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interviewBFMTV· 24 mars 2025

L'interview de Julien Odoul en intégralité

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir Julien Audoul, député et porte-parole du Rassemblement National. Merci d'avoir accepté notre invitation. C'est votre meilleur avocat, Bruno Retailleau ?

Non, certainement pas. Notre meilleur avocat reste et restera le peuple français et notamment nos compatriotes de confession juive qui voient depuis des années et encore plus depuis le 7 octobre 2023 que le Rassemblement National, Marine Le Pen, Jordan Bardella ont été les seuls à être clairs, à être fermes, à être intransigeants dans la lutte contre l'antisémitisme. Contrairement à tous les autres qui se sont compromis d'une manière ou d'une autre.

Je ne parle évidemment pas de l'extrême gauche qui est dans une collusion, une collaboration avec l'islamisme et qui fait de l'antisémitisme un carburant. Mais je parle surtout de la Macronie qui a participé à l'élection de bon nombre de députés antisémites au moment des législatives. On va y revenir dans un instant, s'il y a un certain nombre d'accusations aussi de la France insoumise à votre égard.

Mais d'abord, sur les propos de Bruno Retailleau, Laurent Joffrin, quand il parle d'antisémitisme d'atmosphère alimenté par l'extrême gauche, d'antisémitisme résiduel au RN, c'est quasiment mot pour mot ce qu'on entend dans la bouche des représentants du Rassemblement National. C'est pour ça que je vous demandais si c'était votre meilleur avocat. Ce n'est pas anodin d'avoir sur ce sujet-là, en particulier, un ministre de l'Intérieur qui tient ses propos ?

Je trouve qu'il n'a pas tort sur LFI, et effectivement, qu'il est complaisant. Je ne dis pas qu'ils sont tous antisémites, mais ils ont été incroyablement complaisants. Et la défense de Mélenchon, je ne comprends pas.

Comment on peut avoir été si longtemps, avoir fréquenté les parties de gauche, et ne pas avoir intégré le minimum, c'est-à-dire que la lutte contre le racisme et l'antisémitisme font partie des fondements de cette conception de la vie. et qu'on puisse être aussi, comment dire, sans aucun mot de compassion pour les victimes juives de l'antisémitisme, et avec cette espèce de défense, de rupture sur l'affiche antisémite. C'est hallucinant cette histoire, c'est incompréhensible.

Et le seul soupçon qu'on peut avoir, c'est que ça plaît, selon les gens de LFI. Alors attendez, vous partagez l'analyse de Bruno Retailleau sur l'extrême gauche, mais est-ce que vous partagez l'analyse de Bruno Retailleau sur le gouvernement national ? Non, parce qu'on s'est aperçu au dernier législatif, qu'effectivement les dirigeants, en général, tiennent un discours tout à fait honorable sur la question, mais qu'au sein du Rassemblement national, il existe toujours des gens qui sont toujours là, on en a découvert encore au moment du législatif, vous ne pouvez pas dire le contraire.

Si, je dis le contraire. Mais si, parce que vous en avez exclu. Et je vous dis encore le contraire.

Oui, mais vous les avez exclus. Donc ils étaient là. Non, mais...

Oui, dites-moi si j'ai tort quand je dis ça. Laurent Joffrin, vous avez dans tous les partis, vous savez, un parti, c'est des gens qui viennent à vous pour se porter candidat. Donc vous êtes d'accord avec moi ?

Non, je ne suis pas du tout d'accord avec vous. Oui, mais vous faites semblant d'être d'accord, mais vous reconnaissez que j'ai raison. La grande différence entre le Rassemblement national et les autres partis, c'est que nous, nous faisons le ménage.

C'est que nous, quand il y a des candidats qui enfreignent la ligne du mouvement...

C'est pas mes partis, mais je ne vois pas encore...

Non, mais qui ont des propos contrairement à la France Insoumise. La France Insoumise, il n'a pas semblé...

