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interviewLCI (sur YouTube)· 25 septembre 2024 16 min

"Je veux laisser le bénéfice du doute à Michel Barnier " : Marylise Léon (CFDT)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Marie lis Léon est notre invité ce matin secrétaire général de la CFDT soyez la bienvenue sur LCI vous étiez hier à Matignon pour rencontrer Michel Barnier avant que nous nentrions dans le détail de de vos échanges peut-être je voudrais savoir si vous êtes y allé pour faire passer un message ou pour écouter ce que le premier ministre avait à vous proposer ah non c'est d'abord les propositions de la CFDT c'était l'objectif premier pour pour mon organisation c'est de rencontrer le Premier ministre pour lui dire il y a des vrais sujets il y a des attentes importantes de la part des travailleurs et des travailleuses sur les jeu de pouvoir d'achat sur l'emploi sur le travail sur la transition écologique et donc c'était faire entendre cette voix-là dans un contexte où ça fait quand même quelques semaines où il y a beaucoup beaucoup de personnes que je vois au travail qui ont le sentiment qu'on les écoute plus beaucoup est-ce que vous l'avez trouvé à l'écoute à l'écoute oui à l'écoute euh avec des questions très précises c'est-à-dire intéressé à voir qu'est-ce que la cvdt pouvait avoir comme position mais surtout comme proposition et donc sur les retraites sur le pouvoir d'achat la pébilité l'assurance chômage l'égalité entre salarial entre les hommes et les femmes enfin tous les sujets ont été balayés en tout cas tous ceux que la CFDT a voulu mettre en avant il vous a pas dit non il a pas dit non il a pas dit oui non plus mais du coup mais je le comprends c'est une question de respect aussi pour l'ensemble des des organisations qui seront reçues à partir de enfin c il y avait d'autres rendez-vous hier après-midi il y en a aussi aujourd'hui et donc ce temps d'écoute il a été constructif parce que parce que je pense qu'il a il a véritablement voulu rentrer dans le fond des sujets et il était attentif à ce qu'on ait des propositions concrètes et nous ce qu'on porte c'est à la fois ce que veulent les travailleurs et les travailleuses mais c'est aussi que chacun prenne ses responsabilités et donc le vous diriez pardon que le T a changé on c'est une nouvelle ère c'est plus comme sous le gouvernement de Gabriel comme ça n'était pas le cas avec Jean Castex ni lisabeth bornne chacun son style voilà après beaucoup nous ont dit on va changer de méthode peut l'ont vraiment pratiquer je veux laisser le bénéfice du doute à Michel bar est quelle est la priorité Marie Léon dans l'agenda politique il a une niche parlementaire par exemple du rassemblement national c'est l'abrogation de la réforme des retraites monsieur Barnier a dit je le cite je vais réfléchir au contour de cette réforme à ce qu'il peut advenir sur le sujet je rappelle que ça a mis des millions de Français dans la rue mais que le gouvernement d'Emmanuel Macron à l'époque n'avait pas cédé est-ce que par exemple ça c'est la c'est un sujet c'est un sujet extrêmement important pourquoi les retraites c'est important parce que c'est le reflet de ce qui une car professionnel donc l'important n'est pas tellement de savoir euh aujourd'hui qu'est-ce qui est sur la table notamment au côté côté Assemblée nationale avec le RN qui ne regarde qu'au prisme des paramètres en faisant semblant de faire du social le vrai sujet c'est l'emploi des seniors la prise en compte de la pénibilité le déroulement de carrière des femmes et notamment qu'elle ne soit pas pénalisé au moment de leur de leur retraite la prise en compte des enfants par exemple ça c'est une c'est une une conséquence directe la question des polypensionnés quand on passe et il y a de plus en plus de parcours entre le public et le privé lorsque l'on fait et on peut d'ailleurs osciller du privi du privé vers le public puis vers le privé c'est un véritable cass-etê c'est un parcours du combend on peut être travailleur indépendant effectivement c'est aussi une développement de ce type d'activité donc les sujets de retraite c'est pas làâge enfin je pense que on a on s'est suffisamment mobilisé on n pas toujours été entendu mais la question des retraites ça n'est pas que une question de 62 6 sur ce point parce que c'est très très important et pour les gens qui nous regardent parce que c'est le marqueur c'est le marqueur pour tous les Français l'â départ donc vous nous dites ce matin ça n'est pas l'essentiel la question de l'âge est un problème parce que c'est le seul angle qui a été abordé par la la réforme de