Droits des femmes, le trop long chemin vers l’égalité
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonsoir bonsoir à toutes et à tous bienvenue sur public sénat bienvenue dans dialogue citoyen nous sommes ensemble pendant une heure et demie neuf citoyens et citoyennes originaires des quatre coins du pays six sénateurs et sénatrices tous et toutes venues échanger sur les inégalités hommes/femmes confirmé accentuée et parfois révélés par la crise qu vide il ya d'abord les violences conjugales le standard du 39 19 a explosé en 2020 40 % des femmes sondées par l'ifop affirme que les actes violents ont commencé à partir du confinement de mars où un petit peu après violence mais aussi pressions diverses discriminations sexistes inégalités salariales on a beaucoup parlé ces derniers jours deux femmes journalistes dans l'univers sportif mais parfois c'est dans l'espace public que les femmes sont humiliés ou mises de côtés autant de sujets sur lesquels nous allons revenir ce soir nous donnerons la parole aux victimes et à celles et ceux qui font bouger les lignes au quotidien nous verrons comment les élus de la haute assemblée peuvent les accompagner peut-être parfois par des avancées législatives ce dialogue vous le savez maintenant vous pouvez le suivre et le commentée sur les réseaux sociaux hashtag dialogue citoyen sur twitter il est également diffusée sur youtube sachez enfin que ce programme est disponible pour les sourds et malentendants avant de vous présenter tous nos invités quelques images les images d'une citoyenne qui a fait des violences faites aux femmes le combat de sa vie et qui a notamment décidé de faire de la prévention auprès des jeunes regarder pendant toute mon adolescence j'ai rempli des cahiers en cachette j'avais plein de choses à dire elle savait pas trop à qui alors je les écrivais et puis à 15 ans j'ai dû affronter mon mariage j'étais assez énervé j'envoie mes parents j'en voulais à tout les chics avait accepté avant moi et je m'en voulais d'avoir accepté alors que je n'avais pas envie et puis un jour ma soeur m'a fait découvrir l'album de bams vivre ou mourir et cet album je l'écouté en boucle pendant des semaines et des semaines et chaque mot chaque phrase résonné en moi c'était complètement incroyable et puis sachant son nom m'a fait dire non à tout ce que je ne voulais pas donc je suis parti de chez mes parents je me suis débarrassé de ce mariage avec cette chanson non alors j'ai écrit un spectacle autour des violences faites aux femmes l'idée c'était de parler de ces thématiques de façon moins conventionnel et je me suis mise à jouer ce spectacle dans les établissements scolaires et sur un deuxième temps j'ai proposé des ateliers d'écriture j'en ai fait plus de 120 et pendant ces ateliers c'est passé d une chose assez extraordinaire c'est que ça a permis aux personnes aux jeunes filles aux jeunes garçons de mettre des mots sur des violences qu'il est qu'elle subissait et bienvenue diatta ndiaye c'est vous que l'on découvre sur ces images vous avez 37 ans vous êtes mariés vous avez trois enfants vous avez fondé l'association réseau nantais créer une application qui vient en aide aux femmes en détresse c'est un sujet qui vous touchent de près on l'a compris vous nous direz si depuis la crise sanitaire les demandes ont augmenté martin tekaya bienvenue à vous également vous avez 69 ans vous habitez à amiens et vous êtes bénévole dans une association qui milite pour l'égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines de la société ça s'appelle femmes solidaires comité de la somme l'un de vos sujets à vous c'est la place de la femme dans l'espace public il y à des endroits où cette place est passée la maison et rien d'autre votre témoignage à suivre anne-laure baratin bienvenue vous avez 39 ans vous habitez à aix-les-bains en savoie vous allez trois enfants de 5 ans 3 ans et 3 mois en plus cette grande et jolie famille vous travaillez vous êtes rédactrice indépendante pour des entreprises l'un de vos combats quotidiens vous c'est la question de la charge mentale pour vous mais aussi pour les autres et vous nous expliquerez tout cela avec vous pour échanger ce soir dominique vais rien bienvenue vous êtes sénatrice union centriste de l'yonne membre de la commission des lois vice présidente de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes jérémy bas qui est également avec nous bien venu vous êtes sénateur communiste des bouches du rhône membre de la commission de la culture de l'éducation et de la communication diatta ndiaye avant de nous parler de votre combat associatif convient un petit peu de voir dans ces images un mois peut-être de votre histoire personnelle elle est forte puisque c'est aussi de là que tout est parti vous avez été mariée de force c'est ça alors effectivement mais c'est vrai que généralement j'aime voilà je ne prends pas le temps et je trouve que je fais assez de choses des gens contre assez de deux personnes victimes de différentes formes de violence que j'ai décidé en tout cas d'être la porte parole de de toutes les toutes les victimes que je rencontre donc j'ai envie de dire que mon histoire personnelle effectivement elle elle pousse à l'engagement est en réalité c'est même pas mon histoire qui m'a donné envie de m'engager c'est de me rendre compte que même face aux violences il n'y a pas d'égalité c'est à dire que moi j'ai eu la chance d'avoir cette forme de résilience en moi qui m'a permis de m'en sortir d'avoir trouvé deux des personnes qui m'ont accompagné je me dis que dans mon malheur j'ai eu quand même pas mal de chance et de savoir que quand on est victime de violence et peut encore plus violences con con qu'on subit qu'il n'y a pas d'égalité avec on peut se retrouver avec un parcours chaotique où une histoire de vie totalement totalement impacté en tout cas pas réparé ces violences c'est plutôt ça crie que j'ai trouvé lâche et insupportable qui m'a poussé à m'engager parlez-nous peut-être de cette application appel que vous avez créés pourquoi l'avoir créé pourquoi le signalement n'était pas simple en passant par la police il fallait une autre forme de signalement possible pour ces femmes alors cette application est l'arrivée en 2015 et en 2015 ça faisait déjà dix ans que je travaillais sur la question des violences sexistes et sexuelles j'allais dans les établissements scolaires pour aborder cette thématique là par le biais d'un spectacle et je me suis retrouvé avec énormément de témoignages de jeunes victimes de violences ou de témoins de violence qui ne savaient pas que des solutions existaient qui ne savaient pas que les associations avaient des dispositifs poncet pourra comptant les accompagner et puis ce que je me suis rendu compte j'ai réalisé sur le terrain que le fait de dire aux victimes d'appeler la police ça n'allait pas alors je ne dis pas que c'est parce que ce n'est pas ce qu'il faut faire c'est juste que les victimes ne le font pas pour plein de raisons différentes pour plein de raisons diverses elles ne le font pas parce qu'elles n'ont pas la possibilité elles ne le sont pas parce qu'elles n'ont pas envie et puis après aussi toutes les situations dans lesquelles les polices la police ne se déplace pas donc moi je suis parti de tous ces constats et je me suis dit il faut proposer une solution une autre solution en tout cas quelque chose de complémentaire à l'appel direct vers les services de secours cette application est très simple à l'a4 fonctionnalités une fonctionnalité d'alert qui permet à l'utilisatrice où l'utilisateur de définir jusqu'à 3 personnes de confiance qui ressemble qui recevront cette alerte lorsque l'alerté est enclenché mais personne de confiance entendant direct ce qui se passe et on le suivait gps en temps réel donc elles savent elles comprennent ce qui m'arrive elles savent où je me trouve et avec ces informations il peut organiser les secours un soutien à la victime parce que je vais pouvoir appeler la police en leur disant il se passe-t-elle chose à tel endroit allez-y et ce qui est innovante dans cette alerte c'est que le tout est de quotas est automatiquement enregistré que vous avez remarqué une augmentation d alerte qu'est-ce que la crise qu'ovide bresse que la crise qu vide à changer des choses donc oui effectivement pendant lé coded c'est que l'application a pu être utilisée plus facilement que l'appel direct vers les secours par exemple parce que lorsque l' alerte est enclenchée c'est une alerte qui est discrète ça ne se voit pas donc l'alerté est enclenché les violences continuent et les parcelles entendre ce qui se passe on ne suffisait ps en temps réel et donc elles peuvent appeler les secours à la place de la de la victime c'était plus facile d'enclencher des alertes que de prendre son téléphone d'appeler le 17 et de dire ce qui se passe et du coup est-ce que vous donc pendant le confinement on a fait honneur donc on l'a fait une comparaison de ce qui se passait sur appel sur les huit semaines avant les huit semaines de confinement effectivement on a eu une forte des utilisations d'application n'a eu plus de 6400 alerte qui ont été envoyés en dans le confinement vous avez des élus avec vous ce soir pour pour échanger et qui peuvent faire évoluer la loi dira iata a indiqué qu est ce que vous aimeriez leur demander alors moi ce que j'aimerais leur demander c'est vraiment je crois que très peu de personnes se rendent compte de l'urgence qu'il ya à travailler avec les jeunes publics quand je parle des jeunes publics le public avec lequel on travaille a créé 90 sont les 15 24 ans pourquoi c'est urgent de travailler avec ce public tout simplement parce que on passe notre temps à intervenir en milieu scolaire on l'a dans les établissements scolaires on va à eux et sur ces thématiques là il peut pas attendre que les victimes viennent pas nous il faut leur donner la possibilité et créer des espaces de discussion qui permettent aux jeunes de raconter ce qui leur arrive donc on se retrouve avec les témoignages de jeunes victimes des victimes directes mais on a aussi les témoignages de ces jeunes qui raconte ce qui se passe à la maison et donc on découvre aussi des situations de violence conjugale et il ya une réelle urgence parce que je vous assure c'est catastrophique alors je dis que c'est catastrophique on va en sécurité au rang de star line la phrase oui c'est juste que quand on intervient auprès des classes on se retrouve en moyenne avec 3 entre trois et cinq témoignages de jeunes donc ça sous-entend que ça concerne énormément de monde et il ya très peu de choses et de solutions qui ont été pensés et pour ces jeunes vite mais aussi pour ces jeunes qui raconte ce qui se passe à la maison ça veut dire qu'il ya une détresse folle et une attente folle dominique vais rien qu'est ce qu'on peut apporter à ces situations qu'est ce qu'on peut apporter à ces jeunes aux énormes 1 3 4 jeunes par classe on parle de très jeunes 15 24 ans c'est ce que toutes les associations disent et c'est pour ça qu'on dit aussi que dans une classe de terminale puisque en général un mineur 20% à peu près des mineurs sont confrontés à une violence c'était le travail sur les violences sexuelles mais évidemment si on inclut les violences intrafamiliales ça touche beaucoup de jeunes comment faire mieux les écouter plus les croire on a toujours ce problème là d'ailleurs que quel que soit le type de violence que ce soit vis-à-vis des enfants ou vis-à-vis des femmes le problème de il faut les croire et il faut être formé pour pouvoir entendre parce que c'est pas aussi simple que ça et c'est vrai qu'on le demande depuis longtemps et qu'on a besoin alors la gendarmerie mme je suis en zone gendarmerie évolué