même là aussi être très clair. De toute façon, un pays qui n'a plus sa monnaie et il n'a plus sa souveraineté, c'est clair. C'est un gros combat que vous avez toujours dit très clairement.
Oui. Les gens ne mesurent pas parfois l'importance d'avoir sa souveraineté monétaire. La monnaie, ce n'est pas que la monnaie.
Ce n'est même pas que l'économie. C'est vraiment la liberté d'un peuple. Alors, ce que vous dites évoque deux souvenirs pour moi.
Le premier, c'est Maurice Schumann. Oui, le résistant. Non, pas Robert.
Non, le bon. Oui. Avec deux N.
Et qui m'a raconté un jour au Sénat, à la fin de sa vie, comment De Gaulle, quand il est arrivé en 1944, et qu'il a vu le papier américain, le dollar, en fait, les Américains...
Le franc amgote, là. Voilà, l'amgote. Et donc, les Américains, ils arrivaient avec le dollar en France.
Bien sûr. Donc, ils avaient bien compris que la souveraineté, c'est la monnaie. Donc, ça, c'est le premier exemple, la première illustration.
Et la deuxième, c'est...
Moi, j'étais très influencé par Maurice Allais. Je ne sais pas si vous voulez le prix Nobel. Tout à fait.
Et c'est lui qui m'a dit un pays qui n'a plus de monnaie, n'a plus de destin. C'était un très grand...
Il est mort maintenant, mais c'est le seul prix Nobel d'économie français qui était effectivement très favorable à la souveraineté monétaire. Et il a raison. Effectivement, pas de destin possible.
S'il y a la censure des réseaux sociaux, parce que c'est les moins de 15 ans, soit 10 ans, mais ça suppose un flicage de tout le monde pour le mettre en place techniquement, voire un bannissement ensuite pour tout le monde, c'est parce qu'ils craignent le réveil des peuples ? Ils craignent cet espace de liberté ? Là, il y a deux faits nouveaux qui leur échappent, qui les mettent en panique.
C'est un, les réseaux sociaux, parce que c'était un pouvoir parallèle, c'est une contre-société, et vous en savez quelque chose. Et la deuxième chose, on est la synthèse tous les deux, vous les réseaux sociaux, moi c'est News. C'est-à-dire en fait, un groupe avec un chevalier de la liberté d'expression, Vincent Bolloré, et ils ne supportent pas ça.
Ils ont déjà coupé une aile avec C8. Voilà. Et donc en fait, maintenant, leur problème, c'est comment on peut supprimer ces deux espaces d'expression résiduels mais qui ont de plus en plus de succès.
Ça, c'est leur problème. C'est leur problème, oui. Oui.
On avait, nous, fait des manifs lors de la fermeture de C8 au pied de l'Arcom. nous, on est pour la suppression de l'Arcom qui est vraiment un truc totalitaire. Oui.
Quand on les saisit, ça ne sert jamais à rien. Par contre, ils sont là pour nous censurer et ça coûte très cher. Et c'est du copinage.
Oui. De toute façon, il y a 1200 agences. C'est une de ces agences comme l'ADEME.
L'ADEME qui nous a expliqué qu'il fallait changer de caleçon tous les 15 jours. Vous vous souvenez de ça ? Oui, très bien.
C'est extraordinaire. Je n'applique pas les conseils pour l'instant, personnellement. On va revenir sur la politique étrangère.
Vous avez parlé de l'Ukraine. Vous êtes l'un des quelques-uns en France, pas beaucoup, à avoir eu une vraie conversation avec Vladimir Poutine. Elle est en ligne sur YouTube.
Moi, personnellement, je l'ai découverte récemment. Mais elle date de 2014. Vous étiez à l'époque, je crois, en Crimée, c'est ça ?
Et vous l'aviez rencontré pour l'installation potentielle d'un puits du fou en Russie. Il vous a paru comment, Poutine ? C'est un monstre ?
