MATTHIEU VALET : « Hamza F., je l'appelle Ducobu le cancre ! » (France Info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 1:13OuverteRéponse directe
Mathieu Vallée, vous contestez également ce choix des dates ?
- 2:35OuverteRéponse directe
Le RN est favori selon les sondages. Le second tour le 2 mai après le 1er mai pourrait vous désavantager ?
- 5:02OuverteRéponse directe
L'argument des vacances scolaires tient-il ?
- 6:31OuverteRéponse directe
Hier, votre parti a détaillé son plan climat. On attendait 40 milliards d'euros.
- 7:26OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez que les collectivités locales, les particuliers vont contracter ces prêts à taux zéro ?
- 9:47OuverteRéponse directe
Pour les particuliers, est-ce que c'est si bon que ça d'inciter à l'achat d'un climatiseur ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:38Invité politiqueFait
« Nous aussi, c'était notre proposition qu'on voulait retenir, celle du 11 et 25 avril 2027. »
- 1:45Invité politiqueFait
« La réalité, c'est que oui, le 1er mai, en fait, pour être très précis, on a des organisations syndicales qui vont porter des messages politiques. »
- 3:14Invité politiqueChiffre
« Donc la réalité, c'est que c'est un coût pour les finances des collectivités locales et pour les finances de l'État. On n'a déjà plus un rond. »
- 3:34Invité politiqueFait
« la CGT, je vous l'ai dit, avec le côté affilé de la France insoumise et les revendications communes comme Gaza ou la Palestine. »
- 7:38Invité politiqueFait
« Comme Jean-Philippe Tanguy l'a dit, c'est des prêts accessibles à tout le monde, il n'y a pas de conditions de revenus, il n'y a pas de conditions technocratiques. »
- 8:39Invité politiqueChiffre
« Et c'est pour ça que ça concerne quand même 10 millions de foyers. »
- 8:51Invité politiqueChiffre
« Donc c'est pour ça que c'est 10 milliards d'euros la première tranche de quinquennat, les 5 ans, et 10 milliards pour le deuxième mandat. »
- 10:37Invité politiqueChiffre
« Vous savez qu'en Italie, c'est 60% des logements qui sont climatisés. »
- 12:05Invité politiqueFait
« Pour ça, il faut des réacteurs nucléaires. Pour ça, il faut un programme nucléaire. »
- 14:22Invité politiqueFait
« Non mais il n'y a eu aucun détournement de notre parti. Il y a un acharnement politique qui se traduit aussi sur un acharnement judiciaire sur Marine Le Pen et désormais Jordan Bardella. »
- 14:45Invité politiqueFait
« cette enquête avait conclu à ce qu'il y avait une absence d'infraction pénale et de responsabilité en quoi que ce soit de Jordan Bardella. »
- 18:08Invité politiqueFait
« Moi, je ne l'appelle pas Hamza Ladouane. Je l'appelle Ducobu le cancre. »
Temps de parole
- Matthieu Valet63 %
- Présentateur23 %
- Locuteur 33 %
- Locuteur 63 %
- Locuteur 13 %
- Locuteur 52 %
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Et bienvenue sur Europe 1 si vous nous rejoignez. Nous sommes ensemble pendant une heure avec les grands entretiens politiques d'Europe 1 Info. Je reçois tout d'abord Mathieu Vallée, eurodéputé et porte-parole du Rassemblement National. Bonjour Mathieu Vallée.
Bonjour Cléphane Mathias.
Ça y est, on a les dates de la prochaine élection présidentielle. Ce sera le 18 avril et le 2 mai. Ce choix ne fait pas que des heureux. Écoutez Bruno Retailleau, le chef des LR, candidat à l'élection présidentielle, qui a vivement critiqué cette décision du président de la République. Il était l'invité, Laurence Ferrari, ce matin sur CNews et Europe 1.
Ce choix n'est pas neutre. On termine la campagne à minuit le vendredi. Le 1er mai, ce sera le samedi. Qu'on ne me fasse pas croire que dans les cortèges, dans les prises de position, il n'y aura aucun écho politique. Je pense qu'il peut y avoir aussi une stratégie du chaos. Il y a peu de 1er mai qui se passent calmement. Donc il y a toujours une montée en pression et avec parfois des débordements. Vous imaginez la veille d'un second tour ? Le choix du gouvernement, ça a été le choix de la gauche parce que la gauche pense qu'une second tour après le 1er mai, ça l'avantagera.
