LOI RIPOST : BIG BROTHER EST LÀ
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour et bienvenue dans Dissolution. Non, pas bonjour et pas bienvenue. Et ben, qu'est-ce qui se passe ?
Je me sens légitimement incommodé par la présence bruyante des autres personnes dans l'espace public. Hein ? Mais de quoi tu parles ?
Toutes ces canettes de proto par terre, ces bruits et ses feux d'artifice en dehors du 14 juillet, du 15 août et du 31 décembre, ça me défrise. Non mais attends, faut pas non plus. Je voudrais faire un truc contre toutes ces incivilités, ces violences du quotidien, cette insécurité rampante qui dégrade la vie des français.
Il nous faudrait une loi, un truc bien carré qui apporte des réponses immédiates au phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens. Oh là, il nous faut de l'ordre, de la répression, un cadre. Faut redonner de l'autorité à l'État pour qu'il rassure et conjure les peurs et craintes légitimes de nos compatriotes.
Mon stop là, arrête, ça me fait peur. Arrête Ricardo, ça me fait peur. OK, j'arrête.
Mais à ton avis, j'imitais un RN, un LR ou un Macroniste, Manuel Vals. Eric Siotti. Oh bah ça se vaut hein.
Pas du tout, il y en a un qui est chauve. Donc vous l'avez compris, cette semaine on va parler de la nouvelle loi sécuritaire avancée par le gouvernement devant le Sénat lundi 18 mai 2026. Ce projet de loi a un nom très malin, un nom de fonctionnaire.
C'est le projet de loi visant à offrir des réponses immédiates au phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens. C'est long et pompeux. C'est c'est un acronyme.
Ouais. Repost. Je suis sûr que vous le voyez là, le petit communiquant protonazi du ministère de l'intérieur tout content dans son bureau d'avoir trouvé ça.
On va regarder ce qu'il y a dans le projet de loi. Pourquoi c'est grave ? ce que ça révèle de la politique sécuritaire des quinqued Macron.
On verra quelques infos probablement passer sous les radars avant d'aller faire un tour du côté des écuries d'OGIAS parce que il y a encore pas mal de travail. C'est vraiment un gros tas de merde. Bon épisode de dissolution.
Je dis sous donc ce soir l'Assemblée nationale. Et ben c'est parti. J'espère que vous êtes bien attaché parce que ça va dépoter.
Bah non, justement, ils veulent encore pénaliser davantage les rode urbains. Donc on va y aller doucement en respectant les limitations de vitesse et lesess de circulation. Au f de tout ça.
C'est parti. Le gouvernement a présenté cette loi d'abord devant le Sénat et comment dire les sénateurs ont c'estaté. C'est comme à l'Assemblée nationale hein, mais juste ils sont tout le temps en digestion où ils ont pris un Valium et parfois les deux.
Soyons clair, nous sommes tous attachés à faire respecter la loi et assurer la sécurité des Français. C'est un impératif républicain. Mais nos débats montreront que nous divergeons sur la méthode car les projets de loi en la matière s'accumule dans nos assemblées sans que les résultats soient assurés sur le terrain.
Attention, l'opposition est farouche. Pour conclure, le groupe RDSE soutiendra les mesures les mesures utiles, nécessaires et proportionnées, mais demeurera vigilant à ce que la sécurité publique ne serve pas de prétexte à des dispositifs attentatoires au droit ou à une inflation pénale sans lendemain. Je l'ai dit à cette tribune, la sécurité, la sécurité c'est bien l'affaire de tous, pas seulement des magistrats instructeurs et des officiers de police judiciaire.
Bon, on va passer la seconde, hein. La première chose à noter dans cette loi, c'est l'aggravation massive de la réponse pénale contre toute une série de phénomènes. Rodéo, free party, protoxyde d'azote.
Gouvernement et sénateur conservateurs se sont livrés à une véritable orgie sécuritaire. Regardons ça de plus près. Les réactionnaires veulent encore s'attaquer au rodéo urbain et frapper fort.
Ma doctrine est très claire. Réaffirmer l'autorité de l'État et ne laisser aucune atteinte à la sécurité et à l'ordre public sans réponse. Le principe, c'est l'intervention.
