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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 22 mars 2023 24 min

Retraites : "C’est un Président forcené, en tête à tête avec lui-même"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour iSolo bonjour merci beaucoup d'être notre invité politique ce matin député des Landes présidents du groupe socialiste à l'Assemblée nationale on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche bonjour Christelle bonjour Oriane bonjour Boris Vallot et on va donc quelques instants parler de l'intervention d'Emmanuel Macron mais d'abord il a reçu hier soir les parlementaires de la majorité et il a eu ses phrases l'émeutes ne l'emportent pas sur les représentants du peuple la foule n'a pas de légitimité face au peuple qui s'exprime souverain à travers ses élus qu'en pensez-vous je pense surtout que il a des légitimés les représentants du peuple en disqualifiant le débat parlementaire en passant en force songé qu'il a même aboli la séparation des pouvoirs d'une certaine manière puisque l'Assemblée nationale n'aura pas voté le texte ni en première lecture ni en seconde lecture ni aucune espèce d'onction des représentants de la nation des représentants du peuple à l'Assemblée nationale sur ce texte voilà la réalité il est aussi par ailleurs disqualifier et marcher sur les partenaires sociaux fait peu de et de la démocratie sociale et du débat parlementaire et donc évidemment il laisse lui la place aux formes les plus désorganisées de la de la contestation et parfois les plus les plus violentes il devrait se poser la question du du coup de force politique qu'il a accompli et il devrait se poser la question de la crise institutionnelle dans laquelle il nous a plongé et qui pose un problème plus profond plus durable et plus grave que la seule réforme des retraites lui dit l'absence d'adoption de notion de censure vaut validation du texte ça n'est pas vrai non ce n'est pas vrai ce n'est pas vrai parce que si je reprends les mots de la première ministre elle a dit le compte n'est pas ça veut dire qu'il n'y avait pas de majorité au moment où le texte même était soumis à la représentation nationale et aux députés il y aura un vote sur ce texte et le vote sur la potion qui enfer il n'y a pas eu de vote sur ce texte ils l'ont esquivé ils l'ont refusé ils l'ont craint leur propre majorité à l'Assemblée nationale qui de conflit dans les couloirs je peux vous dire que ils sont pas très fiers pas très heureux ils sont même un peu peinés et tristes et en colère contre le président de la République et la première Miss voulez passer au botisé au fond faisons je veux dire le pari de la démocratie apaisée même si on doit on doit perdre ils ne l'ont pas fait par ce que il y a une à côté toujours bravache chez Emmanuel Macron et encore hier il y avait un côté qui viennent me chercher est-ce que vous estimez aujourd'hui que la rue a une légitimité à s'exprimer telle qu'elle l'a fait hier soir par exemple dans les rues de certaines villes de France qu'il y ait de la légitimité aux manifestations qu'il y ait de la légitimité à un peuple qui s'exprime qui fait grève évidemment c'est ce sont des droits des droits constitutionnel moi je souhaite toujours que ça se passe de façon la plus apaisée et la plus calme possible mais regardez bien les circonstances dans lesquelles Emmanuel Macron a été élu face à l'extrême droite grâce au fond républicain pas sur son programme il avait dit vous en souvenez peut-être cette élection m'oblige et puis aujourd'hui on se rend compte que ça ne l'oblige à rien en tout cas de son point de vue et les Français ont par ailleurs au moment des élections législatives refuser de donner une majorité absolue à Emmanuel Macron lui disant finalement c'est d'abord à vous de faire des compromis avec votre programme il n'est prêt à aucun compromis dans une forme d'obstination qui me paraît déraisonnable nous avons une aspiration au respect du pluralisme politique à faire vivre un parlementarisme de fait ce que pour ce qui nous concerne ceci nous avons essayé de faire nous heurtons bien souvent à des murs et puis il y a une inspiration à la démocratie continue vous savez c'est ce plébiscite de tous les jours c'est cette aspiration que Mendès France soulignait