Les représentants de Radio France sont auditionnés par la commission d'enquête sur l'audiovisuel
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
commencer. Euh mes chers collègues, je vous souhaite à tous la la bienvenue pour cette nouvelle audition qui après le comité d'éthique et les médiateurs de France Télévision va nous permettre d'entendre la présidente et la médiatrice de Radio France. Mais quelques mots avant, alors que notre commission d'enquête reprend ses travaux et monsieur le rapporteur me le permettra puisqu'il vient de tenir une conférence de presse pour expliquer aussi sa vision de la commission d'enquête.
Je voulais en quelques mots, si vous me le permettez, euh vous dire peut-être quelques mots liminaires. Collabo, fasciste, islamophobe, de nazis pour les uns, serpillère gauchiste, hordure gauchiste pour les autres, veille du Amel, bronne pivet, patrietus, la yupinerie se protège. Si tes ves enfants sont aussi vendus que toi, ils finiront eux aussi dans les poubelles de l'histoire.
Nous sommes en France en 2025 dans notre démocratie et voilà quelques infimes parmi le torrent interminable d'insulte dont je fais l'objet depuis quelques semaines. Nous sommes en France en 2025 dans notre démocratie et voilà l'état lamentable de notre débat public alimenté par des groupuscules toujours très anonymes et donc toujours courageux. ces factions prédatristes tantôt d'extrême droite, tantôt d'extrême gauche, qui viennent vous démolir, vous jeter en pâure et vous désigner à la vindicte public.
Ainsi va tristement notre société où la nuance et la modération semblent avoir disparu. Vous êtes nuancé, équilibré, alors vous êtes forcément lâche. Vous êtes mesuré, impartial, alors vous êtes un traître.
Depuis quelques semaines, on a tout dit sur moi, que j'étais corrompu, payé pour enterrer les preuves, protéger le système, que je cherchais à bayonner, à censurer, monsieur le rapporteur à côté de moi, que j'ai été vendu à l'extrême droite puis à l'extrême gauche, puis au président de la République. J'ai laissé dire, j'ai laissé faire, mais aujourd'hui, je le dis très clairement, ça suffit. Apparemment, c'est le slogan à la mode.
C'est le droit absolu de chacun de commenter, d'avoir un avis sur la manière dont je préside cette commission d'enquête et je m'en remets au jugement de mes collègues, des Français avec la plus grande humilité. Mais travestir mes propos, mentir à mon endroit, ça suffit. Chercher à me discréditer ou à discréditer les travaux de notre commission, ça suffit.
Proférer des contrevérités grossières, relayer des fausses informations qui remettent en cause mon intégrité et ma probité. Ça suffit. Je veux le dire très clairement à tous ces héros de l'anonymat qui nous écoutent en ce moment bien caché derrière leurs écrans et leur pseudo de Pacotille, je veux dire que je continuerai à mener cette commission d'enquête avec la plus grande indépendance, impartialité et objectivité et que rien ne me détournera de cette mission exigeante, difficile et essentielle.
Et si certains doutent de mon impartialité ou de mon indépendance, il est toujours bon de se rafraîchir un peu la mémoire. Quel député a saisi la présidente de Radio France au moment de l'affaire Guillaume Meris ? Pas le rapporteur, pas un député de cette commission d'enquête.
Ah non mais c'est pas une critique. J'ai saisi bille pour expliquer que Guillaume Meris utilisait l'antenne de France inter comme le prolongement de ses position politique tel qu'exprimait régulièrement sur son compte Twitter et nous aurons l'occasion d'en reparler avec vous. J'imagine que le rapporteur aura des questions.
J'ajoutais que ces propos de Guillaume ne sauraient refléter le travail quotidien de la rédaction et des journalistes de France Interre. Quel député apporté la réforme de l'audio public ? J'en étais le rapporteur ici dans cet hémicycle.
J'ai bientôt conclu monsieur le rapporteur, mais si vous m'avez prévu votre conférence de presse un peu plus tôt, j'aurais pu effectivement m'y associer pour pouvoir porter ces quelques propos liminaires et je vous laisserai dans quelques instants très rapidement poser vos questions. J'en terminerai en disant que n'en déplaise aux exprès chagrins qui ne voi que le monde de manière binaire ou maniquéenne. Oui, je suis attaché à l'audiovisuel public et oui, je suis exigeant en terme de dépense, de budget, de respect absolu des exigences de pluralisme et d'impartialité qui lui sont imposées par la loi.
C'est l'objet de cette commission d'enquête dont j'ai toujours dit qu'elle était utile, mais que pour qu'elle soit utile, pour mener ce travail sérieux, important et exigeant, elle devait se dérouler dans un cadre digne et respectueux. Cette commission reprend ses travaux aujourd'hui et je m'en réjouis. Et contrairement à ce que j'ai lu entendu, il n'a jamais été question pour moi de mettre un terme à cette commission d'enquête ou de censurer le rapporteur, l'empêcher de poser ses questions ou de faire son travail encore moins d'exercer une police dépensée.
J'ai suspendu temporairement les travaux simplement pour qu'avec le rapporteur et les membres du bureau de cette commission, nous validions ensemble des principes simples, élémentaires dont je m'étonne qu'il puisse choquer ou poser questions. Qu'y a-t-il de choquant à demander de ne pas travestir, déformer ou instrumentaliser les propos des personnes auditionnées ? Qu'y a-t-il de scandaleux d'imposer le respect des personnes que nous auditionnons ?
Qu'y a-t-il d'ignominieux à demander que les questions soient fondées sur des faits et non des suspicions ou des soupçons ? Il me semble que ce sont des règles de bon sens, même si j'ai bien compris que le bon sens avait déserté notre société. Avant de commencer cette audition d'agenda et de méthode, avant d'organiser nos travaux de manière efficace et cohérente, j'ai décidé d'organiser les audition de manière thématique.
Nous nous concentrerons ces deux prochaines semaines sur France Télévision. Puis nous entendrons ensuite les responsables politiques dont la ministre de la culture puis les représentants de Radio France avant d'entamer une série d'auditions de producteurs producteurs animateurs des organisations professionnelles puis des anciens présentateurs, animateurs, producteurs et dirigeants de l'audiovisuel public. Je convoquerai un bureau dans les prochains jours pour finaliser la dernière partie de nos auditions et j'annoncerai le programme de ces auditions dans les prochains jours.
Au sujet de Patrick Sébastien, j'ai lu et entendu des contrevérités sur la base d'extraits vidéos. Je n'ai jamais dit que je ne souhaitais pas l'auditionner parce qu'il représenterait le showbiz. J'appréciais ses émissions.
Patrick Sébastien a apporté beaucoup à France Télévision. Le plus grand cabaret du monde était populaire, apprécié des Français et a permis de mettre en lumière des arts parfois négligés par la télévision publique comme privé. Comme je l'avais indiqué dès le début de travaux de cette commission et comme le montre cet extrait vidéo, je mettrai à l'ordre du jour du bureau de la commission la proposition de l'auditionner comme je proposerai au bureau de la commission d'auditionner à l'allemande du rapporteur le président de la République François Hollande mais également Nicolas Sarkozy qui ont porté tous les deux des réformes importantes de le duel public et ont des choses à dire.
Enfin, et j'en termine, compte tenu des chroniques récentes de Merwan Ben Llazar et de Charline Vanoncer sur France interre qui ont suscité les moi d'une partie des Français, je proposerai aux rapporteurs et au bureaux de la commission que nous puissions mener des auditions pour répondre à une question difficile mais essentielle et que nous explorerons peut-être aujourd'hui avec vous mesdames. Où s'arrête l'humour et où commence le militantisme politique. Je le dis d'amplé pour éviter que mes propos ne soient caricaturés ou déformés.
Il ne s'agit pas d'exercer une police de la pensée ou de censurer les humoristes. Je suis attaché viscéralement au droits absolus, à l'humour, à l'irrévérence, à la caricature et à la satire qui sont des principes fondamentaux de notre démocratie. Mais l'humour ne peut pas être un prétexte ou un paravant pour porter des opinions politiques, faire du militantisme politique.
C'est une réflexion que nous devons mener au sein de cette commission d'enquête avec mesures et nuance. Enfin, je l'ai toujours dit, mon rôle est de garantir que le rapporteur puisse exercer sa mission sans entrave et qu'il obtienne l'ensemble des documents qu'il demande. J'ai donc eu de nombreux échanges avec France Télévision.
À ce jour, plus de 26000 documents ont été transmis au rapporteur, soit et vous pourrez et vous pourrez compléter. C'était il y a quelques jours, je termine, soit plus d'un million de pages. C'était il y a quelques jours, mercredi dernier, monsieur le président, j'ai relancé France Télévision pour qu'il puisse obtenir l'ensemble des grands livres.
Cet après-midi, lui en sera transmis un. Et s'il manque des documents et je vous le dis monsieur le rapporteur, je prendrai toutes les mesures nécessaires qui s'imposent. Merci de m'avoir permis cette mise au point.
Ça me permet de vous accueillir rapidement et comme il y a peu de députés nombreux, le rapporteur pourra poser toutes les questions. Il aura peu de concurrence même si je salue la présence de madame Parmentier. Je salue madame Benamou.
Vous êtes économiste, spécialiste de l'économie, de la culture, des médias et du numérique. Vous avez enseigné à l'université Paridis à l'École normale supérieure à Sciencep. Vous avez également été de 1991 à 1993 conseillère technique pour le livre du ministre de la culture Jacques Lang.
Vous avez également été membre du collège de l'ARSP, membre du comité consultatif des programmes d'ART et vous présidez le conseil scientifique du CNL. Vous êtes président du comité d'éthique de Radio France depuis le 23 octobre 2018. Nous sommes très heureux de pouvoir vous entendre aujourd'hui car vous êtes une grande spécialiste reconnue des médias.
Madame Davièv, vous avez commencé comme journaliste de presse écrite puis vous êtes orienté vers la radio. En 2000, vous rejoignez France Info. Vous arrivez sur France Inter en 2007 où vous travaillez sur le secteur de la consommation puis à l'éducation avant de devenir chef de service société.
En 2015, à la suite des attentats, vous avez créé Interclasse qui est un dispositif d'éducation aux médias et en 2018, vous êtes nommé médiatrice des antennes de Radio-Fance. Je rappellerai que le comité relatif à l'honnêteté, à l'indépendance et au pluralisme de l'information et des programmes de Radio France a été créé en application de la loi du 14 novembre 2016. Même si votre activité est plus importante que celle du comité d'éthique de France Télévision, celle-ci peut apparaître relativement modérée au regard des l'importance et du nombre de Radiofance et du nombre d'auteurs d'auditeurs quotidiens.
H8 réunions en 2024 mais 95 saisines dont plusieurs semblent-iles portaient sur le cas de Guillaume Muris. J'imagine que nous y reviendrons. J'aurai je vais vous laisser la parole pour un proposiminaire à ces cours si vous me permettez.
J'aurai simplement deux questions mais qui pourront être ensuite adressées lors des des questions du rapporteur. La manière dont vous vous coordonnez car vous avez des rôles différents, des missions différentes, mais l'audition du comité d'éthique et des médiateurs de France Télévision nous a permis d'identifier les limites aussi de ces de ces de ces différences d'organismes que vous représentez ou en tout cas d'instance. Et avant avant de de vous laisser la parole pour un propos liminaire, je vais vous remercier de nous déclarer chacune.
Tout autre intérêt public ou privé de nature a influencé vos déclarations. Et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Je vais donc vous inviter chacune à lever la main droite et à dire je le jure madame Merci.
Merci. Je vous précise que pour ma part, je suis membre du conseil d'administration de France Méia monde depuis le mois d'octobre 2024 et que j'ai été capporteur de la proposition de loi relative à la réforme de l'audiovisuel public. Je vous laisse donc la parole pour une intervention liminaire et le rapporteur ensuite pourra vous interroger.
Je vous remercie. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, je vous remercie de m'inviter à présenter les travaux du comité relatif à l'honnêteté, à l'indépendance et au pluralisme de l'information et des programmes de Radio France devant votre commission d'enquête. Ce comité d'Ishipip existe auprès de Radio France comme auprès de toute personne morale éditrice d'un service de radio ou de télévision généraliste à vocation nationale diffusant des émissions d'information politique et générale donc aussi bien pour les instances privées que publiques.
Le conseil d'administration de Radio France a donc approuvé lors de sa séance du 29 mars 2017 la création d'un chipip composé de cinq personnalités indépendantes. Pour ma part, j'ai été nommé par le conseil d'administration de Radio France puis élu président de ce comité par ses membres le 23 octobre 2018, mandat renouvelé lors du conseil d'administration de Radiofance du 12 décembre 2024. Je suis universitaire, comme vous l'avez dit, professeur d'économie à la retraite depuis septembre 2021.
Je préside le cercle des économistes depuis la même année. Je précise dans ce que vous avez dit que je ne suis plus présidente du conseil scientifique du CNL, lequel je crois n'existe plus, pas le CNL he mais le conseil scientifique en l'occurrence. dans le champ de l'audiovisuel et à des fins de transparence, je tiens à préciser que je suis membre du comité consultatif des programmes de la chaîne et que j'ai été élu présidente de ce comité CCP le 5 mars 2025 pour un mandat qui court jusqu'au 30 juin 2026 au terme duquel je deviens vice-présidente de ce comité jusqu'au 31 décembre 2027.
Ce comité se réunit trois fois par an et met des avis ou des recommandations sur des programmes ayant déjà été diffusés. J'enseigne par ailleurs dans le cadre du master audiovisuel de l'Institut national de l'audiovisuel pardon et je suis membre du conseil scientifique d'orientation de l'ACNIL. Alors les quatre membres du Chip PIP les quatre autres membres sont deux journalistes Alice Antô et Chine Labé et deux juristes Francisco Martuchi professeur des universités et Christine Moguet conseillère d'État.
Avant mon arrivée, Noël le Noir, élu le 17 mai 2017, avait démissionné le 8 juin 2018. Donc très vite, elle n'avait reçu qu'une sisine. Depuis mon arrivée ont aussi participé au comité Alban de Nerveau, aujourd'hui directeur général de l'ARCOM, Antoine Gaudemmet, professeur de droit, Béatrice Bourgeois Machurau, aujourd'hui présidente de l'Agence française de lutte contre le dopage, Gill Leclerc journaliste et Monique Manjoni, journaliste italienne qui n'a jamais participé en fait à nos travaux.
Alors, telle qu'elle est définie par la loi, la mission du SIPIP est de contribuer au respect des principes d'honnêteté, d'indépendance et de pluralisme de l'information et des programmes. À cet effet, le comité peut se saisir ou être consulté par la direction de Radio France, par la médiatrice, par les auditeurs bien entendu ou par l'ARCOM. Et tous ces cas de figure ont existé.
Le comité informe l'ARCOM de tout fait susceptible de contrevenir au principe que je viens d'énoncer. Cette information est transmise concomitamment à la direction de Radio France. Nous rendons public notre bilan annuel.
Tous nos bilans sont consultables sur le site de Radio France et nous présentons le bilan annuel au conseil d'administration de Radiofrance en juillet. Nous avons reçu depuis que je fais partie du comité entre le 19 octobre 2018 et le 31 décembre la même année quatre saisin à ce moment-là le comité d'une certaine manière n'était pas n'existait pas encore. En 2019 143 Sines et la même année, je voudrais insister là-dessus parce que c'est une grande part de notre travail sur sisésine de la présidente de Radio France, nous avons produit d'une part un avis du comité sur l'utilisation des réseaux sociaux par les journalistes et d'autre part des lignes directrices sur le traitement des hypothèses dans lesquelles un collaborateur ou une collaboratrice, un journaliste ou une journaliste des antennes de Radio France ou leur conjoint souhaiterait se porter candidat dans le cas d'une élection politique.
C'était le cas pour des élections locales. En 2020, nous avons reçu 146 saisines. En 2021, 81. et la même année, nous nous sommes autosais d'une question qui est vraiment sur le devant de l'actualité aujourd'hui.
Donc en 2021, les lignes, nous avons émis des lignes directrices sur les experts, sur leur diversité, sur la présentation qui devait être faite quand ils venaient à l'antenne et sur les modalités du questionnement de la conversation. En 2022, 23 et 24, nous avons reçu respectivement 73, 98 et 95 sisines. La même année, et là aussi j'insiste sur Césine de la présidence de Radio France, nous avons émis des recommandations du comité sur le renforcement de son rôle et nous avons dialogué avec l'ARCOM sur ce sujet récemment.
Une autre réunion prévue qui rassemblera l'ensemble des JPIP. Et d'autre part, nous avons émis un avis sur sur les lignes directrices élaborées par Radio France sur l'usage de l'intelligence artificielle. Et enfin en cours sur Césines de Céline Pigal, directrice éditoriale déléguée en charge de l'information et de la proximité, nous préparons des ligne directrice sur le traitement de la religion sur les antennes.
C'était suite à la mort du pape et à la manière dont ça avait été traité sur les antennes. Nous nous réunissons, vous l'avez dit monsieur le président, 4 à h fois par an en dehors d'échange plus informels. En 2024, trois réunions supplémentaires ont été spécifiquement dédiées au travail sur le renforcement du rôle de pip au sein de Radio France.
Il importe de souligner que nous sommes une institution sans service. Nous n'avons pas de moyen d'investigation ni de veille et que nous ne sommes pas rémunérés. Le Chepip n'est pas une instance de sanction.
Il n'est pas non plus une instance de décision. Nous ne sommes ni juges ni un régulateur externe doté de moyens. En revanche et c'est ainsi que je conçois le travail par nos avis, par nos recommandations et aussi sur la base des cisine auxquelles nous réponds.
Notre travail vise à des améliorations dans l'interprétation et le suivi des principes tels qu'énoncés par la loi. Notre objectif est pédagogique. Il s'inscrit dans une démarche ouverte, d'autant que les sisés témoignent en nombre de cas de l'exigence des auditeurs qui va de paire avec l'attachement au programme, l'attachement aux antennes et oseris-je le dire, l'attachement aux services publics.
En un mot, nous avons, me semble-t-il, vocation à contribuer à la construction indispensable de la confiance dans les médias. Question que vous aviez soulevé, monsieur le président, en ouverture de cette commission. Alors, la création des comités d'éthique aura permis et singulièrement d'ailleurs à Radio-France de compléter le paysage de la déontologie.
La médiatrice fait partie de la maison Radiofance et assure un dialogue continu avec les auditeurs et entre les auditeurs et les antennes. Elle le présentera mieux que je peux le faire. Nous sommes en revanche une institution indépendante et collégiale, donc d'une nature très différente.
Toutes nos réponses aux recommandations ont été l'objet d'une discussion et d'un accord et nous travaillons dans deux directions. J'insiste sur ce point, les saisine mais aussi des recommandations et des avis. Et c'est l'essentiel de notre travail, me semble-t-il.
Quant à l'Arcom, elle exerce évidemment en surplom un travail de veille et de sanctions. Il y a donc une complémentarité, me semble-t-il, entre ces différentes instances. Il faut y ajouter la déontologie propre des journalistes dans la ligne de la charte de Munich adoptée en 1971 par la Fédération européenne des journaliste et qui et qui énonce les 10 devoirs et les cinq droits qui doivent présider à l'exercice de la profession.
Alors, un dernier point, j'ai presque fini sur les moyens et la relation avec Radiofrance. La responsable des relations institutionnelles de Radio France nous assiste dans nos travaux. C'est un soutien précieux.
Elle organise les réunions, transmet à qui de droit les textes qui doivent apparaître sur le site et nous transmet les informations dont nous pouvons avoir besoin. Nous avons constaté à l'instard d'autres chipip mais peut-être dans une moindre mesure quand même un déficit de visibilité externe et interne. Comme j'ai indiqué, la présidente nous avait saisi en vue de recommandation sur le renforcement de notre rôle.