L'exception, c'est la non intervention. C'est ce que je répète au préfet dans chacune de mes instructions. Mais ce projet de loi poursuit une autre ambition que le seul choc d'autorité.
Au programme, une nouvelle amende forfaitaire déluel de 800 € d'avantage d'interdiction de permis et de confiscation de véhicules. Sauf que les rodéos sont déjà interdits et que cette vitesse sans interdit, conduite dangereuse, défaut de signalisation, tout existe déjà dans le code de la route. Là, il s'agit surtout d'en rajouter une couche.
Le message est simple. Dissuadé par la répression. En prévoyant une sanction pénale ou en durcissant celle existante pour chacun de ces phénomènes, le projet de loi Ripost envoie un message clair aux auteurs de ces troubles, celui de la dissuasion et éventuellement celui de la répression.
Cette logique répressive se retrouve aussi dans la gestion du protoxyde d'azote. C'est une vieille molécule bien connue des médecins, l'un des premiers anesthésians utilisés notamment chez les dentistes. Mais ces mêmes propriétés en font aussi un produit recherché pour son effet de rush.
Alors le proto comme on dit dans la street non mais le moment street crade là le proto je disais est dangereux parce qu'il provoque une hypoxy progressive surtout du cerveau. En gros, le protoxyde d'azote entre en concurrence avec l'oxygène et certaines zones cérébrales finissent par mourir. On a tous entendu ces histoires tragiques d'ados qui perdent la capacité de marcher et doivent partir en rééducation.
Donc oui, le protoxyde d'azote est dangereux et c'est précisément pour ça qu'en médecine, il est mélangé à de l'oxygène pur. Ça va mieux ? Non mais non mais non, c'est fini, c'est fini.
Mais non mais chier, ça va être à nous. Vous n'aurez plus d'oxygène. Allez, prenez la cuire.
Gezouillage. Attention. Allez, allez.
Le problème, c'est qu'il est aussi utilisé légalement en cuisine et en pâtisserie. Vous savez les trucs des chefs là pit et hop une chantil instantanée et le protxyde d'azote est difficilement remplaçable. Il se diss peu dans les liquides et se libère très vite ce qui donne cet effet fouetté.
Résultat, on se retrouve avec un produit légal dans lieu, indispensable en cuisine mais aussi responsable de gros dégâts sanitaires parce que c'est un psychotrope rapide et puissant. Vous êtes un responsable réac au gouvernement. Face à cette situation, vous a reproduisez les mêmes réflexes répressifs contre les stupéfiants qui n'ont fait qu'aggraver leur consommation en France.
B vous rentrer dans une escalade sécuritaire et menacez l'eux de [ __ ] le bordel parce qu'elle n'interdit pas sa vente. C. Vous stigmatisez les consommateurs pour s'assurer que la société est bien honte.
D. Tous offert une politique de réduction des risques et de sensibilisation de santé publique. Ding ding ding ding ding ding ding.
Et c'est un sans faute. Et oui, c'était bien les quatre. Bravo à toi.
Désormais, conduire sous protoxyde sera traité comme la conduite sous alcool ou stupéfiant, ce qui est plutôt logique. Même cause, mêmes effets. Mais les RAC trouvent toujours le moyen d'aller plus loin.
Inallé pourra être puni d'un an de prison et 3750 € d'amende tandis que le simple transport sans motif légitime pourra valoir 2 ans et 7500 € d'amende. La consommation est donc alignée sur les autres stupéfiants, mais le transport tombe dans une logique absurde. Le produit reste légal à posséder mais illégal à déplacer sans raison jugée valable.
En pratique, c'est une manière de créer une infraction de trafic sans jamais dire le mot. Le message est limpide. Pour responsabiliser les consommateurs, il faut évidemment les criminaliser davantage.
Dans une même logique d'immédiateté, le projet de loi Ripost instaure de nouvelles amendes forfaitires délicuelles dressées sur le champ et simplifiant de ce fait les poursuites. Celle-ci pourrait être délivrée en cas de consommation détournée de protoxyde d'azote, de rodéo motorisé ou de participation, une rêve partie interdite. À la demande du président de la République, l'AFD réprimant l'usage de stupéfiant serait quant à elle fortement revalorisée afin de responsabilise responsabiliser davantage le consommateur.
