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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 mars 2023 31 min

Le Sénat a voté, et maintenant ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] et avec nous Benjamin Morel très en forme bonjour Benjamin merci d'être là Yves très rare non moi en forme bonjour bonjours après 10 jours de débat le Sénat donc adopter le texte dans la nuit de samedi à dimanche à saint-paris gagner pour la majorité sénatoriales vous nous le direz et maintenant c'est la question c'est une semaine décisive qui s'ouvre pour l'exécutif qui va devoir aller chercher les voies des députés notamment les républicains pour passer le texte en 49-3 c'est son objectif mais que font ces députés les républicains le Paris du gouvernement peut-il être tenu vous ne direz ce que vous en pensez d'abord on va regarder la mobilisation dans nos régions c'est l'actualité dans nos régions et l'actualité dans nos régions avec nos partenaires de la presse régionale on va à Marseille et on retrouve les haut-purgate bonjour Léo merci beaucoup d'être avec nous présidents et directeur éditorial de La Marseillaise et Léo à Marseille est dans la région le mouvement de contestation ne s'éteint pas avec des grèves et des blocages qui continuent absolument dans des secteurs stratégiques je pense à la pétrochimie au pétrole au carburant des grèves dans trois raffineries pétroeneos Total Esso dans notre territoire mais aussi dans des entreprises importantes du secteur de la Chine je pense à 9 alchimie notamment c'est aussi le cas dans les transports avec les cheminots qui maintiennent leurs grèves qui auront à se prononcer à nouveau aujourd'hui ou encore chez les ports et doc qui se prononceront demain et qui d'après nos informations devraient lancer un mouvement de grève de trois jours continuent on a donc effet beaucoup de secteurs qui restent mobilisés sur l'objectif d'une reconductible c'est également le cas de l'énergie ou les opérations de baisse de production de se poursuivent la centrale thermique de Gardanne est à l'arrêt et les opérations Robin des Bois qui consiste à remettre le courant ou à rendre gratuit le courant au plus modeste et bien continue également et Léo dans vos pages vous revenez également sur la mobilisation de samedi avec des témoignages de manifestants les manifestants qui dans toute notre zone de diffusion depuis Avignon en passant par Marseille Brignoles Toulon Aix-en-Provence Arles nous disent tous à leur façon qu'ils demandent au président de la République de retirer ce projet qui juge complètement illégitime au regard de la procédure législative qui a été employée certains d'entre eux lui demandent un référendum mais tous lui demandent le retrait et à lire également l'interview du sénateur sénateur communiste absolument Jérémy Baki qui dénonce la façon dont tu as été selon lui tordu le règlement du Sénat pour faire passer ce texte il considère que la minorité sénatoriale représente sur cette question l'écrasante majorité de la nation et demande effectivement là aussi au président de la République d'interrompre cette fuite en avant merci beaucoup Léo regarde la Une de La Marseillaise aujourd'hui réforme des retraites semaine rouge c'est à la Une de votre journal merci beaucoup léo-purgates d'avoir été avec nous ils vont le voir les grèves les blocages continuent du côté de Marseille mais pas seulement et samedi c'est vrai que la mobilisation était moindre dans les rues de France est-ce que c'est temporaire ou est-ce qu'on assiste à un essoufflement de la mobilisation liée au vote du textement ça marque pas quand même très très nettement ce qui est intéressant c'est qu'on disait que il y avait une incertitude sur le la rue comment elle allait se comporter et puis que malgré tout la procédure parlementaire allait aller de soi et que ça allait passer comme ça bah finalement ça m'aperçoit que le suspense et davantage au Parlement que dans la rue sincèrement je pense que dans la rue les chiffres le montrent ça ça s'essouffle j'ai l'impression que les Français quand même s'en remettent au Parlement d'une certaine façon et maintenant le suspense et le vrai suspense il est au Parlement entre la commission mixte paritaire l'examen au Sénat après et surtout à l'Assemblée nationale donc là c'est là que ça va se