Vous pensez que les centristes, il n'a pas semblé, il n'a pas semblé, bien sûr, mais bien sûr. Mais effectivement, vous avez, encore une fois, vous avez...

Malheureusement...

Il n'y a aucun antisémite. Mais chez vous, il n'y a pas d'antisémite. Alors attendez, chacun son tour, qu'on puisse échanger.

J'ai une vision claire des choses. Alors attendez, attendez, chacun son tour. Si je ne sais pas, je peux terminer.

La grande différence, encore une fois, c'est que nous, nous faisons le ménage. Quand il y a des propos qui sont totalement contraires à la ligne du mouvement et à nos valeurs, ils sont exclus, ce qui n'est pas le cas des autres. Moi, j'observe, effectivement, que la gauche, les partis de gauche, que ce soit ceux d'extrême-gauche comme LFI ou les autres qui ont participé de ce qu'on a appelé le nouveau front populaire, se sont accommodés d'une ligne qui est clairement anti-juive, d'une ligne qui a flatté un électorat islamo-gauchiste, pour des raisons électoralistes, dont l'exemple et le symbole le plus détestable a été Rima Hassan, qui a fait toute sa campagne des Européennes avec un drapeau palestinien et avec des slogans anti-Israël.

Voilà, que cette ligne-là n'a pas posé problème à certains partis de gauche et à certains représentants de la gauche. Non, non, ça n'a pas posé problème. Ça a posé beaucoup de problèmes.

Attendez, non. Vous pouvez laisser dire n'importe quoi. Non, ça n'a pas posé de problème.

Vous pouvez leur reprocher de ne pas avoir posé une chose. Vous ne pouvez pas dire que ça n'a pas posé. Non, je ne pouvais pas dire que ça n'a pas posé.

Alors, attendez, attendez, attendez. Avant l'affiche antisémite, s'il vous plaît, chacun s'en fait. Avant l'affiche antisémite...

Mais si, il y a eu plein de gens qui ont protesté. Laurent, Laurent, je vais vous donner la parole. Je termine juste avec Julien Audoul.

Julien Audoul et après je vous donne la parole, Julien Audoul. Il faut quand même rappeler qu'avant l'affiche antisémite qui visait Cyril Alouna, il y a eu quand même des propos infâmes. Notamment d'Aline Obono.

Ils ont été dénoncés ? Non, ça n'a pas été dénoncé. Daniel Obono, après le 7 octobre, qui nous dit que le Hamas est un mouvement de résistance, ça n'a pas empêché les partis de gauche de faire alliance après avec la France insoumise.

Donc il y a véritablement un problème de fond sur cette alliance avec ces partis qui se font aujourd'hui. Alors attendez, on va écouter Roselyne Bachelot et après on écoutera Manuel Bonpas. Il y a une chose qui est insupportable chez vous, c'est que vous vous posez comme seul défenseur contre l'antisémitisme.

Alors ça, je trouve ça vraiment absolument inqualifiable. Moi, je fais partie d'une famille politique qui s'est battue les armes à la main contre l'antisémitisme et vraiment qui a caché des juifs dans son grenier. Et je n'ai pas de leçons à recevoir de vous dans ce domaine.

Alors je voudrais qu'on revienne un petit peu...

Votre famille politique, c'est un petit peu compromis. Je vous en prie, monsieur. C'est si, madame Bachelot.

On va venir à la lutte contre l'antisémitisme. Bien sûr, votre famille politique, c'est sûr. Attendez, chacun son tour, s'il vous plaît.

On va essayer de dépassionner un petit peu les débats pour qu'on s'entende. Vraiment, il y a des choses graves dans notre pays et ce n'est pas la peine de se lancer des petits machins de politique, politique arbre. Il y a seulement 3% des Français qui n'adhèrent à aucun des préjugés antisémites.

Seulement 3%. C'est dire que l'antisémitisme dans notre pays, il est important. Et il est particulièrement important dans votre famille politique.