Et tant qu'on est sur les sujets festifs, les Rac veulent s'attaquer au phénomène des freeises. Des rassemblements musicaux illégaux. Il y a une quinzaine de jours, je me rendais dans le Cher où une rêve partie avait pendant plusieurs jours rassemblé plus de 20000 personnes sur une zone militaire interdite au public. a retrouvé le maréchal des logis Gibon affalé dans une cage en fer en tenue débraillée drogué par une dose massive de dragonale.
À petite dose, ça calme les anxiétés mais à haute dose mélangé à l'alcool ça devient un antidysleptique hallucinatoire puissant. On a souvent des gosses qui en prennent des quantités phénoménales au cours des raf parties. À la mode.
Rafie et antidépresseur dit clclip. Oui. Bon, vous voyez bien que toutes ces questions ne sont pas nouvelles et reçoivent toujours les mêmes réponses.
Stigmatisation, répression et escalade sécuritaire. Concrètement, le seuil de déclaration obligatoire des Free parties passe de 500 participants attendus à seulement 250, histoire d'élargir encore le champ de l'illégalisme réprimable. Et pour les organisateurs, le régime pénal s'alourdit fortement jusqu'à 2 ans de prison et 30000 € d'amende.
Bref, la bamboche, c'est fini. Dans la continuité des paniques morales des années 70 à 90 contre les radiol libres, les clubs gay, les squats artistiques ou le milieu underground, le conservatisme cherche encore à réprimer les sociabilités qu'il ne comprend pas et qui échappe à ses cadres, le travail, la famille, la patrie. Déjà à l'époque, on multiplié arrêté préfectoraux contrôles et saisie visant les fêtes techno auto-organisé.
Ce qui dérange vraiment, c'est l'existence d'une population pour qui la nuit n'est pas juste un loisir encadré, mais une manière de vivre, de circuler, de se rencontrer en dehors des rythmes sociaux dominants. La manière dont vous faites la fête ne nous donne absolument pas envie. Oui, la jeunesse peut-être subversive et c'est très bien ainsi.
Laissez-la danser, laissez-la chanter, laissez-la être heureuse parce que dans le monde que nous que vous nous préparez, il n'y a pas beaucoup d'espace pour cela. Derrière les discours sécuritaires actuels réapparaît donc une vieille inquiétude des sociétés contemporaines. Cell de groupes qui refusent que la nuit soit uniquement le temps du sommeil réparateur avant le retour à la production du lendemain.
Mais en même temps, pardon, mais de quoi tu me parles ? Tu sors même pas toi. Tu es un rat de caverne.
Bah oui alors c'est pas parce que c'est pas pour moi que je veux que ça disparaisse. Toute la différence entre être de droite et de gauche, je pense. Et puis franchement cette panique morale là, c'est insupportable.
Il s'excite pour un rien. Même une québécoise attaquée par une dinde sauvage chez elle garde plus son calme que nos droitos. He Céline Poulin est encore sous le choc de l'entrée fracassante d'un dindon sauvage à l'intérieur de sa résidence du secteur Templeton.
C'est pas moi qui a appelé la dind sauvage qu'elle vienne, c'est pas moi qui l'a nourrit. La dame dit d'avoir subi carrément un choc nerveux. Les ambulanciers se sont même présentés à sa résidence.
Mais Victor, quel est le rapport là ? C'est carrément une attaque de dindon sauvage. Moi je comprends la petite dame.
Nous on parle juste de gens qui font la fête dans des champs. C'est quand même moins intrusif qu'un dindon. Exactement.
Et la répression ne vient jamais seule. Pour reprendre Michel Fouco dans surveiller et punir, bah pour punir, il faut d'abord quadrier l'espace social par la surveillance. Ah bah tiens, ça faisait longtemps.
Tu veux pas créer un nouvel intellectuel pendant qu'on y est ? Les yeux d'Ana Arent, le front de Fouco et les oreilles de Pierre Bourdieu. J'ai même pas parlé de Deus et de Guatari et puis on oublie toujours Chambouredon et Pason parce que sans eux, pour Dieu, c'est pas pareil.