jouer donc j'ai plutôt tendance à penser que le suspense est là et que ça veut pas dire pour autant que je dirais le mécontentement populaire qui a pu être exprimé pendant ces deux mois de de manifestations et bien se dissipera et il peut se reporter sur autre chose bien sûr on va évidemment parler de la partie parlementaire et de la commission mix paritaire mais sur la mobilisation Benjamin comment vous vous voyez est-ce que c'est un essoufflement est-ce que le vote du texte au Sénat en tout cas va affaiblir la mobilisation ou est-ce qu'au contraire elle peut la radicaliser la mobilisation relativement faible samedi mais elle suit un mardi qui était plutôt important en termes de mobilisation donc vous avez un effet roulant c'est à dire que les manifestations des samedis ont principalement pour objectif d'amer dans les manifs des gens qui ne viennent pas la semaine donc là c'est traditionnel dans la dans la stratégie des syndicats je suis pas sûr soit extrêmement habile justement parce qu'ensuite on commente des chiffres en baisse ce qui est surtout important pour le mouvement social c'est le nombre de grévistes et la capacité de blocage et l'échec du mouvement social aujourd'hui il est plutôt là il y a certes une grève relativement large mais dans les secteurs qui sont les secteurs bloquants et bien entre guillemets ça roule et parce que ça roule et bien pour les grévistes aujourd'hui c'est relativement problématique parce que dans un bras de fer vous avez besoin de deux choses une opinion qui suit elle suit une manière structurelle donc là pour le mouvement social il y a pas de problème et ensuite une capacité de blocage notamment dans les transports les raffineries aujourd'hui elle n'existe pas ce qui ne permet pas un bras de fer et ce qui fait que en effet la possibilité de faire trembler et les parlementaires et le gouvernement quant au conséquences potentielles d'un mouvement qui perdurerait après le vote de la réforme n'est pas aujourd'hui une option qui apparaît comme étant privilégié même si on n'est pas tout à fait à l'abri et d'une radicalisation et d'un élargissement du mouvement à d'autres revendications notamment de pouvoir d'achat auquel cas ça devient une autre paire de manche pour le moment pas de gros blocage mais il y a une grève des éboueurs notamment à Paris à 5000 tonnes de déchets dans les rues de la capitale et est-ce que ça c'est dangereux pour un gouvernement quand les éboueurs se mettent en grève tout est dangereux pour un gouvernement vous savez c'est souvent ça ça part et ça ça se développe que ça se répand sans que personne ne crie gare et qu'on s'en aperçoit pas effectivement bon ça peut avoir des conséquences importantes j'ai cru comprendre que il y avait encore 48 ans de grève des éboueurs dans les grandes villes et notamment à Paris on verra mais c'est sûr que ça ça dit du pays qui va pas très bien quoi ça c'est évident qu'il est dans un état qui est un état de nervosité important on va parler de ce qui s'est passé au Sénat Alex puisque le vote de la réforme des retraites ça y est il a eu lieu au Sénat c'est un Paris gagné pour la droite du Sénat d'abord sur la forme gagner sur la forme puisque après les l'échecs des débats l'Assemblée nationale est bien la droite du Sénat voulait absolument aller au bout de l'examen de ce texte et face à une gauche sénatoriale qui avait l'objectif inverse c'est à dire changer les débats et éviter un vote final et bien la majorité de droite et du centre du Sénat à utiliser toutes les armes réglementaires pour accélérer la discussion et c'était sans compter sur l'aide du gouvernement dans la dernière ligne droite de ces 10 jours de débat puisque le gouvernement le rappelle avait des cloches vendredi la procédure dite du vote bloquée l'article 44 3 de la Constitution ce qui a contraint à les sénateurs à un vote unique sur l'ensemble de cette réforme des retraites et a permis de faire aboutir l'examen de ce texte au Sénat ou la satisfaction du président du Sénat général archet je crois que le Sénat a rempli sa mission constitutionnelle des avant l'ouverture des débats j'avais dit que je souhaitais vraiment profondément que nous ayons un débat aux alliions au bout du débat et au Parlement après le temps du débat on délibère et on vote et avec gagner sur le fond oui parce