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ChroniqueHugoDécrypte — Actus et interviews (sur Podcast)· 12 avril 2022 11 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Pourquoi Emmanuel Macron n'est pas certain de l'emporter, Ukraine, New York... Actus du jour

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    « elle a également le soutien d'Éric Zemmour qui a recueilli 7% des voix »
  • 2:29PrésentateurChiffre
    « Valérie Pécresse, la candidate des Républicains pour cette année, n'a récolté que 4,7% des voix »
  • 6:27PrésentateurFait
    « le président sortant, donc Emmanuel Macron, avait l'expérience nécessaire pour, je cite, « les importantes décisions à venir » »
  • 7:06PrésentateurChiffre
    « il a dit envisager un départ à la retraite à 64 ans et non plus 65 ans »
  • 7:36PrésentateurChiffre
    « Jean Lassalle, le candidat de Résistons, qui a recueilli 3,1% des voix »
  • 8:35PrésentateurFait
    « la Russie aurait utilisé, je cite, « une substance inconnue dans la ville » »
  • 8:50PrésentateurChiffre
    « le maire de Mariupol a affirmé que 10 000 civils étaient morts depuis le début du siège russe »
  • 9:22PrésentateurChiffre
    « le gouvernement ukrainien a déjà ouvert 5 600 enquêtes pour crimes de guerre »
  • 9:55PrésentateurChiffre
    « une fusillade a eu lieu ce mardi dans le métro à Brooklyn. Au moins 13 personnes ont été blessées »

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Pourquoi le duel Macron-Le Pen est très différent de celui de 2017 et pourquoi est-ce qu'Emmanuel Macron pourrait être en difficulté ? Une enquête ouverte sur des possibles attaques chimiques en Ukraine, Shanghai dépassé par le Covid ou encore d'autres actualités en bref. Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien et on est parti comme chaque jour pour une nouvelle plongée dans l'actualité en une dizaine de minutes et au passage, bienvenue à tous les nouveaux qui suivent ce format ces derniers jours que ce soit sur YouTube pour la plupart d'entre vous mais aussi vous êtes de plus en plus nombreux directement en podcast.

Je me permets de le dire du coup pour ceux qui regardent sur YouTube en ce moment, j'ai voulu la version audio de ce format des actus du jour, ça se passe directement en podcast. Vous tapez Hugo Décrypt sur Spotify, Apple Podcast, Deezer, ce que vous voulez et à ce moment-là vous pouvez écouter la version audio de ce format. On commence tout de suite avec le sujet à la une donc de ces actus. Vous le savez, le second tour de cette élection présidentielle est le même qu'il y a 5 ans en 2017. Du coup, certains disent que c'est à nouveau la même chose mais en réalité, vous allez le voir, la situation est bien différente. Bon, d'abord on va parler de ce qu'on appelle les réserves de voix.

En gros, les réserves de voix, qu'est-ce que c'est ? C'est, pour faire très simple, les électeurs d'un candidat qui a été disqualifié au premier tour et qui se tournent donc pour le second tour vers un autre candidat. Et donc l'enjeu, c'est de savoir qui d'Emmanuel Macron ou de Marine Le Pen a le plus de réserves de voix. Alors cette année, la situation est différente à 2017 puisque en 2017, seul Nicolas Dupont-Aignan avait appelé à voter pour Marine Le Pen. Or, eh bien cette année, elle a également le soutien d'Éric Zemmour qui a recueilli 7% des voix et forcément, c'est pas négligeable. Il y a aussi potentiellement des électeurs des Républicains qui pourraient voter pour elle.

Par exemple, Éric Ciotti, qui était le finaliste de la primaire des Républicains, a annoncé qu'il ne voterait pas pour Emmanuel Macron. Il n'a pas exclu de voter pour Marine Le Pen. Bref, vous l'avez compris, les réserves de voix pour Marine Le Pen pourraient être plus importantes cette année par rapport à 2017. Pour Emmanuel Macron, la situation est différente. En 2017, il faut bien comprendre que les deux partis de gauche et de droite traditionnels, disons, le parti socialiste et les Républicains avaient appelé très clairement à voter pour Emmanuel Macron.

Sauf qu'à l'époque, le candidat des Républicains, c'était François Fillon, il avait récolté près de 20% des voix au premier tour, donc il pesait beaucoup. Or, cette année, Valérie Pécresse, la candidate des Républicains pour cette année, n'a récolté que 4,7% des voix. Et en plus, elle n'a pas donné de consigne de vote claire. Elle a simplement dit qu'elle voterait pour Emmanuel Macron. Tout ça pour dire que le soutien de ces deux partis traditionnels pour Emmanuel Macron, il pèse plus grand-chose aujourd'hui. Et même si Anne Hidalgo, elle aussi, a appelé à voter pour Emmanuel Macron, on peut imaginer que sa voix et les électeurs derrière ne pèsent plus autant.