Tu sais le raisonnement sociologique de Pason, c'est vraiment une œuvre que les sociologues ne lisent pas assez hein. Là c'est moi qui me fait attaquer par un dindon. Glouglourdieu.
C'est moi, Glouglourdieu, je viens pour exposer les mécanismes de la reproduction sociale ou les exploser. Sur le volet pénal, repost reste simple. Alourdir la répression partout. et surtout transformer des problèmes sociaux complexes en infraction.
Pour améliorer encore le contrôle social par la répression, Ripost renforce encore plus le dispositif de surveillance qui en devient effrayant. D'abord, la Loiri Ripost va systématiser la lecture automatisée des plaques d'immatriculation, la Lapi. Naturellement se ce se ce se soucier de l'efficacité des moyens de nos forces de l'ordre, c'est aussi leur laisser la possibilité d'user de travail d'outils de travail moderne.
En ce sens, le projet de loi Riposond défend dans la continuité de la proposition de loi du sénateur Rochette l'extension du recours à la lecture automatisé de plaques d'immatriculation pour faciliter la recherche d'auteur d'infraction itinérantes, par exemple en cas de cambriolage ou plus grave de soustraction de mineurs. Aujourd'hui, la Lapi peut être utilisée pour le terrorisme, le crime organisé ou les troubles à l'ordre public. Avec Ripost, elle pourra aussi servir pour les vols aggravés, l'escroquerie, l'évasion, la soustraction de mineurs ou encore l'aide au séjour irrégulier d'étrangers et les règles de conservation des données seront assouplies.
Quel bonheur ! Traquer les gens qui aident les migrants grâce à leur plaque d'immatriculation. Mais ce n'est pas tout.
Vous vous souvenez de la surveillance algorithmique des Jo, le dispositif temporaire et expérimental et ben il est reconduit et même pérénisé. Avec plus de 30000 caméras en service à Paris en petite couronne, la vidéoprotection n'est pas un gadget, n'est pas un luxe. Elle permet de soutenir l'action des forces de l'ordre, de faciliter l'uccidation des infractions.
Son efficacité, vous en avez parlé, a été démontrée lors des Jeux Olympiques et paralympiques de 2024 où les traitements algorithmiques appliqués aux images ont permis de détecter en quelques secondes des situations complexes. 2 tiers des Français, mes chers collègues, et près de 95 % des élus sont favorables à l'intelligence artificielle dans la sécurité publique dès lors qu'elle est utilisée bien évidemment avec discernement et dans le respect des libertés individuelles. Oh ben la belle garantie.
Et c'est fou comment les expérimentations sécuritaires réussissent toujours. On commence par dire que c'est provisoire juste pour tester hein avec des infractions pénales évidente. Le terrorisme qui pourrait être pour.
Puis une fois l'outil installé les flics trouvent ça pratique. Alors pourquoi ne pas l'utiliser pour autre chose ? Et hop.
Ensuite comme l'expérimentation reste juridiquement fragile, on la légalise définitivement au nom de la sécurité juridique. En quelques années, on passe d'une interdiction de principe à un outil de surveillance de masse banalisé. Et tout ça grâce à l'expérimentation législative.
Le projet de loi Repost exploite les possibilités ouvertes par les précédentes lois sécuritaires, sécurité globale, narcotrafic pour étendre encore l'œil de Big Brother dans nos vies. Le dispositif sécuritaire se justifie lui-même. Il faut surveiller pour punir et punir pour justifier la surveillance.
Mais ce projet de loi va encore plus loin dans la logique sécuritaire en généralisant l'amende forfaitaire délictuelle, l'AFD, présentée comme une garantie d'efficacité. Aggraver la sanction à la hauteur de l'agrévation des phénomènes visés, c'est somme toutes du bon sens. Mais le projet de loi de Ripost ne cherche pas seulement la fermeté de la sanction, il en recherche aussi l'immédiateté, seul capable d'enrayer le sentiment d'impunité dont jouissent les délinquents, celui d'injustice dont souffrent nos concitoyens et celui d'impuissance parfois ressenti par les policiers et les gendarmes.
