La Poste : audition de Marie-Ange Debon
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
notre réunion, même si je pense un certain nombre d'autres commissaires vont, je l'espère en tout cas, nous rejoindre. Donc je vous rappelle que cet après-midi, dans le cadre de notre commission, nous auditionnons en application de l'article 13 de la Constitution, madame Marieange Debont qui est la candidate proposée à la fonction de présidente du conseil d'administration du groupe La Poste. Madame Debon, chers collègues, nous avons le plaisir de vous accueillir aujourd'hui parmi nous.
Euh vous êtes, je l'ai dit, euh candidate proposée par le président de la République à la fonction de présidente du conseil d'administration du groupe La Poste et au terme des dispositions de l'article 10 de la loi du 26 juillet 1983 relative à la démocratisation du service public, la présidente du conseil d'administration de la Poste est nommée par décret parmi les membres du conseil d'administration et sur proposition de celui-ci la durée de son mandat et de 5 ans. En application du 5e alinéa de l'article 13 de la Constitution, cette nomination par décret du président de la République ne peut intervenir qu'après audition par les commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat. Cette audition est ouverte à la presse et au public et elle est retransmise en direct sur le site du Sénat.
Je vous rappelle également, mes chers collègues, qu'elle donnera lieu à un vote à bulletin secret à l'issue de l'audition de madame Debont et pour lesquelles les délégations de vote ne sont pas autorisées. Seules les personnes présentes physiquement peuvent effectivement voter. L'Assemblée nationale vous entendra aujourd'hui à 17h.
Puis nous procéderons simultanément au dépouillement à l'issue sans doute autour de 19h. Le dépouillement pour lequel d'autorité je désigne deux scrutateurs qui sont donc nos collègues Antoinette Gull et Daniel Gremiller et je les en remercie par avance. Donc, on ira dans mon bureau comme d'habitude pour ceux qui ont déjà dépouillé ce genre de scrutin aux alentours de 19h.
Il ne pourra être procédé à cette nomination si l'addition des votes négatifs dans les deux commissions représente au moins 3/5 des suffrages exprimés. Pour mémoire, le poste de président du conseil d'administration de la Poste était occupé depuis septembre 2013 par monsieur Philippe Val que nous avons à de nombreuses reprises auditionné dans le cadre de nos travaux législatifs ici en commission des affaires économiques. Je veux devant vous lui rendre hommage car il a su prendre à bras lecor des défis majeurs au cours de ces 12 années de mandat.
Confronté à la chute vertigineuse de la distribution du courrier, le groupe La Poste sous sa direction a vigoureusement réagi et a su se diversifier et s'internationaliser notamment en développant son activité dans les domaines du colis et de la banque assurance. Nous aurons bien sûr l'occasion d'y revenir. Je voudrais rappeler brièvement madame Debon votre parcours.
Vous êtes diplômé d'HC et ancienne élève de l'ENAIN. Vous avez commencé votre carrière en tant que magistrate financière à la Cour des comptes en 1990. de 1994 à 1998, vous occupez plusieurs postes de direction à France 3.
Après un retour à la Cour des comptes entre 1998 et 2003, vous rejoignez le groupe Thomson en tant que secrétaire général de 2003 à 2008. de 2008 à 2013, vous êtes secrétaire général de Suè environnement, poste que vous cumulez à partir de 2009 avec celui de directrice des projets eau et propreté de l'entreprise. De 2013 à 2018, vous êtes directrice générale adjointe en charge de l'international de Suèse Environnement avant de devenir entre 2018 et 2019 directrice générale adjointe en charge de la France, de l'Italie et de l'Europe centrale de Suè.
Depuis 2020, vous êtes la présidente du directoire de Keolis, filiale de la SNCF, qui exploite notamment des réseaux de bus, de métro et de tramoué partout dans le monde. Avant de passer la collègue la la parole à notre collègue Patrick Chaz qui est rapporteur sur cette nomination et qui est un des experts de notre commission sur bon nombre de sujets, sur tous les sujets qui touchent au groupe La Poste. Je souhaiterais rappeler que la poste est passée du statut d'établissement public à celui de société anonyme à capitaux 100 % public en 2010.
En 2020, la Caisse des dépôts et consignations en est devenue l'actionnaire majoritaire et de contrôle puisqu'elle détient désormais 66 % des participations du groupe La Poste, l'État conservant les 34 % restants. 2è employeur public de France après l'État avec plus de 225000 collaborateurs en 2023 dont 60500 facteurs. La poste est présente partout ou presque au plus près des citoyens et dans leur quotidien représentant indirectement la présence de l'État et des services publics en particulier dans les territoires ruraux.
Entreprise à mission depuis 2021, le groupe s'est doté d'une belle raison d'être que je veux ici citer car elle rappelle combien la poste joue un rôle essentiel dans la vie des Français. au service de tous utiles à chacun. La Poste entreprise de proximité humaine et territorial développe les échanges et tissent des liens essentiels en contribuant au bien communé tout entière.
À cet égard, je souhaiterais avoir votre regard sur la façon dont la poste s'appuie sur sa présence dans les territoires pour jouer un rôle actif en faveur de la cohésion sociale, tout en dégageant de nouvelles sources de revenus, particulièrement en zone rurale et en tenant compte du vieillissement des populations. Je veux parler livraison de colis et de médicaments, portage de repas et autres services à la personne dans un contexte où en 2030 les personnes âgées de plus de 65 ans seront 23 millions dont 12 millions âgés de plus de 75 ans. Cette activité est-elle rentable ?
Son développement est-il compatible avec la réduction effective de l'emprise postale sur le territoire ? Autre question, je vous l'accorde nettement plus polémique, mais si je ne la posais pas moi-même, d'autres collègues l'auraient posé et peut-être y reviendront-ils là-dessus. Je souhaiterais vous entendre sur un sujet qui a déffrayé la presse la semaine dernière puisque la poste a annoncé un accord cadre pour renforcer son partenariat de distribution avec la plateforme de vente en ligne chinoise TMU qui pourra compter sur 7000 guichets colissimaux répartis dans toute la France contre une centaine jusqu'ici.
À quoi s'ajoute 4000 points de collecte ? Comprenez-vous les critiques qui sont adressées à la poste par l'Alliance du commerce et la Fédération Procosse qui n'hésite pas à qualifier la poste de cheval de 3 de TMU avec les entreprises françaises qui vont subir de plein fouet la concurrence de plus en plus forte avec d'entreprises chinoises qui elles cassent les prix. Il semblerait que les grandes plateformes chinoises d'e-commerce que sont ému, Shane et Alibaba représentent déjà plus de 20 % des volumes transportés par Colissimau.
Toujours et enfin sur ce sujet sensible, que pensez-vous de la taxe de 2 € sur les petits colis livrés par des entreprises établi hors de l'Union européenne notamment de Chine prévu dans le cadre du projet de loi de finance pour 2026. Voilà madame Debon les questions que je souhaitais vous poser d'ors et déjà puis bien évidemment je vais sans plus tarder laisser la parole non je vais vous laisser vous exposer et après je donnerai la parole non non c'est monsieur le rapporteur d'abord oui oui j'ai un peu perdu le le l'habitude. Donc je laisse d'abord la parole à notre rapporteur donc Patrick Chaz euh qui va lui-même bien sûr vous poser un certain nombre de questions.
Je crois aussi qu'il a des questions à poser de la part de notre collègue Anne-Catherine Noisier qui est donc aussi rapporteur pour avis au sein de notre commission des affaires économiques sur plus particulièrement la question de la poste et qui ne pouvait pas être présente à cette audition. Et puis ensuite madame Debon, on vous laissera bien évidemment vous exprimer, présenter aussi bah votre projet, répondre aux questions et on ouvrira les questions à l'ensemble des commissaires. Voilà.
Donc Patrick, je te laisse la parole bien volontiers. Merci madame la présidente, madame Debon. Chers collègues, comme vous l'avez rappelé, madame la présidente, nous sommes réunis aujourd'hui pour nous prononcer sur la candidature de madame Mariange Debont dont la nomination est proposée en qualité de présidente du conseil d'administration du groupe La Poste.
L'enjeu pour nous est d'approuver ou non cette nomination pour une durée de 5 ans. Avant de vous écouter, nous exposer votre feuille de route pour la poste. Nous aurons besoin d'en savoir davantage sur vous et sur la gouvernance que vous comptez mettre en place en tant que dirigeante de ce groupe pourriez-vous nous présenter les atouts qui sont les vôtres pour prendre la direction de cette grande entreprise publique à un moment charnière de son histoire ?
Comment vous positionnez-vous sur la question de la rémunération des principaux dirigeants du groupe ? Comme vous le savez, il s'agit d'un sujet très sensible dans un contexte où les rémunérations dans la sphère publique sont censées être plafonnées à 450000 € par an. Ces deux questions étant posées, j'en viens au grand défi que vous devrez affronter si vous êtes confirmé à la tête de la poste.
Sous l'impulsion de Philippe Val, la Poste a profondément transformé son modèle ces dernières années, ce qui doit nous conduire collectivement à réfléchir au bilan de ces évolutions et à notre vision de ce groupe chargé de plusieurs missions de service public essentielles pour notre cohésion sociale. Historiquement, la distribution du courrier puis la livraison de colis représentait la majeure partie du chiffre d'affaires du groupe La Poste. Mais la baisse du volume du courrier est désormais une tendance de long terme accélérée par la crise sanitaire, par la numérisation des échanges et par l'ouverture à la concurrence du marché de la distribution du courrier en 2011.
Afin de faire face à ce titre existentiel, la poste a mis en œuvre une ambitieuse stratégie de diversification et de croissance externe en développant des activités de téléphonie mobile, de banque assurance avec le rapprochement entre la banque postale et CNP Assurance en 2020, de livraison internationale de colis ou encore de services de proximité et à domicile comme la livraison de repas auprès des personnes âgées évoquées par madame la présidente. Désormais Groupe International 44 % de son chiffre d'affaires est réalisé à l'étranger et multiactivité. La poste a enregistré en 2024 des résultats de en progression.
Son chiffre d'affaires s'est établi à 34,6 milliards d'euros et son résultat net a progressé à 1,4 milliards d'euros. Ces chiffres cachent néanmoins des fragilités importantes. La filiale de livraison de colis géoposte a ainsi enregistré un résultat d'exploitation négatif de 98 millions d'euros pénalisé par les sorts de la livraison hors domicile en point relais ou en consigne.
La Banque Postale a certes enregistré 1,2 milliards d'euros de résultats nets grâce aux activités d'assurance, mais les activités de banque de détail sont restées en perte de près de 400 millions d'euros pénalisé par la dégradation des marges netes d'intérêt. ACI vous faudra-t-il continuer à faire évoluer la poste pour prendre en compte les changements économiques et sociaux profonds qui touchent son modèle d'activité et faire en sorte que celui-ci soit robuste pour la durée. Quel regard portez-vous sur la transformation profonde opérée au sein du groupe La Poste ces dernières années ?
Quelles seraient vos pistes pour améliorer la rentabilité financière du groupe ? en particulier, comment réduire les coûts pour améliorer la soutenabilité financière dans un contexte où l'endettement de la poste a fortement augmenté pour dépasser les 10 milliards d'euros. Avez-vous identifié des activités qui conviendraient selon vous de céder à d'autres opérateurs économiques ou d'abandonner ou à contrario ou de développer ?
Auudelà du modèle économique global qui conditionne évidemment la bonne santé financière, nous sommes bien sûr tout particulièrement sensibles ici au Sénat, aux missions de service public confiées par l'État ou la Poste qui sont dans notre pays à la fois plus nombreuses et plus exigeantes que dans les autres pays européens. Les missions de service public confié à la poste par la loi du 2 juillet 1990 sont régies par un contrat d'entreprise est à la Poste. En compensation des obligations spécifiques qui lui reviennent, la Poste perçoit une rémunération de l'État.
Tout d'abord, le service universel postal. La loi du 9 février 2010 avait désigné la poste en tant que prestataire du service universel postal pour une durée de 15 ans à compter du 1er janvier 2011, soit jusqu'au 31 décembre 2025. Un décret du 26 juillet 2025 a renouvelé cette mission pour une durée de 10 ans à compté du 1er janvier 2026.