En effet, je ne regarde pas les discussions, c'est ça. Et je vous demande de prendre vos responsabilités. 33% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon ont ces préjugés antisémites.

Et pour ce qui est de Marine Le Pen, on monte à 39%. Donc l'antisémitisme est quelque chose qui...

Alors que ce n'est que 26% des Français. Soyez sérieuse, madame Bachelot. Et là, je suis très sérieuse.

Soyez sérieuse et concrète. Ce sont des chiffres dans votre électorat. Et je vous demande, monsieur O'Doul, il ne s'agit pas d'aller pezzouiller dans je ne sais quelle conférence.

Qu'est-ce que vous faites précisément pour ces près de 40% de vos électeurs qui ont des préjugés antisémites ? Qu'est-ce que vous faites concrètement ? Vous ne faites rien.

N'importe quoi. Premièrement...

Pas n'importe quoi. Vous êtes vraiment insultant ? Non, je ne suis pas insultant.

Je suis factuel. N'importe quoi, elle a donné les arguments. Madame Bachelot vient d'insulter les électeurs du Rassemblement National.

Alors attendez, attendez, attendez. Non mais attendez, laissez les uns, s'il vous plaît. Laissez les uns, les autres, répondre.

Julien O'Doul, répondez à Roselyne Bachelot. Est-ce qu'on peut être sérieux deux minutes ? Oui, on est sérieux.

Moi, je suis très sérieux. Cinq fois par jour, vous avez des compatriotes de confession juive qui sont soit insultés, soit menacés, soit agressés comme le rabbin d'Ole. Cinq fois par jour.

Merci de l'enseignement. Est-ce que vous pensez un seul instant ? Est-ce que vous pensez un seul instant ?

Et dites-le moi droit dans les yeux. Est-ce que vous pensez un seul instant que ces cinq fois par jour, ces agressions cinq fois par jour, sont le fait des électeurs du Rassemblement National ? Non, évidemment, non.

Mais je n'ai pas dit ça, monsieur O'Doul. J'ai parlé des préjugés antisémites. Vous savez très bien, encore une fois, aujourd'hui, ceux qui menacent nos compatriotes de confession juive ici en France, comme là-bas en Israël, ce sont principalement les islamistes.

C'est lié au développement du fondamentalisme islamiste qui est nourri aussi et entretenu et soutenu par l'extrême-gauche, qui en a fait une alliance d'électoralistes. Non, mais il y a deux choses qu'il ne faut pas essentialiser. C'est ça la réalité, madame Bachelot.

Vous pratiquez finalement le cheminement psychologique des gens que vous combattez. C'est-à-dire que vous essentialisez Israël et l'antisémitisme dans notre pays. On peut très bien n'avoir aucun préjugé antisémite et condamner la politique de M.

Netanyahou. C'est faux. Et d'ailleurs, beaucoup de nos compatriotes juifs condamnent la politique de M.

Netanyahou. Quand vous déniez aux Juifs d'avoir un État, c'est que vous ne souhaitez pas qu'ils soient pédiés. Alors attendez, attendez, attendez, attendez, excusez-moi.

C'est pas la manipulation, c'est pas...

C'est qu'il y a un lien édition. Ce que je demandais, c'est comment on combat l'antisémitisme. Non mais attendez, attendez, attendez, je vais juste refixer les règles du jeu parce qu'honnêtement, il est 23h05.

On voulait faire un débat de 15-20 minutes autour de ça. Là, c'est inaudible. On ne s'entend pas, ça se crie.

Donc vraiment, on va essayer de dépassionner un petit peu le débat, de se donner la parole. Les uns après les autres. Et comme vous étiez en train d'accuser la France insoumise, j'aimerais...

La France insoumise qui n'est pas sur ce plateau, j'aimerais qu'on entende quand même Manuel Bompard à ce sujet. Écoutez. Il y a quelques semaines, le Comité national consultatif des droits de l'homme en France a publié une étude sur l'antisémitisme.