Sur le premier point, un travail a été fait d'amélioration de la qualité de site de Radio France pour sa partie Chipip. Il reste encore beaucoup à faire. Sur le deuxième point, nous avons participé à l'interchaîne qui, comme son l'indique, une réunion hebdomadaire qui réunit autour de la directrice de l'information les différents responsables d'antenne.
Cette rencontre se fera de manière récurrente plusieurs fois par an. Nous avons enfin reçu Florent Latrive, directeur adjoint de l'information de Radio France qui développe un outil utilisant l'intelligence artificielle pour offrir une vision plus claire, la plus claire possible dirais-je, du pluralisme. La présidente de Radio France nous a proposé d'engager une réflexion sur cet outil et sur la manière dont il pourrait nourrir et éclairer nos travaux.
Donc voilà, tout ceci d'un travail qui est réel avec les limites que j'ai évoqué et de leur allion fluide et ouverte avec la présidence et les équipes tout en conservant notre pleine indépendance à laquelle nous sommes bien entendu profondément attachés. Je vous remercie. Merci beaucoup madame la présidente.
Je vous laisse la parole madame la médiatrice puis je donnerai la parole au rapporteur. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les députés, je vous remercie de me donner l'occasion de vous présenter le rôle de la médiation à Radio France et je suis particulièrement heureuse de pouvoir vous en exposer les principes car c'est une mission singulière, parfois méconnue, qui touche au cœur même de notre métier la relation entre un média et son public. Il s'agit d'une fonction essentielle à Radio France pour comprendre comment notre maison de service public rendait compte aux citoyens et comment elle entretient avec eux un dialogue constant.
Alors, qu'est-ce que la médiation ? Et bien, Radio France, la médiation est un dispositif d'autorégulation des relations entre le public et les antennes. Et cette mécanique interne d'autocontrôle est très ancrée dans la culture de cette institution.
Sa vocation consiste à mettre en œuvre chaque jour une écoute et un dialogue transparent et continu entre les auditeurs et les différentes chaînes du groupe. Et c'est une instance qui facilite l'accès aux journalistes, aux producteurs, aux directions d'antennes et les auditeurs nous adressent leurs remarques, leurs critiques. Ils nous font part de leur incompréhension sur le choix d'un reportage ou bien l'interview d'un invité.
Ils expriment également des attentes et sont exigeants. Et nous à Radio France, nous choisissons de considérer toutes leurs paroles, de les écouter, de les comprendre et d'y répondre. Car la médiation ne se limite pas à la réception et au traitement des messages.
Elle s'inscrit dans une logique plus large de responsabilité sociale de l'information en contribuant à expliciter les pratiques professionnelles, leurs contraintes et leur fondement déontologique. Alors, avant de détailler l'aspect opérationnel, c'est-à-dire comment nous travaillons, je vous communique la médiation en chiffre. La médiation, c'est 700 messages reçus par jour, soit 14000 par mois.
Avec 168000 messages reçus en moyenne chaque année, notre positionnement est tout à fait unique dans le paysage audiovisuel français. Et cette volumétrie qui est très impressionnante est la traduction du lien et de l'engagement des auditeurs avec les antennes. Il est important de préciser que tout ce courrier représente les sensibilités de ceux qui m'écrivent mais ne constituent pas un échantillon représentatif des millions d'auditeurs de Radio France.
Il n'y a pas de dimension statistique. Pour quelle raison la médiation est nécessaire ? Et bien comme chacun vous ici le sait, la confiance dans les médias constitue un enjeu démocratique majeur et la multiplication des sources d'information, la circulation massive des contenus non vérifiés ont profondément changé le rapport du public au journalistes.
Et dans ce contexte, la médiation répond à deux exigences fondamentales. La première, c'est une exigence sociale. Il s'agit de répondre aux attentes des auditeurs qui veulent connaître les conditions de production des programmes et de l'information, c'est-à-dire les choix éditoriaux, la hiérarchisation, comment on traite un événement.
Et cette curiosité légitime témoigne d'une conscience citoyenne aiguisée. La médiation apporte donc des explications qui permettent de réduire soit les malentendus, soit les sujets de crispation. La seconde exigence, à mon sens, elle est institutionnelle.
Il s'agit de garantir la redevabilité du service public. La médiation offre une réponse aux interrogations et aux critiques et Radio France a une mission d'intérêt général. Elle se doit d'entretenir un lien respectueux avec ses publics.
Donc la médiation contribue à mettre en place du décryptage là où le débat public tend parfois à se polariser. Alors concrètement, que fait la médiation ? Je dirais qu'il y a trois grandes missions.
Tout d'abord, l'écoute de nos concitoyens. Chaque jour, nous recevons des centaines de messages d'auditeurs. Tout est scrupuleusement lu et analysé avec mes deux collaboratrices.
Et cette attention portée aux messages qui nous sont adressés permet d'établir un diagnostic permanent de l'appréciation qu'ont les auditeurs sur nos antennes. Et tous ces messages évidemment disent quelque chose de précieux puisque c'est la perception que le public a de notre travail. Ensuite, la médiation transmet euh les remarques des auditeurs sont transférés tous les jours aux direction des chaînes.
Chaque semaine, j'ai des réunions avec les directeurs des programmes, avec les directions de l'information afin que chacun d'entre eux sache exactement ce que les auditeurs perçoivent des propositions éditoriales des autres chaînes. Cela permet aux par exemple quel sujet mérite d'être clarifié à l'antenne ou bien si un traitement éditorial n'a pas été compris. Ça peut aussi entraîner un réajustement de grilles comme nous avons pu le constater lors de cette rentrée en janvier pour France Interre dans la grande matinale.
Je dirais que les remarques des auditeurs ouvrent souvent une réflexion et enrichissent toujours le dialogue interne. Enfin, la médiation explique et c'est vraiment là le cœur de ma mission et la partie la plus visible. Les dispositifs de médiation ayant la plus grande exposition sont les émissions qui s'appellent les rendez-vous de la médiatrice où je relais sans tabou les questions souvent très directes des auditeurs.
En venant répondre à leurs questions, les directeurs des chaînes, les directeurs de l'information, des programmes, les journalistes, les producteurs se livrent à un exercice de pédagogie et d'humilité. Et je tiens à vous dire qu'il ne s'agit en aucun cas d'une séquence d'autocongratulation pour affirmer qu'ils sont au-dessus de la critique. Bien au contraire, il est fréquent même qu'ils reconnaissent à l'antenne que les remarques des auditeurs sont fondées et qu'ils ont raison de les formuler.
Je trouve qu'il est important également de noter qu'il s'agit là d'un exercice que très peu de médias offrent à leur public. J'interviens sur France Interre, France info, France Culture et il y a plus de 50 émissions au cours de chaque saison radiophonique. Ces émissions, elles ne représentent qu'une part infime des messages des auditeurs et il me semblait que leur remarque méritait davantage de visibilité.
Donc, j'ai créé il y a 8 ans lors de ma nomination la lettre de la médiatrice. C'est un format numérique où sont présentés chaque vendredi les thèmes d'actualité et leur traitement éditorial qui ont fait le plus réagir les auditeurs au cours de la semaine écoulée. cette lettre qui est accessible à tous et bien dans cette lettre je publie les critiques parfois très dures les remarques, les suggestions, les compliments des auditeurs et c'est un très important travail puisque chaque semaine nous recevons en moyenne 3500 messages.
Je réponds donc aux auditeurs en expliquant ce qui justifie les choix des rédactions ou au contraire, j'appuie les propos des auditeurs en prouvant que leur critique est pertinente. Je suis extrêmement factuelle et je ne cache pas les critiques. J'ajoute que cette lettre est plébiscitée par les abonnés.
Ils sont 16000. Et il y a 3 ans, lors d'une enquête sondage sur la médiation de Radio France, plus de 1000 d'entre eux ont eu l'occasion de donner leur avis sur ce service et les résultats sont riches d'enseignement. 92 % des abonnés s'accordent à dire que le service de la médiation est indispensable à Radio France. 79 % considèrent que la médiation contribue au renforcement de la confiance envers le groupe Radio France. 71 % estiment que ce service est vraiment à l'écoute des auditeurs et 84 % qu'il est utile.
Cette bonne perception du rôle de la médiation explique que 87 % des répondants conseilleraient à leurs proches d'écrire à la médiation, ce qui est un excellent taux de recommandation. Et en interne, puisque j'envoie cette lettre à tous les salariés de Radio France, et bien en interne, cette lettre permet de savoir exactement ce que nos publics pensent du travail des antennes. Quelle autre institution de service public fait ce travail de transparence en France ?
À ma connaissance, aucune. J'ajoute qu'aucun autre média français, public ou privé, ne donne à lire les remarques que lui adresse son public chaque semaine à cette échelle. Et mettre en œuvre une telle politique de transparence nécessite du courage et renforce notre positionnement très assumé de médias vivant en prise directe avec ces auditeurs et croyez-moi, nous ne sommes vraiment pas dans une tour d'ivoire.
En contrepoint, il est important de préciser ce que la médiation n'est pas pour en situer correctement les contours institutions. Pardon madame, je veux pas vous couper. Est-ce que parce que je pense qu'il y aura des questions du rapporteur aussi sur ce que c'est.
Il y a des questions des collègues députés parce que aussi le but c'est qu'il y a un échange un peu un peu dynamique mais c'est bien je vous laisse conclure mais il y aura aussi des questions très précis sur comment vous organisez quelles sont vos missions. Je vous propose de conclure et et si vous n'avez pas je vais vous laisser terminer mais voilà allez-y reprenez reprenez le micro. Après je termine pour vous dire que ce n'est pas une instance de sanction, ce n'est pas un tribunal interne, qu'elle n'a pas vocation à juger les équipes, que je n'interviens pas dans je n'interviens pas donc dans l'organisation des rédactions, je n'édicte pas de choix éditoriaux et je m'appuie au contraire sur des principes stabilisés de neutralité, de pédagogie, d'indépendance et de déontologie. ces principes qui garantissent à la fois l'efficacité et la légitimité de ce service qui est extrêmement attaché donc aux valeurs du service public.
Merci pour votre écoute. Merci beaucoup à toutes les deux d'avoir pris le soin de présenter la différence et les différences qui existent entre vos instances. Je laisse le rapporteur poser des questions.
J'en aurai ensuite deux rapides et puis je laisserai la parole à madame Parmentier et à madame Calvels que je remercie de leur présence. Ah. OK, parfait.
Merci monsieur le président, merci madame la présidente, merci madame la médiatrice pour votre participation cet après-midi à notre audition. J'ai effectivement un certain nombre de questions et je laisserai évidemment la parole au députés présents dans cette audition pour vous vous poser toutes les questions. J'ai j'ai une première question qui est assez rapide.
Vous allez commencer d'ailleurs à à y répondre. Vous n'ignorez pas que on est quand même dans une période où le traitement de l'information est commenté, en tout cas contesté, que l'impartialité du service public est parfois remise en question. C'est d'ailleurs ce qui nous vaut cette commission d'enquête.
C'est aussi une période où le président de la République est venu récemment à parler de labellisation de l'information. Tout ça pour dire que les Français sont en droit d'attendre beaucoup de la part de votre comité d'éthique comme le comité d'éthique de France Télévision que nous avons entendu au début de cette commission d'enquête. Est-ce que vous pouvez nous indiquer le nombre de fois notamment sur l'année passée où vous êtes réuni depuis notamment le début de l'année 2025 ?
Et est-ce que vous estimez que ce nombre de fois où vous êtes réuniforme au nombre de sollicitations que vous avez reçu de la part des des auditeurs ? Merci monsieur le rapporteur pour cette question. Nous ne recevons pas énormément de sollicitations comme ça a été souligné par monsieur le président ne serait-ce que parce pour un problème de visibilité qui é extrêmement important.
On a fait beaucoup d'efforts là-dessus et c'est comme l'OV crée la demande, bon bien cette on commence à recevoir pas mal de choses mais pas autant quand je j'entends les chiffres énoncés par la médiatrice par exemple. Alors nous nous réunissons entre qu je dirais entre 4 et h fois par an. J'ai peur de vous dire une bêtise sur l'année dernière donc je pourrais vous préciser exactement le nombre de fois.
Il c'est ce que je disais, nous sommes un comité sans moyen, non rémunéré, mais ce que nous faisons, c'est que nous répondons avec beaucoup de je crois de soins aux saisines qui nous sont envoyées qui nous donnent quand même un petit aperçu certes partiel et sans doute partial de de des coups de colère ou des de ce que pensent les auditeurs et d'autre part Nous répondons surtout à des nous nous émettons des avis, des recommandations comme je l'ai évoqué tout à l'heure par exemple sur le bon usage des réseaux sociaux, sur l'attitude à avoir en cas de présentation à une élection et cetera. J'en profite, monsieur le président pour répondre peut-être à votre question de tout à l'heure sur la manière dont nous nous coordonnons avec la médiatrice. Euh nous présentons toutes les deux euh au conseil d'administration de juillet le bilan de nos travaux à Radio France.
D'autre part, nous avons eu des réunions, plusieurs ensemble et ce qu'a fait Emmanuel Davier qui était très précieux pour nous, c'est de nous euh indiquer quelles étaient les grandes thématiques qui ressortaient de tous les messages qu'elle reçoit. Et là, on peut regarder ce qui relève de nos compétences et ce qui n'en relèvent pas. et notamment lorsque nous écidément lorsque nous recevons des des saisines sur les choix éditoriaux des antennes, ça ne relève pas notre compétence, nous les transmettons à la médiatrice.
C'est bizarre ça. Merci madame la présidente. Merci pour votre réponse.
Bon, je comprends à votre réponse que vous déplorez le manque peut-être de moyens, le fait que c'est un comité qui est non rémunéré. On a entendu notamment vos collègues du comité d'éthique de France Télévision. C'était l'une des premières auditions que nous avons mené dans le cadre de cette commission d'enquête.
De la même façon, Christine Albanal, la présidente du comité d'éthique, affirmé que ce comité ne disposait de quasiment aucun moyen. Elle a tenu d'ailleurs les propos suivants, je la cite, "Nous n'avons pas les moyens de mener de grandes investigations." Alors, votre mission consiste à veiller à ce que des objectifs à valeur constitutionnelle comme l'indépendance, l'honnêteté, le pluralisme chez Radio France soit respecté.
Est-ce que vous estimez que ce manque de moyen que vous venez de citer entrave vos travaux ? Merci pour cette question. Je pense qu'il faudrait non pas nécessairement augmenter les moyens, mais si euh le comité devait euh élargir son champ de compéten et faire un travail plus euh plus continu, il faudrait sans doute des moyens.
Il faudrait peut-être aussi euh ça deviendrait autre chose. Déjà ça nous prend pas mal de temps. Donc ça poserait beaucoup de questions sur la disponibilité des membres du comité.
Personnellement, je suis à la retraite, même si j'ai encore beaucoup d'activités. Les quatre autres membres du comité sont encore en activité. Et donc une et je vous remercie pour vos réponses courtes et synthétiques.
Une dernière question sur ce planl. Qu'est-ce qui vous permettrait d'assumer une mission parfaitement exhaustive pour veiller à ce que certaines entors énumérées par les auditeurs de de Radio France soient mieux saisis par vos équipes ? Qu'est-ce qui vous manque au fond pour parfaitement assumer votre mission ?
Merci monsieur le rapporteur. Je ne pense pas que nous ayons euh vocation à assurer une mission exhaustive. c'est-à-dire à faire ce travail que fait par exemple Arcom de veille continue.
Les heures d'antenne sont considérables et cetera. Je crois que c'est notre mission, je nous la concevons en deux branches si je puis dire. d'une d'une part répondre à un certain nombre de ces lorsqu'elles nous viennent et en général quand des sujets sont grave, nous les recevons et à ce moment-là nous nous rassemblons l'ensemble des éléments d'information qui nous permettent d'y répondre et d'autre part comme je l'ai indiqué essayer de contribuer à une réflexion de fond car ça nous nous en donnons les moyens sur des sujets complexes comme ce que j'ai indiqué tout à l'heure euh par exemple sur cette question du traitement des religions sur les antennes, nous rendrons des recommandations euh à Radio France.
Merci madame la la présidente. Je vais vous donner quelques exemples de faits qui ont pu choquer des auditeurs de Radio France qui ont d'ailleurs comme l'a rappelé le le président dans son propre luminaire fait polémique et je vais vous demander assez simplement si vous êtes autosais si l'arcom d'ailleurs vous a saisi et quelle est votre réaction suite à ces prises de position. Une récente que le président d'ailleurs a évoqué sur ses réseaux sociaux hier.
C'était le 7 janvier dernier. Il y a de semaine sur l'émission Zoom Zom de France Interre, le chroniqueur Merwan Ben Lazar a estimé, je le cite, "On a été trop gentil avec l'extrême droite. Mettre un fachot au micro, c'est légitim c'est légitimer ses propos." Il s'est ensuite posé la question, je le cite encore, à quel moment c'est une bonne chose de recevoir tout le monde ?
Il déclare que sur le service public, on devrait s'inspirer du cordon sanitaire qui existe en Belgique, c'est-à-dire ne pas inviter le moindre représentant de ce qu'on peut considérer comme extrême droite. Alors, avec ces propos, monsieur Ben Lazar ne visait pas que ce qu'il appelle les fachots, mais probablement nombre de parties qui représentent des dizaines de millions d'électeurs. Madame la méame la médiatrice, madame la présidente, est-ce que vous avez été sollicité par des auditeurs suite à ces propos qui ont été tenus le 7 janvier sur France Interre et à titre de représentante de la médiation et du comité du comité d'éthique de de Radio France.
Qu'est-ce que vous en pensez ? Allez-y. Juste j'indique que effectivement je m'en suis ému hier.
Le rapporteur a raison de rappeler que ça date déjà d'il y a quelques semaines, mais que les réseaux sociaux de France interne ne l'ont relayé qu'hier. C'est pour ça que c'est pour ça que je m'en suis ému hier et ça pose une question plus large si le rapporteurant me le permet, c'est com comment vous mettez la frontière entre ce qui relève de l'humour et du militant politique ? Mais je pense que ça rejoint la question du rapporteur.
La question était destinée à madame la médiatrice aux deux. Oui. Voilà.
Et et c'est je le dis une question que devra traiter cette commission d'enquête. Il n'est pas ici en tout cas je pense que la vision est partagée. L'idée n'est pas de censurer les humoristes la satire qui est un droit absolu, un droit fondamental dans une démocratie comme la France d'ailleurs reconnue par la loi et la jurisprudence mais bien de savoir à quel moment on quelle est votre vision ?
C'est la question du rapporteur. À quel moment on sort du champ de l'humour où on se sort on se sert de l'humour comme un prétexte ou comme un paravant pour faire avancer des idées politiques et mener un combat politique ? Je vous laisse répondre aux questions du rapporteur.
Les miennes étant le prolongement. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, j'ai constaté en effet que cette chronique avait suscité de les mois. Je pense que il est important de recontextualiser.
C'est une chronique humoristique. France interre a le plus grand plateau d'humoristes en France. Il y a une trentaine d'humoristes de toute sensibilité qui s'exprime sur les antennes.
Et d'ailleurs, vous avez pu encore en avoir une illustration ce matin si vous avez écouté la chronique de Sopia Haram qui parle du racisme de gauche. Il est important également de savoir que ces ces humoristes, c'est vrai, ont une latitude de liberté, d'expression et que l'humour peut-être, comment dirais-je ? Il peut évidemment interpeller, il peut choquer et il peut être outrancié et certains peuvent effectivement le juger scandaleux.
Euh, il est important de savoir que cette chronique n'a pas été diffusée dans une émission politique. Elle est dans un cadre humoristique assez bien circonscrit par les auditeurs et d'ailleurs, je n'ai reçu aucun message sur cette chronique. Hormi depuis hier soir, j'ai eu trois messages.