Le service universel postal consiste notamment en une levée et une distribution 6 jours sur 7 sur l'ensemble du territoire national pour les envois de correspondance jusqu'à 2 kg et de colis postaux jusqu'à 20 kg. Le montant de la compensation au titre du service Unevael postal est comprise entre 500 et 520 millions d'euros par an. La Poste française est ainsi celle qui reçoit le montant le plus élevé tandis que la majorité des opérateurs postaux-uropéens ne reçoivent aucune compensation pour le service universel.
Toutefois, le coût supporté directement par le groupe, malgré cette compensation s'élève à environ 479 millions d'euros en 2023. Ce déficit devrait persister à l'avenir en raison de l'importance des coûts fixes. Comment faire face au résultats durablement dégradé de l'activité courrier ?
Considérez-vous que la fréquence de distribution du courrier devait être revue, la France étant l'un des derniers pays à conserver une fréquence de distribution 6 jours sur 7. L'aménagement du territoire en second lieu, la loi confie à la poste une mission d'aménagement du territoire au moyen de son réseau de points de contact. L'objectif de cette mission de service public est de fournir un service postal à toute la population sur l'ensemble du territoire.
La loi fixe des règles précises d'exercice de cette mission sur le dimensionnement. Le réseau de la poste comporte au moins 17000 points de contact au plan national. Sur l'accessibilité, pas plus de 10 % de la population d'un département ne peut se trouver éloigné de plus de 5 km ou de plus de 20 minutes de trajet automobile des plus proches points de contact de la Poste.
Sur l'adaptabilité, la Poste adapte son réseau de points de contact notamment par la conclusion de partenariats locaux publics ou privés. En recherchant la meilleure efficacité économique et sociale. Ces dernières années, la mission d'aménagement du territoire de la Poste a vu son coût croître 100 millions d'euros supplémentaires entre 2018 et 2023 alors même que la fréquentation du réseau n'a cessé de diminuer.
En dépit de l'objectif de création de nouvelles activités, par exemple permettre au bureau de poste de devenir centre d'examen pour passer les preuves théoriques du code de la route. Celle-ci ne représente que 6 % de l'activité du réseau et ne compense pas les fortes pertes de volume sur le courrier et le colis grand public. Comment donc mieux articuler le réseau de la poste avec les autres politiques déployées en faveur de l'accès au service public ?
Quelles serait vos pistes privilégiées pour favoriser des synergies plus fortes avec le programme France Service ? Pour les 3e et 4e services publics, le transport de la distribution de la presse et l'accessibilité bancaire. La mission de transport et de distribution publique de la presse par laquelle la poste s'engage à desservir les zones rurales vise à garantir le respect du principe de pluralisme de la presse et à permettre à chaque citoyen un égal accès à l'information.
Malgré un protocole d'accord entre l'État, la Poste et les éditeurs de presse signés en 2022, pour mettre en place une seule grille tarifaire et la création d'une aide à l'exemplaire, la bascule vers le portage n'a pas donné les résultats escomptés. Les éditeurs de presse n'ayant pas réalisé les investissements requis au portage en zone danse et la situation financière de cette mission ne cesse de se dégrader. Même chose pour la mission d'accessibilité bancaire qui permet à toute personne qui en fait la demande d'ouvrir un livret A et d'effectuer gratuitement ces opérations de dépôts et de retrait à partir de 1,50 € afin de favoriser la bancarisation et l'épargne de l'ensemble de la population.
Là encore, la compensation que verse l'État au groupe est élevée, 303 millions d'euros en 2023 sans pour autant couvrir les charge supporté par la poste. Au total, le montant de la compensation versé par l'État au titre des quatre missions de service public dépasse désormais le milliard d'euros. Le montant du déficit non compensé est laissé à la charge de la poste représentant pour sa part, d'après les chiffres donnés par Philippe Val, quelques 1,2 milliards d'euros.
Ces montants apparaissent clairement insoutenables financièrement tant pour l'État que pour la Poste. Pensez-vous qu'une nouvelle loi postale sera nécessaire dans les mois ou plus vraisembablement les années à venir pour redessiner le périmètre d'émission de service public de la Poste concernant Docaposte. Maintenant, ces 10 dernières années, la Poste a développé sa filiale d'OCAPost en la dotant d'un portefeuille d'actifs technologique destiné en faire l'un des acteurs majeurs de la confiance numérique en France et en Europe, par exemple sur la cybersécurité et la santé.
Decapost a ainsi commercialisé la première solution souveraine et industrielle d'intelligence artificielle générative pour enrichir ces solutions destinées au secteur public, aux PME, aux acteurs de la santé et de la banque assurance. Elle a développé le logiciel de vie scolaire Pronote utilisé par 18 millions d'utilisateurs. En s'appuyant sur une alliance avec la banque des territoires d'asso système et Big Telecom, elle a également lancé l'offre de cloud souverain Numost Num Spot pardon.
Alors que la souveraineté numérique est une préoccupation préoccupation de plus en plus prignante, comment comptez-vous continuer à développer les activités de Doc Post en matière de protection des données sensibles ? Les hébergers en France constituera-il une priorité pour vous ? Je veux rajouter deux questions dont Dan Catherine Loisier donc rapporteur pour avis sur le budget de la poste.
Quelles seront vos priorités en matière de dialogue social avec les organisations syndicales de la Poste ? 2è question. Alors que la Poste est à ce jour la seule entreprise à avoir été condamnée pour manquement à la loi de 2017 sur le devoir de vigilance, pourrez-vous garantir que le plan de vigilance de la poste présentera systématiquement à l'avenir une cartographie très précise des risques humains et environnementaux de ces activités, y compris au sein de ces filiales, fournisseurs et sous-traitants ?
Nous avons besoin pour nous prononcer sur votre nomination de bien comprendre comment vous vous positionnez sur les différents enjeux que je viens d'évoquer et d'identifier les priorités qui seront les vôtres pendant les 5 années de mandat qui vous seraient confié à la tête de la poste. Je vous remercie d'avance pour les réponses que vous apporterez à ces différentes questions. Merci monsieur le rapporteur.
Donc voilà madame de bon un flot de questions extrêmement importantes. Vous voilà on vous écoute. vous répondez et de toute façon, il y a déjà beaucoup de commissaires qui se sont inscrits, donc très certainement des sujets reviendront aussi dans leur question.
Je vous laisse la parole. C'est pas mis. Vous m'entendiez quand même, j'espère.
Euh c'est plus qu'une simple entreprise de de par sa taille, de par son histoire. de par sa culture et de par sa présence dans nos territoires. C'est une entreprise et c'est une institution.
Je mesure donc l'honneur qui m'est fait et l'héritage qui m'est transmis et les défits aussi qui m'attendent si votre vote m'est favorable. Alors, je vous propose en d'articuler mon propos qui va répondre à certaines des questions qui ont été posées, puis je je prendrai les suivantes. Quelques mots pour me présenter, même si vous l'avez déjà fait. euh mon sentiment ou mon diagnostic sur la poste aujourd'hui et puis mon projet pour la poste.
Projet qu'il faudra évidemment que j'affine de l'intérieur avec les équipes et l'écoute de l'ensemble des parties prenantes. Alors peut-être quelques mots pour me présenter. Je suis mariée et j'ai trois grandes filles.
Je suis née en région parisienne mais comme beaucoup de parisiens de ma génération, ce n'était pas le cas de mes grands-parents ou de mes parents. Donc j'ai une grand-mère du Cantal, une grand-mère du Finister et un grand-père du de la Creuse. Et oui, des racines assez profondes dans nos dans nos territoires.
L'exode rural est sans doute passé par là à cette époque. J'ai commencé mon parcours professionnel en effet comme magistrat à la cour des comptes pendant 4 ans et puis j'ai ensuite travaillé dans quatre entreprises et secteur différents et mon parcours en effet est très marqué par les métiers de service public, les métiers à forte proximité territoriale, à fort ancrage, des métiers de service avec une dimension humaine forte et comme vous l'avez rappelé madame la présidente, j'ai donc servi le service public de l'audiovisuel avec France 3 à l'époque la chaîne des régions, le service public de l'environnement avec ses gestion de l'eau et et des déchets et le service public du transport collectif avec Keolis que je dirige depuis 5 ans. Kolis c'est une entreprise de 70000 collaborateurs.
La moitié de son activité en France, l'autre moitié à l'international. Elle n'est peut-être pas aussi connue que sa sœur la TP carolis est souvent en marque blanche en fait. Elle endosse les marques locales, vos marques locales comme TBM à Bordeaux, Star, des des marques peut-être plus moins connues comme Ruby à Bour en Brest ou ou artiste à à race.
Mais en taille, elle dépasse la RATP d'une d'une courte tête. J'ai aussi en effet un parcours à l'international pour avoir dirigé les activités internationales de Suest pendant 5 ans parce que l'entreprise Thomson Taking Color où j'ai passé 10 ans avait simplement 5 % de son activité en France et parce que Kolis comme je le disais a 50 % de son activité à l'international. J'ai aussi eu l'honneur d'être pendant 7 ans membre de l'Autorité des marchés financiers où donc j'ai eu à aborder beaucoup de sujets qui ont trait aux banques, aux assurances et aux investisseurs.
Au-delà de ce parcours professionnel, je voulais vous dire quelques mots de ma personnalité et de ma vision en tant que chef d'entreprise. Pour moi, l'objectif avant tout, c'est d'embarquer des équipes de direction et des équipes de terrain sur une vision stratégique et sur une performance opérationnel. Je suis une convaincue de la transparence, du dialogue et du collectif.
J'ai besoin d'écouter avant de me forger une opinion et de prendre une décision, c'est-à-dire écouter mon équipe directe, écouter les post les postières que j'auraiis, si vous en êtes d'accord, l'honneur de d'emmener dans cette nouvelle aventure. Donc les remontées de terrain, elles soient internes ou externes et les parties prenantes. C'est dans cet esprit que j'ai piloté Suè et et Keéolis et c'est dans cet esprit que j'entends piloter la poste. encore une fois si euh votre vote m'est favorable sur ce sujet.
Je pense d'ailleurs euh m'inscrire dans la même culture que mon prédécesseur. Euh donc, je voudrais, comme vous l'avez fait, madame la présidente, saluer très chaleureusement le bilan et je suis honoré et fier de me présenter devant vous pour prendre sa succession comme d'ailleurs la succession de Jean-Paul B qui ont tous les deux été des dirigeants emblématiques de la poste. Je crois en la force du collectif et en particulier dans les maisons de cette taille.
Il faut pi la décision au plus près du terrain, au plus près de ceux qui connaissent intimement un territoire ou un sujet. La responsabilité locale et la décentralisation sont des puissants leviers de motivation des équipes dans une période où on voit une forte démotivation des jeunes et aussi des moins jeunes vis-à-vis des entreprises. Après ces quelques mots sur mon parcours personnel, je voudrais partager avec vous mon diagnostic encore très prélimineur de de la de la situation de la poste.
Alors, vous vous l'avez dit, votre commission connaît très bien cette maison. Vous avez à plusieurs reprises auditionné Philippe Val et plusieurs des membres du de son comité de direction. C'est aussi d'ailleurs pour moi l'occasion de de saluer le soutien du Sénat qui a beaucoup accompagné, beaucoup soutenu la Poste aussi challengé mais soutenu la Poste dans sa transformation.
Alors, vous connaissez certains des points que que le rapporteur a déjà mentionné et que je voudrais reprendre sur mon mon analyse de la situation. La poste s'est transformée avec succès au cours des 10 dernières années. Elle a connu ses trois virages du courrier vers le colis, de la banque à la banque assurance et puis d'une concentration française à une concentration géographique beaucoup plus diversifiée internationalement.
