TABLE RONDE - QUEL AVENIR POUR LA MESURE DE LA PERFORMANCE PUBLICITAIRE ET QUELLE ÉVOLUTION DES MODÈLES D’ACHAT MÉDIA
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Merci d'être là pour parler performance et Stéphanie, on va commencer par toi. Déjà, je suis heureux de te retrouver parce que grâce à toi l'année dernière, j'ai fait l'acquisition d'un très beau canapé, puisque pour tout le dire, Stéphanie était l'une des restants Sam Marketing, si ce n'est la directrice marketing de chez Maison du
Monde.
Voilà. Et tu viens de prendre tes quartiers au sein de Performix en tant que CEO, donc félicitations à toi. Donc, première question pour toi, un annonceur se retrouve aujourd'hui face à des dizaines de plateformes, chacune avec ses propres logiques, ses propres métriques, ses propres interfaces, on a vu tout ça, et avec une transparence que beaucoup considèrent trop réduite, ça se réduit énormément. Donc, de ton côté, côté agence, comment tu gères cette complexité avec tes équipes au quotidien et qu'est-ce qui se perd dans cette fameuse fragmentation ?
Effectivement, Michel, tu as raison. En fait, toutes les personnes qui analysent les campagnes ont des milliers d'indicateurs, une espèce d'abondance folle de KPI qui ne se parlent pas énormément. Du coup, nous, chez Performix, on repart vraiment du business de nos clients pour retransposer leur business en KPI qui parle vraiment de leur performance, qu'elle soit business ou média. Et ensuite, on va aller les transposer dans la plateforme. Donc, on fait l'inverse, en fait. On ne part pas de la plateforme, mais on part bien du business du client pour pouvoir ensuite les transposer et du coup, ensuite, bien mieux mesurer la performance d'un dispositif marketing. C'est comme ça qu'on travaille.
On a un vrai rôle, du coup, d'orchestrateur, en fait, entre tous ces différents indicateurs pour s'assurer que ça correspond bien, en fait, à la pertinence du dispositif marketing en soi.
Merci, Stéphanie. Damien, Stéphanie, à l'instant, nous parlait du fait qu'elle partait du business client pour arriver à établir, j'allais dire, une stratégie. Et puis, il y a aussi une lecture de l'optimisation qui est nécessaire à la campagne. Mais pour qu'il y ait lecture, il faut qu'il y ait mesure. Et c'est justement ta spécialité. On a vu qu'il y avait une disparition progressive des coquitières et donc une baisse de la transparence de certaines plateformes, on va dire les plateformes qui dominent le marché. Donc, dans ce contexte, qu'est-ce qu'un annonceur peut encore avoir une réelle visibilité sur la performance de ses campagnes ?
Et puis, comment on fait pour reconstituer une vision cohérente dans ce contexte, surtout dans un contexte où il y a pas mal de silos ?
Question pas facile. La réponse à la première question, j'ai envie de dire, c'est plutôt que c'est devenu hyper compliqué d'analyser la performance avec les outils standards. Donc, il faut savoir qu'il y a la plupart des annonceurs aujourd'hui qui sont équipés d'une solution analytics, on va dire générique, du GA4, du piano, du Adobe pour les principaux. Et ces solutions-là, c'est devenu très compliqué de valoriser l'open web, mais plein d'autres leviers également. Pour revenir sur la notion de coquitière, alors c'est vrai qu'il y a eu cet apocalypse au niveau des cookies, finalement un peu moins que ce qu'on avait pu imaginer.
Et Alban, on peut aussi en témoigner avec les efforts qu'on a fait tous les deux sur les sujets de la privacy sunbox, qui finalement a été terminée en fin d'année dernière. Finalement, aujourd'hui, c'est à peu près 25-30% du trafic français qui ne peut pas bénéficier des cookies tiers, qui était quand même le premier asset pour l'open web. Et effectivement, face à des wall gardens qui, eux, sont plutôt capitalisés sur la first-party data, ça crée des complications concurrentielles. Et j'ai envie de dire, heureusement pour l'open web, les cookies tiers, finalement, sont encore présents pour une bonne partie encore du trafic.
