Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRadio J — L'interview politique· 16 février 2026 14 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Geoffroy Didier - L'interview politique du 16/02/26

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:39FerméeRéponse directe

    Emmanuel Macron a déclaré que la France insoumise était un mouvement d'extrême gauche... Il a raison ?

  • 1:49OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça vous inspire, ce meurtre de Quentin ?

  • 2:50OuverteRéponse directe

    Il faut dire qu'il y a un député, Raphaël Arnaud, fondateur de La Jeune Garde...

  • 3:52OuverteRéponse directe

    Jean-Luc Mélenchon a exprimé la sidération pour la famille de Quentin...

  • 4:56FerméeRéponse directe

    La France insoumise est d'extrême gauche ?

  • 5:54OuverteRéponse directe

    Un mot sur les municipales à Paris et le rapport de force selon les sondages ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Invité politiqueFait
    « Oui, je remercie évidemment le président de la République de dire cela, mais c'est une évidence, nous le savions tous. »
  • 0:54Invité politiqueFait
    « et après la dissolution de 2024, expliquait, c'était les phrases de Gabriel Attal sur France Inter, qu'on pouvait voter LFI pour sauver la République. »
  • 2:15Invité politiqueFait
    « Du dégoût et de l'horreur. »
  • 2:34Invité politiquePromesse
    « j'aimerais que ceux qui sont responsables de la mort de Quentin, c'est-à-dire ceux qui l'ont tué, de leurs mains, de leurs poings, de leurs jambes ou de leurs armes, soient sanctionnés juridiquement, judiciairement, le plus sévèrement possible, après avoir été interpellés. »
  • 2:38Invité politiqueFait
    « je n'ai jamais vu Jean-Luc Mélenchon condamner La Jeune Garde. »
  • 2:43Invité politiqueFait
    « Il ne leur trouve aucun défaut. Il a même qualifié La Jeune Garde d'alliés et de jeunes camarades. »
  • 3:30Invité politiqueFait
    « la manière dont LFI sème le désordre dans ce pays, la manière dont LFI inverse les valeurs. »
  • 3:41Invité politiqueFait
    « ce sont eux qui considèrent que la police tue »
  • 4:04Invité politiqueFait
    « heureusement, il ne manquait plus que Jean-Luc Mélenchon ne dise rien, mais cela ne l'exonéra rien de la responsabilité politique qui est la sienne. »
  • 5:11Invité politiqueFait
    « Bien sûr, mais il n'y a que la France insoumise qui fait semblant de ne pas être extrémiste. »
  • 5:24Invité politiqueFait
    « Et bien sûr que par toutes les prises de position, que ce soit sur la haine d'Israël, que ce soit sur la haine de la police, que ce soit sur le plan économique aussi, LFI est évidemment d'extrême gauche »
  • 6:41Invité politiqueFait
    « ce qui est certain et ce que je ressens sur le terrain, c'est une furieuse volonté d'alternance. »
  • 7:02Invité politiqueFait
    « que ce soit pour les piétons, les vélocyclistes, les automobilistes, tous ceux qui cherchent à se loger, tous ceux qui prennent le métro et qui font face à l'insécurité. »
  • 9:21Invité politiqueFait
    « Moi, je n'ai jamais jugé moralement ou condamné les Français qui se tournent vers le Rassemblement National par exaspération »
  • 9:42Invité politiqueFait
    « le Rassemblement National, je le pense et je le vois au Conseil Régional de l'Île-de-France, ne s'est pas gérée. »
  • 11:00Invité politiqueFait
    « ce qui est certain, c'est que la multiplication des candidatures au sein de la droite serait la garantie de l'échec. »
  • 11:34Invité politiqueFait
    « Une seule. Parce que si on a deux candidatures à droite, il ne faudra pas s'étonner qu'on se retrouve avec un second tour de Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ou Jordan Bardella. »

Temps de parole

  • Geoffroy Didier66 %
  • Présentateur34 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Geoffroy Didier, vous êtes président délégué numéro 2 du conseil régional d'Île-de-France, vice-président de LR, les républicains, ex-députés européens. Alors, une première question sur cet entretien diffusé hier sur Radio-G, cette excellente radio. Emmanuel Macron a déclaré que la France insoumise était un mouvement d'extrême gauche au sein duquel, je cite, « Émergent des expressions antisémites qui doivent être combattues et il ajoute, dans les positions qu'ils prennent, en particulier sur l'antisémitisme, ils contreviennent à des principes fondamentaux de la République. » Il a raison, le chef de l'État ?