que sur le fond et bien la majorité de droite et du centre du Sénat à voter la mesure qu'elle proposait et votait depuis des années le report de l'âge légal de départ à 64 ans et l'accélération de la l'augmentation de la durée de cotisation pour atteindre 43 annuités en 2027 ça c'est le cœur du réacteur de cette réforme des retraites et puis ensuite les sénateurs sont tristes et de droite ont pu voter ce qu'il considère comme des améliorations au texte notamment sur la question des femmes avec la surcotte de 5% sur les pensions des maires de famille qui ont une carrière complète et qui travaillerait entre 63 ans et 64 ans ou encore la création de ce CDI senior qui doit inciter les entreprises à embaucher des seniors un contrat qui est exonéré de cotisations familiale voilà la droite du Sénat qui a également et bien modifier l'index seniors en repassant à un index senior pour les entreprises de plus de 300 salariés et pas un seuil de 50 salariés comme c'était demandé par l'Assemblée nationale donc voilà les sénateurs de droite ont vraiment mis leur empreinte sur ce texte Benjamin c'est un Paris gagné pour la majorité sénatoriale de la droite et du centre oui clairement parce que si jamais ce texte n'était pas voté attend alors après on peut discuter sur qu'est-ce que c'était à temps mais il y avait pas de commission mixte paritaire théoriquement si vous prenez l'article 111-7 de la loi organique on revenait au début et donc ça faisait que tout le travail fait au Sénat et ce texte très marqué par la majorité sénatoriale et bien il était réduit en poussière et du à rien et pour le gouvernement évidemment c'était un gros gros problème parce qu'il fallait recommencer tout processus en revanche là on a un texte qui porte en effet la marque de la majorité satoriale on va avoir une commission mixte paritaire dans lequel la droite et le centre et bien sont en position de force pour imposer leur texte ne serait-ce que parce que le groupe LR à l'Assemblée nationale même pas le grand amour entre ericciotti et Bruno retaillou et bien va conditionner en grande partie son vote à l'obtention et bien des acquis ici donc ce faisant on a un texte qui se fait au conditions de LR et donc pour la majorité satoriale ça montre sa capacité à imprimer dans le paysage sur une réforme très très symbolique évidemment c'est quelque chose qui est à prendre et qui permet de repositionner ensuite des jalons pour l'avenir Yves la droite a imprimé sur ce texte elle a marqué ce texte de contraintes qui est finalement fait la réforme aussi bien sur le contenu ou effectivement elle a elle a grâce enfin par le Sénat par le truchement du Sénat elle a imposé ses vues et puis dans le vote tout simplement dans la procédure c'est à dire que on le voit la commission mixte paritaire s'intéressant quand vous avez montré sa composition on voit que c'est la droite et le centre qui sont qui ont la chose en main donc on peut en parler la droite elle a beaucoup insisté sur le fait qu'elle avait voté sa réforme est-ce que c'est parce qu'il y a un risque dans l'opinion qu'elle apparaisse comme un supplétif du gouvernement non moi je crois pas moi j'ai jamais cru ça je pense que la droite elle ne pouvait pas s'opposer comme certains à droite l'ont fait frontalement à ce à cette réforme comme l'ont fait monsieur Pradier quelques autres en revanche le fait qu'elle la vote ça veut pas dire que le joue les supplétifs d'une certaine façon elle montre qu'au contraire elle existe et que sans elle bah rien ne peut se faire en tous les cas sur ce front là deuxièmement il faut voir une chose qui me paraît tout à fait importante c'est que en 2027 les compteurs seront remis à zéro c'est-à-dire que le Président de la République sortant ne pourra pas se représenter et il y aura vraisemblablement une bataille très féroce entre ceux qui voudront lui succéder dans le courant central constitué de connaissance du MoDem et et des autres d'horizons ce qui fait que ça laisse évidemment une une un espace à la droite et je suis persuadé que la droite si elle le joue bien cette séquence qui va durer 3 ans et bien elle a son mot à dire mais il faut qu'elle trouve le visage la figure l'incarnation qui la représente mais il faut surtout pas qu'elle cherche à se galvauder surtout pas après ça a marqué quand même des