Il y a un autre sujet qui est arrivé par contre en 2021 et qui s'est accentué, qui s'accentue encore, c'est le RGPD, surtout la Directivie Privacy avec les bannières de consentement. Aujourd'hui, ce qu'on peut voir chez nos clients, c'est qu'il y a à peu près 40% du trafic qui refusent les bannières de consentement et les cookies sur les sites des annonceurs. Donc, ça veut dire que j'ai un trou de 40% dans ma solution analytique standard, mais dans mes régies publicitaires également. Pourtant, j'ai payé mes 10 000 clics dans ma régie. En face, je vais voir peut-être 4 000 visites en face. Et ça, c'est le premier trou dans la raquette qui fait que c'est déjà très compliqué.
Donc, si je cumule les 25-30% des cookies tiers qui sont perdus, plus les 40% de données, c'est vrai que c'est devenu hyper compliqué de savoir comment on doit analyser la performance. Et on regarde ça ensuite dans GA4 et en fait, on n'y croit même plus à ça. La plupart des annonceurs avec qui on peut discuter aujourd'hui ont lâché l'usage de leur outil d'analytics pour mesurer la performance. On parle de modèle d'attribution, mais le modèle d'attribution, il se base sur une donnée. On peut avoir le modèle d'attribution le plus avancé au monde, des chaînes de Markov, de la valeur de Chaplet, etc.
Si ça ne se base que sur 30 ou 40% des données, est-ce que ça vaut le coup finalement de mettre tous ces efforts-là ?
Ce n'est pas un échantillon, j'allais dire, représentatif du marché, on va dire.
Non, et puis en plus, les taux de consentement vont varier en fonction des canaux, des devices. Et même le cible Hwebster va être différent si on est sur du Safari ou si on est sur du Chrome. Donc, tout ça, ça rajoute beaucoup de bruit dans les analyses. Donc, c'est devenu assez compliqué. C'est aussi pour ça qu'on a créé S&Q Analytics où on pense vraiment aujourd'hui que les solutions généralistes analytics ne permettent plus déjà depuis quelques temps de mesurer la performance publicitaire. Et donc, il y a des outils comme le nôtre de marketing analytics qui sont là justement pour compenser l'effet baisse de ces outils-là sur la mesure de la performance publicitaire.
Merci, Damien, pour ces précisions. Alban, on parle beaucoup de fragmentation, mais derrière, il y a une question de souveraineté qui est une question chère à ton cœur, puisque, je le rappelle, tu es l'auteur de ce fameux écosystème publicitaire français, Cocorico. La French Alternative. Qu'on reverra au mois de septembre. Tout à fait. Et donc, 80% pourtant des budgets publicitaires français vont à Google, Meta et Amazon. Alors, qu'est-ce que ça signifie pour toi, pour l'écosystème français ? Et puis, franchement, même si tu as fait une belle cartographie, est-ce qu'il existe des alternatives vraiment crédibles pour les annonceurs ?
C'est tout le paradoxe du marché. On a l'impression, oui, je ne peux pas faire autre chose que Google ou que Meta. Le mapping qu'on fait, qui s'appelle la French Alternative, et on aura la version 2026 avec Michel à la rentrée, c'est plus de 200 startups françaises qui sont dans le média ou la techno à tech. Et à côté, même si on regarde sur les grandes plateformes, on a fait un mapping aussi, il y en a 50. Donc, il n'y a pas que Meta et Google. Donc, en gros, il y a en France, pour un annonceur, il y a 250 boîtes avec qui on peut bosser. Ça, c'est le constat.
La réalité, c'est que quand vous regardez effectivement les équipes de trading, et Stéphanie, je pense que tu es une bonne représentante, il n'y a pas 250 personnes, une personne par plateforme. Il y a une personne qui va tout gérer, peut-être deux, peut-être trois. Mais la difficulté, en fait, c'est justement l'accès aux ressources qui permettent d'exploiter tout ce potentiel-là. Et donc, la souveraineté, elle est quand même très liée justement à ces ressources disponibles auprès des annonceurs. Et on va reparler juste après. C'est ça, la révolution de l'agentique.
Attends, attends, parce que quand tu dis ressources disponibles chez l'annonceur, tu t'entends quoi ? Humaine, ressources humaines. C'est-à-dire quoi ? Qu'il y a un manque de formation pour aller vers ces outils ?
