Face à Face : Maud Bregeon - 05/01
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:52OuverteRéponse directe
Quelles sont les informations dont vous disposez sur les victimes et les blessés ?
- 1:44OuverteRéponse partielle
Qui ira représenter le gouvernement en Suisse ?
- 2:11OuverteRéponse partielle
On en est où pour les blessés ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut davantage de contrôle sur les normes de sécurité ?
- 5:37RelanceÉludée
Est-ce que vous répondez à Jean-Luc Mélenchon ?
- 6:56RelanceRéponse directe
Est-ce que vous répondez à Jean-Luc Mélenchon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Invité politiqueChiffre
« Il y a eu 9 victimes françaises confirmées ce matin. »
- 3:17Invité politiqueFait
« Le gouvernement français a même évoqué l'idée que peut-être leur fils était décédé parce qu'ils ne le trouvaient pas. »
- 3:55PrésentateurFait
« Ce n'est pas normal. »
- 4:28PrésentateurFait
« La sécurité incendie en France est extrêmement encadrée et extrêmement contrôlée. »
- 4:45PrésentateurFait
« Il y a une vigilance particulière qui est celle de chaque instant et ce depuis des années. »
- 10:00PrésentateurPromesse
« Il y aura un budget en janvier. »
- 10:27PrésentateurFait
« Le régalien sera la priorité des premiers mois de l'année. »
- 10:38PrésentateurFait
« C'est l'augmentation du budget de l'armée avec l'actualisation de la loi de programmation militaire. »
- 11:30PrésentateurChiffre
« 1600 postes supplémentaires pour la justice. »
- 11:33PrésentateurChiffre
« 1400 pour l'intérieur. »
- 14:48PrésentateurChiffre
« On a proposé 4 milliards, l'Assemblée l'a portée à 6, le Sénat à 0. »
- 15:38PrésentateurPromesse
« Nous disons une chose simple : nous tiendrons et nous devons tenir le cap d'un déficit inférieur à 5%. »
- 15:52PrésentateurChiffre
« Le budget quand il est sorti du Sénat était un 5,3%. »
- 15:57PrésentateurChiffre
« Les socialistes demandent 10 milliards d'euros de fiscalité supplémentaire. »
- 17:13PrésentateurFait
« L'accord n'est pas acceptable en l'état. »
Temps de parole
- Présentateur73 %
- Maud Bregeon26 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC, RMC jusqu'à 9h, Apolline Matin, face à face, Apolline de Malherbe.
Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonne année à tous et bonne année Maud Bréjon. Bonjour à vous, vous êtes porte-parole du gouvernement, toujours pas de budget, une crise agricole qui n'est pas apaisée, des médecins en grève et des Français qui pensent que 2026 ne sera sans doute pas meilleur que 2025. Bonne année quand même. Bonne année à vous, Apolline de Malherbe. On va évidemment analyser tous ces points, mais je voudrais commencer par évoquer la mémoire des victimes françaises de Cran-Montana, ce drame. Il y a eu 9 victimes françaises confirmées ce matin.
Quelles sont les informations dont vous disposez, à la fois sur ces victimes qui ont donc désormais toutes été identifiées, mais aussi sur les blessés ?
D'abord je voudrais évidemment commencer à m'associer à la tristesse et l'émotion des proches, de leur famille, de leurs amis. Ça nous a tous saisi. Je pense que c'est le cas de l'ensemble des Français qui nous écoutent ce matin. Ça a été évidemment le cas de l'ensemble du gouvernement. Et la France s'est immédiatement mobilisée. Vous savez que 18 victimes ont été prises en charge sur le sol français, dans les hôpitaux français. Et donc nous sommes à leur côté, nous resterons à leur côté. Vous savez aussi qu'il y a un hommage qui sera rendu en Suisse le 9 janvier, vendredi prochain, jour de deuil national en Suisse. Et donc bien sûr, le gouvernement sera présent et sera représenté.
Sera représenté, qui ira ? Nous aurons l'occasion de le dire dans les heures ou dans les jours à venir. Mais c'est bien normal, le gouvernement français s'associera. Le gouvernement français sera représenté au bon niveau. Parce qu'encore une fois, c'est un drame abominable qui a coûté la vie à 9 de nos compatriotes et qui a fait de nombreux blessés.
Les blessés, il y en a un certain nombre qui sont pris en charge dans les hôpitaux français.
