Alain Juppé "la dissolution de l'Assemblée Nationale" - Archive INA
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui a fait changer d'avis le président sur la dissolution ?
- 2:00RelanceRéponse partielle
En cas de victoire de la gauche, l'autorité du président ne sera-t-elle pas affaiblie ?
- 4:00OuverteRéponse directe
La réforme passe mal en France, comment concilier modernité et acquis sociaux ?
- 6:00FerméeRéponse partielle
Pensez-vous avoir plus de chances de gagner aujourd'hui qu'en mars 1998 ?
- 8:00RelanceRéponse partielle
Vos adversaires accusent la dissolution d'être un coup de poker pour éviter des affaires, qu'en pensez-vous ?
- 10:00OuverteRéponse partielle
Y a-t-il un virage libéral dans votre politique économique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:00Alain JuppéFait
« nous aurons une gestion des dépenses publiques qui sera sérieuse on dépense trop dans notre pays »
- 16:30Alain JuppéFait
« le déficit de la Sécurité sociale est tenu et la réforme a déjà réussi sur un point c'est que les dépenses ne dérapent plus »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
comme promis retour maintenant au grand débat sur les élections législatives débat organisé désormais chaque mardi à cette même heure ce soir c'est Alain Jupp qui est face à la rédaction de France 2 nous retrouvons tout de suite en direct Daniel Bilal Monsieur le Premier Ministre bonsoir merci d'avoir acceptter ce premier entretien de campagne sur France 2 face à notre rédaction je vais tout de suite commencer par une question toute simple qu'est-ce qui a fait changer d'aville président de la République à propos de la distilution entre ce qu'il disait 14 juillet dernier pas de raison d'avancer les échéances et la décision qu'il a prise hier il y a plusieurs mois que le Président de la République réfléchit à l'évolution de la situation dans notre pays il a d'ailleurs durant cette période beaucoup consulté beaucoup discuté nous avons eu l'occasion d'en parler ensemble il en a parlé avec beaucoup d'autres responsables politiques il'est apparu comme à beaucoup d'entre nous d'ailleurs que nous entrions dans une période un peu de ralentissement si je puis dire les élections étaient prévues pour mars 98 et comme c'est toujours le cas en tout cas très fréquemment le cas dans une grande démocratie il y a un peu d'attentisme qui se dégage c'est l'attentisme préélectoral comme on dit or qu'est-ce qui se passéit en France notre économie était en train de redémarrer et nous avions besoin d'accélérer les choses nous sommes un taux de croissance qui est bien meilleur que celui de l'année dernière mais un nouvel élan est nécessaire et ce nouvel élan d'où pouvait-il venir certains avaient parl d'un remagement ministériel d'autres envisager d'autres solutions le président de la République a pensé que la meilleure manière de provoquer ce choc de donner cet élan c'était tout simplement de donner la parole aux Français et donc d'anticiper les élections législatives il y a une deuxième raison pour être tout à fait sinon complet du moins plus précis sur ma réponse c'est que nous avons dans l'année qui vient dès le mois de juillet puis ensuite à la fin de l'année l'année prochaine de grandes échéances européennes et le président a pensé que pour donner à la France et à son gouvernement toute la force de négocier et de bien défendre les intérêts de la France il valait mieux là aussi donner la parole au peuple monsieur le Premier ministre il se dit quand même que vous personnellement vous avez beaucoup insisté pour que cette décision soit prise je vous l'ai dit le président a longuement réfléchi au cours des mois qui viennent de s'écouler je l'en ai parler bien entendu nous en avons parlé ensemble mais il en a parlé avec beaucoup d'autres responsables et il a pris sa décision c'est au terme de la Constitution une décision personnelle du président alors quel risque prend le président de la République en prenant cette décision je ne poserai pas le problème en terme de risque c'est un acte d'abord authentiquement démocratique que de donner la parole aux Français ce qu'il souhaite c'est ressourcer un peu la majorité de l'Assemblée nationale pour que cet élan dont nous avons besoin ce nouveau souffle je ne dirai pas ce changement de politique on y reviendra peut-être mais cette deuxième étape dans une politique dont il avait tracé le cap en 1995 soit donné