interview de Nicolas Dupont aignan par thinkerview
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Nicolas Dupont-Aignan, bonjour.
Bonjour.
Nous vous recevons aujourd'hui pour une chaîne YouTube qui s'appelle Thinkerview. On vous reçoit dans votre démarche de présidentiable. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire là-dessus ?
C'est un immense défi, vouloir sauver son pays.
Sauver contre quoi ?
Contre la décadence, le déclin, la perte de son essence même, de ce qu'on est, de sa liberté. Mon idéal, mon combat.
Qu'est-ce qui a fait perdre ça à la France ?
En partie, ses dirigeants, ses trahisons, et puis un assoupissement aussi collectif. Donc mon boulot, c'est de réveiller les Français, de leur dire, attention, l'histoire ne repasse pas les plats éternellement. 40 ans de légèreté, de désinvolture, ça se paye cher. Et je n'ai pas envie que mes enfants soient les habitants d'un pays de seconde zone. Ça se paye comment ? C'est quoi un pays de seconde zone ? C'est un pays qui n'est plus libre. C'est un pays qui n'est pas fort. C'est un pays qui n'est pas juste. La France, pour moi, elle doit être libre, forte et juste. C'est ça la France. C'est la France que j'aime en tout cas. Moi, mon ambition, si on peut dire, c'est une belle ambition.
C'est de rendre aux Français la France qu'ils aiment. Mais c'est une ambition. C'est une ambition démesurée, tellement la tâche est immense. Mais ce n'est pas un homme seul qui peut le faire d'ailleurs. Je ne suis que le catalyseur.
Et vous comptez faire quoi pour tout ça ?
D'abord, il faut convaincre les Français de vous faire confiance.
C'est mal barré ? Non. Vous avez fait combien au dernier score des présidentielles ?
En 2012, ce n'était pas si mauvais. 2%, un peu moins de 2%. J'étais à 0% dans les sondages. Personne ne me connaissait. Il y a quand même eu plus de 600 000 personnes, qui ont été mettre le bulletin dans l'urne d'un type qui était inconnu et à qui on prédisait l'échec absolu. Ça ne m'a pas découragé. On a construit un mouvement politique. Aux européennes, on a fait 4%. Au régional, j'ai fait 6,5% en Ile-de-France. Là, les sondages nous donnent entre 2 et 8%. Les sondages, ils ne valent rien. Et la seule question que je me pose, c'est, est-ce que tu fais... Tu fais, toi, tout ce que tu dois faire pour ton pays.
J'ai le privilège, parce que je considère que c'est un privilège, d'être député de la nation depuis un certain temps.
C'est quoi un certain temps ?
Depuis 1997. J'ai le privilège d'être maire d'une ville réélue à 80%, dans une ville de banlieue, à 3 reprises. Ça veut dire que les gens me font confiance localement. À partir du moment où je suis dépositaire d'une petite part de confiance, très modeste mais réelle, et que j'ai une certaine idée de mon pays, mon devoir, c'est de faire tout ce que je peux pour faire triompher mes convictions, mon idéal, et l'idéal de ceux qui m'accompagnent aussi, parce que je me sens poussé par ceux qui m'accompagnent.
Qu'est-ce qui va vous obliger à tenir vos promesses ? Rien. On ne peut pas faire quelque chose pour vous obliger à tenir vos promesses ?
Vous savez, souvent, je dis aux gens... Qu'est-ce que vous risquez ? Ça me fait penser à ce que souvent les gens disent, c'est honnête. Je veux dire, on est honnête ou on ne l'est pas. On respecte ses promesses ou on ne les respecte pas. La seule chose que je dis aux gens, je ne peux pas vous promettre parce que, d'abord, vous ne me croiriez pas. Ce que je vous demande, c'est de regarder mon passé pour comprendre mon futur.
Vous avez un casier judiciaire ?
C'est-à-dire, vierge. C'est-à-dire, regarder comment j'ai gouverné au moins dans ma ville et regarder comment j'ai agi dans ma vie politique. C'est-à-dire, regarder comment j'ai agi dans ma vie politique. J'ai plein de défauts, sans doute. Mais, quand je n'ai pas été d'accord, j'ai dit bye-bye. J'ai quitté l'UMP quand Sarkozy gagnait. Parce qu'il m'a dit qu'elle allait violer la parole du peuple. Il vous l'a dit comment ? Très simplement, il m'a dit, ton Europe, ne m'emmerde pas avec ton Europe. Je vais faire un traité qui va... On dira que c'est différent de la Constitution, puis ça sera pareil. Je lui ai dit, ce n'est pas référendum, tu le feras adopter. C'était en 2007.
Il m'a dit, non, on parle par le Parlement, on ne va pas reconsulter les Français. Et j'ai dit, bon, bye-bye, je m'en vais. Il m'a dit, tu te suicides politiquement. Je lui ai dit, oui, peut-être, mais je ne peux pas accepter de participer à un gouvernement qui va faire voter ce que le peuple a rejeté. Et je pense que la crise de confiance qui traverse toute la société française politique... Et peut-être mondiale même. Oui, aussi, il y a beaucoup d'autres choses. Mais est liée à ce mépris du peuple, à cette fausse démocratie qui s'apparente de plus en plus à une dictature. Et... Donc... Je reviens aux promesses.
Je ne peux pas dire aux gens, je vais faire tout ce que je vous promets de faire. Vous n'êtes pas obligés de me croire, je ferai tout ce que je peux. Mais regardez ce que j'ai fait dans mon passé. J'ai toujours dit stop quand j'estimais que trop, c'était trop. Et je n'ai jamais été à la soupe. J'ai redressé une ville de banlieue. J'ai fait ce que j'avais dit que je ferais. Je ne suis pas parfait, mais j'essaye de l'être. Et puis voilà. Et puis après, j'ai envie de dire aux Français, arrêtez de dire tous pourris, tous les mêmes, parce que ce faisant, vous laissez le champ libre aux vrais pourris.
Bon, si vous ne passez pas le premier tour, vous allez appeler à voter quoi pour le deuxième tour ?
Je fais tout pour être au second tour.
D'accord. Je serai au second tour.
D'accord. Je ne refuse de me mettre dans cette possibilité. Parce que si je me mets dans cette possibilité... Vous avez lu Sun Tzu, vous. C'est une certitude.
Vous avez lu Sun Tzu ?
Je n'ai pas lu Sun Tzu. Je n'ai pas lu Sun Tzu, j'en ai entendu parler. Oui, heureusement. Mais je ne l'ai pas lu. Ou tout moins, je l'ai lu, j'avais lu des trucs il y a bien longtemps.
Arthur Schopenhauer, vous l'avez lu ?
J'ai lu des choses de Schopenhauer, mais il y a bien longtemps, quand on était étudiant et qu'on lisait beaucoup. Vous étiez étudiant où ? Oh, j'étais étudiant quand j'ai fait Sciences Po. Oui, hélas. Hélas ? Oh, mais non, ce n'était pas une école... Il y a beaucoup de cons et il y a beaucoup une pensée unique, surtout maintenant. Mais moi, j'ai beaucoup appris. J'ai beaucoup lu. Et puis, voilà. Et puis, on n'est pas obligé de faire des écoles pour lire. C'est pas faux.
Je vais vous passer un petit extrait de deux minutes d'une de vos interviews de 2015 qui parle d'une blague. Et ça, c'est une blague, en fait, qui n'est connue que par des gens qui font du renseignement économique ou de l'analyse. Et je vais vous demander la première question. Où est-ce que vous avez entendu cette blague-là pour la première fois ? Est-ce que vous ne l'avez pas un petit peu mélangé avec votre propre passé ou votre propre interprétation ? Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Et ensuite, je vous donnerai la vraie blague. C'est une blague qui se passe dans la jungle. Alors, vous la connaissez peut-être. Ah oui.
