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Discours / meetingINA (sur YouTube)· 6 août 2012 16 minAutoproduitFond programmatiqueTravail & emploiÉconomie & entreprises

Raymond Barre, campagne présidentielle 1988 | Archive INA

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:14Raymond BarreChiffre
    « en 1981 en février 1981 créer la loocation de fin de droit il y en avait 15000 aujourd'hui il y en a 600000 »
  • 3:40Raymond BarreChiffre
    « le nombre des demandeurs d'emploi a doublé de 1976 à 1981 »
  • 3:40Raymond BarreChiffre
    « l'économie française continue à créer des emplois elle nen créait pas suffisamment mais elle en cré 146000 de 176 de 1976 à 1981 »
  • 4:24Raymond BarreFait
    « depuis 1981 la France a perdu des emplois il n'y a plus de création d'emploi et à l'heure actuelle il n'y a pas de création d'emploi en France »
  • 5:07Raymond BarreFait
    « le nombre des emplois en Europe a retrouvé son niveau le plus élevé depuis la guerre en 5 ans »
  • 5:51Raymond BarreChiffre
    « on annonce qu'il y a 3 millions de chôeurs et jusqu'à présent j'ai pas réussi à avoir un seul ouvrier »
  • 6:31Raymond BarreChiffre
    « 200000 apprentis en France 1 million d'apprentis en Allemagne fédérale »
  • 9:28Raymond BarrePromesse
    « plafonner la taxe professionnelle à 3 % de la valeur ajoutée »
  • 11:39Raymond BarreFait
    « la fiscalité directe et indirecte aujourd'hui en France est mal adapté c'est un frein important de motivation »
  • 12:22Raymond BarreFait
    « nos taux de TVA sont trop élevés ils sont trop nombreux et ils sont trop élevés »
  • 13:06Raymond BarreChiffre
    « 15 % de français payent 65 % de l'impôt sur le revenu »
  • 14:29Raymond BarrePromesse
    « je ne fais pas de promesse je prends des engagements j'ai indiqué un certain nombre de mesures précises »