mais c'est jamais assez vite la police doit évoluer aussi sait jamais a ses forces et je pense que si on peut déjà poussé plus vers ça et d'aider les associations ne pas les laisser tomber parce que on le voit bien ce sont les associations qui vont effectivement au contact et il est vrai que c'est beaucoup plus facile d'appeler quelqu'un de confiance que de se dire qu'on va se rendre à la police surtout si on pense qu'on sera pas cru ou si on y est déjà allé et que ça donnait rien et on le voit tous les féminicides souvent les femmes avaient déjà donné un signalement au départ et a été écouté un diaryatou bah ils n'ont pas eu bien entendu c'est surtout cela on parce qu'on n'a pas la formation pour entendre ce qui se passe pour de vrai et et on a du mal à croire la victime muriel salmona en parle très bien la victime du mal à être cru parce que ben elle n'a pas la réaction que le policier qui n'est pas formé attends dire iata intel vous voulez ajouter quelque chose je crois oui tout à fait donc effectivement je pense et je le répète je pense qu'il faut aller dans les établissements scolaires il faut aller en direction du public elle a posé la question parce que généralement quand on pose la question les jeunes répondent est effectivement pour concernant le fait d'être entendus ou pas lorsque les plaintes sont déposées alors déjà par rapport à notre public la police déjà il ya déjà de la défiance parce que quand on est jeune ben c'est à la mode aussi de d'avoir de la défiance envers la police et en plus quand on voit des témoignages même des adultes qui déposent plainte ou qui dénonce les violences d'ailleurs en ce moment sur twitter il ya le hashtag pro ma plainte avec tous les témoignages de personnes qui sont allés déposer plainte effectivement il ya un vrai problème quand les violences sont dénoncés et je pense que c'est vraiment super important surtout en direction des jeunes publics vraiment si on ne les croit pas ça peut vraiment avoir un réel impact parce que ce sont des personnes qui vont se taire pendant très longtemps les personnes parlent il faut qu'elle soit entendue jérémy bé qu'est ce qu'il ne faudrait pas forcer les forces de l'ordre entre guillemets à être fort mais est ce qu'il ne faudrait pas imposer ces formations salle devient un vrai sujet alors effectivement moi je crois qu'il faut à la fois libéré la parole tout le monde le dit les associations j'étais auparavant assistant social avant d'être sénateur et j'ai dû accompagner un certain nombre de femmes de jeunes filles victimes de violences et est donc on mesure le parcours du combattant moi je vais prendre l'exemple que j'ai pu connaître professionnellement quand vous vous rendez dans un commissariat qui lie à une vingtaine de personnes dans le hall d'accueil que l'agent de police nous appelle à la banque du commissariat pour vous dire mais madame vous venez pour quoi que tout le monde en tant qu il y a des gens du quartier qui connaissent d'ailleurs peut être l'agresseur c'est extrêmement compliqué c'est une double violence en fait qui se rajoute à la violence déjà subi par la victime donc effectivement il ya une partie qui est libération de la parole est ensuite qu'est ce qu'on en fait c'est par libérer libérer comment on la prend en compte et c'est ça le véritable enjeu moi je le vois en espagne le gouvernement espagnol il ya deux ans a mis un milliard d'euros sur la table à la fois pour protéger les femmes mais aussi pour investir dans la prévention dans la formation des professionnels que ce soit des forces de l'ordre du personnel enseignant pour justement détecter accompagné suivre et protéger les publics victimes de violences alors martine tekaya vous la maltraitance des femmes ça passe aussi par une place qu'elles n'ont pas toujours dans l'espace public en tout cas on qu'on ne leur laisse pas vous ce que vous voyez au quotidien ce sont des femmes qui doivent rester à la maison vous dites même quelque chose de très fort c'est ce que vous avez dit en préparant cette émission elles sont confinées toute l'année qu'est ce que ça veut dire elles sont confinées toute l'année ça veut dire qu'une grande partie ces femmes ont pour objet la leaf a pour objet de vous conduire les enfants à l'école reviennent de l'école font le ménage je prépare la maison elles vont ensuite rechercher souvent les enfants pour le déjeuner les reconduire à l'école l'après-midi et elles vont l'après-midi éventuellement aller dans une association à proximité de chez elles ou essentiellement en valeur proposé de faire de la couture du tricot de la cuisine donc elle reste en fait confiné dans le quartier et confinés dans leurs activités ça veut dire qu'elles n'ont pas de place pas d espace pour aller simplement se promener errer dans les rues comme elle comme elles le veulent s'il n'y a pas une tâche précise et en particulier en lien avec les enfants ou une tâche ménagère voilà tout à fait certaines femmes nous ont dit on a faim on a fait ce qu'on appelle une marche exploratoire dans un quartier nord d'amiens qui est un quartier à 70% de l'eau sociaux avec un niveau de vie très en dessous du niveau 10 moyens damien avec des descend en grande fragilité et ses fins nous en montrer tous les problèmes qu'elle pouvait rentrer au quotidien qui passait par le fait que par exemple oui quand il faisait beau il n'y avait pas un endroit où elle pouvait se poser sur un banc discuter entre elles restées dehors on s'est promenés par exemple à un endroit où tout de suite on a été accosté par une bande de quatre singes d'hommes qui sont venus nous demander mais qu'est ce que vous faites là attention vous faites des photos qu'elle photo ça voilà une certaine agressivité hélas ces femmes ils ont envie de l envie d'autre chose elles ont envie de ne plus être des mères de famille mais d'être aussi des femmes ça vient d'où selon vous un martin tekaya ce sont des c'est le poids de codes ancestraux c'est quoi ça vient d'où ça oui ça c'est un système patriarcal que l'on subit en france il ya aussi dans ces quartiers bien sûr beaucoup de femmes qui sont qui ont des origines étrangères de différentes origines d'ailleurs il ya des femmes du maghreb et des femmes d'afrique il ya des femmes qui viennent des pays de l'est mais où il ya toujours cette culture patriarcale mal qu'on connaît nous aussi d'ailleurs beaucoup de femmes en france ont été élevés dans cette culture et où l'homme domine et où l'homme décide pour la femme et l'homme envahi l'espace extérieur on le voit par exemple dans ce quartier il ya un marché très très connus on peut arriver assez souvent le dimanche matin on peut considérer bien facilement 70% d'hommes au marché pour 30% de femmes donc les hommes continuent à envahir l'espace public les faits ne vont pas dans les réunions ces femmes martina et 110 familles et comme elles le veulent je crois que certaines se change quand elles arrivent dans votre association mais elle n'ose pas s'habiller comme elles l'auraient dans la rue voilà c'était pas dans notre association mais je racontais ça quand je travaillais en effet il y avait des jeunes femmes qui arrivait avec une tenue cassant tout à fait leur forme et quand elle arrivait dans l'entreprise elle changeait tenu parce que quand elles sortent du quartier ya le regard des hommes et elles ne peuvent pas sortir habillé comme elle le souhaite jérémy baky en 2021 des femmes qui ne peuvent pas sortir dans l'espace public comme elle le voudrait aussi libres qu'elles le voudraient en tout cas pas aussi libre que les hommes par nonce c'est fou non c'est insupportable plus que fout c'est insupportable pour plusieurs raisons parce que madame tekaya le disait très justement j'en parlais y compris avec les collègues de deux femmes solidaires dans mon département on est effectivement dans une société patriarcale il ya un poids de l'héritage est bien souvent réalité que ce soit les femmes ou les hommes on se conforme dans un moule dans une reproduction des schémas anciens qui nécessite en réalité pour ça que je reviens sur ce qu'il disait tout à l'heure je crois qu'il faut prendre ces questions en compte dès le plus jeune âge il ya un véritable travail éducatif il ya un vrai travail d'égalité femmes hommes dès le plus jeune âge en réalité y compris dès la maternelle parce que est aujourd'hui et pour ces femmes qu'est ce qu'on peut faire parce que ok l'éducation pour les plus jeunes pour les générations futures c'est très bien sûr mais aujourd'hui pour celles qui vivent ça aujourd'hui il ya des quartiers où elles ne peuvent faire ce qu'elle m'aime moi je crois qu'il faut accompagner aider le pouvoir public il est aussi là pour permettre à ces femmes de pouvoir faire ce qu'elles veulent en toute sécurité et ensuite avoir un travail véritablement en profondeur pour changer les mentalités je reviens là dessus parce que c'est extrêmement important je le dis d'autant plus que je considère qu'en réalité l'homme ou une partie des sommes sont aussi enfermé dans un rôle de domination et je considère que l'émancipation des femmes participent aussi de l'émancipation de tout le monde et de l'homme une fine et qu'il ce qui pourrait se libérer de ce rôle de dominants et je crois que c'est une bonne chose et c'est pour ça que j'aime vite je le dis en tant qu'homme aussi les hommes être attentif à c'est assez combat là et pâques attentif à accompagner et à méditer compris dans des associations qui qui prône l'égalité parce qu'on pas se désintéresser de cette question là il considérait que c'est qu'une question qui doit intéresser les femmes martine tekaya oui je rejoins c'est je rejoins l'idée en effet que c'est très jeune qu'il faut intervenir dans les écoles nous nous intervenons dès la maternelle et les écoles primaires parce que c'est à cet âge là qu'il faut déjà orienté les enfants de l'égalité femmes et hommes un autre point important ce sont les budgets des associations sur ce quartier où nous avons fait les matchs les marches exploratoires il ya une multitude d'associations qui se débrouille qui n'ont rien fait qui ne venons pas de subventions suffisantes pour pouvoir former des femmes les amener à prendre la parole il faut faire des formations par exemple pour et des femmes à prendre la parole on ne les voit jamais dans les réunions politiques ou très peu ce sont les hommes qui viennent dans les réunions politiques alors on en voit très peu j'ai un peu faim jérémy baky et dominique vert alors quelques secondes très rapidement je crois qu'il ya aussi un travail de récupération sur l'égalité salariale qui donne aussi une femme une place aux femmes dans la société on a vu une progression jusqu'au début des années 90 et depuis les années 90 une sorte de tassement à 25 % de l'écart de salaire entre les femmes les hommes et 2 c'est aussi comment on revalorise le rôle des femmes dans l'histoire elles sont un vide et un dîner risée de l'histoire du pays alors qu'elles ont un rôle majeur que ce soit la révolution française à 36 dans la résistance à la libération elles ont participé à l'histoire de notre pays et elles sont invisibles des livres d'histoire c'est aussi ça permettra la femme de revenir dans l'espace même dominé guérilla pas des mesures d'urgence à prendre alors c'est très inégalitaire on voit bien qu'il ya des quartiers où effectivement la femme est totalement à signer alors que dans d'autres endroits c'est plus libre l'école dès le départ ça c'est évident je crois que le travail est en train de se faire et après aider les associations parce que dans certains quartiers ça relève du combat est donc là il faut militer il faut il faudrait utiliser l'espace et se montrer dans l'espace est obligé finalement les hommes à nous y