Vous pouvez me la redire, alors.
C'est l'histoire du Japonais, du Chinois. Oui, oui. Alors, je vous écoute. Oh, je ne m'en souviens plus des tailles. Mais enfin, c'est l'esprit. Non, mais c'est l'esprit qui est marrant.
Non, mais c'est important. Je ne sais pas si c'est l'esprit qui est marrant. Si.
Si, parce qu'elle est très simple. Alors, je vous écoute. Ce qui compte, ce n'est pas de courir plus vite que le lion. C'est de courir plus vite que ce qui va bouffer.
Allez, on va se la repasser. C'est parce que là...
Je ne crois pas que je l'avais très bien dite, d'ailleurs.
Si, si, si, si, si, si. Bon, à la base, ce n'est pas du tout avec un lion, mais c'est avec un ours.
Ah, oui, je ne savais pas.
Et alors, où est-ce que vous avez entendu cette blague-là ? Oh, ça, je n'en sais plus rien. Allez, je vous la repasse pour le fun.
C'est-à-dire l'avenir. Et je vous rappelle l'histoire dans la jungle, qui est tout con, mais qui est marrante. C'était quoi comme émission ? Il y a un Japonais, un Américain, un Chinois, un Français... C'est quelle émission ? La Barge. Toutes les nationalités. Et ils sont perdus dans la jungle et ils voient un lion au loin. Et ils voient l'un, une nationalité, parce qu'après, on va dire qu'il fait du racisme, qui met des tennis, qui met ses baskets. Attention, c'est pas correct. Qui met ses baskets. Et il y a les trois autres qui le regardent et qui disent, pourquoi tu mets des baskets ? Parce que de toute façon, on va être mangés. Ben, il dit non.
La vraie question, c'est celui qui va courir le plus vite. Voilà. Parce qu'il va vous manger. C'est ça, les conneries. Alors, pourquoi elle est pas bien, ma bonne histoire ?
Alors, on la refait, alors ? Elle est bien ou elle est pas bien ?
Ben, elle est bien, elle est simple.
Elle est claire. C'est la mondialisation. Où est-ce que vous avez entendu cette blague-là ?
Oh, j'en sais rien. Vous vous rappelez pas la personne qui vous l'a racontée ? Vous savez, un homme politique voit tellement de monde, entend tellement de choses... C'est vrai. ...que parfois, ça se perd dans le cerveau. C'est pour ça, d'ailleurs, que je l'ai peut-être pas redite parfaitement.
Alors, à la base, c'est un ours. On est tous autour du feu. On est bien, on est au chaud. Et puis, il y a un ours qui arrive. Et il y en a un qui commence à se préparer. Et il y a son copain qui lui dit, mais pourquoi tu te prépares ? Et il dit, l'important, c'est pas de courir vite. C'est de courir plus vite que l'ours, mais surtout plus vite que le dernier. Est-ce que vous pensez que la France est le dernier ? Et est-ce que nos petits copains autour du feu nous font des croche-pattes ?
Je pense que la France est bien sûr l'un des derniers grands pays, entre guillemets, inconscient de la guerre. De la guerre économique mondiale, de la guerre scientifique, de la hiérarchie qui est en train de se mettre en œuvre des nations. Et si on ne veut pas que notre pays soit un pays de serveurs, de parcs d'attractions, une sorte de grand zoo touristique, une sorte de Venise de parcs d'attractions au XXIe siècle, de riches Chinois, aux Coréens, aux Américains, je pense qu'on a intérêt à mettre vite les baskets et à courir vite. Ce qui me stupéfie, si vous voulez, je suis très surpris de cette espèce de naïveté. Pourtant, je ne suis pas un complotiste, je ne suis pas un parano.
Encore que pour être homme politique, il faut être un peu parano. Mais je ne pense pas vivre dans le délire complotiste, mais je suis stupéfait de la crédulité de nos dirigeants ou alors de leur corruption. Ou de leur forfait tuant. Ce serait la conséquence de leur corruption. Tout à fait. Souvent, on croit qu'ils sont corrompus, mais on sous-estime leur bêtise ou leur légèreté. Et en vérité, quand on connaît un peu l'histoire de France, c'est fréquent.
Pourquoi on n'a pas expulsé la délégation américaine quand on a appris que nos dirigeants, nos trois derniers présidents, étaient écoutés par la NSA ?
Par faiblesse. Parce qu'ils sont faibles. Vous auriez expulsé la délégation américaine ? J'aurais pris des mesures immédiates. J'aurais donné l'asile peut-être à Assange ou à Snowden. Pourquoi peut-être ? Peut-être par rapport à la situation.
D'accord. Est-ce que maintenant...
Je le donnerai. Très clairement. Parce que la France, c'est la France. Et la France, c'est une idée. Si la France n'est pas une idée, ça devient un corps mort. Et ça ne veut pas dire que c'est qu'une idée. Attention. Il faut un mélange. Pourquoi je suis gaullien plus que gaulliste ? C'est parce que je crois que c'est cet alliage exceptionnel de la culture et des valeurs, aussi de l'esprit de réalité. Comment cette culture et ces valeurs... Vous voyez de ce...
Ne vous inquiétez pas.
Comment vous voyez... Non, parce que je n'ai pas l'habitude d'avoir des... Non, je plaisante. Ça me change.
Comment vous voyez cette culture, ces réalités, ces valeurs face à la réalité de terrain, d'une géopolitique et d'une ceinture méditerranéenne complètement déboussolée, secouée, avec des millions de migrants en marche ? Est-ce que vous pensez que... Les valeurs de France Terre d'Accueil vont pouvoir résister à un influx massif ?
Ah non, mais attendez. Quand je parle de valeurs, je ne parlais pas de ça précisément. On parle de ça, là. Mais là, oui, je sais de quoi vous parlez. Je vais vous dire. Je dis toujours, je l'ai dit à plusieurs interviews, si j'étais président de la République, là, la première chose que j'installerais dans mon bureau, c'est une carte d'Afrique et la carte du Maghreb. Et là aussi, je suis stupéfait de la myopie ou de l'influence de l'Afrique. De l'inconscience. Le premier défi géopolitique, c'est le doublement de la population africaine dans les 30 ans qui viennent. Il n'y a jamais eu un choc démographique dans l'histoire des hommes aussi fort en aussi peu de temps. Si vous regardez.
Et quand on connaît la situation de l'Afrique, de la Méditerranée, le problème de l'Europe, il n'y a pas besoin de s'appeler Einstein pour comprendre qu'une zone de haute pression et une zone de basse pression, ça fait un orage. Et là, c'est la brasse coulée. On se demande d'ailleurs ce qu'ils se disent dans les sommets européens à la con. C'est incroyable. Incroyable. Donc oui, si j'étais en tout cas président de la République, je ferais immédiatement des réunions d'urgence avec obligatoirement aussi les autres chefs d'État. Je verrais ceux sur qui on peut compter.
Je mettrais en place immédiatement des dispositifs pour prévenir, si tant est que ce soit encore possible, une invasion migratoire. Je pèse le terme et je ne porte pas de jugement de valeur, mais qui sèmerait le chaos à la fois dans les pays de départ et dans les pays d'arrivée. Et les pays de transit. Et dans les pays de transit. En parlons pas. Mais ce qui est impressionnant, mais en fait, quand on regarde, vous savez, quand j'étais étudiant, je ne comprenais pas quand je lisais les livres sur l'entre-deux-guerres, le réarmement allemand, la Rhénanie, etc. Je ne comprenais pas comment la classe politique, la classe politique, de l'époque, avait pu se laisser bluffer.