Elle est aujourd'hui une entreprise multiactivité, multiservice qui a comme colonne vertébrale son réseau, sa présence sur le terrain, les postiers et les postières qui porte trois types de services : la logistique, les services financiers et les services de proximité, de souveraineté. Ces virages ont été d'une ampleur particulière puisque le f d'affaire du courrier qui faisait 50 % du chiffre d'affaires de la poste il y a 10 ans fait aujourd'hui 15 % de son chiffre d'affaires. Malgré ce séisme, vous l'avez dit monsieur le rapporteur, la poste fait aujourd'hui 35 milliards de chiff d'affaires avec un résultat net de 1,4 milliards en 2024 et une dette qui se situe à 10 milliards.
Donc cette entre cette entreprise, elle a été capable de passer ses ses virages tout en plus s'affirmant comme une entreprise citoyenne et c'est un point très important pour moi. C'est la plus grande entreprise à mission de France avec la meilleure notation en matière de développement durable. J'ai moi-même introduit les entreprises à mission chez Colis pour la première fois à à Bordeaux.
Les les engagements de la poste sont tenus en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Son objectif est de faire - 45 % à l'horizon 2030. Ces objectifs sont tenus en matière de finances durable avec plus de 34 % de ces financements qui sont des financements citoyens.
Et ces engagements sont tenus en matière aussi de formation pour illustrer un sujet de dimension humaine avec un effort de formation assez inégalé en France. Aujourd'hui, la POE peut se fin peut se féliciter d'être le premier financeur des collectivités locales et des hôpitaux publics. Elle est aussi la banque, la première banque des plus fragiles et la seule banque des exclus.
Et je pense que c'est un honneur et une fierté pour ces équipes d'avoir apporté ces missions. C'est grâce au postier au postièr qu'elle a réussi cette transformation parce qu'ils sont engagés et attachés à leur métier. Maintenant, comme vous l'avez dit, monsieur le rapporteur, elle a aussi des défis importants.
Pour moi, ils sont au nombre de trois. D'abord, la sous-compensation des missions de service public. En effet, en Europe, la Poste est l'entreprise postale qui a le plus de missions de service public, mais son déficit se situe depuis 3 ans, 23 24 25 à plus de 1 milliard 1 milliard 2 aujourd'hui, ce qui représente à la fin une part notable de sa dette si on la mesure à l'ordre de sa dette cela cela cela peut la menacer dans sa solidité financière et dans son développement.
Et cette tendance, elle peut s'aggraver puisque à l'horizon 2030, la chute du courrier devrait se poursuivre. Et aujourd'hui, nous sommes à 5 milliards d'objets. On l'anticipe, la poste l'anticipe à près de 3 milliards en 2030.
Or, la poste n'a pas une structure financière assez solide pour absorber une telle baisse, la plupart de ces activités étant juste à l'équilibre ou fragile ou fragilisé. Le deuxième défi, c'est la concurrence exacerbée sur la logistique et les services financiers. Sur la logistique et le colib, j'ai j'y reviendrai.
L'entreprise fait face à une concurrence accrue d'acteurs, notamment des acteurs low cost et puis de nouveaux acteurs comme les acteurs du hors domicile. Et c'est vrai en France comme c'est vrai dans les pays où géoposte est développé. Par exemple en Europe, dans le domaine des services financiers.
Là aussi, la banque fait face à une concurrence très forte de ces concurrents bancaires traditionnels, mais aussi des mutualistes et nouvelles concurrence, celle des banques du digital ou de nouveaux acteurs comme ceux qui portent la carte révolute. Le troisème défi que la poste doit relever, c'est la montée en puissance de sa diversification qui est plus complexe et plus difficile que que prévu. C'est vrai que la poste a cherché à capitaliser sur deux grandes tendances de notre société, le vieillissement, la tendance démographique à à l'allongement de la de la durée de vie et le vieillissement et la tendance vers l'évolution numérique.
Le fait, elle a lancé avec succès de nombreux de nombreuses activités. Cette année, on devrait atteindre 15 millions de de repas portés à domicile. Elle a développé le portage de médicaments, la possibilité de passer le code de la route, beaucoup de métiers autour de la logistique de proximité.
Et dans le numérique, elle a réussi certains de ses challenges, de ses défis avec Docapost, l'archival électronique, le vote électronique, le cloud numérique, les données médicales. Donc l'ensemble de ces activités ont permis cette diversification mais c'est plus lent que prévu et beaucoup restent fragiles économiquement. Donc, j'en viens à ma mon projet, ma feuille de route.
Je pense que la poste a des atouts majeur, en premier lieu ses équipes et c'est des atouts sur lequels je vais construire ma feuille de route. Et cette nouvelle étape de la transformation, ma feuille de route, je voudrais la construire autour de la confiance. La poste pour moi, c'est le symbole de la confiance.
C'est la confiance à la fois par les usagers, par les entreprises et par vous. Les entreprises et les usagers font confiance à la poste. On lui confiance ses courriers, ses colis, ses économies, ses données personnelles.
Et la poste s'est déjà positionnée en tiers de confiance en faisant le choix de ces deux orientations stratégiques, du numérique et de la santé. Je veux construire donc un pacte de confiance avec les pouvoirs publics et les territoires, avec les postiers et les postières et les organisations syndicales et avec les clients. Pour moi, la confiance ce n'est pas la naïveté.
Elle se nourrit, elle se cultive d'actions concrètes et d'engagement et d'exigences pour la poste aussi. Alors le pacte de confiance avec les pouvoirs publics et avec les territoires, il faut réaborder le sujet des missions de service public. Je ne revien pas et je serai je répondrai à vos questions si vous le souhaitez.
Mais c'est vrai qu'aujourd'hui la sous-compensation, je l'ai dit, pèse fortement sur les comptes de l'entreprise. Cela pèse sur ses capacités à investir sur de nouveaux métiers qui prendront le relais des métiers déclinants. C'est donc une question de survie à court ou moyen terme et ce n'est pas un sujet facile.
Donc, il faudra travailler dans le temps à la fois pour voir comment on peut améliorer les compensations et votre chambre a un rôle précieux à jouer en ce moment à la au moment de la préparation du budget et sur le projet de loi de finance où il semble que le les compensations peuvent être encore en baisse et puis évidemment sur le périmètre de ces missions pour voir en bonne intelligence collective comment on peut procéder à des évolutions de ces missions. Il est vrai que la moitié du déficit de la de la des des missions de service public aujourd'hui vient de la distribution de la presse et comme vous l'avez dit, l'accord de 2022 n'a pas porté n'a pas produit les effets escomptés. Donc mon objectif est que nous puissions nous mettre tous autour de la table pour en discuter et trouver une solution viable tout en restant attaché évidemment au pluralisme de l'opinion qui est clé dans notre démocratie et consciente aussi de l'importance de la distribution de la presse notamment dans les zones rurales.
Et s'agissant du contrat de présence territoriale, nous avons la poste a déjà fait preuve d'une meilleure d'une d'une capacité d'innovation en recherchant une meilleure efficacité et sociale et économique, mais il faudra aller plus loin. Il faut sans doute retravailler l'optimum entre nous en ce qui concerne les maisons France Services. nos les 420 maisons franc service de la Poste doivent continuer de s'améliorer, travailler plus étroitement avec d'autres lieux de vie communaux et accueillir en faire des lieux de vie plus actifs pour permettre de mutualiser les flux dans les zones les plus excentrés.
Le pacte de confiance avec les pouvoirs publics et avec les territoires, il passe aussi par des actions volontaristes de la maison, une revue de son portefeuille d'activité, en particulier à l'international pour s'assurer que nous sommes présents dans les bons pays. Ça peut vouloir dire sortir de certains pays ou grandir dans certains pays. Aujourd'hui, en effet, l'international fait 45 % de l'activité de la poste.
Il faut savoir qu'elle fait plus de 45 % de sa rentabilité. Donc le développement à l'international a eu un effet positif pour pour l'ensemble de la maison en 2024, mais aussi avec des difficultés dans certains pays qui font face où la poste peut faire face à l'entrée aussi de nouveaux concurrents et de d'opérateurs low cost. Les difficultés de géoposte en particulier en 2024 ont donné lieu à des sessions d'actifs où à des plans de redressement sur lequel il faudra continuer de travailler et si dans les 3 ans le le redressement n'est pas à l'horizon, il faut en tirer les conséquences par des sessions.
Dernier point de ce pacte de confiance, l'optimisation des coûts et le fonctionnement de la poste. Je vois trois premiers constats. La poste doit travailler à l'optimisation de ses coûts qui ne se résument pas loin sans faut à ses coûts de personnel, mais sur ces achats, ces prestation externalisé, le coût de structure et les dépenses de système d'information.
Nous devons réaliser au meilleur coût nos missions qu'elles soient de service public ou pas. Deuxè axe de travail, une meilleure coopération en interne. Les prestations croisé au sein de la maison poste sont très significatives entre les différentes branches.
C'est toujours source de discussion et de doublon. Aujourd'hui, la maison ne peut pas se les permettre et doit être très vigilante sur ce travail collectif. Enfin, la poste a aujourd'hui deux actionnaires dont un actionnaire majoritaire qui est la caisse des dépôts à 66 %.
L'opération d'apport de la CNP a été un acte fondateur de la Nouvelle Poste. Aujourd'hui, il y a un grand pôle financier public qui est en place. Ils doivent fonctionner de manière la plus cohérente possible pour faciliter les financements qui permettent qui sont le ressort de la croissance et du développement dans notre pays.
Le numérique est aussi un axe majeur de la Caisse des dépôts voulu par le nouveau directeur général Olivier Sichel et elle doit être un ça doit être un domaine de travail en commun. Pact de confiance interne avec les postiers, les postières et les organisations syndicales. Je vous ai dit mon attachement au dialogue, à la transparence et au collectif.
Ce sera ma boussole pour ce pacte de confiance. Le dialogue social j'ite, je crois, d'une maison où le climat social a été apaisé ces dernières années, où le dialogue social a été riche et où ces dirigeants dont le premier d'entre eux ont été attentifs à la qualité de vie au travail et à la gestion des emplois et des parcours professionnels. Je m'inscrirai dans cette lignée avec une attention particulière portée à l'accidentologie, à la protection des équipes et à l'absentéisme.
Je serai attentive à nos équipes comme à nos clients parce que équipe engagée et clients satisfaits, cela va de pair. Ma tâche sera aussi de bien faire fonctionner le collectif dans un groupe où je l'ai dit, les prestations croisées sont aujourd'hui très nombreuses. 7 milliards pour un chiffre d'affaires de 35 milliards et où l'avenir passe en France par une meilleure mutualisation des ressources.
L'alignement du collectif managérial sera une de mes priorités. Enfin, pacte de confiance avec nos clients. La raison de l'aide d'une entreprise, c'est ses clients, les clients présents au futur, les particuliers, les entreprises, le secteur public, le monde associatif.
Ils doivent être au cœur de nos préoccupations et de nos processus pour mettre à disposition une offre de service plus large et pour avoir un parcours client facilité. C'est une priorité du réseau et de la banque assurance. Je crois que vous avez tous vécu des irritants avec la maison dans ces différents métiers.
Donc, je poursuivrai le travail pour mesurer la satisfaction client et l'améliorer. Cela passe par un renforcement des outils numérique et par une approche plus fine, plus segmentée de nos clients parce que les attentes ne sont pas les mêmes entre les centres-villes, les périphéries et le rural. et le vieillissement de notre base de clientèle est aussi un défi.
Je crois que le groupe a a su constituer un socle fort de service de proximité de souveraineté numérique sur lequel je voudrais capitaliser pour que la poste devienne vraiment le tiers de confiance numérique de ses clients et l'opérateur numérique du secteur public. Le groupe a commencé sa mutation avant l'intelligence vers le numérique avant l'intelligence artificielle et les le la cybersécurité. Il faut donc accélérer les investissements financiers humains pour prendre en compte ces évolutions et pour que la POE soit un acteur clé de la souveraineté numérique et de la confiance numérique.
Madame la présidente, monsieur le rapporteur et mesdames et messieurs les sénatrices et les sénateurs, je vous remercie de votre attention. Je vous redis que si votre vote m'est favorable, vous pouvez construire la poste dans cette nouvelle phase de transformation sur un socle multiservice et avec un ancrage de proximité fort. Et je vous propose, si vous voulez de reprendre certaines des questions ou de redonner ouvrir le débat, mais j'ai listé encore quelques questions à auxquelles je n'ai pas directement répondu dans mon propos introductif.