Parce qu'il est dépeint aujourd'hui comme monstrueux. Qu'est-ce que vous avez comme souvenir de cette conversation ? Alors moi, j'ai le souvenir d'un homme d'État cultivé parce qu'il m'a repris à plusieurs... enfin, il m'a repris plusieurs fois sur des détails historiques entre la France et la Russie.
Quelqu'un qui connaît très bien l'Occident, je me souviens du moment où il m'a dit vous avez oublié la recommandation du pape Jean-Paul II en disant l'Europe ne pourra vivre en paix que si elle respire de ses deux poumons. et il m'a rappelé la phrase de De Gaulle l'Europe de l'Atlantique à l'oral. Et donc, en réalité, alors, je réponds à votre question sur l'homme, j'ai eu affaire à un homme d'État posé, pas fou du tout, et qui dit simplement, et qui m'a expliqué, voilà pourquoi nous sommes mécontents.
Je dis, alors pourquoi ? Eh bien, la Russie avait obtenu la promesse que jamais il n'y aurait à proximité de sa frontière une puissance nucléaire, en l'occurrence l'OTAN. C'était une question de comment dirais-je, de précaution collective pour avoir la paix. ne pas avoir juste à son côté une puissance nucléaire, parce que s'il y a une puissance nucléaire, il peut y avoir un incident, et on connaît en 1870, 1914, 1940, comment, à partir de la dépêche d'Aims, et ensuite, on va à la guerre.
Et donc, il m'explique, alors cette promesse n'a pas été tenue. Et il me dit la dernière fois que finalement, elle a été tenue, c'est en 2008, parce que Merkel et Sarkozy ont reculé au dernier moment et ont dit, non, non, non, il ne faut pas faire rentrer l'Ukraine dans l'OTAN, parce que sinon, on va déclencher l'ours russe. C'est la phrase de Talleyrand.
Je connais 10 000 manières de faire sortir l'ours de cette dernière, mais pas une seule pour lui faire rentrer. Donc là, il me dit, voilà, donc, ils ont abandonné leurs promesses, ils ont trahi leurs promesses, et puis, et puis ensuite, il y a eu des accords de Minsk, et ensuite, ils ont trahi les accords de Minsk. Et ils l'ont reconnu depuis.
Ils s'en sont vantés. Voilà. Donc, voilà.
Alors, dernier point, je lui ai dit, pourquoi, c'est quoi l'Ukraine, pour vous ? Parce que je lui ai rapporté le propos de Solzhenitsyn. Oui.
Solzhenitsyn m'avait dit, moi, si mes deux fils voulaient aller se battre en Ukraine, je les empêcherais. Bon, voilà. Mais Solzhenitsyn m'avait dit, l'Ukraine, pour la Russie, c'est très particulier.
Parce qu'il y a deux baptêmes. Il y a le baptême de Vladimir, en 1980, à Karzonez, au cœur de la Crimée. Et il y a le baptême du peuple russe à Kiev.
Et donc, il y a, entre l'Ukraine et la Russie, un lien fraternel, un lien familial, un lien inter-familial. La preuve, c'est que Solzhenitsyn, il avait un côté ukrainien, etc. Et Poutine m'a dit, pour nous, on ne peut pas considérer l'Ukraine comme un territoire complètement étranger.
Il y a une relation affective, affectueuse, et que l'OTAN cherche à nous voler l'Ukraine, ça n'est pas supportable. Ce que je ne savais pas à l'époque, c'est qu'un jour, il y aurait un président américain qui s'appelle Trump, qui est plutôt sommaire, mais quand même, bien entouré, et qui a dit, mais oui, pourquoi on emmerde Poutine avec l'Ukraine ? Et donc, voilà, en fait, ce que m'a dit Poutine, c'est ce que m'avaient dit les derniers gaullistes, c'est-à-dire que il faut faire une grande Europe confédérale, parce qu'il faut que notre diplomatie s'ajuste à notre géographie, il faut faire, voilà, et Poutine m'a dit une chose importante, il m'a dit, vous voulez un deuxième suicide, je dis pourquoi, il y a eu le suicide 14-18 et 39-40 entre les peuples européens, et là, vous êtes en train de provoquer un deuxième suicide, voilà, alors, en fait, la vérité, c'est que il y a les intérêts russes, il y a les intérêts de l'OTAN, la France se serait grandie, et pour en avoir parlé avec Macron, Macron était d'accord avec moi quand je lui ai dit voilà ce que Poutine m'a dit ça.
