Julien Bayou doit-il poursuivre Sandrine Rousseau pour dénonciation calomnieuse ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:28OuverteRéponse partielle
Est-ce que désormais, une simple dénonciation suffit pour briser un homme ou une femme ?
- 2:37RelanceRéponse partielle
Est-ce que juridiquement, s'il faisait une dénonciation calomnieuse, ça serait retenu par la justice ?
- 4:13OuverteRéponse directe
Quel est votre avis sur cette affaire ?
- 7:05OuverteRéponse directe
Quelle idée vous avez aujourd'hui de ce qui est devenu le féminisme ? Ça vous fait peur ?
- 9:15OuverteRéponse directe
Est-ce que vous considérez que le mouvement MeToo est devenu incontrôlable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:29Aurore BoyardFait
« on a expliqué que c'était peut-être une première fois qu'il y avait un classement sans suite pour absence d'infraction. Non, ça arrive. »
- 4:39Aurore BoyardFait
« Moi, j'ai eu des dossiers qui ont été classés pour absence d'infraction. »
Temps de parole
- Invité49 %
- Invité 217 %
- Invité 317 %
- Invité 48 %
- Invité 53 %
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Les Vraies Voix Sud Radio, le grand débat du jour.
Je l'ai entretenue vraiment très longtemps, je l'ai reçu chez moi, une ex-compagne de Julien Balliou. Je pense qu'il y a des comportements qui, en effet, sont de nature à briser la santé morale des femmes. C'est Kafka.
Au-delà de mon cas personnel, je crois que c'est vraiment irresponsable de lancer des accusations sans étayer.
Je ne regrette absolument rien, vous ne me ferez rien à regretter. C'est que si je dois quitter la politique pour avoir défendu les femmes, eh bien, ce sera un honneur. Balliou vient de voir la plainte déposée par son ex-compagne, classée sans suite par le parquet de Paris, non pas pour infraction insuffisamment caractérisée, comme c'est toujours le cas, mais pour absence d'infraction. Fin de l'histoire. La porte-parole du parti me disait hier soir, si Balliou le souhaite, il peut redemander à adhérer. J'ai tout perdu, mais je suis debout, réagit Julien Balliou après le classement sans suite de la plainte d'une ancienne compagne. Pas d'infraction tranche le parquet de Paris.
Après les accusations télévisées de harcèlement psychologique par Sandrine Rousseau, l'ancien dirigeant des écologistes avait perdu tous ses mandats et fonctions politiques. Alors parlons vrai. Est-ce que désormais, une simple dénonciation suffit pour briser un homme ou une femme ? Ça pourrait marcher dans l'autre sens. Et à cette question, classement sans suite, Julien Balliou doit-il poursuivre Sandrine Rousseau pour dénonciation calomnieuse ? Moi je réponds. Vous dites oui à 94%. Moi aussi. Votez au 0826 300 300. Aurore Boyard est avec nous, avocate, experte en droit familial engagée dans la lutte contre les violences faites aux fans.
Maître, bonjour, merci d'avoir accepté notre invitation. Vous disiez quoi il y a quelques instants ? C'est une inquisitrice cette femme, elle me fait peur Sandrine Rousseau. Elle confond le féminisme et la chasse à l'homme. Non, moi je suis... Vraiment, cet homme a été miné, enfin je ne sais pas, ils l'ont tué, complètement. Comment va-t-il faire pour remonter la pente ? En tout cas, il est charmant. Ah, pas très bien. A regarder. On lui dit. Non, mais je vais le dire, c'est mon anniversaire. René Chiche. Alors, c'est vrai que pour Julien Balliou, c'est terrible ce qui lui est arrivé.
Bon, en même temps, c'est malheureusement symptomatique des querelles assassines et des guerres intestines que se livrent les verts à chaque fois. C'est le parti où il se livre des guerres sans merci, mais là, c'est terrible. Alors, ce qu'a fait Sandrine Rousseau, et pour moi, c'est impardonnable. En fait, il y a plusieurs sujets qui s'appellent. Oui, exactement. Exactement, voilà. C'est aussi, il y a des luttes politiques, des luttes d'ambition. Ce qu'elle a fait, en plus, moi je ne sais pas si vous l'avez vu, moi j'étais devant la télé, je l'ai vu en direct aussi faire ce qu'elle disait.