contre deux élections les Français souhaitent entendus dans leurs aspirations ils l'ont exprimé au fond de de la manière la plus éclatante en étant des millions dans la rue pendant plusieurs semaines dans un moment de crise de la vie chère où il est difficile de faire grève moi j'ai vu dans des manifestations des gens qui quittaient quelques heures leur atelier leur usine leur bureau parce que c'est difficile quand on a un salaire qui est déjà modeste de s'en priver c'est un président qui est un président forcené en tête était avec lui-même et je trouve que cette assez préoccupant préoccupant pourquoi pour la démocratie oui quand on est dans un pays fracturé dans un pays qui s'ouvre et le mal qui l'arrange c'est l'injustice avec ce sentiment de plus en plus net de plus en plus clair qu'il y a dans ce mouvement social des causes plus profondes c'est au fond moi je le dis une forme de criminaire ce sont celles et ceux qui n'ont que leur travail pour vivre à qui on dit on vous applaudit à 20h mais vous allez payer le quoi qu'il en coûte et on va pas demander des forces supplémentaires à ceux qui le peuvent il y a un sentiment d'injusticien au fond une aspiration à nouvel ordre social à construire le monde de demain c'est rompre avec un monde devenu invivable du fait des inégalités et inhabitables qui peut donner justice il peut donner le pire voilà la colère parfois la plus violente la plus la plus brutale y compris s'exprimant dans les urnes en confiance en destin à ceux qui n'aiment ni la République ni la démocratie voilà qui sont le rassemblement national et je parle de des élus pas des électeurs mais ça peut donner le meilleur aussi voilà parce que dans la crise de la covid on a vu au fond limite du monde tel qu'il avait prévu on arrive ordonné lors de nos priorités qu'est-ce qui compte qu'est-ce qui compte pas quels sont les métiers utiles dont nous ne pouvons pas nous nous passer et puis il a centralité de la vie surtout trop considération le fait qu'on se soit manqué les uns aux autres comme une revanche sur le l'individualisme et puis ce nouvel horizon quand on disait prends soin de toi d'une société plus attentive aux autres il y avait ça il y avait il y avait le ferment de tout ça et en réalité au lieu de changer de modèle Emmanuel Macron n'a qu'une aspiration c'est conserver le monde d'hier alors Emmanuel Macron va s'exprimer à 13h dans les journaux de TF1 et de France 2 il dit qu'il veut apaiser qu'est-ce que vous attendez de lui je crois que cette manière d'apaiser c'est de retirer cette réforme parce que il y a pas d'ordre son justice et cette réforme elle est injuste les gens le savent l'ont compris c'est les Français dans une forme de retour du paternalisme le gouvernement a souvent dit les Français n'ont pas compris notre réforme si si ils l'ont parfaitement compris d'ailleurs certains égards ils l'ont compris mieux que le gouvernement lui-même puisque on a levé et les parlementaires et en particulier parlementaires socialiste ils ont pris leur part on a levé un chacun des éléments de mensonges préférés par le gouvernement c'est en réalité l'exécutif le président de la République qui ne comprend plus les Français donc ludique il n'a retirera pas il dit il va plus loin il remaniement ni dissolution ni référendum en revanche il annonce il veut annoncer une nouvelle méthode est-ce que [Musique] mais comme sa méthode correspond à ce qu'il est intrinsèquement la méthode ne change pas qu'est-ce que vous en attendez de cette nouvelle méthode vous je sais plus bien quoi attendre du président de la République je vous le dis franchement je suis assez peiné consterné inquiet espèce de de d'obstination des raisonnable il avait chaud le redis dans ce parlementarisme de fait quelque chose au fond d'intéressant on a beaucoup de parler de compromis compromis mais avant d'être un résultat c'est d'abord une méthode ça suppose de l'écoute de l'écoute des partenaires sociaux le sentiment des syndicats aujourd'hui c'est que on leur a marché dessus qu'on les a d'une certaine manière des légitimer le sentiment des parlementaires je le dis des parlementaires de tout bord bien sûr ils viendront pas j'allais dire fidèle à leur majorité et à leurs éléments de langage vous le dire mais nous le disent dans les