Et je ne comprenais même pas l'aventure gaullienne. Ce pauvre général qui disait des vérités sur les divisions mécaniques, personne n'écoutait. Il y avait quelque chose que je ne comprenais pas. Et après dix ans dans les cercles du pouvoir à la frange, puisque je ne suis pas dedans, mais je les vois quand même fonctionner, j'ai tout compris. Il y a tout, aujourd'hui, toute personne sensée, qui sait lire des livres, lire des journaux, regarder la télévision, regarde les choses, voit la tragédie grecque qui est en train de se mettre en place. On a tout. Et pour autant, c'est comme une tragédie grecque, on a l'impression d'un enchaînement d'événements avec des dirigeants balottés spectateurs.
Et moi, mon engagement politique m'a raison d'être. C'est ça, c'est de dire, mais il faut faire quelque chose. Et vous allez faire quoi, alors ? Eh bien, je bâtis un projet politique, pour réveiller les Français et leur dire, il est temps de changer de politique, il est temps de reprendre en main le navire. Mais sur les flux migratoires, vous allez faire quoi ? Ah, sur les flux migratoires, il y a plusieurs politiques à mettre. Il n'y a pas une politique. Sur le flux migratoire, pour moi, il y a quatre grands axes majeurs. Le premier, c'est de remettre un contrôle national à nos frontières. Ça ne fermera pas tout, mais ça filtrera.
Le deuxième, c'est de n'accepter les traitements de demande d'asile que si les gens restent dans des centres de rétention aux frontières.
Sinon, on n'acceptera pas.
Vous avez déjà visité un centre de rétention administrative ? Oui, j'ai vu, il y a eu à Roissy. Vous avez fait Mayotte ? Non, je n'ai pas été, je dois y aller bientôt. Quand j'étais à La Réunion, je n'ai pas pu y aller. Troisièmement, il faut utiliser les forces militaires qu'on a, à quoi servent les crédits qu'on a pour détruire les barques de passeurs. On ne va pas me dire que on n'a pas 30 milliards de budget militaire par an. Et on n'a pas l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la France pour être incapable de voir les 200 passeurs qui exploitent la misère humaine et qui assassinent les gens au milieu de la Méditerranée. Et la Turquie, là-dedans ? On va parler de la Turquie.
Quatrième point, un plan de co-développement africain qui est vital, qui n'est pas facile, parce qu'une fois qu'on a dit ça, il faut le mettre en œuvre. Mais quand même, quand la Banque Centrale Européenne donne 1000 milliards d'euros aux banques, 80 milliards d'euros par mois en refinancement, on ne va pas me dire qu'on n'est pas foutu de prendre une partie pour faire des prêts à long terme, pour développer ce continent, pour éviter la désertification du Sahel, règles du libre-échange, recréer un marché africain, des denrées alimentaires, enfin bon, il y a plein de choses à faire.
Ce serait la Banque Centrale Européenne qui prêterait directement aux Africains
ou à des entrepreneurs français ? On verra. Je préférerais que ça passe par la France. Mais ce que je veux dire, moi je n'ai pas de la réponse à tout, je ne suis pas Merlin l'enchanteur. Ce que je sais, c'est qu'il y a des choses élémentaires qui peuvent être faites. C'est-à-dire, on prend la barre du navire et on pivote. Ça ne veut pas dire qu'on va y arriver, qu'on va tout faire bien, mais il y a à faire. Et puis, vis-à-vis de la Turquie, arrêter la soumission. On me dit qu'on ne peut rien faire vis-à-vis de la Turquie. Si ! On a des accords de libre-échange. Et là, je peux vous dire qu'on a une arme. Eux, ils ont l'arme des migrants, mais nous, on a l'arme du libre-échange.
On surtaxe 200% les produits turcs, ça ne va pas durer 15 jours.
En attendant...
Le problème, ce n'est pas ça. Le problème, ce n'est pas de savoir ce qu'on doit faire. Le problème, ce n'est pas de savoir ce qu'on doit faire. Le problème, ce n'est pas de savoir ce qu'on doit faire. Souvent, on me pose des questions. Est-ce que vous feriez bien ? Le problème, ce n'est pas de savoir ce qu'on doit faire. On sait. Bien sûr qu'on n'a pas les détails parfaits, mais on n'est pas au pouvoir. Le problème, c'est comment on prend le pouvoir à une classe d'incapables et de corrompus. Vous pesez vos mots ? Oui, je le pense. Je dis ce que je pense. J'espère. C'est tout.
Macron, il est corrompu ? Valls, il est corrompu ? Je leur laisse le choix. Benoît Hamon, il est corrompu ? Je vous laisse le choix. Le bénéfice du doute, c'est ça ?
Écoutez, soit ils sont incapables, soit ils sont corrompus. C'est tellement évident. D'ailleurs, je crois qu'on les surestime souvent. Il suffit d'aller leur serrer la main. On les surestime. Donc, pendant ces... Attendez, je veux finir un point là-dessus. Vous me dites qu'on a du temps. C'est vous, il n'y a pas de problème. Non, mais c'est important. Parce que si on ne comprend pas les personnes, si on ne comprend pas les personnes et le jeu, la manière dont ça se passe, je pense qu'on n'a pas la bonne thérapie. En fait, souvent, je pense que on voit des complots de la corruption partout. Non, il y en a certains qui tirent leurs épingles du jeu.
Mais eux sont pris dans un espèce de tourbillon d'événements. Avec le problème de la dictature médiatique, avec le problème des intérêts tout basiques, avec le problème de la course au suffrage, avec le problème du manque de culture historique. C'est-à-dire qu'il n'y a pas un responsable, il n'y a pas un... Vous voyez, il y a une espèce d'enchaînement néfaste. Et c'est ça qui est terrible. Et moi, ma plus grave interrogation, quand j'ai des moments de doute, parce que je suis un être humain comme les autres, c'est de me dire comment dans un système médiatique de l'événementiel, du zapping, du spectacle... Et ce n'est pas que la faute des journalistes.
Il y a des journalistes très bien, contrairement à ce qu'on dit. Comment dans cette espèce de... Non mais il y en a. Il y a des gens, je peux vous dire, j'en connais qui sont... Comment vous faites pour vous informer ? Comment je fais pour m'informer ? Je m'informe... Je suis très curieux. Je crois que c'est ma force. En tout cas, ça explique ma révolte. C'est que je suis très curieux de tout. Je m'informe beaucoup. J'étais longtemps très papivore. C'est-à-dire que j'aimais beaucoup lire de tout. Les journaux, partout, des petites... Parfois des petites nouvelles. Internet est une mine. Et surtout, j'ai un réseau d'informateurs très particulier.
Je crois que je suis un des seuls hommes politiques à ce point à avoir sur mes mails des trucs très bizarres de partout. Quand je dis très bizarres, ça peut être une Madame Michu qui est au faim, des policiers qui m'envoient des trucs marrants, des... des gens très différents, des chefs d'entreprise, des responsables associatifs. J'aime bien l'information éclectique. Même mes collaborateurs se plaignent en disant que je perds du temps à m'informer trop différemment. Mais moi, je pense que c'est une richesse. De ne pas être prisonnier... C'est ma terreur. De ne pas être prisonnier d'une seule source d'information, de son propre milieu social, de son propre...