0:43
Geoffroy Didier

Oui, je remercie évidemment le président de la République de dire cela, mais c'est une évidence, nous le savions tous. Et je regrette en revanche que la formation politique du président de la République, Renaissance, et après la dissolution de 2024, expliquait, c'était les phrases de Gabriel Attal sur France Inter, qu'on pouvait voter LFI pour sauver la République. Donc j'en ai assez de ces opportunistes macronistes qui, pour garder leur poste, sont prêts à voter LFI et puis qui, une fois, sont au micro de Radio-G, expliquent évidemment que l'antisémitisme, c'est aussi l'extrême gauche. Il a quand même été clair, le président.

Oui, il a été clair, j'ai commencé par vous dire que je lui en sais gré, mais je trouve ça un peu tardif, parce que je ne l'ai pas vu dans la manifestation contre l'antisémitisme. Donc le problème avec Emmanuel Macron, c'est que c'est géométrie variable, c'est que c'est l'essuie-glace permanent, c'est qu'il tire à hue et à dia, une fois je ne combats pas l'antisémitisme, une fois je le combats. J'aurais aimé un peu plus de constance depuis le début de son élection.

1:40
Présentateur

Alors, l'actualité c'est bien sûr la mort de Quentin, étudiant de 23 ans, samedi après une violente agression en marge d'une conférence de l'eurodéputé LFI Rima Hassan, c'était à l'Institut d'études politiques de Lyon. L'avocat de la famille explique que le jeune homme a été victime, je cite, d'un guet-apens méthodiquement préparé, tendu par des individus organisés et entraînés. Laurent Nunez et Gérald Darmanin pointent l'ultra-gauche et le groupe antifasciste La Jeune Garde qui avait été dissous il y a quelques mois. Qu'est-ce que ça vous inspire, ce meurtre ?

2:15
Geoffroy Didier

Du dégoût et de l'horreur. D'abord, j'aimerais que ceux qui sont responsables de la mort de Quentin, c'est-à-dire ceux qui l'ont tué, de leurs mains, de leurs poings, de leurs jambes ou de leurs armes, soient sanctionnés juridiquement, judiciairement, le plus sévèrement possible, après avoir été interpellés. Et après, évidemment, au-delà de La Jeune Garde, je pose des questions politiques parce que je n'ai jamais vu Jean-Luc Mélenchon condamner La Jeune Garde. Il ne leur trouve aucun défaut. Il a même qualifié La Jeune Garde d'alliés et de jeunes camarades. Donc, au-delà...

2:50
Présentateur

Il faut dire qu'il y a un député, Raphaël Arnaud, député du Vaucluse, qui était l'un des fondateurs de ce mouvement, La Jeune Garde.

2:58
Geoffroy Didier

Exactement. Et même si, évidemment, chacun est présumé innocent, sans certains doutes du collaborateur de Raphaël Arnaud qui aurait pu faire partie de cette bande d'extrême-gauche à l'origine du meurtre de Quentin.

3:11
Présentateur

C'est une accusation du mouvement Nemesis qui manifestait devant Sciences Po, devant la conférence de Rimac.

3:16
Geoffroy Didier

Et tout cela doit être évidemment vérifié par les faits. Ce que je veux, d'abord, ce sont des sanctions judiciaires à l'égard de ceux qui sont responsables directement de la mort de Quentin et qu'ensuite, nous osions effectivement poser des questions politiques sur la manière dont LFI sème le désordre dans ce pays, la manière dont LFI inverse les valeurs. Je vous rappelle que ce sont eux qui considèrent que la police tue et la manière aussi dont LFI a toujours, en essayant de masquer ça par de l'antisionisme, alimenté aussi la haine de certains juifs.