voir une présence de forces de l'ordre c'est qu'une présence je pense que ça suppose le fait que des hommes et des femmes mais aussi des hommes enfin seulement des femmes des hommes et des femmes s'unissent à et combattent et 10 non cet espace n'est pas à vous n'est pas le vôtre c'est aussi le nôtre et c'est à nous de nous emparer de l'espace donc à nous les femmes mais c'est tous ensemble qu'on doit pouvoir le faire je ne crois pas que ce soit les forces de l'ordre qui pourront arriver à quoi que ce soit vous imaginez bien que c'est pas forcément très pacificateur dans un cadre mais les associations avaient sécurisé les associations et là pour le coup on peut accompagner des associations pour effectivement faire des choses pour pour pouvoir s'approprier des cafés on peut tout à fait faire des cafés philo et puis et y aller il ya je crois que il faut pas qu'on se laisse faire le vrai problème en fait c'est que on est éduqué pour laisser les hommes faire et puis on se dit bon ma foi et on s'en accommode eh bien il ya un moment on doit pas s'en accommoder d'où l'intérêt de leur démarche exploratoire dont vous avez parlé martin tekaya and leur baratin avec vous on aborde un autre type de souffrance moins lourd peut-être mais aussi très concernant c'est la question de la charge mentale que vivent des millions de femmes dans votre cas je crois que c'est l'arrivée du premier enfant qui a changé la donne pourtant avec votre mari vous vous viviez comme un couple moderne est ce que vous pouvez nous raconter peut-être en quelques secondes ce qui s'est passé moi j'ai découvert la charge mentale effectivement avec l'arrivée de notre premier enfant j'ai surtout découvert qu'un couple compense moderne qui partage des tâches sans avoir jamais vraiment réellement parler pour qui c'est un non sujet peut se retrouver en fait dans un déséquilibre total lors de l'arrivée d'un enfant et notamment lors du congé maternité et les conséquences du congé maternité quand vous reprenez ensuite votre travail voilà c'était dire que vous êtes senti vous aussi assigné à certaines tâches parce que femme alors que votre mari je précise ne n'est pas sexiste machiste non non pas du tout et on y est c'est fait partie de ce qu'on appelle moi j'aime pas trop le terme les hommes modernes mais malheureusement quand vous êtes seul à la maison avec un bébé vont passer toute la journée avec lui et que votre mari rentre le soir du travail vous prenez des automatismes où vous retrouvez ces boues qui savait gérer l'enfant qui fait les démarches pour les modes de garde qui sont en général effectivement compliqué et ça amène un déséquilibre assez important et ce déséquilibre ou leur santé d'autant plus quand vous retourner travailler parce que vous allez prendre le prix de déposer l'enfant à la crèche le matin puisque vous avez fait les démarches dont vous connaissez les genres à la crèche et après ce n'est pas qu'une histoire de groupe c'est aussi une histoire de société où la parentalité est encore considéré comme quelque chose qui relève des maires de celles qui ont porté l'enfant dans ce que vous dites on a l'impression que pardon dans ce que vous dites puisque vous parlez beaucoup de ce congé maternité qui semble à signer les femmes ça veut dire que vous êtes pour un congé paternité obligatoire exactement complètement pour moi c'est vraiment quelque chose qui ferait la différence et qui permettrait de réduire les inégalités etc aurait des conséquences ultra positif pour la suite que ce soit en entreprise ou même en tant qu'indépendante parce que je précise que ça va vraiment être un défi pour la france va y avoir de plus en plus d'indépendants et notamment de femmes qui pensent quitter le monde de l'entreprise pourra avoir plus de liberté et cette liberté il faut aussi expliquer aux autres à son couple à ses prestataires à l'école à la société que c'est pas du temps forcément on veut l'utiliser pour plus passé avec ses enfants mais que c'est un choix on peut l'utiliser pour soi et pour son entreprise voilà un sujet très politique dominique vais rien ce congé paternité obligatoire vous êtes pot au pin oui je suis pour parce que ça rétabli justement cet équilibre et on voit bien que le problème se pose dès le départ et dès le départ on doit pouvoir partager les tâches et on doit pouvoir être deux à s'occuper de l'enfant donc je pense que c'est on a bien imposé le congé maternité je pense que c'est une bonne chose quel cauchemar comment ça peut prendre forme d'un point de vue législatif jérémy bas qui est ce que c'est quelque chose qui peut parce que beaucoup de gens ne savent pas comment fonctionnent les lois les navettes parlementaires les procédures parlementaires proposent et faire une proposition de loi sur le congé paternité obligatoire c'est possible ou pas c'est envisageable après est-ce que sa maîtresse deux ans être est remplacé est ce que celui ci sera votée ou pas moi je ne connais pas aujourd'hui à la position de l'ensemble de l'échiquier politique soient haussées blau sénat pardon ou à l'assemblée nationale sur ce sujet là mais effectivement je partage je pense que il faut très rapidement notamment sur les questions de parents parentalité accompagné aussi à la paternité et ne pas considérer que les tâches relatives à la parentalité devrait être quasi exclusivement conférer à la mer et je crois que c'est pas toujours par mauvaise volonté des pères mais il ya aussi une reproduction de schéma ancien qui qui s'installe peu à peu et madame a raté le disait très justement et je crois qu'il faut que le législateur et les parlementaires que nous sommes on puisse parfois accéléré même processus parce qu'effectivement il ya le temps long comme on n'influe sur les mentalités mais comment les législateurs que nous sommes on est en capacité par la loi de faire accélérer un processus et modifier considérablement les mentalités je crois que c'est les deux et d'une phrase très rapide je crois que les grands bouleversements y compris par rapport à la vie des familles dans le pays se sont produits parce qu'il y avait une mobilisation populaire et je le vois en espagne et une grande mobilisation des femmes 2017 2010 qui aboutit justement ce plan de milliards d'euros mis sur la table par le mouvement espagnol et je crois qu'on a intérêt aussi avoir à la fois une prise de conscience grande en dépit d'une mobilisation populaire couplé à l'activité parlementaire pour pouvoir faire avancer considère le danger paternité vous le prendriez vous écoutez moi ainsi s'il existait s'il existe est très bas il existe en l'occurrence est obligatoire juste un nom il n'est pas obligatoire moi je le dis j'en informerai le président du sénat gérard larcher pour lui dire effectivement que le temps qu'il faut mais y compris toi parce que ça fait bien mais parce que le futur père que je serais peut-être dans quelques mois ou quelques années aura aussi à coeur de passer du temps avec son sa nouveau né pour le coup et son épouse dans les moments un peu privilégié et donc je crois que c'est important et ça participera de mon point de vue aussi à modifier la perception du rôle de la femme dans l'entreprise parce qu'on voit tous les frais en embauche tous les frais à la promotion interne des entreprises liées à la maternité sino mais les pères de famille s'arrête de la même durée que les mères de famille dans ces temps là ça changerait tout mais peut-être que on réduira dans l'entreprise et les exercices un moment à l'école aussi effectivement ou les réunions du soir mekla lieu les invalides extrascolaires les rendez vous chez le médecin chez le dentiste gagnent leur baratin oui un peu juste pour rebondir ce que dit monsieur le sénateur c'est que justement en espagne là depuis 2002 21 il ya seize semaines de congé rémunéré à 100% qu'ils sont accordés au deuxième par an et ça ça change complètement la donne change complètement d'accord ce que vous disiez c'est l'entreprise elle verra que la parentalité et à 50 50 ça permettra aux fans d'avoir moins ce stress d'accepter des nouvelles promotions de se mettre sur le devant est aussi serein effet je pense qu'on dit soudan a pas de femmes en politique mais parce qu'il ya beaucoup de femmes qui ne sent qu'elles n'ont pas leur place et parce qu'elles ont la tête plein de choses tout ce qui touche à la vie domestique c'est la femme et j'espère qu'un jour on va considérer que tout ce qui touche à la vie domestique c'est un vrai sujet c'est quelque chose qu'on devrait pouvoir évoquer en le dès le début sans que ce soit un sujet tabou sans que ce soit un sujet embêtant voilà est un tout petit mot dominique guérin cette charge mentale et ce qu'il faudrait pas envisager une reconnaissance de cette charge mentale d'un point de vue législatif pour les entreprises pour qu'elles tiennent compte de cette charge mentale qui existe un kir elle je crois pas que ça relève de législatif objectivement je crois que ça relève de la société et qu'il faut qu'on en prenne conscience et qu'il faut qu'on lutte contre l' aussi mais je crois pas que ça relève du législatif mais ça permettrait de rebouc l'est aussi sur ce que disait diarra tu as tout à l'heure je pense que lors du confinement on a revu aussi tout d'un coup on était tous confinés à la maison et là on a revu des rôles traditionnels se reprendre et c'est la femme qui se prenaient les enfants la cuisine etc d'où à mon avis quelques querelles qui ont dû aussi pouvoir être un peu plus violentes et merci merci à toutes et à tous de participer à ce premier échange dans un dialogue citoyen on va maintenant se pencher sur ce que vivent les femmes dans le monde du travail justement les choses évoluent mais pas encore assez vite les inégalités salariales sont criantes chez les cadres par exemple l'apec nous dit qu'à poste et profil équivalent les hommes gagnent 7 % de plus que les femmes même l'europe s'en mêle et demande aux états membres de mettre des amendes aux entreprises qui ne régularise pas les situations sans compter évidemment certains postes qui sont encore attribué seulement à des femmes pourquoi et comment y remédier c'est le thème de notre deuxième partie je vous repose d'abord de découvrir de nouvelles images cette fois elles nous viennent d'une citoyenne qui a fait carrière dans un monde à priori plutôt masculin elle est propriétaire d'un garage et son quotidien il ressemble à ça bonjour je m'appelle charlène j'ai 30 ans et je suis gérante d'un garage automobile mais écoutez je vais vous faire une visite de mon garage tant attendu voilà donc là nous sommes dans le showroom et l'accueil et on va les voir l'atelier mécanique ou mes collaborateurs travaillent bonjour bon bah on pouvait voir des temps qui travaillent et puis yann également donc on va les voir maintenant l'extérieur voilà tout ça pour vous dire en fait que mais je suis fier de mon garage c'est une moi c'est quelque chose réalisation en fait parce qu'il ya des formes concrétisation bas de ma détermination et de ma patience car pour l'acquérir c'était un peu compliqué mais j'ai réussi dans ce milieu d'hommes voilà est bienvenu charlène antique c'est vous qu'on découvre sur ces images vous avez trente ans vous avez donc votre garage à ploubalay dans les côtes d'armor en bretagne depuis septembre dernier la mécanique c'est un peu une histoire de famille chez vous mais quand vous avez voulu vous lancer seuls les banques ont eu du mal à vous suivre et vous dites que c'est clairement parce que vous étiez une femme vous allez nous détailler tout cela dans un instant anita puis joe est également avec nous bien venu vous avez 57 ans vous venez de bordeaux vous êtes sans emploi aujourd'hui mais les inégalités salariales ça vous parle