couloirs on a été on a été maltraité et quand j'entends que maintenant procéderait plus par voie réglementaire que par voie législative je dis il faut arrêter j'allais dire de creuser la tombe d'une démocratie qui ne demande qu'une chose vivre voilà vous savez le la démocratie ne meurt pas de mouvement elle meurt d'immobilité là vous parlez des parlementaires dans la majorité qui vous font des confidences sur bien sûr bien sûr d'ailleurs certains le font visage plus découvert je débattais avec Bruno Fuchs du MoDem qui qui a assez nettement aujourd'hui entre le Parlement dans son ensemble en tout cas l'Assemblée nationale et Emmanuel Macron je le crois a bien des égards à bien des égards voilà et ça et on ne peut pas on ne peut pas s'en satisfaire et puis il y a des causes qui sont trop grandes pour ne pas chercher assyaté tous ensemble je pense en particulier à la question environnementale les rapports du GIEC qui est sorti qui est extrêmement inquiétant et on peut pas avoir un gouvernement qui semble faire mais qui en réalité le plus souvent fait semblant il y a besoin de s'y attaquer il y a pas de détour possible il y a pas d'esquive possible on peut pas se contenter de mots il faut aujourd'hui des actes au-delà du retrait du texte est-ce qu'un changement de Premier ministre aurait pu être une porte de sortie avec la nomination par exemple d'un Premier ministre de gauche écoutez tous ceux qui viennent de la gauche et qui pensent apporter un supplément d'âme à la politique d'Emmanuel Macron franchement pour leurs frais quand je vois l'idée du socle qui vient de l'aile gauche de du Parti socialiste proche de Henri Emmanuelli auquel l'honneur et j'allais dire l'exigence quotidienne de succéder ils n'ont rien apporté finalement vous connaissez la formule à travers le Premier ministre qui on voit le président de la République et président de la République a été élu sur un programme de droite il était élu sur le programme de Nicolas Sarkozy au fond mais dans le troisième mandats pour vous ça ne changerait je pense que les assez largement disqualifiée voilà donc très importantes se pose la question elle-même le compromis comme disait ma collègue président du groupe écologiste premier compromis qui a fait la première ministre c'est d'abord avec sa conscience alors vous parliez à du retrait du texte tout à l'heure aujourd'hui qu'est-ce qu'il y a comme porte de sortie pour pour retirer qu'est-ce qui vous reste à vous pour retirer ce texte des parlementaires nous avons d'abord déposé comme au Sénat d'ailleurs un recours au Conseil constitutionnel il a des chances d'aboutir je pense qu'il a des chances d'aboutir je pense qu'il a des chances d'aboutir et d'aboutir sur le fond les deux d'abord sur la forme le fait d'avoir choisi pour une réforme qui est structurelle qui engage des générations des générations qui dépassent donc la dualité budgétaire choisir un texte financier un texte budgétaire comme un projet de loi de financement de la sécurité sociale est un détournement de procédure vous regardez les intentions du législateur à l'époque et ces manifestes il y a aussi les procédures accélérées que moi je considère dans le dans le moment comme de la démocratie expéditive je crois à la possibilité de lois immortel qui survivent aux alternances qui survivent même aux République et au régime on a été capable dans notre dernière République on en était capable dans la quatrième République parfois dans la 5ème République mais ça demande du temps et de la considération pour des points de vue qui parfois sont très très éloignés il y a ensuite le manque de sincérité la question de la sincérité du débat elle est importante l'annexe explicative qui est l'équivalent de l'étude d'impact est indigente très partiel nous prive la représentation nationale de beaucoup d'informations il y a des informations que nous avons demandé qu'avec Jérôme Guedj nous avons été obligés d'aller chercher dans les tiroirs des ministères parce que le gouvernement donnez pas à la représentation nationale ou donner des informations qui étaient fausses songez entre les éléments de langage qu'ils aient 1200 euros de pension minimale pour tous et le résultat final il y en aura 20000 vous rendez compte évidemment qu'il y a un problème de sincérité de clarté