C'était quand ? Quand est-ce qu'il vous a dit ça ? Macron ?
Non, donc en 2016. Ah oui ? Oui.
Il n'était pas encore président ? Non, il m'a dit il faut que la France soit la puissance intermédiaire, médiatrice qui fasse la grande Europe. Macron m'a dit ça à la rotonde.
En 2016, oui. Donc, je tombe des nus quand, voilà. Mais d'ailleurs, Macron, au tout début, après le 24 février 2022, oui, il semble vouloir continuer le dialogue avec Poutine.
Mais non seulement ça, mais il l'accueille quand même dans son lieu de vacances. Ça, c'était encore avant la guerre, mais oui, bien sûr, après Gançon, il l'avait accueilli. Puis même, juste après le déclenchement, il avait maintenu le contact, le dialogue.
Oui. Finalement, ensuite, il a complètement veillé, il est devenu le plus belliciste. Alors, attention, là, vous l'avez rencontré, Macron, il est...
Oui, oui. Vous avez rencontré quoi ? On peut en parler, mais je...
Parce que là, vous me parlez d'un homme d'État avec une profondeur historique. Oui. Et Macron, je pense qu'on est loin de ça, quand même.
Si on devait comparer un homme d'État avec Macron, Macron, ce serait un histrion. Oui. Vous voyez ça ?
Et un joueur. Voilà. Simplement, ce que je veux vous dire, c'est que l'Europe, là, Van der Leyen, c'est ça, ils appliquent le principe de monnaie dont on a parlé tout à l'heure.
Oui. C'est-à-dire, en fait, ouvrir une crise, c'est ça, monnaie, pour pouvoir fédéraliser davantage. C'est ça qu'ils ont fait avec les vaccins.
Bien sûr. Ils sont en train de le faire avec la défense. Ils veulent l'armée européenne.
Donc, ils ont besoin de la guerre en Ukraine. Bien sûr. C'est ça qu'il faut bien comprendre.
La guerre en Ukraine, c'est le fédérateur de substitution d'une union européenne qui n'arrive pas à se faire. Ils veulent une armée européenne. Ils veulent même nous piquer la dissuasion nucléaire.
Alors, surtout, bien sûr. C'est extrêmement clair. Oui.
Justement, puisqu'on va s'acheminer vers la fin de notre entretien, vous aviez vu Vladimir Poutine pour un puits du fou éventuel en Russie. Je ne sais pas s'il s'est fait, finalement, ce puits du fou. Ah ben non.
Après, ça a été compliqué. Il y a eu les sanctions, c'est ça ? Tout le système compliqué, la fermeture, tout ça est absurde.
Mais ce qui était plutôt rassurant, je crois que vous l'aviez dit à l'époque, il préférait avoir un puits du fou qu'un Disneyland. Ah ben non, mais...
Oui, c'est quand même significatif, effectivement. On n'est pas dans le même projet de société. Il m'avait dit une chose que vous savez bien, c'est que Dostoyevsky parlait français et Saint-Pétersbourg, quand vous êtes à Saint-Pétersbourg, vous êtes dans la Venice du Nord, on se croit en France.
Bon. Et la Russie, non mais...
La Russie, on peut la renvoyer vers l'Asie. Elle ne s'en plaindra pas. Elle y trouvera son compte.
