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InterviewRMC (sur Podcast)· 18 mai 2026 21 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesNumériqueTransports

Louis Margueritte, directeur général de Business France – 18/05

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Est-ce que la France reste numéro 1 ou numéro 2 en termes d'investissement étranger ?

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous sentez un désintérêt pour la France ?

  • 3:59OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous conseillez aux entreprises françaises d'aller investir actuellement dans le golf ?

  • 5:31OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous allez pouvoir annoncer des gros investissements en France ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a autant d'investissements américains que l'année dernière ?

  • 8:29RelanceRéponse partielle

    Est-ce qu'il y a un exil de production aux États-Unis et au Canada très significatif ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30PrésentateurChiffre
    « Nous sommes premiers depuis 7 ans sur tous les investissements. »
  • 1:35PrésentateurChiffre
    « Premier, le Royaume-Uni 2ème et l'Allemagne 3ème. »
  • 1:39PrésentateurChiffre
    « Pour tout ce qui est projet industriel en particulier, nous sommes premiers depuis 9 ans. »
  • 4:31PrésentateurChiffre
    « C'est un marché de 70 millions d'habitants. »
  • 4:55PrésentateurFait
    « Nous sommes le seul pays européen, en tout cas un pays européen, qui est extrêmement bien placé en termes de densité de réseau. »
  • 5:10PrésentateurFait
    « Nous sommes la première économie européenne à proposer une énergie qui est décarbonée, abondante, avec une forme de stabilité liée à notre programme nucléaire. »
  • 5:19PrésentateurFait
    « Moi, je me réjouis d'ailleurs que ce programme nucléaire dépasse les clivages politiques. »
  • 6:55PrésentateurChiffre
    « L'investissement américain, c'est les premiers investisseurs étrangers en France. »
  • 9:13PrésentateurChiffre
    « On s'occupe de 11 000 PME et ETI. »
  • 9:19PrésentateurPromesse
    « On s'occupe de 2 000 ETI. C'était 1 000 il y a 3 ans et j'espère que ce sera 3 000 l'année prochaine ou dans les 18 prochains mois. »
  • 9:28PrésentateurChiffre
    « Il y a 7 000 ETI en France et on estime qu'il y en a à peu près 70 % qui, de près ou de loin, s'intéressent aux sujets internationaux. »
  • 17:15PrésentateurChiffre
    « 55 sites clés en main auxquels on ajoute 35 sites spécifiques sur les data centers et sur l'intelligence artificielle. »

Temps de parole

  • Présentateur66 %
  • Invité34 %

≈ 3,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

BFM Business et la Tribune présente le 18-19 d'Edwis Chevrillon. Vous êtes bien dans le 18-19 mon invité, je crois que c'est la première fois qu'il prend la parole depuis qu'il est devenu directeur général de Business France. Bonsoir Le Marguerite. Bonsoir. Merci d'être là, vous avez été député de Saône-et-Loire, donc là vous étiez venu sur notre plateau. Vous avez été le monsieur budget de Sébastien Lecornu et donc fin 2026 vous avez été nommé à la tête de Business France, BFM Business qui fait un peu la promotion de la France à l'étranger. Beaucoup de questions à vous poser, évidemment, parce qu'il y a cette enquête, ce baromètre EY où on attend de voir la position française.

Est-ce qu'elle reste numéro 1 ou numéro 2 en termes d'investissement étranger ? Il y a aussi ce climat quand même géopolitique extrêmement périlleux pour l'économie mondiale. Et donc est-ce que ça a une influence peut-être sur le poids des étrangers ? Et puis il y a la France avec ses caractéristiques quand même qui sont un coût du travail élevé, une élection présidentielle qui s'avère quand même compliquée. Et donc on voit que le climat politique n'est pas formidable pour le business. Vous, comment est-ce que vous voyez les choses ? Vous venez d'arriver, vous êtes tout frais, même si vous connaissez bien le sujet. Comment est-ce que vous voyez ce qui se passe ?

La France, elle se positionne comment ?

1:25
Présentateur

Vous avez raison, c'est le classement EY qui dira si nous gardons notre première place. Je rappelle d'ailleurs que nous sommes premiers depuis 7 ans sur tous les investissements. Premier, le Royaume-Uni 2ème et l'Allemagne 3ème. Et que nous avons conservé notre rang. Et en fait pour tout ce qui est projet industriel en particulier, nous sommes premiers depuis 9 ans. Donc évidemment ce sera important de vérifier.