On en est où ? Écoutez, leur État est évidemment suivi de près. Je ne suis pas en mesure de vous donner le détail et pour chacun d'eux, ce que je peux vous dire, c'est que les équipes soignantes sont pleinement mobilisées et j'en profite d'ailleurs pour les remercier ce matin.
Alors, il y a eu évidemment le drame, il y a eu l'attente, il y a eu l'angoisse des familles. Je voudrais que vous écoutiez les mots de ce père, le père de Gaëtan. Gaëtan a été terriblement blessé. Il s'appelle Jean-Michel Gilbert. Il a témoigné ce matin sur BFM TV et voilà ce qu'il dit de ce moment d'attente et aussi du sentiment d'avoir été très, très seul.
Personne. On a fait tous les hôpitaux un par un au téléphone jusqu'à ce que par chance on tombe sur lui. Le chef de Lausanne nous a dit votre fille va être transférée sur Paris la nuit du vendredi au samedi. Ne vous inquiétez pas, on ne peut pas vous dire quel hôpital parce que c'est les autorités françaises qui ont décidé où on va dispatcher ce transfert. On a quelqu'un sur Paris qui a fait le tour des hôpitaux et qui a retrouvé notre enfant à 10h du matin dans quel hôpital il était.
Ils ont cherché eux-mêmes et d'ailleurs pendant les premiers jours le gouvernement français a même évoqué l'idée que peut-être leur fils était décédé parce qu'ils ne le trouvaient pas. Ils ont vraiment le sentiment à ce moment-là d'avoir dû faire le boulot tout seul. Est-ce que vous entendez ça ?
Oui, je l'entends. Alors je ne connais pas les détails de cette situation mais ce qui s'est passé tel qu'ils le décrivent et tel que je le découvre ce matin est évidemment anormal. Évidemment anormal. Je me mets à la place de ce papa qui a cherché son fils qu'il a peut-être cru décédé pendant un instant. On imagine tous quand on est parent ce qu'il a pu ressentir à ce moment-là. Et donc ça a été le cas. Je ne remets aucunement en doute sa parole et je le dis comme je le pense. Ce n'est pas normal.
Son fils Gaëtan est hospitalisé à Paris et il est dans le commun. Il y a aussi la question de la sécurité. Le personnel des bars, des boîtes de nuit se pose la question aujourd'hui en France des normes de sécurité qui sont infiniment plus strictes et en réalité disent-ils tout à fait respectées. Mais est-ce qu'il faut davantage de contrôle ? Est-ce qu'il faut officiellement interdire les bougies incandescentes ? Certains disent qu'on ne les utilise plus
depuis cette nuit-là. La sécurité incendie en France est extrêmement encadrée et extrêmement contrôlée. Ce que je peux vous dire ce matin c'est que Laurent Nunez a demandé à l'ensemble des préfets vendredi dernier via un télégramme de s'assurer que ces exigences et que l'effectivité de ces contrôles que la périodicité de ces contrôles qui doivent être faits régulièrement par les mairies et par l'État sont bien réalisés. Donc il y a une vigilance particulière qui est celle de chaque instant et ce depuis des années parce qu'encore une fois on a une réglementation on a une législation qui est de très haut niveau mais qui a été rappelée eu égard au drame qui s'est produit.
Donc l'État est pleinement mobilisé et les collectivités territoriales et les mairies le sont également. Maude Bréjon, vous le dites
donc vendredi le gouvernement sera présent à cet hommage.
le gouvernement sera présent je crois que c'est en fait attendu c'est normal encore une fois il y a des victimes il y a des blessés et donc voilà c'est normal que le gouvernement soit présent soit représenté en Suisse pour ce qui est je le rappelle un jour pour eux de deuil national.
