Les Partis Pris : "Mélenchon, la contradiction, non merci !", "Ruptures conventionnelles, un pogn...
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Place au parti prix. Abnous Chalmani nous rejoint pour l'international. Pascal dans un instant pour l'économie et Antoine Auberdov pour la politique.
Et c'est vous qui commencez Antoine, on en a dit un mot rapidement tout à l'heure. Et vous nous dites voilà ce à quoi on assiste. Mélenchons la contradiction.
Non merci. Ah oui alors là je dois dire que lundi soir Jean-Luc Mélenchon et ça a retenu mon intérêt inaugurer un nouveau format inédit. La conférence de presse sans presse, enfin sans vieille presse, pas de chaîne d'info, pas de grand quotidien, pas d'éditorialiste, uniquement des nouveaux médias en ligne de préférence acquis à sa cause, trié sur le volet ou des influenceurs.
Pendant près de 2 heures, le leader insoumis a donc parlé longtemps, très longtemps du traitement infamant qui lui était réservé dans le cadre de l'affaire Quentin de Ran, manant à chaque fois l'inversion accusatoire. Ce n'est pas nous qui agressons, c'est vous qui nous agressez. Bien sûr, ça c'est un classique de la rhtorique mélanchoniste.
Donc un monologue intégral sans contradiction, sans rel sans relance hostile. Un exercice qui en somme n'avait rien à envi fleuve de Fidè Castro hein où la la question sert surtout à lancer la réponse plus qu'autre chose. Et seuls les nouveaux médias ont pu profiter de la logoré mélanchonienne.
Les autres les chiens de garde représentant un nouveau média. Alors, un nouveau média difficile à définir bien évidemment chronologie, c'est le dernier apparu dans le paysage. Il faut que vous soyez implanté uniquement sur le web, uniquement numérique, donc les purs players comme on dit dans le jargon ou alors que vous ayez une chaîne YouTube à votre compte pour ce qui est des influenceurs pourquoi pas sur Instagram.
Donc voilà ce que sont les Ouais. mètre. Mais mais alors pour les autres, pour les représentants de la télévision cathodique don dont nous sommes ceuxl ils ont été laissés à la porte.
La presse écrite, la presse écrite d'eux-mêmes, le monde, libération tous autant qu'ils sont laissés à la porte prier de regarder par la fenêtre des réseaux sociaux le propos de Jean-Luc Mélenchon. Il avait tout de même un petit message pour Jean-Luc Mélenchon à ceux qu'il surnomment, qu'il baptise les représentants de l'officialité médiatique. On l'écoute.
La guerre est commencée. Nous avons une stratégie. Si nous pouvons faire exploser le front officiel du parti médiatique, nous serons contents.
Si nous le fissurons, ça sera déjà ça. S'il est toujours là, on recommencera. Voilà, c'est clair.
Déation de guerre. Oui, mais il faut dire que Jean-Luc Mélenchon, il supporte et sa susceptibilité supporte de moins en moins bien les plateaux de télévision, ce qu'il décrit comme d'ailleurs des gardes à vue médiatiques de celles que son lieutenant Manuel Bompard a dû subir ici-même sur ce plateau sur LCI. Façon de parler. plus façon de parler bien sûr plus question de participer à ces séances de de l'inquisition dit Mélenchon où l'on cherche tantôt à vous faire condamner le Hamas tantôt à vous faire regretter votre alliance avec la jeune garde c'est gropuscule d'antifasciste présumément impliqué dans la mort de Quentin de Ranck.
Heureusement, les nouveaux médias sont là pour lui offrir cette oasis de fraîcheur dont il avait besoin. Et dans cette conférence nouvelle formule, personne ne viendra lui chercher des poues dans la tête, hein, ça euh soyez-en assuré. Il y a pas une question dérangeante du tout l'ind.
On va y venir. On va y venir. Et je vous propose d'ailleurs qu'on y vienne tout de suite écouter par exemple la question du fondateur de ce média alerte racisme, vous allez le voir est assez en phase avec le leader insoumis.
D'abord, je tenais évidemment à vous apporter mon soutien en tant que président d'allier de racisme face à la cabale médiatique dont vous faites l'objet. Ça nous empêche justement de parler des vrais problèmes et euh notamment de l'explosion des faits racistes. Voilà.