Mais alors, par contre, pour répondre vraiment à votre question, très précise sur le radio, est-ce qu'elle a fait une dénonciation calomnieuse ? Parce que moi, comme vous dites, sur un plateau de télé, j'étais avec une femme qui était brisée parce qu'elle était avec lui, ça s'appelle une dénonciation, désolé. On va demander à mettre en regard dans quelques instants. Non, mais sur le principe, je suis d'accord avec vous, mais maintenant, si on parle en termes juridiques, puisque nous avons une avocate avec nous, est-ce que juridiquement, s'il faisait une... Il s'est porté plainte avec cette... Est-ce que ça serait retenu par la justice ? J'aimerais bien le savoir après.
Eh bien, tout de suite. Alors, on n'a évidemment pas tous les éléments. Moi, je ne peux pas me prononcer comme ça sur des éléments. Et est-ce que vraiment... Enfin, quel est l'état de cette plainte ? Qu'est-ce qu'il y a derrière ? Enfin, voilà, on n'a absolument aucune idée. Le procureur dit, il n'y a rien. Non, non, non, je veux dire, quelles sont les raisons ? Est-ce qu'il y a d'autres raisons derrière qui ont motivé ça ? J'en ai absolument... Absolument, le compte politique, etc. J'en sais rien. Non, mais voilà, des différents autres. Je n'ai absolument aucune idée. Donc, on ne peut pas se prononcer sur le fond. En revanche, c'est certain. Oui, le combat, lui, doit continuer.
Ça me semble évident. Après, la question de la forme peut poser question sur l'emploi du conditionnel. Moi-même, tout à l'heure, quand on parlait, vous savez, de l'affaire Bétarame, etc., je pense qu'il y a des précautions oratoires à prendre, ça, c'est certain, lorsqu'il y a des choses sur lesquelles on n'a pas des éléments suffisamment probants. Ça, c'est certain. Vous ne pouvez pas... Je vais donner la parole à Maitre. Des précautions oratoires, c'est sûr. Vous ne pouvez pas outer quelqu'un. Ah, c'est faux ! Si c'est la personne, si la victime parle d'elle-même, oui, mais vous ne pouvez pas dire « j'ai entendu dire » ou « on m'a dit que...
» Si on n'a pas d'éléments suffisamment clairs, oui, bien sûr. Va nous mettre tout le monde d'accord. Aurore Boyard, avocate experte en droit familial, il est engagé dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Quel est votre avis sur cette affaire ? On peut porter blanc. D'abord, en tant que femme, et après, en tant qu'avocate. Oui. Ce que je voudrais préciser, parce que tout à l'heure, j'ai entendu, on a expliqué que c'était peut-être une première fois qu'il y avait un classement sans suite pour absence d'infraction. Non, ça arrive. Il est clair qu'on a beaucoup plus de classements sans suite sur infraction insuffisamment caractérisée, mais pour absence d'infraction, cela arrive.
Moi, j'ai eu des dossiers qui ont été classés pour absence d'infraction. Donc, c'est vrai que c'est important, parce que ça peut laisser une voix à la personne qui a été mise en cause pour pouvoir soit agir en dénonciation calomnieuse ou peut-être aller même sur un terrain civil, sur une notion de faute, en considérant que la personne aurait commis une faute. Et dans ce cas-là, il faut démontrer la faute, le préjudice et le lien de causalité entre la faute et le préjudice, parce qu'on parle souvent du pénal, mais il y a le civil aussi qui est là et qui peut permettre de réparer.
Surtout que, par rapport à ce qu'il explique, il a quand même des incidences financières, des incidences réputationnelles importantes. Ce que je tiens aussi à préciser, c'est que là, on a un classement. Il faut savoir que la victime a une possibilité de contester ce classement aussi. Donc, la procédure sera ouverte aux mises en cause, lorsque définitivement, il aura été statué sur le fait qu'il ne peut absolument pas être mis en cause et poursuivi.