1:47
Invité

Oui, ils seront en studio justement le soir.

1:51
Présentateur

Ça préparera d'ailleurs le sommet Choose France qui aura lieu le 1er juin à Versailles. Et qui devrait être, mes équipes que je remercie de leur action, ils travaillent, ça devrait être un bon Choose France en termes de volume d'investissement. Et nous nous regardons...

2:05
Invité

On va revenir là-dessus, n'allons pas trop vite. D'abord vous, votre regard un peu. Est-ce que vous sentez un désintérêt pour la France ? Est-ce que, ou pas ?

2:15
Présentateur

Non, vraiment pas. Alors c'est l'observation de moi. Et puis mes équipes l'observent, j'allais dire, tous les jours depuis des années. Pourquoi ? Parce que l'investissement au fond, d'abord l'investissement étranger en France n'est plus un tabou. Et ça c'est une réussite de la politique d'attractivité qui a été menée.

2:32
Invité

Il y a longtemps cette politique d'attractivité, excusez-moi.

2:35
Présentateur

Oui, mais ce n'est quand même plus un gros mot. On en parle librement évidemment, avec à la fois beaucoup d'ambition et sans naïveté. Mais surtout ce qu'on observe, c'est que l'investissement c'est du temps long. Et ça, au fond, ça dépasse le temps politique et peut-être même le temps géopolitique. Alors ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas être prudent et regarder ce qui se passe. Je ne dis pas qu'il n'y aura pas des conséquences à long terme, notamment au Proche et Moyen-Orient qui vivent évidemment des situations difficiles.

Mais ce qu'on observe, et notamment depuis deux mois et demi avec l'attaque en Iran et le conflit au Proche et Moyen-Orient, c'est que ça n'a pas, pour l'instant en tout cas, bousculé les projets d'investissement. En tout cas, ceux que nous observons, on en traite mille par an. Et pour tous ceux qu'on traite, on n'a pas vu de mise en attente.

3:18
Invité

Vous n'en avez pas qui vous ont dit, bon, écoutez, parce qu'on voit des entreprises françaises qui nous disent ici même, ou qui nous disent sinon en off, écoutez-moi, mes projets d'investissement en France, pour l'instant, je mets la pédale douce.

3:30
Présentateur

Ce qu'on a vu, c'est effectivement des interrogations sur les entreprises qui cherchent à exporter sur la zone, ça évidemment. Et pour l'instant, ce sont des décalages, des interrogations. Nous-mêmes, nous avons des événements que nous portons chez Business France. Je me rends d'ailleurs ce soir à Dubaï pour aller soutenir les équipes qui font un travail formidable sur place et sur toute la zone. Et ça, effectivement, on s'adapte et on peut décaler de quelques semaines. Je précise, j'en profite pour parler d'un événement qui s'appelle Vision Golf, qui aura lieu à Bercy et qui permettra de mettre en valeur toute cette activité.

Est-ce que vous conseillez aux entreprises françaises d'aller investir actuellement dans le golf ? Il faut regarder du cas par cas.

4:06
Invité

Non, mais vous, en tant qu'observateur, est-ce que vous dites « Allez-y, c'est le moment d'y aller ».

4:12
Présentateur

Ce que je dis, c'est que nous sommes en mesure de continuer à les accompagner au cas par cas sur un certain nombre de projets. Donc là, je vais parler des entreprises exportatrices. Mais pour la question des entreprises qui s'intéressent à la France, ce qu'il faut retenir, c'est que la France tient son rang. Pourquoi ? Parce que ce que les investisseurs recherchent en France, c'est d'abord avoir l'accès au marché. C'est un marché de 70 millions d'habitants. Oui, avec une baisse du pouvoir d'achat. Une baisse du pouvoir d'achat. Effectivement, j'étais élu en Saône-et-Loire, donc je vois bien de quoi il s'agit.