Tu as deux choses. Tu as le staff. C'est-à-dire que moi, on voit tous les jours des annonceurs qui gèrent 10 millions d'euros d'investissement médien, où la personne est toute seule. Donc, je te garantis effectivement que la gestion, elle est très rapide. Donc, d'où l'intérêt effectivement d'avoir aussi des solutions tierces, d'avoir une agence, etc. Mais il y a une vraie question de staff. Et après, tu as une question effectivement de compétence. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, essayer de maîtriser méta, c'est déjà, il faut un Master 2. Et si je le fais sur 250, je pourrais passer ma vie en formation.
Donc, en gros, la question, c'est comment cette contrainte qui est très forte, qu'on sous-estime. Et là, on reviendra, mais tout ce que j'ai entendu ce matin, c'est génial, mais c'est d'une complexité. Moi, je serai annonceur dans la salle. Je ressortirai en me disant, waouh, c'est top, mais je n'ai rien compris. J'avoue, je jump, Michel, je rejoins complètement. Je me suis fait la même réflexion que tout à l'heure. Je me suis dit, heureusement que les annonceurs ont des agences pour maîtriser tout ça.
C'était un peu aussi le sens de notre événement. C'est de dire que l'accompagnement, et encore une fois, l'humain, va être au cœur de l'évolution, pour ne pas dire la révolution du trading média. Et qu'effectivement, en tant qu'annonceur, quand on voit ce que fait, par exemple, on a vu Ted Jordan tout à l'heure avec cette technologie hyper efficace, mais quand même une élaboration hyper complexe, ça mérite un accompagnement. Et effectivement, le sens de vos interventions, c'est de pouvoir alerter les annonceurs sur le fait qu'il va falloir qu'on les prenne par la main.
Voilà. Et donc, en gros, cet événement, je pense, aide. Ce qu'on fait avec Julia, ce que tu produis tous les matins, ça aide les annonceurs aussi à s'y retrouver. Mais mon point, c'est que c'est d'une complicité ultime. Donc, il faut qu'il y ait un autre, on gagne du temps pour essayer de comprendre tout ça. Et on y reviendra certainement, la gentille qui va aider.
Merci, Alban. Alors, justement, il n'y a pas que la complexité, il y a aussi la notion d'opacité, dans le sens où les plateformes, Stéphanie, produisent leur propre reporting, souvent difficile à croiser entre elles. Comment tu guides tes clients avec tes équipes dans le choix des KPIs ? Parce que, OK, c'est bien de dire, il y a parfois des KPIs, on va dire, les classiques, mais certainement des nouveaux qu'il faut prendre en compte pour améliorer l'optimisation. Comment on fait pour, justement, guider les clients dans ces nouveaux choix de KPIs qui reflètent vraiment leur performance, au-delà de ce que chaque plateforme veut bien montrer, en fait ?
Justement, ce que tu disais tout à l'heure, c'est intéressant. Est-ce que ça reflète vraiment la performance ? Exact. Parce que, finalement, quand tu arrives à mesurer que 60%, c'est discutable. Donc, forcément, tu es obligé d'aller beaucoup plus loin dans la mesure que l'indicateur qui est dans la plateforme. Et donc, c'est vrai que, régulièrement, on conseille nos annonceurs de prendre du recul, d'avoir recours à l'économétrie pour pouvoir avoir une meilleure vision globale de la performance du dispositif. Parce que si tu regardes de façon micro dans chacune des plateformes la performance, déjà, et d'une, tu vois des performances exceptionnelles que tu as du mal à comprendre.
Et ensuite, en fait, ce n'est pas pertinent. Donc, il y a vraiment besoin d'avoir recours, souvent, à d'autres types de mesures que celles qui sont exactement dans la plateforme. Donc, bien sûr, tu t'appuies. C'est un point d'appui pour pouvoir mieux piloter, mais certainement pas pour arbitrer. Et effectivement, on en revient au rôle de l'agence qu'il a vraiment pour accompagner dans l'arbitrage, dans le discernement. Parce que sinon, on ne va faire que de la micro-optimisation et ça n'a aucun intérêt.
Merci, Stéphanie. Alors, Damien, Stéphanie parlait justement de l'intérêt et j'allais dire même, c'est un intérêt vital de faire appel à de la mesure tierce. Et tu représentes ce type de mesure. Et d'ailleurs, sans mesure, il n'y a pas de marché. D'accord ? Donc, pourquoi c'est devenu indispensable et concrètement, qu'est-ce qu'une mesure tierce permet de voir que la plateforme des grands acteurs du marché ne montrera jamais ? Qu'est-ce que tu vas montrer en plus, justement ? On parlait de discernement.