Il dit une chose très simple, c'est que les préjugés antisémites, les attaques, les insultes antisémites, elles sont malheureusement très majoritairement positionnées à l'extrême droite du champ politique. M. Retailleau, la semaine dernière, disait qu'il n'y avait pas d'antisémitisme à l'extrême droite.

Vous voyez, il nie même les chiffres du Comité consultatif national des droits de l'homme. Je trouve ça totalement indécent qu'on vienne surfer en quelque sorte sur une agression antisémite pour essayer de régler des comptes politiques. – Et il vous accuse aussi de ne pas en avoir fini avec l'antisémitisme, mais il prend un autre cas.

Donc il s'appuie sur les chiffres de la Commission nationale consultative des droits de l'homme. Et il prend aussi le cas de Frédéric Boccaletti. Vous disiez avoir fait le ménage au sein du Rassemblement national.

Il est député RN du Var. Il vendait des livres antisémites dans les années 90. Et il siège toujours aux côtés de Marine Le Pen sous l'étiquette du Rassemblement national. – Il y a eu des dizaines d'articles, encore une fois, il a répondu dix fois.

C'est une fake news qui est entretenue. Et d'entendre de la part de M. Bompard, qui est à la tête d'un parti qui a fait de l'antisémitisme un carburant électoral, où vous avez non seulement tous les préjugés antisémites, mais vous avez aujourd'hui même des affiches qui sont recyclées des années 30 et du nazisme. – Sans renvoyer la balle à la France insoumise, sur l'accusation, il vous accuse précisément.

Donc sur le cas de Frédéric Boccaletti, qu'est-ce que vous lui répondez ? Vous dites « fake news », il n'a jamais tenu de librairie antisémite, il n'a jamais tenu une librairie du nom d'Antinéa qui faisait référence à l'ouvrage de l'auteur antisémite Charles Maurras. – Mais bien sûr que non. – Non, jamais. – Mais encore une fois, non, tout ça, ce sont de fausses informations.

Tout ça, c'est faux. Tout ça, ce sont de fausses informations. M.

Bompard est très très mal à l'aise, et ils sont encore plus mal à l'aise depuis qu'ils ont été obligés de retirer cette affiche antisémite. – Enfin, ça a été documenté par la presse, il y a eu un certain nombre d'articles sur cette fin de février. – Parce que là, ça a été, encore une fois, un palier supplémentaire dans leur haine décomplexée.

Mais rendez-vous compte, tous les députés de la France insoumise, depuis le 7 octobre 2023, ont eu des propos scandaleux. Donc ça, Mme Hercile Assoudé, qui le lendemain des pogroms disaient « la haine appelle la haine ». M.

Guiraud qui nous disait que finalement c'était Israël qui avait inventé le bébé dans le four. M. Mélenchon qui, à chaque sortie, à chaque tribune, s'en prend à l'État d'Israël.

Mme Rima Hassan, encore une fois, qui est un agent pro-amasse au Parlement européen. Tout cela fait de la France insoumise, aujourd'hui, la France antisémite, à une responsabilité. – Est-ce que la France insoumise, pardonnez-moi, a été condamnée pour antisémitisme ? – Oui, je connais cette théorie également. – Non, non, je vous pose la question.

Je vous pose juste la question. Malheureusement, la France insoumise surfe en permanence et à la lisière, mais entretient cette haine du juif dans notre pays. – Dans toutes les manifestations, encore ce week-end, vous avez des slogans scandaleux.

J'ajoute que le slogan antisémite le plus répandu est celui qui dit « Palestine, du fleuve à la mer ». C'est-à-dire la négation de l'État d'Israël. Quand vous refusez que les Juifs aient un seul État au monde, je rappelle que l'État d'Israël est le seul État juif du monde, ça dénote un antisémitisme d'atmosphère. – Il y a une chose qui peut laisser perplexe, Julien Audoul, c'est que vous accusez la France insoumise d'être antisémite, d'avoir des propos antisémites, alors que la justice n'est pas encore passée par là.