Ça a été le secret de ma réussite dans ma ville, je crois. Dans ma ville, ça surprend toujours, c'est que je suis extrêmement bien informé de tout par des gens différents. Ça peut être le... le concierge du coin d'une résidence qui a un rapport direct avec moi. Ça peut être le gardien d'un stade. Et c'est des liens humains, sympa. Et ils m'ont sauvé des dizaines de fois. La petite information qui vous dit, attention monsieur le maire, là, vous déconnez. Vous vous service déconne, ou j'ai entendu ça. Vous voyez, cette espèce d'ouverture. Ça, je pense, c'est très important. Et les milieux sociaux français sont trop canalisés, cloisonnés. Le problème de la France, c'est cette absence de...
C'est marrant, ils parlent tout le temps de diversité et d'identité. De respect des identités, machin et tout. Il n'y a pas plus homogène, centralisé, fermé à l'évolution du monde.
On va continuer sur la géopolitique. L'Arabie Saoudite, la Turquie, la Syrie, l'Egypte, la Russie, les Etats-Unis. Je vous écoute. Précisez votre question. La schizophrénie diplomatique française avec l'Arabie Saoudite, le Qatar. On commence par ça, ou vous voulez plus simple ? Non, allez-y, je réponds aux questions. Comment vous expliquer qu'on vend des armes à l'Arabie Saoudite ? On doit gagner de l'argent. Y compris des laboratoires P4 ? On a vendu un laboratoire P4 à l'Arabie Saoudite. Je ne savais pas. Il faut demander à votre gardien. Non, mais
ce qui est clair, c'est que notre diplomatie, a perdu son... a perdu le nord. Elle a perdu le nord parce qu'elle est opportuniste
pour sauver de l'emploi en France et faire revenir des devises, ou elle a perdu le nord parce qu'elle est dirigée par des gens
aveugles ? Les deux. Elle a perdu le nord aussi parce que je pense qu'on est dans le court-termisme. Il n'y a pas d'analyse. Qu'est-ce qu'une politique étrangère ? C'est une politique étrangère. Vous savez, j'ai beaucoup discuté avec l'ancien conseiller du général de Gaulle, Pierre Maillard. Pierre Maillard est venu me soutenir pendant la campagne présidentielle de 2012. Très émouvant. Il a été le conseiller diplomatique du général de Gaulle. Très âgé, mais conseiller diplomatique. Et il me disait toujours, mon petit Nicolas, une politique étrangère est d'abord au service de l'intérêt national. Et une politique étrangère n'est qu'un bras d'une pensée stratégique.
Quelle est la pensée stratégique de la France ? Quel rôle elle veut avoir ? Qu'est-ce qu'elle défend ? Comment on hiérarchie ça ? Après, c'est la conséquence. Mais là, on a tout inversé. On a des politiques par pays, en fonction des clientèles, des ventes, des chefs d'entreprise, des corruptions peut-être, des copinages, des sympathies. C'est pas ça une politique étrangère. Ce qui fait que la politique étrangère, elle navigue comme un bouchon sur l'eau et avec des contradictions absolument prodigieuses, majeures. Lesquelles ? Les contradictions entre des liens trop étroits et nos intérêts évidents. Voilà. La Russie ? Sur la Russie, c'est très simple. Au moins, on m'accuse d'être pro-russe.
C'est absurde. Je suis ami de la Russie parce que je pense que c'est un grand peuple. Comme on pourrait être ami des Américains parce que c'est aussi un grand peuple. Mais on doit à tout moment se dire j'ai la politique de mes intérêts. Point. J'estime qu'aujourd'hui, il y a plus de dangers venant du djihadisme islamiste au Moyen-Orient que de la Russie. Comme je dis toujours à certains journalistes qui me posent des questions indignées sur la Syrie, je leur dis, jusqu'à présent, c'est pas Assad ni Poutine qui ont tué les gens au Bataclan et à Nice. Bon. Donc revenez me voir plus tard quand ce sera le cas. Je veux dire, c'est une forme de provocation. Mais à un moment, ça suffit, quoi.
Donc moi, ce que je vois, c'est les intérêts du pays. Aujourd'hui, on a des intérêts convergents et pas divergents. Comment on fait pour arrêter le terrorisme ? Oh là là ! Il y a tellement de strates de causes différentes.
Allez, on s'en fait trois.
C'est déjà réducteur. Premièrement, d'abord, on améliore notre information. Si on n'avait pas fermé notre ambassade en Syrie, on n'entrait peut-être pas la Russie. Donc, être mieux informé. Mais je ne suis pas assez bon et je ne suis pas au pouvoir pour vous dire les secrets des renseignements. Deuxième point, on a une politique étrangère plus cohérente. Et ce qu'on a fait en Syrie est un exemple même de tout ce qu'il ne faut pas faire. Je pense que ça restera dans les écoles d'histoire comme le ratage diplomatique et militaire le plus intégral.
Et puis, troisièmement, on luttera pas contre le terrorisme si on ne reconsidère pas la mondialisation inhumaine, mercantile, inégalitaire, qui est en train d'emporter le monde. Parce que le terrorisme, c'est une forme aussi de désespoir, de violence, qui a des causes. Ça ne veut pas dire que j'excuse le terrorisme, qu'on soit clair. Mais on peut essayer de comprendre les causes, les terreaux. C'est-à-dire une société... Dieu sait si je combats le fondamentalisme islamique, mais c'est pas avec le consumérisme occidental suffisant et la pauvreté de masse qu'on arrivera à éradiquer le... Il faut quand même réfléchir un peu plus loin.
Une troisième, non ?
Ça fait trois déjà. Après, on peut en avoir plein d'autres. Militaire... Ce qui est extraordinaire, c'est là où la vie politique est incroyable. Il y a une mémoire courte, mais ça, c'est le problème médiatique. Les médias ne mettent plus en perspective les choses. Quand vous pensez que c'est quand même Nicolas Sarkozy, François Fillon qui ont supprimé 45 000 postes de militaires et qui maintenant nous font des grands discours sur le réarmement de la France et que Hollande avait continué, 70 000 postes de militaires supprimés en 7 ans. Je me souviens d'une séance surréaliste en commission de la FDN dans les années sous Sarkozy.
Au début, il y avait les nénarables Morin, ministre de la Défense, et qui venaient nous expliquer qu'il ne fallait plus de base en Afrique et qu'ils faisaient Abu Dhabi et l'Afghanistan, etc. Djibouti, non ? Non, c'était le Sénégal qui voulait fermer et puis Djamenaou, je ne sais plus où. Bref, j'étais intervenu en disant quand on connaît le développement de l'Afrique qui va arriver, quand on voit les richesses qu'il y a en Afrique, quand on voit l'affaire de la Chine en Afrique, quand on voit tout ça dire qu'il ne faut plus de base en Afrique et qu'il faut tout mettre à Abu Dhabi et en Afghanistan, il n'y a pas besoin d'être un grand géopoliticien pour dire que c'est débile.
Et tout le monde était enthousiaste et applaudissait le père Morin. Deux ans après, on a dit
c'est une connerie.
Voilà. Je ne dis pas comme absence de vision, absence de recul mais je ne dis pas que j'ai raison sur tout je ne suis pas parfait mais il y a un minimum quand même. La dette ? La dette, il faut emprunter directement auprès de la Banque de France à 0% comme l'avait fait le Général de Gaulle par le principe des avances remboursables et nous aurions un tiers de dette. C'est-à-dire qu'au lieu d'être à 2000 milliards nous serions à 600.