Alors ça c'est ce qu'on appelle un effet de cadrage he personne pour poser des questions à Jean-Luc Mélenchon sur l'affaire Quentin de Rank pour savoir s'il se sent une quelconque responsabilité dans le fait que l'un des collaborateurs parlementaires du député insoumis Raphaël Arnaud est été mis en examen pour participation à un homicide volontaire. Non non là aucune question de ce type. Il y avait par exemple aussi la voisine de ce jeune homme Marie Mouline représentante de la chaîne Nouvelles pensées critiques suivie par près de 20000 abonnés.
Elle aussi, elle se disait atterrée par la stigmatisation de la France insoumise dans une période terrifiante qui n'a rien à enviisme, ce qui lui suggérait une question à cette demoiselle. Pourquoi ne pas en profiter pour tirer votre programme encore plus à gauche ? Voilà une bonne question, une curiosité n'aurait pas été capable de faire champ, vous êtes de droite ou absolument.
En tout cas pour le NPA et quelques autres anticapitalistes. Une curiosité bien orientée en somme dont les journalistes qui ont pignon sur rue à Paris n'auraient sans doute pas été capable. Raison la raison pour laquelle je vous le disais, ils se sont vu recruter refuser leur accréditation parce que Jean-Luc Mélenchon, il a toujours exécré aboré ses médias.
Libération pour lui, c'est une carpette boboïde qui fait profession de raconter des saloperies vonimeuses, pardon, je cite hein, et pervers sur son compte. le monde, une sucursale de l'ambassade des États-Unis devenu au fil du temps le journal de la bonne bourgeoisie. D'autres journalistes se voi affublé de de noms affectueux.
Patrick Cohen par exemple, sale perroquet du système. Christophe Barbier, un fasciste parfumé. Bon, ne vous inquiétez pasin Isabeth, si vous avez une suggestion à faire, on vous travera bien un petit surnom à la France insoumise, j'en suis sûr.
Mais au cas où nous aurions mal compris la critique du système médiatique des insoumis, je vous propose que nous écoutions Sopia Chikirou, candidate insoumise à la mairie de Paris qui a précisé le propos. Alors, je vous en Elle a précisé le propos. Ah oui, on l'écoute.
Écoutez là, je vous assure, ça ça va le détour. Virez les fascistes de l'Assemblée. Virez les fascistes des conseils municipaux.
Virer les fascistes des médias parce qu'on nen peut plus délaquer des fascistes sur les plateaux tés. Vous nous dégoûtez. Vous n'êtes pas journaliste.
Vous n'avez rien de journaliste. Rendez la carte. Vous êtes des petits agents.
C'est ce que Simon va appeler les nazis à petits pieds. Voilà ce qu'ils sont des nazis à petits pieds. Des nazis à petit pied donc avec cette rage que dont sauf qu'ashikirou a le secret.
Alors, soyons honnête, la critique des médias n'a rien de scandaleux en soi. On n'est pas à ce point, je crois, atteint du virus corporatiste pour penser que les médias seraient exemples de toute critique. Mais d'ailleurs, on peut se dire qu'il rivalise assez souvent avec les politiques sur l'échelle de la défiance.
En revanche, ce qu'il faut le souligner, c'est que cette rhtorique antisystème, ce mépris souverain pour les journalistes, ces petites cervelles, comme les appelle Jean-Luc Mélenchon qui ne servent qu'à recracher des éléments de langage. Il vient de loin chez Jean-Luc Mélenchon. Il vient au moins de l'époque où son fils spirituel François de la Pierre était encore de ce monde et avait théorisé le fait que les médias étaient cette seconde peau du système qu'il fallait faire absolument sauter.
Voilà pourquoi il leur déclare la guerre et c'est pour cela qu'il les qualifie d'officialité médiatique. Rapidement, c'est pas la première fois que Jean-Luc Mélenchon s'en prend à des journalistes. Il y a des scènes euh qui qui sont très anciennes là-dessus et des interpellations violentes.
Est-ce qu'est-ce que ça recouvre en ce moment même là ? Le tournant que nous avons pris l'attaque terroriste du Hamas le 7 octobre le 7 octobre 2023, c'est que Jean-Luc Mélenchon désormais estime qu'il peut complètement s'affranchir des médias traditionnels. Il le disait.