Mais 70 millions d'habitants, c'est au cœur de l'Europe, donc avec une transition entre l'Europe orientale et l'Europe du Sud. Et ils cherchent aussi une forme de stabilité, y compris, et à commencer par la question des réseaux. Nous sommes le seul pays européen, en tout cas un pays européen, qui est extrêmement bien placé en termes de densité de réseau. Réseau de quoi ? Réseau d'infrastructures, réseau de transport, réseau de logistique qui est assez maillé, assez dense. Réseau énergétique avec un vrai atout compétitif. Et nous sommes la première économie européenne à proposer une énergie qui est décarbonée, abondante, avec une forme de stabilité liée à notre programme nucléaire.

Moi, je me réjouis d'ailleurs que ce programme nucléaire dépasse les clivages politiques. Et ça, quoi qu'il se passe, quelles que soient les évolutions politiques, ça, cela restera. Et c'est pour ça que la France tient son rang et qu'en tout cas, on est...

5:31
Invité

Est-ce que vous allez pouvoir annoncer des gros investissements en France ? Est-ce que vous en avez sous le pied ?

5:37
Présentateur

Alors déjà, il y a toutes celles... Oui, alors les annonces, évidemment, je laisserai les autorités politiques, et en particulier le Président de la République les faire à l'occasion de sommettre sur France. Mais oui, il y aura des belles annonces. Je pense notamment à des questions sur les data centers, mais pas seulement. Également sur l'agroalimentaire, sur des projets liés à la tech. Mais pour illustrer concrètement celles et ceux qui nous écoutent, l'investissement étranger en France, c'est aussi et c'est avant tout l'économie du quotidien. Je pense notamment à la question des biscuits napolitains, dont raffolent les enfants.

C'est cru que vous alliez me parler des poulets, là, les chènes de poulets. Non, non, pas du tout. C'est un autre sujet, mais je parle des biscuits napolitains. Il y a une usine à Jussie, dans l'Aisne, à côté de Saint-Quentin, que j'aurai le plaisir de visiter à l'occasion des pré-journées Chousse France qui auront lieu les 30 et 31 mai, ouverte à toutes et tous. Ce sont des journées portes ouvertes. Il y en a partout sur le territoire. Et ça, ce sont des investissements étrangers en France et qui sont l'économie du quotidien. Voilà des belles usines.

6:30
Invité

Est-ce que les investisseurs ici, parce que les Américains sont à répondre toujours présents, parce que lorsqu'on voit les discours de Donald Trump vis-à-vis de l'Europe et vis-à-vis de la France et vis-à-vis du président Macron, on se dit que ce n'est pas très friendly. Même s'il y a le ministre du Commerce qui est actuellement au GC de Finances, qui se tient à Bercy. Mais est-ce qu'il y a autant d'investissements américains que l'année dernière ?

6:53
Présentateur

C'est ce que nous sommes en train d'analyser. Mais l'investissement américain, c'est les premiers investisseurs étrangers en France. Donc oui, ça a beaucoup de valeur. Ça, c'est le premier élément qu'il faut retenir. Et le reste, je ne parle pas d'EY, mais la tendance ne montre pas d'affaiblissement d'investissement américain en France. Ça, c'est très important. Et par ailleurs, moi j'étais très frappé, je me suis rendu aussi aux Etats-Unis, parce que c'est un marché important pour nous. Nous avons 100 équipières et équipiers de Business France aux Etats-Unis et aussi au Canada.

Et nous, on a une augmentation de la demande d'entreprises françaises qui cherchent aussi à s'implanter dans ces zones-là. Alors, ce n'est pas absolument massif, mais c'est des signaux qui montrent que malgré la guerre douanière, en tout cas la crise sur les tarifs, qui est devenue pratiquement un objet politique. Qui est devenu un objet politique. Vous pouvez aller jusque-là, oui. Les hauts et les bas, en effet. Eh bien, malgré tout, le marché américain reste un marché profond, un marché liquide, avec ses spécificités. Vous parlez par exemple d'industrie medtech, en tout cas tout ce qui est sur le secteur médical et paramédical à Boston.

Vous avez d'autres initiatives, vous avez un peu d'agroalimentaire à Chicago. Donc, on a aussi ce marché-là. Et nous, on a vraiment ce besoin à la fois d'aider les entreprises françaises sur ces marchés-là et aussi de faire venir des investisseurs chez nous.