3:52
Présentateur

Alors, à Montpellier, Jean-Luc Mélenchon, il était en meeting hier, il a décliné toute responsabilité, il a exprimé, je cite, « la sidération, l'empathie, la compassion des insoumis » pour la famille de Quentin.

4:04
Geoffroy Didier

Oui, d'abord, heureusement, il ne manquait plus que Jean-Luc Mélenchon ne dise rien, mais cela ne l'exonéra rien de la responsabilité politique qui est la sienne. Parce qu'on ne peut pas, 364 jours sur 365, alimenter le chaos, créer le désordre, alimenter la haine, et puis un jour, le jour où on est légitimement pointé du doigt, faire semblant de ne rien avoir vu ou faire semblant de s'excuser. Vous voyez, je crois qu'il faut que chacun fasse preuve de responsabilité individuelle.

Et que Jean-Luc Mélenchon ferait mieux de demander à son eurodéputé Rima Hassan de se taire, d'arrêter d'aller dans les amphithéâtres, exciter les foules et rester un peu en vacances, parce que honnêtement, ça nous ferait de nous bien à tous.

4:47
Présentateur

Alors, quelques jours avant ces violences meurtrières, le ministère de l'Intérieur avait classé la France insoumise à l'extrême gauche avant les élections municipales. Pour les auditeurs, il faut expliquer qu'on a une classification avant chaque scrutin par chaque famille politique. Elle avait été, le ministère de l'Intérieur avait été très critiqué par les insoumis, mais aussi par le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. La France insoumise est d'extrême gauche ?

5:11
Geoffroy Didier

Bien sûr, mais il n'y a que la France insoumise qui fait semblant de ne pas être extrémiste. Je crois que pour l'immense majorité des Français, LFI est d'extrême gauche. Il ferait mieux de l'assumer, d'ailleurs, plutôt que de tenter de le masquer. Et bien sûr que par toutes les prises de position, que ce soit sur la haine d'Israël, que ce soit sur la haine de la police, que ce soit sur le plan économique aussi, LFI est évidemment d'extrême gauche et doit être reconnu, pas uniquement par le ministère de l'Intérieur comme tel, mais par l'ensemble des Français et j'espère l'ensemble des jeunes.

Parce que je vous le dis, je suis inquiet par la manière dont LFI arrive à gagner les esprits chez une partie de la jeunesse et pas uniquement les classes populaires, mais aussi les classes bourgeoises. Ça, c'est un vrai combat à mener.

5:54
Présentateur

Un mot sur les municipales à Paris, un mot sur le rapport de force selon les sondages, qui ne sont que des sondages à un mois du premier tour, mais ça donne une photographie à l'instant T. D'abord, Emmanuel Grégoire, Union de la gauche sans LFI arriverait en tête. Derrière, Rachida Dati, candidate des Républicains du Modem et du DI. Troisième homme, c'est Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droite. Devant la candidate LFI, Sofia Chikirou et Sarah Knafo, qui elle-même est devant le RN Thierry Mariani. C'est serré cette histoire, comment on va s'en sortir ?

6:24
Geoffroy Didier

Bien sûr que c'est serré, mais d'abord, moi je ne regarde pas trop les sondages à un mois d'une élection. Ça donne quand même une photographie. Oui, à l'instant T. Mais en réalité, les Parisiens et les Français pour l'ensemble de leurs élections municipales vont se décider au dernier moment et on connaît l'histoire à chaque fois. Ce qui est certain et ce que je ressens sur le terrain, c'est une furieuse volonté d'alternance. Cela d'abord fait 25 ans que la gauche est au pouvoir à Paris et donc il y a évidemment une nécessité d'un nouveau souffle et d'une alternance.

Mais en plus, parce que les 25 ans de la gauche ont fini par poser, créer et provoquer des dégâts qui commencent à devenir véritablement pénibles, que ce soit pour les piétons, les vélocyclistes, les automobilistes, tous ceux qui cherchent à se loger, tous ceux qui prennent le métro et qui font face à l'insécurité. Donc, il y a un moment où cette gauche a provoqué tellement de méfaits qu'il devient urgent, effectivement, que l'alternance s'incarne. Elle s'incarne pour notre formation politique par Achida Dati, mais elle doit évidemment trouver son union entre les deux tours pour s'assurer que l'alternance ait bien lieu.

