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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 10 janvier 2015 4 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asile

Marine Le Pen : dimanche tous Français, tous unis !

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Chapitres

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:59Invité politiqueFait
    « L'islamisme radical s'est attaqué à la France toute entière précisément parce que la France est la patrie de tout ce qu'il déteste et de tout ce que nous chérissons. »
  • 1:49Invité politiqueFait
    « le gouvernement a pourtant choisi, sous la pression de partis politiques sectaires et de manière incompréhensible, compte tenu des circonstances, de rejeter la présence d'une force politique de premier plan, le Front National à la marche parisienne. »
  • 2:02Invité politiqueFait
    « Nous n'entendons pas nous soumettre à la brutalité de ceux qui voudraient exclure une partie de la nation. »
  • 2:38Invité politiqueFait
    « récupéré, hélas, par des partis qui représentent ce que les Français détestent, l'esprit partisan, l'électoralisme et la polémique indécente. »
  • 3:21Invité politiqueFait
    « La nation est unie. Elle veut dire aux fondamentalistes islamistes, à l'obscurantisme, à ceux qui nous ont déclaré la guerre, mais aussi à la face du monde dont une grande partie nous soutient, qu'elle ne se soumettra pas et sera toujours plus forte que ceux qui veulent la mettre à genoux. »

Temps de parole

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Marine Le Pen

Mes chers compatriotes, la France a tenu bon face à l'extrême violence de ceux qui, semant la mort, souhaitaient la terroriser en s'attaquant à ses libertés, à sa culture, à ses valeurs et à sa civilisation. La France a répondu par la solidarité nationale du cœur et de l'esprit. Toute la nation s'est unie. Toute la nation a retenu son souffle, a soutenu la lutte contre les terroristes fondamentalistes. Toute la nation s'est montrée vigilante pour accompagner le gouvernement dans sa gestion de la crise. Et surtout, toute la nation s'est mise derrière nos forces de l'ordre, dont l'excellence et le courage ont permis le règlement de cette tragédie, parfois au prix de leur vie.

Toute la nation s'est unie dans la tristesse et la compassion, à l'égard des familles et des proches de nos compatriotes froidement abattus parce qu'ils étaient journalistes, policiers ou de confession juive, ou encore parce qu'ils gênaient les desseins macabres des assassins, comme cet agent d'entretien dans les locaux de Charlie Hebdo. Si la France a été unie dans cette terrible épreuve, c'est parce que c'est la France toute entière qui était visée. Ne nous voilons pas la face. L'islamisme radical s'est attaqué à la France toute entière précisément parce que la France est la patrie de tout ce qu'il déteste et de tout ce que nous chérissons.

La patrie de la liberté, la patrie de toutes les libertés. Unis dans l'adversité, nous devons rester unis dans le recueillement et l'hommage aux victimes. Nous devons rester unis pour dire non à cette idéologie barbare, unis aussi pour dire notre vigilance et notre détermination à la combattre, car le danger continue d'exister. Il est toujours immense. Le temps des questions viendra, le temps de l'action aussi viendra et le plus vite sera le mieux. Pour l'heure, le pays se rassemble et communie.

Dès que l'idée d'une marche a été évoquée, le gouvernement a pourtant choisi, sous la pression de partis politiques sectaires et de manière incompréhensible, compte tenu des circonstances, de rejeter la présence d'une force politique de premier plan, le Front National à la marche parisienne. Je laisse les Français, mes compatriotes, seuls juges, de ceux qui en appellent à la liberté en appliquant l'exclusion. Quant à nous, nous n'entendons pas nous soumettre à la brutalité de ceux qui voudraient exclure une partie de la nation. La compassion, les valeurs de la France au premier rang desquelles la liberté, le rejet de la barbarie appartiennent à tous les Français.

Alors nous, élus de la nation, nous prendrons part au défilé là où l'esprit de tolérance est plus fort, là où le sectarisme se fait moins violent. Nous irons aux côtés du peuple français, avec le peuple français, un et indivisible, ailleurs que dans le cortège parisien, récupéré, hélas, par des partis qui représentent ce que les Français détestent, l'esprit partisan, l'électoralisme et la polémique indécente. Certains osent même aujourd'hui, comble de l'indignité, dévoyer ces rassemblements en donnant des mots d'ordre politiques contre les uns ou les autres. Nous, nous ne défilerons contre personne. Nous défilerons avec la France, toute la France, et surtout pour la France.

Car la République française n'appartient à personne, elle est notre bien à tous. Nous irons donc défiler dans nos provinces, là où dimanche la République ne sera pas une valeur que l'on cherche à prendre en otage, mais une communauté réelle et sincère. Chers amis patriotes, rejoignez les cortèges de vos villes. Soyez fiers de ce que vous êtes, soyez fiers de ce que nous faisons. La nation est unie. Elle veut dire aux fondamentalistes islamistes, à l'obscurantisme, à ceux qui nous ont déclaré la guerre, mais aussi à la face du monde dont une grande partie nous soutient, qu'elle ne se soumettra pas et sera toujours plus forte que ceux qui veulent la mettre à genoux.

Et ces mots résonnent aujourd'hui plus fort encore que d'habitude. Vive la République et vive la France. Sous-titrage Société Radio-Canada