Est-ce qu'on veut une démocratie apaisée avec une conversation civique, des échanges d'arguments ou est-ce qu'on veut autre chose ? On veut la violence. On ne s'y prendrait pas mieux.
Alors il y avait effectivement une autre possibilité. Les 11 et 25 avril, Mathieu Vallée, vous contestez également ce choix ?
Oui, nous c'est Julien Sanchez, le directeur de campagne de Marine Le Pen et Jordan Mardella qui était présent à la réunion au ministère de l'Intérieur qui visait à définir les contours de l'organisation de l'élection présidentielle de 2027.
Oui, parce que tous les partis ont été consultés.
Exactement. Et c'est drôle dans le sens où j'en ai parlé avec lui hier matin. Et nous aussi, c'était notre proposition qu'on voulait retenir, celle du 11 et 25 avril 2027. Donc la réalité, c'est que oui, le 1er mai, en fait, pour être très précis, on a des organisations syndicales qui vont porter des messages politiques. Et normalement, la neutralité du scrutin, elle ne se manifeste par aucune expression politique. Et on nous dit que lorsqu'on objecte cet argument au ministère de l'Intérieur, oui, mais ça va être contenu, oui, mais ça ne va rien changer.
Bah si, en fait, il fallait des dates dont on a l'assurance qu'il n'y ait pas d'interférences lors du repos dominical et du repos du samedi qui permettent aux gens de pouvoir être en toute sérénité, concentrés sur l'élection, sans pouvoir d'influencer.
Oui, parce qu'en plus, il y a une période de réserve.
Bien sûr, mais c'est ça l'essentiel, en fait. Moi, c'est ça qui m'inquiète. C'est que le 1er mai, il va y avoir des cortèges. Il va y avoir des messages non pas syndicaux, mais politiques. La CGT, par exemple, c'est un syndicat qui est affilié à la France Assoumise. Ils y défilent ensemble. Ils combattent les mêmes idées. Ils sont pour Gaza. Donc la réalité, c'est qu'il va y avoir des messages politiques. Et personne ne peut nous assurer que le scrutin ne sera pas altéré par ces manifestations du 1er mai.
Appelons un chat à chat. Le RN est pour l'instant, selon le sondage, en position de favori, en tout cas en capacité de se qualifier pour le second tour. Vous pensez que le fait d'avoir une élection présidentielle, un second tour le 2 mai, après donc au lendemain du 1er mai, les défilés, ça pourrait vous désavantager ?
Non, mais d'abord, la réalité, c'est que nous, on a confiance dans notre programme et dans la capacité des Français à écouter les programmes qu'on va professer dans ce que présentera Marine Le Pen et Jean-Landelle. Mais il y a une chose que vous avez oublié, c'est que le 1er mai, c'est férié et que le lendemain, il faut organiser le scrutin du deuxième tour. Donc ça veut dire que la veille, des agents vont travailler. Donc ils vont être rémunérés ou doivent récupérer leurs congés ou les avoir travaillés de manière double. Donc la réalité, c'est que c'est un coût pour les finances des collectivités locales et pour les finances de l'État. On n'a déjà plus un rond.
Et donc en réalité, la date du 11 et du 25 avril permettait d'assurer un scrutin sans altération lié à des manifestations du 1er mai qui vont porter des messages politiques et pas uniquement syndicaux, notamment la CGT, je vous l'ai dit, avec le côté affilé de la France insoumise et les revendications communes comme Gaza ou la Palestine. On se demande bien ce qu'un syndicat de travailleurs défend ce genre d'idées puisque je ne vois pas en quoi Gaza va changer le quotidien des salariés et améliorer leur question de travail. Et en réalité, c'est aussi un surcoût pour les finances de l'État. Donc au niveau budgétaire, au niveau politique, au niveau du scrutin, il n'y a rien qui va.
Donc je ne comprends pas pourquoi Emmanuel Macron, à part avoir la trouille que Marine Le Pen et Jordan Bardella lui succèdent à l'Élysée à Matignon, ait pris cette décision, sachant qu'il y a eu une réunion à Beauvau. Donc les partis, on n'était pas les seuls, ont proposé ces deux dates du 11 et 25 avril 2027. Donc avoir pris le choix du 2 mai, c'est, à mon avis, irresponsable.