Pas mal de choses sur tous ces sujets-là. Et le premier sujet qu'on va mettre en face, c'est effectivement la notion de tier de confiance. Et ce que font tous les annonceurs le lundi matin, c'est qu'ils vont regarder le total des conversions par plateforme. Ils comparent à la vision back-office. Et si je fais le cumul, j'ai trois fois plus en somme de ma vision plateforme que ce que j'ai dans mon back-office. Donc, qui dit vrai, qui dit faux. Et c'est ça la question que se posent tous les annonceurs. Et c'est les questions auxquelles Stéphanie doit répondre quotidiennement, j'imagine, là-dessus.
D'où l'intérêt d'appliquer un modèle d'attribution là-dessus et de déterminer un poids sur les différentes interactions qui ont pu participer dans le parcours. Donc, c'est ça l'intérêt réel. C'est d'avoir une vision où j'ai 100% de mes visites, 100% des conversions pour pouvoir bien le faire. Et c'est devenu très compliqué de le faire. Il y a 10 ans, on pouvait faire beaucoup de choses là-dessus. C'était beaucoup plus simple. Même si avec du recul, on pouvait se dire qu'il y a 10 ans, on pensait voir la vérité. Finalement, on ne la voyait pas tant que ça. Et je trouve qu'il y a quand même un sujet qui est arrivé. C'est qu'avec la fin des coquitières et toutes les problématiques de mesure.
Stéphanie, elle étudie les termes d'économétrie. En fait, on revient à, je trouve, un niveau de maturité sur les mesures qui est beaucoup plus fort aujourd'hui qu'il y a 10 ans. Puisqu'il y a 10 ans, on avait le sentiment d'avoir une donnée de qualité, alors que pas forcément. Et aujourd'hui, vu qu'on s'est posé beaucoup plus de questions, il y a eu des livres blancs qui sont sortis, l'Alliance Digitale notamment, qui récapitule tous ces sujets-là. Je trouve qu'il y a un niveau de maturité qui est quand même beaucoup plus fort, mais c'est, et je reprends vos termes, c'est hyper compliqué.
Alors, je ne vais pas rentrer sur les sujets de server-side, d'exemption de consentement, de data science. Ça fait bien sûr partie des ingrédients de Sankt Analytics, mais on n'est pas là pour montrer que c'est hyper compliqué. On est là juste pour vous donner le résultat de la recette et que vous en profitiez. C'est vraiment ça notre travail chez Sankt Analytics. Et c'est là-dessus qu'on fait tout ce travail-là. Donc là, c'est la mesure tierce finalement qui va être hyper importante.
Et c'est vrai que dans l'équipe commerciale qui est à côté de moi, dans les bureaux, j'entends souvent les remarques de certains annonceurs qui sont rassurés de voir des solutions comme nous qui existent, puisqu'en fait, il y en a beaucoup, encore une fois, qui ont lâché l'affaire, ou pire parfois, qui ne se conforment qu'à la donnée de Google Analytics et qui se disent, en fait, je vais mettre 90% de mon spend sur Google Ads et derrière, je mets du budget haut que Google Ads que je ne vois pas dans ma solution Analytics dans une poquette de communication. Et donc là, je ne regarde pas trop la perf et je fais comme ça.
Et ce qui est inquiétant là-dessus, c'est qu'en fait, quand les GAFAM, avec la first-party data qu'ils ont, eux sont en train de récupérer des poquettes budgétaires qui étaient dans le pôle communication et de montrer qu'en fait, on peut faire de la vraie performance là-dessus. D'où l'intérêt d'avoir des solutions, encore une fois, à tierce. Et aussi, il y a une grosse évolution de la part des plateformes publicitaires, de capitaliser sur cette first-party data pour prouver par A plus B que c'est bien cette personne qui a fait cette impression, qui a fait cette conversion derrière.
Il y a eu beaucoup d'évolutions, je trouve, sur le marché français et international au sein des régies, au sein des solutions pour pouvoir avoir une mesure qui est en réalité plus fiable qu'il y a dix ans. Mais les moyens pour y arriver, la barrière à l'entrée est quand même beaucoup plus forte qu'auparavant.