vous étiez cadre dans une banque et lorsque vous avez compris que vous n'étiez ni promus ni augmenter de façon totalement injuste vous avez à signer votre employeur il a été condamné mais vous l'avez payé cher et vous allez nous raconter tout cela céline arnaud est également avec nous bien venu vous avez 42 ans vous êtes conseillère de caisse à toulon depuis vingt ans les postes des caissières sont occupés à une écrasante majorité par des femmes pas d'inégalité salariale chez vous mais des discriminations des évolutions de carrière à géométrie variable et des difficultés pour les mères célibataires peu voire pas du tout prise en compte par l'employeur on va voir sans détails aussi avec vous avec vous pour échanger ce soir martine filleul bienvenue vous êtes sénatrice socialiste du nord secrétaire du sénat vice présidente de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes andré gattolin est également avec nous bien venu vous êtes sénateur r&d pays des hauts-de-seine rdp hisser en marche au sénat vous êtes vice président de la commission des affaires étrangères de la défense et des forces armées et vice président de la commission des affaires européennes charlène antique je me tourne vers vous vous êtes donc propriétaire de ce garage qu'on vient de découvrir vous êtes aussi chef d'atelier et vous n'êtes pas du tout donc dans un bureau mais d'après ce qu'on a compris ça a été compliqué c'est peut-être encore compliqué aujourd'hui d'être prise au sérieux en tant que femme dans cet univers expliqué nous un peu oui mais c'était en fait une grande bataille ouais permanente fin ça fait dix ans que je suis dans ce monde là et il a fallu toujours prouver et prouver prouver prouver et mais en fait ce faire voilà j'y suis arrivé mais rien que l'exemple des banques j'ai fait j'avais 50 % d'apport ce qui est énorme en fait pour un achat de fonds de commerce j'ai qu'une banque sur six qui m'a suivi là parce que oui mais vous n'êtes pas et que monsieur ou banon je prends le garage tout seul voilà il y en a un qui m'a demandé oui mais faudrait commencer les stations comme une embardée envie de chercher le mot associé mais non une attestation maintenant mais une attestation en fait de votre ancien employeur comme quoi vous savez vendre des voitures est ce que je vends également des voitures voilà donc des choses un peu et avez maintenant vous avez votre propre garage est ce qu'il ya encore cette forme de sexisme au quotidien par des clients qui ne vous prendrait pas au sérieux parce que vous êtes là chef mais il veut pas s'adresser à vous il veut s'adresser aux mécaniciens enfin comment vous vivez savent encore aujourd'hui ah oui oui mais toujours ans après voilà c'est ça devient un jeu maintenant parce que les gens commencent à me connaître donc en fait it est au début et et puis au final ça se passe bien qu'ils sont contents mais c'est vrai qu'au début ils demandent mais c'est qui le patron mais jc mois et forcément à chaque fois j'ai des petites remarques là dessus quand j'ai un de mes salariés qui à mes côtés et la personne va aller directement vers mon salarié et pas vers moi parce que moi je suis une secrétaire dans la tête des gens au point que vous et avec humour en préparant cette émission que ça aurait été mieux si vous aviez une moustache et que vous aimeriez avoir une moustache enfin exactement ouais c'est ça j'étais prête à en acheter une les farces et attrapes là pour la m quand quelqu'un me demander mais mais ce qui est le patron quoi vous vous le dit avec humour aujourd'hui mais on sent quand même à la fin de cette vidéo vous êtes un petit peu ému est ce que c'est un petit peu plus difficile que ce que vous voulez nous montrer ce soir alors ma faim faut se battre tous les jours en fait oui c'est vrai il faudrait plus qu'est-ce qu'il faut faire de plus prouver qu'on est autant capable qui est un homme voire plus mais dans tous les jours il faut montrer en fait qu'on a envie de chialer et pas s'arrêter et voilà j'ai fait énormément de concessions pendant dix ans j'ai travaillé d'arrache-pied voilà aussi mais c'est pour moi et je commençais le matin à 7h chine hissel soir à 20 heures pour pouvoir prouver en fait que j'étais à ma place clairement c'est que ça vous auriez un message à adresser aux femmes qu'ils n'oseraient pas ou qui n'auraient pas votre force où vous aimeriez qu'on qu'on en parle au petite fille coco comment vous voyez les choses pour que d'autres femmes ne vivent pas ce que vous avez vécu et que ce soit tous enfin plus simple mais déjà peut-être d'arrêter de me diriger dans les écoles ben les femmes en fait vers quelque chose qui est dans la normalité entre guillemets en ce moment coiffe un bon moment après ça ça évolue quand même hein mais ce qu'on voit quand même des femmes qui sont conductrice de camions enfin voilà des choses comme ça mais à l'école quand même on dit voilà toi tu t'es bonne en littérature battue va aller dans cette danse et douala ou en bas tu as vraiment tu vas aller plus dans cette danse est donc cette voie là jamais on va dire à quelqu'un de balai dans un garage en tant que femme on va on va en parler avec les élus de la haute assemblée vous n'hésitez pas charles un antique si vous avez envie d'intervenir quand vous entendrez les sénateurs et sénatrices en discuter mais martine filleul c'est vrai que ça commence dès le plus jeune âge on a le sentiment d'orienter les petites filles vers tel métier les petits garçons vers tel autre métier on a aujourd'hui charlène antique qui adore faire de la mécanique et qui bosse dans un garage et qui est chef dans un garage mais qui n'arrive pas à se faire accepter c'est à la fois émouvants alors elle le dit avec humour mais c'est triste aussi oui moi tout d'abord vous dire que je suis très contente de faire la connaissance de charlene vraiment son exemple son parcours mérite d'être connue d'être diffusée justement auprès des jeunes filles qui n'osent pas toujours qu'ils sont effectivement orientés vers des métiers plus féminisé et elle parfois ses filles elles font des choix un peu par convention par obligation par pression et justement il faut casser ses idées reçues et ses préjugés sur les métiers pour qu'ils soient plus largement ouvert alors oui moi je crois que nous avons collectivement je le dis simplement nous avons un gros travail à faire sur l'orientation il faut que dès le plus jeune âge on ouvre le panel des possibles pour les filles et pour les garçons a fait des années qu'on l'entend mais que ça n'avance pas ou peu je sais pas ça doit commencer par les livres scolaires par exemple je crois que ça doit passer aussi par les médias parce que il ya un usager serré au type quand on regarde dans la publicité ou dans les scieries télé alors vous voyez aujourd'hui des femmes avocates des femmes juges mais justement une femme garagiste une femme aux brocanteurs etc ça mériterait ça aurait un sens quand vous regardez la publicité moi je suis fascinée et avant d'être sénateur je suis aller bloquer des magasins de jouets dans les centres commerciaux de mon département où il y avait un parcours aux pour les jouets pour les filles et un parcours bleu pour les jouets pour les garçons c'est à dire que on construit mentalement l'idée naturellement chez les garçons d'un stéréotype féminin mais chez les filles aussi nos stéréotypes où elle serait enfermée et je trouve que c'est terrible un moment où on parle de la diversité ou le service public dit ah oui on va mettre plus de femmes aux vins c'est une question aussi qualitative sait où est ce qu'on met ses hommes où est ce qu'on met ces femmes et dans la représentation populaire excusez moi mais la fiction ce qu'on diffuse alors de grande écoute extrêmement important et j'aimerais voir précisément ben l'histoire d'une femme garagiste après les bons que martine filleul les banques qui seraient frileuse parce que c'était une une chef de garage fameux oui il y a encore beaucoup d'obstacles pour la réussite des femmes très concrètement mais au bout du bout on voit charlene a réussi à surmonter tous ces obstacles et moi j'aurais envie de lui dire qu'il faut qu'elle aille dans les collèges dans les lycées pour montrer que ça peut fonctionner et aussi pour la valoriser pour la rassurer montrer que c'est une formidable réussite et fret charles m l'otan pas seulement oui j'oubliais de dire aussi qu'il y à des réseaux de femmes qui s'organisent des femmes chefs d'entreprise et qui permette du coup d'avoir aussi un peu de soutien de la part de ces autres femmes chefs d'entreprise et puis elles peuvent aussi collectivement organiser des opérations de sensibilisation auprès des jeunes fils alors les femmes dans le monde du travail ce sont aussi les inégalités salariales anita peugeot l'égalité salariale vous vous êtes battus pour l'obtenir dans l'entreprise dans laquelle vous avez travaillé pendant des années vous ni travailler plus comment d'abord avez vous su que vous étiez moins bien payés que vos collègues masculins comment ça s'est mis en place dans votre esprit comment avez vous compris tout cela bonjour je vais préciser que je travaillais dans un grand groupe bancaire français qui communique sur un modèle coopératif et sur des valeurs de responsabilité sociétale et d'humanisme c'est important voir un petit peu le décalage qu'il ya entre le discours et la réalité je m'en suis rendu compte commandes parce que j'ai consulté les bilans sociaux de l'entreprise et que j'ai participé dans le cadre de mes fonctions syndicales à la commission de l'égalité sur l'égalité professionnelle entre les hommes et les femmes donc le bilan social moi j'ai les consulter parce que j'étais j'avais des fonctions syndicales mais c'est quelque chose que tout salarié peut consulter alors qu'est ce qui s'est passé quand vous découvrez ça qu'est ce qui se passe vous vous vous allez revendiquer des choses commençaient perçu comme ans s'est vu que qu'est ce qui s'est passé avant soit déjà j'avais quand même postulé à 27 reprises pour le impose de catégorie supérieure sans succès je m'étais rendu compte que des hommes ont nouvellement entré dans l'entreprise de sans expérience sans plus de diplômes que moi obtenez les postes ensuite je me suis rendu compte de cette inégalité de salaires donc je les formaliser jeu formaliser une demande de l'ajustement de mon salaire sur celui des hommes de même catégorie nous prenons employeur par des courriers et parle j'ai eu des entretiens qu'elle ment saluera beaupré six ans et je n'ai obtenu que des aumônes c'est à dire que l'homme mon employeur me proposer mille euros d'augmentation sur mon salaire annuel le juge puisque j'ai engagé ensuite une procédure dans le juge m'a accordée 1200 euros par mois c'est à dire que l'écart de salaire il était de 1200 euros par mois on était dans l'entreprise à des accords entre eux en ce qui me concerne en fonction de l'évolution je suis resté 22 vendre l'entreprise entre 16 et 31 % d'écart de salaire avec un homme qui exerce le même métier que moi je parlais de ce combat qui vous avait coûté cher cette bataille juridique vous diriez qu'elle vous a usé abîmés physiquement qu'elle vous a fatigués ce que ça votre santé s'est dégradée à cause de cela de ce combat pas tout à fait puisque dès lors que j'ai assigné enfin j'ai subi des pressions de plus en plus forte et ces pressions sont transformés en harcèlement ce qui m'a conduit à un arrêt de travail lorsque j'ai pu reprendre l'employeur m'a proposé un autre emploi et en fait ça s'est avéré être un placard j'ai il m'a confié une mission initialement pour deux ans qui a duré deux ans et demi je n'avais quasiment aucune activité et le peu d'activité que j'avais à effectuer aux éperviers