Alors voici ce que répond Maud Bréjean, la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'énergie qui a réagi à ces dates. C'était tout à l'heure lors du compte-rendu du Conseil des ministres.
Je veux bien qu'on polémique sur beaucoup de choses. Je vous propose qu'on ne polémique pas sur les dates des élections présidentielles. Et là encore, c'est un choix qui a été fait d'abord au regard de ce qu'impose la Constitution. Et ensuite, des consultations ont été menées avec les différents partis politiques. Si on avait fait le choix d'une option qui tombait majoritairement dans les vacances scolaires, je ne doute pas que certains nous auraient dit, oh là là, vous faites le choix d'une date qui est particulièrement percutée avec les vacances scolaires. Et donc, ça avantage l'un ou l'autre.
Je crois que là encore, il faut faire confiance aux Françaises et aux Français qui, au-delà des dates choisies, des périodes de vacances, des jours fériés, sauront faire le choix qu'ils estiment le meilleur pour eux.
L'argument des vacances scolaires, est-ce qu'il tient ?
Non mais écoutez, le 1er mai, c'est plus devenu un jour de la fête des travailleurs, c'est devenu un jour de la fête des Black Blocs et des Antifas qui souvent pourrissent les manifestations, comme pour les retraites, comme pour les Gilets jaunes, comme pour les lois de travail, comme beaucoup de mouvements où ils volent nos libertés et notre capacité de pouvoir s'indigner et de défiler dans les rues. Et ensuite, on a des syndicats qui vont porter des messages politiques. Voilà le 1er mai. Donc l'histoire des vacances, c'est de la foutaise.
Mme Bréjean, elle devrait savoir qu'en réalité, le scrutin, il ne doit être altéré par aucun message, notamment le jour qui précède le scrutin, donc à savoir le 1er mai. Ça va être aussi un jour où on va payer les gens doubles, où ils vont devoir récupérer, je parle pour les fonctionnaires des mairies ou les fonctionnaires aussi de l'État qui vont devoir travailler la veille pour préparer le scrutin du deuxième tour, qui vont nous coûter un pognon de dingue. Pourquoi ce choix de la part d'Emmanuel Macron ? Mais parce qu'il a la trouille, que Marine Le Pen et les Jordans de Mardella lui succèdent et qu'il espère, je pense, que les cortèges syndicaux accentuent un barrage républicain.
Vous savez, il y a une paire de castors. Je pense qu'on pourrait les faire jouer dans le dessin de l'Union. Père Castor, raconte-moi une histoire, parce que là, l'idée, c'est Père Castor, Fainio, un barrage républicain, contre un parti patriote qui pourrait être au second tour. Donc je trouve que ça m'écontente beaucoup de monde. Et puis comme d'habitude, ils ont consulté, mais ils n'ont pas écouté. On a l'habitude avec la Macronie. On fait semblant de discuter, puis on fait semblant d'entendre ou d'écouter, puis à la fin, ce n'est pas sérieux. Donc la réalité, c'est que c'est ça. Il y avait des dates qui peuvent arranger tout le monde. Et l'histoire des vacances, ça ne tient pas.
Au bout d'un moment, moi, je préfère que le scrutin soit durant les vacances plutôt que le lendemain d'un 1er mai.
Mathieu Vallée, vous êtes porte-parole du Rassemblement national. Hier, votre parti a détaillé son plan clim. On attendait donc 40 milliards d'euros. Écoutez Thomas Ménager, le député RN du Loiret, qui a dévoilé ce plan.
C'est un plan avec trois volets. Le premier volet, c'est celui de climatiser en deux temps les bâtiments publics avec un premier temps sur les personnes vulnérables. Et la possibilité aussi pour les Français, soit de se rafraîchir par le plan 100% Rénov' ou à dépôt, bien entendu, de le faire via ce mécanisme 100% clim totalement dédié qui permet de financer après à taux zéro, à moins de 20 euros par mois, la climatisation d'une ou plusieurs pièces du domicile.