par le peuple lui-même et quand même en cas en cas de victoire de la gauche est-ce que l'autorité du Président de la République ne sera pas un peu plus affaiblie la gauche dit aujourd'hui on est prêt à comobiter certes mais quand on prend effectivement le risque de les dissolution en cas de cohabitation n'est pas dans la même figure qu'à une échéance normale vous vous adressez au chef de la majorité c'est ma fonction qui le veut admettez que je ne me place pas dans l'hypothèse d'une défaite je suis convaincu pour toutes sortes de raisons dont nous aurons sans doute l'occasion de parler que la majorité peut et doit gagner alors les questions que que beaucoup se posent c'est au fond que ferez-vous avec une majorité de toute façon plus courte que vous n'avez pu faire depuis 95 avec cette immense majorité les temps changent heureusement qu'est-ce qui s'est passé depuis 1995 nous avons dû faire face à un certain nombre d'urgenence et de difficultés il a fallu redresser la situation le gouvernement d'Édouard Baladur de 93 à 95 avait commencé à le faire bien mais en cohabitation ce qui n'est jamais une bonne solution parce qu'on est toujours freiné or l'héritage était très lourd la période 89-93 a été une très mauvaise période pour la France pour ses finances mais aussi pour son économie et de façon générale pour son statut dans le monde il a donc fallu redresser la situation et cela nous a amené à prendre des décisions difficiles il a fallu du courage entre 95 et et 97 et aujourd'hui pour faire un certain nombre de changements cette période elle est maintenant derrière nous je crois pouvoir dire et d'ailleurs c'est ce que pense la plupart des observateurs que la situation de l'économie française est maintenant asséie alors on va passer à une nouvelle étape qui va permettre de miser davantage sur la liberté sur l'initiative sur la création ce dont nous avons besoin pour précisément créer des emplois faire recueillir le chômage voyez donc la séquence il y a eu cette période la rigur est derrière nous maintenant et c'est maintenant une période de développement et de dynamisme qui doit s'ouvrir pardon oui mais on voit parfois en France Monsieur le Premier Ministre que la réforme passe mal on sort d'un long conflit avec les internes il y a eu il y a quelques temps certain nombre de problèmes avec la la retraite des fonctionnaires alors est-ce qu'on peut concilier modernité et et acquis sociaux qu'est-ce qui reste comme comme grand chantier de réforme à venir c'est vrai que réformer c'est changer et quand on change on dérange des habitudes mais ce qui me frappe et vous l'avez sans doute observé aussi depuis 2 ans c'est que les Français ont bien conscience aujourd'hui que on ne peut pas rester immobile le monde autour de nous se transforme à une vitesse extraordinaire et ça va continuer c'est d'ailleurs une bonne chose parce que ça va dans le S du progrès il faut donc s'adapter et les réformes réussissent petit à petit la réforme de notre secteur public est en train de réussir regardeer ce qui s'est passé à France Télécom et qui permet aujourd'hui une baisse très significative des tarifs du téléphone les Français profit de la réforme idem pour EDF les tarifs d'électricité vont baisser sensiblement et c'est le résultat des réformes que nous avons mise en place je pourrais en donner d'autres exemples sur c'est de la privatisation plus que de la réforme non c'est de la réforme c'est aussi vous le savez on va pas rentrer dans le détail sur France Télécom c'est aussi l'ouverture à une certaine forme de concurrence c'est aussi la déréglementation c'est une un vrai changement une vraie évolution en profondeur de même sur l'assurance maladie qui je je le demande ce soir un peu solernellement qui a une alternative à proposer à ce que nous faisons et j'observe de plus en plus que tous ceux qui ont réfléchi sont d'accord sur l'objectif alors on peut discuter sur les modalités nous sommes prêts à discuter mais sur l'objectif de ce que nous avons mis en place personne ne propose autre chose sauf alors a prè tiser la sécurité sociale ce qui serait une catastrophe ou à l'étatiser totalement et également l'étatiser qui serait aussi une catastrophe vous me dites pardon est-ce qu'il y a d'autres réformes il encore beaucoup de changement à faire prenez l'éducation nationale il a fallu 2 ans pour mûir la réforme et elle a fait l'objet d'une concertation tout à