Trump. On rappelle que l'élection de Trump pour la première fois dans l'histoire américaine euh s'est faite d'abord avec les médias ce qu'on dit alternatif. Non, je c'est exactement ce que j'allais répondre, c'est qu'aujourd'hui il y a tellement de niches militants et partisans et qui sont d'ailleurs la première source d'information pour une partie de la population française dont les jeunes, c'est que là pour lui autoroute, c'est que il y a plus besoin, il y a plus besoin en fait de journalistes professionnels quand Chico se met à hurler, rendez votre carte, vous êtes tous des nazis.
Euh c'est au fait, vous avez même pas besoin de dire ça, c'est que vos cartes ne nous intéressent pas parce que nous maintenant nous avons nos niches et nous avons nos pores-paroles qui passent par les réseaux sociaux. Moi le nombre de personnes très jeunes qui me disent "Moi, je je je ne m'intéresse qu'au réseaux sociaux, ça c'est inédit et ça ça risque de changer la donne." Ce qui lui permet d'éructer de plus en plus.
Mais on est quand même enfin quand même à dire que maintenant les deux termes employés c'est nazi et fasciste et pour tout ce qui n'est pas mélanchonniste, ça c'est quand même quelque chose de très très dangereux. Il le faisait régulièrement. Maintenant, c'est quand même tous les jours systématiquement et c'est vraiment là, on arrive à ce qu'on appelle le point Godwin.
On est en plein dedans quand même. Très bien. Je voulais vous donner un rendez-vous politique sur LCI.
Tiens, Jordan Bardella, le président du Rassemblement nationalité de Margo Hadad. Euh ce sera vendredi Saur, vous le voyez, entretien exclusif avec Christophe Barbier et Thierry Breton. Euh voilà, ce sera vendredi.
Avant cela, votre parti prix euh Pascal, on va parler de la rupture conventionnelle. Oui, c'est un sujet qui vous tient à cœur. Je vous ai déjà entendu euh dénoncer la dérive, mais là vous dites "Mais il faut vraiment que faire quelque chose parce que ça coûte un pognon de dingue." C'est vrai.
Alors, je suis pas l'auteur de la formule, vous la connaissez. Euh j'avais envie de vous dire quel succès et en même temps quel quel gaspillage. Alors, observez peut-être Élisabeth pour commencer la croissance du volume de ces ruptures conventionnelles.
Je vais expliquer précisément de quoi il s'agit. On démarre en 2016 et vous voyez qu'il y a il y a une croissance quand même très significative. 323000 en 2016, on est à 514000 et puis si on remontait à 2008, c'était au départ quelques dizaines de milliers de de cas.
Il s'agit d'ailleurs d'une loi de 2008 sur la modernisation du marché du travail qui est inscrite dans le code du travail. L'objet c'est simplement d'éviter les conflits, c'est de fluidifier les relations sociales dans l'entreprise entre les employés et les employeurs. C'est si vous voulez un divorce professionnel par consentement mutuel.
En tout cas, c'est présenté comme tel. Elle doit être volontaire. C'est pas quelque chose qu'on impose la rupture conventionnelle et elle évitait à l'époque, c'était l'esprit en tout cas, la démission du salarié.
Vous démissionnez, vous n'avez aucun droit. même pas droit au chômage, hein. Donc, vous partiz euh euh vous partiz avec rien.
Finalement, c'était pas une solution qui était souhaitable. Il y a des salariés qui avaient envie de partir et donc l'idée de trouver un moyen de négociation était une bonne idée. Pour les entreprises, c'était euh moins de recours euh euh au soutien des avocats devant le conseil des prudomes.
Alors, le conseil des prudomes dans le meilleur des cas, vous savez, dirigé des entreprises pendant une partie de ma vie, je me suis retrouvé devant le conseil des Prudoms et puis quand la décision ne plaisait pas, on allait en cours d'appel. à chaque fois ça faisait la fortune des avocats. Alors à l'issue d'une rupture conventionnelle, le salarié part aujourd'hui avec une indemnité.
Il est éisible il est éligible à l'assurance euh chômage. Dans le meilleur des mondes, le principe de l'accord est idéal. Moi, je trouve que c'était au départ une très bonne idée, mais le dispositif a été dévoyé.