Alors on a l'impression que c'est moins ambitieux que ce que vous nous annonciez la semaine dernière. C'est largement financier. On a entendu Thomas Ménager par un programme de prêt à taux zéro. L'État ne prendrait à sa charge finalement que les intérêts. Exactement. Ça vous paraît faisable ? Est-ce que vous pensez que les collectivités locales, les particuliers, vont contracter ces prêts à taux zéro sans aucune subvention, même si évidemment on le comprend, c'est gratuit en intérêt, mais il faudra quand même les rembourser ?
Comme Jean-Philippe Tanguy l'a dit, c'est des prêts accessibles à tout le monde, il n'y a pas de conditions de revenus, il n'y a pas de conditions technocratiques. Non mais aujourd'hui on a des dispositifs qui sont en fait des dispositifs d'absurdistan. Il faut être dans les conditions, il faut être dans les critères, il faut répondre à telles exigences. Donc les gens n'y comprennent plus rien, ça ne fonctionne pas. Et puis on a bien vu qu'avec l'imprime Rénov', ça a engraissé plutôt certains groupes ou certaines dérives plutôt que de profiter aux Français. Donc c'est pour ça que 100% Rénov', un dispositif que Thomas Ménager, le député du Loiret, a présenté l'année dernière.
Dans le cadre de ce dispositif, il y a des prêts à taux zéro, des prêts qui permettent d'être accessibles à tous les Français, sans conditions, sans critères, uniquement celui d'améliorer la capacité de protéger son logement contre le froid ou contre l'eau chaude l'été. D'ailleurs c'est pour ça que nous, la voie privilégiée, c'est les pompes à chaleur. Alors vous savez, les pompes à chaleur réversibles, ça rafraîchit l'été, ça réchauffe l'hiver. Ça c'est la voie privilégiée. Maintenant, on a 20 milliards d'euros pour les particuliers qui devraient s'équiper pour climatiser une ou plusieurs places dans leur logement. Et c'est pour ça que ça concerne quand même 10 millions de foyers.
Donc ces 10 millions de foyers, c'est pas rien. Et pour les services publics, on est sur deux quinquennat, puisque avec toutes les conneries qu'ils ont fait avant, il va falloir rattraper les budgets qu'ils ont dépensés et que nous, on fera par d'autres économies qu'on a déjà présentées. Donc c'est pour ça que c'est 10 milliards d'euros la première tranche de quinquennat, les 5 ans, et 10 milliards pour le deuxième mandat. C'est quoi ? Oui, bien sûr, on essaie d'anticiper. Voilà, on essaie de gouverner, c'est de prévoir, comme disait un certain réseau politique.
Donc l'idée, c'est qu'en fait, on puisse climatiser les crèches, les EHPAD, les collèges, les lycées, les écoles, les services publics, de manière à ce que, les hôpitaux, de manière à ce qu'on n'ait pas des couvertures de survie qui sont mis sur les fenêtres, comme on l'a vu sur certains hôpitaux, ou qu'on n'ait pas des gens, par exemple, en service de soins intensifs, qui sont obligés d'avoir un ventilatère à 2 cm du visage parce qu'il fait ultra chaud.
Par exemple, pour citer ces exemples-là, ou même dans les EHPAD, où malheureusement, on a des gens aussi, malgré le bon vouloir et la bonne volonté des aides-soignants, des soignants, des médecins et du personnel sanitaire, ont eu aussi difficulté à se refroidir et à se rafraîchir durant cette canicule.
— On comprend pour les bâtiments publics. Encore une fois, on verra ce que décident les collectivités. Mais pour les particuliers, est-ce que c'est si bon que ça, par exemple, d'inciter les particuliers à faire l'achat d'un climatiseur si jamais ils vivent dans une passoire thermique ? Est-ce qu'il ne faut pas en parallèle...
— Mais c'est pour ça que 100% Rénov', ça n'a pas fait beaucoup de bruit, mais visiblement, il y a d'autres choses qui intéressent certains journalistes, mais c'est pour ça que 100% Rénov', ça vise à faire des passoires thermiques, comme vous les appelez, une isolation, mais pas uniquement pour l'hiver, pour l'été, pardon, mais aussi pour l'hiver. C'est-à-dire que les pompes à chaleur que nous, on prône, c'est la voie royale, si vous voulez. Ça permet de respecter l'environnement, ça permet d'enlever ces passoires thermiques, comme vous les appelez, et surtout, ça permet d'être réversible. L'été, ça rafraîchit. L'hiver, ça réchauffe. Et donc c'est la voie royale.