J'ai demandé à mes collaboratrices de vérifier. J'ai eu deux messages hier soir et un message ce matin. Ensuite euh il est important de noter que en aucun cas cela n'influence les choix éditoriaux de la direction de l'information de France Interre qui évidemment régulent les temps de d'antennes par rapport aux différentes formations selon les principes du régulateur, c'est-à-dire de l'ARCOM.
Moi, mon rôle c'est de rappeler également que Radio France est tenue par un cahier d'émission et décharges et que le pluralisme c'est effectivement un pilier démocratique et que de toute façon il est encadré juridiquement. Ce principe, il s'applique à l'ensemble des programmes d'information et donc moi, j'analyse les réactions d'auditeur par rapport à aux interpellations que je reçois. Je restitue la différence les différentes perceptions que peuvent susciter de telles chroniques.
Il s'avère puisque je vous prends deux exemple et que j'ai cité Sophia Ram, Sopia Ram a suscité très peu de réactions. J'ai reçu sep messages après sa chronique ce qui est un volume absolument dérisoire. Et sur cette chronique encore une fois, je vous précise concernant Merwan Ben Lazar que je n'ai strictement rien reçu.
Voilà ce que je je peux dire maintenant sur le fait de l'humour. Je constate de façon assez récurrente que cela suscite des crispations selon la sensibilité et la le positionnement que l'on a sur les chiquers politiques. Euh Sopia Haram, par exemple avait avant le 7 octobre 2023 que des messages positifs à l'égard des chroniques qu'elle proposait.
Depuis le 7 octobre 2023, j'observe qu'il y a deux tendances, c'est-à-dire de manière assez partagée, des auditeurs qui approuvent ces prises de position et des auditeurs qui s'interrogent effectivement et qui se disent assez crispés par ce qu'ils entendent. Et c'est je pense le rôle d'une d'une antenne que de proposer tout types de sensibilité. Maintenant, j'entends bien les moi par rapport au fait de ce cordon sanitaire et encore une fois, je tiens à rappeler que par rapport à ces obligations vis-à-vis du régulateur, Radio France est parfaitement conforme à ces ce qui est est dicté par le règlement.
Je vous remercie de vos réponses. Je vais vous citer un autre exemple récent aussi. C'était le 14 janvier dernier sur France Interre.
Kevin Jean qui est professeur à l'ENS était invité de de cette station. Il a expliqué que les violences faites aux femmes étaient corrélées au réchauffement climatique et selon lui pour chaque degré de réchauffement climatique, il y aurait 5 % de violence conjugale en plus. Alors cette thèse revient d'une certaine façon à déresponsabiliser les auteurs de violence faites aux femmes en accusant d'une certaine façon aussi la météo pour justifier leurs crimes et délits.
La thèse, vous en conviendrez scientifiquement et plus que contestable. Alors, au-delà de la crédibilité scientifique qui est discutable, pour ne pas dire complotiste de ce genre de propos, est-ce que selon vous c'est le rôle du service public que de donner l'écho à ce genre de thèse ? Et j'ai vu qu'elle avait été euh abondamment commentée, notamment médiatiquement et sur les réseaux sociaux.
Est-ce que vous avez été saisi de ce type de déclaration et qu'est-ce que vous en pensez au titre de la médiation et du comité d'éthique de Radio France ? Peut-être juste un mot pour répondre. À ma connaissance, nous n'avons pas été saisis mais nous avons une réunion demain.
Donc je vérifierai si nous avons été saisis depuis. Euh et donc je n'ai pas du tout les éléments c de sur cet épisode pour me prononcer et nous avons l'habitude de toujours nous prononcer de manière euh euh collective enfin euh et euh donc je peux pas me prononcer sur ce cas mais plus généralement pour rebondir sur la question que vous souleviez tout à l'heure, celle de l'humour, moi je dirais deux choses. Premièrement, l'humour fait partie euh de la politique éditoriale de France Interre.
C'est vraiment un des éléments de l'ADN de France Interre et c'est un choix éditorial. Là-dessus, je nous n'avons pas en tant que comité d'éthique à nous prononcer là-dessus. C'est un choix fort et très très presque identitaire.
Et bien sûr, ça pose beaucoup de questions. Il y a une sensibilité à l'humour. Toutes les questions du genre peut-on rire de tout ? et dans n'importe quel contexte.
Et ces questions-là, elles sont évidemment toujours sur le devant de la scène et il ne faut pas il ne faut pas les éviter, disons. Merci beaucoup pour votre réponse. Autre exemple qui je pense a a choqué nombre de de d'auditeurs de de Radio France, c'était le 25 mars 2025.
Le collectif Planè Boom Boouom est intervenu à l'antenne de France Enter. France Enter a même filmé et même diffusé en partenariat leur mise en scène sur les réseaux sociaux partenariat qui a été fait avec ce collectif militant. Alors, on les voit entrer dans le studio avec quelques pas de danse, porte-voie à la main au cri de je les cite les riches ou encore tu remballes ton autoroute.
Au début, on croit une tentative d'humour, ce que je peux convenir, mais on s'aperçoit vite qu'il n'en est rien. L'animateur de France en terre annonce alors le message. Il s'agit d'un collectif festif et militant qui a pour slogan de la teuf dans les manifes, de la manife dans les dans les teufs.
Leur but permettre à des jeunes qui sont éloignés des cercles militants de faire leur première manif. Et à la tête de ce collectif planète boom boouom, on trouve Mathilde Gaillard, une activiste mise à l'honneur par France Interre à la pointe des mouvements de désobéissance civile qui était encore il y a peu collaboratrice de la députée de la France insoumise Alma Dufour. Selon vous, est-ce que c'est éthique ?
Est-ce que c'est honnête ? Est-ce que c'est impartial de la part de France Interre de commettre une sponsorisation sur les réseaux sociaux et sur les antennes de l'audiovisuel public ? Un tel événement, un tel happening comme on pourrait l'appeler, sans contradiction, sans mise en perspective, notamment pour donner cette séquence à un jeune public qui se cherche des références.
Qu'est-ce que vous en pensez, monsieur le rapporteur ? Est-ce que vous avez connaissance de l'émission dans laquelle a été diffusée cette séquence ? parce que au titre de la médiation, je n'ai reçu aucun message.
Donc c'est vrai que ça permettrait de recontextualiser vous vous savez alors j'ai moi-même été sujet j'ai j'ai vu sur les réseaux sociaux c'était le 21 mars 2025 sur l'antenne de Franceer et il y a eu un contenu publié sur Instagram et sur les réseaux sociaux en partenariat entre Franceer et planète Boom Boom qui est un collectif de militants d'ultra gauche qui se définissent d'ailleurs comme tel. Donc vous je pense que vous pouvez retrouver la séquence et j'ai eu nombre de messages de personnes qui m'indiquaient que c'était une rupture assez claire avec l'exigence de d'honnêteté d'indépendance d'un médiia de l'audiovisuel public. Alors, j'entends je pense que si cette séquence est rattachée à l'émission Zoom Zoom Zen, ça relève davantage d'une forme de d'humour, de décalé, voire d'une exagération et de provocation.
Ce que cette émission est quand même assez friante de proposer à son public. C'est une émission c'était l'émission Debout sur la terre qui est debout la terre pardon qui est une émission quotidienne non ? Ah la terre au carré la lutte enchanté de bou la terre.
La lutte enchantée. C'est le podcast la lutte enchantée qui rejoint l'émission de boule à terre de Camille Cronier Celia Kir du lundi au jeudi qui rebondit sur l'actualité de la planète. D'accord.
Voilà. Dans le casadre d'une émission. C'est d'une dans le cadre d'une émission.
D'accord. Écoutez, alors moi ce que je peux vous répondre que puisque le nom quand même de cette association relevait pour moi un peu d'une caractéristique fariseque ou humoristique, j'ai pas du tout eu de sisine mais mais à titre personnel, donc là on a convenu que c'était pas une émission qui était une émission humoristique. Voyez un collectif militant d'ultra gauche assumé dont la tête de prou est une ancienne collaboratrice parlementaire d'une députée de la France insommise.
Le fait de commettre une sponsorisation sur les réseaux sociaux de France Interre avec ce collectif, est-ce que ça ne vous interroge pas ? Et quel que soit d'ailleurs le nombre de saisies que vous avez reçu de la part des auditeurs de Franceer ou de Radio France d'une façon générale, qu'est-ce que ça vous évoque ? Est-ce que c'est une rupture claire avec les objectifs que l'audis public doit poursuivre notamment sur l'indépendance et l'honnêteté de l'information ?
Comme l'indique mon statut, monsieur le rapporteur, je ne peux pas m'autosaisir et je n'ai pas en tant que médiatrice de Radio France à m'exprimer sur un plan personnel concernant l'action que vous décrivez. Donc euh si j'avais été saisi et il s'avère que si même je suis saisie demain, évidemment que j'instruirais cette demande. Juste une question, est-ce que vous regrettez de pas pouvoir vous autisir ? avec les les ce qu'on a cité, ce que le rapporteur a cité, les exemples que j'ai cité qu'on suscité beaucoup des mois.
Alors les réseaux sociaux, c'est pas le monde, c'est pas la France, mais c'est quand même parfois des milliers de personnes. Est-ce qu'en voyant parfois des polémiques qui montent, les mois que peuvent susciter des chroniques, des extraits, des passages, euh chacun un peu en s'en émouvoir, s'en indigner, voilà, en fonction de nos sensibilités. Mais est-ce que parfois vous regrettez quand vous voyez finalement des sujets qui montent très fort sur les réseaux sociaux de l'émotion, de l'indignation ?
On a parlé des deux chroniques récemment, en tout cas, j'en ai parlé à la fois Charline Vancker et de cette humoriste. Est-ce que vous regrettez de pas pouvoir vous autosais ? Je passe la parole au rapporteur, ce qui vous permettrait de vous prononcer justement ce qui s'est excellente question.
À vrai dire, j'ai tellement de saisin et de sujets que je ne peux pas en plus m'autosaisir. Et sachez bien que les auditeurs lorsqu'ils ont un sujet qui nécessite que je le traite savent parfaitement où s'adresser. Par ailleurs, au-delà de la médiation de presse qui est une médiation très spécifique dans l'univers des médiateurs, un médiateur dans l'univers juridique, par exemple ne peut pas s'autosaisir.
Il faut vraiment que les médiés soient les personnes qui saisissent la médiation. Et je ne vais pas regretter certains point de mon statut. Je n'ai pas à réécrire mon statut à Radio France.
Merci pour votre Merci pour votre réponse madame la médiatrice sur le registre de l'humour. Donc vous az expliqué que l'humour fait partie de la politique éditoriale de France en terre. Je voudrais vous poser une question sur un fait qui a suscité aussi un certain n moi.
C'était le 15 octobre 2021 sur l'antenne de France en terre. Emeric Lompray a déclaré, je le cite, "Merci les gens d'extrême droit d'avoir payé pour qu'on dise que vous êtes des gros cons. Si j'étais à votre place, comment je serais dégoûté de me faire insulter toute la journée et en plus de devoir payer pour ça ?" Il a continué, je le cite encore, est-ce que ça t'excite Jordan Bardella de faire un gros chèque à Guillaume Meris ?
Est-ce que au titre du comité d'éthique et de la médiation de Radio France, vous considérez qu'il y a matière si les moyens vous le permettaient de vous autosaisir ? Est-ce que selon vous les Français devaient devraient payer pour ça et pour ce type d'humour qui est un humour, je pense insultant à l'égard de gens qui partagent une certaine forme de de de pensée politique ? Pardon.
Je juste que celles qui nous écoutent parce qu'ils ont pas forcément les mêmes connaissances du fond des sujets du rapporteur, je bien le préciser pour que les gens comprennent de quoi on parle et comprennent vos réaction. Euh donc c'est un euh les rapporteurs me corrigera si je me trompe mais c'est un humoriste et chroniqueur euh de radio qui a participé jusqu'en 2024 il me semble à l'émission par Jupiter euh de Charline Van Donaker. Willis notamment euh participait également et en juin 2024 il a démissionné de France interre et je crois qu'aujourd'hui il intervient sur Radio Nova.
Je continue juste pour que chacun soit au courant et je vous propose de répondre à la question du rapporteur. Pour ma part, juste un point, je ne connais pas ce cas et donc je ne peux pas me prononcer dessus. Euh est-ce que vous avez été saisi madame la médiatrice de alors à ce sujet ?
Je n'ai reçu aucune saisine. Euh le cadre de l'humour, il est clair, il est défini dans par la loi. Et c'est vrai que cette liberté, elle doit aussi se conjuguer à d'autres droits, c'est-à-dire le respect d'autrui, le respect des opinions et par exemple la non discrimination. sur ce cas précis euh je dois dire que je n'ai reçu aucune aucune saisine parce que si vous avez connaissance euh monsieur le rapporteur et monsieur le président, mesdames et messieurs les députés, des courriers que j'envoie chaque semaine de la lettre de la médiatrice, d'ailleurs je profite du fait que nous soyons ici pour vous apporter la dernière.
Vous regardez en volume ce que cela représente. C'est toutes ces pages. Ça fait plus de 50 pages que je publie chaque semaine des critiques et croyez-moi, rien ne passe à la trappe.
Si j'avais été saisi précisément sur cette chronique, je l'aurais évidemment publié, analysé et demandé une réponse à la direction concernée, en l'occurrence celle de France Interre. Au-delà de du nombre de saisil que vous auriez reçu, à titre personnel, est-ce que vous considérez que ces propos tenus sur une antenne de l'audiuel public ? Je les répète mais merci les gens d'extrême droit d'avoir payé pour qu'on dise que vous êtes des gros cons.
Si j'étais à votre place, comment je serais dégoûté de me faire insulter toute la journée en plus de devoir payer pour ça ? Est-ce que ça t'excite Jordan Bardala de devoir faire un chèque à Guomeris ? Est-ce que ce sont des propos même dans le cadre de l'humour parce que en fait on peut quand même faire passer beaucoup de choses sous le vocab de l'humour.
Est-ce que c'est acceptable sur une antenne qui est payée par l'impôt du des contribuables ? Monsieur Vrap Monsieur Drap, c'est bon madame Allez, je je prends je vous laisserai la parole. Euh à titre personnel, je n'ai pas à m'exprimer puisque je suis tenue à une neutralité assez stricte.
Je ne peux m'exprimer qu'en cas de saisine des auditeurs. Euh et encore, je dois après avoir évalué le degré d'interpellation et les conditions s'il y a discrimination, appel à la violence ou autre, tout ce qui fait partie des critères évalués notamment par l'ARCOM pour décider si une chronique humoristique est rentre dans le cadre légal ou non. À titre personnel, je n'ai pas à poser un point de vue sur un une chronique ou un reportage.
Je vous remercie pour votre réponse. Je je vais juste insister sur ce point et ce sera ma dernière question sur le registre de l'humour. Mais sur cette même chronique, Emeric Lompray euh au même moment hein, c'était le 15 octobre 2021, est allé encore plus loin et il a imaginé des relations sexuelles avec sa petite sœur de 5 ans.
Il insiste, il cite enfin "Vous n'aimez pas les blacks pédophiles, c'est dommage parce que c'est un running gag dans la chronique ça revient. Est-ce que vous avez reçu des saisies sur notamment ces blagues à caractère pédophile ? Et sinon à titre personnel et même au titre de vos responsabilités de médiatrices de Radio France et de président du comé du comité d'éthique de Radio France, des blagues à caractère pédophile ont leur place sur le service public.
Et moi j'ai plus largement ça répondra à la question du rapporteur. C'est que l'humour pour être clair pour celles et ceux qui nous écoutent est effectivement protégé par la déclaration droit de l' citoyen, par la convention européenne des droits de l'homme mais il est pas absolu en France. Euh il peut être limité notamment cas de diffamation, d'injure euh de discours de haine, de discrimination, d'incitation à la haine, à la violence, à la discrimination.
Et moi, je serais heureux au-delà de la la question précise du rapporteur à laquelle je vais vous demander de répondre. Si vous pouviez nous nous indiquer comme président du comité d'éthique quelle limite vous fixez à à l'humour et à quel moment vous considérez qu'on sort du champ de l'humour. Et madame Davier puisque à plusieurs questions du rapporteur euh comme vous n'avez pas été saisis, vous pouvez pas vous prononcer.
Donc j'aimerais peut-être élargir la question pour vous dire euh quand vous êtes saisi sur des questions d'humour, j'imagine que vous étiez quand même saisis une ou deux fois sur ces questions-là. Peut-être pas les exemples du rapporteur mais peut-être d'autres. Quels sont les principes que vous mettez en œuvre pour décider que là c'est l'humour tel qu'il doit être garanti par la loi ou alors que on est sorti du champ de l'humour, du cadre de l'humour et qu'on est entré dans l'opinion politique qui relève d'un autre cadre légal.
Voilà. Merci pour beaucoup pour la question qui est extrêmement importante. Je je reviens sur l'idée que c'est vraiment une catégorie spécifique dans les programmes hein qu'il me semble que le comment dire le le temps d'antenne de l'humour versus la sensibilité qui existe à à cette question et un décalage entre les deux.
C'est-à-dire que c'est vrai qu'on on focalise beaucoup l'attention sur l'humour parce qu'il peut y avoir des propos qui sont surprenants, choquants pour certains, euh décalé et cetera. La seule fois où nous avons nous avons eu que deux saisines sur l'humour, euh la première c'était il y a longtemps, c'était un des propos de d'un humoriste qui avait dit euh quelque chose du genre Jésus est un ou quelque chose de ce genre-là, pardon pour citation, et qui euh l'a l'a regretté à l'antenne, qui a présenté ses excuses. La deuxième fois, c'était à propos de Guillaume Meuris et de Nathaniaou et nous avions décidé de transmettre à l'ARCOM pour traitement approprié.
Pourquoi ? Parce que le contexte le contexte faisait que la sensibilité d'autres était extrêmement forte à cette ce trait d'humour puisque c'était très peu de temps après le 7 octobre. Donc c'est plutôt le contexte de que nous prenons en compte que les paroles qui sont dites et qui font partie de je dirais cette liberté qui est donnée aux humoristes.
Alors merci ça me paraît très important de monsieur le rapporteur que je vous réponde parce qu'effectivement vous me citez des exemples pour lesquels je n'ai pas été saisi mais il me semble important d'y répondre. sur les modalités que l'on permet ou en tout cas que l'on met en œuvre et notamment par rapport à l'exemple que euh madame Benamou a cité sur cette chronique Jésus est un parce que ça me paraît nécessaire d'apporter des événements de réponse pour que vous compreniez bien comment lorsqu'on est massivement saisi par les auditeurs, on enclenche des éléments de réponse. Comme l'a dit madame Benamou, la notion de d'un ton humoristique n'exonère pas de tout.
Donc lorsque j'ai des messages d'auditeur, je j'observe le contexte, l'intention humoristique et surtout la réception du public. Il s'avère que pour cette chronique de Frédéric Fromet euh et bien elle est effectivement complètement ratée. Au-delà de l'outrance du vocabulaire choisi, elle a stigmatisé deux communautés qui m'ont massivement écrit, la communauté catholique et la communauté homosexuelle.
Donc lorsque j'ai reçu ces messages, je l' quand je reçois ce type de message, je les adresse à la direction de France interction de France interre de faire une réponse pour savoir comment elle se situe par rapport à ce type de propos énoncé sur son antenne et dans la mesure du possible, je demande à ce que le l'humoriste formule également une réponse soit pour expliquer l'intention humoristique qui manifestement là n'a pas du tout été compris. prise et euh et ensuite tout cela est publié sur mon site. Donc il y a une visibilité et une transparence absolue.
Par rapport à cette chronique, je voudrais vous dire également que là j'ai apporté enfin j'ai fait un édito puisque monsieur le rapporteur vous me demandiez ce que j'en pensais et bien je m'autorise dans ces cas-là à dire ce que j'en pense et je vais vous lire quelques passages de mon édito. Volenski disait que le rire est le plus court chemin d'un homme à l'autre. Pour Frédéric Fromet, le rire est désormais un chemin de croix.