Mais c'est aberrant. Vous vous rendez compte que nous, la France, puissance mondiale, on a le deuxième espace maritime du monde, on est en train d'abandonner la Nouvelle-Calédonie et là, on s'est fâchés avec la Russie pour suivre les Américains d'abord et ensuite les Wanderliennes et les autres. Un pays n'est rien sans la grandeur.
C'est la fameuse phrase de De Gaulle, le pacte 20 fois circulaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde. Et moi, c'est ce qui me fait souffrir jour et nuit, c'est de voir ces hommes politiques incultes qui ont perdu le goût de la grandeur. Parce qu'en fait, la grandeur, ce n'est pas quand vous êtes grand, c'est quand les autres vous regardent à partir du miroir de notre histoire qu'ils ont recueillis dans leur propre histoire.
C'est-à-dire qu'on nous regarde comme grands, plus grands que nous sommes. C'est ça la grandeur, la vraie grandeur. C'est les grands pays qui le sont pour l'avoir voulu.
Voilà. Ça signifie tout. C'est pour cela que c'était déjà une première déclaration d'amour à la France, la création du Puy du Fou.
Oui. C'est quoi ? C'est fin des années 70, c'est ça ?
Alors non, en fait...
Qui est aujourd'hui un succès mondial. Extraordinaire. Le Puy du Fou est né de deux... de deux urgences intimes.
La première, qui vient de mon enfance, c'est faire reconnaître le génocide vendéen. C'est-à-dire réhabiliter la Vendée. Terre de martyrs.
On a plutôt bien réussi. Maintenant, les derniers négationnistes se réunissent près de la Sorbonne dans un abri à trottinette. Et deuxième urgence intime, en mai 68, j'ai vu la fin du roman national.
Et je me suis dit, une nation ne peut pas vivre ce roman national. La phrase de la Tour du Pain, les peuples qui n'ont plus de légende sont condamnés à mourir de froid. Et je me suis dit, moi je vais faire un roman national à ciel ouvert. en faisant mine d'être un parc d'attractions.
On nous regarde comme un parc d'attractions, mais nous ne sommes pas un parc d'attractions. Et c'est le moment où Disney est arrivé. En fait, Disney, c'est la grande distraction.
Le divertissement, c'est-à-dire qu'on vous distrait de vous-même. Alors que le puits du fou nous ramène à nous-mêmes. Il nous réenracine.
Vous savez, moi ma devise, c'est Christopher Lash, le déracinement, on déracine tout sauf le besoin d'enracinement. Et donc, je me suis dit, un jour, les gens viendront par milliers parce qu'ils trouveront au puits du fou une deuxième patrie. Or, je ne savais pas à l'époque que souvent, maintenant, ils viennent en disant c'est notre première patrie parce qu'ils n'ont plus de patrie.
Ils n'ont plus de patrie charnelle. Vous savez, la phrase d'Edgar Kiné, le pire exil, ce n'est pas d'être arraché à son pays. C'est d'y vivre mais de n'y plus rien trouver de ce qu'ils faisaient aimer.
Et les gens qui viennent au puits du fou, 10 000, 20 000, 30 000 par jour, c'est monstrueux. Qu'est-ce qui se passe ? Des sociologues devraient s'interroger.
Qu'est-ce qui se passe ? Ça veut dire qu'en fait, partout où les Français vivent, ils ne vivent plus parce qu'ils n'ont plus le sentiment d'être chez eux. Parce que l'immigration invasive a imposé un nouveau modèle multiculturel et la société multiculturelle par définition est multiconflictuelle.
Voilà. Et donc, en fait, les gens, quand ils arrivent au puits du fou, souvent, ils disent « Ah, on entre en France. » Et puis, cette interdiction quasiment de pouvoir être fier de son drapeau, de l'aimer, de le brandir, fier de l'histoire de France.
On doit forcément avoir honte de l'histoire de France, être dans la repentance. Vous, c'est l'inverse. Non, mais attendez.