Ça veut dire que dans un cas d'un classement sans suite, en règle générale, on peut, si on n'est pas d'accord avec un classement sans suite, faire un recours auprès du procureur général ou, selon le type d'infraction, on peut saisir un juge d'instruction dans le cas d'une plainte avec une situation de partie civile. Donc, la question qui se pose là aujourd'hui, c'est est-ce que la plaignante va saisir le procureur général, va contester finalement ce classement sans suite ? Mais la deuxième question, quand vous dites qu'il pourra faire une demande de réparation, est-ce que c'est via la victime ou via Sandrine Rousseau ? Alors, tout dépend en réalité. Il peut très bien agir contre les deux.
Ça sera lui de choisir la voie procédurale qu'il va utiliser. Après, pour véritablement se positionner sur un dossier, et je dirais que notre intervenante tout à l'heure me faisait sourire parce qu'il a un réflexe d'avocat, c'est qu'effectivement, tant qu'on ne connaît pas le dossier, c'est extrêmement compliqué de dire ce qu'il y a dedans. Et il vaut mieux parler effectivement au conditionnel. D'ailleurs, nous, avocats, lorsque l'on envoie des lettres combinatoires à quelqu'un d'autre, on parle toujours au conditionnel parce qu'on n'est pas là, on ne sait pas ce qui s'est passé.
Donc là, ce que devrait faire l'avocat de la plaignante, c'est demander la copie du dossier, comme va le faire également très certainement à l'avocate de Julien Bayou, pour voir en fait dans le dossier, question qu'on peut se poser, est-ce que tout le monde a été auditionné ? Est-ce que l'enquête qui a été faite est une enquête véritablement poussée, très fouillée ? On ne le sait pas. Ils ne le sauront que lorsqu'ils auront eu la copie du dossier. Daniel, et nous, vous avez connu l'époque où le féminisme, c'était quelque chose qui était quand même très libérateur, parce que quand on pense qu'une femme ne pouvait pas signer un chèque jusqu'en 1965, c'était quand même surréaliste.
Quelle idée vous avez aujourd'hui de ce qui est devenu le féminisme ? Ça vous fait peur ? Ah ben quand c'est un féminisme comme ça, oui. Comme Sandrine Rousseau. Mais c'est horrible. Je suis désolée, maître, de vous dire ça. Vous la connaissez peut-être ? Non, mais je pense qu'elle la connaît. Non, mais je suis complètement d'accord avec vous. Vous savez, moi, très souvent, on me dit, je dis que je suis féministe, mais que je ne suis pas une féministe engagée. Vous ne me verrez jamais aller manifester ni quoi que ce soit. Mais j'ai une vision du féminisme qui n'est pas d'accuser sans preuve ou d'accuser faussement un homme. Eh bien, je suis bien d'accord avec vous.
Et j'estime qu'en plus, on a tout à gagner à ce que des hommes deviennent féministes et nous soutiennent. C'est-à-dire que je n'aime pas... Tout ce qui est excessif ne sert strictement à rien. C'était Talleyrand qui le disait. Il avait bien raison. Mais vous avez dit le mot qu'il fallait. Elle est excessive. Mais va-t-il être réhabilité ? Peut-il ? Peut-il être réhabilité ? Après, ce lynchage en direct, parce que c'était vraiment ça. Excusez-moi, il n'a pas pu se représenter aux législatives, déjà. Il a une perte d'argent, une perte de réputation. La perte, elle est multiple.
Ça, c'est clairement après, lui, effectivement, de voir de son point de vue et subjectivement, si je veux dire, quelle est sa perte, qu'est-ce qu'il veut faire stratégiquement. On ne peut pas se mettre à sa place. C'est une décision qui est plus vraiment personnelle. Néanmoins, d'un point de vue extérieur, si je veux dire, analytique, le fait qu'il puisse rejoindre le parti à nouveau, ça, c'est quand même quelque chose de positif. Excusez-moi, mais je pense que, vu ce qu'a fait Marine Tondelier, qui demandait des témoignages sur lui pour l'enfoncer, il n'a peut-être pas tellement envie d'y retourner. Oui, oui. Mais il n'y en aura pas.
En tout cas, ce qui est certain, c'est que si le combat politique qu'il porte, il a l'air d'être sincère. C'est quelqu'un qui en fait depuis, je crois, pas mal d'années. Donc, voilà, il pourra sans doute continuer ce combat-là peut-être avec d'autres causes désormais qu'il a à connaître. Oui, bien sûr. Je voulais revenir sur les propos de Maître Boyard, c'est ça ? Oui, Maître Boyard. Alors, vous avez dit que vous étiez donc féministe, c'est tout à tout votre honneur. D'ailleurs, il faut être féministe. Moi, je suis un peu féministe.