Cette chanson, puisque c'était une chanson, suscite un tombeau de réaction de la part des catholiques, de la droite, de l'extrême droite et d'association LGBT. Et donc parmi les messages reçus, il y avait cette chanson est doublement insultante pour les chrétiens et pour les homosexuels. Il y a même une personne d'origine de confession musulmane qui m'a écrit pour estimer que c'était ça dépassait complètement les bornes et que c'était franchement irrespectueux.
Et donc, j'ai indiqué aux auditeurs que j'avais pris connaissance de chaque courriel et que je comprenais leur indignation, la colère également la tristesse et que devant cette avalanche de plainte, il ne s'agissait pas de dresser le bouclier arrangeant de la possibilité de tout exprimer sous couvert de la liberté d'expression et qu'il ne s'agissait pas non plus de prener l'interdiction, la régression ou la censure ou pire d'engendrer un phénomène d'autocensure. Il s'agissait de souligner que la revendication à la vacuité et au ricanement des involtes conjugués à la polarisation des ciblebles visé, c'est-à-dire les catholiques et les homosexuels, confinait à une facilité qui me semblait très éloignée de l'exigence du service public et qu'il y avait là l'infaillible indice d'un renoncement à l'intelligence de l'humour. Alors, vous voyez, monsieur le rapporteur, je pense que je ne mâche pas mes mots lorsque je suis saisie par les auditeurs sur des sujets qui peuvent susciter de la tristesse, de l'indignation ou de la colère.
Et je vais même vous dire autre chose, c'est qu'à cette époque, j'avais l'habitude, lorsque je le pouvais, de téléphoner directement aux auditeurs parce que parfois dans leur messages, je sens tellement de colère et d'indignation que je pense que les mots écrits ou imprimés ne suffisent pas. Et je dois dire que c'est un cercle verteux que j'ai mis en place et qui me semble très riche de sens et en tout cas tout à fait adapté à une mission de service public. Et je me souviens d'un auditeur qui m'avait écrit, il était cit un jeune auditeur très affecté par cette chronique et je l'ai appelé et c'est la première fois que ça m'est arrivé.
Il était tellement dans l'émotion et de la colère qu'on n'a pas pu échanger et j'en étais vraiment très meurtri euh de pas pouvoir lui apporter, vous voyez, cette ressource de compréhension à laquelle moi je suis très attachée et il y a une valeur cardinale pour moi, c'est la dignité. C'est-à-dire la dignité des auditeurs dans la réception de leur incompréhension, de leur amertume, de leur colère et également la dignité des personnel de Radio France. C'est-à-dire que l'on peut critiquer leur travail mais il ne faut pas les disqualifier.
Et là ce que madame Benamou a très justement rappelé, c'est que non seulement Laurence Bloc a formulé une réponse mais que Frédéric Fromet a apporté ses excuses. Merci. Je crois que on va quitter le champ de l'humour.
On peut-être je vais laisser le rapporteur. Je vous indique juste que la chronique de Charine Vanoncer humoristique sur un dessin de coloriage euh proalestinien, tu reviendras, vous y reviendrez, a suscité aussi beaucoup des mois et que effectivement la dérision et même si c'est de l'humour puisqu'elle formulait sous le ton de l'humour que Mencf n'existait pas en version pour enfants a suit beaucoup des mois et peut-être que vous serez saisis et le moment venu si c'était le cas, on serait heureux d'avoir la réponse et les réponses que vous ferez aux auditeurs qui vous ont saisi. Et puis j'entends que ma ma collègue, il reviendra.
Donc je laisse le rapporteur continuer sur sur d'autres sujets. Effectivement pour s'écarter un peu du champ de l'humour et je vous remercie pour vos réponses madame la présidente et madame la la médiatrice. Un champ plus plus sérieux.
Entre le 15 et le 21 novembre dernier, Francesca albanaise qui est rapporteur spécial des Nations- Unies sur les territoires palestinien a été invité à trois reprises sur les antennes de Radio France, sur France Culture, sur France en terre et sur RFI notamment par Guillaume Erner et Charline Vanenacker. Lors de lors de ces interventions, elle a qualifié la politique israélienne de régime d'Appartide. Elle a affirmé, je la cite, "Le 7 octobre est important, mais il faut aussi parler de ce qui a précédé et ce qui a causé la rage qui a provoqué le 7 octobre." Elle a également mise sur un même plan les crimes du Hamas et les opérations militaires israéliennes sans aucune contradiction des journalistes qui l'invitaent.
Il n'a pas été rappelé à l'antenne que même l'ambassadeur de son propre pays, l'Italie, auprès de l'ONU, avait dénoncé son rapport sur Gaza, comme je cite l'ambassadeur, totalement dépourvu de crédibilité et d'impartialité. Le comité d'éthique considère-t-il ce traitement conforme à l'exigence d'honnêteté de l'information que l'UD2uel public doit honorer ? Nous n'avons pas été saisis de ce ce cas et euh je n'ai pas l'ensemble euh l'ensemble des éléments pour vous répondre, monsieur le rapporteur, mais bien entendu euh si nous sommes saisis, nous le regarderons et nous le regarderons de très près.
Mais sur ces éléments-là, au-delà parce que ma question n'était pas tant sur est-ce que vous avez été saisi par des auditeurs, mais euh qu'en est-il de votre réaction sur euh ces propos qui ont pu être tenus à plusieurs reprises ? Ça a été tenu euh à trois reprises sur les antennes de Radio France en à peine une semaine au mois de novembre. Est-ce que c'est est-ce que c'est condamnable ?
Est-ce que cette personne mérite d'être réinvitée sur les antennes de l'audiuel public ? Je crois que ce qui est très important dans ce cas-là, c'est d'avoir l'ensemble du traitement euh de la question euh sur la période euh que euh vous vous désignez parce que euh là vous vous précisez euh euh un certain nombre d'invitations et de de déclarations qui ont été faites, mais je ne dispose pas de l'ensemble de ce qui a pu être dit sur les antennes pendant la période. Question du rapporteur, j'ai pardon, c'est j'ai le sentiment, c'est est-ce que dans vos missions de comité d'éthique, vous vous considérez que euh l'ensemble des personnes peuvent inviter que vous n'avez pas en juger qu'ensuite vous prononcez sur les propos tenus ou est-ce que vous allez jusqu'à faire des recommandations en considérant par exemple qu'un cadre éthique et déontologique empêcherait l'audition de certaines personnes ?
C'est une question de fonce mais je je Est-ce que est-ce que vous est-ce que vous vous iriez jusqu'à dire que votre rôle de comité d'éthique déontologique va jusqu'à faire des recommandations sur des personnes qui n'auraient pas leur place sur les antennes de Radio France ou est-ce que vous pensez que c'est pas du tout un sujet sur lequel vous devez vous prononcer que vous n'avez à vous exprimer que sur des propos tenus ? Merci pour cette question importante. Nous n nous ne nous n'allons pas faire une liste de personnes qui n'auraient pas vocation à être invité et cetera.
Par contre, quand nous avons fait des recommandations sur les experts, sur les invitations, sur leur diversité, sur l'importance par exemple de ne pas pousser les invités, les experts ou les invités ou et cetera à euh dans une direction euh plutôt que dans une autre, en polarisant en quelque sorte les opinions et les positions. Là, nous avons fait un travail de fond avec un certain nombre de recommandations. Peut-être faut-il mettre à jour d'ailleurs ces recommandations dans le contexte qui est le nôtre de justement de polarisation et de avec une certaine violence aussi dans les échanges verbaux et avec tout ce qui peut se passer et s'échanger ou ne pas s'échanger d'ailleurs se dire simplement sur les réseaux sociaux avec cette viralité désastreuse.
Merci madame la présidente. sur cette question de la pertinence des personnes à inviter sur l'audiovisuel public. Vous n'ignorez pas que depuis 46 ans, le peuple iranien est plongé dans l'obscurantisme, dans la terreur la plus brutale par une dictature islamiste des Molas.
Un régime qui viole, un régime qui torture, un régime qui exécute en place publique tous ceux qui osent défier ses propres lois. Depuis plusieurs semaines, les Iraniens sont descendus dans la rue pour tenter de mettre fin à cette tyrannie. Ils paient leur soif de liberté au prix du sang.
Le Times fait par ailleurs état de plus de 17000 morts. Un chiffre qui est probablement sous-estimé. Le régime ayant d'ailleurs coupé toute communication avec l'extérieur pour masquer l'ampleur de sa barbarie.
Des images ont toutefois circulé, montrant les agents du régime utiliser des armes de guerre contre sa propre population qui elle est désarmé. Pire, des rançons sont exigés aux familles enyé pour récupérer leur corps de leurs proches qui sont assassinés. Et pourtant, le 18 janvier dernier dans l'émission 7h50 du weekend, Fran a offert son micro à Mohammad Amin Njad, ambassadeur de la République islamique d'Iran en France.
Pendant plus de 10 minutes, il a pu dérouler la propagande d'un régime aux méthodes terroristes affirmant, je le cite, qu'il n'avait pas de sens sur les mains et que le nombre de morts ne serait que de simples chiffres inventés par leurs ennemis, c'est-à-dire les États-Unis et Israël. Madame la présidente, madame la médiatrice, comment pouvez-vous expliquer aux Iraniens que leur propre bourreau soit invité sur les antennes de l'audiovisuel public français ? Est-ce que le comité d'éthique de Radio France s'est saisi de cette situation ?
Nous ne nous sommes pas saisis de cette situation. Nous n'avons pas reçu à ma connaissance et là aussi il faudra que je le vérifie demain lors de notre réunion de protestation d'un auditeur. Je dois dire simplement et à titre personnel parce que j'ai écouté cette interview et que cette interview était ce qu'elle était mais que les antennes de Radio France ont on ont couvert ces révoltes, cette quasi révolution et cetera avec beaucoup de de soins et de suivi.
Il y a eu beaucoup d'émissions avec beaucoup d'invités qui étaient vraiment euh qui qui relayaient les revendications euh des personnes qui étaient dans la rue. Et je crois que dans l'équilibre d'ensemble de ce que a pu présenter on peut présenter les antennes, je ne crois pas qu'il y ait des difficultés particulières mais bien entendu en même temps, je ne peux pas me prononcer plus avant étant donné que je n'ai pas fait non plus une veille. Voilà.
Monsieur le rapporteur, sachez que plusieurs auditeurs ont condamné fermement cette invitation et la diffusion donc de cette interview en direct. Ils ont estimé que cela servait de tribune à la propagande d'un régime qualifié de criminel et sanguinaire. Il dénonce le fait que cette invitation légitime le représentant iranien les graves accusations de violation des droits humains et de répressions violentes en Iran.
Et certains comparent cette situation, je les cite, au fait d'inviter un nazi, illustrant leur ressentiment face à ce qu'ils perçoivent comme une complaisance de la part des journalistes. Alors, malgré l'émotion suscitée, les auditeurs reconnaissent malgré tout le professionnalisme des deux journalistes qui ont interviewé et ils les ont félicité par rapport au calme qu'ils ont su conserver face au propos mensonger. Donc je cite entre guillemets de l'ambassadeur et pour leur qualité donc de leur interview qui aurait donc mis le représentant iranien en difficulté à certains moments.
Alors comment en tant que médiatrice vais-je traiter ce sujet ? Et bien simplement donc nous avons pris connaissance de ces messages en début de semaine. Donc ces messages ont été porté dès lundi à la connaissance de la direction de France Interre.
En cette fin de semaine, ils seront publiés dans ma lettre avec un édito avec probablement une réponse de la direction de l'information et je ne me contenterai pas de cette transparence par écrit. Je demanderai au directeur de l'information de France Interre, monsieur Philippe Corbet, que vous avez eu l'occasion d'auditionner, de venir s'expliquer sur cette invitation en direct dans le prochain rendez-vous de la médiatrice qui aura lieu le 30 janvier prochain. Hier, il y a un ancien détenu en Iran qui a été l'invité de Sonia de Viller sur la matinale de France Interre, Louis Arnaud qui a été au tage en Iran pendant plus de 623 jours.
Est-ce que est-ce que vous vous pensez que l'émotion des auditeurs, votre intervention a pu justifier aussi que la matinale de France Inter permette d'entendre hier un témoignage bouleversant que que j'ai écouté d'un d'un notage français pendant 623 jours en Iran est-ce que justement votre travail de médiateur explique qu'ensuite on peut donner la parole à à par exemple un otage français qui a été qui a subi la la barbarie de ce ce régime iranien ? Je je peux vous répondre que Philippe Corbet est extrêmement sensible aux remontées des auditeurs, qu'il les lit attentivement chaque jour et je dois dire, je fais une incise que je suis assez sensible à la façon dont ce journaliste qui vient de d'autres médias, pas forcément habitué au travail d'écoute qui est très important à Radio France et au travail de prise en considération des remontées, s'est investi dans ce process qui est quand même une spécificité de Radio France est tout à fait unique dans le paysage audiovisuel français comme j'ai pu le dire. Il est possible mais n'étant pas dans les instances décisionnaires, je ne peux pas répondre.
Il est possible qu'effectivement euh cette invitation a été formulée afin de euh rééquilibrer peut-être une forme d'émoi que vous avez pu identifier de la part des auditeurs. Je peux éventuellement poser la question. Je vous remercie de vos réponses.
Je note simplement que vous justifiez une forme d'équilibre dans les invitations, une exigence de la part des personnes qui vont interviewer ces ces invités. Mais est-ce que cela légitime pour autant que demain nous invitions l'ambassadeur ou un représentant à porte-parole de Kim Jongoun dirigeant de la Corée du Nord ? Est-ce que c'est le rôle de l'audiovisuel public ?
Quelle que soit l'exigence de la personne qui va venir interviewer ce dirigeant ou ce représentant de dirigeant, est-ce que c'est la légitimité de l'audovisuel public payée par nos impôts de donner la parole à des représentants ou des ambassadeurs de tyran ? C'est une question qui est très simple. Quel est votre avis s'il vous plaît ?
Je je vais vous répondre en un mot parce que je sens un petit peu de la de la représentation de de des membres du comité, mais euh à titre personnel euh moi je je pense que euh enfin je n'ai pas du tout voulu dire qu'il fallait un équilibre et présenter euh d'un côté les les les gens qui sont dans la rue de manière tout à fait légitime et de l'autre côté tout autant l'ambassadeur diront ça a été une interview de 10 minutes dans dans une série d'émissions et de programmes qui me semble donner tout à fait la pleine euh la pleine parole à aux personnes qui qui étaient dans la rue et qui protestaient tout à fait légitimement. Donc je voudrais pas que mes paroles soient déformées sur ce point. Je me permets d'ajouter qu'il me semble que le rôle des journalistes est de donner la parole à tous et qu'il est si probable que cette interview de l'ambassadeur d'Iran et intéressé nos auditeurs.
Pourquoi ne pas entendre une parole avec laquelle on n'est pas d'accord ? Ça ne signifie pas penser contre soi, ça signifie entendre qu'il y a des dirigeants qui raisonnent d'une manière non démocratique, mais que leur donner la parole, c'est aussi se rendre compte de ce de quoi ils sont capables. Dis juste à mes collègues, je leur donnerai la parole dans 15 minutes pour qu'elles puissent poser aussi à leur tour leurs questions qu'on reprendra ensuite avec le rapporteur, mais je lui laisse encore une dizaine de minutes et à 45, je laisserai la parole à même Calv, même par Mier.
Madame la médiatrice, votre dernière réponse m'interpelle énormément. Vous justifiez le fait, enfin vous vous ce sont vos termes pourquoi donner la parole à des gens enfin pourquoi ne pas donner la parole à des gens dont on est en en désaccord. Quand on donne la parole à des représentants de groupes ou d'États qualifiés de terroristes qui persécutent leur propre population, vous admettrez que on peut s'émouvoir de cette tribune accordée par une chaîne, une radio qui est financée par l'argent public.
Donc euh dans ce cas euh on pourrait se dire qu'on pourrait donner la parole à tout le monde. On pourrait donner la parole aux dirigeants nord-coréens qui persécutent sa population, aux dirigeants iraniens qui persécutent sa population. En tout cas, à titre personnel, ce n'est pas ma vision de l'audiovisuel public.
Et permettez-moi de m'étonner de votre vision en tant que médiatrice de Radio France de cette volonté de donner la parole à tout le monde. Non, je ne pense pas que tout le monde est légitimement en tout cas euh vocation à prendre la parole sur une antenne de l'audiel public, surtout quand il est ambassadeur, émissaire ou représentant d'un état terroriste qui persécute sa population. C'est au contraire euh je pense jeter le discrédit sur le travail de milliers de journalistes et de de membres de l'audiovisuel public.
Je voudrais citer un dernier exemple et on fermera cette parenthèse et et je vous le promets, je vous donnerai la parole pour me répondre toujours sur le sujet iranien. Le 12 janvier dernier dans l'émission sur le terrain, France Info a reçu Afine à la vie. Il a été présenté comme un simple opposant au régime iranien mais pourtant il est membre actif de l'organisation islamiste des moujahidines du peuple.
Une organisation qui est impliquée dans plusieurs attentats, qui est classée terroriste par l'Union européenne, les États-Unis et le Canada jusqu'en 2013. Les mjidines du peuple ne bénéficient d'ailleurs d'aucun soutien significatif au sein de la population iranienne. Et ce monsieur monsieur Alavi s'est exprimé à l'antenne au nom du peuple iranien de leur contestation en niant d'ailleurs certaines réalités de leur revendication.
Madame la présidente, madame la médiatrice, est-ce que selon vous, il n'y a pas eu une atteinte manifeste au principe d'indépendance, d'honnêteté et de pluralisme sur le traitement de ce sujet géopolitique en invitant cette personne représentant d'un groupe classé pendant de nombreuses années comme un groupe terroriste ? Je ne peux pas répondre parce que je ne connais pas du tout le contexte ni ce qui s'est passé ni la place que ça a prise dans l'émission, qu'est-ce qu'il y a eu après, avant et cetera. Donc dès lors que un nous n'avons pas été saisis et don de je n'ai pas l'ensemble des éléments, je ne peux pas me prononcer sur ce cas.
Par rapport à l'interview de l'ambassadeur, vous l'avez qualifié de tribune. Une tribune, c'est un espace d'expression libre, non contradictoire avec un ton engagé. Il semble au contraire et d'ailleurs les messages des auditeurs en attestent que le contradictoire a été apporté à l'ambassadeur.
Après, on ne peut pas réduire tout le travail concernant l'Iran, tout le travail que fait la direction internationale de Radio France à cette interview. Au contraire, il y a vraiment la volonté d'apporter le maximum d'éclairage possible sur les différents aspects des événements qui se passent et d'ailleurs qui ont fait l'ouverture de ma lettre de la médiatrice vendredi dernier. Et donc dans ce cadre pluraliste, pourquoi ne pas avoir donné la parole par exemple à monsieur Ra pas la vie ?
Mais peut-être sera-t-il prochainement invité. Je vous remercie. Merci beaucoup.
Juste per pardon non juste pas pour vous interrompre non c'est juste pour c'est un vrai débat que pose le rapporteur c'est un débat complexe pour que tout le monde puisse réfléchir avec nous c écoutent j'indique que par exemple l'ambassadeur d'Iran a été invité sur BFM a été invité sur RTL qu'il avait été invité alors c'était un autre ambassadeur par Jean-Pierre Cabache sur C News à l'époque et je pense que c'est une vraie question importante hein que que pose le rapporteur mais je je précise aussi pour que c nous écoute qui a pas le sentiment qu'il ait été exclusivement invité sur France interre, il a été invité sur d'autres médias y compris privés Et donc là se pose la question est-ce qu'il y aurait des des personnes qu'on pourrait inviter sur le duel privé mais pas public ? C'est des questions de fond qu'on va pas totalement traiter ici. Je suis pas sûr que le rapporteur la même vision mais je voulais juste le précier que pour tout le monde et le même niveau d'information.