Merci Damien Alban. On a beaucoup parlé aujourd'hui d'IA agentique. On rappelle, ça permet de croiser, d'analyser, d'interpréter des données souvent de sources multiples et même ceux de manière autonome. Est-ce que c'est enfin l'opportunité pour les annonceurs, même si on a bien dit qu'il fallait qu'on les prenne par la main, de reprendre le contrôle face à des plateformes qui ont jusqu'ici imposé leur propre lecture de la performance en étant jugé parti ?
Oui, je crois que Stéphanie et Damien ont bien résumé. C'est-à-dire que la plupart des annonceurs regardent plus l'interface de Google et de Meta par simplicité, même intellectuelle, c'est plus simple de ne pas avoir de questions à se poser, alors qu'en fait, il y a une vraie question sur est-ce que c'est la réelle performance ? Il y a besoin effectivement de solutions tierces, ça c'est les clés, parce que la souveraineté passe justement par le fait de ne pas être jugé parti. Pas être jugé parti, c'est le rôle de l'agence également. Et l'agentique peut être une troisième source aussi justement de souveraineté.
Et donc voilà, allez sur Manitin ce matin, on a annoncé le lancement de Steléo, qui est une nouvelle plateforme qu'on lance ce matin, qui est une plateforme agentique, indépendante, 100% autonome. Et donc l'intérêt d'une plateforme de ce type-là, c'est que ce n'est pas greffé à ChatGPT, à Cloud, etc., sur lesquels il y a une opacité qui est encore ajoutée, parce que la réalité c'est qu'on n'a pas parlé tout à l'heure d'hallucination, de manque de fiabilité, d'hétérogénité, etc. Mais bon, on utilisait des LLM, vous voyez bien qu'en fait, mesurer la performance avec un LLM, c'est compliqué. Et donc du coup, il y a même besoin de simplicité.
Là, on parlait d'ACP, pour un annonceur, encore une fois, c'est super compliqué. ACP, ATF, MCP. Voilà, donc c'était très bien présenté. Déjà que la SSP, DSP, c'était compliqué. Oui, c'est ça, mais c'est vrai. Et là, honnêtement, en plus, le plateau que tu avais, Paul, etc., c'est le champion du monde pour présenter ce type de choses-là. Mais c'est très compliqué, pour un annonceur, c'est très compliqué. Donc, Stelo, la plateforme dont je parle, donc allez, stelo.i, c'est une plateforme, effectivement, qui est accessible à tout le monde, aux agences, aux annonceurs.
Et on a un bot qui parle normalement, à qui on peut poser des questions sur l'analyse de campagne, sur le fait de créer des campagnes, etc., tout ce que j'ai évoqué tout à l'heure et tout ce qui a été évoqué ce matin, mais dans un seul intérêt, l'annonceur ou l'agence. Donc, en gros, c'est-à-dire qu'il explique ce qu'il fait, pourquoi il le fait ou pourquoi il ne le fait pas, et l'annonceur ou l'agence contrôle, valide. C'est-à-dire que ce n'est pas lance une campagne sur Meta où on ne sait pas ce qui se passe derrière, parce qu'un agent qui parle à un autre agent, je vous invite à voir le résultat, mais il y a quelques surprises à attendre.
Tout est contrôlé, effectivement, par l'agence ou l'annonceur. Et pour moi, l'agentique est une énorme opportunité pour tout le monde, si c'est dans ce souci de simplicité, de transparence et de contrôle.
Merci, Elban. On en arrive à notre dernière question et je vous demanderai d'y répondre assez rapidement. Stéphanie, face à la toute-puissance des plateformes américaines et chinoises, n'oublions pas nos amis de chez TikTok, comment les annonceurs français peuvent-ils reconquérir une vraie souveraineté sur leurs investissements en média ?
Clairement, maîtriser leurs données. Maîtriser leurs données, leurs propres données. Être assuré, déjà, et d'une de leurs mesures, comme le disait tout à l'heure Damien, et aussi de s'assurer qu'ils touchent correctement leurs cibles et celles qu'ils attendent. Et ça, ça vient de chez eux, en fait. Et comme disait tout à l'heure Damien, à partir du moment où tu sais ce que tu as dans ton tiroir caisse à la fin de la journée, tu dois savoir aussi l'attribuer à chacune des axes marketing que tu mets en œuvre.
Merci Stéphanie. Alors Damien, justement, on parle de toi. Rapidement, selon toi, comment les annonceurs français peuvent reconquérir leur souveraineté face à ce qui est proposé par les plateformes ?