Mais finalement, est-ce que vous considérez que le fameux mouvement MeToo, qui a été peut-être important, est devenu quelque chose de totalement incontrôlable, qui ouvre les portes à tout ? Parce qu'il y a non seulement actuellement l'affaire Bayou, mais il y a combien d'autres affaires ? On a eu Habitant, d'autres affaires comme ça, où des gens ont été quand même... Franck Gaston Bide, qui a quand même six accusations, mais zéro... Enfin, six accusations dans Megapart, mais zéro plainte contre lui. Alors, Maître Boyard, il ne faut pas n'y aller dans un sens, ni dans un autre. Non, non, non, pas du tout. Non, mais bien sûr, bien sûr.
Par exemple, il y a des affaires qui sont graves, comme Depardieu, Poivre d'Arvor, etc., on est d'accord. Mais est-ce que vous, Maître Boyard... Qui sont graves aujourd'hui, qui ne sont pas jugés. Non, non, non, mais bon, il y a quand même des soupçons. Mais bien sûr, ils sont présents 1900. Mais est-ce que vous pensez, Maître Boyard, que ce mouvement MeToo a ouvert la porte à des femmes qui viennent porter plainte, donc auprès d'avocates comme vous ou pas comme vous, d'ailleurs, et que c'est donc quelque chose maintenant, finalement, de totalement incontrôlable dans tous les milieux, d'ailleurs ?
Alors, je dirais que ce mouvement MeToo, moi, à l'époque, d'ailleurs, on en avait parlé avec Philippe David, j'en avais parlé sur la radio, je disais que moi, ce qui me gênait, c'est les excès. Et c'est-à-dire que l'avantage de ce mouvement MeToo, c'est que MeToo, ça a permis à beaucoup, beaucoup de femmes qui n'osaient pas parler de libérer la parole et de parler. Donc, il ne faut pas dire que ça ne servait à rien. La problématique, c'est que de toute façon, vous le savez de partout, quelles que soient les situations, où ce n'est pas propre aux violences intrafamiliales ou violences, et à un moment donné, il y a quand même des gens qui exagèrent.
Et la justice, elle est faite justement pour régler ça. Et la problématique de notre temps aussi, ce sont les réseaux sociaux. C'est aussi parce que les gens aujourd'hui ne se rendent même plus compte à la limite, quelque part, de ce qu'ils disent. Il n'y a plus cette éducation de faire attention à ce que l'on dit. Voilà. Donc, moi, ce qui m'ennuie beaucoup, c'est que les excès de certaines personnes, de certaines personnes du milieu MeToo ou pas forcément du milieu MeToo non plus, on va être clair, viennent finalement jeter le prof sur des femmes qui ont réellement été victimes et qui ont des problématiques. Mais pas que des femmes parce qu'il y a aussi énormément d'enfants.
Ça, on oublie souvent. Et il y a aussi des hommes qui sont victimes. Moi, j'en ai à mon cabinet. Moi, bien évidemment. Mais il y a le cas. Donc, en réalité, ce qu'il faudrait, c'est avoir raison gardée. Ensuite, je précise qu'on ne dépose pas plainte auprès d'un avocat, on dépose plainte auprès des services de police en gendarmerie. Mais elles viennent parfois nous voir après avoir déposé plainte. Parfois, nous, on leur conseille d'aller déposer plainte et on leur explique les éléments de preuve parce qu'à vos cas, le monde judiciaire, on travaille quand même principalement sur les modes de preuve.
Et aujourd'hui, l'avantage également de ce mouvement MeToo, on va pouvoir en parler, c'est qu'aujourd'hui, on a une position de la justice, notamment de la Cour de cassation parce qu'il s'est battue. Oui, qui a changé. Je ne suis pas la seule pour rendre recevables les enregistrements téléphoniques à l'issue du conjoint ou à l'issue d'une personne lorsqu'il y a des menaces de mort. C'est-à-dire que ça, c'est très important lorsqu'il y a des coups qui sont donnés. Non, mais il ne faut évidemment pas décrédibiliser tout ce mouvement. C'est un mouvement qui est indispensable, qui a été indispensable et qui l'est toujours, qui n'est pas que français d'ailleurs.