Voilà. La dette qu'on a contractée, les 2200 milliards qu'on a contractés
Je propose une mesure très simple je propose de rembourser parce que je ne veux pas rentrer dans un système de défauts organisé mais je suis plus subtil je vais prendre les mêmes armes je réemprunterai à 0% auprès de la Banque Centrale pour rembourser la dette à intérêt et je le ferai je l'avais déjà proposé en 2012 j'étais l'un des seuls à l'avoir conceptualisé avec un programme de 100 milliards par an et on divisait on réduisait les charges d'intérêt du budget de 17 milliards en 5 ans j'ai refait le calcul j'actualise mon programme c'est normal, il faut être précis j'ai calculé comme les taux d'intérêt ont baissé comme les taux d'intérêt ont baissé si on empruntait le déficit budgétaire français à 0% auprès de la Banque Centrale on économise à peu près 2 milliards d'intérêt par an c'est-à-dire qu'en 5 ans on économise 8 à 10 milliards c'est curieux tous ces gens qui veulent économiser sur les policiers, sur les militaires, sur les infirmières ils ne pensent jamais économiser sur les intérêts d'emprunt à votre avis pourquoi ?
vous le savez c'est moi qui devrait vous renvoyer la question c'est un des points majeurs majeurs l'escroquerie de la dette mais j'étais un des premiers à le soulever et je continuerai à-la-sablement donc on ne la répudie pas ? je ne la répudie pas, je l'absorbe en faisant du judo
l'Europe, on reste dedans, on sort, on en fait quoi ?
on la transforme de fond en comble ou on s'en va ? oui parce que la France c'est pas des petits bras la France c'est la France c'est un pays qui a 1000 ans d'histoire c'est un pays qu'est la France et c'est un pays qui, en tout cas moi à l'Elysée
ne se laissera plus marcher dessus
la France c'est pas une merde
donc la France elle se fait respecter
et quand la France se lèvera et dira stop cette construction dictatoriale qui a défiguré l'idée européenne s'effondrera comme un château de cartes parce que le jour où la France fera ça vous en faites pas l'Italie et les autres le feront je n'ai aucun soucis là-dessus c'est toujours ce défaitisme français cette espèce de manque de confiance en soi d'une nation qui est une grande nation qui va s'aider face mais vous faites ça, ça tombe c'est un château de cartes qui ne tient que par la collaboration j'emploie ce mot à dessein des élites des différents pays
est-ce que vous avez envisagé une dislocation de l'Europe ?
j'ai envisagé mieux parce que je ne me réjouis pas l'enjeu c'est pas de détruire l'enjeu c'est de reconstruire et je suis le seul à avoir publié un traité alternatif que vous trouvez sur mon site internet pour une Europe des projets et des nations libres plus exactement des nations libres et des projets de coopération variable c'est à dire c'est très simple nous récupérons nos lois nos frontières nos budgets et notre monnaie nous vivons, nous assumons nos responsabilités, nous avons un seul ordre juridique national une démocratie et cette démocratie coopère avec les autres démocraties sur la base de coopération à la carte sur des enjeux où nous ne sommes pas assez fort pour travailler seuls et on le fait à 3 ou 4 pays ce qu'on a fait avec Airbus on était largué par les américains on avait reconstitué une industrie aéronautique et on a fait on a pu rattraper le retard ça a mis 30 ans, 40 ans on l'a fait on avait le nucléaire le général de Gaulle a reconstruit une industrie nucléaire au début ils ne l'avaient pas ça s'est fait à la force du poignet et qu'on ne me dise pas que la France à la fin de la guerre était la 5ème puissance mondiale
on est un pays en ruine et on l'a fait
il n'y aura pas de fuite de capitaux ou d'évasion fiscale avec ce projet là il n'y aura pas de fuite de capitaux et de mesures fiscales ce sont des gens qui font ça ce sont des gens qui pensent qu'en sortant de l'Europe on va raser gratis et qu'on pourra dire aux français votre smic est à 3000 euros la retraite est à 60 et bonnes gens dormaient tout va bien non, moi je n'ai jamais dit ça moi ce que je dis c'est vous voulez un peuple libre vous voulez que vos enfants vivent bien il va falloir faire des efforts collectifs mais ils seront partagés je propose une sortie de crise qui passe par une libération de l'Europe mais qui passe aussi par des efforts nationaux et si les anti-européens ou les eurosceptiques et c'est pas anti-européens parce que je tombe dans le piège de l'adversaire
les anti-union européenne
vous êtes proche de Nigel Farage oui j'aime beaucoup Nigel Farage mais Nigel Farage est anglais, moi je suis français le Brexit correspondait parfaitement à l'âme anglaise je ne pense pas que les français élisent un président qui veuille le Frexit aujourd'hui je pense en revanche que les français ont très bien compris le piège européen et moi ce que je propose c'est un contrat aux français et je leur dis c'est très simple j'ai un projet comme le général de Gaulle vis-à-vis de l'OTAN il avait un projet alternatif il a été voir les américains, les autres ils ont refusé ce projet il est sorti du commandement militaire intégré moi j'ai un projet alternatif je vais voir les autres soit ils l'acceptent et je pense qu'ils l'accepteront beaucoup plus parce que le système sinon est mort et on le met en place soit ils ne l'acceptent pas et on s'en va mais c'est pas le Frexit pour le Frexit c'est reconstruire reconstruire une Europe des nations et des projets
pose ta question, c'était quoi ta question ? on parle de contrat le contrat, quel pouvoir au peuple ?
le pouvoir de maîtriser son destin alors une fois qu'on a dit ça ça veut dire quoi ? ça veut tout dire et de rien dire oui enfin c'est déjà pas mal de quoi de rien dire ? non de tout dire, c'est à dire que le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes il serait peut-être temps qu'on s'en souvienne aussi il est valable pour tous les peuples de la terre sauf pour le peuple français donc ça veut quand même dire quelque chose après la question que vous posez à travers votre remarque désobligeante toujours c'est comment ? comment ? comment ?
c'est par un ensemble de règles c'est le référendum c'est le référendum d'initiative populaire c'est la reconnaissance du vote blanc c'est un peu de proportionnel à l'assemblée pour aérer tout ça c'est la refonte du système médiatique avec la création de fondations où les français seraient propriétaires de leurs médias et certaines règles pour éliminer le conflit d'intérêts bref c'est un ensemble de choses c'est bien évidemment à cause de tout de reprendre le pouvoir à l'Union Européenne parce que ça ne sert à rien de parler de démocratie en France s'il n'y a plus de démocratie et que tout est à Bruxelles
dans votre programme vous évoquez le salaire universel ou pas ?
non je travaille en ce moment et je le sortirai bientôt donc vous avez un scoop mais je ne veux pas trop vous en dire parce que je ne comprends pas mon idée sur l'emploi universel ce qui n'est pas la même chose l'emploi universel comme en action soviétique ?