8:07
Invité

Alors, Louis-Marie, juste sur ce point, après on parlera des Chinois, si vous voulez bien. Mais parce que, là encore, les nombreux témoignages de ces entreprises qui défilent ici ou qu'on rencontre, ils vous disent que la France est tellement compliquée qu'on va garder un petit bout de notre activité en France qui n'est plus très souvent, notamment dans les grands groupes, autour de 15-16%, voire 20% max. Et qu'est-ce qu'ils font ? En fait, ils investissent énormément à l'étranger et notamment aux Etats-Unis. Et ça, vous avez raison, mais il y a quand même un exil de production aux Etats-Unis et au Canada très significatif.

8:45
Présentateur

Non, mais je ne dis pas que tout va bien et qu'il n'y a rien à changer.

8:48
Invité

Est-ce que ça, vous l'observez déjà ?

8:50
Présentateur

Non, moi j'observe que nous sommes restés premiers pendant 7 et 9 ans. Donc ça, c'est ce que j'observe.

8:55
Invité

Non, mais il y a d'entreprises françaises et de plus en plus qui vont investir aux Etats-Unis, à cause de Donald Trump notamment.

9:01
Présentateur

Ce n'est pas une tendance de fond. Ce qu'on observe, ce n'est pas une tendance de fond absolument massive. Alors, nous, on observe une partie du marché. En tout cas, pour ce qui est de l'export, on s'occupe de 11 000 PME et ETI. On a envie d'ailleurs de mettre l'accent sur les ETI au cours des prochains mois. Ça, c'est des objectifs très importants. On s'occupe de 2 000 ETI. C'était 1 000 il y a 3 ans et j'espère que ce sera 3 000 l'année prochaine ou dans les 18 prochains mois. Ça te dit de quoi l'objectif du plan ETI ? C'était 3 500, 4 000 ? Oui, il y a 7 000 ETI en France et on estime qu'il y en a à peu près 70 % qui, de près ou de loin, s'intéressent aux sujets internationaux.

C'est dire s'il y a un marché et il y a un potentiel de développement. Et ce que nous, nous pouvons offrir, Business France, en tant qu'agence publique de soutien, c'est un peu plus que de l'exportation. En réalité, c'est de l'internationalisation parce que tout n'est pas export. Ça peut être, effectivement, développer une activité, c'est dans les chaînes de valeur. Eh bien, nous, on pense qu'on peut très largement participer à ce mouvement très important. Donc, c'est les ETI, les PME de croissance, toutes celles qui sont déjà bien identifiées, tout en, évidemment, laissant le champ ouvert à toutes celles et ceux qui veulent s'intéresser à ces questions.

10:02
Invité

J'ai participé, c'était la semaine dernière, à un événement très intéressant autour de la transmission d'entreprise, qui est une des priorités de Serge Papin, qui est le ministre notamment des PME et du pouvoir d'achat, avec le président du MEDEF, de la CPME et de l'UDP, et des témoignages parce que la transmission d'entreprise, ça va devenir un enjeu essentiel, notamment auprès des ETI, mais aussi des plus petites entreprises, parce qu'il faut trouver des repreneurs, le contexte est difficile, c'est compliqué.

Est-ce qu'il y a quand même la peur d'avoir une radia étrangère, notamment des Chinois, et notamment dans les secteurs sensibles, que ce soit dans la défense, on voit qu'il faut être très vigilant, et Bercy essaie de l'être, que ce soit aussi dans d'autres secteurs, l'étal technologique. Est-ce que ça, c'est un point sur lequel vous allez être vigilant ?

10:52
Présentateur

Absolument, parce que c'est aussi quelque chose dont nous, nous avons la compétence, et on peut accompagner utilement toutes les entreprises qui s'interrogent sur ces questions. Je suis heureux que ce débat arrive dans le débat public.

11:03
Invité

Est-ce que vous l'observez ? Est-ce qu'il y a des clignotants ou pas ? On est comme d'habitude, est-ce qu'il y a des clignotants ?

11:09
Présentateur

En tout cas, les clignotants, je pense qu'on n'oublie pas quand même qu'on a un dispositif qui s'appelle les investissements étrangers en France, qui justement visent... Si on écoute M. Montebourg, il ne marche pas très bien. Je suis toujours surpris de voir que quand il y a des opportunités, certains disent qu'il ne faut pas vendre parce que le dispositif IEF, donc investissement étranger en France, pour ceux qui nous écoutent, c'est s'assurer effectivement que le repreneur ne va pas avoir des actions hostiles vis-à-vis des intérêts souverains de la France. Donc certains trouvent ce dispositif un peu trop dur, et d'autres considèrent que ce dispositif, il est au contraire pas assez dur.