un élève du collège vous vouliez à gaz et lyne hallé entre salariés vous avez été un peu accompagnés par des collègues femmes ou hommes d'ailleurs dans ce dans ce combat alors j'ai eu des soutiens mais caché parce qu'en fait ce qui se passe dans l'entreprise c'est que les collègues ont peur ils savent en quelqu'un des inégalités et femmes le savent mais on n'en parle pas et en fait les collèges ont peur de des effets ce que je dis de capillarité on va dire c'est à dire que si jamais je montre un soutien trop trop trop visible j'ai peur que finalement ce soit moi qui sont embêtés donc je ne veux pas je ne veux pas le montrer est ce que je voulais dire également c'est que voyez vous pour vous montrer le problème c'est que mes collègues et moi j'avais bien travaillé le sujet puisque de l'égalité professionnelle je connais c'est le sujet j'avais des collègues qui postuler un emploi de catégorie supérieure donc ont échangé sur la préparation leur entretien je leur montrais avec les chiffres le bilan social qui est quelque chose de kate indiscutable seven hills est validée par un expert-comptable commissaire aujourd'hui voilà côte où tu te situes par rapport aux hommes de même catégorie voilà ce que tu peux demander et elle me disais non je vais pas demander parce que si j'ai le pouce c'est déjà bien je veux surtout pas leurs noms mais je me suis dit benjamin andré gattolin il faut arrêter d'être indulgent avec les entreprises lan on voit bien que les écarts de salaires continuent on vole on fait pression sur des femmes quand elles se battent pour avoir le même salaire là aussi il ya un sujet il ya un sujet d'autant que le principe de l'égalité salariale entre les hommes et des femmes date est entré dans la loi en 1972 alors on contrôle il ya il ya quand même une innovation depuis 1978 comme une part en 2018 il ya la création de l'index de l'égalité professionnelle ça commence à porter ses fruits puisque on voit des évolutions et surtout à la troisième année on entre dans des logiques on peut sanctionner les entreprises a pour le moment il ya beaucoup ressembler ses index parce qu'on entend beaucoup d'entreprises qui maintenant des chiffres super mais la réalité est là là là c'est un index généralisée qui est basée sur des normes d'ailleurs internationale parce que la notion d'index d'égalité professionnelle il n'est pas propre à la france il est usitée dans les pays scandinaves et les gîtes et au canada une venant des entreprises danone annoncé des données très statistiques c'est à dire que ça fait maintenant l'objet de contrôles l'an passé où depuis le début de l'indec je crois qu'il ya eu de 12000 contrôles qui ont été faites 300 sanctions exercer c'est un début mais j'irai comme moi on sait où sont les choses et là l'idée maintenant c'est de rendre publiques ces éléments c'est pas toutes les entreprises remplissent des statistiques il s'agit de nommer et de dénoncer et d'entrée derrière dans des procédures de sanctions qui peuvent aller jusqu'à 1 % de la masse salariale au gîte à pujaut ça c'est ce qu'on appelle aussi le name and shame vous avez pensé à dénoncer votre entreprise à en donner le nom est à dire voilà c'est une entreprise qui ne qui n'appliquent pas la loi et qui fait du harcèlement dénoncé le team lui l'entreprise elle a été tellement violente avec moi quand je suis allé au tribunal moi en fait je suis allé le tribunal pourquoi parce que moi c'est pas acceptable que je gagne 30 % de moins qu'un homme parce que je suis une femme dont parce que les hommes j'y suis allé également parce que j'aimais exercer mon métier j'ai même en 8es le conflit donc je suis allé au tribunal mais je le dénonce et s'il voulait comme employeur a été très très violent dès lors que j'ai assigné je ne venais pas français a levé lanthier par contre j'ai tenu bon malgré des menaces et très très violente vraiment violente 1 j'ai eu un appel où on me disait ils veulent pas pauvre mais martin vial c'est la technique du name and shame vous seriez pour par exemple tout d'abord dire que c'est vraiment révoltant qui puisse encore se passer des choses comme celles là en 2021 avec un tel harcèlement c'est révoltant vraiment je vous jure on a une remontée de témoignages très très très nombreux sur cette question et malheureusement pour rejoindre le sénateur gattolin même s'il y a un progrès et qu'il existe bien cet index en même temps il lâché l'objet 1 par terra nova d'une tribune qui montre que cet index n'est pas suffisant doit pas seulement des critères et qu'il faut absolument qu'il y ait encore plus de contrôler notre la personne qui témoigne notre témoin le prouvent bien il y a encore beaucoup beaucoup de travail à faire pour s'améliorer alors name and shame pourquoi pas pourquoi pas mais je serai dire que c'est un mode violent et qu'il faut vraiment beaucoup de mental pour le faire moi je suis toujours plutôt favorable à ce qu'il y ait un engagement aux côtés des syndicats de la personne concernée et des salariés les des médiations où les corps intermédiaires et bien 11 cette mission il faut la faire jouer à plein pour aider les salariés il faut que les syndicats soient forts soient représentatifs et qu'il y ait un maximum de femmes aussi qui s'engage non mais c'est la responsabilité pas des personnes concernées des pouvoirs publics de dénoncer là l'idée c'est d'aller vers une obligation de publication et compris de manière visible sur les sites des entreprises je suis complètement d'accord avec vous il ya des faiblesses parce que on s'attache beaucoup plafond de verre mais on voit pas le plafond scotché c'est à dire que dans ces indicateurs d'index on ne voit pas la part de très bas salaires qui sont attribués aux femmes le salaire anita pujo d'un tout petit mot peut-être vous vous êtes rendu compte aussi que ça avait un impact sur le patrimoine c'est à dire que vous n'avez pas pu acheter ce que vous auriez voulu acheter puisque votre salaire était de 1200 euros inférieur à ce que vous auriez dû avoir sur wii un écart de salaire en faire ça veut dire quoi ça veut dire que là où un homme va se loger dans 80 mètres carrés une femme elle va se loger dans 50 mètres carrés l'agronome va pouvoir faire des investissements pour augmenter ses revenus une femme pourra pas donc on sait que l'argent appelle l'argent et l'argent appelle le pouvoir donc on voit déjà quarante ans assystem un homme une femme va pouvoir payer les mêmes études à sciences économiques en cas de précarité en cas d'accident de la vie maladie chômage on sait que les revenus baissent de façon importante tant qu'une femme qui quesnoy elle peut tomber dans la précarité et enfin à la retraite une femme qui a été discriminée tout au long de sa carrière elle ne veut pas voir la même retraite donc on voit que ça des incidences tout au long de la vie des femmes tant sur le plan professionnel que sur le plan privé donc là c'est la double dessein que joël la triple peine c'est pour ça que moi je pense que si je peux continuer oui oui elle est ici je je je pense qu'il faudrait l'index égalité c'est très bien c'est terrain il faudrait donner du pouvoir davantage de pouvoirs à l'inspection du travail une que les femmes sont puisse les saisir sans aller au tribunal c'est trop violent d'aller au tribunal c'est trop violent c'est trop risqué c'est surtout quand on est en poste moi j'en ai perdu mon poste et j'en ai perdu ma santé est également créé un une juridiction dédiée aux droits des femmes ça serait plus ambitieux et comme ça ça couvrirait l'ensemble de la problématique qui touche les femmes et la place de la femme dans la société parce que c'est faut se contenter au droit du travail j'aime tourner vers vous maintenant céline arnaud vous après après 12 ans derrière la caisse vous gérez aujourd'hui les hôtes et hôtesses de caisse un métier difficile un métier assez peu payé peu reconnue est occupé à 95% par des femmes pourquoi d'ailleurs pourquoi autant de femmes à ces postes c'est un métier qui n'est pas qui ne plaît pas aux hommes c'est pas assez bien pour eux non je crois que c'est ce qu'on disait tout à l'heure j'entendais je sais plus qui c'est qui me disait c'est un stéréotype c'est une caissière c'est pas un caissier donc aujourd'hui personne fait mais pas grand monde qui ont envie d'être caissière donc assistante de caisse plus sérieux que vestiaires mais encore moins 5 et sied donc aujourd'hui c'est plus des étudiants qui arrivent donc nous par exemple sur notre ligne de casson années 90 ses employés il ya dix ans dans les dix hommes il y en a sept cdc des contrats et clients et 3 donc il ya travailleurs handicapés donc il est là parce que pas être dans les rayons et après ces deux autres c'est par choix et comment vous vous expliquer tout cela comment vous expliquez que ce soit d'abord les femmes qui se tournent vers ce verset métier c'est un métier genre et comme on dit aujourd'hui c'est une assignation c'est pour les femmes et pas pour les autres je sais pas après c'est un métier déjà où on peut faire à se tendre de caisse ou peut rentrer dans la grande distribution 110 corps donc déjà il ya tout c'est la démarche on n'a pas de diplôme ont tantôt rendant la grande distrib après il ya les étudiants les étudiants qui commencent leurs études ils ont vraiment besoin d'argent finalement il reste donc c'est des étudiants de ronda souvent des assistantes de questions un pack plus croire qu'ils ont même pour des études quand même hein et ce sont des temps partiels pour la plupart les atouts des caissières a s'est imposée de façon romancée du 30 heures et s'il est si aujourd'hui de pardon alesi non et si vous voulez faire du temps plein c'est forcément un autre poste au sein de du supermarché et un poste qui est pas forcément accessibles aux femmes tellache faut porter des palettes c'est ça alors voilà mais ça sert et 101e ils nous ont proposé le temps plein il ya quelques années et pourquoi dira peut-être moi ce que dix ans 1 et par contre c'est la polyvalence c'est à dire qu'aujourd'hui on se retrouvait à mettre en rayon pour faire notre plein temps sauf que on est bien d'accord que tout le monde n'a pas les capacités physiques aller en riant en préparant cette émission disaient qu'ils avaient pas d'inégalité salariale en revanche vous parliez quand même de discrimination notamment au retour de congé maternité en grossesse expliquez-nous un peu tout ça enfin l'exemple j'ai été aux leurs donc ça c'est les jets passe y en a encore mais on en rollers on va donner les prix quand ça bloque en caisse c'est ma première grossesse je me suis arrêté six mois pour on avait le droit au congé parental en six mois quand survenue montchamp n'a eu un changement de chef de caisse et il m'a mis en caisse alors que ça faisait des années que j'étais roller et au moment du du confinement quand on l'a on a vu qu'il y avait des gens qui étaient quand même un peu agressif dans les supermarchés qui était particulièrement agressif d'ailleurs à la caisse est ce que vous avez senti qu'il était aussi agressif parce que vous étiez des femmes bien sûr oui non ça c'est facile et d'ailleurs ils le sont toujours si ils sont toujours là il ya une colère énorme d'affaires de la population et donc toutes leurs colères elle est remise en pin en fin de parcours donc sur la ligne de caisse et on a énormément de gens qui déverse toute leur colère sur les assistants de caisse et c'est tous les jours et c'est répétitif mais moi je trouve ce témoignage particulièrement je dirais démonstrative de la situation parce que quand on regarde les premières analyses qu'on fait de trois ans de ce fameux index un des principaux problèmes en france qui se pose c'est ce tulle celui du retour de maternité