Une réponse efficace, ce n'est pas uniquement une réponse sévère, c'est aussi une réponse rapide. En gros, pour toute une nouvelle série de délits inscrits au casier judiciaire, le policier peut vous condamner immédiatement à la place d'un juge. Plus de juge, donc plus vraiment d'avocat non plus.
Les droits des justiciables reculent au profit de l'arbitraire policier. Oh non ! L'AFD détruit une grande partie des garanties de la procédure pénale.
Pas de contradictoire, pas de débat, pas de preuve immédiat à produire. Vous êtes coupable parce qu'un policier l'a décidé. Point.
Ah ça oui hein, c'est plus efficace. Et cette loi étend largement les AFD au protoxy d'azote, rodéo urbain, free party. Bref, la répression policière s'enfonce encore davantage dans le tissu social.
Ces choix sécuritaires sont des choix politiques. Traiter les problèmes liés au protoxyde d'azote ou au free party par la méthode policière, donc par la violence. Or, la répression des consommations dangereuses n'a jamais marché.
Selon l'observatoire français des drogues et des tendances addictives, les Français consomment toujours plus de stupéfiants. Entre 1992 et 2023, la part des personnes ayant déjà consommé du cannabis a été multipliée par 4 et celle des consommateurs annuels presque par trois. Les courbes sont encore plus frappantes pour les autres drogues, x 10 pour la cocaïne ou l'extasie.
La conclusion est simple, la répression croissante n'a rien empêché. C'est une politique structurellement inefficace. Peut-être même qu'elle renforce l'envie de consommer.
Plus c'est interdit, plus ça attire. Et on répète aujourd'hui les mêmes erreurs avec le protoxide. Pourtant, comme le montre Walter Benjamin dans sa critique de la violence, d'autres modes de gestion sociale existent.
Les ressources psychiatriques, addictologique et social manquent cruellement. Il faudrait davantage de médiation, de dialogue avec les consommateurs comme avec les participants au free party plutôt que de croire qu'un coup de matraque réglera le problème. L'addiction est une affection médicale complexe.
En sortir relève avant tout d'un accompagnement social, médical et psychologique. Mais rassurez-vous hein, ils en sont conscients. Bien entendu, il importe que les pouvoirs publics engagent une réflexion sur les raisons profondes de ces comportements.
Mais dans l'attente de réel de telle conclusion, l'ordre public doit être rétabli sans délis pour affirmer l'autorité de la République. Alors pour justifier cet échec lamentable et l'enfoncement progressif dans un état policier, les bourgeois ont dû faire preuve d'ingéniosité. Les bourgeois, c'est comme les cochons, plus ça devient vieux, plus ça devient La technique secrète des réax, c'est le principe de proportionnalité.
À l'origine, c'était censé limiter les pouvoirs de police, mais ils ont réussi à en faire un outil pour les justifier. L'idée est simple. La police ne pourrait agir que de façon proportionnée.
La violence de l'État doit poursuivre un objectif légitime et ne porter atteinte aux libertés qu'à un niveau adapté. On n'interdit pas un petit rassemblement pour quelques nuisances sonores. La teinte doit être gradée.
Le grade ? Mais qu'est-ce qu'il y a à [ __ ] le grade là-dedans puisqu'on est tous prisonniers ? À la base, ce principe protégeit les libertés contre les abus de la force publique.
Mais les RAC ont compris le truc. Il suffit d'affirmer que c'est proportionné et pour ça, il dégainent toujours le même argument. La sécurité serait la première des libertés.
La sécurité n'est pas l'ennemi de la liberté. Elle en est plutôt la condition première. Sans sécurité, plus de liberté.
En prétendant équilibrer sécurité et liberté, ils ont complètement retourné le principe. Au lieu d'empêcher les atteintes disproportionnées au droit, ils sertent désormais à justifier des atteintes aux libertés au nom de la sécurité. Et comme souvent, le PS tombe dans le panneau.
Comprenons-nous bien, il ne s'agit pas de dire que rien ne peut bouger. Notre groupe a souscrit à des évolutions importante avec la loi narcotrafic de juin 2025 ou à l'occasion des lois sur les Jeux Olympiques. Mais ces précédents s'appuyent sur le principe de proportionnalité et aussi sur l'idée d'expérimenter et d'évaluer.