Donc il faut trouver le point d'équilibre, et peut-être que le point d'équilibre d'aujourd'hui n'est pas celui de demain. Mais ce qui est certain, c'est qu'il faudra qu'on soit mobile par rapport à ces questions. Ce qui est certain, c'est qu'on n'échappera pas à ce débat, et en particulier dans le débat pour la présidentielle, sur la question de la fiscalité, sur la transmission, parce que ça, c'est un sujet qui est important. On a le pacte du trail qui permet un certain nombre de choses. Est-ce qu'il faut aller plus loin ? Est-ce que vous allez vous battre pour que le pacte du trail ne soit pas impacté ? Alors, ce n'est plus ma responsabilité.

Je sais, ça a été votre responsabilité à Matignon, bien sûr.

12:15
Invité

Oui, mais maintenant, vous avez quand même une casquette Business France.

12:17
Présentateur

En tout cas, nous, on soutiendra, en tout cas, on proposera aux autorités politiques, en tant qu'agence publique, tout dispositif qui permet de maintenir l'emploi, et surtout l'emploi pérenne en France. C'est ça qui est important dans nos territoires.

12:29
Invité

Tiens, question annexe, avant de vous en poser une autre, Marguerite. Est-ce qu'il faut que le commerce extérieur revienne à Bercy ? Parce que pour l'instant, il est scindé en deux, donc on ne sait plus très bien qui s'en occupe, qui s'en soit. Enfin, tout le monde est un peu perdu. Est-ce qu'il ne faut pas qu'il soit, ça y est, qu'il sorte ? Il avait été mis en partie sous la responsabilité du ministre des Affaires étrangères et européennes. Maintenant, est-ce qu'il ne faut pas qu'il y ait... C'est une question qu'il faut poser aux premiers ministres.

12:51
Présentateur

Non, mais vous, qu'est-ce que vous en pensez ?

12:53
Invité

Vous êtes trop prudent, vous ne pouvez pas répondre.

12:54
Présentateur

Ce n'est pas la question d'être trop prudent. C'est que moi, j'ai effectivement trois ministères qui sont très représentés à mon conseil d'administration, et que ce n'est pas une difficulté pour moi de travailler très utilement avec le commerce extérieur. Ce n'est pas très efficace d'avoir trois ministres au-dessus de soi ? Moi, tout va bien. J'ai leur numéro de téléphone, j'ai leur numéro de téléphone de leurs équipes, et ça fonctionne. En fait, quatre avec évidemment Nicolas Faurissier qui s'ajoute aux trois autres. En tout cas, ce n'est pas mon sujet de court terme.

13:21
Invité

Est-ce que les Chinois, on voit tout ce qui se passe notamment dans l'industrie automobile, mais pas que, est-ce que c'est la plus grande crainte, c'est les Chinois, et la difficulté à mettre en place une protection de nos entreprises ?

13:36
Présentateur

Je crois que c'est extrêmement clair. Moi, j'avais accordé une première intervention presse dès ma nomination, et j'avais dit qu'il fallait participer, et Business Brand prendra toute sa part, à se défendre contre la déferlante asiatique. Ça ne veut pas dire faire tout et son contraire sur ce sujet-là.

13:52
Invité

Ça veut dire quoi ?

13:53
Présentateur

Par exemple, la taxe sur les petits colis, que beaucoup critiquaient, quel que soit, que beaucoup critiquaient les deux ans, elle a enfin été adoptée au niveau de l'Union Européenne. Je le dis d'autant plus que c'est au niveau de l'échelle de l'Union Européenne qu'on doit avoir une réponse vis-à-vis de la Chine. Parce qu'ils faisaient de la compétitivité sur les coûts, sur les prix, et maintenant, ils le font aussi sur la qualité. Et c'est bien toute la difficulté que nous avons.

14:16
Invité

Vous avez bien vu comment c'est contourné. Du coup, ça ne rapporte rien. C'est la question qu'on se posait à Serge Papin en début d'après, d'une semaine. C'est vrai qu'ils disaient tant que ce n'est pas au niveau européen, ça ne servira pas à grand-chose. Et que pour l'instant, oui, c'est les Belges qui en profitent.