On va revenir dans un instant sur le budget toujours pas de budget et on se demande d'ailleurs pourquoi ça passerait cette fois-ci alors que ça passait pas en décembre mais un mot aussi sur le Venezuela et notamment sur les réactions en France les réactions politiques Emmanuel Macron est visé par Jean-Luc Mélenchon qui dit que la prise de position d'Emmanuel Macron je cite officiellement n'est pas la voix de la France il nous fait honte il abandonne le droit international jour sombre pour notre pays dit Jean-Luc Mélenchon Dominique de Villepin qui parle à propos d'Emmanuel Macron d'une réaction aveugle Olivier Faure lui-même qui dit la déclaration du président de la République n'est pas à la hauteur de la voix de la France la voix que la France porte dans le monde et des valeurs qu'elle doit continuer à défendre
alors d'abord je voudrais rappeler ce qui a été dit par le président de la République et par le Quai d'Orsay par la voix de Jean-Noël Barraud nous avons dit trois choses premièrement il y a une responsabilité implacable de monsieur Maduro dans ce qui s'est passé et non nous n'allons pas pleurer le départ d'un dictateur qui a confisqué la liberté à son peuple et qui a volé les élections deuxièmement bien sûr que ça contrevient au droit international nous n'avons jamais dit le contraire et troisièmement il faut maintenant permettre au Venezuela de se projeter dans la Prémaduro avec une transition qui doit être pacifique et qui doit être démocratique ça commence par la libération des prisonniers politiques et ça doit ensuite se traduire par une prise en compte réelle des élections de 2024 j'en viens ensuite aux réactions politiques
est-ce que vous répondez à Jean-Luc Mélenchon et notamment
et notamment à monsieur monsieur Mélenchon je vais vous dire j'aurais aimé que monsieur Mélenchon organise la même manifestation de soutien au peuple ukrainien lorsque l'Ukraine a été envahie par Poutine et j'aurais aimé que madame Le Pen rappelle avec la même vigueur l'importance du droit international lorsque ce même Vladimir Poutine a envahi la Crimée en 2014 il y a de toute évidence de leur part un deux poids deux mesures et pour revenir sur monsieur Mélenchon quand on organise une manifestation comme ça a été le cas pour demander le retour dans son pays d'un dictateur il a demandé la libération et le retour immédiat de Nicolas Maduro quand on sait ce qu'a fait subir Nicolas Maduro au Venezuela ça interroge quant à son propre rapport à la démocratie
vous vous interrogez sur le rapport à la démocratie
quand on demande la libération immédiate et le retour dans son pays d'un dictateur qui encore une fois a confisqué la liberté de son peuple et lui a volé les élections oui ça interroge dans un rapport au moins trouble à la démocratie de sa part est-ce que vous estimez ce que vous allez jusqu'à dire je rappelle par ailleurs que Jean-Luc Mélenchon avait lui-même dit que le régime de monsieur Maduro était pour lui je cite une inspiration je vous sens une inspiration oui ça me met en colère bien sûr que ça me met en colère ça me met en colère parce qu'on parla d'un dictateur qui a fait subir des choses absolument terribles à son peuple et donc se porter comme grand défenseur de Nicolas Maduro organisé sur la place de la République quand on sait la symbolique de cette place de la République un rassemblement pour demander son soutien immédiat et son retour dans son pays quand on voit ce qu'est devenu le Venezuela depuis plusieurs années et après que monsieur Mélenchon ait lui-même dit que Nicolas Maduro était une source d'inspiration ça a de quoi nous mettre en colère à Pauline de Malherbe
Maude Bréjon vous irez juste après cette interview à Beauvau pour le traditionnel chaque année ça commence pareil traditionnel petit déjeuner au ministère de l'Intérieur avant de vous rendre tous ensemble à pied de l'autre côté de la rue du côté de l'Elysée pour le premier conseil des ministres mais avec quel projet c'est-à-dire qu'on se dit vous avez quitté décembre sans budget vous commencez l'année sans budget et sans réelle perspective quand on demande aux français et c'est ce que nos partenaires des labs ont fait s'ils estiment que 2026 sera meilleur que 2025 ils répondent non
d'abord moi je comprends les français parce qu'on passe on a passé 18 mois de politique nationale extrêmement difficile ma conviction c'est que à l'heure où le monde avance à mille à l'heure on le voit encore avec ce qui se passe en Amérique latine nous ne pouvons pas nous permettre d'être bloqués et donc nous nous avons je dirais à minima trois responsabilités la première c'est de faire atterrir le budget il est temps il est temps de passer à autre chose et donc c'est ce à quoi on s'attellera dans les prochaines semaines il faut un budget en janvier il y aura un budget en janvier la deuxième urgence vous savez c'est celle des agriculteurs qui attendent beaucoup de nous qui souffrent qui sont face à des difficultés extrêmement importantes et le premier ministre recevra les organisations agricoles cet après-midi et la troisième c'est les priorités du quotidien des français le gouvernement n'est pas cantonné au budget et j'ai eu l'occasion de le dire chez certains de vos confrères le premier trimestre sera porté sur le régalien le régalien sera la priorité des premiers mois de l'année une fois passé le budget