Monsieur-y. Merci monsieur le président. Je vais en venir euh au sujet du pluralisme si vous le voulez bien.
Euh l'Institut Hexagone a chronométré au cours du mois d'octobre, du 1er septembre, même euh au cours de 2 mois, 1er septembre au 31 octobre 2025, le temps de parole des personnalités politiques lors des principales matinales de France. Je rappelle que le RN et l'UDR dont je fais partie ont cumulé 33 % des voix aux dernières élections législatives et qu'un/4 des sièges à l'Assemblée sont euh représentés par nos députés. Sans rentrer dans le détail des règles de calcul de l'Arcom, je constate que France Interre s'inscrit loin des autres antennes radio avec seulement 13 % de temps de paroles accordé au RN et à l'UDR.
Il n'y a pas que l'Institut hexagone qui en fait état puisqueen 2023, pendant trois trimestres consécutifs, l'ARCOM elle-même avait fait état d'une sous-représentation du Rassemblant national sans que rien ne soit fait comme mesure rectificative du côté de France Interre. Toujours en reprenant les données de l'ARCOM, lors des élections européennes de 2024, France Culture, France Info et France Interre n'ont donné qu'un tiers de temps de parole en moins au bloc de droite nationale par comparaison aux autres antennes comme Europ, BFM, TF1 et LCI. Madame la présidente, madame la médiatrice sur ce sujet aussi important du pluralisme qui est un objectif à valeur constitutionnelle.
Est-ce que vous avez saisi la présidente de Radio France face cette face à cette sous-représentation chronique et singulière ? Je me permets aussi d'alerter sur le fait que la France insoumise sur certaines de vos antennes aussi sous-représentées. Quelles seraient les recommandations que vous pourriez nous apporter ?
Pour celles et ceux qui nous écoutent, je sais pas si vous voulez préciser ce que vous enfin quel l'Institut hexagone et comment vous avez regardé son enquête. Je le dis là encore de manière totalement neutre. C'est un institut euh qui est financé par monsieur Terrain.
Je ne sais pas si si la méthodologie ou bien sûr bien sûr. Et donc c'est deux questions mais comment vous avez c'était ma question c'était de dire comment vous regardez à la fois l'institut Hexagone et l'ARCOM. Comment vous traitez ces ces ces ces méthodologies et ces et ces instituts ?
Est-ce que vous les prenez en compte ? Est-ce que vous les regardez ? Est-ce que vous considérez que n'étant pas des organismes officiels, le travail qu'il mène n'a pas être voilà, ça m'intéresse aussi d'avoir votre regard sur cette euh sur cette enquête qui est qui est par le 17 décembre, je crois monsieur le rapporteur dernier ?
La question la question des temps d'antenne euh c'est bon. La question des temps d'antennes euh des personnalités politiques relève de l'ARCOM, hein. Nous n'avons pas euh comme je l'ai dit de moyens de veille et euh ce serait faire un doublon d'ailleurs que de mesurer cela.
En ce qui concerne les méthodes de l'institut que vous avez mentionné, je sais qu'elles sont très contestées et notamment sur un sujet qui m'est cher, c'est la question de l'économie qui est considérée comme de droite. Étant économiste, je connais la palette de mes collègues et de leur de leur conviction et elle va de gauche à à droite. Voilà, il y a toutes sortes d'économistes.
Donc voilà, la méthodologie me semble discutable et ce qui me frappe aussi, je c'est que nous recevons des sisésines sur la surreprésentation du RN sur les antennes probablement fausses mais c'est parce que c'est c'est le le sentiment euh que peuvent ressentir certains auditeurs. Donc voilà, mais c'est un sujet sur lequel c'est évidemment c'est absolument essentiel de veiller à cela, mais ça n'entre pas dans les compétences de notre comité d'éthique qui n'a pas ses moyens de veille. Merci.
Merci madame. Peut-être une une autre question sur le sujet du pluralisme. Ce sera ma dernière question sur le sujet.
Évidemment, je vous permettrai de d'y répondre madame la la médiatrice. Je reprends les données de l'ARCOM lors de la campagne des législatives de 2022 entre le 2 mai et le 3 juin 2022. France info, France Interre et France Culture donner respectivement 15 %, 10 % et 7 % de temps de parole au bloc de droite nationale.
Pour ce qui est du bloc de gauche, on a 47 % de de temps de parole sur France info, 52 % sur France Inter France Culture. Quels sont les garanties, les moyens concrets que vous pourriez conseiller pour que la direction de Radio France et des journalistes respectent une bonne fois pour toute cette obligation de pluralisme ? la les euh la Radiofrance a fait a lancé un travail considérable avec l'intelligence artificielle notamment pour euh repérer toutes les invitations et euh essayer de faire de de catégoriser des euh ces types d'invitations.
Moi, ce qui m'a frappé dans les premiers éléments qui ressortent de ce travail, c'est le nombre d'experts différents qui peuvent être invités. Pour ce qui est des représentations politiques, comme je vous l'ai dit, ça relève de l'ARCOM. C'est vraiment un travail que seul Larcom peut faire avec les moyens qui lui sont donnés.
Et je voilà, il me paraît important de compléter et quand même de revenir sur un aspect que vous avez souhaité euh évacuer assez rapidement sur les règles de l'ARCOM. Évidemment, nous les connaissons, vous les connaissez. Je pense que nos citoyens qui nous regardent peut-être ne les connaissent pas et il me paraît essentiel de les rappeler, c'est que les règles d'équité des temps de parole sont extrêmement strictes. 33 % du temps de parole sur les antennes doit être réservé à l'exécutif, au premier ministre et au ministre et au président.
Donc Emmanuel Macron, lorsqu'il parle de la politique nationale, les 67 % qui restent doivent se répartir entre les différentes formations politique. Et donc on divise et c'est très important, on divise ces 67 % selon le taux de représentation des dernières législatives et donc on va distinguer tel ou tel pourcentage pour les parties. Et pourquoi je dis ça ? parce que j'ai vu madame par mentier sourire lorsqu'il a été mentionné que Oui, mais je Non mais je l'ai vu sourire et lorsque madame Benamou a indiqué qu'elle recevait beaucoup de saisine au sujet de la surreprésentation du Rassemblement national, et bien euh il et bien écoutez euh il s'avère que effectivement et Philippe Corbé lors de son dernier rendez-vous de la médiatrice en a expliqué les ressorts C'est-à-dire que ce ce temps de parole est évalué sur un trimestre, que au cours de l'été, il n'y a pas eu beaucoup de représentants du rassemblement national sur les antennes et donc il y a eu une séquence de rattrapage.
Et il a expliqué et je vous cite son exemple que par et pour qu'on comprenne bien par exemple lorsque Marine Tondelier secrétaire national des écologiste est invité dans questions politique donc pendant quasiment 1 heure 1 minute du temps de parole de Marine Tondelier ouvre d'une certaine manière 6 minutes de temps d'antenne au Rassemblement national sur l'antenne ce qui vous en conviendrait tout à fait conséquent et donc il faut prendre ça en compte par trimestre. Donc Philippe Corbé a admis tout à fait que les auditeurs avaient raison puisque ils entendent beaucoup le Rassemblement national et je tiens madame Parmanti à votre disposition la liste de toutes les invitations qui ont été faites à votre partie et croyez-moi on vous entend laisser le rapporteur une dernière question et j'indique il faut être quand même très clash parce qu'ici nous partageons quand même le fait que le temps de parole est encadré strictement par la loi et qu'effectivement euh le temps de parole pardon Monsieur le rapporteur va sur France interre, il prend du temps de parole de l'UDR mais il permet aussi à d'autres groupes politiques d'avoir du temps de parole. Tout ça est très très strict, très encadré par la loi.
Il nous est tous arrivé d'ailleurs à l'Assemblée nationale de se voir annuler une invitation parce que le temps de parole de nos groupes politiques est épuisé. Ce qui pose une vraie question de fond puisque c'est puisque ça peut ça peut parfois poser des questions d'équilibre et et qui sont pas toujours simples à mettre à mettre en œuvre. Le rapporteur a une dernière question avant que je passe la parole à même parmentier madame Calvels.
J'aurai ensuite deux questions et le rapporteur reviendra à ces à ces questions ensuite. Allez-y monsieur rapporteur. Oui mais madame la la médiatrice ce sont des des données qui sont parfaitement objectives.
Quand on voit par exemple que France Culture n'a accordé que 7 % de temps de parole lors de la campagne des législatives 2022 au Bloc national, il y a beau avoir des règles strictes commises par l'ARCOM, on voit qu'elles ne sont pas toujours respectées. C'est le moins qu'on puisse dire par les chaînes de l'audiovisuel public. Je veux bien vous entendre sur les règles de l'ARCOM, on a entendu d'ailleurs son précédent, mais parfois les données publiques émises par les chaînes de l'uel public et par l'ARCOM sont en contradiction avec le respect de ces ces règles.
Je voudrais vous poser donc une dernière question avant de de passer. Non, simplement je voudrais vous poser une dernière question que vous dit quelque chose d'important. Je veux juste préciser que c'est parce qu'il faut que tout le monde comprenne.
Faut pas là, il faut être précis sur ce qu'on dit aux français qui nous écoutent. des règles de temps de parole, elles sont proportionnelles au score aux élections législatives. Donc donc il faut expliqu pour ça que 7 % de temps de parole 7 % de temps de parole au bloc de la droite nationale sur France Culture, c'est bien inférieur 7 % c'est bien inférieur au au dernières élections.
On est en 2022 aux élections législatives. Vous vous remémorerez du score de Marine Le Pen au présidentiel de 2022. elle a pas fait 7 % et on a entendu d'ailleurs le président de l'ARCOM qui nous expliquait qu'effectivement c'était le score des dernières élections, c'était le bloc au Parlement, c'était les sondages qui faisaient tous les trois la représentativité sur les chaînes de l'audiel public et sur les médias. 7 % sur l'antenne de France Culture en 2022 pour le bloc national.
Je pense que vous en conviendrez. C'est une sous-représentation qui peut s'apparenter une sous-représentation chronique. Très très rapidement par rapport à France Culture, vous conviendrez qu'il ne s'agit pas d'une chaîne d'information mais d'une chaîne des de la culture, du savoir, des connaissances et que leur espace dédié aux interventions politiques est très restreint.
Et ce que vous mentionnez a été pris en considération par la direction de la chaîne qui propose depuis cette rentrée un rendez-vous politique plus étalé qui permet de d'absorber justement ces obligations. Alors vous parlez de France Culture, je vous parlais de de France Inter au dernier trimestre 2025 qui n'accord accordé que 13 % de temps de parole au Rassemblement national et à l'UDR. Ce n'est pas une chaîne de culture, c'est une chaîne en partie d'information. 13 % et bien inférieur au score réalisé lors des dernières élections et au contingents de de nombre de députés au parlement.
Et je ne comprends pas pourquoi on tourne autour du pot. Je pense que on peut reconnaître que l'audiovisuel public notamment les chaînes de Radio France sous-représente de façon chronique certains partis politiques. C'est le cas du Rassemblement national, c'est le cas aussi sur certaines chaînes de la France insoumise.
Je ne suis pas là pour être le représentant d'un syndicat politique, mais j'aimerais aussi euh vous entendre sur des recommandations au-delà de contester les faits et les chiffres de l'ARCOM et de vos propres chaînes. Quelles pourraient être les recommandations à mettre en œuvre pour favoriser le le pluralisme ? Dernière question avant de passer, on parle de pluralisme.
Je voudrais vraiment que chacun des députés présents dans cette audition puisse avoir la parole. Toute dernière question. Dans l'émission à l'air libre de de Mediapart, Sonia Cronlund, productrice de l'émission Les pieds sur terre de France Culture, a expliqué c'est notre cahier des charges.
Les pieds sur terre ont été créés dans la grande idée de lutter contre l'extrême droite. Vous pouvez voir l'efficacité de notre travail. Donc elle parle d'une émission produite pour le service public sur France Culture dont la thèse serait de lutter contre l'extrême droite.
Il y a une réelle clarté du projet de l'agenda politique. Est-ce que selon vous une émission du service public payée par l'impôt des Français et des contribuables peut se donner comme objectif de lutter contre un certain courant politique ? Est-ce que vous êtes Est-ce que vous avez été saisi par des auditeurs ?
En tant que médiatrice, je vais vous répondre sur cette question. Je considère que un média n'a pas pour mission de sélectionner les parties légitimes et ce qui ne le seraiit pas. Ça serait sortir totalement de son rôle et c'est pas au service public de définir quel parti doit gouverner ou non, c'est au peuple dans le choix secret de l'isoloire.
Le service public n'a pas de mission politique, il a une mission démocratique qui consiste à informer tous les citoyens, à respecter les équilibres démocratiques donc fixés par l'ARCOM, que nous avons largement évoqué à l'instant et respecter évidemment son cahier des missions et des charges. Donc je rappelle qu'à Radio France, nous ne sommes au service d'aucun camp. Nous sommes au service du public dans toute sa diversité et et je voudrais également par rapport à l'émission de Sonia Cronlun que vous citez rappeler dans quel contexte cette émission a été créée.
Elle a été mise en place au lendemain des résultats du 21 avril 2002 et à France Culture, le les équipes se sont dit qu'il y avait peut-être des voix de français que l'on n'entendait pas, qu'il fallait pas invisibiliser les personnes auxquelles bah qui n'avaient pas accès finalement au micro des antennes. Et donc les pieds sur terre a été mis en place pour donner la parole à tout le monde pour entendre cette France invisibilisée pour essayer de comprendre qui étaient nos concitoyens. Et j'ajoute que cette émission a un grand succès.
C'est l'une des émissions pour lesquelles je reçois le plus de messages positifs et l'une des émissions la plus podcastée, c'est le deuxème podcast de Radio France avec 4 millions d'écoutes chaque mois, ce qui peut apporter des éléments de réponse à votre question. Monsieur le rapporteur, je je j'entends votre réponse et je vous remercie madame la médiatrice. Je je pense que on ne peut pas préjuger de la pertinence d'une émission et du respect des obligations notamment à valeur constitutionnelle par l'audience qu'une émission du service public fait.
C'est pas c'est pas parce qu'il y a une forte audience qu'elle respecte notamment ses obligations. Moi, je je m'étonne et je m'émeux que une productrice d'une émission du service public appelle distinctement et bien à lutter contre un certain courant politique en produisant son émission sur le service public et que ça ne donne pas lieu à une mise en garde ou en tout cas un rappel public de la part des des dirigeants de de Radio France. Je pense très honnêtement que euh c'est un fait qui est euh inquiétant pour notamment la production de nombre d'émissions du service public.
Je franchement ce que je voulais indiquer, c'est que je pense que de la part de Sonia Cronlun, il s'agissait de mieux représenter la société française, pas de mener un combat partisan. Euh c'est une interprétation euh personnelle et c'est pas un mandat institutionnel qu'à Sonia Cronlun. Et excusez-moi, hein, c'est pas une interprétation personnelle, je vais la citer.
C'est notre je la cite hein, c'est notre cahier des charges. Les pieds sur terre ont été créés dans la grande idée de lutter contre l'extrême droite. Vous pouvez voir l'efficacité de notre travail.
Vous jugerez qu'il n'y a aucune interprétation personnelle de ma part, aucune forme d'émotion de ma part. Je constate simplement qu'une product d'une émission du service public assume que son émission est faite dans la grande idée de lutter contre l'extrême droite. Moi, je pense que son émission a été faite pour davantage donner de voix aux personnes invisibilisées.
Peut-être en ayant l'impression que les personnes qui avaient voté pour le Front National en 2002 se sentaient un peu exclus du champ médiatique. On a la chance, vous en tant que politique et nous en tant que journaliste ou universitaire d'avoir accès aux micros et aux antennes, ce qui n'est pas le cas de la majorité de nos concitoyens. Et je pense sincèrement que c'était le souhait de France Culture de davantage donner la parole.
Êtes-vous auditeur, monsieur le rapporteur, des pieds sur terre ? Merci pour votre question. En tout cas, j'ai j'ai écouté euh l'émission sur Media part de cette productrice des pieds sur terre.
Elle m'a été rapportée à nombreuses reprises et dans le cadre de des travaux de cette commission, oui, je m'étonne et je m'émeux que des producteurs d'émission de services public payés par nos impôts aient un agenda politique assumé sur sur ces antennes là. Et c'était tout le sens de ma question et je vous remercie de vos réponses. Merci monsieur le rapporteur, madame Parmentier puisque nous respectons ici le poids politique des groupes de cette assemblée.
Vous faites bien et donc je vous laisse la parole en premier. Allez-y. Merci madame la présidente.
Madame Attendez madame Parmentier madame Davier. Merci. Allez, merci monsieur le président, madame la présidente, madame la médiatrice.
Une nouvelle et toute récente polémique touche France Interre et sa chroniqueuse Charline Vanucker. Elle ricane sur l'antisémitisme, plaisante sur MCampf. Elle s'indigne du retrait dans une librairie d'un coloriage faisant la propagande du Hamas et ne voit vraiment pas ce qu'il y a d'antémite à prener la destruction d'Israël.
En pleine période d'élection législative, en juin 2024, la même Charline Vancker organise une émission d'une heure entière sur France Inter dans le grand dimanche soir en annonçant "L'extrême droite va peut-être gagner, on va faire une émission entièrement antiextrême droite ce soir." Rappelons qu'elle avait conseillé à Guillaume Meuris de ne pas s'excuser, de ne pas émettre de regrets après sa phrase extrêmement choquante sur Netaniaahu. Charline Vanoner a toujours aujourd'hui une chronique et une émission sur France Interre.
Elle a des matinales dans la semaine et une émission le samedi, ce qui s'ajoute à des réseaux sociaux très engagés à gauche alors qu'elle y a posuse le logo de France Interre. Elle est chroniqueuse et productrice. Vous allez me dire "Mais c'est de l'humour." Sauf qu'en fait d'humour.
Charline Vanaker a déclaré dans le monde, je la cite dans une interview dans le monde, France Interre parce qu'elle est la première radio de France est aujourd'hui un lieu de pouvoir. J'ai décidé de résister de l'intérieur au moment où l'Assemblée nationale compte plus de 140 députés eres. J'ai d'autant plus envie de prendre le micro, la direction m'a donné carte blanche.
Dans dans cette interview, on n'est plus dans l'humour, vous en conviendrez. Que pensez-vous, madame la présidente du comité d'éthique, madame la médiatrice, de cette déclaration de guerre politique contre le Rassemblement national et contre ces millions d'électeurs ? Et que pensez-vous de la carte blanche que lui a donné Radio France pour faire du militantisme politique à l'antenne ?
Carte blanche que la directrice de France Interre a reconnu devant cette commission lui avoir donné ? Que pensez-vous de ce militantisme politique payé avec nos impôts, avec les impôts des Français ? Je vous remercie.
Merci madame Parmentier. J'indique que j'ai proposé, je proposerai au rapporteurs et aux membres du bureau de la commission l'audition de Charline voner pour éclairer cette question et comprendre aujourd'hui si elle est une humoriste ou si elle est une militante politique. Je pense que c'est important de savoir, vous l'a dit même la médiatrice, d'où les gens parlent.
C'était le sens, je crois, de la de la question. et et si vous me permettez, vous répondrez précisément à la question de Mame Parmentier, mais je voudrais élargir la question et ça permettra d'aller d'aller plus vite dans nos dans nos échange. On a aujourd'hui des humoristes qui ont un prolongement de leur expression à la fois dans les médias puisqu'ils donnent des interviews dans des grands médias nationaux en l'occurrence là c'était c'était le monde et où qui s'exprime dans les sur les réseaux sociaux puisqu'ils ont des réseaux sociaux professionnels puisqu'il y a le logo de France inter.