Et à contrario, Jordan Bardella, quand on lui demandait si Jean-Marie Le Pen était antisémite, qui a été condamné pour antisémitisme, là en l'occurrence, il avait voté en touche et il avait dit « je ne le crois pas ». Donc il y a quand même un rapport assez ambigu avec l'histoire. – Ce qui serait quand même intéressant, c'est que Jordan Bardella l'avait dit, j'ajoute que Jordan Bardella est accueilli demain en Israël. – Justement, on va y revenir. – Le président du RN est accueilli demain à l'invitation du gouvernement israélien pour débattre de la lutte contre l'antisémitisme. – Justement, on reviendra sur ce sujet. – Ce n'est pas M.

Mélenchon qui est invité par le gouvernement israélien. – Non, ce que je voulais dire, c'est que je trouve assez désagréable aujourd'hui. Si vous voulez, l'antisémitisme traverse toute la société, toute la société française, quelles que soient les opinions.

Mais ce que je trouve odieux, c'est qu'on ne dénonce pas suffisamment le fait que la France insoumise cultive un antisémitisme absolument odieux aujourd'hui, depuis des années, et personne ne dit rien. – Ce n'est pas vrai. – Personne ne dit rien.

Et pas assez en tous les cas. Et voir des partis politiques, comme le parti socialiste, comme le parti écologique, comme le parti communiste, continuer à faire chemin commun avec la France insoumise, c'est odieux. Odieux. – L'orange offrant les aînés. – Sur le Rassemblement national, on a vu le décès de Jean-Marie Le Pen, le fondateur.

Il y a eu des hommages. Normal, c'était le fondateur. Mais ces hommages ont été très, très, très, très discrets sur l'antisémitisme évident, notoire, de Jean-Marie Le Pen, le fondateur du parti.

Que s'est changé depuis ? J'en accepte l'augure, je veux bien le croire. Mais en tout cas, il y a eu, au moment de ces hommages, une sorte de négation ou d'oubli de ce qu'étaient vraiment les opinions de Jean-Marie Le Pen, que je connais très bien.

Ses opinions, les opinions en question. – Jean-Marie Le Pen, il a été exclu par sa fille pour ça ? – Oui, mais pourquoi au moment de… – Jean-Marie Le Pen a exclu le fondateur du mouvement pour ça ? – Alors, allez-y, Jean-Marie Le Pen, que vous aurez la parole juste après. – Vous n'êtes pas encore au pouvoir. – Non, mais vous inquiétez pas, vous aurez toujours la parole, Jean-Marie Le Pen. – Vous ne me laisserez pas au pouvoir. – Allez-y, et ensuite, la parole sera à Jean-Marie Le Pen. – Au moment, je suis désolé, mais au moment du décès, alors c'est peut-être une pudeur de… comme ça, mais il n'y a pas eu de… les gens du RN auraient pu dire, bon, c'était notre fondateur, il a fait beaucoup de choses, etc.

Mais sur la question antisémite, là, il était dans l'erreur. C'était un fait avéré, il était condamné pour ça, il a tenu ses propos, il ne les a jamais désavoués, et en plus, ceux qui connaissent un peu l'histoire du Rassemblement national savent bien de quoi il s'agit. Il s'agit d'un parti à l'origine très antisémite, avec des fondateurs, des anciens SS, etc. – Oui, mais ça veut dire que l'attitude reste ambiguë. – Non, mais ça, je suis d'accord. – Alors, deuxièmement… – Je suis d'accord, mais ce que je voudrais qu'on répète… – Alors, on pourrait peut-être laisser, Julien, on vous le réponde. – Mais moi, je n'ai quasiment pas parlé, et ce qui est vraiment révoltant, c'est le cynisme de la France insoumise qui en fait son commerce électoral. – Je peux répondre à ça ? – Et ça, c'est absolument odieux. – Je peux répondre ? – Alors, que M.