Il a donné lieu à des excès. Tant et si bien que les ruptures conventionnelles représentent aujourd'hui un/4 des dépenses de l'assurance chômage, c'est-à-dire plus de 9 milliards d'euros par an. Au 3e trimestre 2025, donc on a des chiffres qui sont actualisés, 132400 ruptures ont été enregistrées pour un total d'environ 500000 par an.
En fait, les ruptures conventionnelles Ellisabeth se sont transformées au choix entre la démission indemnisée ou le droit à être licencié. Or, on ne doit pas être volontaire pour le chômage, on est plutôt volontaire pour l'emploi. Et elle concerne le plus souvent des cadres.
J'ai un ou deux exemples. Il y a des métiers dans lesquels il y a des spécialistes des ruptures conventionnelles. J'ai rencontré il y a pas très longtemps un patron qui m'a dit "Voilà, nous dans le métier, on a une liste noire des cadres qui tournent dans les entreprises, je recharge mes droits, je vais travailler 1 an, un an et demi, 2 ans et puis je m'ennuie." Et j'espère d'ailleurs, j'estime avoir droit au chômage.
J'espère y avoir recours. Je j'estime que j'ai suffisamment bossé pour faire valoir mes droits. C'est la République des droits.
Et donc si le patron n'est pas d'accord, ben je vais me mettre en arrêt de travail et puis je vais multiplier les arrêts de travail jusqu'à ce qu'il cède finalement. Donc et une liste avec des spécialistes de la de ce type de et que les patrons d'un certain nombre d'agences parisiennes dira pas dans quel métier. Ah je vous dirai pas dans quel métier parce que ce serait signé.
Non, non, mais les patrons des grandes agences, je vous ai déjà donné une petite indication. Les patrons des grandes agences se sont passés une espèce de de liste noire. Alors, face à cette dérive, je rappelle qu'il y a 60 milliards d'euros de dette à l'assurance chômage.
Les organisations patronales et les syndicats cherchent des solutions. Il y en a trois qui me paraissent disponibles. Un, d'abord, différer l'accès aux indemnités chômage. 2, rendre dégressives les allocations. 3, réduire la durée d'indemnisation.
Ce sont des pistes qui sont sur la table avec un chômage élevé. À mon sens, le l'accès au chômage n'est pas un n'est pas un droit. Ça ça ne doit pas être une chance, ça doit rester le dernier recours.
Merci. Je crois qu'il y a rien à ajouter. Abnous euh Berlin drague Pékin comme d'hab.
C'est ça. Et pendant ce temps-là, que fait Paris ? Paris gesticule.
Et oui, comme d'habitude, Frédéric SM est arrivé ce matin à Pékin pour sa première visite officielle en Chine depuis son entrée en fonction. Il est accompagné de 13 chef d'entreprise Volkswagen, BMW, Mercedes-Benz, CMS. Ils sont tous là.
Il a été reçu par le Premier ministre L Kang. Puis il va dîner avec Xin Ping évidemment. Il visitera les usine Mercedes-Benz, le véhicule autonome, la cité interdite, puis se rendra à Hangzou pour visiter encore d'autres usines.
Et dans tout ça, pas de Macron, pas d'Ursula Vlon, pas de commissaire européen, rien du tout. où l'Allemagne va seule avec ses industriels pour défendre ses intérêts bilatérales. C'est un choix et c'est surtout un schéma qui se répète depuis 20 ans.
Angela Merkel, souvenez-vous, et c'est rendu en Chine 12 fois en 14 ans de pouvoir entre 2005 et 2019, soit presque une fois par an. à chaque fois le même rituel. Un nerbus rempli de PDG, des accords bilatérals signés au palais du peuple et moi ce que j'adore des visites de terrain seigneusement mis en scène.
On croirait le petit livre parfait du petit vous savez du petit chinois sage communiste. Vous avez Merkel apprenant à cuisiner le poulet Kong Po. Vous avez Merkel enseignant l'arithmétique dans une école primaire.
Merkel visitant une usine. Je crois qu'elle les a toutes visité. C'est est devenue tellement pote que Xigin Pin l'appelait ma vieille amie.
C'était vraiment genre une année sans Merkel, c'était inimaginable. Ce n'est jamais arrivé. Et quand je dis jamais jamais de président français dans l'avion, la Chine pour Merkel c'était le précarré, relation bilatérale jalousement gardée où la dimension européenne n'est là que en gros pour faire des cors.
