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Podcast / conversationSud Radio (sur YouTube)· 11 mai 2025 12 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Ukraine, TF1, référendums : Emmanuel Macron peut-il reprendre la main ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 42 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qu'on attend d'Emmanuel Macron lors de cette intervention ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que les Français attendent encore quelque chose d'Emmanuel Macron ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Emmanuel Macron va-t-il s'employer à reprendre la main sur la politique intérieure ?

  • 7:00OuverteRéponse partielle

    Qu'attendez-vous d'un référendum sur les écrans ou les rythmes scolaires ?

  • 9:00OuverteRéponse partielle

    Sur quoi un référendum serait-il pertinent selon vous ?

  • 11:00RelanceÉludée

    Est-ce qu'on est en capacité politiquement de prendre en compte la réponse des Français à un référendum ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00Nicolas CoratoFait
    « Les Français ne sont pas très intéressés par les réformes institutionnelles. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

de la situation politique nationale he plus largement que celle des républicains évidemment Nicolas Corato fondateur du signe tank place de la République classé à gauche bonjour à vous Mathie H que vous entendiez bonjour bonjour du S tank le millénaire classé à droite. Emmanuel Macron peut-il reprendre la main ? Il prendra la parole mardi soir sur TF1, invité de la une.

Il interviendra d'ailleurs et interagira avec plusieurs personnalités comme par exemple la jeune écrivaine de gauche, Salomosac et le youtubeur Thbo Inshape, celui qui fait de la musculation, qui est le premier YouTubeur de France. Qu'est-ce que vous attendez d'Emmanuel Macron lors de cette intervention ? Première question pour vous Nicolas Corato.

Al qu'est-ce qu'on attend ? Est-ce queon attend encore quelque chose d'Emmanuel Macron et et de son gouvernement ? On a l'impression quand même que hormis la situation internationale dans laquelle le président agit et et imprime, il y a peu de choses qui impriment sur la politique nationale aujourd'hui.

On a l'impression que les Français sont un peu sidérés. On le voit dans les études, les les priorités et les préoccupations sont toujours les mêmes, mais l'action du gouvernement, l'action de l'exécutif est pas très visible. Donc peut-être que c'est à ça que va que va s'employer le président de la République avec un premier ministre aussi euh je dirais euh absent euh que monsieur Baïou euh il faut que le président peut-être effectivement comme vous le disiez euh est envie de reprendre la main pour euh pour pendant cette émission et puis en reprenant l'initiative notamment référendaire.

Ce qu'on va voir et on va bien voir en fonction de de son comportement, c'est effectivement est-ce qu'il a vraiment envie de de remettre les mains dans le camboui de la politique intérieure. Pour l'instant, le fait d'être resté un peu en surplomb lui a plutôt réussi. Pas dans les opinions et les sondages ou pas dans les sondages, mais on le voit bien d'une forme de protection.

C'estd que pour l'instant ça marche très bien cette histoire. Moi dans le train vers l'Ukraine et Bairou qui fait la popote et et qui l'étage nobles pour moi, les tâches ingrates pour François. On est revenu finalement à à un système institutionnel assez classique sous la 5e République.

Quasiment un système de cohabitation comme on l'a connu précédemment avec sa qu'il y a pas de concurrence entre les deux. En tout cas pas visible. Il y a pas de concurrence visible et on a l'impression qu'il y a une forme d'indifférence du président de la République vis-à-vis de la la politique menée par son gouvernement et son premier ministre qui est assez pour le coup inhabituel mais on voit bien que monsieur Macron pour l'instant surplombe et survole tout cela avec beaucoup de délectation.

Et pourtant euh il revient à la télévision parler aux Français mardi soir. Il parlera pas que de politique étrangère Mathieu. H non, il parlera aussi de politique intérieure et notamment de politique économique.