7:27
Présentateur

Le problème, c'est que Pierre-Yves Bournazel, puisque c'est à lui que vous faites allusion, il persiste dans le « ni Dati, ni Grégoire » avec Mme Dati. Elle n'est pas très sympathique avec lui, je vais la citer, quelques phrases qu'elle a prononcées ces dernières semaines. « Il incarne physiquement la droite la plus bête du monde, c'est le candidat du naufrage, il est déloyal avec une volonté délibérée de la faire perdre. » Ça ne va pas trop l'inciter à se rapprocher dans l'entre-deux-tours, non ?

7:53
Geoffroy Didier

Oui, j'incite chacun à respecter ses concurrences et la démocratie. Tout le monde a le droit de se présenter et de présenter son projet. Ce qu'il faut, c'est que les choses s'apaisent, que chacun reste dans son couloir de nage et tente de convaincre en fonction de son projet et de ses idées politiques. Et puis, ensuite, dans l'entre-deux-tours, il y aura le temps, je l'espère, de l'union, en tout cas du dialogue, et évidemment, il le faudra du respect.

8:18
Présentateur

Rachid Adati, elle refuse le débat avec les autres candidats. Elle trouve que ça n'a pas de sens. Pourquoi elle refuse ce débat ? C'est quand même normal pendant une campagne électorale.

8:28
Geoffroy Didier

Je n'ai pas à juger la manière dont Rachid Adati mène sa campagne. Ce que je pense, en revanche, plus globalement et indépendamment des élections municipales à Paris, c'est qu'on a toujours intérêt à débattre, à défendre son projet. Je me souviens que pendant l'élection présidentielle de 2022, Emmanuel Macron avait revu, refusé de débattre, notamment face à la candidate que je soutenais, Valérie Pécresse, et je pense que c'était une erreur. Encore une fois, ce n'est pas un jugement de valeur à l'égard de Rachid Adati, mais c'est une question de principe. On a toujours intérêt à venir dialoguer et confronter ces projets.

8:59
Présentateur

Alors, un mot sur les municipales à l'extérieur, en dehors de Paris. On parle beaucoup d'une poussée du RN à l'occasion de ce scrutin, la conquête de villes moyennes, voire de grandes villes, et notamment sur l'arc méditerranéen, Toulon, Marseille et Nîmes, qui est la dernière grande ville dirigée par LR. On parle aussi de Menton, où est candidat Louis Sarkozy, le fils de l'ancien président. Ça vous inquiète ?

9:21
Geoffroy Didier

Moi, je n'ai jamais jugé moralement ou condamné les Français qui se tournent vers le Rassemblement National par exaspération et parce qu'ils ont l'impression que c'est le seul parti qu'ils n'ont jamais essayé. Je ne les condamne jamais moralement. En revanche, je tente de les convaincre par le fait que, en réalité, aujourd'hui, le Rassemblement National, je le pense et je le vois au Conseil Régional de l'Île-de-France, ne s'est pas gérée. Ils ne viennent pas aux commissions, ils ne s'intéressent qu'aux propos de comptoirs. Lorsqu'on a voté, par exemple, au Conseil Régional des résolutions en faveur de l'Ukraine, ils ne les ont pas votées.

Lorsqu'on a voulu subventionner les commissariats et créer un bouclier de sécurité au sein du Conseil Régional de l'Île-de-France pour aider les municipalités à s'en sortir face à l'insécurité, au narcotrafic, ils ont refusé de les voter. Donc, ce que je condamne, c'est cette espèce d'image qu'on a du Rassemblement National selon laquelle ils viendraient chercher à maîtriser les flux migratoires et lutter contre l'insécurité et la réalité des faits et des votes lorsqu'ils sont dans les assemblées, non seulement ils les désertent, mais en plus, ils ne votent pas ce qui va dans le sens de l'intérêt général.

