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interviewEurope 1 — L'interview politique du week-end· 14 février 2026 9 min

Agression de Quentin à Lyon : le député Charles Rodwell «condamne avec la plus grande indignation possible, les violences de l’extrême gauche (...) qui doivent cesser»

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Un matin week-end, 6h-9h, Alexis de la Fléchère.

0:04
Charles Rodwell

8h12, l'heure d'accueillir le deuxième invité d'Europe un matin week-end. Alexis de la Fléchère, vous recevez maintenant Charles Rodouel, député ensemble pour la République des Yvelines. Bonjour Charles Rodouel. Bonjour, merci pour votre invitation. Avec grand plaisir. Avant de parler de votre proposition de loi, je voudrais vous faire réagir bien sûr à ce drame survenu jeudi soir à Lyon. Un jeune homme de 23 ans, prénommé Quentin, est en état de mort cérébrale après une violente agression en marge d'une conférence de l'eurodéputé la France Insoumise, Rima Hassan, à Sciences Po Lyon.

Selon le collectif identitaire Némésis, il aurait été violemment Quentin pris à partie par des militants antifascistes. Le parquet a ouvert une enquête pour violences aggravées. Comment avez-vous réagi, monsieur le député, à ce qui s'est passé jeudi soir à Lyon ?

0:47
Présentateur

Cet homme et sa famille ont évidemment toutes mes pensées. Quentin était visiblement là pour manifester. Alors il ne partage pas les mêmes idées que moi, mais je suis démocrate. Et donc il avait bien sûr le droit d'être là pour manifester. Et parce qu'il défendait ses idées, il a été passé à tabac par un groupe d'antifas d'extrême-gauche qui considère que la démocratie, c'est eux, et ce n'est pas Quentin. Et ce n'est pas nous, et ce n'est pas tous les autres. Et donc je condamne évidemment avec la plus grande indignation possible les violences de l'extrême-gauche dans ce pays, qui doivent être pointées du doigt, qui doivent être soulignées, et surtout qu'ils doivent cesser.

1:25
Charles Rodwell

Le collectif Némésis, un collectif féministe identitaire, manifestait justement contre la venue de Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Les Némésis accusent une mouvance très précise. Elle accuse, ça reste à confirmer, mais elle accuse la jeune garde collectif d'ultra-gauche, proche du député Léfi-Raphaël Arnaud. Ce mouvement avait pourtant été dissous par Bruno Retailleau, à l'époque ministre de l'Intérieur. Est-ce qu'il faudrait, on peut se poser la question, classer cette mouvance antifa ? Certains le proposent. Est-ce qu'il faut la classer comme terroriste après ce qui s'est passé à Lyon ?

2:08
Présentateur

Je n'ai pas les informations précisées sur ce sujet, mais ce que je souligne, c'est qu'effectivement, Raphaël Arnaud n'en est pas à son coup d'essai. Je rappelle qu'il est fichesse. Je rappelle qu'il a fondé ces groupes usquels, notamment la jeune garde, qui sont connus pour leur extrême violence. Et je rappelle donc que la France insoumise a permis à cet homme d'être élu député à Avignon parce qu'ils l'ont investi. Ils ont aussi investi des gens comme Daniel Bono qui expliquent que le Hamas est un mouvement de résistance et non pas un groupe terroriste. Ils ont investi Rima Hassan aux élections européennes qui expliquent que les attaques du 7 octobre étaient des actes légitimes.

Thomas Porte qui a menacé, peut-être ironiquement, mais tout de même, d'assassiner le ministre du Travail lors de la réforme des retraites. Donc on a là un groupe politique qui assume sa part de violence et qui assume des actions profondément antidémocratiques. Et j'en suis navré, mais surtout, tous les gens qui nous écoutent peuvent compter sur notre extrême détermination, allaient combattre avec beaucoup de calme mais avec beaucoup, beaucoup, beaucoup d'admigration et de fermeté à l'Assemblée et ailleurs par des moyens démocratiques afin que ces gens ne prennent jamais le pouvoir.

3:19
Charles Rodwell

Monsieur le député, autre fait marquant dans l'actualité. J'ai été obligé, je suis obligé de vous poser également la question. Hier soir à Paris, il y a eu une attaque terroriste au couteau sous l'arc de triomphe. Les policiers ont dû ouvrir le feu sur cet homme qui est décédé, le suspect Ebrahim Bey, islamiste. Il avait déjà été condamné à 17 ans de prison en Belgique après avoir attaqué deux policiers à Molenbeek en 2012. Cet homme était connu des services de police. Il était inscrit au MICAS, c'est-à-dire sous surveillance administrative renforcée pour risque terroriste.

Pourquoi cet homme était-il en toute liberté, sous l'arc de triomphe, avec un couteau en train de menacer des policiers ? Comment c'est possible ?

4:02
Présentateur

C'est insupportable. C'est-à-dire qu'on attendait que la cocotte munite explose. C'est-à-dire que la seule chose auquel ce monsieur était soumis, c'était d'aller pointer au commissariat tous les jours à 10 heures à travers la mesure que vous avez soulignée, donc à MICAS, la mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance. Et plutôt que de traiter le problème, on a laissé la cocotte munite exploser. Et moi, je veux apporter tout mon soutien aux gendarmes. Un, celui qui a été blessé. Deux, aux membres des forces de l'ordre qui, par leur légitime défense, ont protégé tout un tas de personnes qui étaient présentes là-bas. Et c'est insupportable.

Alors, je ne veux pas tout ramener de manière égocentrique à la proposition que je dépose.

4:44
Charles Rodwell

On va en parler, bien sûr.