Bref, évidemment, ce n'est pas parce qu'un candidat pour qui vous avez voté au premier tour appelle à voter pour un autre candidat que vous allez forcément respecter ce qu'il a dit. Vous faites votre choix. Mais tout de même, c'est évident, Marine Le Pen a a priori une réserve de voix plus importante qu'en 2017, à l'inverse donc potentiellement d'Emmanuel Macron. Mais tout ça va être précisé. Il y a des sondages en cours sur tout ça. Je préfère ne pas les citer parce qu'il faut être très prudent là-dessus aujourd'hui. Mais ça va forcément s'affiner dans les prochains jours. Et l'enjeu réside ici.

Par ailleurs, ce qu'il faut bien comprendre, c'est que la cible des électeurs à récupérer aujourd'hui, là, disons, où la réserve de voix est la plus importante, c'est donc chez Jean-Luc Mélenchon, le candidat de la France insoumise, qui a récolté presque 22% des voix au premier tour et qui était aussi, on l'a dit hier, en tête chez les jeunes. Jean-Luc Mélenchon, sans appeler à voter clairement pour Emmanuel Macron, a répété par contre plusieurs fois, et ça très clairement, qu'il fallait, je cite, pas une voix pour Marine Le Pen. Mais ce que je disais à l'instant, c'est que rien ne dit que tout le monde va suivre sa consigne.

Et l'enjeu, donc, pour Emmanuel Macron comme Marine Le Pen, c'est d'essayer d'attirer cet électorat. Marine Le Pen, en l'occurrence, a beaucoup travaillé sur son image depuis 2017. C'est ce que beaucoup de commentateurs appellent une stratégie de dédiabolisation pour faire, eh bien, oublier l'historique de son parti, notamment, ou encore son positionnement politique. En 2019, elle avait changé le nom de son parti de Front National à Rassemblement National. Cette année, elle aborde beaucoup de questions sociales et elle a tourné, en fait, toute sa campagne de premier tour sur le pouvoir d'achat. Elle parle beaucoup moins d'immigration, par exemple.

Et pourtant, son programme reste globalement le même qu'en 2017. C'est une ligne à l'extrême droite qu'on aura l'occasion de revoir en détail dans les prochains jours. Mais elle a tout de même édulcoré certains points qui faisaient fuir certains électeurs, comme la sortie potentielle de l'euro ou encore de l'Union européenne, qu'elle proposait pendant longtemps et qui étaient des points de fixation et de blocage majeurs pour beaucoup de personnes. De l'autre côté, Emmanuel Macron est dans une nouvelle configuration, puisque ça fait cinq ans qu'il est à l'Élysée.

Et donc, forcément, certains peuvent estimer que son bilan est bon, mais d'autres personnes ont beaucoup de choses à redire et à critiquer, que ce soit sur la gestion du Covid. Il y a eu, évidemment, les protestations avec les mouvements des Gilets jaunes. Bref, il s'est forcément passé beaucoup de choses. Et ce n'est pas évident et ce n'est pas la même chose pour un candidat d'avoir un bilan de cinq ans à défendre. On peut imaginer, d'ailleurs, que lors du débat d'entre-deux-tours, ça va être forcément un angle d'attaque pour Marine Le Pen, qui peut estimer qu'Emmanuel Macron a déjà gouverné cinq ans à l'Élysée et peut l'attaquer de cette façon sur son bilan.

Et c'est donc un élément qui pourrait être assez majeur en 2017. Un certain nombre d'électeurs de gauche votaient, par exemple, Jean-Luc Mélenchon au premier tour et puis Emmanuel Macron au second tour. Cette année, on sent bien qu'un certain nombre d'électeurs aimeraient faire barrage à nouveau à l'extrême droite, mais refusent aussi de voter pour Emmanuel Macron puisqu'ils ne sont pas satisfaits de son bilan. C'est aussi sur ça, notamment, que va se jouer le second tour. Bref, vous l'aurez compris, même s'il reste en tête dans les sondages aujourd'hui pour ce second tour, eh bien, les sondages donnent aujourd'hui à Emmanuel Macron beaucoup plus proche de Marine Le Pen qu'en 2017.

Ce qui montre donc que les prochains jours vont être décisifs. Ça me semblait important de faire un petit aperçu aujourd'hui de ce qui se passe suite à ce premier tour. Évidemment, on va continuer à parler de ce second tour de la présidentielle et des positions des deux candidats dans les prochains jours. On continue avec les dernières actualités concernant la présidentielle. D'abord, cette première information. L'ancien président de la République de droite, Nicolas Sarkozy, a déclaré qu'il voterait pour Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle.

Il l'a notamment justifié en expliquant que, selon lui, le président sortant, donc Emmanuel Macron, avait l'expérience nécessaire pour, je cite, « les importantes décisions à venir ». Ça fait suite donc à un certain rapprochement entre Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy ces derniers mois. Et d'ailleurs, une autre figure de la politique française a apporté son soutien à Emmanuel Macron ce mardi. Et en l'occurrence, c'est Lionel Jospin, l'ancien premier ministre socialiste et puis candidat à la présidentielle en 2002. Il n'avait pas réussi à accéder au second tour. Et c'était Jean-Marie Le Pen, à l'époque, qui avait fait face à Jacques Chirac en 2002.