Alors, Florian, quand j'étais petit, mon professeur, M. Thibault, mon instituteur, me disait « L'éducation, c'est l'imitation. » Je ne comprenais pas à l'époque.
J'ai dit « Pourquoi ? L'imitation de quoi ? On va te donner des modèles. » Et on avait envie d'être du quelqu'un, d'être Bayard, d'être Jeanne d'Arc, etc.
Et c'est comme ça qu'on est devenu français. En fait, on ne devient pas français au nom de principes abstraits. Même la souveraineté, c'est totalement abstrait.
On est français parce qu'on vit en devenant cousin germain du CID de Gavroche et du Petit Prince. Et on est français parce qu'on a une mémoire commune à laquelle on a accès par des modèles d'identification. On est français parce qu'on a un art de vivre qu'on finit par apprivoiser et qu'on trouve sublime.
Et on est français par la langue. Le trésor de l'âme française, c'est la langue commune. C'est pour ça d'ailleurs qu'il y a des français de souche mais des français de désir.
Bien sûr. Être français de désir, c'est entrer en cousinage par la langue. On entre par la langue côté cœur.
Et on finit par prononcer ensemble des mots et de se trouver de la même romance, du même sentiment. Parce qu'à force de prononcer des paroles gourmandes, on vibre ensemble, on goûte ensemble et la littérature devient une sorte de miroir commun du chahut de nos âmes. Et c'est comme ça que Romain Garry dit je n'ai pas une goutte de sang français mais c'est la France qui coule dans mes veines.
Voilà. Je dis ça au passage parce que les gens comme nous on nous caricature vous et moi en disant ouais, de toute façon ils veulent fermer à double tour etc. Mais ce n'est pas la question.
La question c'est que la France n'a jamais été une terre d'immigration sauf à partir des années 80 avec Giscard, le regroupement familial. C'est là que tout a basculé. et que nous sommes devant une situation où le nombre le nombre le nombre que disait Arnold Thunby empêche toute assimilation.
Mais grand projet mondialiste grand projet mondialiste de destruction des nations. Voilà. Mais la question clé elle est là.
C'est la question de ou bien on arrête l'immigration et après on peut gérer le stock si on a géré les flux ou bien on n'arrête pas. Quand vous voyez que la semaine dernière on a appris qu'il y a 100 000 afghans qui sont entrés en France depuis 2015 ce n'est pas gérable. Non ce n'est pas gérable bien sûr.
Mais c'est fait pour ne pas être gérable. Oui. Et juste pour terminer deux toutes petites choses.
Vous m'aviez dit quand on s'était rencontré on avait pris un café ensemble que parfois vous étiez réveillé la nuit par des angoisses sur l'avenir de la France. J'ai trouvé que je pense qu'il y a peu de responsables politiques aujourd'hui qui peuvent en dire autant. Je pense qu'ils s'en fichent ou ils sont réveillés par des angoisses concernant leur propre carrière.
C'est tout. Et qu'est-ce que...
C'est quelque chose qui vous tenaille l'avenir de la France. Qui vous angoisse vraiment. C'est quelque chose qui est existentiel pour vous.
Ce n'est pas simplement un combat extérieur. C'est un combat intérieur. Je veux partir à une vieille famille pauvre et glorieuse de soldats qui ont de génération en génération payé l'impôt du sang.
C'était notre impôt à nous. Et...
Ce qui est arrivé jusqu'à nous, jusqu'à moi, depuis 1066, c'est... le devoir de sauvetage.
Un soldat, il sauve. Un soldat, il ne tue pas, il met hors d'état de nuire, il sauve. Il sauve ce qu'il peut sauver.
Alors, il y a les sauveteurs avec une épée et les sauveteurs avec une voix. Et en fait, jamais notre pays ne s'est trouvé dans cette situation. Jamais.