Mélenchon, et que c'est carréable, et que c'est carréable… – Oui, c'est bien, c'est bien, vous êtes dissonné, Laurent Joprin. – Qui savent pertinemment ce que c'est, qui savent pertinemment les conséquences de leur comportement, de leur rhétorique, continue ce commerce électoral-là, c'est absolument odieux. – Si j'avais un membre de la France insoumise en face de moi, je tiendrais exactement le discours. – Mais il faut le dire. – Je ne vais pas arrêter de le dire.

Mais le problème, c'est que l'antisémitisme, il traverse toutes les couches de la société, il y a de toute façon un quart des Français qui professent, qui adhèrent au thème antisémite, il ne faut pas se cacher les yeux, et que cette proportion, elle est particulièrement forte au Rassemblement national, et elle est très forte également dans la France insoumise. Et tout ça, ça nous interpelle. Ne mélangeons pas la question d'Israël avec ça.

L'antisémitisme est largement répandu dans la société française, ce n'est pas un phénomène résiduel, et il faut le combattre. Et on est tous appelés à le combattre. – Alors justement, on va le voir précisément dans un instant avec Raphaël, qui va venir avec un certain nombre d'études et de chiffres sur les préjugés antisémites qui peuvent perdurer au sein de la population française, chez une partie de la population française, mais sur les propos de Laurent Joffrin, à l'instant, j'aimerais bien que vous répondiez à cette ambiguïté sur le rapport à l'histoire. – Il y a évidemment un lien avec Israël et avec le conflit entre Israël et le Hamas, puisque les actes antisémites ont augmenté de 1000% après le 7 octobre 2023.

Il y a eu 1500 actes antisémites pour l'année 2024, qui sont principalement liés à la récupération et à cette inversion des valeurs entretenues par l'extrême gauche, qui a fait du bourreau des victimes et des victimes des bourreaux. Voilà, donc ne dites pas que ce n'est pas lié à l'État d'Israël. Et pour répondre à M.

Joffrin, si vous voulez faire de la spéléologie politique, très bien, mais dans ce cas, je vous rappelle que le président, l'ancien président, le premier secrétaire du Parti Socialiste, François Mitterrand, président de la République, président de la République, non seulement avait reçu ça en disque, mais jusque dans les années 70 et 80, avait à sa table, et avait pour ami, René Bousquet, l'organisateur de la râle du Veldiv. Donc si vous voulez, on peut trouver encore une fois des propres galoses partout. – Vous voulez dire qu'il était antisémite comme vous ? – La seule différence… – Vous voulez dire qu'il était aussi antisémite ? – Vous voulez dire qu'il était aussi antisémite ? – Dans le club des antisémites, le club des antisémites… – Si je peux terminer, c'était très facile de couper à chaque fois.

Mais si Marine Le Pen a été l'une des premières responsables politiques, en 2010, avant d'être présidente du Front National, à dire que dans certains quartiers, il ne faisait pas bon être juif, être blanc, être femme, ou même être français. C'était la première à voir que dans certains quartiers, en tenue de l'immigration sauvage et de la montée de l'islamisme, nos compatriotes de constitution étaient obligés de fuir. – Alors on va… Laurent Joffrin, vous allez répondre dans un instant, mais il y a Raphaël Grabli qui nous attend, parce que justement j'aimerais rebondir sur ce que Roselyne disait un instant, sur les préjugés antisémites, où les trouve-t-on, chez quels électeurs principalement ?

C'est l'œil de Raphaël. Et alors, reprenons ce que disait Manuel Bompard il y a quelques minutes, il disait qu'il s'appuyait sur ce rapport de la Commission nationale consultative des droits de l'homme. Que dit précisément ce rapport, Raphaël ? – Oui, c'est un rapport de 2024, et parmi les conclusions, il y a une phrase, effectivement, « Les sympathisants d'extrême droite restent les plus enclins à se montrer d'accord avec les préjugés antisémites ».