Temps de parole

  • ?90 %
  • non_speech10 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

vous le savez je ne suis militant d'aucun parti politique dans quelques jours je seraiis confronté comme vous à l'élection présidentielle comme vous j'aime mon pays et si j'ai décidé aujourd'hui de vous dire deux ou trois choses sur Amond bar c'est que j'ai observé depuis quelques semaines le débat politique j'y vois beaucoup de politiciens de mauvais acteurs pour la plupart j'entends beaucoup de promesses mais je n'ai trouvé qu'un homme vrai qui ne fait pas de concession au l qui ne promet pas la semaine des qu jeudis ne tente pas d'hypnotiser ses compatriotes cet homme serré monb un homme vrai et j'en suis sûr un homme d'État comme pouvait l'être le général de Gaulle je voyage beaucoup je sais que l'avenir sera difficile pour mon pays la Chine le Japon les États-Unis et encore plus près l'Allemagne et l'Italie sont devenus très forts pour nous on a besoin d'un leader solide énergique un homme comme Raymond bar qui est respecté et écouté partout à l'étranger on dit souvent de tel ou tel candidat depuis quelques jours c'est un bon candidat il fait une jolie campagne mais ce qu'il faut à notre pays je crois ce n'est pas un champion de campagne électorale c'est un président un grand président voilà pourquoi je vous demande d'écouter maintenant Raymond bar répondre aux questions de Philippe Vasseur il va vous dire comment concrètement il compte guérir la maladie du chômage simplifier notre fiscalité et baisser la TVA écoutez-le bien le 24 avril prochain quand vous placerez votre bulletin dans l'urne je sais que vous penserez à l'avenir et surtout à l'avenir des jeunes mais en votant pour remmondb une chose est sûre vous penserez d'abord à l'avenir de la France Philippe Vasseur c'est à vous monsieur remonbard pour l'élection présidentielle nous devons penser à l'avenir et il y a une question aujourd'hui que se posent les Français sur l'enir sur leur avenir si nous ne devonsir qu'une seule c'est celle-là le chômage certainement et en même temps que nous pensons à l'avenir nous devons considérer une mesure immédiate c'est celle qui doit être prise en faveur des fins de droit en faveur de toutes ces personnes qui aujourd'hui ne dispos plus des ressources nécessaires pour survivre j'ai en 1981 en février 1981 créer la loocation de fin de droit il y en avait 15000 aujourd'hui il y en a 600000 je crois qu'il faut prendre de manière urgente des mesures tendant à attribuer une aide personnalisée décentralisée adaptable à chaque situation à ceux qui ont à faire face aux épreuves nées de la perte de leur activité c'est un engagement que je prends alors là vous apportez une solution immédiate c'est le problème immédiat à des cas pathétiques à des situations dramatiques mais pour le reste pour la suite il faut offrir la possibilité de trouver des emplois de créer des emplois peu de gens en parlent aujourd'hui c'est un débat qui est absent débat de fond qui est absent de notre campagne pourquoi ce vide c'est vrai on entend les gens dire les gouvernements de droite ont échoué avant 801 après 81 les gouvernement de gauche ont échoué aujourd'hui nous n'avons qu'à nous satisfaire du traitement social du chômage les petits boulots les tuques les autres formules d'emploi précaire nous allons vivoter comme cela je crois que nous ne devons pas nous résigner le chômage n'est pas une fatalité le chômage est lié à un certain nombre de causes internationales et nationales mais ce n'est pas une à condition que l'on fasse la politique qui convient oui mais monsieur bar vous avez été comme on dit aux affaires vous avez été premier ministre pendant 5 ans et de votre temps il faut le reconnaître la situation n'était quand même pas tout à fait rose je ne le ni pas je ne le ni pas le nombre des demandeurs d'emploi a doublé de 1976 à 1981 mais j'avais à faire face à deux chocs pétroliers et vous savez que sous le gouvernement dont j'étais le premier ministre il y a toujours eu en France un accroissement du nombre d'emplois créés les demandeurs d'emploi augmenté parce qu'il y avait 2 25000 jeunes qui arrivaient à partir de 1977 tous les ans sur le marché du travail mais l'économie française continue à créer des emplois elle nen créait pas suffisamment mais elle en cré 146000 de 176 de 1976 à 1981 alors que depuis 1981 la France a perdu des emplois il n'y a plus de création d'emploi et à l'heure actuelle il n'y a pas de création d'emploi en France c'est ce point qui est le plus préoccupant alors voyons ce qui se passe à l'étranger est-ce que l'on crée des emplois chez nos partenaires européens un témoignage celui de Bernard Bosson ministre chargé des affaires européennes regardons autour de nous le nombre des emplois en Europe a retrouvé son niveau le plus élevé depuis la guerre en 5 ans l'Allemagne l'Angleterre l'Italie ont réussi à créer plus de 2 