fait exemplaire qui a abouti à une décision quasiment unanime de ce qu'elle concerne c'està-dire les professeurs les étudiants eumêm maintenant il fair la faire on a si vous voulez décider de son principe il faut rentrer dans la phase opérationnelle qu'on a beaucoup de travail JeanMichel car d'un mot avec tout ce que vous venez de dire vous pensez que vous avez plus de chances de gagner aujourd'hui qu'en mars 98 s'agit pas de savoir si on a plus de chances de gagner ou pas il s'agit de savoir ce qui est bon pour le pays et le président de la République a bien expliqué hier soir que il lui paraissait meilleur pour la France de rentrer dès aujourd'hui dans cette nouvelle étape de donner dès maintenant ce nouveau souffle de donner dès maintenant au gouvernement français plus de de force dans négociations internationales que d'attendre un an c'est pas pour gagner qu'on fait ça c'est parce qu'on pense que c'est bon pour le pays c'est pour gagner aussi finir avec les raisons monsieur le Premier ministre et avant de parler de la suite vos adversaires comme les socialistes plus de manière plus dure le Front national disent que si vous organisez des élections en ce moment c'est pour prendre tout le monde de cours et puis encore plus pour ne pas être rattrapé par certaines affaires qui pourraient toucher votre formation politique le RPR c'est totalement absurde je vois pas en quoi les élections pourraient interrompre le cours de la justice il y aura une justice après les élections comme il y en a une avant et les procédures se dérouleront naturellement quand à dire que on prend de cours moi j'entends les formations politiques s'exprimer depuis des des mois et des mois sur tout ça on savait très bien qu'il y avait des élections elles se sont préparé j'imagine tout le monde était d'une manière ou d'une autre près oui mais sur les affaires ça n'arriverait pas en période de campagne électorale d'ici mois de mars 9 qui décide du programme de travail des juges alors vous dites on entre dans une nouvelle période alors on franchement dans ce domaine je pense pas que l'opposition actuelle et beaucoup de leçons à donner à qui que ce soit alors vous avez dit tout à l'heure on entre dans une nouvelle période alors on dit que cette nouvelle période va correspondre un virage libéral al moins d'impôt moins d'État plus d'initiativ ça rappelle quelque chose et on dit voilà virage libéral ou pas libéral dans votre politique mais le président de la République a été élu vous vous en souvenez en 1995 il a marqué un cap il a fixé une direction il fait pas du slalom il fait pas des zigzags on va pas tout d'un coup aujourd'hui changer de direction et prendre un virage hyper libéral ou ce qu'on voudra euh c'est tout à fait différent il y a eu une première étape je l'ai dit qui été l'étape du redressement la rigueur est derrière nous maintenant c'est l'étape de la dynamisation de l'économie qui nécessite cet élan venu du peuple il s'agit pas de prendre un cap différent et de faire une politique opposée à celle qui a été menée jusqu'à présent il s'agit par exemple prenons les impôts je voyais tout à l'heure dans votre petit sujet qu'on indiquait que nous avions augmenté massivement les impôts en 1995 on a oublié de dire qu'on les a aussi baissé je pense aux charges sociales sur les petites et moyennes entreprises il fallait le faire parce que il y avait des déficits considérables et ça a eu d'ailleurs un résultat dont on ne parle jamais qui est formidable pour tous ceux qui veulent emprunter qui a été la chute des taux d'intérêt à un point qu'on avait jamais vu avant voilà un résultat qui a été engré on en rêvait avant on l'a fait bien bien maintenant le président de la République l'a dit on a un peu commencé mais on va continuer l'étape qui vient c'est pas de changer de direction c'est d'engager après ce redressement un allègement une baisse pour être plus simple des impôts et des charges parce que nous en avons désormais les moyens voilà la nouvelle étape oui mais pourtant dans votre majorité Alain Madelin je le cite évoque aujourd'hui un changement de pratique gouvernementale et demande que la France s'engage dans une voie vraiment libérale il est isolé là-dessus ça n'engage que lui vous savez la majorité est diverse il y a une tendance libérale il y a une tendance goliste il y a une tendance démocrate chrétienne ça fait la richesse de cette politique et nous