10:28
Présentateur

Alors, derrière les municipales, il y a une autre élection qui se cache et que tout le monde a bien sûr en tête c'est 2027. Bruno Retailleau, le patron des LR, a annoncé jeudi sa candidature à l'élection présidentielle et à ceux, avant même de connaître les propositions du groupe de travail qu'il avait lui-même institué pour définir un mode de désignation du candidat LR. Il ne va pas un peu plus vite que la musique, Bruno Retailleau ?

10:51
Geoffroy Didier

Non, il adresse une volonté qui est celle d'une candidature sérieuse, crédible, qui est l'ancien ministre de l'Intérieur et actuel président des Républicains, Bruno Retailleau. Ensuite, ce qui est certain, c'est que la multiplication des candidatures au sein de la droite serait la garantie de l'échec. Et ce qu'il va falloir, c'est que la commission Larcher, ce groupe de travail que lui-même a mis en place pour savoir quelle serait la méthode pour parvenir à l'union de la droite... Larcher du nom du président du Sénat. Gérard Larcher, que chacun connaît, j'imagine. Et donc, ce qu'il faut, c'est qu'on trouve les voies et moyens.

Je ne sais pas si c'est une primaire, si c'est se mettre d'accord dans une pièce. Bref, qu'on trouve les voies et moyens pour avoir une seule candidature à droite. Une seule. Parce que si on a deux candidatures à droite, il ne faudra pas s'étonner qu'on se retrouve avec un second tour de Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Et là, on n'aura plus que nos yeux pour pleurer.

11:44
Présentateur

Parce que c'est vrai qu'il y a du monde à droite dans les starting blocks. Bruno Retailleau, mais aussi Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France. David Lissnard, maire de Cannes, président de l'Association des maires de France. Michel Barnier, l'ancien Premier ministre. Sans oublier, bien sûr, Laurent Wauquiez. Alors que les sondages, vous l'avez dit, annoncent une présence quasi certaine du candidat ou de la candidate du RN au premier tour. Au deuxième tour, pardon. quel est le candidat aujourd'hui à droite qui est le meilleur pour empêcher son arrivée au pouvoir ?

12:12
Geoffroy Didier

Je ne peux pas vous répondre à cette question aujourd'hui parce que nous n'avons pas la réponse. La réponse, ce sera l'identité du candidat qui aura réussi dans les prochaines semaines et prochains mois à convaincre soit par la force des sondages en s'imposant comme leader naturel soit par la règle du jeu que sera celle d'une éventuelle primaire qui permettra de les départager.

Moi, je ne répondrai pas à cette question aujourd'hui et j'appelle comme Valérie Pécresse à la mise en place d'une primaire de la droite rapidement puisqu'il faut évidemment ne pas traîner parce que pour un candidat convaincre prend du temps et avec surtout à l'issue de cette primaire un pacte de loyauté où chacun devra respecter celui qui l'aura emporté. Et ça, évidemment, ça a manqué en 2022 ce qui a été l'une des raisons de l'échec de Valérie Pécresse.

13:00
Présentateur

Parce que Valérie Pécresse, elle vient d'appeler dans le Parisien à l'organisation d'une primaire de la droite et du centre dès le lendemain mettre des municipales et avant l'été. Elle explique imaginer faire une primaire à l'automne serait une faute majeure on ne s'improvise pas candidat à la présidentielle en trois mois. Elle a raison ?

13:16
Geoffroy Didier

Totalement. Je crois qu'il faut faire vite parce que le débat va être difficile, compliqué. Une élection présidentielle, c'est un moment rude, physiquement, qui exige de l'énergie, de la préparation, du terrain, du travail, sur le fond. Donc oui, évidemment, la primaire avant l'été si possible.

13:35
Présentateur

Merci, Geoffroy Didier. Et à très bientôt

13:37
Geoffroy Didier

sur Radio-Chine. À bientôt. Merci beaucoup, David. Votre invité demain sera Clément Bonne, au commissaire au plan ex-ministre Renaissance des Affaires Européennes et des Transports.