de transparence puis il y a d'autres sujets de fonds et puis pardon il y a le référendum initiative partagé vous allez vous là aussi déposer de plus de 250 parlementaires de plusieurs sensibilités de gauche est-ce que la procédure n'est pas un peu longue la procédure du Rip est-ce que la colère ne risque pas d'être retombée d'ici là pour recueillir suffisamment de signatures le nombre est énorme neuf mois une fois que ça aurait été validé par le Conseil constitutionnel pour réunir 4,7 millions de signatures mais enfin nous avons l'espoir de le faire de le faire beaucoup plus rapidement rappelez-vous que pour Aéroport de Paris nous avons sur un sujet dont on peut estimer qu'il était moins directement dans la vie quotidienne des Françaises et les français réunis un million 100 Emmanuel Macron parure disait qu'il était prêt à déclencher à la baisser le seuil du Rip à 1 million à castelant tienne voilà un moment il vous en faut cinq fois plus ça vous paraît possible ça me paraît tout à fait possible oui je crois parce que ça concerne beaucoup de Françaises et de et de français et qu'ils savent que il y a dans cette réforme un impôt sur la vie des gens et en particulier des classes moyennes des classes des classes populaires ça vous le mesurez de façon extrêmement bien sûr que je l'espère si elle n'est que partielle vous pensez plutôt que ce seront des censures partielles qui sont sur les mains c'est entre les mains du Conseil constitutionnel je forme moi de grands espoirs on a beaucoup travaillé notre recours voilà on y a très bien sérieusement avec des gens dont c'est le métier dont c'est la compétence et je crois oui que que ça des chances de prospérer une censure totale oui hier soir on le disait tout à l'heure de nouvelles manifestations ont eu lieu dans plusieurs villes de France à Paris mais parfois encore plus important dans des villes moyennes est-ce que vous craignez ou espérer que cela dure est-ce que cela peut durer le droit de manifester est un droit constitutionnels est-ce que c'est un problème le doigt avait d'ailleurs beaucoup de mouvements sont aussi organisés par les partenaires sociaux il y a demain un mouvement social organisé par un front syndical une intercelicale dont l'union l'unité ne se dément pas ne se départit pas je forme moi beaucoup d'espoir dans ce dans ce moment je souhaite qu'évidemment tout cela se déroule dans le calme et la et la sérénité mais aujourd'hui aujourd'hui c'est au gouvernement d'entendre qu'il est le représentant de ceux qui aujourd'hui lui disent entendez-nous mais voilà j'ai envie de nous donner à quoi ça sert puisque jusqu'à présent les manifestants qui ont été jusqu'à selon certaines sources finalement c'est mais que se posent les Français mais à quoi ça sert d'aller voter c'est pour ça que je dis qu'on est dans une crise institutionnelle et qu'il faut aussi se poser maintenant peut-être cette question c'est dans un moment de grande défiance qu'on mesure dans l'abstention dans les élections dans un certain nombre d'ailleurs aussi de retranchements dans dans un vote à l'extrême droite est-ce que Emmanuel Macron n'a pas fini d'essorer la Cinquième République elle est devenue intrinsèquement mais par sa propre pratique solitaire un président élu sur la promesse d'écouter tout le monde et qui n'a fini par écouter que la cuisine de sortir des cadres de la Cinquième République aujourd'hui la 5e c'est fini il faut passer à autre chose qui se révèle finalement à bien des égards à bout souffle je crois que il a essoufflé il l'a essoré par sa pratique personnelle et qu'aujourd'hui nous devons nous poser la question de quelle manière on institue la participation citoyenne quelle est l'équilibre des pouvoirs entre le Parlement et le président de la République on en finit avec cette verticalité qui finit par faire des dégâts quand je regarde le parlement allemand quand je regarde le Parlement britannique je les envies ils ont cette culture parlementariste qui est celle en réalité d'être beaucoup plus en résonance et en écho avec un pays ce n'est pas la du président de la République Jean-Luc Mélenchon et cette expression après le rejet de la motion de censure il appelle à la censure populaire c'est une expression que vous reprendriez chacun a les expressions pour dire