millions d'emplois quel différence avec notre pays la comparaison permet de mesurer réellement les conséquences des anné ant comme ministre chargé des affaires européennes j'observe ce qui se fait ailleurs partout o il y a priorité à la formation des hommes à l'investissement au dialogue social alors il y a un contraste pourquoi ne fait-on pas en France ce qu'on réussit ailleurs en Europe et bien on n' pas fait les politiques nécessaires et vous avez entendu le ministre Bosson qui vient d'insister sur deux idées essentielles d'une part la formation des hommes d'autre part la compétitivité des entreprises al la formation des hommes d'abord et à nouveau je vous propose d'écouter deux témoignages le témoignage d'une jeune et le témoignage d'un chef d'entrepriseensite formation de secrétaire de direction j'ai passé un BTS bilingue je n'ai pas mis longtemps pour trouver du travail non en 10 minutes cétait fait le diplôme a été très très important pour trouver du travail c'était déterminant nous avons toujours les mêmes problèmes c'est la problème de main d'uvre nous avons jamais trouvé jusqu'à aujourd'hui de la main d'œvre qualifiée ou non qualifiée je arrive pas à comprendre on annonce qu'il y a 3 millions de chôeurs et jusqu'à présent j'ai pas réussi à avoir un seul ouvrier alors une jeune qui trouve du travail très facilement un chef d'entreprise qui ne parvient pas à recruter la formation c'est une des clé du système et on tire de ces deux interventions le contenu de la politique à mener il faut une grande politique de la formation professionnelle liée à l'éducation qu'est-ce que cela signifie en premier lieu développer l'apprentissage 200000 apprentis en France 1 million d'apprentis en Allemagne fédérale il faut doubler le nombre des apprentis sur les 5 ans à venir 200000 à 400000 peut-être 500000 apprentis c'est un effort à accomplir deuxièmement il faut qu'il y ait une cogestion du système de formation professionnelle par l'État et par les entreprises le rôle des entreprises est décisif en la matière troisièmement il faut des incitations comme le crédit d' d'impôt formation ou l'épargne de formation de manière à permettre aux entreprises et aux particuliers de disposer les ressources nécessaires pour la formation voilà je crois les éléments de base d'une politique de la formation alors une fois que l'on a des jeunes bien formés il faut qu'il trouvve des emplois et pour cela il faut qu'il y ait des emplois dans les entreprises que l'on crée des entreprises qu'on les développe qu'on les transmette alors à ce sujet vous avez réuni plus de 5000 chefs d'entreprise au mois de décembre dernier c'était une grande opération on n'avit jamais fait ça je souhaite aujourd'hui que nous puissions résumer ce que pensent les chefs d'entreprises à travers ces trois témoignage nous avons investi dans l'innovation et les produits nouveaux et pour la première fois depuis le début de la crise dans un outil de production entièrement nouveau et révolutionnaire si vous n'yvez pas vous reculez et pour vendre et satisfaire des clients il faut constamment sortir des produits nouveaux aujourd'hui il faut créer les emplois et seule l'entreprise est capable de créer des emplois nous avons les hommes les chercheurs les créateurs mais nous devons récupérer le marché intérieur et extérieur et pour cela devenir compétitif par rapport à nos voisins allemand italien et anglais il faut une grande réforme fiscale un soutien à l'investissement matériel immatériel et surtout faisons confiance au chefs d'entreprise la création d'entreprise voilà le véritable traitement économique du chômage un emploi sur deux nouvellement créé est le résultat de la création d'une entreprise nouvelle et je crois que aujourd'hui ceci correspond à une profonde aspiration des Français une transformation culturelle de notre pays puisque plus de 5 millions de Français souhaitent créer leur entreprise et que 700000 d'entre eux ont un projet précis de création d'entreprise à moins d'un an voilà pourquoi je crois il faut vraiment mettre le paquet oui le paquet sur la création d'entreprise alors Monsieur bar on met le paquet sur l'entreprise oui vous avez évoqué ce collo réelle entreprise c'est en discutant avec les chefs d'entreprise que je suis arrivé à définir les grands axes d'une politique pour l'entreprise d'abord la création d'entreprise simplifier les formalités et donner des avantages fiscaux à ceux qui créent les entreprises exonération de l'impôt sur les sociétés pendant 5 ans deuxièmement il y a une aide à apportter aux entreprises existante pour qu'elle se développe alors qu'est-ce qui est indispensable les charges d'abord il faut stabiliser les charges et progressivement les réduire voilà pourquoi je considère qu'il faut réformer la taxe professionnelle et je souhaiterais le faire avant la fin de 1988 plafonner la taxe professionnelle à 3 % de la valeur ajoutée et