Je pense à Jeanne d'Arc, évidemment. Le traité de Maastricht, à l'époque, c'était le traité de Troyes. Troyes, oui.
Mais on n'était pas dans cette situation. Et je pense...
En fait, ce cauchemar de la nuit en pensant à nos enfants, nos petits-enfants, nos arrière-petits-enfants, est-ce que la France sera pour eux un espace nominal qui ne va plus rien dire ? Parce qu'aujourd'hui, nous sommes interdits de passer affectif, interdits de patrimoine, interdits de souvenirs. Alors, on fait commencer la France en 1789.
Pourquoi ? Parce qu'en fait, la République a été conçue comme une religion. Ce que moi, j'ai compris en tant que grandir.
Une religion de substitution. Quand je couche Mard, je me dis, au petit matin, il faut parler de la France, reparler de la France, refaire une génération de Français. De Français dissidents, comme disait Solzhenitsyn. porteur de petites lucioles, de petites lucioles françaises.
Parce qu'en fait, ils auront beau éradiquer notre patrimoine, ils ne pourront pas éradiquer notre littérature, ils ne pourront pas détruire nos monuments, ils ne pourront pas détruire tous les nombres d'or de la France, le jardin, la française, les cathédrales, les petits villages à flanc de coteau. Les petits villages à flanc de coteau, il n'y avait pas d'architecte à telle époque, il n'y avait pas le corbusier, c'était des artisans et ils ont fait de la France une école du goût, etc. Et donc, quand je suis au creux de la nuit, je désespère et au petit matin, je me dis, mais Lénine, il avait demandé 1000 hommes.
Et quand on voit le pilonnage de Chartres, 19 000 jeunes de 25 ans, je me dis, ce n'est pas foutu. Il y aura ce que Jean Raspail appelle des isolats. Des isolats, c'est des petits cercles de résistance et de dissidence.
Et qui ne font que grandir. Et je rends hommage au patriote parce que vous en êtes un. Et quand je pense que vous avez décidé de faire une manifestation pour la vie contre la loi sur l'euthanasie, c'est ce qui m'a fait venir chez vous et je me suis dit, c'est bien.
Contre vents et marées, ils sont courageux. Merci Philippe de Villiers. J'avais juste une dernière remarque.
Est-ce que vous êtes conscient de ce que j'appelle un peu la villiermania depuis notamment que vous êtes très visible sur CNews et Europe 1 ? Vous êtes très présent dans les commentaires, pas que sur cette chaîne, mais vous êtes très présent. On parle beaucoup de vous, on relaie beaucoup ce que vous dites.
Vous devez le voir dans la rue, vous devez le sentir. C'est quelque chose qui vous surprend ? Oui, mais les épreuves de la vie m'ont débarrassé des vanités du monde.
Donc, voilà. Je me méfie de la popularité. Oui, mais c'est toujours significatif.
Oui, mais bon, le problème essentiel, c'est qu'il ne faut pas devenir à soi-même sa propre finalité. On n'est qu'un moyen. On est un outil, un vecteur.
Moi, j'essaye d'être un vecteur. J'arrive au terme. J'arrive...
Enfin, bon, je suis en pleine forme, mais bon...
Je ne suis pas Biden. Non, mais ce qu'il faut, c'est que...
C'est révélateur, en tout cas, dans l'attrait pour un discours sur la France. On a besoin de France. Oui, c'est ça.
C'est ça, voilà. Vous l'exprimez particulièrement bien. Mais de toute façon, ce sont les minorités qui font l'histoire, vous savez très bien.
Bien sûr. Et il y a un principe dont on parlait souvent avec Patrick Buisson. Il disait toujours les victoires culturelles précèdent les victoires idéologiques qui précèdent les victoires politiques.
Et...
Moi, je suis gramscien. C'est la seule chose que j'ai empruntée à la gauche, mais c'est efficace. Merci beaucoup, Philippe Devilliers.