au fond qu'il faut écouter le peuple quand il est en colère ça n'est pas j'allais dire anecdotique les manifestations qui se sont déroulées ça n'est pas anecdotique que les trois quarts des Français soient contre cette réforme et qu'ils aient à 80 % souhaité que le gouvernement soit renversé au moment du vote de l'émotion de censure ça n'est pas commun ni habituel et c'est même un signe de de gravité et de responsabilité que l'ensemble des organisations syndicales avec les nuances et les désaccords qui peuvent être parfois les leurs soit tu n'y ça n'est pas par hasard et ça n'est pas insignifiant que la motion censure ne passe pas mais à 9 petites voies après honnêtement je sais j'en suis jamais des surpris moi par là par la vie par la vie politique au fond c'est à la fois un signe de vitalité démocratique et de sursaut finalement de la représentation nationale mais aussi un signe inquiétant quand un gouvernement tient un cheveu vous attendiez pas ce soir j'attendais j'espérais plus mais bon sûr Marine Le Pen Marine Le Pen hier elle a dit elle a fait un entretien l'Agence France Presse et elle a dit qu'elle ne participerait pas à étendre le feu de la contestation quand dites-vous qui a entre les mains aujourd'hui je vais dire la lance incendie d'un feu qu'il a allumé lui-même c'est le président de la République c'est le président de la République il devrait l'éteindre il devrait oui je crois oui lui varie sur les soufflements l'épuisement des gens mais il a par les choix qu'il a fait par la façon qu'il a eu de procéder il a j'allais dire abîmer un certain nombre d'institutions il a donné aux Français le sentiment d'une distance plus grande entre entre lui et eux et donc tout ça me paraît de voir être raccommodé comment je peux vous dire qu'il est allé tellement loin que je ne sais pas alors aujourd'hui ça veut dire qu'on peut plaire à commander pour vous je crois qu'il le faut mais ça veut dire que il faut des actes forts et que espérer le soufflement ça n'est pas un acte fort et c'est surtout franchement se moquer des Français de ceux qui ont fait grève je vous l'ai dit 1 pour ceux qui ont des fin du mois difficile qui arrivent à remplir leur frigo qui arrivent pas remplir leur réservoir d'essence qui s'inquiète pour l'avenir de leurs enfants pour le leur pour comment leurs parents vont vieillir pour le changement climatique pour la justice sociale leur dire écoutez j'espère votre essoufflement la majorité dit que la loi travail que le Parlement aura débattre au printemps va contenir des choses qui vont apaiser la société et qui permettront que le travail soit soit plus facile plus juste est-ce que vous espérez beaucoup de cette loi travail à chaque fois que le la majorité le gouvernement prend la parole il fait la plus grande réforme sociale depuis René Coty voilà sur les meilleurs depuis toujours j'ai entendu hier la première ministre d'abord à propos du passage en force des retraites dire que c'était une victoire j'ai cru une plaisanterie quel candidater auprès du mot politique c'était pas le cas je l'ai entendu dire que c'était la réforme la plus concertée depuis toujours ah bon avec concerté avec qui avec Emmanuel Macron entre eux mais ça n'est pas le cas alors qu'est-ce qu'il faut en espérer voilà des mois qu'avec les parlementaires de la nuque toute la gauche et même au delà nous disons que il y a une question de salaire qui se pose de partage de la richesse créée de la valeur ajoutée de la masse salariale quand vous songez que depuis 2008 les 10% de français les moins bien rémunérés ont vu leur rémunération augmenter trois fois et ni moins vite que les 10% de Français qui ont les plus hauts salaires quand vous voyez des écarts de rémunération entreprise de la grande distribution qui viennent 300 fois ce que gagne une caissière vous dites que ça n'est pas possible si le projet d'augmenter le niveau du SMIC comme nous l'avons proposé de mieux partager la richesse créée de mettre un contribution du remboursement de la du quoi qu'il en coûte les multinationales les grandes fortunes les grands patrimoine mais je crois pas que ce soit le projet d'Emmanuel Macron il continue d'appartenir à ses actionnaires en attendant cette loi travail chaque soir la police procède à différentes arrestations lors