Maintenant, tout le monde ne peut pas transformer son logement avec une pompe à chaleur. Donc la réalité, c'est qu'on a 20 milliards qui permettent aussi de rafraîchir les logements. Vous savez qu'en Italie, c'est 60% des logements qui sont climatisés. Donc nous, c'est un peu le taux qu'on souhaite atteindre en France lors des deux quinquennats.
— Une motion de censure est voulue par les écologistes contre le gouvernement et son, je cite, « préparation pour la canicule ». Vous seriez susceptible de la beauté ?
Marine Le Pen va décider. Je préfère dire que pour l'instant, moi, j'ai pas cette information et c'est pas encore tranché. Maintenant, les socialistes sont les alliés du gouvernement depuis plus d'un an. Ils ont sauvé le budget 2026. Et donc on est à 10 mois d'élection présidentielle. Donc bon, je trouve ça quand même un peu...
— C'est les écologistes qui la poseraient avec LFI.
— Oui. Mais de toute façon, ils vont faire bientôt un nouveau parti, les deux. Les écolos LFistes, ils partagent beaucoup de sujets, beaucoup de positions. Et désormais, la censure qui sera consignée par les LFistes, si j'ai bien lu, et qui sera votée par les LFistes.
— Mais vous êtes d'accord que le gouvernement a été totalement impréparé, comme l'a fustigé hier ? Parce que les échanges ont été houleux entre le premier ministre Sébastien Lecornu et la chef de file des écologistes, Cyril Châtelain.
— Non mais les écologistes, comme les socialistes, sont responsables de la situation dans laquelle on est. François Hollande, de 2012 à 2017, dont faisait partie des écologistes. Je rappelle qu'on a des élus écologistes qui ont reçusé dans le gouvernement de François Hollande. Et donc la réalité, c'est qu'ils n'ont rien fait. Parce que pour assurer aussi la viabilité de la climatisation, il faut aussi un parc nucléaire et un solde énergétique qui nous permet de pouvoir faire fonctionner le plan qu'on propose. Et pour ça, il faut des réacteurs nucléaires. Pour ça, il faut un programme nucléaire.
Pour ça, il ne fallait pas fermer Fustenheim en 2020 par Emmanuel Macron, qui a accompli la promesse de François Hollande en 2012 pour gagner des sièges électoraux et des voix électorales chez les écolos. Donc les écolos n'ont pas beaucoup de leçons de morale à faire sur la situation calamiteuse dans laquelle payer lorsqu'il y a des phases de canicule.
— Il faudrait une commission d'enquête sur ce qui s'est passé la semaine dernière ? Ils le réclament aussi.
— Oui, oui. Ils réclament beaucoup de choses. C'est dommage qu'ils n'ont pas fait plus que réclamer et qu'ils n'ont pas agi lorsqu'ils étaient aux responsabilités. On a l'habitude. Non, la réalité, c'est qu'aujourd'hui, il faut mettre en place un vrai plan tel que nous, nous le proposons. Vous savez, les commissions d'enquête, les censures, c'est bien pour faire plaisir politiquement. Mais nous, ce qu'on propose, c'est des actions concrètes pour les Françaises et les Français, parce qu'aujourd'hui, on voit bien que la climatisation, c'est pas un luxe, c'est le minimum syndical pour vivre correctement.
Quand vous êtes à plus de 30 degrés, voire 40 degrés, notamment pour ceux qui travaillent dans les hôpitaux, dans les crèches, dans les établissements scolaires, dans les commissariats, les gendarmeries, c'est pas viable. Voilà. Vous travaillez pas sereinement, sérieusement, quand vous avez ultra chaud et que vous suffoquez. Voilà. La productivité, d'ailleurs, elle est très altérée par la chaleur. Il y a des études qui le montrent. Et les organisations patronales et syndicales le disent aussi également.
C'est pour ça qu'il y a eu, d'ailleurs, beaucoup d'appels à la grève dans l'éducation, dans certaines entreprises, dans les services publics, où ils estimaient qu'évidemment, ils ont raison, la chaleur ne permettait pas de travailler dans des conditions convenables et décentes.