Donc si euh je si ça vous convient, je je les prends sans vouloir trop monopoliser quand même la parole, mais euh la l'ordcadre euh avec TMU que vous que vous avez euh soulevé euh et qui a suscité euh beaucoup d'émotions euh la semaine dernière et qui continue aussi à à induire un certain nombre de critiques. Alors, je voudrais peut-être repréciser quelques éléments du euh du débat. Aujourd'hui, à peu près, on estime qu'en Europe, un tiers des produits viennent de Chine.
Les produits industriels viennent de Chine. Aujourd'hui, ils sont commercialisés par beaucoup de plateformes qui sont des plateformes américaines ou européennes. Beaucoup de nos propres plateformes commercialisent. beaucoup de nos de nos distributeurs ou de nos commerçants euh commercialisent ces ces produits.
Les plateformes chinoises étant encore aujourd'hui extrêmement faible, mais les grandes plateformes comme Amazon, plateforme américaine, mais les plateformes françaises, Mano, Mano, le roi Merlin, Fnac d'Arti, l'ensemble de ces plateformes VIP pour lequel nous travaillons évidemment commercialise ces produits. Aujourd'hui, la Poste a 60000 clients et elle a accompagné le développement de la la vente en ligne ces dernières années qui s'est énormément développé puisque elle a cru de 7 à 8 % par an. Ça a été évidemment un élément assez structurant du du de l'évolution commerciale ces dernières années.
Ça parfois été un élément majeur pour les commerçants comme un complément par la vente en ligne de leur vente physique. La poste évidemment elle ne distribue les produits que quand ils sont entrés sur les territoires français. Donc le point principal qu'il faut conserver en tête, c'est les produits entrent et nous les distribuons.
Un des nos nous la poste a aujourd'hui deux préoccupations. Première préoccupation euh et euh je redis les les colis jouent aujourd'hui un rôle important dans le métier de facteur puisque 80 % des colissimaux sont distribués. par la sacoche du facteur.
C'est on on le monsieur rapporteur l'évoquait. le colis et c'est à remplacer très largement le le courrier et donc les colis constituent une part importante de la tournée des facteurs. Deuxème point important à avoir en tête et qui est une source d'inquiétude pour la poste, c'est que la plupart des grandes plateformes présentes aujourd'hui, certaines les plus grandes, ont commencé à internaliser la distribution avec leurs propres moyens logistiques. la poste ne bénéficie pas d'un monopole bien évidemment et donc aujourd'hui et c'est Amazon a ses propres moyens de distribution.
Euh elle utilise encore bien sûr la poste et c'est encore un client important dans la distribution de proximité du dernier kilomètre. Mais beaucoup de ces plateformes ont commencé à avoir leur propre outil de distribution et donc c'est une inquiétude forte pour la maison la poste. De manière contreintuitive, les colissimau a plutôt une baisse de ces colis postaux chinois ces derniers mois puisque pourquoi parce qu'en fait il passe par des outils de distribution qui ont été internalisés.
Alibaba a cré sa propre structure Alibaba Express de distribution et on voit dans beaucoup de pays européens en particulier notamment en Espagne mais dans d'autres pays la montée de ces moyens logistiques propre. Alors le l'accord TMU, il est juste un accord de prolongement de ce qui était existant. Il ne prévoit aucune il ne favorise évidemment en aucune manière téme.
La la poste applique ses conditions générales de vente. Euh elle elle a prolongé un accord qui était un accord d'un an par un accord de 3 ans pour essayer de d'avoir de la visibilité sur la compréhension de la façon dont cette entreprise va se développer. C'est TMU n'est pas un fabricant.
TMU est une plateforme de de distribution et le l'accord signé avec TMU ne dit rien de plus que euh ce qui existait aujourd'hui, mais dans une perspective pour donner à la poste de la visibilité sur les 3 ans. Donc voilà un peu le le contexte dans lequel nous intervenons. Il est absolument clé en effet que d'une part les autorités européennes, d'autre part les autorités douanières, d'autre part l'Organisation mondiale du commerce s'adresse à ce sujet.
La poste n'est qu'un des maillons de de de cette chaîne. Euh je je répondrai à la question sur le de les 2 € par colis en même temps, mais la distribution par la poste euh ne change pas. hm le la la présence chinoise puisqu'elle est ou internalisée ou distribuée euh par d'autres concurrents de euh de la poste.
Dernier point sur ce sujet, le le les 2 €. Alors, c'est en effet euh quelque chose qui peut avoir un impact sur ces colis. notre vision, il faut le dire, ou en tout cas la vision de la poste que je je partage aujourd'hui, c'est que les fabricants chinois ou les importateurs chinois vont assez aisément détourner cette taxe par des par conttainers, par des palettes et non plus par de la de la par le colis. et le 2 € qui s'appliquera au petit colis ne sera pas payé par des par les ceux qui utiliseront des palettes ou des containers pour faire venir en France des produits chinois de manière massive.
Donc c'est un élément sans doute peut-être qui peut jouer un rôle dans le processus mais au-delà de ce sujet du 2 € il convient de manière beaucoup plus structurée, beaucoup plus collective à l'échelle européenne et à l'échelle mondiale de s'attaquer au sujet de la des produits chinois et de savoir si il il comment ils sont ils circulent dans dans le monde aujourd'hui. Voilà le le le cadre peut-être rappelé la complexité de ce de ce sujet encore une fois avec des enjeux majeurs avec des des enjeux majeurs pour pour la paix pour la poste. Je je continue sur certaines des questions comme vous voulez ou sinon si vous avez une deux questions qui vous semble une nécessité d'intervenir tout de suite, je pense qu'après nos collègues reviendront dessus.
Mais d'accord. Alors je euh il y avait une une question sur mes atouts. J'espère avoir répondu à ces éléments sur mon parcours professionnel.
Euh vous m'avez posé la question de la rémunération des des dirigeants qui je je suis sûre pourrait donner lieu à une à une question. Donc je je vais prendre ça met une minute de détente avant que j'aborde ce sujet délicat. Alors, juste pour rappeler euh rappeler le contexte sur ce sujet des rémunérations qui a d'effrayé la presse et certains médias en particulier ces ces derniers mois et du plafond de 4500 € créé par le décret de 2012.
Depuis 2018, vous l'avez bien en tête, depuis l'opération dite Mandarine que nous avons évoqué là qui a qui a conduit le la CNP à être apportée à la maison la Poste. La Poste n'est plus une filiale de rang direct majoritaire de l'État. Ces filiales que sont d'une part la Banque postale et l'assurance sont encore à forcerie. pas une filiale directe de l'État, on est encore au niveau petite fille ou même encore plus bas par rapport à l'État et ne sont donc pas soumis bien sûr à ce décret de de 2012.
Si je au-delà des aspects juridiques et plutôt pour parler des aspects politiques ou managériaux, moi les points que je je voudrais mentionner, la poste dans ces activités de banque et dans ces activités d'assurance, je l'ai dit, se bat face à des concurrents extrêmement forts, structurés dans un dans un marché concurrentiel de concurrence exacerbé. Mon rôle de chef d'entreprise, c'est de d'avoir et d'attirer des talents et de les conserver. Je pense que certains des dirigeants qui ont été mentionnés sont des dirigeants de talent, de grand talent.
Et c'est mon devoir, c'est mon objectif de les garder, de les motiver et de les de de les conserver pour le succès. Et d'ailleurs, la performance de la banque postale en en 2024 et en 2025 est en nette amélioration par rapport à 2024. Donc c'est c'est dans ce contexte que il me paraît très clair de rappeler que ce plafond ne s'applique pas à nos dirigeants de filial de rang indirect dans un monde exposé à la concurrence, très fortement exposé à la concurrence et sur lequel j'aurais pour le futur à continuer d'attirer des talents parce que ces secteurs sont des secteurs à forte technicité et forte régulation. le conseil d'administration de la banque et le conseil d'administration de la de CNP qui comprennent des représentants de l'État, des personnalités qualifiées, des représentants des actionnaires, des représentants des organisations syndicales ont approuvé ces rémunérations et c'est de leurs compétences et ce sera dans le futur encore de leurs compétences.
Donc voilà peut-être les éléments que je voulais partager avec vous. Nous vivons, c'est sûr, dans un monde avec une forte dichotomie entre d'un côté le secteur public où les rémunération sont plus basses, on pourrait dire pour certains d'un point de vue plus raisonnable et le secteur privé où elles sont plus élevées, on peut dire peut-être moins raisonnables. et la poste est entre ces deux mondes et doit le concilier et ce sera mon objectif d'essayer de concilier cette dicotomie dans laquelle nous vivons malheureusement et qui n'est simple pour personne.
Merci beaucoup madame. Donc nous allons passer aux questions. Elles sont très nombreuses.
Donc si vous le voulez bien comme on a l'habitude de le faire, nous les prenons trois par trois et vous répondez donc par série de trois questions. On commence avec Pierre Kipers. Pierre.
Merci madame la présidente. Madame Madame, j'ai bien entendu bien écouté votre feuille de route comme d'ailleurs j'avais bien entendu celle de vos prédécesseurs. Or aujourd'hui, la situation qui est la nôtre et je vais être très factuel dans ma question à savoir m'en tenir simplement au fait.
Je suis du monde rural, un monde rural à 60 km de Paris. un monde rural qui aujourd'hui attend de la poste un service rendu au public. Or, ce service aujourd'hui, il est pas satisfaisant.
Il est complètement en dysfonctionnement. En tout cas, pour ce qui me concerne dans mon secteur, un courrier qui devait être qui doit être reçu à mercredi arrive dans nos boîtes aux lettres le lundi qui suit. Un journal La presse qui en principe doit être lu au quotidien au jour au jour le jour. est déchiré est déchiré.
Alors ma question, bon au-delà de des faits et du constat, c'est comment comprendre que l'on puisse donner des services nouveaux ou des attributions de services nouveaux à du personnel qui aujourd'hui n'arrivent pas à accomplir sa tâche ? Nous sommes dans une difficulté dans une dans une détérioration d'un service rendu au public que aujourd'hui nos collectivités, nos mairies, nos secteurs d'activité et les personnes âgées notamment n'ont pas aujourd'hui le retour de ce qu'il devrai attendre de la part de la poste. Voilà.
Alors, comment comptez-vous corriger ceci pour que à votre prochaine intervention, on puisse se dire et bien voilà, la feuille de route est respectée. Merci. Merci Pierre.
Fabien Gabien qui est là-bas. Oui, merci madame la présidente. Bonjour madame la candidate.
Euh, comment vous dire ? Bon, la poste, c'est un des services publics les plus aimés euh par les Françaises et les Français. Vous entendez pas ?
Si si si si j'entends, j'ai mon ami Olivier Ridman qui m'entend pas. C'est bien la première fois que tu m'entends pas. Je me rapprocher le micro.
Euh parce que souvent bon dans beaucoup de territoires, alors Pierre évoque les territoires ruraux, moi je viens de département très urbain euh très populaire et moi j'oppose pas les territoires entre eux parce que on retrouve les mêmes problématiques dans des territoires très très urbains, des quartiers populaires et des territoires éloignés de métropole qui vivent une désertification des services publics et souvent la poste avec l'école suivant, c'est l'un des derniers services publics et moi je considère que le service public, il s'incarne toujours par des hommes et par des femmes qui sont là pour le faire vivre. Mais ça nous demandera d'ailleurs, c'est ma première question, c'est une interpellation à l'ensemble de mes collègues plus qu'une question madame la candidate qu'on donne les moyens à ces services publics. La question de la compensation était déjà vraie sous Philippe Bal, elle restera avec vous si vous êtes évidemment confirmé par les deux assemblées.