fragilités dans cette majorité de droite et du centre au sein c'est à dire que on se concentre évidemment sur le succès de Bruno Retailleau etc mais vous avez à peu près 15% des députés LR afin destinataire et l'air pardon qui n'ont pas voté je crois que c'est 35 à 40% des centristes donc on voit que sur ce sujet qui en effet jusqu'à présent l'unanimité visiblement dans la droite sénatoriale lors du vote sur les PLFSS il y avait malgré tous les fractures et que et ben derrière l'image d'une [Musique] qui sont mécontents en majorité de cette réforme des retraites et puis il y a aussi des échéances électorales pour certains sénateurs avec les prochaines élections sénatoriales en septembre donc forcément ils y pensent et ça explique aussi la fébrilité qui est peut-être plus profonde chez les députés les républicains qui ont sauvé leur peau pour ceux actuel au dernier législatives et donc forcément qui réfléchissent à deux fois avant de voter cette réforme des retraites sur les sénatoriales d'ailleurs Benjamin ce qui est en train de se passer en ce moment sur les sénateurs sur les sénatoriales c'est évidemment plus limité parce que vous avez pas le même collège électoral que évidemment pour les élections législatives et donc vous avez vous êtes un peu moins je dirais en ligne directe avec les lecteurs qui va avoir des revendications même si les maires et les conseils municipaux peuvent être des relais importants donc là on est plutôt dans une stratégie de positionnement sachant que derrière les sénatoriales ben il y a la course au plateau derrière les sénatoriales vous avez éventuellement la réforme institutionnelle un petit peu conduire à créer des clivages au sein même de la majorité donc pour les sénateurs je dirais c'est un peu déjà d'après du Sénat un mot parce qu'on a on a beaucoup parlé de la droite avant de parler de la commission mix paritaire sur la gauche Hervé Marseille nous disait c'est un tournant pour la gauche sénatoriale elle est passée d'une gauche républicaine à une gauche qui vire à la nuque c'est aussi votre analyse oui mais je pense que c'est pas il faut pas non plus être trop définitif là-dessus je pense que la gauche au Sénat a cherché à exister elle a haussé le ton mais on est quand même assez loin quand on écoute monsieur Cannet et quelques autres on est quand même assez loin de ce que font de ce qui se passe à l'Assemblée nationale donc il y a eu une espèce d'affirmation mais on est resté quand même c'était de c'est c'est jamais sorti je dirais d'une épure assez classique quand même oui j'aurais pas fait de Patrick Kanner l'avatar saturiel de Louis Boyard si vous voulez non c'est à dire que on a en terme constitutionnel par exemple c'est-à-dire pas grand chose au téléspectateur mais on a inventé dans le cas du la pratique du règlement sénatorial ce qu'on appelle les recevabilité en bloc ce qui vous permet de déclarer recevable plein d'amendements qui ont fait le son mais qui ben au regard de l'obstruction bah fait que le Conseil constitutionnel passe l'éponge c'était inventé dans les années 90 donc vous voyez que l'obstruction au Sénat l'obstruction y compris massive c'est pas d'hier et que les méthodes pour détourner l'obstruction c'est pas non plus dire soit quoi on a assisté n'est pas si exceptionnel que ça seulement là évidemment ça a été extrêmement commenté extrêmement médiatisé et vu au diapason de ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale en réalité il y a rien de neuf sous le soleil effectivement la gauche sanatoriale utilisée toutes ses ficelles réglementaires qu'elle avait à sa disposition pour rallonger le plus possible les débats et il faudrait raconter que la gauche dans cette entreprise à trébucher à la fin samedi soir lors du vote finale sur la réforme des retraites car les sénateurs de gauche voulaient demander ce qu'on appelle le Corum du Sénat c'est à dire compter pour vérifier qu'il y ait bien une majorité absolue de sénateurs dans l'hémicycle et auquel cas s'il n'y avait pas cette majorité absolue et bien serait reporté d'une heure le vote du Sénat sur cette réforme de retraite donc ça aurait un petit peu embêté la droite sénatoriale et pour que cette demande du Corum soit valide il fallait 30 signatures de sénateurs de gauche et bien présenté au président du Sénat et il y a eu une