Deuxième information, Emmanuel Macron a annoncé ce lundi, lors d'un déplacement dans le Pas-de-Calais, qu'il ouvrait la porte à une modification de son programme concernant l'âge de départ à la retraite. En fait, il a dit envisager un départ à la retraite à 64 ans et non plus 65 ans, comme dans son projet initial, alors qu'aujourd'hui, l'âge légal de départ à la retraite est à 62 ans. Alors, je ne vais pas rentrer dans les détails sur cette réforme de retraite puisqu'on pourra en parler beaucoup dans les prochains jours. Ça illustre bien ce qu'on évoquait à l'instant, à savoir une volonté pour Emmanuel Macron d'aller attirer l'électorat de gauche.

On verra donc si jamais ça a un impact dans les prochains jours. Troisième information, Jean Lassalle, le candidat de Résistons, qui a recueilli 3,1% des voix lors du premier tour, a annoncé qu'il allait faire un don aux partis socialistes, aux Républicains ou encore à Europe Écologie Les Verts qui sont en difficulté financière puisqu'ils ne vont pas être intégralement remboursés de leurs frais de campagne présidentielle puisqu'ils n'ont pas atteint les 5% des suffrages exprimés.

Bon, alors clairement, Jean Lassalle est d'humeur taquine puisqu'il a tweeté une photo où il signe des chèques sans montrer le montant accompagné de la phrase suivante « On a souvent besoin d'un plus petit que soi ». Enfin, dernière information rapidement pour terminer sur la présidentielle. Marine Le Pen a assuré ce mardi sur France Inter que le candidat de reconquête, Éric Zemmour, ne ferait pas partie de son gouvernement si elle est élue présidente. On reçut avec un point sur la situation en Ukraine.

Et d'abord, cette première information, une enquête a été ouverte au Royaume-Uni sur une possible attaque chimique dans la ville de Mariupol à l'est de l'Ukraine dont on entend beaucoup parler ces derniers jours et qu'on a beaucoup évoqué sur la chaîne ces derniers jours. C'est une ville qui est donc assiégée par l'armée russe depuis le début de la guerre. En effet, selon une élue ukrainienne, la Russie aurait utilisé, je cite, « une substance inconnue dans la ville » où plusieurs personnes, en fait, ont des problèmes d'insuffisance respiratoire. Bref, pour l'instant, rien n'a été prouvé. Le Royaume-Uni va tenter de faire la lumière, notamment sur tout ça.

De son côté, le maire de Mariupol a affirmé que 10 000 civils étaient morts depuis le début du siège russe et que ce chiffre pourrait même doubler. Bref, la situation reste toujours très tendue ces derniers jours en Ukraine. On en parle peut-être un peu moins du fait notamment de la présidentielle, mais c'est important de faire un point quand même sur ce qui se passe en ce moment encore là-bas. D'ailleurs, deuxième information majeure, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé, je cite, « des centaines de cas de viols dans les zones qui étaient occupées par l'armée russe ». Il dénonce, je cite, des crimes y compris sur des jeunes filles mineures et des tout-petits enfants.

De son côté, le gouvernement ukrainien a déjà ouvert 5 600 enquêtes pour crimes de guerre sur son territoire depuis le début de la guerre. Dernière information sur l'Ukraine, près de 5 millions d'enfants ukrainiens ont dû fuir l'endroit où ils vivaient sur les 7,5 millions que compte le pays selon l'UNICEF. C'est un chiffre assez immense en si peu de temps. L'UNICEF a également indiqué que 142 enfants étaient décédés depuis le début de la guerre, même si ce chiffre est probablement beaucoup plus élevé en réalité. On termine avec d'autres actualités. D'abord, à New York, une première information, une fusillade a eu lieu ce mardi dans le métro à Brooklyn.

Au moins 13 personnes ont été blessées à l'heure où je tourne ces actus du jour. Mais forcément, le bilan devrait, et pourrait en tout cas, malheureusement évoluer dans les prochaines heures. Alors, on n'en sait pas plus pour l'instant, seulement que les pompiers ont retrouvé des explosifs non déclenchés et que l'auteur des tirs qui portait un masque à gaz est toujours recherché. Évidemment, on vous tiendra au courant. De cette actualité, la ville de Shanghai en Chine doit faire face à une flambée des cas de coronavirus. Les autorités chinoises ont comptabilisé 23 000 nouveaux cas ce mardi dans la ville, soit le chiffre le plus élevé jamais enregistré.

Alors, face à ça, les autorités ont décidé de se montrer plus fermes. La quasi-totalité des 25 millions d'habitants sont confinés, ce qui ne plaît pas forcément. Et c'est assez rare d'ailleurs pour être souligné. Certains ont même crié leur mécontentement, notamment depuis leur fenêtre. Voilà, c'est la fin de ce résumé de l'actualité du jour. Évidemment, pensez à vous abonner pour ne pas rater le suivant, quelle que soit d'ailleurs l'application que vous utilisez pour m'écouter. Rendez-vous aussi sur YouTube et sur Instagram pour d'autres contenus d'actualité exclusifs. Écoutez, je crois que j'ai tout dit. Prenez soin de vous et on se dit à très vite.