Vous connaissez Hamza Ladouane, Mathieu Vallée ?
Oui, j'ai bien compris que c'était le niveau du cobut du 10e arrondissement du canal Saint-Martin, je crois. C'est ça ?
Oui, c'est ça. C'est dans la suite des grands entretiens politiques d'Europe 1 Info avec vous, Mathieu Vallée, eurodéputé et porte-parole du Rassemblement d'Asie. Tu vas aller avant de parler d'Hamsa Ladouane ou encore de la nouvelle proposition de Bruno Retailleau qui s'est dit favorable à la suppression du droit du sol. Je voudrais avoir votre commentaire, votre réaction, puisqu'on a appris hier que le parquet européen avait mené des perquisitions.
Des perquisitions, je vais y arriver, en France, en Espagne, en Italie, en Belgique, dans une enquête qui vise l'ex-groupe Identité et Démocratie, où siégeait le RN, votre parti, au Parlement européen, le RN qui est soupçonné d'avoir détourné plus de 4,3 millions d'euros entre 2019 et 2024. Alors évidemment, ces perquisitions arrivent. On est six jours avant la décision du 7 juillet concernant l'inéligibilité de Marine Le Pen. C'est quoi ? C'est une affaire de plus, un caillou de plus dans le judiciaire pour le parti ?
Non mais il n'y a eu aucun détournement de notre parti. Il y a un acharnement politique qui se traduit aussi sur un acharnement judiciaire sur Marine Le Pen et désormais Jordan Bardella. Et puis le Tempo interroge. Vous parlez, enfin vous parlez, pas vous évidemment, mais eux, ils parlent d'une période qui, pour certains éléments, concerne des faits d'il y a plus de 12 ans. Il y a déjà eu une enquête, notamment sur Jordan Bardella, lorsqu'il était l'assistant parlementaire du député Jean-François Jalc, pour être précis, pour vos auditeurs. Et donc cette enquête avait conclu à ce qu'il y avait une absence d'infraction pénale et de responsabilité en quoi que ce soit de Jordan Bardella.
Donc c'est quelqu'un qui est innocent et à qui on ne peut rien reprocher. Donc comme vous avez une association gauchiste qui quand même paye une consignation, désignage d'instruction alors que leur signalement avait été classé la première fois, il y a une volonté de mettre à terre notre parti et en l'occurrence son président qui est Jordan Bardella. Et donc c'est insupportable. Donc on va mettre en œuvre des moyens de la justice pour faire plaisir à des gauchistes, là où on a besoin de la justice, pour lutter contre la pédophilie, pour lutter contre l'arcotrafique, pour lutter contre les violences aux femmes et aux enfants. Donc voilà, moi c'est ça que je déplore.
Quand ce n'est pas des diffamations, c'est des procédures qui permettent de faire plaisir à des gauchistes. Donc c'est hallucinant. Donc nous on est sereins. On va apporter des éléments. Maintenant une vague de perquisitions. Enfin je pense que c'est inédit de voir un tel acharnement de certaines institutions qui ont contrôlé les dépenses et qui les ont validées. Le Parlement européen à l'époque a été destinataire des dépenses. Bon moi je n'y étais pas. Mais dans ce qu'on m'a raconté et de ce que j'ai pu en comprendre, ils ont validé les dépenses. Donc dans ce Parlement, ce qui est compliqué, c'est qu'ils valident.
Puis après ils disent oui mais on a changé les règles en cours de route et puis on va regarder. Non, enfin ce n'est pas comme ça que ça marche. Ce n'est pas comme ça qu'on peut fonctionner. Donc oui, il y a un vrai sujet. Il y a un vrai vrai sujet. Voilà. Et comme par hasard, à quelques jours de la décision finale...
Vous êtes serein vis-à-vis de... On est à 6 jours maintenant. Ce sera le 6 juillet.