De toute façon, on voit bien que le président de la République euh même si effectivement il est démonétisé d'un point de vue politique auprès des Français depuis notamment la décision de la dissolution, dans toutes les enquêtes d'opinion, les Français disent bien qu'ils ne comprennent pas, qui n'ont pas compris pourquoi le président de la République a fait cette dissolution qui paraît être un un suicide politique. On voit bien que le président de la République aujourd'hui lorsqu'il se pose sur ces thèmes imprime davantage ces thèmes de prédilection notamment les thèmes de 2017 étaient les suivant : la politique européenne et la politique internationale. On voit bien que à la faveur du contexte international le président de la République reprend, on va dire, du poil de la bête d'une certaine façon et la politique économique.

Et on voit bien que de récemment, même si effectivement il était absent des débats sur la sur le budget, il était absent des débats sur les la fiscalité, on voit qu'il récupère quelques thèmes. Il a repris le thème de l'attractivité notamment, il a repris le thème de l'intelligence artificielle avec le sommet de l'IA. C'est des choses qui ont quand même plu au français.

Alors, est-ce que ça fait est-ce que ça fait augmenter les les les l'opinion favorable des Français à l'égard du président de la République ? Non. Mais en revanche, ce sont des petits thèmes qui font que le président de la République revient sur le devant de la scène nationale.

Et il faut bien rappeler un point quand même politique, c'est que à partir du 7 juillet prochain, le président recouvre le pouvoir de dissolution et donc de fait, il va réavoir une arme politique forte par rapport revenir dans le jeu national notamment par rapport au parti à l'Assemblée nationale. Enfin, le principe avec la roulette russe, c'est qu'il vaut mieux pas tirer trop de souvent sur Non, mais minima permet de contrôler davantage les et et donc de contrôler davantage deux partis qui sont importants dans l'Assemblée nationale, les Républicains et le Parti socialiste, ceux qui ont le plus à perdre en cas exactement en cas de de motion de censure. Dis solutions et de motion de censure.

Euh pourtant, parlons maintenant du parlement, vous en parliez à l'instant. Tiens, Emmanuel Macron qui lance une nouvelle convention citoyenne sur le temps scolaire. Emmanuel Macron qui devrait annoncer en tout cas qui souhaite manifestement organiser des référendums.

Emmanuel Macron fait tout ce qu'il peut pour contourner le parlement. Nicolas Corato. Alors je oui peut-être l'impression qu'on a avec Emmanuel Macron depuis depuis son second quinquena, c'est que il est il appuie sur toutes les touches que la Constitution lui propose, hein.

Donc il a appuyé sur le bouton dissolution, il a appuyé sur le bouton une fausse cohabitation. Là, il est en train d'appuyer sur le bouton de l'article 11 un un référendum sur des questions sociales ou ou économiques. Pourvu qu'on aille pas jusqu'à l'article 16.

Mais il y a l'article 16 qui reste également encore en suspend. Mais mais on voit bien que pour l'instant plutôt que de revenir en arrière et de rappuyer une seconde fois sur le bouton dissolution, il a effectivement cette arme politique qui est le référendum. Alors, on sait que c'est un outil à double tranchant pour les présidents de la République parce que très très vite, on va on va nécessairement assimiler la question à celui qui la pose et on sait que par le passé, ça n'a pas porté chance à tout à tous ceux qui ont appuyé sur cette sur cette possibilité.

Toujours pas toujours. Rappelez-vous tiens par exemple le référendum sur le quinquena. Passage du Septena au Quinquena.

Jacques Shira qui était plutôt contre le quinquena. Ça lui a pas vraiment nuit, hein. Non non non non.

Mais ça ça n'est pas ça n'est pas toujours négatif. La question aujourd'hui c'est est-ce que ça lui permet véritablement de reprendre la main ? Moi je suis quand même étonné par ce qui alors on écoutera le président de la République attentivement mais quand on quand on parle de référendum sur les écrans, sur le temps passé par les enfants dans les écrans, sur les rythmes scolaires, enfin je suis pas persuadé que ce soit véritablement une réponse aux attentes des Français.