Il ne faudrait pas, évidemment, oublier que c'est un mouvement international, évidemment, qui a démarré aux Etats-Unis et qui est vraiment un mouvement général. Donc, ce n'est absolument pas quelque chose qui serait spécifique à notre culture locale, etc. Donc, c'est une révolution vraiment qui est en marche. Après, parfois, effectivement, j'ai l'impression qu'on ne veut pas nous le mettre sans casser les oeufs. C'est-à-dire qu'il y a effectivement des excès, vous en avez très bien parlé, et il faut les combattre, bien entendu, ça me semble évident.
J'ai l'impression que dans le cas présent, dans les cas qu'on a évoqués depuis tout à l'heure, la limite, la barrière du droit, c'est quand même une bonne limite. C'est-à-dire qu'à un moment même si quelqu'un dit n'importe quoi, quelque chose qui serait faux, après, le droit va justement permettre de l'établir et donc de remettre, on pourrait dire, la balle au centre, si j'ose dire, ou de forcer les gens à être plus clairs, à faire plus attention, à ne pas balancer des gens comme ça et jeter en batture si ce n'est pas fondé. Donc, voilà, j'ai l'impression que le système actuel permet déjà cela. En fait, c'est plus une question médiatique d'une certaine façon.
Mais je comprends certaines choses, en tout cas, certains hommes ou certains fans qui disent que c'est marrant, ce ne sont que des joueurs de foot, que des gens connus, que de... Voilà, c'est ça le problème. Il n'y a que ça qui ressort aujourd'hui. Comme si les personnalités ou des personnes qui étaient plus argentées que d'autres étaient tous des salopards. C'est ça qui est jeune. Alors que c'est faux, on le sait bien, c'est des personnes justement qui sont dans l'ombre et qui sont tout le temps des victimes. Mais c'est la seule chose qu'on retient malheureusement. Alors qu'il n'y en a pas tout.
Moi, j'ai eu un cas de client qui avait été faussement accusé de viol notamment pour lequel j'ai obtenu deux heures d'annonce de non-lieu. Alors ce n'est pas sorti dans la presse ni quoi que ce soit. Mais néanmoins, il y a quand même eu un impact sur sa famille et son entourage. Voilà, ce qui arrive. Il y a toujours une suspicion, c'est ça le problème. Allez 0826 300 300 avec Ludovic qui est avec nous. Rebonsoir Ludovic. Rebonsoir Ludovic. Rebonsoir les vrais voix. Oui, en fait, M. Bayou, ça lui est détruit non pas par des féministes mais des néo-féministes qui déconstruisent l'homme et l'homme blanc en particulier. Là, le mal est fait.
Il risque d'y avoir toujours des suspicions pour son avenir et quel sera son avenir ? Ça pose une question de préjudice. Au lieu de l'échange de méditer, déjà apporter des preuves judiciairement, qu'il y a une instruction judiciaire qui apporte des preuves et ça remet entre guillemets le principe de présomption d'innocence et je me demande peut-être que M. Boyard pourra répondre. Il ne faut pas sanctionner ceux qui ne respectent pas cette présomption d'innocence. Alors là, vous mettriez plein de gens en procès. Là, vous allez avoir des clients, M. Boyard. Si toutes les présomption d'innocence violées viennent vous voir... Là, il y a une lise. Attention.
Après, il ne faut pas non plus comprendre. Attendez, on va laisser répondre. Il y a déjà des mécanismes qui permettent... Heureusement, tout existe en droit aujourd'hui. On va être très clair. Donc effectivement, comme on le disait tout à l'heure, M. Bayou a la possibilité et il le verra avec son avocate, M. Marie Dosé, qui est une excellente avocate, spécialisée également dans ces domaines, qui a l'habitude de batailler. Ils feront le choix ensemble de ce qu'il fera ou pas. Mais il existe énormément de mécanismes, bien évidemment, pour lutter contre ça. Mais le problème, c'est que la rumeur, le mal est fait. Ça, on le voit aussi.