Et donc euh la question que je voudrais vous poser, c'est euh effectivement sur votre antenne, ils sont humoristes puisque c'est des émissions humoristiques. Après, on peut juger s'ils ont enfrain les règles et les limites de l'humour, mais à côté de cela, ils ont des propos politiques, ils font du militant politique et c'est leur droit avec des interviews politiques ou des expressions sur les réseaux sociaux qui sont politiques. Je citerai simplement un autre extrait que madame Parmentier, mais dans cette interview, elle explique qu'elle est choquée que France Interre invite certains groupes politiques.
Et donc, je voudrais vraiment préciser la question de madame Parmentier pour savoir comment vous traitez les expressions politiques des personnes qui travaillent sur vos antennes et leur expression sur leurs réseaux sociaux à partir du moment où il y a le logo de la radio et de l'antenne et que c'est donc un compte professionnel. Et j'indique j'avais eu la même question j'avais saisi Civille Ve sur le cas de Guillaume Meuris parce qu'il avait un compte Twitter professionnel avec le logo de France interre et que ce compte Twitter était un compte Twitter de propagande politique. l'intérieur grâce à madame madame la présidente du comité éthique et puis madame la médiatrice et ensuite je laisserai la parole à madame Calvet sur l'humour qui joue très très souvent sur la provocation il faut rappeler que la liberté d'expression est dans la Constitution française hein.
Donc voilà, après il y a une politique éditoriale de la maison qui ne m'appartient pas et qui fait ses choix sur quels humoristes, à quel moment et cetera, mais que l'humour joue continuement sur la provocation, nous le savons, nous pouvons l'apprécier ou non. Quand nous avions travaillé sur la question des experts euh pardon des experts, des réseaux sociaux qui est une question que que qui qui est que vous soulevez monsieur le président et qui est absolument essentiel, nous avions fait quatre recommandations des des recommandations autour de quatre règles. La question de la véracité, dire la vérité, pas raconter n'importe quoi sur les réseaux sociaux, celle de la neutralité qui doit présider à la fonction de journaliste et qui pose une question qui est une question extrêmement complexe, c'est que les journalistes ont souvent leur site dit personnel et puis un site qui correspond à leur fonction dans la maison radio France et c'est très ambivalent.
Effectivement, ça pose une vraie question. C'està-dire que si vous avez des positions politiques sur l'un des deux sites, pas sur l'autre puisque sur l'autre vous devez être neutre. C'est vrai que quand vous avez une certaine notoriété, il peut s'installer une confusion dans la tête de ceux qui vont ensuite euh regarder ces sites et regarder ce qui est dit.
Le 4è la 4è la 3è recommandation pardon que nous faisions, c'était le respect, c'est-à-dire de parler effectivement sur les réseaux sociaux avec un certain respect des personnes et cetera, exprimer éventuellement des opinions ou discuter des questions mais toujours en respectant l'interlocuteur. Et la dernière c'est respecter la confidentialité lorsqu'il y a lieu. et d'ailleurs réserver des informations que les journaliste pouvaient avoir à Radio France avant de les mettre sur les réseaux sociaux et donc de ne pas essayer de nourrir leur notoriété avant de nourrir la bonne information sur Radio France.
Voilà. Alors après ces recommandations euh monde pardon l'interview au monde l'interview au monde dont vous parliez ou oui ben ça c'est une question c'est la même question he c'est pas les réseaux sociaux mais c'est la presse hein et c'est vrai que ce sujet est complexe c'est-à-dire que euh le même journaliste peut s'exprimer et avoir des opinions et elle a le droit d'avoir des opinions hein mais ce qui est important c'est cette distinction entre son travail journalistique et les opinions qu'elle peut exprimer est-ce que vous diriez juste est-ce parce que je je voudrais qu'on aille au bout, pardon, je voudrais qu'on aille au bout de ce quand même ce sujet, ça me permettra de d'avoir épuisé ma question. Euh c'est des réseaux sociaux professionnels, c'està-dire qu'ils engagent quand même la responsabilité des antennes.
C'est vraiment une question d'éthique que je vous pose. Je j'essaie de d'aller au bout de ce sujet qui moi m'apparaît essentiel. Donc c'est un compte professionnel puisqu'il y a le logo de France Interre et il y a la mention de sa fonction à France interre.
Est-ce que vous considérez que parce que c'est essentiel de savoir d'où les gens parlent et de savoir est-ce que on a affaire à un humoriste ou un militant politique que les réseaux sociaux d'un humoriste de France interre soit sont exclusivement personnels et donc pas de logo de France interre et marquer par exemple une mention mes tweets n'engagent que moi ou alors si c'est des comptes professionnels avec logo de France inter qu'on s'en tienne et que les humoristes s'en tiennent à le les relais de ce qu'ils disent à l'antenne. Je vous dis pose cette question parce que quand je fais défiler le compte Twitter professionnel de Managing Vaker, je vois que c'est pas simplement un compte humoristique. Je vois qu'il y a des opinions politiques et c'est parfaitement son droit.
Mais est-ce que vous vous proposeriez des recommandations pour que l'expression politique de ces humoristes se fasse dans un cadre personnel ? Parce que c'est ça le sujet, c'est qu'aujourd'hui en tout cas moi là je donne mon avis, je sors peut-être de mon rôle d'impartialité, c'est que on ne on ne on ne sait plus d'où les gens parlent. On ne sait plus si on a affaire à un humoriste, à un militant politique.
On ne sait plus si les réseaux sociaux sont le simplement la promotion des missions humoristiques ou si c'est des réseaux sociaux qui permettent de de faire avancer des idées politiques. On ne sait plus si que dans le dans une interview au monde, on a affaire à une humoriste qui s'explique sur ces émissions ou une militante politique. Et c'est des sujets à mon avis éminément complexes et j'aimerais vous entendre et comme ça j'aurais posé ma question.
Notre recommandation quand on a travaillé là-dessus, c'était effectivement que la distinction soit la plus claire possible, hein, et que lorsqu'un journaliste utilise le le logo de Radio France ou un humoriste ou peu importe, qu'il le fasse avec les la déontologie journalistique. C'est absolument essentiel. Et puis d'un autre côté, bien entendu, il peut avoir des opinions et en général ils en ont.
Il peut les exprimer mais dans un autre cadre et pas avec le logo de Radio France. D'accord. Donc vous recommandé suiv j'ai pas je vais vous dire très honnêtement je n'ai pas regardé le site en question donc je peux pas vous répondre et je j'indique que je je proposerai aussi au rapporteurs et au membres du bureau de la commission que nous puissions additionner le directeur du numérique de Radio France et des chargés des réseaux sociaux pour éclairer cette question qui m'a paraît essentielle et majeure parce que dans l'audio deel public comme privé d'ailleurs, il y a aujourd'hui un autre espace informationnel qui que sont les réseaux sociaux et qui engagent à partir du moment où ce sont des comptes professionnels puisqu'il y Le logo des antennes, je me répète, et qui a pas marqué les tweets n'engagent que moi, ça engage aussi les antennes.
Voilà. Et je voudrais vous pouvez réagir à la question de madame Parmier puis je passerai la parole Calves. Je trouve que cette question, elle est très importante et elle est même essentielle.
Alors pour répondre très rapidement sur le cas de Charline Vaneker, mais on va aller au-delà de ce cas, je reçois très très peu de messages, même pour ainsi dire pas du tout, sur le sur Charline Vanancer et concernant l'usage des réseaux sociaux, il a été appelé par rapport aux journalistes à il y a une demande de modération. Il y a deux termes très importants que qui ont été employés. le terme éthique par euh madame Benamou et le terme déontologie par euh vous, monsieur le président.
Je dirais que ces termes sont souvent utilisés de manière complémentaire, mais ils renvoient à des concepts distincts. Et je pense que lorsque vous réfléchirez à ce à ce dossier, il faudra vraiment prendre soin de distinguer ces deux aspects. La déontologie, c'est l'ensemble des règles et des principes qui encadrent le la pratique professionnelle des journalistes.
C'est formalisé dans les chartes comme la charte de Munique de 1971. Ça va être le respect de la vérité, ça va être le fait de ne pas altérer des documents, de vérifier ses sources, de respecter la vie privée des personnes. L'objectif, c'est de garantir la crédibilité et la responsabilité des journalistes pour infiner garantir la confiance du public.
Et l'éthique, et là c'est très important, l'éthique c'est pas un grand mot, c'est pas un gros mot. Moi, pour moi, l'éthique c'est vraiment ma boussole dans mon travail. L'éthique, elle va au-delà des règles formelles qui sont donc encadrées par la déontologie.
Ce sont c'est une réflexion morale sur les valeurs qui guident notre pratique personnelle. C'est-à-dire que Charline Vanancer ou euh une journaliste de France Culture ou un journaliste de France info lorsqu'il tweet par exemple ou lorsqu'il répond à une interview doit mettre en œuvre ses règles éthiques. C'est par exemple euh prenons un exemple qui va parler à tout le monde, se demander si une image choquante est-ce qu'elle sert l'information ou est-ce qu'elle exploite la souffrance ?
Est-ce que on équilibre une information d'intérêt public avec le respect de la vie privée des individus ? Donc l'objectif, l'objectif c'est vraiment d'interroger le sens et les conséquences de l'acte journalistique, que ce soit de faire un tweet ou n'importe quoi. Puisque c'est vrai que pour un journaliste, on peut considérer que faire un tweet devient un acte journalistique.
On peut se poser la question. Je pense que des professeurs d'information et de communication à l'université peuvent s'emparer du sujet pour le soumettre à leurs étudiants. En fait, l'éthique, c'est la question que dans son intimité, on se pose lorsque la déontologie ne répond pas à la question.
C'est j'ai employé le terme boussole, c'est vraiment la boussole d'un journaliste ou d'un chroniqueur. Merci. même si je pense que chaque salarié au-delà de son statut a une déontologie parce que la déontologie c'est quand même l'ensemble des règles qui en cas une profession et donc je comprends votre réflexion sur l'éthique mais je pense que quand on est salarié d'ailleurs de n'importe quelle entreprise de n'importe quelle organisation publique comme privée la déontologie s'applique à l'ensemble des salariés donc c'est aussi des règles mais je pense voilà on aura l'occasion d'explorer cette question sur les réseaux sociaux qui m'apparaissent être un vrai un sujet majeur qui crée une confusion qui ne permet pas aux français de savoir d'où les gens parlent et j'admets que c'est une question complexe le comité d'éthique traite.
France Télévision, je crois en avait également parlé mais je crois qu' il y aura des propositions, je n'en doute pas de cette commission d'enquête sur sur cette exigence de savoir d'où les gens parlent et et quel statut ils ont même calvels. Merci monsieur le président. Euh mesdames et bien cette audition a le mérite de montrer qu'il existe des initiatives chez Radio France.
Euh d'une part la le comité d'éthique qui agit comme une conscience qui éclaire la lecture de la pratique de ce qui est fait de l'information. Et puis pour la médiatrice euh je trouve intéressant que vous puissiez relayer les questionnements des auditeurs pas seulement aux auditeurs eux-mêmes, mais aussi aux salariés jusqu'au conseil d'administration de Radio France. Euh j'aurais une remarque et puis euh plusieurs euh questions.
Une remarque, on a parlé beaucoup de l'humour et et euh moi si je sais euh si j'écoute Zoom Zum Zen, je je sais que c'est plutôt avec un ton humoristique que que vont être donc vous avez rappelé la nécessité de contextualiser à chaque fois euh qui parle, dans quel contexte pouvoir apprécier la dose de provocation qui peut être dans l'humour. Je trouve que ce qui est assez notable tout au long de cette audition, c'est que on a commencé le rapporteur a commencé à faire référence à une chronique de monsieur Merwan Ben Lazar qui posait la question du cordon sanitaire effectivement pratiqué chez nos voisins belges et qui posait la question faut-il inviter tout le monde ? Et lors de des questions du rapporteur, on a eu cette question posée sur le représentant de l'Iran et de se dire finalement est-ce qu'il faudrait l'inviter ?
Donc je trouve que l'humour parfois pose des bonnes questions et que c'est sa vertu c'est de susciter des débats sans vouloir l'éclore par un argument d'autorité qui pourrait être celui justement qu'on pourrait conférer à à l'information. Mes questions. J'ai une question sur le volume de Césine, que ça soit le comité d'éthique ou ou celui de la médiatrice par rapport au volume total des émissions et des différents messages que représente l'activité de Radio France aujourd'hui. non pas forcément pour mettre en cause le fait que vous ne soyez pas assez connu et sollicité, mais pour peut-être davantage mettre en valeur ce que représentent les sisines et les questionnantes par rapport à l'ensemble de ce qu'est cette offre variée diverse.
Et puis on est on sait très bien que l'offre de Radio France s'est enrichie ces dernières années aussi bien avec des podcasts natifs, pas seulement des reprises d'émission mais aussi des podcasts natifs avec aussi l'émergence des vidéos, avec l'émergence des réseaux sociaux. Je voulais savoir comment vous appréciez euh la part des saisines ou des questionnements qui vous arrivent avec ces extensions plus récentes que euh les activités d'antenne en direct. Et puis si j'ai bien compris que les sisines portaient plutôt sur ce qui était les offres de Radio France, je voulais savoir si avec la recrudacence ces derniers mois de réaction politique qui critique fortement l'audiovisuel public dans son ensemble, est-ce que vous avez eu des messages d'auditeurs par exemple qui viennent questionner ces attaques et vous demandent peut-être des éléments pour pouvoir pouvoir aider à défendre contre ces attaques sur l'audiovisuel public dont Radio France repit parti.
Merci madame Calv, madame la médiatrice peut-être. Merci monsieur le président. Madame la députée, concernant les messages d'auditeurs s'inquiétant de des attaques subies, il est vrai que nous en recevons et qu'ils apportent un soutien très massif à l'audiovisuel public et se disent inquiets de ce qu'ils présentent comme un souhait de privatisation par exemple.
C'est vrai que c'est une inquiétude, je dirais pour l'instant perlée. Voyez, je n'ai pas de vague de messages qui indique cette inquiétude, mais c'est vrai que au fil des jours, on peut lire ce type de remarque. concernant les podcasts, non, je n'ai pas de saisine particulière, hormis pour le fait de signaler que certaines séries ou certaines collections sont très appréciées comme celle de Philippe Collin sur l'histoire, que les grandes traversées de France Culture ont également leur public.
Voyez, c'est c'est plutôt sont plutôt des messages positifs. D'ailleurs, j'indique que vous m'en donnez l'occasion de signaler que les messages positifs, j'en publie également. Alors, c'est un pourcentage beaucoup plus faible que toutes les remarques ou critiques qu'on peut recevoir parce qu'il est rare qu'un auditeur satisfait soit un auditeur qui nous écrit pour nous le dire, mais il n'empêche queon a quand même ce genre de remarque et que je les publie chaque jour sur le site.
Votre première question c'était sur le le la volumétrie sur la manière dont on le traitait. Bah écoutez, moi j'ai la chance d'avoir deux collaboratrices qui sont compétentes, investies et engagées dans leur mission et qui veillent scrupuleusement à ce que tout soit lu. Pour quelle raison ?
C'est vrai qu'après tout, on pourrait juger que il est impossible de tout lire. Alors, on le on lit absolument tout et c'est nécessaire pour une raison très simple, c'est que parfois des humoristes sont menacés, reçoivent des menaces et lorsqu'on reçoit une menace, on en fait immédiatement le signalement à la direction de la sécurité et à la préfecture de police de Paris. Donc on ne laisse passer un seul message et je dois remercier, vous m'en donnez l'occasion, mes collaboratrices de faire un travail extrêmement attentif parce que nous sommes une microéquipe euh mais que nous sommes évidemment très engagés dans ce lien précieux avec nos auditeurs.
Vas-y merci pour ces éléments. Je voulais au-delà de la volumétrie que vous pouvez traiter avec votre équipe, c'est de se de de d'offrir un comparaison, une comparaison, si est possible entre ce qui suscite des réactions euh si un ordre de grandeur, c'est-à-dire est-ce que finalement ce qui suscite et ce qui représente 0,001 % de tout ce qui est l'offre de Radio France en terme de de minutes ou est-ce que ça représente un peu plus. Ce que je souhaite par cette question, c'est pas seulement questionner la la la profusion d'éléments que qui sont mis à disposition du public, mais de regarder que la critique porte peut-être sur peu de choses comparé à une satisfaction plus globale.
Je peut-être juste dire un mot. Nous nous recevons peu de saisin comme je l'ai dit, mais celui qui nous envoie des sisésines, il nous a cherché. C'est pas facile de nous trouver. sur le site de Radio France.
Donc je pense que c'est oui et puisil faut aller sur la partie entreprise et ensuite on trouve le comité d'éthique seulement. Donc je pense que ce sont des gens qui sont particulièrement investis ou attachés à Radio France, à l'audiovisuel public ou à leurs antennes ou qui sont particulièrement en colère parfois. Mais en tous les cas euh ça ne saurait être représentatif de l'ensemble bien sûr des auditeurs, mais ça dit quelque chose de ceux qui sont peut-être les plus attentifs d'une certaine manière à euh aux antennes.
Et donc ce qui nous arrive est très intéressant parce que c'est comment vous dire amplifier, on voit des réactions amplifiées de ce qui peut-être une réaction moyenne et dans le fond il faut y répondre. Et moi je je ça nous inspire beaucoup nos ensuite nos réflexions sur pourquoi il faut plus d'experts, pourquoi il faut interroger différemment. parle dans le travail que nous avons fait sur les experts, nous avions euh euh attaché beaucoup de réflexions à la manière dont on interview quelqu'un.
Il suffisait pas d'inviter quelqu'un, souvent en lui demandant est-ce que vous êtes pour plutôt pour ou pour plutôt contre ? Il fallait justement faire ressortir toute la complexité des questions euh que l'on abordait. Et donc je trouve que les auditeurs quand ils nous écrivent euh ils montrent à quel point dans le fond ils sont exigeants vis-à-vis du service public, ce qui est une bonne chose.
Compléter ce propos, j'ajoute que un auditeur qui nous fait des remarques, c'est un auditeur qui nous écoute, qui s'implique et qui exerce son esprit critique. Et donc pour moi, c'est un signe très fort d'engagement. La critique, c'est vraiment la preuve que les auditeurs se sentent légitimes à nous parler et qui savent qu'il y aura une réception.
Voyez, il y a l'émetteur et il y a le récepteur. Le récepteur, c'est d'abord la médiation et ensuite ce sont les directions. Ce que je trouverait inquiétant, c'est le silence des auditeurs.
La critique, elle elle témoigne d'un lien vivant et nous nous y sommes à Radio France extrêmement attaché parce que en tant que service public, c'est important d'avoir évidemment une audience qui s'exprime. Donc pour nous, la critique ou les remarques, ce n'est pas un problème, c'est au contraire un signe d'engagement. Merci.
J'ai une question avant de redonner la la parole au rapporteur. On se rend compte après l'audition de France du comité d'éthique de France Télévision, des médiateurs des antennes de France Télévision que qu'aujourd'hui les comités d'éthique finalement ne sont pas saisis par les téléspectateurs et les auditeurs alors que les médiateurs le sont. Euh et on voit en même temps que des vraies questions déontologiques, éthiques se posent en terme de recommandation sur les réseaux sociaux, sur les expressions publique, politique, euh des vrais des vrais sujets de fond sur comment on garantit que chaque salarié euh du service public respecte le cadre déontologique, éthique et surtout la loi, c'est-à-dire l'indépendance, l'indépendance, l'honnêteté, le pluralisme de l'information.
Euh est-ce qu'il ne faudrait pas finalement limiter le comité d'éthique et déontologique à des saisines internes par le conseil d'administration pour accompagner euh les salariés de public dans des vraies réflexions et le cas échéant la mise en œuvre de recommandations que nous formerons ici dans le cadre de cette commission d'enquête et vous concentrer sur des sujets internes de recommandations d'usage sur les réseaux sociaux de de cas déontologique éthique et faire du médiateur le seul interlocuteur des auditeurs. Est-ce que finalement ce flou qui existe entre vos deux instances ne crée pas un peu de confusion et empêche peut-être la force à vos recommandations, je dire la force la force d'exécution ? C'est une hyp c'est une hypothèse intéressante. nous en dans les réflexions nous avons mené en interne comité, nous l'avons faite, c'estd le fond on reçoit très peu de saisine mais c'est quand même un regard hein sur sur ce que pensent les auditeurs ou ce qu'ils peuvent dire.