Et tout a été à l'avenant, une orgie conservatrice. C'était à qui met Trému en scène l'exaspération légitime des Français qui n'en peuvent plus de cette insécurité du quotidien. Notre commission faisait le constat d'une progression inquiétante de l'insécurité du quotidien, illustrée notamment par l'expansion de rodéaux urbains ou de rêves parties illégales à l'origine d'une exaspération légitime de nos concitoyens.
Ça a été une avalanche de Jérémia de ce type. Comme vous l'avez donc compris, ce texte enrichi par le travail de la commission des lois permet donc d'apporter une réponse aux inquiétudes de nos concitoyens et aux demandes légitimes des forces de sécurité intérieure. Partout en France, nos concitoyens expriment une attente simple, légitime, celle de vivre, travailler et se déplacer en sécurité et dans l'apaisement.
Derrière le terme d'incivilité se cache une accumulation de comportements qui mi bout à bout dégrade concrètement la vie quotidienne de nos compatriotes. C'est l'exaspération et le désarroi des maires, des agriculteurs et de la population qui subissent les conséquences de l'organisation de free party et autres technales que je viens porter ici. La répétition de la légitimité des complaintes des concitoyens montre surtout leur faiblesse.
Qu'il y a des bruits, les gens sont incommodés, on n'aime pas. Bref, c'est le discours de la peur bourgeoise. Tout ce qu'il y a de plus répugnant, le bon petit ordre social garanti par la violence policière.
On devrait tous être d'accord autour de ce plateau pour dire que nos compatriotes méritent de vivre dans une ville paisible. Pour cette raison, j'arme la police municipale. Ce sont des revendications d'une mesquinerie répugnante.
Le petit confort bourgeois, la tranquillité publique pendant que des gens meurent. Moi, je veux que les OCTF soient renvoyés chez eux. Ruben Torres, réfugié hondurien avait fuit un gang de narcotrafiquants qu'il avait dénoncé.
Sa demande d'asile a été rejetée pour manque de preuve. Alors, il est reparti au Onduras en février 2026 pour ne plus vivre sous la menace constante d'une OQTF. Il a été retrouvé assassiné dans un ravin le 10 mars.
Mais le petit confort du bon français vaut bien une surveillance algorithmique pour traquer les migrants ? Ah ça, ils sont motivés pour expulser les migrants, réprimer les marginaux et défendre l'ordre public. Si seulement il mettait un/4 de cette énergie dans la bifurcation écologique, on vivrait presque dans une société correcte.
Où sont les menus végantes ? Oui, parce qu'une alimentation végane divise environ par trois l'empreinte carbone, où sont les investissements dans les énergies vertes, la rénovation thermique, la transformation des villes pour survivre au chaleur funéraire qui nous attendent dans les fonds pour doter les flics de meilleures armes pour nous taper dessus, j'imagine. Pas que, il y a les aides pour les méga bassines, pour les compagnies aériennes et pour les nouvelles prisons aussi.
Allez, on va changer les idées. Direction le cringe. Oh, vraiment, on est obligé.
Allez, hop ! Caméa, caméra. Il y a plus besoin de faire un programme.
Il y a qu'à gueuler des bêtises à la tribune de l'Assemblée, faire quelques Six se à des collégiens pour les faire hurler et instrumentaliser son homosexualité pour gagner en sympathie et se présenter en victime du système alors qu'il a mené des politiques ultra répressives et discriminantes quand il était premier ministre. C'est un petit baveu qui partagea pas le chemin. Voilà l'état de notre démocratie en 2027.
Et en parlant de 2027, cette nouvelle, je suis sûr que vous ne l'avez pas vu passer. On a une échéance. qui s'appelle 2027 1 Ah, j'avais prévenu.
Castex 2027. Non, remarque, je le préfère quand même à Philippe hein. Il y a pas plus de cheveux mais je sais pas, il est plus sympathique.
Il fait un peu gentil pépé perdu dans le supermarché. Non mais du coup sérieusement, il est candidat ? Non, pas du tout.
Il annonce juste que les lignes de train Paris, Orléan, Limoge, Toulouse et Paris-Clairmont passant par Vichi vont être amélioré pour 2027. Il faut qu'à cette échéance donc fin 27 Paris soit à nouveau à 2h euh 52 précisément de Limonge. C'est l'engagement que nous avons pris.