Et puis, par expérience, pour le cas de clients que j'ai suivis et qui ont été innocentés, pour lesquels ils ont été innocentés, ils ont été innocentés, souvent, ils vous disent « mais moi, je n'ai pas envie d'engager une procédure, j'en ai marre. » Ça dure des années parce que si derrière, il y a des recours qui sont faits pour contester le classement sans suite, ça dure des années, les gens en sortent les civés. pour que ce soit bien clair. Petite question. Et physiquement aussi, c'est extrêmement dur. Daniel Évenoux, vous avez été marié à un ministre pendant 30 ans.
Il n'a pas été ministre pendant 30 ans, mais en tout cas, est-ce qu'il y avait déjà des affaires comme ça qui sortaient à l'époque ? Est-ce que... Ou c'est notre époque qui veut ça aujourd'hui ? Je pense que l'époque avec MeToo, voilà. Il y a vraiment... Il y a trop de personnes aussi, trop de femmes qui s'en rendent compte quelques années après de ce qui leur est arrivé. Quand il vous arrive quelque chose, vous avez plutôt envie d'aller le crier. Là, elles se sont tues, mais elles s'en souviennent 10, 15 ans après. C'est pour ça que c'est toujours un petit peu surprenant.
Mais est-ce que c'est pas le MeToo, justement, de dire, si tout le monde commence à parler, à libérer la parole, je vais peut-être pouvoir le faire ? Il y a aussi une solitude pour toutes ces femmes qui, pendant des années, il y a 20 ou 30 ans, on ne prenait même pas leur plainte. J'avais 12 ans, moi, j'étais victime. Donc, j'ai appris à me taire. Je ne pouvais même pas. Il faut dire que j'ai été victime. La personne qui a abusé de moi n'était pas quelqu'un de connu. C'était le mari de la receveuse de la Poste. Donc, on n'en parlait pas, on ne pouvait pas en parler. Puis moi, j'avais en plus une maman, même si on m'avait fait le plus grand mal du monde, il fallait se taire.
C'était une honte, en fait. La honte. Donc, se taire. Et vous avez raison, mais c'est très, très fatigant, c'est pénible d'avoir un secret comme ça. Mais je comprends qu'elle se taise. Mais on a l'impression quand même que le retour de bâton est à la hauteur, effectivement, du niveau d'oppression que ces victimes ont subi pendant toutes ces décennies. C'est-à-dire, en fait, le retour de bâton, effectivement, est très violent aujourd'hui. C'est-à-dire que tout comme ça explose devant nous tous les jours. Et en même temps, c'est parce que pendant des décennies, même au-delà, cette parole, effectivement, a été tue.
Et des gens, effectivement, qui sont souvent dans des rapports de pouvoir, je pense notamment dans les couples, où il y a beaucoup de femmes dans ma famille qui ont, disons, une soixantaine d'années et qui ont été violentées parfois de manière terrible par leur propre mari, leur propre conjoint. Et aucune d'elles n'a ouvert la bouche. Parce qu'effectivement, elles sont dans des rapports de dépendance économique, familiale, avec le même domicile, etc. Et tout ça, je veux dire, ça se chiffre, on n'arrive même plus à les compter. Merci beaucoup, Aurore Boyard, d'avoir accepté notre invitation, avocate, experte en droit familial et engagée dans la lutte contre les violences faites aux femmes.
Vous restez avec nous. Dans un instant, mon cher Ludovic, le qui, c'est qui qui l'a dit, vous allez pouvoir, j'espère, remporter ce jeu. Parce que c'est généralement le vendredi, la victoire est double. Je vous le dis tout de suite. J'ai le droit de jouer ? Oui, bien sûr. Mais normalement, c'est l'auditeur qui gagne, mais vous avez le droit de gagner aussi. La victoire est double, vous donne les chiffres de l'euro-million du soir. Vous voyez si vraiment, ça vous coûte gagner. Mais vous nous donnez l'argent. Allez, merci. A tout de suite, Ludovic, et à tout de suite à tous.
Sud Radio, votre attention est notre plus belle récompense. Merci à vous, parce que votre émission est toujours très intéressante, et puis vos invités que je ne connaissais pas aussi paraissent très intéressantes.
Oui, mais vous êtes bien tombés, parce que c'est assez rare, quand même.
Sud Radio, parlons vrai. Sous-titrage Société Radio-Canada