Écoutez, on attend la décision de justice en appel mardi prochain à 13h30 au tribunal judiciaire de Paris. Enfin à la cour d'appel pour être précis. Et puis Marine Le Pen s'exprimera auprès des Français. Juste après. Le fera oui rapidement parce qu'on est dans un pays où il y a une situation unique, où c'est les juges qui choisissent notre candidat. Ce n'est pas le peuple qui choisit le candidat qui va être celui de la Ration nationale. Donc ça aussi c'est des bizarreries démocratiques. Mais bon, on n'est pas la France insoumise. Nous, sur les perquisitions, on respecte les policiers et les magistrats. Et puis derrière, on ne bordélise pas le pays.
On attend sagement et sereinement la décision de justice.
Mathieu Vallée, dans le quartier du Canal Saint-Martin à Paris, dans le 10e et 11e arrondissement. Tout le monde connaît Hamza. Hamza qui est surnommé Hamza la douane. Il a 14 ans, c'est un collégien et qui fait payer des péages aux passants, aux cyclistes de 2-0, qui arrose tout le monde avec son pistolet à eau qui pousse une femme quand même dans le canal. Évidemment, le tout est filmé et les vidéos sont relayées sur les réseaux sociaux. Écoutez la journaliste Charlotte Dornelas qui était sur CNews hier et qui en parlait.
Mais on se demande pourquoi les policiers et la justice sont absolument débordés. La vérité, c'est que dans un pays normal, ce gamin, il est pris par 3 mecs du quartier qui lui disent « t'arrêtes maintenant ». C'est insupportable. Donc tu arrêtes ou sinon tu dégages. Donc tu peux te baigner, mais tu ne nous traites pas comme ça. Là, il y a des adultes qui se font mettre à l'amende par un gamin de 14 ans. Mais bien sûr. On rêve. Évidemment, si c'est aux policiers, aux juges de saisir le parquet, je comprends qu'on soit noyés. Parce que pour un gamin de 14 ans qui arroute les passants, peut-être qu'on peut peut-être gérer aussi nous-mêmes.
Alors, il a été placé en garde à vue un moment. Il est sorti en disant que c'était chouette. Il y avait la clim. Vous êtes un ancien policier. Vous, les Hamza, j'imagine que vous en avez vu plusieurs. Comment on réagit ?
Moi, je ne l'appelle pas Hamza Ladouane. Je l'appelle Ducobu le cancre. Enfin, la réalité, c'est que ce n'est pas encore les vacances scolaires lorsqu'il était sur le canal Saint-Martin. Et donc, les parents, ils sont ouf. C'est toujours pareil. Je pense que c'est les parents qu'il faut placer en garde à vue.
Alors, il a répondu à ces questions. Il a dit que son père était au courant. Mais que vous regardez ça, comment je suis étudié, et que son père ne l'était pas.
La garde à vue sera d'autant plus justifiée et légitime. Puisque si les parents sont au courant et consentent, c'est qu'ils disent au consent. En plus, ils sont clairement, d'après ses déclarations d'accord, et bien, c'est à eux de rendre des comptes. Le gamin, il a 14 ans de mémoire. Donc, l'autorité parentale, elle s'exerce pleinement. Et d'ailleurs, la loi prévoit que la responsabilité, elle accombe aux parents. Donc, c'est pareil. Comme on ne dit jamais rien aux parents, enfin, je disons, le gouvernement et la justice, et bien, c'est open bar, voilà.
Donc, oui, dans un temps normal, ça serait quand même, de manière, comme Charles Dornéa se dit, aux adultes, de faire respecter, de se faire respecter. Mais comme ça ne fonctionne pas comme ça, puis on est à Paris, dans la capitale, enfin, écoutez, c'est quand même affligeant et on passe vraiment pour des cons. La réalité, elle est là. Donc, il faut, en réalité, aller chercher les parents et ses parents d'occuper le gamin, enfin, de s'occuper, d'éduquer le gamin qu'ils ont fait, en fait. Voilà. C'est comme ça que ça doit se passer.
Qu'est-ce que vous y voyez ? Un petit trublion sympathique ou un voyou en devenir, un délinquant en devenir ?
Franchement, ça fait quand même cas social. C'est surtout ça. Donc, la réalité, c'est que moi, je vous le dis, il faut aller chercher les parents. Non, mais on a trop souvent excusé, exonéré et oublié que les parents, ils en étaient responsables. Donc, je ne comprends pas pourquoi on ne parle pas des parents. et moi, je n'ai aucune difficulté à dire qu'il faut mettre le paquet sur le parent et aller chercher les parents quand le ou les gamins, en l'occurrence du coup du Hamza, fait n'importe quoi. Voilà.