J'ai pris deux chiffres chez les sympathisants RN, il y en a notamment 34% qui pensent que les Juifs ont trop de pouvoir, je mets évidemment ça entre guillemets, c'est 21% dans la population générale, donc il y a une surreprésentation, et plus de la moitié des sympathisants RN, 51%, qui pensent que les Juifs ont un rapport, je cite, « particulier avec l'argent », c'est 37% dans la population générale, donc c'est bien supérieur à la moyenne des Français. Mais il y a d'autres études qui sont plus récentes, et la proximité avec LFI, elle aussi, elle est nettement associée à une adhésion à des clichés antisémites, notamment cette étude IFOP qui date du mois de mars 2025, qui est toute récente, et qui interroge des collégiens et des lycéens. Là encore, la question, c'est sur les préjugés antisémites, par exemple, je les cite, « les Juifs sont plus attachés à Israël qu'à la France, les Juifs disposent de lobbies puissants, où les Juifs contrôlent les médias, et il y en a 54% dans l'ensemble des élèves qui adhèrent à au moins un des préjugés soumis aux élèves.

Parmi les proches de l'extrême-gauche, 70%, mais on monte encore plus haut cette fois, 75%, quand on est face à des proches de l'extrême-droite. Et puis il y a une autre étude de fin 2024 de Fondapol, IFOP et l'American Jewish Committee sur ce qu'ils appellent plutôt l'indice de pénétration de l'antisémitisme, alors là aussi, c'est l'adhésion à certains clichés antisémites, avec un score chiffré, il n'y a pas forcément d'unité, mais ça permet d'établir des surreprésentations. L'ensemble des Français, on est à 17,2.

Les moins de 35 ans, déjà, de façon générale, c'est à 23,3. Proximité avec la France insoumise, cette fois, ça arrive en premier, 23,5. Et juste derrière, la proximité avec le Rassemblement national.

Là aussi, il y a une représentation qui reste assez forte. Et surtout, ce qui est inquiétant, c'est la montée chez les jeunes. Les préjugés antisémites, on aurait pu penser que la jeunesse...

Je ne l'ai pas cité, mais c'est encore plus important chez ceux qui s'informent, notamment sur YouTube, sur les réseaux sociaux. Mais comment vous l'expliquez, vous, que ces préjugés antisémites soient plus forts chez les 35 ans du Rassemblement national ? Parce qu'il y a un autre sondage qui était assez terrifiant sur la jeunesse et l'antisémitisme.

C'est un sondage de l'IFOP qui montrait que chez 46% des jeunes de confession musulmane, 46% des jeunes de confession musulmane ne voulaient pas avoir un ami juif. Oui, c'est le même... 16% chez les jeunes en général, 46% chez les jeunes de confession musulmane.

Ce qui montre bien qu'aujourd'hui, malheureusement, compte tenu des discours qui sont instrumentalisés par l'extrême-gauche, qui surfent sur l'islamo-gauchisme et sur une frange radicale de l'islam, ces discours-là...

Oui, mais attendez, vous faites comme si...

Je viens au doule...

Ces discours-là pénètrent dans une partie...

Vous faites comme si ces préjugés antisémites n'étaient pas présents chez les sympathisants du Rassemblement national. Et Raphaël vient de le montrer. Chiffre à la pluie, ils sont...

Ils sont présents chez les deux. On parle de la même étude. Je parle de la même étude.

Je vois extrême-droite. Le Rassemblement national n'est pas d'extrême-droite. Oui, mais dans ce cas-là, LFI va dire...

Non, c'est ça que moi, les études sont...

C'est l'électorat de Marine Le Pen. Je suis désolé. Les chiffres que je vous ai dit, c'est l'électorat de Marine Le Pen et l'électorat de Jean-Luc Mélenchon.

Je ne veux pas faire de...

Ça ne correspond pas à la définition. En revanche, effectivement, la France insoumise, compte tenu de ses outrances...

Non, mais là, on ne vous parle pas de la France insoumise, on vous parle du Rassemblement national, Julien Oudou. Non, mais alors, attendez juste parce que Julien Oudou...