petite erreur de tape informatique de la part d'un collaborateur de gauche et il n'y a eu que 29 signatures validées donc cette demande de Corum a échoué voilà donc voilà petite erreur à la fin pour la gauche écoute au final pour la gauche du coup ça aurait pas empêché probablement le vote de la réforme et en réalité on est dans des cours liés à la posture parlementaire qu'il a encore son son des cours relativement classique est-ce que ça peut entraîner une censure du texte c'est peu probable il y a quand même dans toute cette procédure législative des billets d'un constitutionnalité extrêmement extrêmement fort depuis le début de l'usage du Pell FSS rectificatif jusqu'à la façon dont le gouvernement a fait passer les textes etc je doute malgré tout le Conseil constitutionnel emporte une censure globale et totale du texte pourtant encore une fois il y a des éléments qui pourraient être avancés en revanche là les sénateurs de gauche ils disent mais maintenant on va porter tout ça devant le Conseil constitutionnel est-ce que ça peut aboutir alors encore une fois sur la sur la procédure globale théoriquement oui il y a des leviers LFSS rectificatif le passage du texte un certain nombre alors ce qu'on pouvait évoquer sur la vérification du quorum des recevabilités prononcés sur les amendements il y a plein de petites choses qui quand même [Musique] probable en revanche on peut avoir un risque d'avoir très clairement une censure partielle les cavaliers sociaux qui émaillent ce texte sur index senior pénibilité voire certains régimes spéciaux parce que faut voir que le PLFSS rectif c'est le principe du de la vie du Conseil d'État et bien le PLFSS rectificatif il vise à prévoir les comptes pour l'année pas pour les 30 ans qui suivent et donc ce qui n'a pas d'impact sur les comptes de l'année 2022 et bien théoriquement 2023 théoriquement ça n'a rien à faire dans un PLFSS rectif donc là il peut y avoir censure si ça n'a pas d'impact sur l'année censure de la mesure phare c'est à dire le report de parce que là il y a un impact financier direct et donc comme il y a un impact financier direct c'est tout paradoxe en réalité au risque d'avoir une censure qui supprime le peu de sucré qui a dans ce texte en revanche la mer notamment le très amer au regard des syndicats lui je bois mal comment est-ce qu'il pourrait être censuré oui non je pense pas que il y a une censure globale je pense que effectivement il va y avoir ici ou là quelques dispositions qui sont assez baroques d'ailleurs effectivement l'index au seniors des choses comme ça qui peuvent être qui peuvent être censurés par le Conseil constitutionnel ça si jamais l'ensemble est extensions duel ça serait quasiment une révolution et ça serait aussi une réflexion qui devrait être menée sur ce quel conseil constitutionnel est-ce que c'est d'ailleurs la réflexion existe dans le cadre de des réformes de la de la réforme des institutions que veut conduire le président de la République il veut qu'il y ait une réflexion sur cette cette institution savoir est-ce que c'est une cour suprême à l'américaine ou ou autre chose c'est c'est intéressant il s'est intéressant d'y réfléchir alors avant de connaître la décision constitue du Conseil constitutionnel la prochaine étape c'est cette fameuse commission mix paritaire puisque mercredi Alex député sénateurs vont devoir se mettre d'accord sur un texte commun mais oui Oriane 7 députés cette sénateur vont s'enfermer dans une salle pour négocier une version commune de cette réforme des retraites trouver un compromis alors ce compromis il est plutôt probable puisque les parlementaires les républicains et les parlementaires Renaissance sont majoritaires dans cette réunion mais les sénateurs LR l'ont dit ils vont être ferme dans cette négociation avec la majorité présidentielle pour garder les apports du Sénat sur ce texte écoutez Bruno retaillon ça n'est pas joué d'avance cette CMP le gouvernement la majorité présidentielle aurait bientôt aura bientôt de penser que ce sera facile les sénateurs croyez-moi nous avons d'abord en frabloc nous en fera blocs et on a l'habitude de défendre les intérêts des Français voilà Bruno Retailleau qui donne le ton de cette négociation et s'il y a un accord qui est trouvé dans cette CMP et bien jeudi chaque chambre du Parlement