des manifestations des réquisitions ont été opérées hier déjà est-ce que c'est une bonne manière de faire revenir un peu de calme dans un pays qui qui est à feu et à sang depuis jeudi soir écoutez que les forces de l'ordre soient amenées à sécuriser un certain nombre de rassemblements très bien mais le respect de l'ordre public il vaut pour tout le monde pour les manifestants comme pour les policiers et donc moi j'ai vu un certain nombre d'opérations d'Indiens Lords qui m'ont paru pour le moins brutal voire parfois expéditive il y a besoin que le cadre républicain soit respecté je lisais que le parquet avait dit que sur les 292 garde à vue 283 avaient été sans suite faute de constitution d'infraction je me dis mais comment cela se sentir retrouvés quand je vois que en même temps d'interpellation à justifier dans le cadre de l'ambassade d'Autriche intervenir parce que des lycéens autrichiens ont envie d'egiatures de notre capital avaient été pris dans la nasse puisque c'est le terme le terme consacré vous savez quand on a vu une randonnaise on s'est dit c'est la doctrine l'Allemand qui est mise de côté et là je vois la doctrine du préfet de l'allemand reprendre du service et je dois vous dire que je m'en inquiète et donc je vous le redis il n'y a pas d'ordre sans justice c'est la seule mesure de justice possible aujourd'hui c'est le retrait de cette réforme un dernier mot sur un autre texte c'est le texte immigration que les sénateurs devaient examiner à partir de la semaine prochaine et que l'exécutif va reporter à la demande de Gérard Larcher c'est une bonne chose que l'examen de ce texte soit reporté selon vous je ne l'ai pas examiné donc je peux pas vous en dire quoi que ce soit est-ce que dans le climat social actuel c'était le moment d'examiner en fait sur les minéraux de baroques c'est que c'était à nouveau un texte en même temps oui c'était un texte est censé à la fois plaire à la droite elle plaire à la gauche finalement ça me plaisait à personne parce que pour ce qui me concerne je conserve qu'un certain nombre de principes sont indivisibles et que c'est pas en coupant le salami en tranches que on le rend on le rend plus digeste donc si la copie est mauvaise qui la reprenne est-ce qu'il faut la reprendre et de l'autre un texte de gauche moi je crois pas que tout ne soit pas ou en même temps je crois à la clarté de la ligne politique le sentiment que j'ai depuis l'élection présidentielle c'est que le Président de la République c'est pas bien quoi faire de ce deuxième quinquennat voilà pas vraiment fait campagne présidentielle il y a pas vraiment fait de campagne législatives là on sait pas trop où il va et je crois que c'en est à nouveau la traduction ou alors est-ce le premier acte de ce que j'ai compris c'est-à-dire au fond on va procéder par voie réglementaires sans passer désormais par le Parlement à chaque fois qu'on pourra éviter bien moi je crois pas que on fait plus de démocratie avec moi une démocratie mais est-ce qu'en texte peut encore être voté au Parlement tel qu'il est aujourd'hui on t'envoie qu'un steak social important que la réforme des retraite ne passe pas mais où n'est pas mise au vote vous savez la première ministre comme d'autres présidents de groupe avait reçu avec Patrick Kanner vous avez demandé vous êtes prêt à voter les textes lesquels élu pour faire la majorité qu'Emmanuel Macron n'a pas ça veut dire ce que vous êtes prêt à des compromis et la journée et Président il est prêt à des compromis manifestement il est prêt à aucun compromis est-ce qu'ils ont trouvé finalement le mode d'emploi de ce parlementarisme de fait non non en réalité il fonctionne toujours avec des codes anciens alors que certains égards finalement donc il a raison d'éviter de passer par le Parlement aux institutions il a tort de penser qu'il peut avoir raison tout seul il a tort de penser que c'est avec moins de démocratie qu'on fait plus de démocratie plus de confiance dans les représentants merci Boris Vallaud merci beaucoup d'avoir été notre invité on regarde la Une de La Dépêche Macron à qui tout double c'est à la Une de votre journal Christelle merci beaucoup Boris Vallaud d'avoir été notre

Retraites : "C’est un Président forcené, en tête à tête avec lui-même" — Boris Vallaud · Pourquijevote