La question de la compensation pour la question de l'égalité républicaine et de faire vivre les services publics se posera parce que si nous ne donnons pas les moyens alors c'est les usagers de la poste qui péront. Mais ça c'est un débat qui devra nous animer au moment budgétaire de façon démocratique et et nous arriverons à le régler. Je le suggère parce qu'on peut pas dire et demander toujours plus à la poste de présence un maillage territorial et cetera et cetera et au moment budgétaire arriver à ce que nous ne compensions pas ces missions de service public comme l'a si bien décrit monsieur le rapporteur.
D'ailleurs, ces transformations, c'est ma première question, elles doivent se faire d'abord avec les salariés de la poste et pas sans ou contre les salariés. Évidemment, les métiers se sont transformés, vous ne le rappelez. Donc, comment vous comptez faire vivre ?
Euh moi, j'aime pas trop le mode dialogue social, je sais bien tout ça. Enfin, la question sociale au sein de l'entreprise parce que les transformations ces dernières années ont parfois été violentes pour les salariés. Les syndicals ont souvent décrit un service public qui se transforme très vite la question des facteurs qui évidemment livrent de moins en moins de courriers à qui on le demande beaucoup plus d'autres choses.
Vous avez parlé des livraisons de repas la question des colis donc comment vous comptez le faire avec les salariés et sous quel timing ? Ça c'est ma première question et je me permets de vous dire que la dernière réponse, la question de la rémunération, je me permets d'igression, je pense moi j'aime pas trop et ceux qui me connaissent ici, je suis pas trop dans le populisme, pas mon truc. Ah là là, les patrons sont si bien payés que ça.
Bon, je sais bien. Et il faut leur couper la tête et tout ira bien. Mais dans un moment politique tel que nous vivons où les gens ont les salaires bloqués, où les salariés de la poste ont des petits salaires et ont des salaires bloqués, que sur la rémunération des grands dirigeants d'entreprises détenu par le public.
Alors, j'entends la compétition internationale, la banque, l'assurance, je connais ce discours par que mais au-delà de 4500 € qu'on se dise pas que déjà il y a une question là et qu'il y a une réponse et une soif de justice sociale et fiscale qui s'exprime partout dans le pays, je pense que c'est à mon sens pas le bon signal. Ou alors vous allez dire il y a pas de problème sur la rémunération du top 100 des dirigeants. Mais ça veut dire donc vous arrivez avec des proposition extrêmement offensive d'augmentation de salaire généralisé pour l'ensemble des salariés de la poste.
Parce qu'autrement le discours à mon sens dans le moment politique dans lequel on est inaudible. Je me permets ça. Et la deuxième chose euh bon je dévoquerai pas la presse mais je suis en désaccord amical avec le rapporteur, pas les éditeurs, mais bon ça c'est notre débat.
Peut-être que d'autres reviendront sur la question, c'est comment vous voyez les transformations de l'entreprise et notamment sur le colis. Moi, je viens d'un département où les colis n'arrivent jamais et une fois sur deux, les colis sont dévastés. Euh contrairement malheureusement au privé où vous commandez le matin, prenons ça par Amazon, tout le monde connaît, le soir vous êtes livré.
Le problème de la poste dans mon département, c'est que vous êtes livré 3 jours après, que le la personne en charge de faire la chose ne sonne jamais, que vous devez donc vous déplacer au bureau de poste et une fois sur deux, il est ouvert. Donc sur cette question des colis, vous êtes extrêmement en retard. En discutant avec l'ensemble des salariés, vous voulez combler le retard notamment sur ce qu'on appelle les lockers, les choses installées dans les gares, les supermarchés.
Moi, je crois que vous serez extrêmement retard et vous là vous en ouvrirez un. Vos concurrents, comme vous l'avez dit, en n en en ouvriront 10. Donc est-ce que la question pour la poste est pas de prendre de rattraper le retard ou de prendre un temps d'avance notamment sur la livraison par intelligence artificielle ou par véhicule aujourd'hui autonome ?
Les choses qui se développent de l'autre côté de l'Atlantique ? Je pense que ça sera une réalité dans les 10 prochaines années. Et est-ce que la question est devoir attraper le retard que vous ne comblerez jamais ou de tenter de prendre un temps d'avance sur les concurrents ici ?
Et ça c'est une vision d'entreprise. Voilà, je vous remercie. Merci beaucoup Fabien.
Alors, j'avais oublié, il y a Jean-Claude Tissau. Et après, je vous laisserai la parole madame Debon. Merci madame la présidente.
Euh madame la candidate, mes questions sont très précises. Euh mais d'abord avant de poser mes questions, je voulais saluer votre prédécesseur avec qui on a eu souvent des débats ici. Euh on éétait pas toujours d'accord mais il était quand même quelqu'un de dialogue.
Donc j'espère que si vous êtes retenu, on restera dans cette même dynamique. Euh j'ai trois questions. Euh ma première question porte sur la présence territoriale du groupe La Poste euh mais lié en particulier aux agences postcommunales dans la ruralité mais pas que.
Et je veux juste à titre d'exemple dans à Saint-Étienne dans mon département en 10 ans la poste a fermé 10 bureaux de poste alors que c'est la 14e commune la plus peuplée de France. Donc sur le devenir et les éventuelles fermetures d'agence, votre prédécesseur tenait le discours suivant. Donc ses propos exacts, il les a dit ici, c'est discutons et regardons la fréquentation.
Alors, est-ce que pour vous c'est toujours une équation qui sera encore en vigueur, c'est-à-dire fréquentation, maintien, fermeture ou et est-ce que c'est pour vous toujours un calcul mathématique ? Moins de fréquentation, on ferme ? Donc ça c'est une question très précise.
Ma deuxième question, elle est plus ou moins liée à la désertification bancaire. Donc donc aujourd'hui dans les départements, il y a une banque très présente qui a décidé de fermer des agences euh et avec ces fermetures d'agence aussi les la disparition des distributeurs automatiques de billets. Et pour les habitants et les commerçants, c'est une mauvaise nouvelle de plus dans un contexte de rarifaction permanente des services de proximité.
Moi, j'avais déposé ici une proposition de loi il y a quelques années de ça sur la présence bancaire et et qui qui soulevait déjà ce ce sujet-là. Euh moi, j'aimerais avoir votre avis sur sur euh la possibilité de garder une disponibilité d'espèces à travers les agences bancaires postales. Euh est-ce que pour vous c'est une éventualité ?
Est-ce que vous rejetez d'un revers demain cette éventualité ou est-ce que non ? Finalement, c'est peut-être une solution, c'est peut-être aussi une mission de la poste. Et puis une troisième question, mais vous avez déjà abordé le un petit peu, c'était à propos de TMU.
Euh immanquablement avec cet accord, les les les volumes vont exploser. Donc est-ce que non il y aura non, il y aura moins de volume parce que c'est pas ce que disent aujourd'hui les syndicats quand on les interroge et qui nous sollicitent. Euh si jamais ils avaient raison qu'il y ait plus de colis, est-ce que vous imaginez euh des personnels supplémentaires ?
Merci. Tout d'abord sur la qualité de service, je je permets de prendre notes et de de d'acter. Vous avez en effet un département rural de région parisienne peut-être que j'ai pu à connaître en matière de transport et je sais la complexité de de pouvoir desservir correctement des des ce type de de territoire.
La pose c'est 225000 salariés. J'ai je m'attacherai à la qualité de service comme une priorité de la maison. Euh je trouve que quand je regarde les chiffres 2025 et 2024 sont en amélioration par rapport à 2023.
Euh à la fois dans le respect des obligations, le 95 %. À la fois dans les indicateurs de quel de satisfaction clients qui sont mesurées par des baromètres. Évidemment euh ce n'est ce n'est pas 100 % on a on n'est pas dans le 100 %.
Donc euh je serais particulièrement attentive à ce sujet. Je crois que beaucoup de facteurs font extrêmement bien leur travail, euh sont euh vraiment engagé. Euh donc les cas que vous avez pu connaître euh ne me semble pas non plus, je l'ai dit he dans mon proposiminaire, il y a des irritants.
On a tous vécu des irritants à aller dans un bureau de poste ou à la banque postale. Ça arrive. C'est le cas de toujours dans les entreprises, mais on est dans cette transformation culturelle où on va mettre le client vraiment au cœur du du process de la formation.
C'est vraiment les éléments importants, mais je vois sur le terrain aussi des des postiers et des postières qui sont qui sont quand même très très engagés. Les nouveaux services, comment on y arrive ? On y arrive par un effort de formation massif.
Euh la poste, c'est 4,5 % de son chiffre d'affaires qui est consacré à la formation. C'est à la fois à la formation sur le digital, la formation sur les problématiques RSE et la formation sur les nouveaux métiers. La poste a lancé par exemple s'est lancé dans le processus ICOP qui est un processus pour justement favoriser le le le maintien à domicile des personnes âgées.
Les les gens ont été formés spécifiquement à ICOP pour être capable de faire des questionnaires auprès des des personnes âgées et s'assurer d'avoir de de collecter des éléments sur leur leur santé, leur état d'esprit et de permettre se bienveillir à à domicile. Donc ma réponse à votre question, c'est très grande concentration sur la qualité de service et formation de nos personnel pour améliorer le le les process. Euh monsieur le sénateur quand je j'ai bien entendu vos points et il y en a plusieurs que je partage.
Vous savez que venant de Koliste, les véhicules autonomes est un sujet qui m'est qui m'est qui qui me parle et je pense qu' un jour à un horizon peut-être 5 10 ans, ce sera quelque chose qui viendra en complément. Faut savoir que aux États-Unis aujourd'hui un taxi sur de dans certaines villes est un taxi véhicule autonome. Donc c'est vous allez à San Francisco, vous à Los Angeles, vous allez à Phonix, Austine, vous avez des véhicules autonomes.
Ça permet de ça peut permettre d'améliorer la qualité de service dans des zones ou excentrées ou des zones où pour des raisons de sécurité, de complexité, de trafic, on on a plus de mal à améliorer la qualité de service. En tout cas, comme je je le disais, le la dimension qualité de service et clients au cœur de la problématique avec des outils aussi informatiques. Maintenant, les facteurs ont factéo, ils ont un certain nombre d'outils à leur disposition qui permet d'améliorer la qualité de service.
Beaucoup de choses ont été fait quand même ces dernières années. Des SMS que que l'on peut recevoir sur la livraison des colis. Tous ces petits éléments qui sont devenus notre quotidien dans la livraison des colis ou ou des courriers.
Ils ont demandé beaucoup de travail à la à la maison la PSE. Et faut avoir en tête que la force la force ou la complexité de la poste, c'est de desservir tous les territoires. Une maison comme une entreprise comme Amazon ne dessert pas tous les territoires.
Elle n'ira pas dans dans le rural où le plus excentré. Avec la poste, vous avez ce service du dernier kilomètre et et et ce 6 jours sur 7 que la que la poste maintient sur euh les questions de disponibilité d'espèces, peut-être un point de de précision, c'est depuis entre 2022 et 2024, les retraits d'espèces sont baissées de 20 %. Donc on constate une vraie euh on constate tous au quotidien l'espèce a moins de de place dans notre dans notre vie quotidienne.
Une fois que j'ai dit ça, la poste a une présence par ses distributeurs automatiques de billets bien supérieur à sa part de marché en tant que banque. la poste essaie d'avoir des facilités bancaires dans l'ensemble de ces 17000 points de de contact et et d'être soucieuse puisque dans la vie aussi des marchés, dans la vie des brocants, dans la vie de certains territoires, l'espèce continue à jouer un rôle important et on continuera à travailler pour cet équilibre. Et pour répondre à votre à votre question et faire référence au discours de de de Philippe Val, ce n'est pas un pur calcul mathématique.
L'équation économique rentre dans l'analyse de la des décisions de de fermeture ou pas d'un bureau. Mais c'est vrai que la poste n'a jamais devancé la baisse de la fréquentation. Mais quand la baisse de la fréquentation est évidente et massive, la poste doit en prendre en compte et en concertation avec vous.
Euh puisque aujourd'hui il y a des boîtes à lettre où il n'y a pas de courrier. Euh il y a des bureaux où il y a très peu de passages. Euh les les passages dans les sont passés de 2 à 740000.