portée par par la ministre ellisabeth born donc nous ce que l'on dit c'est qu'il y a tous ces sujets qu'on a évoqué la pénibilité l'emploi des seniors la question de l'égalité entre les hommes et les femmes les polypensionnés ce sont des vrais sujets il faut pouvoir les traiter mais tant que les 64 ans continue de se mettre en place progressivement la discussion est-ce qu'il est ouvert à ça euh monsieur lu c'est la position de la CFDT c'est ce qu'on lui a présenté il ne s'est pas prononcé sur la façon dont il allait euh aborder cette réforme je pense qu'il y a il va tenir compte de l'ensemble des positions des organisations syndicales patronnales et puis euh reste à voir aussi ce qu'il a comme marge manœuvre au Parlement donc là nous on a fait notre boulot de d'être dans la clarté je pense de notre position mais est-ce que votre position a évolué on a on a des chiffres aujourd'hui il y a tous les équilibres que vous évoquez le la retraite c'est un moment de la vie c'est aussi une problématique d'équilibre budgétaire on sait par exemple que bah à partir de 2030 le système est structurellement déficitaire et on on ajoute d'ailleurs l'aide d'État annuelle de 30 milliards d'euros qui couvre le déficit naturel des pensions du public donc au fond il y a un déséquilibre budgétaire est-ce que ça vous a à revoir votre position alors je tiens à rappel la question d'équilibre budgétaire a toujours été un sujet pour la CFDT par que moi je refuse qu'on me fasse le procès en irresponsabilité d'avoir porté les 60 de dire il faut pas toucher au 62 ans il faut travailler sur d'autres critères en faisant en en faisant penser que la CFDT ne s'est jamais préoccupé de l'équilibre financière c'est exactement ce que l'on a fait en septembre 2022 en disant il faut traiter de l'ensemble des sujets du travail et des déroulements de carrière et il faut une conférence de financement c'està-dire qu'on mette à plat l'ensemble des éléments budgétaires ça on est on était prêt et on est toujours prêt à le faire moi ce qui me pose problème c'est qu'on me donne des arguments à postériori et en disant ah ben aujourd'hui la la situation elle a changé elle s'est dégradé donc on justifie que le fait que l'âge légal est été est été déplacé je je pense que ça n'est pas c'est incompréhensible pour les travailleurs et les il y a un besoin de financement doit l' pororter selon vous les salariés les entreprises l'état il y a trois agents économiques et ben si on on on travaille sérieusement sur l'emploi des seniors et qu'on augmente le taux d'emploi des seniors qui est aujourd'hui de 60 % si on progresse un des PIR taux européens on fait rentrer plus de recettes pour le régime des et ben oui mais ça ça veut dire qu'il faut pas bricoler en se disant d'un côté on va mettre on va garder les 64 ans et se dire on a eu raison de le faire parce qu'aujourd'hui la situation c'est encore plus dégradée il faut remett mettre les choses à PL ça c'est valable pour les retraites comme sur la fiscalité en général ce qui est évidemment un sujet lié vous parliez de l'emploi des seniors le précédent gouvernement voulait réformer l'assurance chômage pour encourager les travailleurs à retourner vers l'emploi c'était son propos Gabriel Atal appuyé sur pause dans un contexte politique extrêmement complexe tendu qu'est-ce que vous avez dit vous à Michel Barnier sur le sujet hier alors j'allais vous demander ce qu'il vous a dit mais vous allez me me répondre qu'il a pas dit grand chose non mais mais moi enfin moi ce qui intéresse j'espère que ce qui vous intéresse c'est ce que moi j'ai dit donc en fait la question nous on a dit banco on fait une ngoash c'estàdire qu'il a pas besoin de de 6 mois pour négocier sur l'emploi des seniors on reprend l'accord d'assurance chômage qui a été conclu en novembre 2023 on a eu une lettre de cadrage on nous a demandé de faire un certain nombre d'économies on a trouvé un équilibre vous l'avez fait on l'avait on l'a fait quand je dis part des responsabilités c'est que la CFDT elle est elle a pris ses responsabilités avec d'autres organisations syndicales dis an on est d'accord on y tire d'ailleurs dans dans cet accord la possibilité d'avoir des conditions d'entrée dans le régime qui permettent à des jeunes d'être mieux sécurisés et de pouvoir accéder à à l'assurance chômage de façon plus facile ça c'est c'est un enjeu pour la CFD c'est quoi négociation flashadame négociation flash c'est de se dire on se met le le les règles actuelles elles sont valables jusqu'à la fin du mois d'octobre moi je dis au gouvernement vous reprenez l'accord assurance chômage d'octobre 