où ça se passe globalement très mal et dans une majorité importante d'entreprise puis le deuxième élément bon c'est toujours le fameux plafond de verre c'est à dire la parité dans les dix meilleurs salaires de l'entreprise avec le troisième élément qu'on a évoqué tout à l'heure mais qui malheureusement n'est pas dans cet index il faudrait rajouter c'est la proportion de très faibles saleh de femmes dans les très faibles salaires quand on a déjà ces trois éléments on voit bien le problème structurel qu'on a en france et le temps partiel et la flexibilité c'est ce qui conduit parce qu'on sait que souvent une mère de famille a aussi envie d'avoir du temps ou du besoin de temps simplement par rapport à ses enfants et la dimension je dirais genre plus par emmené aux familles monoparentales aux parents célibataires c'est la double peine et ça c'est extrêmement compliqué à faire changer parce qu'on se rend compte qu'il ya une série de variables qui se cumulent et que l'on peut dire l'égalité salariale c'est très bien mais l'égalité salariale sans la prise en compte par exemple familles monoparentales ou familles non monoparentales et bien s'accroît alors on aura l'impression qui a pas de différence à statut identique est en train de servir en réalité y en a une à travers d'autres vous valiez dossier du retour de congé maternité la loi oblige depuis 2006 une augmentation légale au retour du congé maternité mais elle n'est pas respectée dans 13% des cas sont des chiffres qu'on a eues il n'y a pas très longtemps martine filleul il faut aller plus les voir ces entreprises se faire plus pression oui c'est vrai que le moment de la maternité est souvent un moment difficile pour le retour dans l'entreprise à la fois il y à des déclassements des changements de poste il y à d'autres collègues qui ont pu prendre des responsabilités alors qu'on ne pense pas à la femme qui est restée en congé de maternité et donc bah oui il faut toujours de la même manière interpellé les syndicats intervenir pour que l'égalité hommes femmes dans l'entreprise soit respectée ceci étant bon moi je pense que le moment de la crise qu vide a montré que à la fois les caissières les femmes de ménage les auxiliaires de vie toutes celles qui sont moins en moins bien payés finalement est moins bien traité dans la société était absolument indispensable il nous reste quelques secondes céline arnaud je vous ai vu réagir vous aviez peut-être quelque chose à ajouter oui parce qu'aujourd'hui je pense que les entreprises ou en tout cas la grande distribution y'a plus d'affectation donc aujourd'hui on est presque polyvalent en non pas en congé maternité on va on revient on n'avait pas de poste oui c'est facile dit détourne toutes les lois ayant et en parlant effectivement de on a été indispensable aujourd'hui nous qu'on aimerait vous demander ce qu'on a là voilà j'ai la chance de parler pour pour les employés la grande distrib une augmentation de salaire oui on voit se vivre et de plus survivre absolue ce n'est pas la réalité puisque aujourd'hui on a été augmenté de 42 centimes brut par jour travaillé oui donc si c'était ça le remerciement des grandes distribuer de la grande distribution voilà oui je partage complètement le point de vue pour dire que même d'autres catégories ont eu des primes non ce ne sont pas des primes qu'il faut il faut des revalorisations de salaire qu'ils soient des vrais revalorisation de salaire pérenne mais pour cela il faut j'allais dire fait remonter les revendications faire connaître l'exigence d'améliorer vos conditions de travail aussi sur le temps partiel il faut que le les heures de travail par ci deux temps partiel soit mieux rémunéré revaloriser et on va s'arrêter là pour cette deuxième partie mais merci infiniment merci céline arnaud entendu votre votre émotion et merci de vous être livrés sur notre plateau merci à tous tant d'ailleurs d'avoir participé et merci andré gattolin plaça à notre troisième partie on va maintenant donner la parole à des citoyennes et des citoyens qui ont fait de ces inégalités hommes femmes un combat quotidien et qui ont parfois trouvé les moyens d'y remédier alors soit en travaillant sur les mentalités et en poussant les femmes à se lancer malgré leurs inhibitions soit en faisant de la pédagogie de la formation soit cette fois c'est clair en s'imposant en imposant des quotas inégalités hommes femmes ils et elles bousculent les codes c'est le thème de notre dernière partie on accueille nos prochains invités dans un instant d'abord de nouvelles images nous viennent d'un homme qui a fait le choix de rester à la maison de s'occuper de son enfant et dont l'épousé trouve son épanouissement professionnel regarder je m'appelle nicolas rieffel j'ai 41 ans je vis dans un tout petit village qui s'appelle mittelbergheim c'est en alsace si on vit au milieu des vignes cette pandémie a radicalement changé ma façon de travailler la même bouleversé avant je veux voyager énormément j'étais peu à la maison et mes activités se situent principalement dans l'événementiel et dans la gastronomie depuis maintenant un an je profite pleinement de ma nouvelle vie de père au foyer et je suis un homme extrêmement heureux quoi encore moi comment tu fais voir la faire à manger oui doucement doucement doucement je citerai un chef d'entreprise qui disait tout ce que je perds en euros dans mes business je le gagne 1000 fois auprès de mes enfants dans cette pandémie aujourd'hui je ne changerais pour rien au monde ma nouvelle façon de vivre j'adapte aujourd'hui toutes mes activités à celle ci et je suis prêt en tout cas à garder autant que faire se peut cette nouvelle vie de père au foyer est bienvenu nicolas rifaie bienvenue à vous bien d'un dialogue citoyen c'est vous qu'on découvre dans les images vous êtes chef de restaurant éphémère mais le confinement du printemps dernier a été comme un révélateur de votre fibre paternelle vous avez décidé on vient de le voir de vous concentrer sur vos tâches à la maison et de mettre votre carrière au second plan et ça vous rend très heureux on vient de le voir et vous nous nous en reparlerai dans un instant chloé hermary est également avec nous ce soir bienvenue vous avez 26 ans vous êtes chef d'entreprise vous avez monté votre école d'informatique qui forment des développeurs et j'allais dire surtout des développeuse puisque vous avez 70 % d'élèves femmes ça c'est votre bataille après avoir constaté à quel point tout avait été conçu par et pour des hommes et vous allez nous détailler sous sa gueule berthevas c'est également avec nous bien venu vous avait 43 ans vous êtes maire de saintes abraham une commune une commune d'environ 550 habitants dans le morbihan vous dites vous même que vous n'êtes pas une militante féministe qui manifestent dans la rue en revanche vous oeuvrez pour la parité en politique au quotidien vous ne laissait rien passer quitte d'ailleurs à vous faire une réputation pas très sympathique et vous nous expliquerez pourquoi avec vous pour échanger ce soir alexandre à bord qui au fond teint bienvenue vous êtes sénatrice à l'ère des alpes-maritimes membres de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes membres également de la commission de la culture de l'éducation et de la communication thomas dessus bienvenue à vous également vous êtes sénateur écologiste du rhône vice-président de la délégation sénatoriale aux entreprises membres de la commission de la culture de l'éducation et de la communication nicolas rieffel on peut dire vous êtes homme au foyer aujourd'hui c'est à dire qu'est ce qui s'est passé dans votre parcours j'ai cru comprendre en préparant cette émission que c'était quand même le le confinement qui avait été un électrochoc tout à fait un confinement vers les activités jeux chefs d'entreprise à mes activités sont principalement dans l'événementiel et dans la gastroplastie donc forcément deux secteurs qui ont été touchés de plein fouet par cette endémie et du jour au lendemain on se retrouve en petits qu'eux à la maison donc c'est super les troubles et moi et puis par la suite les activités qu'ils reprennent pas mon épouse qui fait un changement radical de nos parcours professionnels outils avec un nouvel investissement dans ces opportunités et le choix de dire binger aurait finalement à la maison pour m'occuper d'autres car qui aurait dû normalement se retrouver en cash puisque tous les deux on était en activité au final j'ai adapté mes activités aujourd'hui à ma nouvelle vie père au foyer et qu'est ce que vous avez réalisé en changeant votre activité de vous rendez compte que de ce que ça veut dire élever un enfant vous rendez compte de ce que vivent un certain nombre de femmes qui restent à la maison pour s'occuper de leurs enfants qu'est ce que ça a réveillé aussi une fibre féministe chez vous qu'est ce que ça a changé alors vous venez de bord fait quasiment tout je pense que la fibre féministe gelé depuis très longtemps parce que j'ai été élevé par une maman et et par ma grand-mère au dessus de ce que mon papa travaille énormément donc j'ai eu cette chance-là d'avoir découvert aussi ce que c'était être une mère au foyer et quand j'étais plus jeune je voulais faire de métier le premier était curé quand j'avais 9 ans et à 10 ans je vais être papa avec si l'enfant alors déjà avec un c est déjà pas mal mais mais mais après par la suite qui qui a véritablement changé pour moi dans la prise de conscience aussi ce que c'était un enfant et de l'éduquer auque au quotidien quand on travaille on le dépose le matin et on leur cherche le spa on n'a pas vraiment conscience de tout ce qui peut se passer dans la journée deux sont encore hormis le week end mais qui est plus sûr du jour prix à la détente et j'ai vraiment pu me rendre compte et surtout ces deux dernières semaines puisque oscar grandi à bientôt deux ans de la charge mentale que c'est aussi de ne pouvoir soutenir son enfant de l'éduquer en plus d'obliger les sociétés à côté et mon association donc effectivement c'est un travail à un autre travail quelque part tu es le plus beau métier du monde comme disait ma maman et et je suis totalement convaincu à tel point que j'ai modifié j'ai modifié ma façon pensée professionnels ti pour profiter en tout cas pleinement d'oscar jusqu'au moment où il va aller à l'école c'est un choix qu'on a fait ensemble avec mon épouse est une réflexion qu'on a eu pas très longue parce que je suis totalement épanoui et heureux ici quoi le plus dur alors au quotidien georges et les fouilles n'ont après le plus dur au quotidien c'est que un enfant à son âge à l'âge aux quarts commencent à avoir son caractère aussi affirmé on est tous les de lever entre 6h et 6h15 le matin donc on commet ses activités à la fête 37 à 45 il a fini son petit déjeuner donc on commence une véritable journée ensemble donc il faut l'occuper c'est un enfant qui est afin fiable de la ville il adore vivre et jouer donc on fait énormément de choses entendues par le matin on va se balader ont fait beaucoup d'activités ensemble me keita fief de 1h 1h30 l'après midi et on continue les activités ont fait des balades eu la chance de vivre dans un merveilleux village avec des villes donc on s'occupe tout le temps donc de cl du matin dès 9h30 on vit une journée vraiment plein nico nicolas rieffel je vous propose d'écouter maintenant la réaction de nos élus en plateau sur ce genre de modèle d'un convoi finalement assez rarement trop rarement d'après vous en tout cas peut-être trop rarement aujourd'hui c'est le sujet de votre émission cela signifie que c'est pas encore comme un mois pour moi un homme qui élève son enfant c'est tout à fait normal ils sont peut-être trop peu parce qu'il ya beaucoup