C'est c'est très une baisse très significative. Donc tous ces éléments, on doit les prendre en compte. D'autant que on le disait en introduction, l'équation économique de la poste est quand même assez complexe.
Donc ça ça résume pas une équation économique. en concertation et en en dialogue avec vous élus sur le le territoire que nous ferons évoluer comme il a été déjà fait les les 17000 points de contact à la fois pour maintenir une présence et des services pour essayer de mutualiser les services parce que évidemment plus on a des services dans un même milieu de présence plus on peut maintenir cette présence et c'est la force de du développement des services de proximité. Euh en ce qui concerne euh le dialogue social et le point que vous mentionnez concernant TMU et les syndicats, euh il y a des positions de syndicat assez différents.
J'ai vu que la CFDT avait avait tweeté ce matin à la poste de manière plutôt différente d'autres syndicats concernant TMU et en assistant sur l'importance de la livraison de colis pour les facteurs. Encore une fois, c'est un point majeur de l'emploi et du maintien de l'emploi en en France. On peut pas demander à la poste de régler l'ensemble de la problématique de la fabrication industrielle par la Chine qui est la l'usine du monde aujourd'hui.
Malheureusement euh si quand on a une fibre française souveraine. Euh et puis en ce qui concerne le dialogue social aussi, la Poste a fait une grande mutation euh l'année dernière. Elle s'est mise dans un dans un cadre de droit commun, si je puis dire. avec maintenant 32 instances de CSE qui portent le dialogue social qui ont été très actif.
Les entreprises travaillent avec des CSE. la PO ne travaille que depuis 2024 sur ces 32 dans le cadre de ces 32 CSE qui qui sont dans les branches et dans les géographies et qui sont quand même un lieu fort de dialogue et j'ai entendu dire qu'il y en a même certains qui durent 2 jours. Donc il y a il y a encore cas de l'échange et de la concertation et je m'inscrirai dans cette culture de la concertation et du dialogue.
Même si certains m'aiment pas ce terme là, je pense que j'ai j'ai pas trouvé encore mieux pour essayer d'arriver à à faire travailler et approcher rapprocher les points de vue et faire partager aussi les dimensions stratégiques à l'ensemble des équipes de la poste et inversement aussi aux équipes de direction à mieux comprendre ce qui se passe sur le terrain et les difficultés que rencontrent les les guichetiers ou les facteurs et les factrices. Merci. On continue avec Evelyine Renault Garabédian.
La présidente, madame, j'auraai deux questions à vous poser. Tout d'abord, je devrais revenir sur cette question de taxation douanière de 2 € plutôt sous un angle de tension logistique. En 2024, plus de 775 millions d'articles d'une valeur inférieure à 150 € sont rentrés sur le territoire français sans supporter aucune taxe douanière.
Dans le projet de loi de finance, le gouvernement pour justifier une taxation de 2 € pour chaque petit colis avance que l'afflux massif de produits en provenance d'Asie a trois effets négatifs. Tout d'abord, fragilise le commerce de proximité et ainsi que le dynamisme de certains de nos territoires, engendre un manque à gagner pour les finances publiques et exerce une pression croissante notamment sur la poste. Je vous avoue ne pas tellement bien comprendre ce dernier argument soulevé par le gouvernement.
Il déplore un regain d'activité commerciale pour la Poste et propose au contraire une mesure qui pourrait éventuellement assécher le flux et donc le chiffre d'affaires de la poste. Bon, je ne sais pas si aujourd'hui vous êtes capable de de répondre à ma question. Est-ce que cela veut dire, si vous avez déjà un petit peu vu les activités de la poste, est-ce que cela veut dire que euh la logistique de tous les petits colis qui passent par la poste est beaucoup trop onéreux pour la poste et ça coûte excessivement cher et donc perd et donc la poste perd beaucoup d'argent sur ces petits colis.
Ma deuxième question qui est plus qui est moins une question mais qui est plutôt une remarque. Je suis sénateur des Français de l'étranger et je suis sans cesse alerté par nos compatriotes qui habitent à l'étranger de voir leur compte bancaire en France qui est fermé en raison des contraintes réglementaires que tout le monde connaît sur l'origine des fonds et leur utilisation. Ces comptes bancaires sont vitaux pour ces Français qui vivent à l'étranger.
Euh, ils payent euh leurs impôts, ils encaissent leurs retraite, ils encaissent leur remboursement de sécurité sociale, ils payent les l'école de leurs enfants ou entièrement leur leur logement. J'aurais j'ai évoqué avec Philippe Val ce sujet lors d'une précédente audition à notre commission économique pour éventuellement trouver une solution avec la filiale de la banque de de la Poste la Banque postale qui est détenue comme vous l'avez dit tout à l'heure également par la Caisse des dépôts. Je j'ai pu m'entretenir avec un dirigeant de la caisse des dépôts sur le sujet et ils ne se sont pas montrés sensibles du tout sur ce sujet du problème des Français de l'étranger.
Je voulais savoir si vous étiez désigné en qualité de président de la poste. Est-ce que vous accepteriez que je me mette en contact et avec qui ? Des personnes de votre équipe qui pourraient être sensibilisé sur ce sujet.
Merci. Merci Éveline. Antoinette Gul.
Antoinette. Oui. Alors bonjour madame la présidente, bonjour madame de bon.
Chers collègues, moi j'avais trois questions à vous poser. La première concerne TMU, en particulier euh le fait que la CDC a refusé de soutenir le BHV à cause de de l'accord qu'ils étaient en train de passer avec Chine. Je me demandais si la CDC, si je ne m'abuse, qui est fortement présente dans le conseil d'administration que pour lequel vous candidatez de présider va également vous demander ou demander une rupture de contrat avec d'alliance avec TMU puisqu'elle s'est clairement prononcée contre la présence de Chine à Paris et au BHV.
Donc, je voulais savoir face à ces à cette dicotomie, comment vous positionnez sur TMU ? Toujours, je voulais savoir si le fait de faire cet accord avec TMU ne revient pas justement à ne pas exercer le devoir de vigilance auquel pourtant vous êtes soumis en tant que grande entreprise. Ma deuxième question poste sur CNP assurance.
Tous avec nos collectivités aujourd'hui ont beaucoup de mal à trouver des assureurs qui les assurent aujourd'hui contre les différents risques et en particulier bien entendu à cause des risques liés aux problèmes climatiques. Je voulais savoir si dans les grandes missions que vous imaginez pour CNP Assurance, celle-ci en fait partie. C'est ma deuxième question.
Et enfin ma dernière question parce que moi je suis une sénatrice de Paris. Je voulais savoir pour les grandes villes quelle était la stratégie de présence postale ? Alors, autant j'entends et j'ai beaucoup entendu la stratégie de présence postal dans le monde rural, autant je n'entends pas la stratégie de présence dans le milieu urbain très dense.
Je vous remercie. Franck Mononville. Oui, merci madame la présidente.
Madame, j'ai mais j'ai deux questions qui portent sur le réseau de donc de points de contact. Aujourd'hui, c'est un peu plus de 7000 bureaux de poste, je crois, répartis sur le territoire, des agences postales communales de plus de 5000, je crois, et puis également des relais au sein des postes, au sein des commerces. Je voudrais peut-être savoir et que vous puissiez nous peut-être nous détailler quelle est votre votre ambition et le maintien des équilibres et notamment sur concernant les bureaux de poste.
Et le la deuxième question concerne les agences postales communales, c'est il faut le dire c'est une un beau partenariat qui s'exerce entre la poste et les et les communes. Ça permet à la fois de maintenir à maillage votre vos coins de contact, mais aussi de dynamiser dans un certain nombre de cas des services de proximité, en particulier une synergie avec avec la mairie, le secrétariat de mairie. Néanmoins, il y a un certain nombre de services qui ne sont pas présents.
Est-ce que vous avez pourquoi ambition de finalement de faire monter en puissance un certain nombre de services dans ces agences postales communales ? et et si oui lesquel ? Voilà, on vous donne la parole de nouveau, madame de Bon.
Oui, je reviens d'abord sur la taxation de de Zo. Euh comme je je disais, en fait aujourd'hui, les colis qui sont distribués par la poste qui le sont déjà he distribués par les facteurs et et les factrices participent complètement de l'équilibre économique du service universel postal. Donc sans les euh colis euh les nos tournées seraient moins moins pertinentes ou euh où on aurait les facteurs auraient moins d'activité.
Donc c'est plutôt euh c'est c'est plutôt un un atout pour les facteurs et les factrices d'avoir cette activité. La pose ne perd pas d'argent particulièrement sur cette livraison de de colis. Euh je je reprécise aussi peut-être un point.
Je j'ai parlé de l'internalisation que on commençait un certain nombre de plateformes. Il faut et puis ça permettra aussi de faire un lien avec le sujet de l'environnement et du devoir de vigilance. Euh la poste, elle a 37000 véhicules électriques.
Donc au minimum, la livraison des colis, elle est fait euh de manière environnementale et et ce n'est pas le cas quand ce n'est pas le cas si c'est ce n'est pas nécessairement le cas quand c'est internalisé par d'autres concurrents ou d'autres plateformes. Donc c'est c'est un point aussi qui me semble nécessaire d'avoir d'avoir en tête. Je je note point sur les les Français présents hors de France à l'étranger.
Je je saurais pas y répondre aujourd'hui, mais je vais le noter et bien évidemment essayer de voir s'il y a une réponse à y apporter. Les contraintes de gouvernance de compliance qui s'imposent aux banques, elles sont extrêmement fortes et strictes défini à l'échelle européenne et la banque postale les les est tenu de les de les tenir et de les de les respecter évidemment mais je vais regarder si on a des une réponse plus spécifique à à vous apporter. Euh concernant donc je reviens sur le le sujet Caisse des dépôts BV Chine que madame Gul mentionnait.
Euh je pense qu'on est dans deux sujets totalement différents euh puisque encore une fois les je nous parlons de produits qui sont déjà présents sur le de marchandises de colis qui sont déjà présents et commandés par des des citoyens nous tous les particuliers. la poste les distribue. Euh et d'ailleurs la poste ne peut pas faire de refus de vente ni de discrimination sur ce sujet. les ils sont commandés par un particulier sur un site euh européen ou pas européen, tém ou pas, euh nous nous sommes tenus de les livrer.
Donc c'est un choix un peu différent de celui de de de la caisse qui elle là s'est posé la question d'une entreprise non pas nécessairement une plateforme mais d'ailleurs plus un un acteur de la fast fashion comme on dit de la mode rapide très rapide et sur lequel la caisse a voulu avoir un un message de nature différente. Donc on est vraiment dans deux sujets qui ne sont pas de de même nature. Je prends votre point sur le devoir de vigilance.
C'est à mon sens quelque chose d'important qu' qu'on a à à surveiller. La la poste est extrêmement attentive à ce sujet. que je l'ai moi-même été chez Keolis en étant en ayant appliqué de manière proactive la directive dite CSRD de d'information à l'extérieur.
Ce n'avait pas d'obligation de le faire, nous l'avons fait. Donc c'est un point sur lequel je serai attentif. En ce qui concerne les déclarations de la poste, elle depuis ces dernières années, le devoir de vigilance est quelque chose qui a été défini en en par la loi de 2017.
Euh il s'est peu à peu construit, il s'est peu à peu mieux euh déterminé et je serais vigilante, si je puis dire, à ce que nous le respections pleinement. Je pense que c'était aussi la vision de mon prédécesseur, mais c'est vrai que c'est un droit qui s'est construit progressivement et sur lequel il faut qu'on qu'on continue d'être très très attentif sur les aspects humains, sociaux, économiques et environnementaux qui sont derrière. En ce qui concerne l'assurance, malheureusement, en effet, il y a beaucoup d'opérateurs et de collectivités locales qui ont du mal à s'assurer.
C'est une vraie difficulté du marché. Opérateurs de transport public sont bien en première ligne sur ce sujet aussi, certaines collectivités. Euh la CNP est avant tout un assureur de particulier euh retraite euh prévoyance euh d'une certaine manière sur les risques d'IRD mais principalement autour des particuliers.