je pense c'est l'armée
c'est la sécurité c'est l'ensemble c'est l'augmentation du budget de l'armée avec l'actualisation de la loi de programmation militaire c'est le renforcement des moyens de la police municipale vous savez qu'un projet de loi va être examiné rapidement au parlement c'est le projet de loi de justice sur lequel travaille Gérald Darmanin de réforme de la justice pénale pour avoir davantage de simplicité et davantage de fermeté dans l'organisation de la justice pénale ça c'est des éléments extrêmement concrets sur lesquels les Français nous attendent
les questions d'insécurité en ce début d'année sont aux yeux des Français à nouveau la première priorité avant le pouvoir d'achat et c'est pour ça qu'on s'y attelle
c'est pour ça qu'on s'y attelle encore une fois avec ce paquet régalien qui comprend à la fois l'armée qui comprend à la fois l'intérieur qui comprend à la fois la justice avec un certain nombre de projets de loi avec le déploiement de lois qui ont déjà été votées je pense à la loi narcotrafic c'est un sujet dont on parle beaucoup sur vos antennes et à juste titre elle a été votée il y a un an il faut maintenant continuer à la déployer et puis il y a des moyens qui sont prévus dans le budget 1600 postes supplémentaires pour la justice raison de plus à vos yeux 1400 pour l'intérieur raison de plus pour le voter
sur cette question de l'insécurité ce matin sur RMC on a consacré de nombreux reportages à ces lieux désormais pour femmes parce que les femmes disent avoir peur dans les transports il y a désormais des applications pour pouvoir prendre un taxi ou un Uber uniquement femmes être sûres d'être conduites par une femme il y a désormais des vacances pour femmes il y a désormais même des clubs de sport pour femmes c'est bien ou c'est inquiétant ?
c'est très inquiétant c'est très inquiétant parce que ça revient à dire qu'au fond la seule façon qu'il y aurait de protéger les femmes c'est de les faire vivre en parallèle des hommes ça ne peut pas être la solution ça c'est une résignation ça vous inquiète ? c'est une résignation c'est une capitulation face aux agressions sexistes et sexuelles que de nombreuses femmes ont vécu et que de nombreuses femmes vivent encore donc ce n'est aucunement aucunement la solution donc la solution c'est quoi ?
la solution c'est de continuer à ces femmes qui sont tentées de prendre ces applis ou de se retrouver dans des salles de sport désormais séparées ?
je leur dis à elles que je les comprends je ne blâme aucunement les femmes qui ressentent ce besoin-là qu'on soit extrêmement clair mais ça nous est arrivé à toutes d'avoir peur à certains moments dans les transports ça m'est arrivé à moi ça vous est probablement arrivé à vous c'est arrivé à beaucoup de femmes qui nous écoutent aujourd'hui pour autant en tant que responsable politique cette solution-là ne peut pas en être une notre responsabilité c'est de continuer à déployer des moyens de sécurisation nécessaires dans les transports des caméras de vidéoprotection des moyens pour mieux les accompagner mieux former les policiers quand elles vont porter plainte c'est ce qu'a fait Gérald Darmanin mieux permettre à la justice de répondre de répondre plus rapidement c'est sur ça qu'on doit agir
l'insécurité le régalien dites-vous et puis la question du budget quel deadline vous dites il y aura il y aura un budget en janvier comment vous faites ? il y aura un budget en janvier pourquoi ça passe là alors que ça ne passait pas en décembre ?
parce que la France a besoin parce que la France a besoin d'un budget parce qu'on ne peut pas se permettre de tenir avec une loi spéciale on a parlé déjà en décembre dernier une loi spéciale c'est une rustine c'est ce qui vous permet de continuer quelques mètres supplémentaires mais ça veut dire quand vous dites
il y aura un budget ça veut dire aussi que si ça ne passe pas par le vote vous ferez en sorte
que ça passe tout de même la première étape c'est de s'accorder sur la question de fond avant de parler des outils de procédure qui permettent de faire passer ce budget il y en a et il y en a dans la constitution et vous ferez usage de tout ce que la constitution il y en a dans la constitution mais aujourd'hui vous ne vous interdirez rien aujourd'hui la seule question à laquelle nous demandons aux forces politiques de répondre c'est ce qu'on met dans le budget de l'Etat et des collectivités territoriales qu'est-ce qui bloque ?