14:31
Présentateur

Alors, vous avez raison. Ça pouvait être contourné, notamment avec des flux, notamment lorsqu'il y a des contrôles à Roissy, assez vite, les flux peuvent être détournés sur des aéroports des Pays-Bas, de Belgique ou d'ailleurs. C'est vrai. Mais le fait qu'il y ait cette taxe au niveau européen, déjà, va limiter cet effet de contournement. Je ne dis pas que ça n'arrivera plus jamais. Mais en tout cas, il y a ces premiers effets de limitation. Et je pense que par ailleurs, et ça, nous, on le fait, je me rends en Allemagne la semaine prochaine sur ces questions-là, la réponse, elle doit être européenne.

Et notamment, la question, c'est comment au niveau européen, on arrive à faire de la part européenne, comment on arrive à faire de l'export européen. Ça, c'est compliqué, mais je pense qu'on peut y arriver.

15:05
Invité

Est-ce que vous dites à vos anciens petits camarades de Matignon, Louis-Marguerite, que attention, si on baisse les allégements de cotisations sociales pour les patrons, ça va augmenter le coût du travail, sachant qu'en plus, avec l'inflation due au contexte géopolitique, le SMIC va augmenter de 2,41%. Donc, pour les entreprises qui elles-mêmes sont dans une situation délicate, c'est quand même pas forcément une bonne nouvelle.

15:33
Présentateur

Ce que je dis là-dessus, encore une fois, c'est peut-être moins mon sujet, puisque moi, je défends les entreprises françaises et les emplois pérennes en France. Oui, mais le coût du travail,

15:39
Invité

ça fait partie de l'attractivité ou de la moindre attractivité de la France.

15:44
Présentateur

Ce qu'on peut observer, c'est que c'est vrai que le coût du travail est plutôt dans la fourchette haute des pays européens. Il n'y a pas de doute et c'est factuel que de dire cela. Il reste quand même faible et notamment lié à ces allégements généraux sur les bas salaires. D'ailleurs, c'est presque une critique qu'on pourrait faire sur le côté un peu trappe à bas salaire, jusqu'à 1,6 SMIC, parfois 2 SMIC. Donc, on a ce système effectivement d'allègement. Mais il est, et je ne dis pas que c'est suffisant, mais il est partiellement compensé par une productivité qui est plus élevée en France que dans d'autres pays européens. C'était vrai, c'est moins vrai. Ça reste encore assez vrai.

Ça reste encore assez vrai. C'était plus vrai. Je crois que ça remonte un tout petit peu. Et ce que je peux dire, encore une fois, je reviens sur cette question de l'investissement. L'investissement, nous, on n'observe pas, et je ne dis pas que ce ne sera pas le cas dans le futur, mais on n'observe pas aujourd'hui un affaiblissement du niveau d'investissement. On a toujours 1000 projets par an et des beaux projets et on verra bien le classement EY. Mais est-ce que ça serait

16:33
Invité

une erreur d'alourdir

16:35
Présentateur

encore le cours du travail en France ? C'est pas des facteurs qui vont dans le bon sens. Mais ce que je veux dire par là, c'est que ce n'est pas ce facteur qui en soit définit la politique d'investissement pour les chefs d'entreprise. En tout cas, pour les investisseurs étrangers en France, ils veulent aussi avoir accès à un réseau, comme je l'indiquais, à de la formation, à des institutions de formation qui sont stables. Avoir des décisions

16:56
Invité

d'investissement qui soient rapides. Parce que, par exemple, Elon Musk pour mettre une entreprise en Allemagne, c'était deux ans. Chez nous, c'était cinq ans ou six ans. Est-ce que c'est...

17:08
Présentateur

Ça, c'est un vrai point. J'allais y venir. Vous avez les projets, les sites clés en main qui ont été mis en place il y a deux ou trois ans maintenant. 55 sites clés en main auxquels on ajoute 35 sites spécifiques sur les data centers et sur l'intelligence artificielle. Le premier site a été, d'ailleurs, a été inauguré à Chalons-sur-Saône, ville où j'ai été élu avec une entreprise qui s'appelle Vicky Foods dans l'agroalimentaire. Il y a aussi les projets Notre-Dame qui ont été lancés sur tout type de projet. Donc, oui, on est capable de le faire.