On ne peut clairement pas laisser les clés du clamion qui est la mesure, finalement, aux régies qui s'auto-évaluent. Déjà que c'est 80% du marché, comme tu l'as rappelé, Alban. Si en plus, elles s'auto-évaluent et que vous vous basez là-dessus, au bout d'un moment, ça va devenir compliqué de challenger. Et surtout, vous êtes face à un secteur qui est quand même très concurrentiel. Aussi, il y a des acteurs étrangers qui vendent aussi des produits directement de l'étranger. Donc, il faut se démarquer avec, je pense, de l'inventaire publicitaire national qui sera un petit peu différent que ce que d'autres acteurs pourront avoir l'habitude de faire.
Je rejoins aussi Stéphanie sur s'approprier sa donnée. C'est un point qui est hyper important. On parle beaucoup de cookies tiers, mais finalement, nous, on est à Lille, on est très véadistes. Les équipes CRM sont quand même très puissantes aujourd'hui. Et finalement, aujourd'hui, on fait vraiment le lien avec le CRM et les cookies first et sœurs de derrière. Et c'est vraiment la complémentarité des trois qui fait la force et ce que d'ailleurs, en fait, en réalité, les GAFAM ont très bien compris. Donc, il y a tout ça. Et puis finalement, je pense que si on arrive à bien mesurer avec un outil, ça va permettre de mieux légitimer, d'investir pas qu'au sein des GAFAM.
Et ça, c'est le premier point. Et je terminerai juste sur un point. C'est, on parle d'agentique. Donc, un point important, c'est la donnée qui va alimenter les agents aussi de main. Si ça s'alimente uniquement des données, des régies publicitaires, encore une fois, vous allez avoir la même problématique. Les agents vont avoir la capacité, justement, de comparer les données de différents datasets. Celle de Synchronicity, ce qui va être comparé à la vision attribution de la plateforme publicitaire. Et c'est ça qui va être hyper intéressant. Et cette comparaison des jeux de données, c'est aujourd'hui ce qui fait que c'est fastidieux, que les responsables d'acquisition manquent de temps.
Et aussi, côté agence, c'est aussi une complexité à avoir où parfois, même, on n'a pas forcément toujours accès aux solutions des clients. Merci, Damien Alban. Le mot de la fin pour toi. Oui, je fais rapide, mais je vais reprendre ce qui a été évoqué là. Il faut quelque chose de simple. On est dans un univers ultra compliqué qui est de plus en plus compliqué. Donc, il faut des solutions simples. Il faut des discours simples. Il faut la simplicité à tous les niveaux. Il faut du contrôle. Ce qu'on voyait là aujourd'hui, en gros, on ne peut pas accepter, effectivement, de mettre 80% sur des plateformes qu'on ne maîtrise pas.
C'est-à-dire qu'en gros, 80%, je me mets à la place d'un responsable marketing. Je ne sais pas où et comment sont utilisés réellement les 80% de mon budget. Je n'endormirais pas la nuit. Donc, il faut, à un moment ou à un autre, pouvoir faire d'autres choses, déjà. Donc, ouvrir à d'autres univers. Il y a plein d'univers hyper riches en France. Il y a des médias. Il y a plein de choses intéressantes. Il faut qu'il y ait plus à faire. Mais pour faire tout ça, il faut encore une fois qu'il y ait et de la transparence dans ce qui est fait, et derrière, du contrôle et de la simplicité. Si aujourd'hui, je dois activer auprès de 27 régies médias via des MCP ou peut-être un LCP, ça ne va pas aider.
Et donc, cette notion de simplicité, d'accompagnement de tout le monde, de tout l'écosystème, pour l'annonceur, c'est l'annonceur qui, à la fin, permet à tout ça d'exister. On a un rôle tous à jouer. Simplicité, contrôle, transparence.
Merci beaucoup, Alban. Merci, Stéphanie. Merci, Damien, de nous avoir alertés. sur cette question de souveraineté des annonceurs vis-à-vis des plateformes et également sur cette mesure tierce qui est importante pour aider notamment les équipes de Stéphanie et ses clients à pouvoir bien naviguer sur le web. Et en septembre, on retrouvera justement le fameux mapping des adtechs françaises. Merci à tous les trois. Merci beaucoup. Merci beaucoup. Merci.
Merci. Merci.