nous retrouvons sur l'essentiel d'un certain point de vue même de façon tout à fait déterminé je crois à la liberté je crois à la liberté d'entreprendre je crois que la solution au problème du chômage viendra de la création d'entreprise viendra du développement de l'innovation c'est de ça que ça viendra alors si c'est ça être libéral je suis libéral bien entendu donc en fait mais s'il s'agit de mettre à bas notre protection sociale je suis pas hyper libéral donc en fait vous ne changez pas de politique économique vous espérez un nouvel élan mais avec la même politique économique la politique économique que le président a proposé aux Français et passer par une première étape elle est terminée nous en engageons une deuxième alors par exemple sur la baisse des impôts on sait qu'il y a un plan de réduction des impôts de de 75 milliards sur 5 ans est-ce que sur cette réduction des impôts vous pourriez aller plus loin ou plus vite est-ce que c'est une des pistes par exemple où il pourrait y avoir quelques perspectives de changement d'abord je voudrais rappeler que ça a commencé et que le premier tiers provisionnel de cette année a permis d'enregistrer cette baisse assez significative notamment pour les familles alors nous allons continuer vous savez le sens d'une campagne électorale c'est pas d'entrer dans le détail dans le calendrier de ce qui va se passer pendant 5 ans c'est de fixer une direction l'engagement il est clair il n'y aura pas de nouvell Hauses d'impôt il y aura des baisses d'impôts mais pas pas de nouvell baisses d'impôts autre que celle qu'on connaîit déjà par qu'il y aura une certaine accélération peut-être il peut y avoir une accélération il peut y avoir aussi en matière de charge sociale par exemple une extension des dispositifs très efficaces que nous avons mis en place pour industrie textile vous savez sur le textile on a sauvé des milliers d'emplois des milliers d'emplois grâce à l'allègement des charges il est possible que dans les prochains budgets nous puissions étendre ce système dans des conditions efficaces ça ça sera la pratique gouvernementale des prochaines années ce qui compte dans la campagne c'est de bien faire le choix certains proposent d'augmenter les dépenses et ils augmenteront donc les impôts c'est inévitable nous nous disons nous avons fait le redressement nous allons maintenant maîtriser les dépenses et nous baisserons les impôts voilà un choix cl ça coûte oui bien sûr mais c'est pour ça qu'il faut faire des économies quand je vois certains promettre par exemple de faire reculer le chômage en créant 700000 emplois publics je dis que ça ne peut pas se faire si on augmente pas les impôts il y aura donc des augmentations d'impôt justement du chômage comment on fait pour créer des emplois monsieur Jupé parce que vous aviez dit dans votre discours de politique générale à l'Assemblée vous demandiez à être jugé sur l'emploi bon au fond ce gouvernement n'a pas réussi un peu comme ses prédécesseurs et c'est un côté de tellalement désespérant pour les Français qui disent on arrivera jamais à créer des emplois dans ce pays pourquoi je crois pas qu'on puisse dire tout à fait cela on crée les emplois il ne faut surtout pas laisser entrer dans la tête des français qu'on ne crée pas d'emploi on crée bien sûr pas assez je vais certainement pas dire que les objectifs que nous lesons fixé étai sont atteints ils ne sont pas atteints c'est la raison pour laquelle il faut une nouvelle étape mais nous créons des emplois et tout ce que nous avons fait depuis 94 93 monsieur Baladur puis moi l'allègement des charges le développement de la formation en alternance pour les jeunes les emplois de proximité les actions en faveur des petites et moyennes entreprise tout ceci a commencé à donner des résultats il y a maintenant 5 mois consécutifs que le chômage des jeunes se réduit un peu pas assez mais la direction est prise et en 97 pour la première fois depuis longtemps nous allons créer en France plus d'emplois que nous n'en supprimons alors il faut passer à la vitesse supérieure ce que nous avons fait ne suffit pas qu'est-ce qu'on peut faire de plus c'est ce que j'ai essayé d'expliquer cet après-midi ce qu'on peut faire de plus c'est parier sur l'entreprise sur la création d'entreprise sur le développement d'entreprise sur la croissance partout où ça réussit et même chez nous dans les période où ça a réussi l'emploi