Et ça peut tout à fait être une direction de de d'évolution hein de traitement de la déontologie dans euh à Radio France et qui ferait que nous travaillerions encore plus euh en liaison avec la médiatrice qui nous enverrait à ce moment-là l'ensemble si elle en a le temps aussi. Voilà l'ensemble des courriers qui ont trai à la déontologie et qu'il soulèvent des questions d'éthique et ça nous permettrait de nourrir notre réflexion de fond pas nécessairement uniquement sur sais de la présidence de Radio France. On peut aussi s'autosaisir de questions importantes mais c'est vrai que ça peut-être une une évolution possible.
Alors, c'est vrai c'est vrai que le la médiation, si on doit faire un un comparatif, c'est un pardon, excusez, excusez-moi. C'est vrai que la médiation, c'est un dispositif opérationnel au quotidien. C'est un point de contact que les auditeurs ont très bien identifié et à travers votre hypothèse, ça signifierait que le comité d'éthique devienne une instance en quelque sorte un peu stratégique de décision, de formulation pour produire des rapports argumentés, pour formuler des recommandations générales.
Et c'est vrai que là, on se situerait à un niveau micro pour la relation du public et les questions du jour opérationnelle comme ce que fait la médiation et à un niveau macro avec les grands principes et les recommandations déontologiques. Et c'est vrai que ça peut être une piste intéressante à exploiter. Peut-être juste une précision votre micro Davi.
Je ne crois pas que le comité d'éthique et vocation a être décideur. en revanche, des recommandations, des avis et ensuite un suivi pour voir comment ces recommandations et ces avis sont pris en compte dans la maison. Ça ça peut avoir un sens. et en gardant son indépendance qui est sa force.
Et c'est comme le rapportant, c'est ma dernière question qui est ma dernière question mais c'est vraiment ma dernière question. Est-ce qu'il y a des est-ce que les journalistes sont soumis à un cadre déontologique très strict ? Et vous avez à côté, on en a parlé le rapporteur et les députés présents ont nous ont montré des exemples.
Vous avez d'autres salariés, par exemple des humoristes qui eux, on l'a vu, peuvent avoir des comptes sur les réseaux sociaux professionnels avec des des opinions politiques, peuvent s'exprimer dans les médias, faire des interviews dans des médias de grande audience pour donner des opinions politiques. Est-ce que c'est une question simple comme ça et une réponse simple. Est-ce que par exemple des journalistes vous ont fait remonter parce que ça suscite un mois chez des journalistes de Radio France qui ont un cadre déontologique très clair qui eux sont soumis à une forme de discrétion qui n'accord pas d'interview dans d'autres médias pour exprimer leurs opinions politiques, qui n'ont pas de réseaux sociaux professionnels pour exprimer leurs opinions politiques, qui ont donc un cadre déontologique très strict.
Est-ce que ça sucide de les mois que d'autres salariés avec un cadre déontologique moins fort peuvent eux s'exprimer dans des médias et exprimer leur opinion politique ? Est-ce que ça suscite des questions ou des réflexions au comité d'éthique ? Alors en ce qui concerne la médiation n'a jamais suscité la moindre remontée particulière.
Effectivement c'est plutôt une question du comité d'éthique. Pas à ma connaissance. Il y a pas enfin il y a un cadre déontologique précis pour les journalistes.
Ils sont attachés d'ailleurs. Ils sont attachés à une certaine forme d'autorégulation. D'accord.
Mais euh je ne crois pas qu'il a de comparaison voilà qui se fasse entre certains qui seraient plus libre et d'autres moins. Non. Puis le cadre déontologique n'empêche pas la liberté d'ailleurs.
D'accord. Monsieur rapporteur. Merci monsieur le président.
En effet, quelques questions avant de clôturer cette cette audition sur l'indépendance du comité d'éthique conformément à la à la loi de 1986 et suite au décret du 21 mars 2017, c'est le conseil d'administration de Radio France qui fixe le nombre de membres du comité et procède à leur nomination. Radio France affirme sur son site internet que ses membres sont indépendants mais vous le reconnaîtrez, vous devez votre nomination au conseil d'administration de Radio France qui vous a désigné. Est-ce que vous avez réellement le sentiment d'être parfaitement indépendant en dépit de votre nomination par le conseil d'administration de Radio France ?
Merci beaucoup pour votre question. Je vais vous répondre très simplement. Oui, on n jamais eu de difficultés sur ce terrainlà.
Il y a eu il y a aucun équivoque sur cette question mais j'ajouterai que la question est pertinente et que dans le fond peut-être pour l'ensemble des comités d'éthique, pour certains peut-être la question de l'indépendance a-t-elle pu se poser, je n'en sais rien, mais il serait peut-être plus judicieux dès lors que ce doit être un comité indépendant que les nominations se fassent par exemple par l'ARCOM. Je vous remercie de votre réponse très claire madame la présidente. Je me permets de poursuivre sur ce thème de l'indépendance.
Je vois que parmi vos membres, madame Christine Moguet a été la directrice de cabinet de madame Christian Tobira, garde des sauts du gouvernement Hollande. Est-ce que vous considérez que cette nomination soit un obstacle à son indépendance politique ? Au fond, quelles sont ces garanties, vos garanties de neutralité et d'indépendance ?
Je crois qu'il y a aucune difficulté sur ce sujet-là. Madame MU est conseillère d'État, elle préside une sous-section du Conseil d'État et elle est elle est elle exerce sa mission au sein du comité d'éthique avec une parfaite indépendance. Mais qu'est-ce qui pourrait nous le nous le garantir ?
Et c'est une une autre question sur le sujet. Je me suis renseigné sur votre sur votre profil, sur votre parcours qui ne souffre pas de contestation sur votre responsabilité, mais j'ai vu par exemple que vous aviez été conseillère au sein du cabinet de de monsieur Jack Lang lorsqu'il était ministre de la culture. Est-ce que vous considérez aussi que ça peut être un obstacle, en tout cas une perception d'obstacle ?
à l'objectif d'indépendance du comité d'éthique de Radiofance. Et encore une fois, je me permets d'insister sur cette question. Quelles sont les garanties d'indépendance euh au regard de ces deux profils que je vous ai cité par rapport à votre rôle de présidente et de comité d'éthique de Radio France ?
J'ai eu un long parcours professionnel effectivement et 2 années auprès de Jacques Lang où je m'occupais du livre et de la lecture hein. Et c'était l'époque où on on était dans le projet de la bibliothèque de France que voilà. Euh je je pense que mon parcours euh ma manière de travailler et mon éthique garantissent l'indépendance euh avec laquelle je travaille au sein de ce comité d'éthique.
Je crois que je peux me porter garante de le de la même éthique professionnelle de des cinq membres du comité. J' dit quand même pour celles et ceux qui nous écoutent que et je le dis ici, je crois que c'est partagé par l'ensemble des députés, vous êtes une spécialiste reconnue de l'économie de la culture et et des médias et que vous avez eu des fonctions effectivement à un moment donné dans un cabinet ministériel mais vous avez eu un long parcours dans dans ce domaine. Je je le précise, c'est important et qu'effectivement je l'avais indiqué d'ailleurs en introduction au cabinet de Jacques Langitiez des questions de livre et de lecture.
Voilà. Mais votre je pense que le rapporteur a bien entendu votre proposition de nomination par l'ARCOM qui pourrait être un élément supplémentaire de garantie d'indépendance et d'impartialité. Monsieur le rapporteur.
Et toute dernière question sur le sujet. J'ai entendu votre recommandation et je vous remercie pour pour vos réponses sur l'ensemble des membres du comité d'éthique, sur l'ensemble des parcours, je remarque qu'il y en a deux sur cinq qui euh ont une connotation politique. Est-ce que vous pensez, est-ce que vous estimez qu'il serait par exemple souhaitable qu'il y ait une forme de pluralisme dans les parcours politiques précédents et dans l'expérience des différents membres du comité d'éthique ou est-ce que vous pensez qu'on peut s'exonérer de son propre parcours politique quand on est membre d'un comité d'éthique ?
Très franchement, je pense que c'est la condition même à l'acceptation pour entrer dans un comité d'éthique. C'est avoir cette éthique là qui est une parfaite muraille, si je puis dire, entre des opinions qu'on peut avoir et ensuite des des textes qu'on peut produire ou des avis que l'on peut donner. Je et je vraiment euh euh vous vous évoquez le parcours de certains d'entre nous.
Ça n'entre nullement en jeu. Je vous remercie madame la présidente pour votre réponse. Un tout dernier point sur ce sujet-là et c'est une question qui va être un peu plus personnelle mais qui concerne votre parcours.
Madame la présidente, vous êtes également membre du comité consultatif des programmes d'Arté, chaîne du service public et à ce titre donc vous éclairez les choix de programmation. En 2022, une équipe de ScienceP Paris et de LINA s'est été proposé de mesurer l'inclination politique des médias audiovisuels préalablement d'ailleurs aux élections présidentielles et je vais vous citer leurs conclusions qui ont été d'ailleurs reprises par un article du monde en date du 28 février 2022. est la chaîne qui a le plus grand pourcentage d'invités classés extrême gauche ouvert.
Presque 5 points de plus que France 2. Dans quelle mesure vous, madame la présidente, votre participation à la programmation d'ART, chaîne qui, on le voit dans ses résultats, penche très nettement à gauche, influence-elle vos prises de décision en tant que présidente du comité d'éthique de Radio France ? Et sur le sujet d'Arté, de la programmation d'Arté, quelles pourrait être vos recommandations pour qu'il y ait un peu plus de de pluralisme dans la programmation ?
Je ne connais pas cette étude. Allez-y. Je je ne connais pas cette étude et euh ne je n'ai aucune influence sur la programmation d'Arté puisque ce comité consultatif des programmes qui d'ailleurs est exclusivement consultatif et franco-allemand ne regarde les programmes que lorsqu'ils ont été euh lorsqu'ils ont été déjà programmés à l'antenne.
Pourquoi ? hérite aussi de d'une de l'histoire allemande qui fait que un comité de programme ne serait un comité extérieur ne serait comment dire censurer par exemple des programmes ou je ne sais trop quoi. Ça hérite de la période que du nazisme.
Et donc vraiment il n'y a nous regardons ces programmes et nous pouvons soulever des questions d'éthique ou de qualité des programmes mais expost j'ai aucun rôle dans la programmation de la chaîne. D'ailleurs, nous auditionnerons les les autres acteurs de l' duel public et et pour qu'il puisse s'exprimer et partager la manière dont il dirige ce média franco-allemand. Monsieur le rapporteur, merci monsieur le président.
Madame la présidente, merci pour votre réponse. Une toute dernière question sur votre parcours. Eu, je suis allé sur votre page Wikipédia et j'ai vu par exemple que vous étiez membre du conseil d'orientation de la fondation Jean Jorè qui est proche du Parti socialiste.
Je ne sais pas cette information sur Wikipédia, sachant qu'il y a nombre d'informations sur Wikipédia qui ne sont pas vraies. Je je ne sais pas, c'est pour ça que je vous pose la question si elle est avérée. Est-ce que vous avez été ?
Est-ce que vous êtes encore membre de cette fondation qui est politisée ? Je l'ai été il y a bien longtemps euh du temps où mon ami Daniel Cohen euh enfin aujourd'hui décédé s'occupait de la fondation. Voilà.
Et vous l'êtes ? Non, je ne le suis pas. Je ne participe pas aux travaux de la fondation JeanJorise mais il y a plein de bêtises sur Wikipédia et c'est vrai que c'est pas moi qui écrit ma page.
Voilà, loin s'en faut. Je remarque quand le rapporteur cette petite p que je lui adresse à Mical mais que quand il cite des organismes qui ont une pendant à gauche, il explique ils sont politisé quand il cite l'institut hexagone d'autres instituts ne précise pas mais je le dis avec mais monsieur le avec avec monsieur le président dans dans la question sur dans la question où je citais l'institut hexagone, j'ai aussi cité dans la même question l'ARCOM des données publiques qui corroborent cette même étude et je cite chacune de mes sources Wikipédia en l'occurrence j'ai pris tous les égards et vous avez parfaitement raison. Tout ce qui est écrit sur Wikipédia n'est pas véridique.
Vous avez raison de le rappeler et je vous remercie pour votre réponse. J'ai encore quelques dernières questions mais qui me paraissent importantes. Une question fondamentale le 28 mars 2024 dans une interview au Figaro, madame Adelle Vendrette qui est directrice de France Interre indiqué je la cite les faits c'est que nous sommes une radio progressiste et nous l'assumons.
Pour se justifier lors de son audition, je lui ai posé cette même question. Madame Vendrette s'est référé à Victor Hugo, ce qui vous en conviendrait n'enlève rien à l'acceptation politique et à l'inclinaison politique de la chaîne. Le progressisme peut s'opposer par exemple au conservatisme, peut s'opposer par exemple au nationalisme.
C'est en c'est en l'occurrence une une affirmation politique qui peut être d'ailleurs vécue comme une rupture fondamentale avec un objectif à valeur constitutionnelle d'indépendance, d'honnêteté et de pluralisme. Est-ce que c'est le rôle du service public d'avoir une directrice de chaîne qui donne un ton politique à une chaîne ? Qu'est-ce que vous en pensez ?
Est-ce que il y a des auditeurs qui vous ont écrit suite à cette déclaration ? Non, les auditeurs ne nous ont pas écrit suite à cette déclaration et je ne saurais personnellement interpréter le sens qu'elle a donné, qu'elle souhaite donner au terme progressisme. Il y a beaucoup de sens, il y a un sens politique mais il peut y avoir d'autres interprétations et je crois que c'est à elle de répondre ce qu'elle entend par là.
Je ne crois pas que ce soit euh le la simple interprétation politique qui doivent prévaloir. Est-ce que votre travail pense sur les dirigeants ? Donc les médiateurs, je pense que vous n'avez pas très enfin votre sujet, c'est ce qui est dit à l'antenne, mais est-ce que le comité d'éthique euh travaille aussi, je sais pas, sur le cadre déontologique éthique des dirigeants de de Radio France ou c'est plutôt pour ses salariés ?
Pardon, nous ne l'avons jamais fait. Merci madame la présidente pour votre réponse. Concernant donc votre vigilance par rapport au aux dirigeants dans une réponse à une saisine du 10 novembre 2021, votre comité précise, je le cite, que les directions des antennes étaient particulièrement attentives à l'indépendance.
Pourtant, dans un portrait que j'ai retrouvé réalisé par Libération en 2015, le directeur éditorial de Radio France, monsieur Mélé, on pourrait qualifier numéro 2 de Radio France, affirmé, je le cite, bien que passionné par la politique, il se dit que pour changer la société, il vaut mieux travailler à la télé qu'être élu. Si j'avais pris l'autre voie, j'aurais été socialiste. J'ai toujours voté pour eux, sauf une fois écolo.
Selon vous, madame la présidente, est-ce que monsieur Mélé, numéro 2 de Radio France est chargé de la ligne éditoriale de l'audiuel public de la radio ? Est-ce qu'il respecte l'obligation constitutionnelle de d'indépendance, de pluralisme du service public ? Est-ce que on pourrait attendre un peu plus de pluralisme de la part des dirigeants de Radio France ?
Une fois encore, je ne saurais commenter ou interpréter les propos de monsieur Mélet et là aussi ça mériterait de discussion, c'estàdire de qu'il précise les choses et cetera. Donc je ne peux je ne puis répondre à à cette question. Est-ce que vous pensez que vous devez finalement aussi formuler des recommandations vis-à-vis des dirigeants, leur expression publique ?
Vous pensez que le comité d'équipe doit se prononcer effectivement sur des situations qui peuvent interroger, vous considérez que le comité d'éthique n'a pas n'a pas à traiter, j'allais dire, les dirigeants de de Radio France. Voilà, comment vous comment quel regard vous portez sur ? Nous n'avons jamais eu l'occasion de le faire, nous n'avons jamais pensé à le faire et je pense que ça sortirait sans doute de notre domaine de compétence.
Merci madame la présidente. Bon, je je remarque que sur un certain nombre de questions que je vous pose, vous m'indiquez que ça pourrait sortir de votre domaine de compétence. Ça peut être une forme de frustration de ma part.
J'ai encore quelques questions à vous poser. Euh notamment une qui a provoqué une certaine émotion, je pense, de la part de de vos auditeurs, c'était le 12 septembre dernier dans la matinale de France Interre. François Morel qui souscouvert d'humour, on en a parlé, mais a insulté les journalistes de l'incorrect ayant dévoilé l'affaire Patricon et Thomas Lorand de fils de et d'enculé.
Je les cite lorsque je les ai interrogé devant cette commission, madame Vendrette et monsieur Land ont réagi de façon assez surprenante à cette chronique. Adelle Vendrette, directrice de France en terre, a qualifié François Maurel d'humoriste, faisant preuve, je la cite, d'un esprit de fun d'un sens de la rhtorique assez unique. Thomas Land est allé jusqu'à remercier François Morel d'avoir commis cette chronique et s'est même permis de qualifier son auteur au premier degré, je le cite, d'archétype de la finesse et de la délicatesse.
Alors, quelle que soit la tournure employée, je pense que personne ne doute un instant en réécoutant cette chronique que ces insultes de fils de et d'enculé étaient destiné au journalistes de l'incorrect. Je n'imaginais pas, moi à titre personnel qu'insulter des confrères d'un média concurrent pouvait susciter autant de louange sur une radio et une antenne du service public. Est-ce que vous pensez que ce type de chronique insultante, même souscouvert d'humour et sa place sur une antenne du service public ?
Est-ce que est-ce que vous avez été saisi de ce sujet ? Non, nous n'avons pas été saisis et donc je n'ai pas à me prononcer là-dessus. À titre personnel, je peut-être parce que c'est aussi une des formations professionnelles de professeurs, je n'aime pas les insultes.
Mais euh cette affaire a suscité beaucoup des mois. en interne et euh auprès des auditeurs. Ça a aussi beaucoup tourné sur les réseaux sociaux et ça en sans doute entretenu aussi euh la montée dans les propos.
Je peux ajouter que nous avons reçu des mails d'auditeurs, pas beaucoup, quelques dizaines, assez partagés. C'est vrai que François Morel n'a pas habitué son audience à l'emploi de mots que l'on peut qualifier d'outrancier et je pense que c'était vraiment à destination justement de de choquer, de créer un un électrochoc et d'entamer l'écoute de sa chronique pour savoir ce qu'il avait à dire sur le sujet. Je vous remercie pour vos réponses.
J'aimerais avoir votre avis toutes les deux sur la revue de presse de Franceer qui est un exercice délicat, je le reconnait, qui nécessite une parfaite objectivité si tentez qu'elle puisse être assumée, qui consiste à sélectionner différents articles pour donner chaque matin aux centaines de milliers voir aux millions d'auditeurs un point de vue relativement complet sur l'actualité et les faits de société qu'elle dessine. Depuis la rentrée sur France Inter, c'est madame Nora Amadi qui est chargée de cette revue de presse. Or, plusieurs éléments montrent que madame Amadi manque de l'objectivité nécessaire pour ce poste.
Le premier est un retweet qu'elle a pu faire sur son compte Twitter, monsieur le président en parler de Rima Hassan une semaine seulement après le 7 octobre 2023 qu'on peut lire comme un soutien à minima palestinienne si ce n'est plus mais aussi de façon déguisée comme un soutien à celle du Hamas avec un emoji de point levé. Madame Amadi a également activement participé à une opération de harcèlement en ligne visant l'imam de Drancy, monsieur Schalgoui. On parle de plusieurs dizaines de tweets insultant à son égard, parfois à la limite de la légalité.