oui c'est beaucoup mieux que le salaire universel
ok alors ça va se matérialiser en quoi ? c'est qu'il y a un travail et vous allez faire travailler les gens et bien moi je préfère faire travailler les gens que de leur donner un revenu sans travailler pourquoi ? parce que l'enjeu ce n'est pas de donner de l'argent c'est d'apprendre à pêcher oui c'est pas si idiot il avait tout inventé il avait tout inventé et ils n'étaient que 12
non on ne parle pas du même si vous voulez apprendre à quelqu'un à manger vous ne lui donnez pas un poisson
vous lui apprenez à pêcher c'est une évangile l'écologie
je vous en prie c'est vous qui êtes arrivé avec une heure de retard donc il n'y a pas de problème
je vous ai prévenu juste je reviens à la question revenez à la question précédente on est passé à l'écologie le salaire universel
c'est très important
dans notre société l'homme se réalise par le travail ce travail ne veut pas dire obligatoirement marchand il ne veut pas dire sous la même forme mais en revanche se donner bonne conscience en donnant de l'argent toujours insuffisant sauf à être injuste envers ceux qui travaillent je ne pense pas que ce soit la solution donc le revenu universel le salaire universel si c'est simplement un moyen pour les grandes entreprises de ne plus payer leurs salariés pour que l'Etat le fasse à leur place je ne vois pas l'intérêt d'avoir une période de forte automatisation de grand gain de productivité parce qu'on n'a encore rien vu et c'est normal il faut se projeter dans la science le monde va évoluer on n'est pas en temps zéro moi je dis toujours la vie ce n'est pas des photographies c'est un film il y a une dynamique qui se crée quand on voit ce qui va nous tomber dessus avec la robotisation avec le numérique avec la médecine préventive avec les allocations mais en revanche est-ce qu'il n'y a pas des moyens de remettre au travail tous ces gens qui ne sont plus dans un travail marchand immédiat en tout cas ce qui est clair c'est que moi je veux qu'à chaque allocation
il y ait une contrepartie d'intérêt général et de travail comment vous allez le mesurer
c'est vous qui allez formuler c'est déjà le cas ne vous trompez pas c'est déjà le cas d'une certaine mesure la fonction publique dans certains cas c'est le cas sans critiquer du tout les fonctionnaires qui travaillent bien je ne le dis pas méchamment sans critiquer du tout la grande majorité des fonctionnaires qui travaillent bien mais on sait très bien qu'il y a une forme d'ajustement les emplois aidés c'est quoi simplement on a une vieille mentalité c'est curieux d'ailleurs on a une vieille mentalité judéo-chrétienne qui interdit de se poser la question de l'emploi universel et qui en même temps se permet de poser la question d'apporter la réponse du revenu universel sans travailler et en tout cas on y réfléchit on présentera pour la présidentielle dans quelques semaines un projet très original l'écologie c'est pour moi un vrai défi j'ai toujours été stupéfait que l'écologie soit capturée par des libertaires parce que la protection de la planète la défense de la nature le respect des cycles ne devrait pas être une valeur par des cultivateurs de cannabis et ne devrait pas être monopolisé par eux ce que je veux dire c'est que les verts les verts sont des cultivateurs de cannabis les verts dans l'ensemble c'est quoi ce raccourci
vous avez déjà fumé du cannabis vous en ouvriez
il faut s'en déconner ça va vous ouvrir les chakras en tout cas je vous dis que l'écologie politique à la française ces verts gauchisants et libertaires ont fait beaucoup de tort à l'environnement
vous gardez le nucléaire
vous gardez pas le nucléaire plusieurs choses d'abord je pense que sur l'environnement il faut sortir du gadget et passer à la masse le coût marginal de certaines opérations est délirant je vais vous prendre un exemple on invente des normes absolument délirantes pour les bâtiments publics très coûteuses pour les nouveaux bâtiments qui seraient très peu coûteuses mais avec un gain marginal colossal pour isoler les millions de logements des français moyens qui s'ils pouvaient avoir un prêt à T0 sur 3000 euros un microfinancement ça fait économiser 3 centrales nucléaires oui mais attendez vous rigolez non mais je rigole pas c'est fondamental je veux qu'on change de braquet et qu'on arrête le gadget la gadgetisation bobo de l'écologie pour venir sur une grande échelle deux mesures un bonus malus pour les 20 millions de véhicules à foutre à la ferraille qui polluent trop et une incitation à prêt à T0 et de microfinancement participatif facilité pour tout ce qui permettrait de réduire la facture énergétique des français c'est colossal
et ça ça vaut mieux que de mettre de l'herbe sur les abribus parisiens de l'herbe sur les abribus parisiens il y a de l'herbe qui se fume ?
les deux peut être je ne connais pas je ne fume pas il faut peut être grimper à l'abribus pour couper l'herbe vous n'avez pas vu ça ? vous verrez les nouveaux abribus il y a de l'herbe qui pousse sur le haut c'est écologique sur le nucléaire je pense qu'on ne peut pas se passer du nucléaire aujourd'hui mais je voudrais qu'on passe à la génération au thorium
si vous me permettez de vous ouvrir une parenthèse parce que c'est un sujet relativement complexe qu'on maîtrise donc le thorium vous avez vu le documentaire de la famille Robert qui est passé sur Arte on vous le conseille fortement revenons un petit peu sur notre cinquantaine de réacteurs nucléaires vous en faites quoi ? pour l'instant je les garde
et je prépare la suite
vous les gardez combien de temps ?
vous savez qu'ils étaient prévus pour une certaine durée qu'ils ont été allongés que certains parlent de 20 ans en plus je ne suis pas un expert là dessus il faudra voir en temps utile
ce qui est sûr c'est qu'il faut prévoir le renouvellement il faut prévoir le renouvellement d'accord et anticiper et modéliser la déconstruction des réacteurs nucléaires
oh je sais que c'est un rude défi à combien ça coûte par réacteur ?
vous le savez sans doute plus que moi il faudra demander à Bernard Heisenberg
donc nucléaire vous avez pas plus creusé que ça ? et si on a creusé ne me demandez pas de faire ce que personne ne peut faire
c'est à dire ? on se retrouve avec 54 réacteurs nucléaires indécommissionnables c'est ça ?
mais il faut l'anticiper et il faut surtout prévoir la nouvelle génération il faut peut-être aussi provisionner
mais bien évidemment
on en est où avec ça ? c'est un vrai défi qui se chiffre à combien de milliards ?
je peux pas vous le dire vous le savez
dites moi la réponse au lieu de me poser la question
je vais pas vous dire la réponse c'est environ 1000 milliards par réacteur au minimum j'avais pas ces chiffres il faut vous renseigner donc le thorium
je pense que c'est par la recherche qu'on arrivera à s'en sortir et que il faut pas une écologie immobile et castratrice mais il faut inventer les énergies de demain quel sera le panneau solaire de demain à haut rendement énergétique c'est là le point clé d'investir massivement là-dessus deuxième point nous sommes en train de travailler je vous en dirai plus dans quelques semaines c'est très intéressant mais on m'explique qu'il faut en même temps 30 ans pour passer à une phase expérimentale une phase c'est l'Inde ou la Chine qui d'ailleurs a commencé à travailler dessus donc bref en tout cas ce que je sais c'est qu'il faut que notre pays retrouve une vision stratégique
et des investissements à long terme qu'est-ce qui pollue le plus selon vous ? est-ce que c'est les gaz d'échappement l'activité industrielle ou l'élevage ?
on nous dit que c'est l'élevage
d'après ce que j'ai entendu mais ça peut être le reste, j'en sais rien qu'est-ce que vous pensez des conditions d'élevage ?
des fermes aux mille vaches ? je suis hostile à la ferme aux mille vaches mais il ne suffit pas de dire j'y suis hostile
j'ai été la visiter pour me rendre compte vous êtes végétarien ? non
vous comptez l'être ? non est-ce que vous comptez donner l'exemple ?
mais je n'ai pas donné l'exemple je ne veux pas qu'on passe un excès à l'autre je suis équilibré chacun mange ce qu'il veut on n'est pas en dictature en revanche je suis hostile aux fermes des mille vaches parce que ça déstabilise totalement notre élevage nous avons un pays d'élevage nous avons des territoires je suis pour une politique agricole renationalisée si nous n'avons pas d'accord à Bruxelles ou alors on recrée une politique agricole commune réelle je suis pour des quotas laitiers je suis pour des prix garantis je suis pour qu'on défende une agriculture humaine qui participe à l'écosystème je suis aussi pour qu'on réduise fortement les intrants de toutes sortes qu'on met dans la terre et qui sont un des principaux problèmes aujourd'hui écologiques qui est un vrai défi le lien entre la santé et l'environnement et d'ailleurs dans mon programme l'écologie est principalement liée à la santé publique et à l'alimentation donc c'est le problème clé
c'est un surhomme donc vous avez formé une équipe béton autour de vous pour vous conseiller mais il faut vous êtes combien dans votre équipe ?