Et en parlant de Vichi, il y a eu tout un drama autour de Canal Plus. Ce dimanche à Cann, Maxime Saada, patron de Canal Plus, se défendant de tout cryptofascisme, nous a fait une démonstration de fascisme à découvert. Comédienne, cinéaste, projectionniste, monteuse, régisseur sera punie.
Quiconque figure sur la liste noire de Boloré. Quiconque ose critiquer la concentration à l'œuvre dans toute la chaîne du cinéma. Et oui, Canal Plus a annoncé boycotter les travailleurs et artistes qui avaient signé une pétition contre les orientations que Boloré était en train d'imposer au cinéma français via Canal Plus justement et son rachat du GC et les responsabilités dans cette affaire sont très claires.
Un cinéma qui dépend toujours plus de Canal à cause de l'asphyxie de l'audiovisuel publique et des collectivités locales organisées par votre gouvernement. Monsieur le Premier ministre, je ne poserai pas de question car je n'attends rien de vous. Je n'attends rien de ceux qui laissent un milliardaire réactionnaire étendre sa main mise sur le cinéma, les médias, l'édition, les festivals dans une opéa sur nos imaginaires.
De ceux qui laissent publier le rapport à l'oncle, qui laissent l'extrême droite mentir sur le financement du cinéma et obtenir par le harcèlement la suspension d'un fond d'aide à la création. Mais rassurez-vous, le dossier est bien pris en charge par notre nouvelle ministre de la culture. Notre filière du cinéma est une magnifique réussite culturelle et industriel qui participe de l' de l'attractivité de notre pays et de notre souveraineté culturelle.
Toujours à propos de Canal Plus, voilà ce qu'elle a dit. La place majeure de cette entreprise dans le cinéma lui donne une voix qui compte. Je regrette que la réponse disproportionnée à tout le moins, apportée aux inquiétudes bien réelles qui se sont exprimées les avivent alors alors même que les films sélectionnés aujourd'hui devraient démentir les craintes par la variété des récits ou des imaginaires dans laquelle il nous entraîne.
Et ben que de détour pour dire que Canal Plus a un peu forcé sans trop le condamner quand même. Ça manque un peu de fermeté tout ça. Faut pas oublier que si Canal Plus finance autant, c'est aussi parce qu'il profite largement de la chronologie des médias et d'un accès privilégié aux œuvres de cinéma.
Et puis, le cinéma reste une industrie très rentable, pas une association caritative. Ce que dénoncent surtout les signataires de la tribune, c'est que cette industrie soit encore davantage mise au service de l'idéologie mortifère de Vincent Boloré. Et en parlant d'odeur bien moisie, rubrique suivante.
Alors pour se changer les idées, on va regarder ce que Bruno Lemire a répondu à la commission d'enquête sur la prédation des capacités productives françaises par les fonds spéculatifs demandés par la France insoumise. Encore une commission d'enquête, les impôts, la grande distribution, l'audiovisuel public. Qu'est-ce qui se passe ?
Il y a plus assez de bousins au parlement. Ben ouais, mais comme le gouvernement galère un peu à trouver des soutiens, bah le rythme parlementaire est bien ralenti. Donc les députés ont du temps libre et il l'occupent.
La question posée est simple. Sous les quinquenats d'Emmanuel Macron, la France est-elle devenue dépendante des fonds spéculatifs pour sa production industrielle ? Bon, on va pas rentrer dans le fond, c'est beaucoup trop compliqué.
Nous, on va surtout regarder comment Nono se défend. Alors, je croyais, madame la rapporteur, que tout le monde ici était soumis à un devoir de vérité. J'ai il y a pas vous le premier madame la rapporteur.
Je voudrais monsieur le président que les règles soient claires. Si cette commission d'enquête est un tribunal politique, je ne réponds plus à vos questions. Je n'ai rien à vous dire.
Ne raccrochez pas. C'est trop tard. J'ai déjà raccroché.
Ici à vous parler. J'ai dit né et né. Oui, vraiment on est à deux doigts et il a continué à jouer ce petit jeu tout au long de son audition.