notamment l'effort que demandait aux collectivités territoriales entre ce qu'on avait proposé initialement ce qu'a proposé le Sénat et aujourd'hui un écart important donc il faut qu'on arrive à faire converger les uns et les autres il y a la question de l'effort qu'on demande aux grandes entreprises aux 300 grandes entreprises qui paieraient la surtaxe d'impôts sur les sociétés vous savez qu'elle était de 8 milliards l'année dernière on a proposé 4 milliards l'Assemblée l'a portée à 6 le Sénat à 0 bon entre le tout ou rien on doit probablement pouvoir trouver le problème c'est la droite on doit probablement pouvoir trouver le Sénat a demandé à revenir à supprimer cet effort exceptionnel nous on pense qu'un effort exceptionnel demandé encore une fois à 300 grandes entreprises eu égard au contexte qu'on traverse c'est légitime donc là vous vous adressez aux députés de droite vous leur dites vous savez les députés de droite ils ont largement contribué à faire aboutir et voter le projet de loi de finances pour la sécurité sociale je sais qu'on peut compter sur eux par ailleurs cette surtaxe d'impôt sur les sociétés elle était portée par Michel Barnier j'étais dans son gouvernement à hauteur de 8 milliards d'euros l'année dernière donc ça ça devrait passer donc on doit pouvoir qu'est-ce qui bloque encore on doit pouvoir aujourd'hui on n'a pas convergé dessus mais on doit pouvoir trouver un chemin de convergence et puis il y a une question centrale qui est celle du déficit nous disons une chose simple nous tiendrons et nous devons tenir le cap d'un déficit inférieur à 5% c'est absolument il y aura un déficit inférieur à 5% le budget quand il est sorti du Sénat était un 5,3% c'est pas acceptable en parallèle les socialistes demandent 10 milliards d'euros de fiscalité supplémentaire c'est trop important et donc les uns et les autres doivent continuer à se parler Amélie Monchalin et Roland Lescure recevront d'ailleurs les chefs de file de l'ensemble des groupes hors LFI et RN cette semaine pour faire aboutir encore une fois ces discussions le plus rapidement possible
vous dites avoir confiance dans le fait qu'on trouve un moyen si ça n'est pas le cas vous dites aussi il faut quoi qu'il arrive un budget avant la fin janvier donc si fin janvier il n'y a pas d'issue favorable à un vote vous passerez par le 49,3%
je dis qu'il y a des outils dans la constitution qui permettent de passer un budget qu'il faudra en tout état de cause un budget pour le pays mais qu'à l'heure où on se parle il est secondaire de parler des questions de procédure parce que ça revient à contourner le problème de fond prenez l'exemple de Bruno Rotaillot et François Hollande tous deux nous demandent d'utiliser le 49,3% Elisabeth Borne également enfin qu'ils nous disent ça sur quel budget je doute que le budget imaginé même via un 49,3% par Bruno Rotaillot soit exactement le même que celui imaginé par François Hollande donc vous voyez bien qu'il faut d'abord répondre à la question de fond
Maude Bréjou deux colères les médecins le monde agricole le monde agricole est-ce que vous pouvez nous affirmer ce matin que l'accord sur le Mercosur ne sera pas en l'état
appliqué à la France oui notre position est claire et constante l'accord n'est pas acceptable en l'état nous voulons un accord équitable et nous voulons un accord juste en l'état il n'est ni équitable ni juste les médecins est-ce que vous allez leur tendre la main ils commencent une grève dure aujourd'hui pour 10 jours bien sûr ma collègue ministre de la santé Stéphanie Iris leur a d'ailleurs adressé un courrier moi ce que je veux dire ce matin c'est que le projet de loi de finances pour la sécurité sociale la loi de finances pour la sécurité sociale qui a été votée en décembre dernier n'est pas une loi de régression elle prévoit une hausse de l'objectif national de dépense donc ce n'est pas un budget de régression sanitaire ce n'est pas un budget de régression sanitaire il s'inquiète également par exemple sur la question de la limitation des arrêts maladie des quotas d'arrêts maladie pour certains les arrêts maladie entre 2019 et aujourd'hui indemnisés par l'assurance maladie augmentés de 25% c'est une raison qui je pense permet à tout le monde de comprendre qu'il faut les encadrer mais enfin on ne les limite pas on pose un cadre mais on ne les limite pas on ne contrevient pas à la liberté médicale voilà donc il y a un dialogue qui doit se poursuivre si je vous entends vous ne comprenez pas très bien nous et j'entends parce que c'est une profession qui attendez qui fait face à des difficultés majeures la première difficulté c'est le nombre de médecins conformes beaucoup de français savent que il y a en France des déserts médicaux ils le vivent au quotidien la difficulté pour trouver un rendez-vous la difficulté pour trouver des spécialistes dans certains endroits et donc c'est à ces questions-là qu'on doit arriver à répondre ensemble Merci Maude Bréjon porte-parole du gouvernement
Maud Bregeon