Ce que demandent les investisseurs, ce qu'ils nous disent, c'est moins le côté combien de temps ça va durer sur l'engagement de ça va durer de temps et on va s'y tenir avec les accès au bout de temps, les accès à l'énergie, les autorisations. C'est donner de la visibilité et que cette visibilité soit stable dans le temps. Ça, c'est difficile en France.

17:52
Invité

Je ne dis pas que c'est simple mais on y arrive. On va parler de Chouse France en conclusion, Louis-Marguerite, si vous voulez bien. J'ai juste un point. Est-ce que finalement, aujourd'hui, notre principal concurrent, pour l'attractivité, c'était les Allemands. Est-ce qu'aujourd'hui, ce n'est pas les Polonais, ce n'est pas la Pologne ? On voit qu'il y a des énormes data centers qui sont installés en Pologne. La Pologne, sur la distrait de défense, ils sont en train de mettre 5% de leur PIB. Donc, il y a plein d'entreprises évidemment qui vont là-bas. La Pologne est en train de devenir le moteur de la croissance européenne.

18:22
Présentateur

Je n'irai pas jusque-là, mais ce qui est sûr, c'est que tant mieux. S'il y a une saine concurrence au sein des pays européens, effectivement, ils ont un effort de défense extrêmement significatif. Ils partent aussi d'un montant en volant absolu qui est plus bas que le nôtre. L'effort de défense, il a été significativement rehaussé au Parlement et je m'en réjouis. Ça va dans le bon sens. Mais on est quand même, en tout cas, je le dis à nouveau, premier depuis 7 ans. J'espère qu'on le sera dans 3 jours. Ça ne voudra pas dire qu'il faudra crie cocorico. Mais les data centers, c'est aussi des demandes très fortes que nous avons faites.

Moi, j'ai rencontré le président de la République aussi des marques d'intérêt en Asie, en Corée et partout ailleurs dans le monde. C'est ça qu'il faut susciter.

18:59
Invité

Est-ce qu'on aura à Choose France le 1er juin à Versailles ? Vous y serez. On y sera. BFM Business. Est-ce qu'il y aura le patron de Nvidia ? Est-ce qu'il y aura un nouveau patron d'Apple ? Est-ce qu'il y aura quelques têtes d'affiches dans la tech ?

19:17
Présentateur

Ce n'est pas pour faire de la langue de bois, mais je ne peux évidemment pas dévoiler les noms non seulement des présents. Est-ce qu'il y aura des beaux noms ? Il y aura des beaux noms. Il y aura des beaux noms. Dans la tech ? Dans l'IA ? Américains ? Dans tous les domaines et partout dans le monde, il y aura des beaux noms. Il y aura probablement des beaux projets. C'est ce que nous sommes en train de voir parce qu'il faut aussi s'assurer de la maturité des projets. C'est pour ça que le travail qui est fait par mes équipes et je les en remercie est très important.

Jusque au dernier moment pour que le président de la République puisse faire ses annonces mais ce sera un beau de choses, François. Est-ce qu'il y aura quand même des beaux noms américains ? Il y aura des beaux noms de partout dans le monde. Oui, américains. Parce que c'est là où se passe la tech. C'est pas les mêmes, bien sûr, mais il y a la tech, bien évidemment. Il y a l'IA, ça se passe là-bas. Mais il y aura de l'agroalimentaire, il y aura de la santé, il y aura de l'industrie aussi et c'est très important.

20:03
Invité

Vous savez que la valorisation de Nvidia, c'est supérieur au PIB français donc c'est pour dire

20:12
Présentateur

elles viennent et il y a un vrai intérêt. Vous savez, Toulouse France, je pense que quand il y a eu l'idée de le créer, beaucoup ont dû dire ça ne marchera jamais. Moi, je note que c'est devenu un incontournable pour l'actualité financière internationale. Et en plus, ça sera le dernier

20:24
Invité

du président Macron. Merci beaucoup d'avoir été avec nous. Louis-Marguerite, le nouveau directeur général de Business France qui part à Dubaï. Vous avez dit qu'il faut continuer à investir à Dubaï. Moi, je pense que c'est quand même un peu dangereux d'investir en ce moment pour les entreprises.

20:37
Présentateur

Il faut soutenir les équipes et puis faire la promotion du Vision Golf qui aura lieu le 18 et 19 juin à Bercy. Ce sera aussi un bel événement.

20:46
Invité

Voilà. Merci beaucoup.