Bah vous avez dit que vous vouliez pas répondre donc je continue et et donc j'amène des questions précises. Monsieur le ministre finalement vous voulez y répondre qui ont été lancé par madame juste juste une donc du coup je vous laisse répondre finalement. D'accord.
Je vous laisse. Voilà. Non, simplement pour qu'on se comprenne bien, on a Vous avez jugé bon madame la rapporteur de m'attaquer personnellement sur des sujets qui n'ont rien à voir avec la commission d'enquête lorsqu'il a fallu faire revenir les turbines arabelles qui avaient été cédées à général électrique, je n'ai pas hésité à faire le nécessaire pour que on puisse racheter après 2 ans de négociation avec général électrique les turbines arabelles présente comme une victoire personnelle le retour des turbines arabelles en France.
Si vous avez vu notre vidéo sur Halstom, vous savez que si les turbines arabes n'étaient plus françaises, c'est à cause d'Emmanuel Macron. Il s'est même brosser un portrait à faire rougir de modestie Rossi des Palmas. Vous êtes la meilleure actrice de tous les temps.
C'est évident. On éidlo, c'est-à-dire que on n pas besoin de le dire. Vous avez devant vous le ministre de l'économie et des finances qui s'est battu jour et nuit, 7 jours sur 7 pendant la crise du Covid pour faire en sorte qu'il n'y ait pas un massacre économique dans notre pays, sur les entreprises, sur l'industrie, sur les salariés, sur les ouvriers.
Vous avez devant vous, madame la rapporteur, un ministre de l'économie qui pour la première fois a accepté que le chômage partiel soit financé par l'État. Et quand il s'est retrouvé acculé sur les multiples pantouflages de ses proches, tranquillement parti monayer leur carnet d'adresse ministérielle dans les grandes entreprises, il a fini par dégainer la technique classique des macronistes. Les responsables, c'est vous.
Si vous êtes pas content des règles, vous voulez changer, vous en avez le pouvoir. Souvenez-vous, c'était la même technique employée par Richard Ferrand quand il défendait sa nomination au Conseil constitutionnel. Madame Fussillon, vous avez également déploré le le mode de désignation, ce qui fait que je me dis qu'il y a peut-être un consensus tellement large que vous pourriez imaginer procéder à une réforme constitutionnelle pour faire quelque chose de plus conforme au vœux de l'ensemble de des oratrices et orateurs qui se sont prononcées.
C'est la technique classique des macronistes. vanter un bilan contestable, s'fusquer qu'on leur demande des comptes et renvoyer aux autres leur responsabilités. Bruno Lemire était ministre et a fait voter tous les textes qu'il a voulu pendant 5 ans, mais ce serait au parlementaire de se reprendre.
Ça a copieusement agacé les députés, même ceux de son camp, il sait une députée à l'air. La défiance vis-à-vis du monde politique, ça vous pouvez pas le nier. Euh euh aujourd'hui est liée à ce type de comportement.
Moi, je ne les juge pas. Je veux dire, c'est possible, on en a parlé euh voilà. Mais évidemment que euh cela pose question sur la défiance entre le type d'information que ces personnes ont quand elles sont au cabinet ou plus haute fonction de l'État et ensuite le fait de monayer ses savoirs, ses compétences, ses circuits au sein de fonds d'investissement.
On peut pas, je veux dire complètement passer l'éponge là-dessus. L'arrogance des macronistes n'a dégale que leur capacité à transformer les dossiers en question de pure communication. Voilà pour cette fois.
On se retrouve très bientôt pour commenter l'actualité politique et parlementaire. N'oubliez pas de liker, commenter, partager pour diffuser une information libre, indépendante et accessible à tous. Et en attendant, la prochaine fois, on vous laisse avec cette citation inspirante.
Vous me permettrez de commencer par une lapalissade. Il n'y a pas de capitalisme sans capital. Le capital, disait Carl Marx, pour citer des bons auteurs, c'est du travail mort.
Mais le capital en réalité selon moi, ce sont des entreprises vivantes. Les bourgeois comme les cochons. Plus ça devient mieux, plus ça devient belle.
Les bourgeois, c'est comme les cochons mais ça devient mieux. plus ça devient.
Bruno Le Maire