4:46
Présentateur

Justement, la pratique 1 de cette proposition de loi, elle vise à mettre en œuvre une injonction d'examens psychiatriques. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que quand vous avez quelqu'un en face de vous qui est extrêmement dangereux, comme cet homme, et qui est atteint de troubles psychiatriques graves, en l'état actuel de la loi, cette personne peut refuser de passer un examen psychiatrique, avec des mesures d'internement derrière.

Et donc, aujourd'hui, vous avez des gens qui refusent de passer un examen et qui se baladent dans la nature, comme ce brave homme, qui passe un examen, peut-être une fois par jour, un contrôle, un commissaire, une fois par jour, et qui ensuite passe à l'acte pour tuer des gens, pour mettre des gens en danger.

Eh bien, nous, nous proposons d'inverser cela en disant que lorsqu'un préfet demande que quelqu'un passe un examen psychiatrique et derrière, qu'il y ait des mesures d'internement qui soient prises potentiellement pour empêcher que cette personne soit dangereuse pour elle-même et pour les autres, eh bien, que cet examen psychiatrique puisse être rendu obligatoire, même si la personne refuse. C'est une mesure de sécurité publique et c'est aussi une mesure pour protéger cette personne d'elle-même comme les autres.

5:50
Charles Rodwell

J'ai lu votre proposition, Charles Rodwell. On se souvient évidemment tous également du meurtre de Philippines en 2024, mais aussi d'autres drames impliquant des étrangers sous OQTF, obligation de quitter le territoire français. Vous venez donc avec l'ancien Premier ministre Michel Barnier de faire adopter en commission cette proposition pour allonger la durée de rétention administrative des étrangers jugés dangereux. Pour être très clair, actuellement, dans les CRAS, une personne étrangère sous OQTF peut rester jusqu'à 90 jours maximum. Vous voulez que ce délai soit prolongé, qu'on puisse aller jusqu'à 180, voire 210 jours. C'est bien ça ?

6:25
Présentateur

C'est exactement cela. Et merci de m'interroger sur le sujet. Disons les choses clairement. Vous avez des gens qui aujourd'hui n'ont rien à faire sur le territoire français, qui sont des criminels et des terroristes. Et quand je parle de criminels, on parle de séquestration, d'enlèvement, d'actes de barbarie, d'actes de torture, le viol. Enfin, on est sûr du crime extrêmement grave. Et ces gens sont relâchés avant d'être expulsés. Et moi, je trouve ça insupportable. Je trouve ça insupportable.

6:51
Charles Rodwell

Et c'est parce que cette personne a été relâchée que Philippine a été tuée, violée et à moitié enterrée dans le bois de Boulogne. C'est parce que cette personne a été libérée, alors que cette personne, je le précise, avait déjà été condamnée pour viol.

7:04
Présentateur

Exactement. Et l'attaque de Mulhouse de février dernier, c'est le même sujet. Et moi, à toutes ces familles, je leur rends un hommage très appuyé. Et vraiment, je leur dis que je n'abandonnerai le combat.

7:17
Charles Rodwell

Mais monsieur le député, les Français se posent aussi une question. Vous voulez donc allonger la durée de rétention ? On vous entend, mais il faudrait surtout, et c'est ce que beaucoup de Français se disent, expulser cette personne.

7:27
Présentateur

Mais quand quelqu'un est en rétention, il a 70% de chance d'être expulsé. Donc honnêtement...

7:32
Charles Rodwell

Et pourquoi on n'arrive pas à 100% ?

7:34
Présentateur

Déjà, 70, c'est mieux que 10. Donc, il vaut mieux que ces personnes-là soient enfermées dans un centre de rétention. Non, la seule chose que nous demandons, c'est le contraire. Ce n'est pas contraire à la Constitution, ce n'est pas contraire à l'Union européenne, ce n'est contraire à aucune norme, aucune loi, aucune loi constitutionnelle. Nous proposons simplement que cette personne puisse être enfermée un peu plus longtemps avant d'être renvoyée. Ça me semble parfaitement légitime, tout simplement parce que plus nous retenons des criminels et des terroristes étrangers dans ces centres de rétention, plus nous assurons la sécurité des Français.

Et donc, nous disons un truc très clair avec Michel Barnier, avec Gabriel Attal, avec les 150 députés qui soutiennent cette proposition. Je vais que je remercie. Ce texte, il a été adopté à une très grande majorité en commission des lois. Ce texte, il a reçu la veille du Conseil d'État. Ce texte, il reçoit le soutien de dizaines de personnes qui ont été confrontées. Donc, il faut y aller, c'est ce que vous dites ce matin. Nous demandons au gouvernement de l'inscrire à l'ordre du jour de la séance. Ce sera visiblement le cas juste après les lignes municipales, mais nous voulons nous en assurer. Il n'y a plus une seconde à attendre pour inscrire ce texte à l'heure du jour de l'Assemblée.

8:37
Charles Rodwell

Un dernier mot, Charles Rodouel, sur l'immigration. Vous êtes proche d'Emmanuel Macron. Pourquoi Emmanuel Macron n'a-t-il jamais voulu mettre en place un référendum sur l'immigration ? Très rapidement, s'il vous plaît.

8:48
Présentateur

Il faudra lui demander. Moi, je suis en tout cas favorable à un référendum sur l'immigration. Je pense que c'est l'un des seuls moyens qu'il nous faut pour reprendre au moins nos flux migratoires.

9:00
Charles Rodwell

C'est très clair. Merci, M. le député, d'avoir été en direct ce matin dans Europe 1 matin week-end. Je rappelle que vous êtes députés ensemble pour la République des Yvelines. Merci à vous.

Agression de Quentin à Lyon : le député Charles Rodwell «condamne avec la plus grande indignation possible, les violences de l’extrême gauche (...) qui doivent cesser» — Charles Rodwell · Pourquijevote