d'auto censure je crois pas que ce soit je pense que tout le monde peut réussir à trouver un aménagement ça doit parvenir forcément aux mamans de devoir se sacrifier dans le travail voilà tout ça c'est un travail des stéréotypes en fait à déconstruire pour pouvoir aujourd'hui partager pleinement l'éducation de son enfant je passais une fibre maternelle paternel féministe on disait à l'instant je pense que n'importe quel parent est capable d'éduquer il faut juste ne pas s'autocensurer et vivre pleinement son propre projet le projet de ce papa c'était de passer un moment à un mot des moments forts avec son enfant dès le début il faudrait que tout le monde voilà à quoi tous les papas qui souhaitent faire cette même démarche il ay ay et ne se sentent pas coupables ou regarder travers par la société c'est ça qui pose le problème aujourd'hui et le regard qu'on va porter comme pour le congé paternité pas justement et ça comment on change est ce que la loi peut y aider est-ce que vous en tant que vous pouvez aussi accompagner ce genre de changement oui évidemment mais là ce qui est intéressant c'est la période du coc vide qui a provoqué ce changement se déplie qu mais en fait les études qui sont sortis après le premier confinement elles ont montré que les femmes notamment les femmes qui est en télétravail assumer une double charge encore plus aggravé que d'habitude c'est à dire que la la c'est un bel exemple et ça a permis de montrer que un père pouvait devenir homo foyer ou s'occuper pleinement de son enfant mais la réalité c'est que pendant le premier confinement ça aggrave et notamment la répartition des tâches à domicile a aggravé la difficulté pour les femmes de conjuguer l'arc leur carrière et leur maternité donc effectivement il faut pouvoir encadrer beaucoup de choses et notamment ses sept ans de télétravail il faut pas que ça soit des temps aussi où ils gardent les enfants etc donc il ya effectivement de l'encadrement à améliorer mais là c'est une belle histoire mais la réalité est un peu différente après le courrier confirmant les rues que c'est c'est vrai que dans le cas de nicolas rieffel ça a été le confinement qui a été le déclic vous l'avait bien dit mais est ce que le déclic ça peut pas être un congé paternité obligatoire par exemple ben oui on non le sénat a examiné cette proposition il ya quelques temps dont je suis favorable au congé paternité et même j'irai beaucoup géré au delà je comprends même pas qu'il ya encore des différences pourquoi hein maman une maman devrait passer ces quatre mois de congé est pas le papa donc je pense qu'il faut encore aller plus loin et bien sûr le rendre obligatoire pourquoi c'est important de rendre obligatoire parce qu'aujourd'hui il ya beaucoup d'hommes qui dans l'entreprise n'ose pas prendre ces journées là en fait en imposant aux pères de famille ce congé dont kevin maintenant obligés à partir du 1er juillet me semble devoir prendre obligatoirement voilà il va quel papa aujourd'hui peut ne pas avoir envie de passer les premiers jours de la vie de son enfant ensemble ça n'existe pas maintenant je comprends les pressions dans les entreprises oh tiens tu prend 7 jours tu étais là maintenant ça va être imposé donc non plus le choix et je peux vous dire que je pense que ça va être une libération de tous ces hommes qui ont une fois de plus s'auto censurer par pression des collègues de travail des débats là les titres réflexion dans les plis et bien sûr 2 à 2 qui ne sont rien d'aného déconstruire me collard il fait tout ce qui vous retenez vous pour franchir ce pas tout seul parce qu'on l'a vu c'est le confinement qui a été un déclic mais qu'est-ce qui vous reconnais c'est vrai il y avait une forme de pression sociale non j'ai eu la chance d'avoir un papa qui partagent énormément et nous mais clairement c'est le travail et un facial de boulot en 2009 voilà pour donc sur un mois je dormais fille nuit à la maison donc c'était vraiment le travail est vraiment envie de travailler d'être en mouvement de voyager et c'est vrai que je fais paraît brutale vraiment replanter les villes d'eau au milieu du village en biaisant ballon le l'essentiel c'est papa et avec cette phrase que je retiendrai dans papa chef d'entreprise qui a dit tout ce que je perds en business ou en euro en données d'entreprise je le gagne 1000 fois plus en reste avec les enfants il est clairement ça aujourd'hui ça remet vraiment les les choses en place et peut-être qu'on est dans une société qui va trop vite peut-être les choses vont trop vite évolué et on a oublié l'essentiel que quand on a décidé de faire un enfant puisque c'est une décision en général et c'est qu'il faut les assumer les enfants sont pas juste fait pour aller à gauche et alors on va continuer de balayer les solutions les pistes d'avenir avec vous chloé remarie pour faire avancer les choses en terme d'égalité entre les femmes et les hommes vous avez créé votre propre école qui délivre un enseignement qui se seraient libérés et là je cite vos mots de certains billets genre et c'est ça oui absolument donc on est une école qui forme à l'informatique l'informatique aujourd'hui il ya seulement 10 % de femmes il peut s'interroger pourquoi elle que 10% de femmes c'est au même titre un peu pourquoi il y actuellement si peu d'hommes qui sont employés c'est pour en fait tous ces chemins de décisions qui sont on va dire tracé par la société c'est que en fait conduit on pousse plus les femmes à aller vers des métiers du service que des métiers scientifiques quand je dis pousser c'est un contexte social c'est l'éducation c'est le fruit n'est malheureusement d'être extrêmement de levier extrêmement insidieux dans l'éducation et nous en fait on s'attaque alors pourquoi aujourd'hui c'est un problème qui est pas de même dans l'informatique c'est que les outils numériques on utilise qui sont les applications qui sont les réseaux sociaux etc sont aujourd'hui créées en très grande majorité par des hommes de 4 90% par des hommes ce qui se passe en fait c'est que l'on introduit des billets dans les algorithmes dans la conception de ces outils qui sont des bières en fait du coup de coûts de conception de rue donne un exemple sur une application de running pour faire son jogging on a des personnes qui ont pensé en fait quand on croise un autre joker on a la possibilité de voir le parcours que ce joggeur a fait donc en fait ce qui se passe c'est que quand en joggeur croise une joggeuse il voit en fait l'intégralité de où elle est partie et douai ce qu'est la rentrée donc du coup en fait où elle habite ça par exemple c'est un outil de conception de périr dablement beaucoup d'hommes qui sont pas en fait projeter dans le fait que quand on est une femme qu'on fait son jogging à 22h on n'a pas du tout envie de savoir on n'a pas envie que la personne qu'on croit sache où on va courir et où est-ce qu'on rentre chez soi donc l'idée en fait date ex cool c'était c'est de proposer une école puisque l'éducation est toujours à le berceau de toutes les inégalités mais ici dans le cadre professionnel c'est une voie d'accès à les métiers de proposer une école qui arrive à déconstruire les liait d'orientation pour les femmes de les former dans un environnement dans lesquelles elle se sent bien je pense qu'on parlait peut-être justement de culture avec nicolas donc l'idée c'est de créer un environnement dans lequel elles se sentent elles se sentent à l'aise légitime et puis ensuite d'autres avec des entreprises qui sont engagés le signe en ce sens chloé remarie vous avez fait une grande école de commerce est ce que vous avez subi le sexisme des inégalités hommes femmes est ce qu'on ne vous a pas toujours prise au sérieux là aujourd'hui vous êtes chef d'entreprise est ce que vous sentez qu'on ne vous prend pas au sérieux parce que vous êtes une femme est ce que vous le vivez encore aujourd'hui ça moi j'étais à titre personnel j'étais un peu garçon manqué je me disais quand on veut on peut un peu naïve ans j'étais petit donc j'ai fait j'ai eu un parcours assez classe unique de classes préparatoires puis de grandes écoles est vraiment être dans cette dans ma tête quand on veut on peut en fait j'ai été et finalement j'ai été plus j'ai grandi que j'ai été exposé à à nouveau c'est insidieux c'est la façon dont qu'on s'intéresse à vous quand vous rentrez dans une pièce par exemple dans un dans un rendez-vous investisseurs c'est la façon d'un de prendre au sérieux c'est les questions pour vous poser aussi sur votre entreprise c'est toujours est-ce que vous avez les épaules est-ce que c'est toujours plus mise en doute sur votre capacité à faire plutôt que véritablement votre entreprise et vos chiffres et évidemment et puis après mois les grandes écoles sont des milieux quand même assez aujourd'hui est connu pour des comportements une macho donc culturellement c'était bien mieux quand même où il y avait une culture une culture machiste assez assez présente plus après moi je me sens finance donc elle a également j ai assez exposée thomas dossier on voit que chloé incarne une nouvelle génération qui peut être va faire changer les choses mais on découvre avec elle effectivement des technologies sont mises en place par des hommes et pour des hommes et ne tiennent pas compte des femmes alors là c'est carrément structuration n'y a pas que les technologies il ya des billets partout et on prendre les déconstruire elle est allée regarder fois regarder ça en face déjà il ya des billets nous par exemple quand on prend des décisions politiques qui a forcément des billets et comme on est dans un monde qui est en train de changer mais qui est aussi un monde dominé par les hommes on prend des décisions parfois là dessus et je vais prendre un exemple à lyon en train de mettre en place la municipalité pourra mettre en place un budget sensible au genre c'est à dire que sur chaque dépense on va regarder c'est le profite d'abord aux femmes ou aux hommes ou à personne neutre donc on va regarder un peu ati a qui vont les subventions qu'on attribue c'est juste à regarder ou vent où va l'argent c'est important c'est le nom qui le distribue à ce que l'on privilégie d'abord un genre par rapport à un autre et puis après un peu se doter d'outils les os les entreprises doivent se doter d'outils un label il ya des labels il ya un label afnor comme une norme qui peut permettre de donner des outils de management qui peuvent permettre de regarder autrement le management la rh etc pour faire avancer l'égalité femmes hommes et puis pour arrêter de regarder la société comme le regarder il ya 30 ou 40 ans c'est fou c'est des choses auxquelles on pense même pas alexandra burke et font tinter un effectivement et je cite aussi un exemple que vous avez donnée en préparant cette émission chloé sont les airbags fait en fonction des poids des hommes et donc ils ont mis en danger des femmes peut-être que vous aurez l'occasion de le raconter alexandra burke fontan c'est sûr que sur cette thématique est à deux sujets d'abord la féminisation et la mixité des métiers j'ai envie de dire par exemple dans mon territoire des alpes-maritimes on a essayé de mettre en place des actions pour faire de la sensibilisation justement à la mixité des métiers des aux collégiens on a la technopole de sophia antipolis qui est la première technopole européenne avec énormément de métiers scientifiques peu de femmes également donc on les invite dans les collèges pour pouvoir présenter leur métier pour essayer d'attirer des jeunes filles qui deviendront plus tarder des scientifiques donc ça passe alors on voit que se dirige vers l'est vers les verts un bac scientifique il est beaucoup plus de jeunes filles qui ont des pattes mention très bien