Euh quand j'entends parler notamment du débat sur la proportionnelle qui agite beaucoup le Landerna politique, enfin sortez dans la rue, aller euh euh le dimanche au marché euh personne ne parle de d'insérer la proportionnelle dans notre système institutionnel. Donc il faut faire attention à pas être complètement euh en en décollection en décorrection complète avec la la des attentes de la population. demande proportionnelle est une demande forte du rassemblement national de Marine Le Pen et aussi d'ailleurs un souhait de longue date de François Baou qui est premier ministre.

Oui, mais vous l'avez bien dit du Rassemblement national. Est-ce que c'est une vraie demande des électeurs du Rassemblement national ? Je suis pas persuadé.

Les Français ne sont pas très intéressés par les réformes institutionnelles. Ils ne ils ne l'ont jamais été. Et c'est un c'est un miroir aux alhouettes que de dire quand on est un homme politique, je je n'ai je n'ai finalement d'action sur rien, de pouvoir d'action sur rien.

La seule chose qui me reste, c'est de réformer les institutions. Je suis pas sûr que c'est ça qu'on attend aujourd'hui la responsable politique. Les électeurs du Rassemblement national longtemps se sont plains de ne pas être représentés au Parlement alors même qu'ils étaient les millions à voter pour des candidat. ils sont ils sont aujourd'hui mais maintenant ils se plaignent et bon pourquoi pas de ne pas pouvoir remporter le second tour des élections législatives dans beaucoup de cas alors même qu'ils sont 20 points devant les autres au premier tour et ça c'est quelque chose que la proportionnelle pourrait leur permettre de de changer.

Pas forcément puisqueen fait quand on regarde les élections quand on prend les élections de 2024 les législatives, on voit bien que si l'on prend le premier le score du premier tour assembl nationale n'est pas suffisant pour avoir le il était de 33 % 33 % avec les alliés Ericoti et cetera n'était pas suffisant pour pouvoir avoir une majorité au second tour donc quand on avait travaillé dessus était pas suffisant puisque de toute façon vous avez le front républicain c'est le front républicain qui a barré la route de son national si vous passez la proportionnelle vous supprimez ce problème. Alors, ça dépend quelle proportionnelle, mais si vous prenez une prop si vous prenez la proportionnelle telle qu'elle est actuellement dans dans certains systèmes, je parle pas du système britannique notamment qui donne une majorité écrasante pour le coup, mais c'est un autre un autre mode de scrutin en Grande Bretagne. Le tête à 20% était non mais le R aurait eu 33 % des sièges et c'est à peu près ce qu'il a actuellement.

Donc il aurait un peu un peu plus mais il ça aurait pas véritablement changé l'affaire. Je pense que la la de toute façon, je suis d'accord avec ce que dit Nicolas, c'est-à-dire que euh lorsqu'un politique parle de réforme des institutions, c'est qu'il n'a plus d'idées, c'est qu'il ne sait plus où il va emmener le pays. Et je pense que c'est ça le problème aujourd'hui de François Baou.

Vous aviez dit ça des de Charles Legal à l'époque ? Non. Alors bah non, là il a été appelé au il a été appelé par les circonstances de l'histoire.

Non mais il a été appelé par les circonstances de l'histoire. Mais je veux dire quand on on propose des choses sur le mode de scrutin et cetera, c'est c'est ce sont pas des sujets qui sont dans les préoccupations des Français. Je pense que une une des des préoccupations des Français, c'est effectivement de démocratiser la vie publique.

Mais ça ne passera pas par une des petites réformettes d'institution, je pense. Alors justement sur quoi un référendum ? Si on fait un référendum pour vous tiens, la gauche est plutôt frileuse avec les référendum historiquement.

Sur quoi voudriez-vous un référendum ? Nicolas Corato ? Mais mais pourquoi on ferait un référendum ?