devra voter sur l'ensemble de ce texte commun de la réforme des retraites et les yeux seront notamment tournés vers l'Assemblée nationale ou là la majorité n'est pas encore acquise avant de parler du vote il y a du suspense sur le fait que cette commission mix paritaire réussissent à trouver un texte commun il y a toujours du suspense on va dire que le suspense est assez limité on voit à peu près comment va finir le film alors ensuite la question c'est quel va être la mouture du texte est-ce qu'on a vraiment un texte qui va être un texte de compromis qui peut y compris dans les branches les plus réactives de renaissance et de du MoDem convaincre auquel cas ça va avoir une implication sur l'usage du 49 alinéa 3 ou est-ce que c'est vraiment un texte qui se fait aux conditions de LR parce que le gouvernement n'a pour tout un tas de raisons pas intérêt à une commission mixte paritaire qui échouerait auquel cas ça risque de faire grincer des dents au MoDem à Renaissance et donc d'entraîner quelques phénomènes nécessite au sein de cette majorité qui peuvent compter et qui peuvent conduire des factualisage du 49 alinés à 3 sans même parler des LR etc ça c'est un autre sujet et il sera probablement problématique d'arriver là-dessus à trouver un compromis et de quelle elle est on pourrait poser la question assez Olivier merlex qui représentera les députés les républicains dans cette commission mix pariétaire il est pas d'accord sur tout avec ce qu'a voté le Sénat et avec ce qu'a voter pour une Retailleau il y a des désaccords effectivement mais moi je pense pas que ça soit là que ça se joue je pense que la commission mixte paritaire ça devrait ça devrait quand même il devrait trouver un terrain d'entendre surtout que les députés représentant la majorité présidentielle et les sénateurs d'ailleurs auront pas intérêt si vous voulez à pousser le bouchon trop loin je pense qu'ils ont intérêt à faire passer le texte le mieux possible alors après moi je pense que le vrai suspense il sera jeudi après midi à l'Assemblée nationale où là si on se pose maintenant et si on fait les calculs la majorité elle n'existe pas la majorité pour le texte n'existe pas et donc le gouvernement encore trois quatre jours là pour essayer de persuader des membres de LR de voter pour le texte et aussi de s'assurer que le bloc majeur le bloc de la majorité est complet est au complet alors que on sait très bien que il y en a certains qui pourraient ne pas voter juste pour revenir sur cette commission mixte paritaire il y a deux points de crispation dans les négociations qui vont être abordés il y a un premier point de crispation entre les sénateurs de la républicains et le gouvernement la majorité présidentielle c'est le CDI senior le contrat sans cotisation familiale pour embaucher plus de seniors que souhaite la droite sénatoriale le gouvernement n'en veut pas il dit que ça coûte trop cher 800 millions d'euros le ministre des comptes publics Gabriel Attal et compte et puis le deuxième point de crispation là il concerne plutôt les sénateurs de la républicains face aux députés LR et le dispositif car on a eu des députés LR qui à la fin du débat à l'Assemblée nationale ont vraiment défendu cette idée et bien de 43 à nuités pour tout le monde pour ceux qui ont commencé à travailler tôt alors que la droite du Sénat dans le débat sur la réforme des retraites à voter l'aménagement de ce dispositif carrière longue mais n'est pas allé jusqu'à 43 annuités pour tout le monde donc ça veut dire qu'il y a est-ce que c'est aussi de du texte du fond du texte qui va sortir de cette CMP que les députés les républicains vont se décider et que donc va se jouer de 49-3 ou pas en partie parce qu'en réalité on a des députés les républicains on est Olivier marlax en érection type et ensuite on a des députés qui sont malgré tout majoritairement des électrons libres ça fonctionne certes par courant etc mais des facto bah c'est pas tout à fait évident que on est des mobilisations idem d'ailleurs chez des renaissances et chez des modem on a vu des voix discordantes il faut voir que c'est encore une fois un élément essentiel pour comprendre ce qui va jouer dans les prochaines années l'important c'est pas d'avoir de 189 députés sur papier la majorité en séance le jour J la nuque et le RN seront mobilisés ils