Donc pas complètement nécessairement autour des collectivités locales mais je c'est des savoir-faire plus spécifiques, mais je regarderai le point une fois que je serai plus à la manœuvre si encore une fois votre vote m'est favorable. la stratégie de présence postale en milieu urbain. Euh c'est vrai, peut-être qu'on en parle un peu moins parce que il y a une densité du du tissu urbain qui pose moins de questions, mais il y a quand même une réflexion sur l'optimisation de de l'ensemble des installations et de la pertinence de la présence.
Euh la France a a dans ces points spécifiques dans ces grandes villes comme en particulier le sujet des migrants et là la poste joue un rôle très important et a une stratégie forte puisque 360 des bureaux de la poste sont des bureaux destinés aux migrants. Donc dans les dans les tissus urbains beaucoup plus complexes et plus dense dont Paris ou sa périphérie fait fait partie. La poste a été très active. pour développer dans le cadre de sa mission d'accessibilité bancaire pour développer euh de l'accueil, de l'aide euh à la traduction, de l'aide au au documents numériques.
C'était un de nos un de des axes de la poste sur lequel je pense que on peut la la féliciter du travail qui qui a été qui a été fait et sur les autres missions plus de service universel postal. Tout le travail a été un beaucoup un travail de modernisation des investissements immobiliers avec un montant assez significatif investi par la poste et des outils informatiques qui vont qui vont de paire. Je crois avoir euh fait le tour de alors non pardon les synergies et les services que nous pouvons mettre dans les différentes agences.
Oui, l'objectif c'est c'est d'essayer de décliner de plus en plus de services de proximité. Euh je je reprends le sujet des repas à domicile. J'ai j'ai dit que la poste en livrait 15 millions.
Le marché potentiel c'est 150 millions. Donc on a encore une une capacité alors là c'est pas en agence mais c'est sur le portage beaucoup des services numériques peuvent être déployés de manière plus nette dans dans les dans les dans les agences. tous les métiers liés à la banque postale aussi puisque le rôle des conseillers bancaires peut continuer à se développer pour donner l'accès l'ensemble des offres crédit immobilier crédit à la consommation et et c'est la chance de la poste.
Elle a à la fois des flux dans ses lieux de vie dans ces lieux dans ses agences ou dans ses bureaux de poste qui sont autour de ces différents métiers. Donc on a cette capacité à créer des synergies et l'objectif c'est bien alors dans le jargon du secteur bancaire de faire du multi-équipement, c'est-à-dire pouvoir offrir tous les métiers possibles à nos clients existants et puis en attirer d'autres. Donc c'est c'est bien un des axes que j'ai que j'essaierai de poursuivre autour en particulier du secteur bancaire et du secteur numérique.
Merci. Alors on va passer à Marianne Margaté. Marianne.
Merci madame la présidente, chers collègues, madame, j'ai deux types de questions. L'un sur la question de l'emploi. Euh il y a eu de nombreuses suppressions d'emploi à la poste, notamment sur la question liée bon au facteurs, hein, vous avez expliqué mais à ce service rendu.
Je voulais savoir et on entend parler de 15 à 20000 suppression d'emploi. Est-ce que d'ici 2030, est-ce que ce chiffre a pour vous une réalité ? Et comment aujourd'hui la baisse du n du courrier, même s'il y a la question du colic dont vous parliez, est-ce qu'il y a aujourd'hui un objectif dans vos dans un objectif quel est l'objectif d'effectif en 2030 et combien de suppression d'emploi éventuellement vous devriez envisager au vu de la charge de travail ?
D'autre part, sur la question de la de la précarité des contrats, il y a un pourcentage très important de d'emploi précaire à la poste. Est-ce que vous avez une politique de cdéisation de ces contrats pour fidéliser le personnel et qu'il est voilà qu'il puisse également je pense travailler dans de meilleures conditions ? Enfin, je voudrais revenir comme mes collègues sur l'émission de service public.
Je pense qu'on assiste quand même à aussi à une dégradation de la qualité du service et je dirais couplé à ces augmentations du timbre, à la suppression de tournée, au risque d'allongement du temps de distribution avec le J+3. Donc on assiste quand même à cette on voit bien à ce délitement de la qualité du service public rendu par la Poste, ce qui rend d'ailleurs d'autant plus, je dirais crispant toute véléité de suppression de de points de contact. Et je voulais d'ailleurs revenir sur ces 17000 euh points de contact qui sont un objectif du contrat de présence postale, mais qui voit diminuer évidemment le nombre de bureaux de poste au profit d'augmentation des agences postales communales ou des relais commerçants.
Je voulais savoir si aujourd'hui vous avez une idée de cette répartition à l'avenir, comment elle se elle s'opère puisque les mêmes services ne sont pas rendus et la charge d'ailleurs enfin la charge supportée d'une part par les communes, d'autre part commerçants n'est pas non plus la même. Donc est-ce que vous avez une idée de la répartition des 17000 points de contact dans la mesure où il serait maintenu ? D'ailleurs, ça peut rester une question.
Seront-ils maintenus ? Et enfin, les communes, alors vous me corrigerez peut-être, mais disposent aujourd'hui pour certaines d'entre elles d'un droit de véto que ce soit pour les petites communes ou en quartier politique de la ville ou pour l'outre mer. Est-ce que ce droit de véto a-t-il vocation selon vous à à perdurer et ce qui permettrait notamment de répondre à ces territoires qui sont particulièrement en fragilité ?
Merci. Merci Marianne Lucien. Lucien Stanionne.
Merci madame la présidente. Madame la cour des comptes a récemment souligner la fragilité de la trajectoire financière de la Poste et la nécessité de redéfinir ces missions de service public. Dans nos départements ruraux où le maillage postal reste un élément central de la vie locale, comment en tant que candidate envisagez-vous de garantir la soutenabilité financière du service universel sans réduire la présence territoriale ni affaiblir le lien social que représentent les bureaux de poste et notamment les bureaux de postes ruraux ?
Combien comptez-vous créer de nouveaux bureaux de poste sous quelle forme juridique et en particulier avec quel statut ? Je vous remercie. Anne Chancher.
Oui, merci madame. Merci madame la présidente. Bon, c'est des questions qui se rejoignent mais la France est un des derniers pays européens à assurer la distribution du courrier 6 jours sur 7 dans un climat aujourd'hui qui nécessite de restaurer les marges du groupe.
Est-ce que vous pensez pouvoir maintenir cette fréquence de distribution qui bien sûr est un atout important pour nous et notamment dans les secteurs ruraux ? Vous avez entendu que de nombreuses voix s'élèvent à ce sujet. Autre sujet aussi qui me paraît très intéressant sur proposition du Sénat et je voudrais vous entendre en dire plus sur la détection de précarité à la fois informatique et administrative à laquelle la poste souhaitait apporter à un certain moment des et bien des réponses.
Et puis en dernier lieu, on a beaucoup parlé de la concertation avec les salariés, mais dans une perspective d'évolution et de modification peut-être en profondeur du service postal. Est-ce que vous continuerez ? Est-ce que vous avez l'intention d'ailleurs de l'effectuer en concertation étroite avec les parlementaires et les élus locaux ?
Merci. Voilà madame Debon. de nouveau beaucoup de questions dans cette série.
Oui. Sur le l'emploi et la suppression de l'emploi. Il faut bien avoir en tête que en effet le le nombre d'emplois a diminué ces dernières années et en lien comme on disait clairement avec le avec le courrier, il faut quand même aussi noter que ces suppressions d'emploi ont plutôt des départs à la retraite.
Il n'y a eu aucun plan social fait à la poste. C'est assez rare pour une entreprise de de cette taille qui a dû suivre subir ce qu'elle a subi en terme de baisse d'activité. Donc c'est c'est le point à souligner pour le passé.
Pour le futur, les chiffres que vous m'évoquez ne m'évoquent rien, que vous mentionnez ne m'évoque rien. Je n'ai pas un objectif 2030 et comme je l'ai dit, je crois que la bonne la bonne attitude n'est pas évidemment de de baisse de fréquentation, mais d'accompagner cette baisse de fréquentation si vraiment elle a lieu et mon objectif sera avant tout de multiplier les services dans l'ensemble de nos lieux euh de présence. Donc mon objectif n'est pas de réduire les emplois.
En ce qui concerne la précarité des contrat, euh on a très souvent et la poste a la chance de pouvoir recruter. On est un on recrute beaucoup en France, hein. On on recrute plus de 8500 personnes par an.
Donc on est une un des de mes objectifs et je pense que c'est aussi en lien avec la culture de la poste, c'est de permettre l'ascenseur social au sein de la poste et des et des évolutions de carrière. Le rôle de la formation est important mais pas que. Certains ont fait leur carrière et donc passent de différents natures de contrat.
L'objectif c'est en effet d'aller vers des des contrats qui sont de moins en moins précaires avec plus de formation. on passe, on commence parfois par de l'apprentissage euh et puis on va vers le CDI et on évolue dans sa carrière. C'est donc pas de d'accroître la précarité mais au contraire d'offrir à nos aux collaborateurs de la Poste une une capacité à s'inscrire de manière durable dans un parcours professionnel.
Euh la qualité de service, je vous entends, vous l'avez répété à à nombreuses reprises, donc je je je le garde comme un point fort de vos attentes et ce sera avec l'ensemble du comité de direction une de mes tâches premières. En ce qui concerne le le véau, non, on est dans une on est dans une concertation. Le le contrat de présence territoriale qui est travaillé aussi avec la MF, on s'inscrit dans cette culture de concertation avec vous.
C'est vrai que sur les 17000 points de contact aujourd'hui, les agences communales postales ont ont progressé. Et l'objectif et c'est aussi le point que je mentionnais dans mon introduction avec les maisons France Service, c'est de d'avoir dans ces lieux le plus d'activités possible. Donc d'être multiactivité, multi multiservice.
Donc on on n'est pas dans une logique où le droit de vétoberit. le rapport de la cour des comptes en fait, on est tous partagés par cette par cette ce point et je pense que vous vous comme moi, vous avez ce sentiment. À la fois, on veut plus de service public, à la fois on a la complexité de le financer et donc en tant que en tant que futur présidente potentiel de de la poste, ça sera mon premier dilemme, ma ma première complexité. comment on améliore la façon de faire ces services publics au moindre coût, comment on obtient aussi qu'il soit mieux financé et qu'est-ce qui est soutenable.
C'est aussi pour ça que aujourd'hui c'est très important de construire l'avenir et que c'est pour ça que je suis insisté sur la sous-compensation parce que il faut aussi qu'on puisse investir dans des métiers futurs et et et qu'on puisse compenser les métiers qui déclinent. Euh le encore une fois, je l'ai dit, le courrier va continuer de décliner. Vous êtes sans doute ceux qui écrivez le plus parce que vous recevez beaucoup de courriers de de vos aides de vos de vos territoires et vous répondez.
Mais euh malheureusement, vous vous êtes un petit hilo qui résiste euh et j'aimerais bien en avoir beaucoup des hilos comme ça du point de vue de la poste. Euh mais bah les courriers administratifs sont de moins en moins de moins en moins. Banque, administration, il y en a plus.
Euh et ils deviennent tous digitaux. les feuilles de paye, on les a connu, on les recevait, on ne les reçoit plus, on sont dans des coffres fort électroniques. C'est vraiment cette cette disparition du courrier qui est qui est préoccupante.
Le colis sstitué mais il y a encore il y a encore beaucoup de de paliers que nous aurons à passer et c'est vrai que si le service universel postal doit rester exactement à l'identique alors qu'on a encore ce cette ce séisme à venir d'une autre baisse sera une problématique. le 6 jours sur 7 qui est je l'ai dit aujourd'hui la la la vous l'avez dit monsieur le sénateur la la poste à 6 jours sur 7 alors que dans la plupart des pays européens et la directive européenne prévoit 5 jours sur 7 mais la loi française a prévu 6 jours sur 7 faut savoir qu'il y a même des pays européens qui ne respectent plus la directive européenne. Donc je je ne peux pas aujourd'hui répondre à votre question.