Qu'est-ce que c'est le vrai sujet ? Mais attendez, on a vécu il y a il y a il y a quasiment un an euh un déniis et un accident démocratique avec la dissolution puis les élections puis la formation de ce gouvernement qui est un gouvernement qui ne correspond pas à la photographie électorale. On revient à lu encore une fois.

Non non mais oui bien sûr on va y revenir longtemps mais parce que je pense qu'il faut pas oublier ce schéma là. Et donc moins d'un an après, on voudrait nous expliquer que il faut de nouveau nous rendre aux urnes alors que la dernière fois qu'on s'est rendu aux urnes, on n'a pas pris en compte ce qu'on dit les électeurs. Vous voyez ?

Donc je pense que c'est moi je veux bien, il y a plein de sujets qui feraient le le l'occasion d'un d'un référendum, faisons un référendum sur les retraites si vous voulez sur le régime des retraites. Ce serait amusant. Mais mais bien sûr, mais allons-y.

Mais mais est-ce que on va continuer à dire aux Français qu'on les fait participer à la vie démocratique alors qu'on sait très bien qu'on ne prendra pas en compte leur voix et leur expression ? Parce que c'est ça le sujet et il faut arrêter de dire au français exprimez-vous démocratiquement alors qu'on n'est pas en capacité alors que ce système que ce régime que ce président n'est pas en capacité de traduire en acte ce que les Français lui disent. Non mais ce qui est fantastique Nicolas, c'est que et c'est fantastique avec la gauche, c'est que vous parlez toujours plus de plus de démocratie, plus de consultation des gens et cetera mais par contre quand il y a un référendum, vous êtes jamais pour.

C'est-à-dire que Mais c'est normal aussi parce qu'en fait tous les les tous les sur tous les sujets, vous êtes complètement en désynchronisation avec les attentes des Français. Vous croyez que les français ils attendent un référendum aujourd'hui plein d'exemples je prendre plein d'empattente des français un référendum de répondre à une question posée par un référendum sur les questions la gauche va dire effectivement non pas plus de régulation et ce les français sont tous pour ça enfin 80 % des français entre 66 et 80 % des français sont les les enquêtes d'opinion vous prenez les questions liées au narcotrafic il faut il faut mettre faut beaucoup de temps pour que la gauche puisse se mettre il y a qu'une partie du parti socialiste qui est sur une logique un peu transpartisane de vouloir réguler le le narcotraficus les autres sont pour la légalisation Les Français n'y sont pas favorables. Deè 3è point, on peut prendre les questions notamment lié au nucléaire.

Vous êtes contre le nucléaire au sein du nouveau fou populaire et pour autant les Français sont pour le nucléaire. Ensuite après, je peux prendre la politique industrielle, je peux prendre la politique agricole et cetera. Vous êtes en en désynchronisation totale exattendant des français.

Je comprends que vous voulez pas de référendum. Allez, ça sera le mot de la fin. Ratz.

Non, mais encore une fois, on peut poser toutes les questions qu'on veut au français. Moi, c'est pas le sujet. Vous avez fait une jolie tirade pour m'expliquer que j'en étais contre tout le progrès.

On reprendra ce ce sujet-là. La question que je pose, c'est une question démocratique. C'est posons une question au français.

Mais est-ce qu'on est en capacité politiquement de prendre en compte ce qu'ils vont répondre et de tenir compte de ce qu'ils vont répondre ? La dernière fois qu'on a convoqué les Français dans les dans les on n'a pas pris en compte ce qu'ils ont dit. Si jamais on fait un référendum sur l'immigration et que les Français se prononcent, est-ce que vous seriez prêt à ce queon suive ce qu'ils demandent ?

Mais mais encore une fois, je pense que ce serait une erreur majeure de faire un référendum sur l'immigration. Je pense que ce serait une erreur majeure parce que ce ne sont pas des questions qu'on résout par oui ou par non. Merci Nicolas Corato, président du Sang, place de la République.