ça dépend de ce que vous appelez mon équipe à Debout la France il y a 15 000 adhérents ce qui est déjà pas mal 15 000 réels adhérents
ils payent combien pour être adhérents chez vous ?
10 euros combien vous gagnez ? à titre personnel ? le prix d'un député 5000 euros 5100 euros net c'est ça ?
c'est ma fonction de maire qui est plafonnée en fonction de la fonction de député donc je dois être à je suis un peu moins de 5000 parce que je vois sur ma fiche c'est 4600 alors je ne sais pas pourquoi ce qu'ils gardent et je dois avoir un petit emprunt je ne sais pas ce qu'il y a ou une petite cotisation je crois que j'ai pris le maximum en assurance vie enfin passe vie d'essai si je me fais écraser et je dois toucher 1700 ou 1800 en tant que maire écrété j'ai un cumul des mandats contrairement à ce que les gens croient il n'y a pas de cumul total des rémunérations je n'ai aucun autre revenu vous êtes à jour dans votre déclaration fiscale ? j'espère
je vais vous dire
la chance que j'ai c'est que depuis que j'ai quitté l'UMP et que j'ai pris un parcours indépendant j'ai été très surveillé
vous avez eu combien de redressement fiscal ?
j'ai pas eu de redressement fiscaux contrôle ? mais j'ai eu beaucoup de contrôle combien ? plusieurs lettres mais qui n'ont toujours été nickel et ma ville est sans doute la mieux gérée de France parce que je crois que le contrôle de l'égalité dans ma ville en Essonne par les différents préfets a toujours été fait de manière avec un zèle qu'est-ce que vous pensez du partenariat public-privé ?
j'y suis totalement hostie parce que je n'aime pas l'économie mixte je déteste l'économie mixte parce qu'il y a un mélange des gens et c'est pas clair mais je vais vous dire c'est beaucoup plus rentable d'investir et de gérer soi-même je crois que la fonction publique peut être très performante moi j'ai plusieurs en tout cas il n'y a pas d'idéologie chez moi je vais vous dire par exemple dans mon agglomération que je gère j'ai trois piscines j'en ai une en régie et deux en concession
dans l'Essonne il y a des
excusez-moi pardon continuez sur la piscine oui non mais parce que je vais vous dire pourquoi je dis ça c'est qu'il y a une époque où mes piscines étaient en régie les ménageurs se mettaient en grève tous les mois de mai avant l'été ça commençait à suffire et on n'était pas à 35 heures de travail plutôt beaucoup moins donc à un moment j'ai dit maintenant il faut arrêter de se foutre de la gueule du monde je vous aime beaucoup mais il faut se remettre au travail et on va mettre une nouvelle piscine en concession et puis on a négocié le bout de gras et on a compris et les gens sont intelligents et on s'est aperçu qu'une piscine bien gérée en régie fonctionnaire bon fonctionnaire de la ville fonctionnait aussi bien qu'une piscine en concession mais c'est parce qu'il y a eu la concession qu'il y a eu un électrochoc dans la piscine en régie et je pense que j'aimerais qu'à terme les piscines reviennent en régie peut-être ou en équilibre je pense qu'en vérité ce sont des faux débats ce qui est important c'est de ne jamais perdre de vue le service public le service public et l'idéal pour moi c'est parfois du statut privé mais avec un contrôle public ce qu'ont fait les suédois très bien d'ailleurs il n'y a pas de religion là-dedans
il n'y a pas de religion là-dedans vous n'avez aucun dogme non je n'aime pas les dogmes là-dedans revenons un peu sur le cannabis pourquoi vous modélisez les écologistes comme des fumeurs de cannabis
parce que vous voyez très bien ce que je veux dire
si j'extrapole votre raisonnement ils ont tous des dreadlocks ils ont des chiens
et puis ils se trimbalent tout nu dans la rue c'est ça votre vision de l'écologie ? non la vision de certains écolos qui ont décrédibilisé l'écologie attendez regardez les verts c'est pathétique Yannick Jadot une primaire oui lui est pas mal d'ailleurs dans un sens ils ont redressé le cannabis qui a détruit les écologistes c'est leur culture ils sont plus libertaires qu'écologistes l'écologie elle est partagée dans tous les partis politiques et tous les français peuvent être écologistes sans pour autant être dans un parti vert avec ses défauts et ses qualités
ils sont pas tous comme ça il faut bien rire un peu sinon forcément avec le cannabis c'est plus facile d'ailleurs quand vous voyez le colorado les gens qui ont utilisé le cannabis avoir des millions de recettes fiscales en plus avoir une prévention des risques liés à la drogue beaucoup plus effectif avoir une baisse de la criminalité des cartels mexicains
qu'est ce que vous en pensez ? c'est ce qu'on se dit aujourd'hui moi j'attends de voir ça fait 2 ans attendez de voir
quand l'Espagne est parti là dedans on a vu le résultat l'Espagne le Portugal qui vient d'ailleurs
d'enlever toute criminalisation de consommation je ne veux pas avoir d'a priori
vous savez qu'on est le plus gros consommateur de cannabis
mais je le sais
je ne veux pas ça fume beaucoup
c'est une bonne plaque tournante j'attends de voir
vous attendez de voir
c'est une affaire trop grave le cannabis c'est grave ? oui c'est une affaire trop grave
c'est la santé de nos enfants vous préférez que vos enfants s'approvisionnent dans les cités avec du matériel un peu trop puissant
non non ça c'est une démission c'est une démission d'avance non mais c'est pas une démission
c'est du sophisme est-ce que vous avez vu les qualités de cannabis qui débarquent en France maintenant ?
non mais attendez c'est lamentable c'est pas l'herbe de mai 68 quand vous étiez étudiant mais j'étais pas étudiant en 68 j'étais enfant donc ne me vieillissez pas trop donc deuxièmement je refuse cette espèce de démission comme on n'a pas réussi à maîtriser un phénomène c'est une démission ou c'est l'hypocrisie ? et bien il y a les deux la situation actuelle est hypocrite vous avez raison mais est-ce pour autant qu'il faut démissionner est-ce qu'il ne faut pas plutôt taper les réseaux s'attaquer aux vrais trafiquants aux gros bonnets à ceux qui vivent de ça comment on le dit en anglais ça ? c'est le war on drugs ça n'a jamais marché
écoutez le président Philippin il a l'air de s'y mettre vous voulez faire ça en France ? j'aurais du mal
vous aurez du mal pourquoi les français vous empêcheront ?
vous verrez
le laxisme judiciaire la mensuétude des autorités publiques à l'égard des trafiquants de drogue est insupportable et quand je vois les dégâts de la drogue sur nos enfants sur la vie des gens j'ai pas envie de rire avec ça et j'ai pas envie de céder à quel dégât ça crée la drogue chez les gens ?