modifier les mécanismes la taxe professionnelle de manière à ne pas pénaliser les entreprises qui embauchent et les entreprises qui investissent voilà pour les charges ensuite il faut inciter les entreprises à investir à faire de la recher ch à développer leur réseau de distribution à l'étranger le TripTic c'est formation investissement recherche innovation c'est comme cela que nous pourrons donner à nos entreprises la compétitivité et enfin il y a la transmission des entreprises nos chefs d'entreprise vieillissent il faut que des jeunes puissent reprendre les entreprises or les droits de succession ou les droits de transmission sont élevés il faut donc aménager ces droits pour permettre à nos jeunes de reprendre des entreprise et pour cela il faut apporter certaines modifications juridiques ou fiscales et par exemple en ligne directe pourquoi ne pas exonérer de droit de succession l'héritier qui reprend l'entreprise et qui garde l'entreprise dans son patrimoine oui autrement dit les impôts aujourd'hui ça va pas remarquer c'est ce que pensent les Français je vous propose de les écouter d'écouter des témoignages qui vont vous montrer qu'en matière fiscale il y a à faire de la concurrence de nos voisins notamment de la Belgique parce qu'il y a une différence importante de tarification les PR tax sont plus faibles en Belgique qu'en France et la TVA est plus plus faible également ces deux facteurs nous font déjà concurrence la fiscalité directe et indirecte aujourd'hui en France est mal adapté c'est un frein important de motivation pourquoi travailler plus pour gagner moins et j'ai d'ailleurs envisager de partir à l'étranger et en particulier aux États-Unis pour trouver là-bas une possibilité professionnell et et et salarial qui permettent de mieux m'exprimer pour pour l'artisanat la fiscalité est est lourde en plus le coût de la la TVA les clients acceptent avec difficulté de voir en bas de leur facture 18,6 % en plus on a l'impression que c'est tout le système des impôts qu'il faudrait changer en France est-ce que c'est faisable c'est la raison pour laquelle je ne parle pas de mesures ponctuelles en matière de fiscalité je crois que nous devons modifier globalement notre fiscalité ça se fera pas du jour au lendemain mais il faut avoir une perspective et il faut s'y tenir résolument qu'est-ce que j'ai proposé j'ai proposé premièrement que nous harmonisions notre TVA avec nos partenaires étrangers nos taux de TVA sont trop élevés ils sont trop nombreux et ils sont trop élevés si nous diminuons la TVA nous allons donner du pouvoir d'achat au revenus notamment au revenus modestes et et nous allons améliorer la situation de nos entreprises croyez-vous que le gouvernement au mois de décembre dernier quand il a diminué la TVA sur les entreprises a fait cela uniquement que par inspiration célestes sur les automobiles sur les automobiles deuxièmement euh il faut en matière d'impôts sur les sociétés mettre nos entreprises en état de concurrence avec leurs partenaires étrangers parce que les entreprises étrangères voient baisser le taux d'impôts sur les sociétés les sociétés pourront ainsi innover investir elles disposeront de plus de ressources propres elles s'endêteront moins et en troisième lieu il faut tenir compte du taux de l'impôt sur le revenu qui peut décourager ceux qui travaillent ceux qui investissent ceux qui épargnent car c'est cela qu'il faut encourager il faut éviter la fuite des cerveaux comme en Grande-Bretagne sous le gouvernement travailliste comme en Suède et c'est en modifiant la répartition l'impôt sur le revenu qui est concentré aujourd'hui sur 15 % de français payent 65 % de l'impôt sur le revenu il faut modifier cette répartition de l'impôt sur le revenu et faire en sorte que ceux qui travaillent qui investissent qui entreprennent puissent bénéficier du rendement de leur activité on voit bien le le fil conducteur de votre politique économique qui est une politique pour l'emploi mais vous êtes un homme qui ne fait pas beaucoup de promesses en tout cas pas de promesses à la légère quel quelque fois on vous le reproche même d'ailleurs mais enfin vous ne deerez pas la pilule au français si vous me permettez cette expression mais aujourd'hui j'aimerais vous demander de promettre quelque chose si vous le pouvez car on sait que quand vous promettez vous tenez est-ce que vous pouvez promettre que si vous êtes élu le chômage diminuera en France écoutez je ne fais pas de promesse je prends des engagements j'ai indiqué un certain nombre de mesures précises j'ai regardé ce qui se fait à l'étranger je crois que nous pouvons mettre en œuvre une politique qui va conduire à la réduction du nombre des demandeurs d'emploi et qui va permettre à l'économie française de créer de nouveau des emplois voilà l'engagement simple et clair que je prends

14:40
Non speech

[Musique] [Applaudissements] [Musique] [Musique] [Musique]