C'est un peu dans le discours. On précise que l'Allemagne fait partie de l'Europe mais pas plus. Scholz reproduit exactement le même schéma que Merkel le 4 novembre 2022, 3 semaines après la reconduction de Xinping où on sentait quand même une petite dérive euh au pouvoir et 8 mois après l'invasion de l'Ukraine, Chine grand soutien de la Russie.
Sch se rend seul à Pékin pour une journée avec sa corde de PDG habituelle. Macron lui avait même proposé je peux venir avec toi ? Il avait dit non.
Et en 2024 Scholz s retourne et Macron dit je peux venir et Robolette il lui dit non. qui qui commence quand même. Et par contre par contre visite d'état de Xinping en France en mars 2019 et là Macron invite et Merkel et Junker qui est alors président de la Commission européenne la première, le chancelier la chancellère allemande le commissaire européen, la France, la Chine, tout ça autour de la même table. l'Élysée.
Alors là, communiquer sur communiquer, un front uni est nécessaire pour véritablement défendre les intérêts, les valeurs qui unissent les pays de l'Union européenne. Le visage d'une Europe qui parle d'une seule voix sur la scène internationale est en train d'émerger. Et ben les la photo comme d'habitude est belle mais pour de vrai, Merkel avait vu ping 2 jours avant, tous les accords bilatéraux avaient été signés.
Donc en fait, il ne s'est rien passé. La France a signé que dalle de rien du tout. Et donc bah comme d'hab, la vitrine est belle et derrière il ne se passe rien.
Mais mais Macron, le président Macron s'acharne, il amène Ursula Van Derlen en Chine pour une rencontre à Exigin Ping en avril 2023. Message européen, on en fait des tonnes. Le résultat, c'est un fiasco diplomatique.
Rappelez-vous, dans l'avion de retour, le président Emmanuel Macron déclare que le DRO ne devrait pas être suivi des États-Unis sur Taiïwan. Tempête transatlantique, rien ne va plus. D'autant plus que c'est exactement ce que Zizinping voulait, c'est rompre le front occidental euh sur Taiï.
On a vraiment pas de chance en Chine. En résumé, Macron voulait européaniser la relation avec la Chine pour diluer la dépendance allemande euh à la Chine et euh renforcer finalement la dimension européenne. C'est totalement raté. l'Allemagne c'est hors de question parce qu'elle va perdre sa marge de manœuvre bilatérale et qu'elle serait obligée d'accepter des positions sur les droits de l'homme, les ouigours, tout ça c'est mal et que ça va quand même nuire un peu à ces exportations.
Donc l'unité franco-allemande, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Est déjà pas tout à fait au point mais alors elle s'arrête définitivement aux portes de Pékin. Les Allemands signent leur contrat, les Français rentrent avec des discours, l'un a des carnets de commande, l'autre et ben il fait des communiqués de presse.
Je crois qu'on est devenu des spécialistes des communiqués de presse en France. Et ce qui est dingue, c'est que c'est que chaque visite bilatérale d'un pays européen occidental en Chine, c'est une victoire pour la Chine. Ziginping reçoit Macron en 2025, Starmer en 2026, Marc Carnet le canadien en janvier la dernier, Mers là aujourd'hui, chacun vient avec ses industrielles, ses demandes, ses faiblesses.
Pékin joue les Européens les uns contre les autres, ses marches. Et pendant ce temps-là qui se frotte les mains évidemment c'est Donald Trump parce que qu'est-ce qu'il voit ? Un front des unis.
Ils sont vraiment pas capables de s'unir ni économiquement, ni militairement euh ni géopolitiquement. Résultat, qu'est-ce que vous voulez qu'il fassent contre la Chine et contre les tarifs douaniers américains ? Ils sont trop divisés pour résister à Washington et trop faible individuellement pour un bras de fer avec Pékin.
Ce qui est fascinant, c'est la permanence permanence euh de ces liens effectivement qui sont dommageables à l'unité européenne et la France qui répète les mêmes erreurs et l'Allemagne qui continue à la seule différence de faire prospérer et Pékin qui encaisse que pour la première fois le président Macron n'a même pas demandé à Mert s'il pouvait venir dans ses bagages là. Je crois qu'il a compris. Merci en tout cas à tous les trois Pascal, Antoine et Amnous.
Bonne soirée à tous sur LC.
Emmanuel Macron