est toujours venu de là et c'est donc un ballon d'oxygène par la ement des prélèvements par la simplification des procédures par moins de tracasserie par moins de formalité que nous voulons maintenant développer nous avons là aussi un petit peu commencer un petit exemple nous avions promis d'alléger la feuille de pay remplir la feuille de paye pour beaucoup de petits patrons c'est une véritable corvée parce qu'il y a souvent 25 ligne bien ça y est nous l'avons réduite de moitié il encore beaucoup à faire voilà un peu la direction il s'agit bien d'allger la feuille de paye pas pas le contenu de la feuille de d'alléger le nombre de lignes qu'il y a sur la de pay sans modifierion d'ailleurs à ce propos permettez-moi puisque vous la perche de faire une petite parenthèse il y a une chose qui est passé un peu inaperçue au mois de janvier dernier c'est que par le le basculement des cotisations sociales sur la CSG nous avons en réalité augmenté alors là le montant de la feuille de paye d'un petit quelque chose de 0,45 % mais qui n'est pas nul sur l'emploi il y a deux mots qui sont qui reviennent tout le temps ces derniers mois puisque le débat était quand même un peu engagé flexibilité réduction du temps de travail vous vous dites quoi réduction flexibilité ou réd réduction du temps de travail oui si c'est fait intelligent et nous avons commencé de le faire intelligemment avec la loi Robien c'est-à-dire du surmesure quel est la situation de l'entreprise qu'est-ce qui est bon pour elle qu'est-ce qu'on peut apporter de chaque côté du côté des salariés du côté de l'entreprise si c'est bon pour la collectivité on le fait mais la démarche qu'on nous propose à l'heure actuelle 35 he obligatoire pour tout le monde c'est-à-dire ce qui a déjà été fait il y a quelques années dans les années 80 je crois que c'est pas une bonne méthode donc oui à la réduction aménagement du temps de travailell quand votre première question c'était la flexibilité j'aime pas beaucoup ce mot parce que ça veut dire fragilisation précarité oui justement c'est bien pour ça que c'est pas la peine d'en rajouter il y a déjà beaucoup de souplesse et vous savez que les 2 tiers des embauches par beaucoup d'embauches se font en contrat durée déterminée c'est-à-dire avec un système qui est soule donc je crois que la solution enfin le problème il est pas là le problème est de voir quels sont les vrais freins à l'embauche qu'est-ce qui dissuade vraiment un employeur qui a envie d'embaucher qui a besoin d'embaucher de le faire parce que ça existe ça aussi il faut regarder précisément et moi je crois que la piste elle est beaucoup plus dans la lutte contre les tracasseries contre les formalités inutiles que dans une précarité qui monurup il nous reste une petite dizaine de minutes je voudrais que vous répondiez encore à pas mal de questions notamment une question qui est en forme d'attaque de vos adversaires sur vous faites les élections là maintenant au mois de mai parce que l'année prochaine le budget de l'État sera en mauvaise euh par exemple la sécurité sociale le déficit ne sera pas jugilé on parle de 50 milliards au lieu des 30 prévus tout ceci c'est de la propagande préélectorale ce sera tenu le déficit sera ten sûr le déficit de la Sécurité sociale est tenu et la réforme a déjà réussi sur un point c'est que les dépenses ne dérapent plus depuis 6 ou 7 mois donc nous avons réduit le déficit de moitié par rapport à 193 94 et nous continuerons dans ce sens quant au budget bien sûr que c'est jamais facile à faire un budget mais il n'y aura pas d'impôt nouveau le président de la République l'a dit aux Français et aux Français hier soir solennellement nous tiendrons cet objectif non pas parce que c'est inscrit dans un traité mais parce que c'est le bon sens parce que s'il y a trop de déficit il y a des dettes et quand il y a des dettes il faut les r en 97 et en 98 bien sûr l'une des spécialités vous savez l'une des spécialités oui bien sûr mais vous savez je disais que l'une des spécialités de nos adversaires socialiste c'est de faire beaucoup de déficit et beaucoup de dettes et ensuite de nous refiler le bébé ça s'est passé en 85 86 ça s'est passé alors il faudrait arrêter C monsieur Jup justement venons-en à l'Europe et ce qui est un un des un des gros thèmes de campagne visiblement euh cette année pour vous pas question de renoncer à l'euro pas question de changer la date pas