écoutez la drogue on sait très bien ce que ça crée ça crée des gens qui perdent leurs capacités cognitives ça crée des gens qui vont pas bien et on pourrait dire aussi de l'alcoolisme d'ailleurs c'est quand même pas la panacée c'est le tabac c'est pas la panacée moi je me réjouis pas de ça et j'estime que quand on est un chef d'état quand on est un homme politique on cultive pas le déclin et la décadence
pour vous le cannabis c'est le déclin et la décadence ?
mais comme l'alcoolisme les ravages de l'alcoolisme les ravages du tabac c'est quand même débile d'accepter cette décomposition
est-ce qu'il y a déjà eu une overdose du cannabis ?
c'est quand même mieux de vivre d'essayer d'élever le niveau plutôt que d'être une nation de fumeurs de cannabis
vous trouvez que les fumeurs de cannabis n'élèvent pas le niveau ?
j'estime qu'on met en danger notre jeunesse et je pense qu'il y a d'autres choses à faire
je suis désolé de vous le dire ça parait peut-être ringard c'est pas ringard pour moi c'est une inopérance flagrante
vous avez le droit de penser ce que vous voulez
j'ai le droit de penser ce que je veux
et j'estime qu'un responsable public n'a pas à accompagner ou à favoriser ce type de pratique
c'est à dire que les pouvoirs publics accompagnent avec l'alcool et le tabac
et c'est normal mais je ne suis pas favorable non plus vous allez supprimer l'alcool et le tabac quand vous serez président ? ça ne sera pas la prohibition rassurez-vous
qu'est-ce qu'on va faire alors ? il y a des moyens quand même d'éviter ce qu'on voit lesquels ? tous les moyens ont déjà été employés
le trafic de drogue, on n'arrive pas à l'endiguer en France mais on n'arrive pas à l'endiguer parce qu'on a une justice laxiste on laisse des étrangers d'ailleurs en situation de poussée de France immédiatement on a une faiblesse vis-à-vis des trafiquants mais qui est incroyable vous connaissez la Suisse ? qui s'explique si je peux finir qui s'explique parce que certains gros bonnets doivent avoir des bonnes complicités politiques ? politiques, financières, etc. quand on voit ce que rapportent les mafias de la drogue dans le monde, on peut s'interroger
bon j'arriverai pas à vous faire lâcher un seul mot correct sur le cannabis
non mais en revanche je reconnais une chose la Suisse sexuelle est hypocrite donc je ne suis pas dans un espèce de déni
de réalité du tout la guerre contre la drogue est effective selon vous ?
non, il faut la faire mais il faut la faire vraiment à la philippine ? il faudrait éviter d'aller à cet excès mais s'il faut le faire, il faut le faire
comment la France peut retrouver sa souveraineté numérique ?
ah bah c'est très simple et très compliqué à la fois d'abord il faudrait qu'elle prenne conscience du danger
quand vous voyez Palentir au secours des services d'enseignement français ça m'en fout
mais parce qu'il n'y a plus d'indépendance nationale Microsoft dans la défense tout pareil, c'est insupportable
Jean-Marie Bockel qui fait un rapport sur les serveurs chinois et qui ne critique pas les serveurs américains
c'est très intéressant c'est dramatique mais ça fait des années que je le dis des années dans la différence totale totale mais vous savez la liberté c'est la fable du chien et du loup on vous écoute La Fontaine vous connaissez ?
non mais les auditeurs ne la connaissent pas
qu'ils aillent regarder la fable du chien et du loup
un conseil pour les jeunes générations ?
ah j'ai plutôt confiance dans les jeunes générations si elles ne sont pas trop embrigadées par la pensée unique parce que je vais vous dire c'est quoi la pensée unique ? la pensée unique vous la connaissez c'est le bien pensant tout ce que je critique vous savez où est ma cote de popularité la plus forte ?
votre cote de popularité ? la plus forte ? 6,25% ?
non, ça c'est pas la cote de popularité
ça c'est des votes
votre vote c'est 1,65% non, ça c'est en 2012 ça n'a rien à voir prenez les résultats des élections vous savez qu'on a fait autant de voix que les Verts
ou que le Front de Gauche au Régional
mon père m'a toujours dit de ne jamais me comparer au dernier de la classe mais c'est pas la question c'est que vous me comparez à quelque chose qui n'existe plus la cote de popularité la plus forte c'est les 18-24 ans les 18-24 ans ? mais dans quelle région ? dans toute la France regardez le pari match IFOP qui me suit depuis des années et vous verrez tous les sondages les cotes de popularité moi je ne me fixe pas là-dessus ça monte, ça descend c'est toujours à peu près pareil
c'est dans les 30%
bien au-dessus de la plupart des hommes politiques c'est pas ça ça veut dire que les jeunes attendez que les jeunes il y a les jeunes bobos parisiens enfermés dans leur certitude dans la propagande et qui ne vivent pas les difficultés des Français et puis il y a la vraie jeunesse qui je peux vous dire épouse de plus en plus mes idées si vous ne passez pas le deuxième tour
et qu'il y a Mélenchon mais pourquoi ? je me bats pour être élu avec vous
c'est tout à votre honneur de vous sentir gagnant je me bats pour être élu je fais appel aux Français en disant je suis le plus crédible
pour réussir la rupture un conseil pour les jeunes générations être libre
dans leur tête comment on prend cette liberté ? on la gère c'est justement ça qui est dur c'est pas facile d'être libre
vous êtes sur une chaîne de hackers vous inquiétez pas on connait ça
est-ce que vous avez des questions à nous poser ? j'aimerais vous demander qui vous êtes mais je le découvrirai petit à petit
on est personne on est personne on a comme vous des réseaux partout
sûrement beaucoup plus que moi moi j'ai des soutiens des soutiens humbles de Français qui aiment leur pays
mais nous on a ça à peu près partout
c'est bien faisons affaire c'est pas gagné
je ne suis pas pour légaliser le cannabis on ne médite pas pour la légalisation du cannabis on se pose simplement la question à qui ça sert ? la guerre contre la drogue n'a jamais marché
je comprends votre
on voit des milliards passer sous notre nez je comprends votre et on voit surtout une politique de prévention qui n'est pas là on voit surtout des drogues débarquer en France qui sont de plus en plus fortes c'est à dire que pour avoir moins de risques avec les douanes ils préfèrent avoir une substance très concentrée et on expose des jeunes mômes à du cannabis génétiquement modifié pas l'herbe de vos parents en mai 68 ni l'herbe des écologistes à Woodstock donc nous on se pose la question est-ce que ça va continuer
mais c'est un vrai débat je vais vous dire ce qui est drôle c'est que dans cette affaire, enfin drôle le plus ancien de mon équipe je suis entouré plutôt de très jeunes
on a fait le pedigree de votre équipe
et le plus ancien c'est Dominique Jamais et c'est lui qui nous a abordé cette question en bureau politique en disant Nicolas tu dois prendre une position différente sur cette affaire
surtout si vous êtes élu par les 19-24 ans
vous savez les gens votent heureusement pas sur des questions catégorielles mais pour leur vision du pays qu'est-ce qu'on veut de notre pays
il n'y a pas de subordination de vote en France
qu'est-ce qu'on veut pour notre pays
je vous repose la question
il n'y a pas de subordination de vote en France est-ce qu'on peut élever le débat est-ce qu'on peut se dire est-ce qu'on en prend pour 5 ans avec les mêmes est-ce qu'on a le masochisme de voter pour des gens qui nous font souffrir depuis 20 ans ou est-ce qu'on essaye autre chose et si on veut essayer autre chose qu'on essaye de ce qu'il y a de plus solide
sérieux, voilà l'enjeu solide et sérieux
beaucoup plus que les autres
Nicolas Dupont-Aignan, merci
Nicolas Dupont-Aignan