Et lors de sa première revue de presse sur vos antennes, le 25 août 2025, elle a parlé essentiellement du conflit à Gaza en mentionnant notamment des journaux partisans partiaux comme Libération, comme le quotidien communiste, l'Humanité. Elle n'hésite pas dans nombre de ses chroniques à multiplier les références à des journaux comme Média Park, le Nouvels Libération et même Street Press. Pourquoi selon vous la direction de France en terre a confié un exercice aussi difficile, aussi périlleux qu'une revue de presse à une personne qui dès ses premières revues de presse sur le service public semblait témoigner d'une inclination relativement politique et militante ?
Est-ce que vous avez eu des saisines sur la rue de presse en particulier ? Au sujet de la revue de presse, c'est globalement un exercice sur laquelle sur lequel je ne reçois aucune saisine. Ça fait 8 ans que j'occupe ce poste et c'est vrai que je n'ai jamais de de message de vague de messages pour pour s'en plaindre.
Je ne fais pas partie des instances décisionnaires, je ne fais pas du tout partie des recrutements. Je ne peux absolument pas avoir un échange évidemment à ce sujet avec les instances de direction. Donc je ne peux pas répondre au choix qui a été porté sur madame Nora Amadi.
Et au-delà des saisies et des messages qui vous ont été communiqués, euh qu'est-ce que vous vous en pensez vous ? Parce que bon, c'est c'est certes une commission d'enquête, ce sont des auditions qui sont rendues publiques, mais le but c'est aussi de pouvoir progresser dans les recommandations qu'on pourra faire. Est-ce que sur une antenne où il y a des centaines de milliers voire des millions d'auditeurs, confier une revue de presse à un profil relativement militant ?
Je pense que c'est objectif de dire que madame Amadi a une forme de militantisme et de combat politique qu'elle porte. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que demain par exemple, il faudrait plutôt confier cette revue de presse à quelqu'un qui ne souffre d'aucune contestation politique ou militante ?
Quel est votre avis sur le sujet ? vous posz une question qui est exclusivement de la responsabilité de la direction de Radio France et des choix qu'elle peut faire et euh de de ces choix et en général ces choix vont vers des professionnels de très grande qualité. Pour juger la qualité d'une revue de presse, il faudrait vraiment prendre sur la longue période l'ensemble des des des mentions qui sont faites, de quel type de journaux et cetera. très difficile de prendre un cas et de le mettre en avant.
Donc je ça m'est très difficile de vous répondre mais en tous les cas c'est vraiment le le choix c'est c'est vraiment le travail là la direction de Radio France que de choisir au mieux la personne susceptible de faire cette revue de presse et et pour ma part je n'ai absolument aucun aucun jugement ou point de vue sur la revue de presse qui est faite aujourd'hui. c'est quelque chose qui doit vraiment se euh se se regarder dans la longue durée, me semble-t-il. Je vous remercie pour votre réponse madame la présidente.
Je voudrais vous faire intervenir sur un autre point récent et vous constaterez que les différentes questions que je vous ai posé sur d'éventuelles entors à ces principes importants sont des exemples récents. C'était le 12 septembre dernier sur France Culture. Monsieur Guillaume Erner qui est un ancien de Charlie Hebdo a estimé qu'il y avait désormais au moins deux Charlie.
Donc je suis Charlie. Euh il y a euh le je suis Charlie de Charlie Hebdo et le Je suis Charlie de Charlie KK qui était un influenceur américain proche de Donald Trump. Il rajoute, je le cite, il n'est pas possible d'être Charlie uniquement pour son Charlie à soi parlant de Charlie Hebdo, autrement dit pour sa propre opinion.
Malheureusement, il semble que ses confrères ne soient pas aussi Charlie que lui puisque à la suite d'un communiqué de la rédaction, Guillaume Erner a été contraint de s'excuser, ce qui est un fait assez rare pour une antenne de Radio France. Comment selon vous est-ce qu'on peut faire vivre la liberté d'expression quand une rédaction ne tolère pas le pluralisme ou en tout cas ne tolère le pluralisme que tant que que uniquement quand il est de gauche ? Je vais me permettre de répondre puisque j'ai été saisie par de nombreux messages d'auditeurs.
Au-delà de vous citez monsieur le rapporteur l'interne, moi je m'intéresse à l'externe et par rapport aux saisis des auditeurs, il y a vraiment eu un émoi, c'est-à-dire qu'il y a eu une incompréhension de cette chronique d'auditeurs. Et d'ailleurs, je vous invite vraiment à lire les messages que j'ai publié à cette occasion sur mon site d'auditeurs qui se disent très attachés à la matinale de culture, qui se disent très respectueux du travail de Guillaume Erner et qui reconnaissent ne pas avoir compris ce parallélisme. Bon, on peut rater une chronique, on peut ne pas la comprendre, peu importe.
Euh moi, j'ai fait donc euh mon travail de médiatrice en communiquant tous ces messages et en organisant un rendez-vous de la médiatrice dans lequel j'ai proposé à Guillaume Erner de venir euh expliquer les tenants et les aboutissants et l'intention éditoriale euh qui était la hacienne. Donc je lui ai vraiment posé les questions relatées par les auditeurs et au cours de cette de son intervention, il a reconnu que sa chronique n'avait pas été comprise et il a présenté ses excuses. Libre à lui de présenter des excuses à aucun moment.
Personnellement, enfin en tant que médiatrice en tout cas, je ne lui ai demandé de le faire. Il l'a formulé. Savez-vous ce qui s'est produit, monsieur le rapporteur, après cette émission ?
Et bien je vais vous le dire, j'ai eu de nombreux messages d'auditeurs qui ont apporté un soutien massif à Guillaume Erner pour dire que eux avaient parfaitement compris sa chronique et qu'il ne comprenait pas qu'il ait dû présenter ses excuses à l'antenne. En tout cas, qu'il ait fait ce choix qui est de qui retourne de sa liberté d'expression bien sûr et de sa de son éthique personnelle. Mais voyez, cela signifie qu'il y a vraiment une pluralité d'opinion à l'écoute d'une même chronique et selon l'endroit où on se situe dans sa sensibilité ou l'échiquier politique, la réception d'une chronique peut-être extrêmement différente.
Merci madame la médiatrice. Je me permets de rebondir sur votre réponse. Sag dit, peut-être que je n'ai pas bien compris votre réponse.
Quand vous expliquez qu'on peut arrêter une chronique, j'ai l'impression que vous avez d'une certaine façon enjoint ou encouragé monsieur Guillaume Erner peut-être à présenter ses excuses. Absolument pas. Alors, j'ai j'ai pas bien compris mais est-ce que Non, c'est vraiment d'ailleurs, je là vraiment je vous parle en tant que euh journaliste, je vais vraiment faire une entorse, c'est que j'ai même été étonnée qu'il fasse le choix de présenter ses excuses, mais ça ne relève que de son souhait de journaliste, de présentateur d'une très grande matinale de Radio France.
H je ne pensais vraiment pas, vous savez, moi lorsque les lorsque Guillaume Erner est invité à à répondre aux questions, je ne sais pas ce qu'il va répondre. Je voilà, je lui pose les questions et il a fait ce choix. Je vous invite vraiment à réécouter ces 6 minutes d'interview et libre à lui.
Mais entre guillemets chronique ratée, un certain nombre de personnes ne l'ont pas du tout jugé raté au sein de Radio France et à l'extérieur de Radiofance. Merci beaucoup pour votre réponse et une toute dernière question de ma part. Je voudrais vous interroger sur une un événement sur une antenne de France Interre le 23 juin 2024.
On était, pour remettre le contexte, c une semaine du premier tour des élections législatives et alors que les candidats étaient tous soumis à une stricte égalité de temps de parole, il y a pas eu moins de enfin il y a eu pas moins de 10 chroniqueurs de France Inter qui sont mis à entoner une chanson ou plutôt une sorte de clip de campagne qui a été appelée, je cite, la chanson des gauchot. Alors, je vais vous citer quelques extraits parce qu'elles ont interpellé nombre d'auditeurs et de et d'internautes car demain si c'est bardé là, c'est fini pour moi, fini pour toi. Il y a encore un peu d'espoir si on se rend à l'isoloire pour glisser un bulletin dans l'urne contre la vague brune.
Il vous annonce que la France revient en oubliant de dire que c'est la France de Pétin. Cette même chanson a également insulté toutes les personnes qui sont salariées dans des groupes concurrents notamment détenus par monsieur Bolloré en les qualifiant je les cite de raciste leur posant, vous en conviendrez, une cible dans le dos. Madame Adelle Vendrette, directrice de France Interre que j'ai interrogé sur le sujet s'est justifié devant nous en parlant, je la cite de tradition ancienne de chansonnier.
Est-ce que selon vous le fait de chanter constitue en soi un motif suffisant pour s'exonérer de règles particulièrement strictes et importantes de respect du pluralisme ? Ils sont d'ailleurs imposés par l'ARCOM. Est-ce que vous avez notamment signalé cette séquence préoccupante à l'Arcom ?
Les signalements à l'arrcom ne relèvent pas du tout de mon périmètre. Euh par ailleurs, recitons le contexte, on est dans une émission à caractère humoristique. Encore une fois, moi, comme je vous l'ai indiqué tout à l'heure, je considère qu'un média public n'a pas pour mission de sélectionner les parties légitimes et ceux qui ne le seraient pas.
Et je répète, le seul pouvoir décisionnaire euh qui relève de du peuple, c'est de choisir la personne qu'il va mettre au pouvoir. Ce ne sont pas de une séquence de chansonniers à mon avis qui peut faire basculer quoi que ce soit dans un sens ou dans un autre. Mais encore une fois, je pense que le contexte euh est important et que historiquement France Interre est une est une grande scène pour les humoristes politiques et que vous en avez entendu là l'expression pour laquelle d'ailleurs je n'ai pas été saisie.
C'est une une question, on l'a vu, le rapporteur vous a fait réagir sur des sur des situations qui pour certains ont suscité les mois, pour d'autres ont considéré qu'il n'y avait pas de de problème ni éthique ni déontologique. Est-ce que finalement quand et on voit que votre réaction sur cette sai il y a quelques quelques années de Jésus et et finalement une autre vision que vous avez sur une autre chronique par exemple de François Morel qui lui a eu des expressions que qui ont été citées ici. Ma question elle est-ce que finalement il existe une doctrine écrite interne qui vous permettrait finalement de préciser ce qui est admissible ou non à l'antenne les limites que vous fixez à l'humour pour le dire différemment parce que je pense que l'humour est un principe fondamental qui est un droit extensif mais par exemple une doctrine interne qui dirait précisément là on est sorti du cadre de l'humour on est dans un autre champ et donc voilà la doctrine qui s'applique.
Est-ce que est-ce que voilà au terme de cet échange et puis de vos réflexions, vous considérez que il faudrait des critères un peu plus écrits, une forme de doctrine qui permettrait de pas simplement traiter les situations au cas par cas, mais d'avoir des règles et un cadre un cadre un cadre d'ensemble. Ça c'est ma première question. La la la deuxième question, c'est finalement on est aujourd'hui dans un moment de polarisation politique de notre pays, de polarisation médiatique et et je voulais voir comment dans cette polarisation euh votre travail s'exerce et et se met en œuvre.
C'està-dire que c'est pas exactement pareil d'être président d'un comité d'éthique et médiatrice dans un pays qui n'est pas aussi polarisé à la fois politiquement et médiatiquement. Et comment vous prenez en compte cette cette polarisation ? Et j'aimerais juste même la présidente de vous faire réagir du comité d'éthique sur une question qui est pour moi fondamentale et qui est une question d'éthique.
Euh euh on a aujourd'hui on le voit euh un enjeu sur la captation de vidéos et d'enregistrement d'échange privé. Ça a été le cas de journalistes comme monsieur le grand Cohen, ça a été le cas de monsieur Voquier qui a été enregistré à son insu dans une université. Ça a été le cas de certains de nos concitoyens dans le cadre des missions par exemple des LE du SEA.
On a aujourd'hui effectivement on assiste à une captation de vidéos et d'enregistrement d'échange privé qui enfraigne euh certains certaines règles légales et notamment celles relatives au respect de la de la vie privée, à la protection des personnes, même si à l'inverse le droit à l'information et le travail des journalistes est un travail qui lui aussi est est protégé et encadré par la loi. Ma question, elle est assez simple. comment la présidente du comité d'éthique que vous êtes euh analyser ou ou regarder ces situations euh qui viennent finalement capter des échanges privés ?
Est-ce que vous avez un regard là-dessus ? Est-ce que vous avez une doctrine ? Est-ce que vous pensez que qu'il faut en avoir une ? parce que on a vu finalement parfois des indignations à géométrie variable.
Euh or moi je je considère que quand on réfléchit à ces sujets, il faut il faut avoir une doctrine d'ensemble queles que soi les personnes qui ont été euh filmées à leur à leur insieux, que ça soit des journalistes, des responsables politiques ou des ou des ou des Français de tous horizons, pardon pour cette référence politique. Je vous remercie pardon je vous remercie monsieur le président pour ces deux Je remercie monsieur le président pour ces deux questions et remarques à la fois sur l'humour sur la distinction entre ce qui est l'humour et ce qui ne l'est pas. C'est une question extrêmement complexe hein.
C'est dire qu'on peut on peut étiqueter une émission comme étant de l'humour et une autre comme ne l'étant pas mais il y a des émissions qui sont un peu un peu des deux. On évoquait zoomzumen, c'est un peu le cas me semble-t-il. Et donc ça, je pense que c'est de la responsabilité éditoriale de la euh des antennes et c'est vraiment leur travail et ça n'est pas du tout pour me défausser parce que c'est une question absolument essentielle mais je crois vraiment que c'est le travail donc de et la responsabilité de ceux qui euh ce de ceux qui définissent la ligne éditoriale des antennes.
Ensuite sur le deuxième point sur la captation de d'échangation vidéo d'échange privé je dirais du point de vue éthique ça me choque considérablement. Voilà, je le dis très franchement et qu'en plus ce soit mis sur les réseaux sociaux et jeté en pâure et donc avec une amplification gigantesque parce qu'on sait ce que peut faire les réseaux sociaux de ce qui s'est dit, ça me choque. C'est-à-dire les conversations privées doivent rester privées, les déclarations publiques sont des déclarations publiques et donc dans l'affaire le grand Cohen, puisque il s'agit de ça aussi he ne nous cachons pas euh nous avons fait le choix de sortir un communiqué.
Nous avons pris un peu de temps, d'ailleurs, nous l'avons sorti que le lundi, mais euh ça ne nous a pas empêché et pour ma part très profondément de trouver qu'il y avait lieu d'être critique sur la méthode qui consistait à enregistrer ainsi une conversation privée à l'insu des participants. ce que ça vaut du coup pour j'allais dire des responsables politiques ou quel que soit j'allais dire là en l'occurrence c'est des journalistes mais mais c'est pour voilà pour que votre réponse soit pas ni tronquée ni instrumentalisé je veux vous permettre de répondre globalement à ma question qui était plus large que effectivement la la captation de d'échanges privés entre deux nos concitoyens dont l'un a été journaliste. Là, je parle faire référence à M bloc et à monsieur le Grand et dont on peut considérer effectivement que que le respect qu'il est dû à leur vie privée n'a pas été respecté.
Mais comme c'est des méthodes qui sont parfois employées par des journalistes, certaines émissions alors moins sur Radio France peut-être ça arrive sur plus souvent sur France Télévision. En tout cas, c'est des méthodes qui peuvent être utilisées par des journalistes. Ça a été le cas pour monsieur Voquier hein qui n'appartient pas à mon groupe politique mais qui a été filmé à son insu dans l'université. ce que vous considérez voir que là il y a des enjeux de déontologie à renforcer ou d'éthique, voilà, et qu'il faut s'en saisir.
Oui, ça peut se répandre dans le monde politique et pour ma part, je pense que c'est désastreux pour nos démocraties qui sont déjà en danger. Je vais répondre à vos différents points, monsieur le président. Tout d'abord, mettre en place une doctrine, je pense que cela ferait craindre à certains auditeurs de France interre que l'irrévérence n'est plus court sur l'antenne de France interre.
Par ailleurs, la direction de France interre se porte garante de la liberté d'expression et encadrer la liberté d'expression dans une doctrine me paraît particulièrement paradoxal. Ensuite, sur les captations d'images ou les captations de son à l'insu des personnes concernées, c'est une pratique absolument proscrite à Radio France par les journalistes. Jamais les journalistes n'ont eu recours à de telles pratiques parce qu'ils ont une déontologie et parce qu'ils mettent en œuvre leur éthique.
Concernant la polarisation et donc euh notre rôle, que ce soit le comité d'éthique ou bien la médiation. Moi, je voudrais dire que je considère que la médiation, c'est une mission profondément humaine, qu'elle agit dans notre société comme un outil de pacification et de clarification et je pense qu'on en a vraiment besoin. Elle invite donc à une forme de maturité démocratique parce qu'elle repose sur l'écoute et je pense que dans notre société, on manque singulièrement d'écoute, que les politiques devraient écouter leurs concitoyens, que les journalistes doivent écouter encore plus les paroles qui se disent sur le terrain pour qu'il n'y ait pas cette déconnexion.
Moi, mon principe c'est de comprendre pourquoi on m'a écrit un tel message avant de réagir, avant de décrocher mon téléphone. C'est de me mettre à la place de l'auditeur. C'est de faire preuve d'empathie et donc c'est de dialoguer avant de s'affronter.
Pour moi, la médiation, je vous l'ai dit tout à l'heure, elle repose sur une valeur absolument cardinale, c'est la dignité. Et je redis ce mot parce que je pense que notre société en manque singulièrement de dignité. la dignité des auditeurs, donc de nos concitoyens qui nous écrivent parce qu'ils sont en colère, parce qu'ils sont amères de ce qu'ils entendre ou qu'ils vivent au quotidien parce que j'insiste, ils n'écrivent pas simplement pour dire ce qu'ils entendent sur les antennes mais également pour nous dire ce qu'ils vivent en fait comme si la médiation de Radiofance était une chambre d'écho à leur ressenti.
Et là, j'ai vraiment envie de me dire mais n'y a-t-il pas un député dans leur ville ou dans la dans la commune où ils habitent pour entendre ce qu'ils ont à dire ? Les deux par les deux. Absolument.
Et donc la dignité, c'est également celle des producteurs et des journalistes de Radio France de pouvoir être critiqués mais de ne pas subir de disqualification dans leur travail qu'ils font avec un engagement réel. Je le sais, je les connais et je les connais très bien. Donc euh moi, puisque la polarisation ça signifie la controverse, moi mon rôle c'est d'apporter de la nuance et de l'éclairage et du décryptage là où il y a trop de controverses.
Merci beaucoup. Ça rejoint mon propos introductif. Malheureusement, on peut considérer que la nuance de la modération a parfois déserté notre société.
Mais ça c'est un commentaire plus politique qui me permet de vous remercier euh d'avoir répondu à nos questions pendant plus de 3h euh directement en toute franchise et sans transparence. Et pour vous citer madame Benamou sans sans vous défausser et avoir répondu à l'ensemble de nos questions euh et je vous en remercie. J'indique celles et ceux qui nous écoutent qu'ils peuvent donc vous saisir à la fois vous madame la médiatrice et vous madame la présidente du comité d'éthique et donc il n'hésite pas à le faire et vous avez rappelé les objectifs à la fois de la médiation et de votre comité.
J'indique à celles et ceux qui nous écoutent, aux journalistes et aux collègues qui sont encore présents que nous auditionnerons demain mercredi 21 janvier à 14h les représentants de reporter sans frontières du conseil de déontologie journalistique et de médiation et du syndicat national des journalistes. Je vous souhaite une belle soirée. Je remercie les administrateurs et l'ensemble des personnels qui ont permis à cette audition de se tenir.
Jérémie Patrier-Leitus