2023 on le complète par des engagements des entreprises sur l'emploi des seniors parce que c'est quand même le sujet du partage des responsabilités c'est aussi que les entreprises arrêtent de virer les gens à 50 an les jeunes et les seniors ou exactement c'est les deux bah c'est les deux enjeux de notre société et la négoflage il y a pas besoin de 3 mois ou 6 mois pour négocier quand on veut aller vite on peut le faire vous êtes installé sur cette chaise madame Léon vous avez dit les questions de pouvoir d'achat sont centrales pour la CFDT nous en avons on parlait hier avec Michel Barnier faut-il revaloriser le SMIC et si oui le porter à quel niveau et derrière pour les autres que faut-il faire comment est-ce que vous allez accompagner les entreprises pour que elles-mêm puissent augmenter les salaires dans le siège d'un SMIC ça c'est tout le c'est tout l'enjeu de de de du du débat autour du SMIC c'est qu'il y a la question du niveau je pense qu'on ne vit pas dignement quand on est au SMIC donc il faut revoir le niveau j'ai pas de de chiffre à vous donner puisquil y a il y a eu plusieurs propositions notamment de différentes formations politiques mais et d'un ch d'entreprise le salaire descent oui oui oui il y a il y a des travaux aujourd'hui oui mais ça dépend effectivementf et les contraintes de logement également donc la question mais moi ce qui m'intéresse pas tellement le niveau c'est effectivement enfin il doit être augmenté mais c'est la façon dont on reste pas scaché os SMIC toute sa vie euh aujourd'hui on a un taux de personnes auosmic qui n'a jamais été aussi fort depuis 20 ans on a 17 % des salariés osmic qui pour certains restent 5 10 15 ans ça c'est inacceptable le SMIC c'est le salaire d'entrée dans la vie active lorsqu'on a' pas de qualification et derrière la question du pouvoir d'achat c'est la question de la reconnaissance du travail des compétences développées et la façon moi je fais pas un déplacement sans qu'on parle de pouvoir vivre dignement de mon travail être respecté et être reconnu dans mon travail et je pense que si dans les entreprises dans les administrations on ont réussi à travailler sur ces sujetslà euh on répondra également euh au au à la problématique de du fond pense de notre crise démocratique qui est le sentiment de ne pas être considéré mais c'est une question qui est pas une question uniquement française je veux dire les question du pouvoir d'achat je dire les autres grands pays européens l'ont connu et il y a eu cette question du SMIC européen c'est-à-dire de se dire on va pas mettre tout le monde sur un pied d'égalité mais au moins de faire en sorte que dans chaque pays bon le SMIC en Bulgarie il est à 300 € au Luxembourg il est à 2000 € chez nous c'est 1600 comment faire en sorte justement qu'on puisse reéhausser c c ces de faire en sorte qu'on soit pas tout seul faire ce soit un mouvement global alors c'est ce qu'on l' porte dans le casadre de la Confédération Européenne des syndicales la CFDT est très très investie dans cette confédération qui reprend 195 affiliés à l'échelle européenne on s'est beaucoup battu pour la mise en place du socle européen des droits sociaux et l'instauration dans chaque pays d'un salaire minimum un salaire qui soit pas le même bien entendu dans tous les pays mais qui puisse y avoir donc nous on est les partisans de la de de des petits pas il faut pouvoir instaurer déjà dans tout les pays un salaire minimum et ensuite pouvoir les améliorer mon organisation la chefdt on est les défenseurs de la négociation collective aujourd'hui c'est dans les branches professionnelles dans les entreprises qu'on doit pouvoir négocier sur les salaires et faire en sorte que un on reste pas coaché au SMIC qui ait des vraies évolutions de carrière et là la responsabilité elle est du côté mais alors justementer du côté de la volonté des employeurs aussi deement justement précisisir compé mu personne que 90 allez on va dire 90 % du tis économique français ce sont des des TPE des PME aujourd'hui les grands groupes sans doutes les capacités financières de procéder à un échelonnage plus raisonnable selon vous de des salaires en tout cas une augmentation mais pour beaucoup de petites entreprises c'est très compliqué accorder 100 € d'augmentation ça coûte 200 300 € à à un patron et c'est aussi pour ça qu'ils font par prime comment est-ce que vous prenez en compte cette réalité pour ne pas dire uniquement les patrons r c'est une réalité mais derrière votre votre déroulement on peut considérer que quand on est on fait exactement le même travail dans une grosse entreprise ou dans une très