question de changer les critères non il n pas question de faire tout ça pourquoi parce que c'est l'intérêt des Françaises et des Français si on change la date ou les critères ça veut dire qu'on le fera jamais ouais et vous savez que votre adversaire monsieur pr vous savez que votre adversaire monsieur chuspin ditici l'UR doit amener de la rigueur dans ce pays et bien on peut y renoncer tout au moins le reporter non sa monsieur Jospin a été un personnage très important dans le gouvernement des années 91- 92 qui a voulu l'euro il était au pouvoir à cette époque- là puis ensuite le peuple français a ratifié cela et aujourd'hui qu'est-ce que je vois par pur électoralisme pour se mettre d'accord avec Monsieur U et avec Monsieur chevenemand monsieur Jospin trahit ses conviction ben je trouve que ce n'est pas bien et que ce n'est pas une attitude d'homme d'État et d'ailleurs ça crée au sein du Parti socialiste des turbulences très fortes parce qu'il y a chez les socialistes et des Européens convaincus qui ne comprennent pas ce virage purement politicien de celui qui est leur leader monsieur Jupé pour que tout soit clair vous tiendrez les 3 % de déficit imposé il n'y aura pas de tour de vis supplémentaire il n'y aura pas de tour de vis fiscal c'est clair nous aurons une gestion des dépenses publiques qui sera sérieuse on dépense trop dans notre pays l'augmentation des dépenses publiques depuis des années et des années nous a placé en tête de tous les pays développés alors il faud penser mieux il faudra réformer l'État il faudra diminuer par exemple le nombre des ministères pour mettre davantage de services au contact de la population là là où c'est utile sur le terrain bref il y a des choses à faire ça ne se fera pas tout seul bien entendu mais on peut y arriver et et les Français ont en bénéficieront je vous ai dit tout à l'heure qu'ils en avaient bénéficié par la baisse des taux d'intérêt c'est en maîtrisant les dépenses que nous pourrons baisser les impôts nous le faisons pour les Français cela malgré tout s'il y avait quand même un dérapage budgettaire c'est pas totalement exclure que vous soyez pas dans les 3 % l'an prochain il faudra bien de toute façon faire de la rigueur vous ne pouvez pas le dire parce que vous êtes en campagne électorale mais il y aura peut-être un petit Tera on fera pas de la rigueur on fera du dynamisme parce que maîtriser les dépensees ça veut pas dire forcément de la rigueur vous croyez que la vigueur c'est l'augmentation des dépenses l'augmentation des dépenses ce sont des impôts un jour ou l'autre c'est ça la vraie rigueur parce que ça conduit à forcément serrer la vise quand on est sérieux sur les dépenses c'est pas de la rigueur au contraire on se dégage une marge de manœuvre pour baisser les déficits et pour baisser les impôts c'est là qui est le choix la vision socialiste qui est conservatrice et passéiste c'est toujours plus de dépenses et un jour c'est plus d'impôt forcément oui mais moins de dépense c'est moins de relance de l'activité c'est oui mais ça ça part du principe que la seule relance de l'activité peut venir de la dépense publique la relance de l'activité elle vient de ceux qui créent les entreprises parfois des toutes petites parfois des toutes petites entreprisesreissvent on encore que j'ai souhaité pardonnez-moi mais je suis relancé sur ce sujet c'est pour ça que j'ai souhaité que nous mettions en place un statut spécifique de la toute petite entreprise celle qui a un ou deux ou trois salariés parfois statut fiscal et social pour tenir compte du fait que quand on a un salarié ben on n'est pas péchiné au Ron pouling et qu'on peut pas gérer les choses de la même manière il faut en tenir compte vous avez dit tout à l'heure la rigueur est derrière nous vraiment les Français aimerait bien en être convaincu je le pense sincèrement si je le dis c'est parce que je le crois c'est parce qu'on a fait des choses difficiles courageuses et que maintenant nous pouvons envisager l'avenir avec plus de sérénité regardez ce n'est pas non plus uniquement des des comment dire des des convictions intimes en 95 nous étions à la croissance Z0 1er semestre 96 1 % 2e semestre 2 % aujourd'hui 2,5i % et tous ceux qui font des prévisions je suis prudent disent fin de l'année début de l'année prochaine 2,8 2,9 % vous voyez bien que le redémarrage se fait maintenant ce qu'il faut c'est l'accélérer monsieur Jup je