seront là a priori est-ce que les députés LR est-ce que les députés Renaissance est-ce que les députés modem seront là ben il y en a qui voteront contre certes et c'est ceux qui vont être les plus médiatisés mais il y en a qui tout bêtement ce jour-là devront aller d'urgence inaugurée le musée sur le commerce fluvial dans la tire-t-elle au XIXe siècle et donc et ils seront pas là et donc ils vont peut-être donner leur pouvoir mais pas tous et donc on peut avoir un jeu de participation différentiel l'enjeu pour le gouvernement c'est de s'assurer que 1 tous les membres de sa majorité voteront que tous les membres de sa majorité seront présents et que de l'autre côté une portion raisonnable DLR seront de manière certaine ici et votre rond c'est loin loin d'être évident donc le 49 alinéa 3 si vous voulez il est assez probable ou en tout cas il est loin d'être impossible il faut voir que pour l'utiliser vous avez simplement besoin de délibérer dessus d'en parler lors du précédent conseil des ministres que ce soit consigné par le LGG vous n'êtes pas obligé de faire la publicité vous n'êtes pas obligé voilà de dire devant le les journalistes en compte-rendu nous avons évoqué le 49 finis à trois vous pouvez le garder pour vous d'ailleurs il a peut-être été évoqué il y a quelques conseils des ministres il y a pas besoin que ce soit mercredi on ne le sait pas et ensuite ben et Isabelle borne avant le vote c'est la limite peut déclencher cet article quand elle veut si jamais elle voit que dans l'hémicycle ça se passe bien elle peut s'en abstenir si jamais elle voit que pas forcément à 15 heures à l'ouverture de la séance exactement ça peut être plus tard c'est à n'importe quel moment dans le débat on peut avoir l'usage du 49 aliné 3 ce qui laisse au gouvernement et bah une marge d'appréciation une marge de manœuvre et pour nous une grande marge de suspense que le débat sera court si la CMP est conclusive alors le débat sera court donc tout va se jouer sur la présence en réalité au visu est-ce que vraiment la majorité et là où est-ce qu'elle n'est pas et politiquement parlant Bruno Retailleau il a cette phrase il dit j'aimerais pas être à la place d'Elizabeth borne elle a le choix entre la Grosse Bertha et la roulette russe c'est sûr que il aimerait pas être à sa place c'est une formule parce qu'évidemment qu'il aimerait à sa place il préférait sans doute à Matignon que président du groupe LR au Sénat non c'est vrai que pour elle c'est une mission délicate mais s'il réussit cette mission c'est pour elle je dirais la garantie de probablement rester encore longtemps à Matignon en revanche si elle échoue si ces grilles là là la procédure se grippe là c'est sûr que pour elle ces jours seront vraisemblablement un premier ministre dans une vraie forme de cette ampleur enfin supposé de cette ampleur parce que c'est une réformète en fait on va pas très loin dans le dans le changement elle elle fait office de fusible c'est à dire que le Président de la République on l'a dit on l'a répété c'est très peu exprimé sur ce sujet il est resté en retrait il a laissé la le Premier ministre être à la manœuvre et si ça échoue évidemment que la responsabilité même si les électeurs feront un combat c'est très responsabilité au président de la République et bien c'est évidemment c'est vrai que ça va tomber et il faut voir qu'il y a un enjeu de gestion de la majorité également on avait évidemment les yeux rivés sur le Sénat à raison la semaine dernière mais il s'est passé des choses à l'Assemblée le rejet de la PPL horizon la proposition de loi le fait que la proposition d'Aurore berger l'a proposition de loi sur la récidive voilà c'était sur l'illégibilité des bancs et vous avez le MoDem qui a voté contre sur la récidive Renaissance à voter contre donc on voit que cette majorité l'entre en exposer façon puzzle et que donc la gouverner demain tenir cette majorité va devenir de plus en plus compliqué on parle des divisions au sein de LR il y a quasiment plus d'intergroupes à l'Assemblée dans la majorité donc si jamais elle perd ce combat ou si jamais le gagne très difficilement vient 49 Alina 3 la suite du quinquennat va être compliqué tous les matins cette semaine pour suivre la suite de ce texte [Musique]

Le Sénat a voté, et maintenant ? — Louise Morel · Pourquijevote