petite on on n' pas les mêmes compétences ce sont les mêmes compétences et d'ailleurs souvent dans les très petites entreprises il y a beaucoup de polyvalence on demande au salariés d'avoir d'être multicasquet de pouvoir faire beaucoup plus de choses la la question c'est qu' y compris dans les très petites entreprises il faut que les employeurs puissent reconnaître les compét et permettre des évolutions un enrichissement desent pose pas la capacité la la question pardonz-moi de la de la de la volonté je pose la question de la capacité pour des entreprises qui parfois non n'ont pas de fond de roulement n'ont pas de trésorerie ne peuvent pas le faire pas de profit la profitabilité détermine la capacité et à investir et à augmenter les salaires quand il y a pas de profitabilité il y a pas de salaire pour le patron non plus oui ça je l'entends la question aujourd'hui c'est que dans les petites entreprises les très petites entreprises on peut pas se satisfaire de dire il y a pas d'argent donc on après nous on estord aussi partisan de l'idée que le partage de la valeur il se fait lorsque de la valeur est créée mais il y a aussi je pense du côté des petites entreprises et des moyennes entreprises une question de partage de la valeur sur l'ensemble de la valeur de la chaîne de valeur moi je je on parle des salaires mais on peut aussi parler la responsabilité des donneurs d'ordre vis-à-vis des sous-traitants en matière d'emploi on a on est face à un défi écologique on a une filière automobile qui est en train de totalement muter du thermique vers les électrique et j'ai autant vous dire que pour les les suivre de près les salariés des sous-traitants ils vivent pas du tout les mêmes conditions d'accompagnement c'est eux qui font l'effort en fait c'est eux qui bah c'est ah c'est les salariés c'est les salariés qui trinquent ça je vous le confirme non mais les boîes aussi parce que les grands donneurs d' porter les for sur les fournissur moi j'ai un exemple très concret un équipentier de la filière automobile qui est dans la métallurgie qui s'appelle valor dans les Ardennes il va fermer en il explique qu'il n'a pas d'autrre choix de fermer se tourne vers l'état en expliquant qu'il a besoin d'argent et d'être public s'il veut que si le pour le maintien de des deux sites j'ai un autre exemple exon mobile je suis pas sûr qu'il y a un problème de profitabilité exon mobile je pense pas Notre Dame de Gravenchon il y a le site de portgérô c'est plus de 600 personnes qui qui sont concerné par la fermeture de la raffinerie mon syndicat mon organisation elle porte ardemment le besoin de transformation écologique mais quand on explique à des salariés que c'est pas de reconversion de l'outil de production qu'il y a pas de solution industrielle derrière et que euh le la négociation du plan de sauvegarde de l'emploi c'est à minima c'est inacceptable donc il y a quand même une responsabilité des employeurs à pointer hier pendant que vous étiez dans le bureau de Michel Barnier il y avait le le monde politique qui grondait pourquoi euh parce que Michel Barnier a téléphoné à Marine Le Pen pas pour s'excuser mais en tout cas pour recadrer un de ces ministres le ministre de l'économie qui avait considéré le matin même que le RN ne faisait pas partie de l'arc républicain quel regard vous portez sur cette séquence est-ce que on sait que Marine Le Pen a dit que le gouvernement était sous surveillance du rassemblement national est-ce que c'est acceptable ce qui s'est passé hier selon vous moi je je je veux pas commenter politiquement ce type ce type d'événement euh je oui c'est important vous connaissez l'engagement de mon organisation contre les idées d'extrême droite euh j'ai été également critique sur le temps le délai qu'il y a eu entre la fin des élections et la nomination d'un premier du du Premier ministre j'ai pas de j'ai pas de commentaire à faire sur les castings ce que je considère c'est que le rassemblement national et l'ensemble des partis d'extrême droite parce qu'ils sont qualifiés tel que non que pour projet politique la division la préférence nationale et la stigmatisation d'une certaine partie de la population donc je je je suis extrêmement clair làdesus il faut les recevoir ou pas àci selon vous parce que dans le premier dans un premier temps min ça ça regarde le gouvernement lorsque la CFDT organise des événements elle n'invite pas les responsables du rassemblement national on est extrêmement clair nous sur ce sujet merci beaucoup Marie liseléon d'avoir été avec nous ce matin en direct sur LC

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