reviens à la campagne vous avez désigné votre adversaire qui est le Parti socialiste et le Front national dont on parlait beaucoup il y a quelques semaines on a l'impression que les les leaders de la majorité ne veulent pas en parler mais ça vous un problème je je je crois pas qu'on puisse dire ça moi j'ai entendu le président de la République dire hier soir que le combat pour les valeurs c'était quelque chose d'important je l'ai dit moi-même et c'est d'ailleurs aussi une des raisons de la dissolution parce votre attitude face au Front national vous la connaissez je crois que la réponse a déjà été apportée depuis très longtemps nous n'avons rien de commun avec la philosophie entre guillemets ou les valeurs également entre guillemets que que que défend ce parti qui nous attaque d'ailleurs avec une une haine tout le monde l'a observé hier soir ex ire je vois pas comment on peut se poser la question ils nous ont choisi pour cible pour adversaire et nous n'avons pas en commun les mêmes valeurs voilà vous cigz pas un mauvais report de voie des électeurs du Front National au deè tour qui irait plutôt voter pour le parti socialiste s'abstenir plutôt que pour vous je ne crois pas de toute façon je vais pas me mettre à changer de position pour avoir de meilleurs report de voie je crois que c'est en restant soi-même que on convain les électeurs de vous rejoindre je fais confiance au bon sens des électrices et des électeurs lorsque le choix ce sera le conservatisme euh socialistes les vieilles recettes qui ont toujours échoué partout qu'on abandonne d'ailleurs ailleurs sauf en France hein et puis la modernité le mouvement le changement je crois que les Français de bonne volonté choisiront même ceux qui votent pour le national alors sur ce thème de la modernité même ceux qui votent socialiste sur ce thème de la modernité ou du choix de civilisation disait Lionel Jospin hier soir dans cette campagne vous êtes prêt à débattre avec lui bien sûr c'est un vrai choix de civilisation effectivement c'est le choix entre les vieilles recettes euh collectivistes et étatique toujours plus de dépenses publiques dont on a vu les résultats je l'ai dit et puis un choix de modernité ça ça mérite effectivement bien sûr ou et vous acceptez donc face- à faceace mant cette campagne on verra sous quelle forme de toute façon on est déjà face- à face vous alors deux dernières questions rapide si vous voulez bien Monsieur le Premier Ministre est-ce qu'on peut encore faire campagne aujourd'hui 4 ans après les élections de 93 sur le bilan socialiste bah oui parce que on fait pas compag sur ça d'abord permettez-moi de vous le dire mais d'abord il est pas soldé mais je fais pas campagne sur le bilan socialiste je fais campagne sur un projet si vous m'avez bien écouté cet après-midi devant les députés consacré les 9 diè évidemment parce que ils sont là pas les ignorer je voulais simplement dire que j'ai fait mon discours essentiellement sur un projet d'avenir dernière chose la majorité derrière vous uni on l'a vu cet après-midi vous y faisiez référence si vous gagnez vous restez à Matignon vous désirez rester à matigon comme Premier ministre le président de la République m'a demandé en 95 de conduire une action difficile action de redressement j'en ai parlé il a fallu à certains moment bon ils ont du courage ça pas été simple je l'ai fait aujourd'hui en tant que Premier ministre je suis naturellement c'est c'est la philosophie de nos institutions le chef de la majorité et je vais assumer cette responsabilité je vais me mettre à la tête de cette majorité pour faire campagne j'ai commencé cet après-midi et je vais aller sur le terrain et puis le soir des élections nous les gagnerons j'en suis convaincu là le président le soir au lendemain le président constituera une nouvelle équip je suppose que vous avez envie de continuer C AC président le président constituera une nouvelle équipe avec un premier ministre c'est son choix et moi j'ai si vous demandez votre avis rien sauf à conduire sauf à conduire la bataille aux élections et elle a gagné après le président décidera c'est son pouvoir à lui et à lui seul monsieur le prist je vous remercie merci d'avoir répondu à nos questions je pense que nous aurons l'occasion de nous retrouver tout au long de cette campagne merci de nous avoir suivi à bientôt bonsoir excellente soirée sur notre [Musique] chaîne [Musique]
Alain Juppé