Je pense qu'il faut réfléchir à la façon dont les tournées sont organisées. Il y a le sujet de la presse qui nécessite une livraison aussi 6 jours sur 7. Il y a le sujet de l'urgence.
Donc il faut peut-être avoir des approches différentes suivant les territoires rural, périphérique, urbain. Il faut voir si le portage finit par se développer pour la presse ou pas. C'est donc c'est l'ensemble de ces éléments.
Ce sera une question qui que nous aurons à nous poser. Euh de toute façon, on est du domaine législatif en plus. Donc c'est c'est c'est un c'est un vrai sujet pour pour le pour le futur de la poste.
Très bien. Alors on continue. Il y a encore quelques sur sur la précarité administrative.
Je je le note comme un point parce que je je suis pas complètement sûr d'avoir tous les éléments pour vous rencontre mais je pense que comme on l'a comme on l'a vu sur le sujet de précarité en matière de du bienir et de la santé, on a on est bien placé pour jouer un rôle sur ce sujet. Les maisons France Service ont été un succès. Euh il y a quand même beaucoup d'actes qui sont faits grâce aux maisons France Services.
Donc euh sur les 2500, la poste ne s'en occupe que de 400 et c'est peut-être pas les meilleures maisons France service de l'ensemble. En tout cas, ça a été quelque chose qui a amélioré le sujet de la précarité administrative ces dernières années. Donc si si c'est point, je je pense qu'on devra y continuer d'y travailler.
Merci Vincent. Vincent Lou. Merci madame Debon.
Merci pour vos réponses précises. C'est toujours difficile de répondre précisément sur un poste. Vous êtes pas vous êtes pas encore établi.
C'est quand même pas commun. Donc je vais vous poser une question encore plus précise. Je vais vous parler du de l'Union postale universelle parce que vous nous demandez des compensations à juste titre pour le service postal universel.
Vous touchez à peu près 500 millions mais euh vous venez de nous dire que vous voyez les colis un peu stagnés voir descendre un peu sur les colis. Je suis devant le les chiffres européens. Ça double tous les ans.
On est parti d' 1300000 en 22 pour de pardon 1300000 en 22AR300000 en 23500000 en 24. Donc si ça continue par deux, il y en aura plutôt 5 6 7 en 25 milliards de petits colis. On parle des petits colis.
Sur les petits colis, moi je suis étonné parce que la négociation euh avec l'Union postale universelle en fait, c'est une chambre de compensation. Quand vous livrez du courrier, euh quand on quand on quand j'envoie un courrier enfin un paquet à ma sœur au Canada, euh on ne paye pas la Poste canadienne qui va lui faire faire les 10 derniers kilomètres. Donc cette compensation est négociée sur un sur un cycle d'Abidjan qui finit cette année.
Euh je voulais savoir votre position par rapport à ce cycle, au prochain cycle de négociation de l'Union postale universelle. Pourquoi je vous dis ça ? Parce que tous les coliques vous transportez pour Shine, TMU et consor en fait, vous les vous les amenez pour 1,50 €.
Ah oui, parce que la Chine est considérée comme un pays en voie de développement et donc vous faites gracieusement cadeau de 50 % et aujourd'hui envoyer 100 g avec une lettre coûte deux fois plus cher qu'un colis shimt que vous livrez gracieusement. Donc, je voulais savoir quelle est quelle est votre volonté sur comment on peut vous aider aussi dans ces négociations internationales parce que sont difficile. Les Américains ont bloqué le cycle une il y a une dizaine d'années et je pense que vu les enjeux de service public, on peut pas se permettre de faire 50 % de réduction sur tous les collisu qui rentrent et qui sont distribués par la poste.
Très bien. On va accélérer un peu parce que vous êtes attendu à l'Assemblée nationale. Vous allez être en retard avec Jean-Marc Boyer. rapidement s'il vous plaît.
Madame la présidente, merci. Euh dans toutes les missions que vous avez évoqué, mission de service public, concurrence, diversification euh et surtout vous avez surtout souvent évoqué qu'il y avait moins de courriers, ça bon tout le monde peut le constater. Le problème sur nos territoires, c'est qu'on a des territoires parfois qui sont isolés, qui sont éloignés avec des personnes âgées, des anciens qui ne sont pas des adeptes du coffre fort électronique ni de l'intelligence artificielle.
Il y a plusieurs reprises, vous avez évoqué les maison France Services. Alors ma question est de savoir quelle relation dans l'avenir vous pouvez vous voulez envisager vous pouvez envisager avec les maisons France Service sachant qu'aujourd'hui c'est les citoyens qui vont à la maison France service. Et donc la poste elle a sa mission de proximité à presque à domicile je dirais.
Euh dans quelle de quelle manière vous pensez évoluer sur ce sujet-là ? Il ne faudrait pas qu'un jour les citoyens soient amenés à aller à la maison France Service pour retirer leur colis, voir leur courrier. Viviane Artigalas et Christian Redon Sarasi et on Merci madame la présidente, madame la candidate.
Moi j'ai deux questions à vous poser. La première concerne, vous avez parlé à un moment donné que l'émission de service public non compensé vous empêchait d'envisager mieux de diversification. Si vous aviez les moyens d'envisager cette diversification euh qui serait bonne pour la poste, je pense, est-ce que ce serait plutôt sur un extension du périmètre des de dipersifications que vous faites déjà ou est-ce que ça serait d'aller vers d'autres d'autres d'autres domaines d'activité et si oui, lesquels ? et si c'est cette diversification que ça soit en terme de périmètre impliquerait du rachat d'entreprise ou de l'investissement dans d'autres entreprises à l'étranger à sachant que vous avez déjà 40 44 % de votre chiffre d'affaires à l'étranger.
Et ma deuxème question, votre actionnaire principal c'est la Caisse des dépôts et consignation. La Banque des territoires est un acteur important de prêt aux collectivités locales sur du long terme. Comment vous envisagez les complémentarités ou la concurrence ? entre la Banque Postale et la Banque des territoires.
Je remercie. Merci Viviane. Et dernière petite question, Christian Redon Sarasi.
Oui, merci madame la présidente. Ma question viendra a été en partie posé par Jean-Mac Boyer, mais je je complète. Comment comptez-vous éviter encore plus d'exclusion numérique parce qu'effectivement beaucoup de services aujourd'hui sont dématérialisés, digitalisés.
Or, la poste s'adresse à un certain nombre de de à un public qui parfois est très loin du numérique et fragile sur ce sujet-là. Donc, il ne faudrait pas euh enfin que comptez-vous faire pour éviter euh que le foier se creuse encore plus. Voilà madame Deb.
Donc nous excusons par sur vos retards. Alors sur le cycle d'Abidjan, vous faites bien de préciser que là vous vous me mettez dans mes retranchements sur la compréhension de la dimension internationale, mais c'est quand même un point vraiment important sur le sujet et c'est ce que je j'évoquais en essayant de répondre sur la la question tému, c'est qu'il y a beaucoup d'enjeux qui sont des enjeux de négociation internationale, douanière, européenne voire organisation mondiale du commerce. En théorie, en 2025, la Chine a décidé de ne plus bénéficier, c'est autodéfini comme ne bénéficiant plus de l'avantage pays émergent, mais elle l'a mis sous un certain nombre de conditions et de et de réserves. que il faudra et que je creuse et que je comprenne ses réserves pour euh en effet voir comment ça se traduit financièrement dans dans les échanges postaux internationaux.
Euh mais en théorie, elle n'est plus sous la casquette pays euh pays émergent. Ce qui est en tout cas certain, c'est que le sujet des colis chinois, il vraiment il dépasse la poste et vraiment il faut que les pouvoirs publics européens et internationaux, sachant que quand on regarde ce qui se passe en ce moment sur les États-Unis, les États-Unis ont mis en place des barrières douanières, les il faut voir que les ventes chinoises résistent quand même pas malgré des taux et ça permet aussi de répondre sur le sujet du 2 € euh avec des taux de 25 à 50 % de droits de douane additionnel mis en place par les États-Unis, les ventes chinoises se tiennent pas si mal aux États-Unis. Donc ça montre la puissance entre guillemets de de feu euh de de des fabricants et des plateformes euh chinois euh sur Maision France Service, il y a il y a vraiment un axe qui est le développement à domicile et c'est là aussi la force de la poche, je le disais sur le thème de la confiance dans les territoires ruraux le vous tout le monde connaît son facteur ou sa factrice.
Elle rentre dans votre domicile dans beaucoup de territoires. Je nuance, je ça change peut-être plus mais il y a quand même une complicité qui peut-être mais il y a aussi quand même des tournées. Il y a pour pour certains, il y a une certaine connaissance et je crois que le à domicile peut être un élément de développement de l'activité de de de la poste justement pour traiter ces cas d'exclusion numérique ou pour apporter à domicile des compléments.
C'est ce qu'on a fait sur le portage des repas ou le portage des des médicaments. Euh donc ce n'est pas d'imposer aux personnes âgées ce qui peuvent plus se déplacer, d'aller dans des maisons France services, mais bien sûr de continuer à avoir un service de proximité pour les dans les endroits les plus les plus lointains. Ça se définit un territoire par par territoire. pour répondre à madame Artigala sur les les moyens de la diversification, c'est vrai que je pense que c'est un point majeur de l'avenir de la poste et d'avoir des ressources qui lui permettent de continuer d'investir d'abord sur ses propres outils.
Il faut qu'on continue d'investir sur l'immobilier et nos centres de tri, nos plateformes de flux pour qu'elles soi très de qualité. Donc il y a déjà tout un investissement sur notre cœur de métier en France. On parlait de la la banque postale, la qualité du service, il faut aussi qu'on ait des outils informatiques que quand vous consultez votre compte sur votre téléphone ou que comme ça soit équivalent à ce qui existe dans les autres banques.
Donc on a déjà à avoir des ressources pour investir sur nos métiers et cœurs. Après on a nos métiers et cœurs à l'international. Moi, mon souhait évidemment c'est que l'international soit, je l'ai dit, un amplificateur de du succès de la poste et par un handicap.
Donc je serai extrêmement vigilante sur le développement international pour être sûr queon investit dans les bons pays en en développement. Mais la il y a eu des pays qui sont des succès, on le sait pas toujours, mais par exemple le Brésil est un pays de succès pour la CNP et pour la Poste. Donc il faut choisir de manière sélective mais ça peut être des relais de profitabilité et même de soutien au financement de notre propre service public français.
Euh et en ce qui concerne la banque des territoires et alors après, il y a les domaines plus adjacents. Là aussi, je pense que c'est au cœur du du numérique avec toute la nuance et la prudence qu'il faut avoir. On a encore c'est 75 % des Français qui se disent à l'aise.
Donc 75 c'est beaucoup mais il y en a 25 % qui ne sont pas à l'aise avec le numérique. Et donc cela il faut bien évidemment être vigilant. Euh en ce qui concerne la Banque des territoires, les règles sont assez claires puisque elle finance sur des durées de plus de 25 ans à alors que la Banque Fosale finance sur des durées inférieures de 25 ans.
Donc la Banque des territoires est vraiment sur des grandes infrastructures euh pour vous d'ailleurs, collectivité locale, euh des réseaux d'assainissement, des investissements longs euh et la partie qui finance les collectivités locales au sein de la la Banque Postale est plutôt sur des investissements de plus court terme. Donc les règles sont claires et puis ensuite la partie investissement en en capital qui est portée par la BPI au sein de la caisse. Donc je pense qu'au fond au sein de la Caisse des dépôts et du grand pôle financier, ça ça fonctionne et les règles sont bien définies.
Et bien écoutez, merci beaucoup madame Debonde. Vous êtes livré à cette série de questions très très importantes pendant plus de 2 heures. Nous vous souhaitons bon courage puisque maintenant vous allez à l'Assemblée nationale pour subir le même sort si j'ose dire et puis nous nous allons voter et nous dépouillerons en tout début de soirée pour que nous puissions proclamer les résultats en même temps que la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale.
Merci à vous. Merci madame la présidente et merci à vous tous et bonne fin de soirée. Merci.
Merci monsieur rapporteur.
Dominique Estrosi-sassone