Mathieu Vallée, je ne sais pas si vous avez lu cette nouvelle proposition de Bruno Rotaillot, le candidat LR à la présidentielle, qui durcit le ton sur l'immigration et se dit favorable à la suppression du droit du sol. Il marche sur vos plates-bandes.
Ce n'est pas nouveau. Ils ont installé un photocopieur au sein du siège du parti qu'on n'a pas encore trouvé, visiblement, et ils copient le programme. Donc, c'est tant mieux. Ça montre que les idées que Marine Le Pen et Jordan Bardell apportent depuis des années sont en train de conquérir, le peu de ce qui reste des LR sont mépris. On a beaucoup de personnes, de militants, dans 5 militants plutôt, de sympathisants des Républicains qui viennent à nos réunions de fédération. Je le vois parce que toutes les semaines, j'y suis. Et puis, on a beaucoup de personnes qui viennent des LR qui nous rejoignent. Voilà. Donc, la réalité, elle est là.
Quant au Parlement européen, sur la lutte contre l'immigration régulière, on arrive à porter un texte qui permet de lutter contre l'immigration régulière, de faciliter les expulsions et de rétablir le droit de séjour irrégulier. La réalité, c'est que le délit de séjour irrégulier, pardon. Donc, voilà, c'est...
Mais est-ce que ce serait faisable de supprimer le droit du sol ?
Écoutez, Gérald Darmanin, elle est promis pour Mayotte. Mais comme Mayotte, c'est la France, on ne peut pas dire qu'il y a un droit pour Mayotte, il y a un droit pour la France. C'est la même chose. Mayotte, c'est un département français. Donc, nous, on est pour que ça soit applicable, la loi, de la même manière, sur l'ensemble du territoire métropolitain et d'outre-mer.
Je vous dis ça parce qu'aux États-Unis, la Cour suprême américaine a infligé une défaite majeure à Donald Trump sur le droit du sol qu'il voulait justement, lui aussi, suspendre. Les juges qui sont en majorité conservateurs, à six voix contre trois, ont retoqué cette décision du président américain dans sa lutte contre l'immigration. Écoutez, Vincent Hervouette, qui en faisait l'écho, Vincent Hervouette, signature internationale sur Europe 1 ce matin.
Son argumentaire rodé pendant la campagne électorale, c'est que le droit du sol est dépassé à l'heure de la mondialisation, qu'il n'est pas possible de laisser prospérer une industrie du tourisme de naissance qui permet à des étrangères de venir accoucher dans des cliniques américaines afin que leur enfant soit américain. Un appel d'air à l'immigration illégale, alors qu'il est urgent de relever la frontière et de filtrer les arrivées. Eh bien, cet argumentaire n'a pas convaincu la Cour.
Alors, très concrètement, si le décret n'avait pas été invalidé, des millions d'enfants d'immigrés seraient devenus ipso facto des clandestins alors qu'ils étaient jusqu'ici et toujours, d'ailleurs maintenant, considérés comme des Américains.
Mathieu Vallée ?
Non mais, c'est pas au juge de décider à la place du peuple. Donc, la réalité, c'est qu'on fera un référendum. Comme ça, il s'imposera et au juge du Conseil constitutionnel et à tout magistrat du territoire français puisque la constitution, c'est la norme suprême. Voilà, au bout d'un moment, c'est pas au magistrat de dire qu'on peut pas lutter contre les mineurs ultra-violents, qu'on peut pas rallonger la durée de rétention des criminels qui ont violé l'étranger, je parle, ou qui ont fait des infractions graves comme tuer. Et puis, bah là, c'est pareil pour le droit du sol. C'est au représentant du peuple de décider.
Voilà, ça met pas en péril notre constitution ni notre droit et je pense qu'au bout d'un moment, les Français en ont marre de voir que leur vote sert à rien si à chaque fois, on a des juges derrière qui s'en sont sur tout et du coup, interdisent au représentant du peuple de vouloir améliorer la situation et les protéger.
Merci Mathieu Vallée. Je rappelle que vous êtes eurodéputé et porte-parole du Rassemblement National.
Matthieu Valet