scientifique et au moment de rentrer en école c'est là où le bât blesse et on voit que dans toutes ses écoles et elle pourra nous le dira certainement qu'il ya voilà ça s'arrête parce que c'est toujours pareil c'est toute l'image les stéréotypes qu'on peut avoir qu il faut absolument déconstruire et ça on parlait de culture d'éducation il faut le faire des jeunes à l faut déconstruire ça un gamin quand il ya cinq six sept ans il est pas encore genre et c'est la société qui lui dit tu vas faire policier et tu vas voir tu vas tu habillés en bleu est l inverse pour ta soeur donc en fait il ya 10 à ce problème at la féminisation des métiers il faut rendre des métiers beaucoup plus attractif et après il ya les conséquences quand ces genres et et l'application etc mais c'est le cas aussi dans la politique je veux dire aujourd'hui il ya beaucoup de décisions qui sont prises pas assez pour le droit des femmes à mon goût et donc c'est la féminisation elle rajeunissement aussi de la classe politique qui fait qu'on s'empare des sujets donc donc voilà il ya une incidence quand donc c'est assez important en fait on dit pas qu'il faut plus de femmes qu'on est les meilleurs et c'est à aucun rapport le sujet et les d'une complémentarité est aujourd'hui faut faire évoluer aussi les lois sur la parité dans la politique pour parvenir à cet objectif on va y venir aux femmes en politique avec notre troisième citoyenne dans un instant chloé peut-être vous laisse réagir je vouvoyais réagir à ce que disaient nos élus notamment sur ce qu'on se disait sur sur l'orientation en fait c'est une question de représentation des métiers et donc du coup d'éducation mais aussi une question de en fait on va pas dans une école par exemple d'informatique ou les 90 % d'hommes et 10% de femmes parce que on sait que c'est un endroit on va être victime du sexisme les meilleurs silencieux oriente canton avec 10% entre 90% enfin c'est statistiquement ces statistiques ont été les grandes chances qu'on soit sujette à des blacks cesti sexies des comportements déplacés etc et du coup c'est pour ça aussi pour boucler je pense à la suite c'est pour ça que les quotas en fait peuvent avoir de l'impact c'est que on va du coup se retrouve avec des personnes qui vont avoir de la représentation au moment de l'orientation ils vont voir qu'il ya 50 52 personnes dans les dents dans leurs établissements scolaires par exemple et puis ensuite quand il cette personne par les femmes par exemple ils seront elles seront moins exposés avec cette situation que très grande minorité et donc du coup moins exposés à des comportements sexistes et c'est donc ondes mais je pense que ça la suite mais servent les quotas justement les quotas vous faites bien d'avoir des sujets en une seconde oui non les quotas oui oui il faut il faut absolument est passé c'est qu'on ces personnes aiment les quotas passe le caractère obligatoire et dans la politique ou par exemple dans les conseils d'administration des entreprises du cac 40 avec la loi copé zimmermann s'il ya pas de quotas c'est pas respecter donc malheureusement on le vérifie tous les jours de classe où c'est ce qu'a fait bouger la politique exactement et il faut la faire encore évoluer parce que notamment dans les communautés de communes spc où il n'ya pas de parité c'est un gros problème alors justement gail berthevas ce vous vous avez été mère au foyer pendant des années mais aujourd'hui vous êtes maire d'une commune rurale dans le morbihan et vous aussi vous vous battez quotidiennement pour plus de parité met donc dans le monde politique comment vous faites alors c'est pas simple c'est un vrai combat clairement moi je suis élu depuis 2008 en tant qu'adjointe j'ai été élu maire en 2014 et en fait ces demandes à la je me suis senti seul déjà jeunes par rapport à la moyenne d'âge et puis surtout très peu de femmes donc on se dit que c'est pas possible donc du coup voilà c'est aussi une question de tempérament jeu j'aime bien dire les choses donc quand je suis entouré de mais voilà je le fais savoir je réagis aussi un petit peu avec un peu de répartie à toutes les petites blagues un peu déplacé donc voila et puis bon progressivement il faut s'imposer mais c'est vrai que les femmes en fait c'est pas naturel de s'imposer un homme en politique dès lors qu'il est lui voilà il va il va se sentir légitime une femme elle va elle va vouloir démontrer sa légitimité par sa force de travail donc ça prend plus de temps donc il ya besoin d'accompagner toutes ces femmes les femmes qui sont nouvellement élus ou les femmes qui seront candidats de demain pour des élections ça passe par la formation la formation des élus ça passe aussi par des évolutions législatives effectivement moi je reste persuadé et pourtant je suis contre les quotas vraiment sauf qu'aujourd'hui on fait le constat que si nous n'avions pas lui ces lois pour favoriser la parité nous serions loin de la situation à laquelle nous sommes aujourd'hui qui pourtant n'est pas encore satisfaisante puisqu'il ya seulement à peine 20% de femmes mères en france donc vous êtes l'oisif je crois pour l'écriture inclusive oui alors j'essaye je suis par ailleurs première vice présidente de mon intercommunalités donc là où il ya très peu de femmes on a un exécutif paritaire voilà moi dans mon écriture effectivement c'est quand je parle des élus c'est les aigus point e point s mais ce n'est pas naturel et j'ai un partenariat avec une association avec un quotidien national une newsletter on n'a pas réussi à ancrer cette écriture inclusive et newsletter qui parle des élus eh ben c'est les élus us je trouve pas ça devient quand on s'adresse à des élus je trouve que c'est bien de pouvoir c'est miniser parce que c'est important parce que c'est aussi par ça qu'on va rendre naturel le fait que des femmes puissent être élus puissent être maire ou président de l'intercommunale vous sortez que vous déranger parfois que vous agacé vous passez pour la féministe de service ah oui et clairement alors je ne le suis pas féministe 1 mais dans ce combat voilà je suis obligé d'aller un petit peu remuer les consciences donc je suis intervenu là en congrès des maires du morbihan il ya un an et demi sur justement en préparation des échéances municipales le président de l'association des maires m'avait demandé de faire une intervention sur l'engagement des femmes en politique j'étais face à une assemblée de 300 élus majoritairement homme un autre forcément quand j'ai été annoncée sur le programme quand je suis arrivé dans la salle voilà c'est voilà la famille ni donner des leçons pour aller chercher des femmes pour mettre sur nos listes mais c'est pas grave le tout c'est de remuer un peu les consciences et une fois que j'ai fait cette intervention plusieurs plusieurs collègues maires sont bons voire en disant oui tu as raison on doit aussi changer nos façons de faire c'est à dire que quand on compose nos listes au lieu d'aller trouver des femmes en leur disant ben voila je viens de chercher pour être sur ma liste parce que moi je suis comme une pile mais l'habitant et formaliste elle soit paritaire donc je ne cherchais non ce n'est pas une façon de parler aux femmes donc nous on vient chercher les femmes parce que on a décelé en la personne des compétences parce que ça va être un élément complémentaire d'une équipe est pas tout simplement parce qu'on doit mettre des femmes dans une équipe alexandra burke et moi je viens vous êtes aussi pardon on m'a fait réagir en plateau pardonnez-moi le chrono tourne très vite vous êtes aussi une femme en politique vous êtes une femme au sénat est ce que c'est aussi une chambre qui a plus d'hommes que de femmes vous sentez que c'est plus difficile pour vous que pour les hommes quand je viens d'arriver il ya quand même une plutôt une bienveillance pour les nouveaux arrivés étant mieux en plus c'est vrai qu'il ya une différence d'âge et certains collègues ont l'âge de mes parents donc il ya ce côté plutôt sympathique et bienveillant donc je pourrais pas dire que j'ai été mal accueillis ou que j'ai ressenti du sexisme maintenant je peux engagée depuis dix mille ans mais ça fait une dizaine d'années que je suis engagé donc bien sûr que je l' ai senti que voilà on est jeune on est une femme et il a fallu faire sa place ça m'a pas porté des faux j'en suis là aujourd'hui j'en suis très fier et honoré mais voilà je veux pas dire que la ville a commandé les évoluer les choses gail berthevas se propose des choses notamment l'écriture inclusive tout ça alors moyen pour un clip c'est c'est moi mon truc moi en tant que qu'élu local bajeux j'essaye de faire du concret donc de créer des actions comme geste tout à l'heure auprès des collégiens partouche pense qu'il faut profiter justement de nos mandats pour mettre en place des actions vraiment qu'ils sont concrètes concrètes pour faire évoluer les femmes ce soit des actions de sensibilisation auprès des jeunes ou là par exemple j'ai déposé une proposition de loi aujourd'hui sur l'endométriose crois que ça n'a jamais été fait au sénat c'est une maladie qui touche une femme sur dix en france donc voilà je profite aussi de ses responsabilités que j'ai quelles que soient les instances pour pouvoir essayer de faire évoluer la condition de la femme en général et on va y avoir du boulot il ya encore du boulot thomas devient bien sûr et comme disait votre témoin la parité ça ne suffit pas il faut aussi que les femmes conquis candidate ou qui sont élus se sentent légitimés à l'aise dans leur mandat il faut trouver des outils pour qu'elle dit arrive nous voilà dans l'organisation que dans le cas qu'elle participe au moment pour susciter des candidatures était se sentent à l'aise on a créé des espaces de non mixité ou entre femmes entre ancien élu entre candidates elles pouvaient se retrouver partager l'expérience et continuer à porter des choses de façon légitime après bon évidemment on se retrouvait tous ensemble mais il ya forcément des temps où ça peut aussi aider se doter d'outils comme ceci et puis je pense aussi que la communication inclusive permet aussi de faire évoluer les choses faire évoluer les représentations alors après on peut trouver des outils forcément le point médian ou le point ça forcément ça peut poser des problèmes on peut trouver d'autres façons de le faire mais en tout cas il faut féminisé au maximum les noms des fonctions etc il faut avancer sur surtout ça c'est toutes ces représentations là qu'ils feront à voir évoluer les choses et à coincer n'a complètement paritaire avec a évolué parce qu'avant votre émission j'ai regardé les chiffres donc avant les lois sur la parité c'était 5 à 6 % de femmes au sénat on est autour de 30% actuellement 24 8% ça quand même ça évolue ça a évolué par rapport à ces vite par rapport à la on ne s'en est pas à 50 on est pas on n'est pas représentatif de la population mais en tout cas ça évolue on voit que c'est les règles a été imposé dans les intercoms aussi il faudrait il faudrait mais c'est très compliqué parce que interco ce sont les maires qui sont souvent parfois le seul élu à l'interco et comme on disait il ya très très peu de mères femmes et donc ça pose un tas de un tas de problèmes et oui il faut évoluer à tuer et donc il ya encore du boulot merci merci en tout cas à toutes et à tous d'avoir participé à ce à ce numéro inédit de dialogue citoyen merci de vous être livrés d'ailleurs comme vous l'avez fait et d'avoir partagé un peu de vos vies un peu de votre intimité de vos parcours merci à vous de nous avoir suivis et nous être fidèles comme à chaque numéro on se retrouve évidemment très vite sur public sénat excellente soirée [Musique] [Applaudissements]
Alexandra Borchio Fontimp