Merci, Florian. Merci beaucoup à vous. Grand merci à Philippe Devilliers pour cette conversation que j'ai trouvée absolument passionnante.
J'aurais pu faire des heures et des heures, mais nous y reviendrons. Ça n'est peut-être qu'une première. En tout cas, il se fait rare dans ce genre d'entretien et je suis ravi et je le remercie profondément qu'il ait accordé à ma chaîne, aux Patriotes, cet entretien sur ces sujets tellement importants.
Merci de me dire en commentaire ce que vous en pensez, de la partager partout. Il faut vraiment qu'elle soit diffusée partout, cette vidéo, cette interview, cet entretien, cet échange. Notamment, vous pouvez aider à une meilleure diffusion en vous abonnant à cette chaîne YouTube par un petit clic sur le bouton s'abonner.
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Voilà. Sachez que ça existe maintenant par le bouton rejoindre qui apparaît à côté de s'abonner, notamment si vous êtes connecté sur un ordinateur, sur téléphone, pas toujours, mais sur ordinateur, oui. Dans tous les cas, merci donc de partager cette vidéo et vous le savez, ce vendredi 20 juin à 19h, on est en direct sur cette chaîne, on reviendra sur tout ça et tout le reste, grosse actualité et toutes vos questions sans tabou auxquelles je répondrai et que je découvrirai en direct.
Par ailleurs, samedi 21 juin, ça y en a 15h, je suis en grande réunion publique dans le Var à Fréjus, entrée gratuite, ouverte à tous adhérents ou pas, mais inscrivez-vous par le lien sous la vidéo en description. Merci également de vous inscrire aux assises de la souveraineté d'Arras le 13 septembre. C'est également le lien sous la vidéo en description.
C'est très, très important. Ainsi que les Français se lèvent pour la paix, l'appel et la pétition nationale qui est en lien sous la vidéo en description assignée à relayer massivement en attendant le très grand événement qui va venir quand les Français vont se lever pour la paix, organisée par les patriotes. Je vous attends aux patriotes.
Voilà, vous êtes d'accord avec tout ce qui a été dit ici, tous les combats qu'on mène. Salué par Philippe de Villiers, je l'en remercie du fond du cœur. Vous voulez vous battre pour le Frexit, pour la sortie de l'euro, pour la sortie de l'OTAN, pour la sortie de l'OMS, pour nos libertés, pour la paix, pour la souveraineté de la France et du peuple français.
L'avenir, alors c'est le moment de rejoindre le plus grand mouvement souverainiste et de résistance de France qui est en permanence dans le rassemblement, on le prouve encore aujourd'hui, et dans l'action concrète qui prend des coups du système, qui n'a pas un centime de financement public, pas d'aide des membres, mais qui est là et qui en fera toujours plus plus il est attaqué. On rugit comme les lions, mais j'ai besoin de vous. J'ai vraiment besoin de vous.
Vous pouvez adhérer ou réadhérer au patriote dès maintenant par le premier lien sous la vidéo en description. Ce lien est également en commentaire et par les petites fiches sur l'écran maintenant et dans quelques secondes un lien sur l'écran. Vous pouvez faire un don sinon au mouvement pour nous permettre de faire plus d'actions concrètes.
C'est le deuxième lien sous la vidéo en description. C'est l'idée aux deux tiers de vos impôts. Chaque fois que vous mettez 60 euros en adhésion, réadhésion ou don, ça enlève 40 euros de vos impôts.
Cadeau que vous ne faites pas à Bayrou, Macron et au fisc. Par exemple, quand vous mettez 3 000 euros, ça enlève 2 000 euros de vos impôts. Vous mettez 20 euros, ça enlève 13 euros, 33 euros.
Vous mettez 50 euros, ça enlève 33 euros. Vous avez compris ? Bravo aux donateurs, aux réadhérents, bienvenue aux nouveaux adhérents patriotes et vive la France.
Philippe de Villiers