Je voudrais quand même replacer le débat parce que je trouve que c'est assez déséquilibré. Ce que je voudrais dire quand même...

On a tué ces dernières années. Qui a tué au nom d'un antisémisme affiché en France ou ailleurs ? Est-ce que c'est l'extrême-droite ?

Non, bien sûr. Bon. Oui, mais on ne dit pas pour rien.

Justement, non, mais c'est ça qui est important. Non, non, mais parce que j'ai l'impression qu'on est en train...

Ce n'est pas la France insoumise non plus. On ne va pas découvrir que l'extrême-droite est antisémite. C'est comme ça.

C'est ontologique. C'est ontologique quasiment. En revanche, ce qui est beaucoup plus inquiétant, ce qui est beaucoup plus inquiétant, c'est de voir l'extrême-gauche qui cultive un champ d'antisémitisme énorme et qui flirte avec un islamo-vauchisme qui est extrêmement dangereux et qui fait qu'il y a eu des attentats.

C'est pas ça qui est contesté. Il y a eu des attentats. C'est ces dix dernières années en France qui ont été commis vraiment pour cette cause-là.

Et c'est ça qu'il faut combattre. Mais Yves-Cher, ce n'est pas ça qui est contesté. Mais je reprends.

Roselyne Bachelot vous a posé une question tout à l'heure très intéressante à laquelle vous n'avez pas répondu et qui rebondit sur ces études. Qu'est-ce que vous faites, vous, face aux préjugés racistes qui sont encore antisémites, qui sont encore très présents au sein de votre électorat ? Est-ce que vous regardez en face ces chiffres ?

Est-ce que vous êtes conscient de ça ? Qu'est-ce que vous faites pour lutter contre cela ? Je vais mettre en parallèle, effectivement, les propos d'Israël.

On parle de quoi, là, aujourd'hui ? On parle d'attentats, on parle de tabassage, on parle d'agression, et vous me parlez de ressenti. Je veux dire, encore une fois, depuis 2012, et l'attentat ignoble de Mohamed Merah contre l'école juive, Mireille Knoll, Ilan Halimi, Sarah Halimi, le 7 octobre 2023, mais c'est le fondamentalisme islamiste qui a tué l'hyper-cacher, etc.

Et la première fois, là où ça constitue une revue, c'est sujeu, c'est sujeu, là où ça constitue, une rupture...

Mais vous enfoncez des portes ouvertes, monsieur. Pourquoi le 7 octobre est une rupture, notamment dans le paysage politique français ? Non, mais merci de me le rappeler, c'est vrai.

Pour la première fois, vous avez un parti politique français, la France Insoumise, qui a des députés, qui a refusé de condamner une action terroriste. Ce n'est pas la question que je vous ai posée. Et qui a fait d'un groupe terroriste islamiste un mouvement de résistance cautionnant ces exactions.

Et quand vous cautionnez les agissements, les exactions du Hamas, vous mettez une cible dans le dos. C'est comme ça. Pourquoi vous dites vous...

Je parle de la France Insoumise. Mais comme on la condamne aussi, ça va, on a compris. Oui, mais c'est des questions.

Vous êtes un peu dur de l'accueil. Oui, mais vous n'avez jamais répondu à une seule question sur le Rassemblement National. Qu'est-ce que c'est que cette façon de me...

Qu'est-ce que c'est que cette façon de me parler ? Peut-être que c'est l'oreille gauche qui a du mal, mais très clairement, vous ne voulez pas voir que l'antisémitisme qui tue et qui agresse et qui maltraite est celui de l'islamo-gauchisme. Voilà, c'est tout.

Ça va bien de le reconnaître. Raphaël ? Non, il y a une autre étude de l'IFOP qui date de janvier 2024 qui est assez intéressante et sur le ressenti des Français juifs.

Et eux, ils estiment, c'est vrai à 90%, et là c'est une première, que la France Insoumise fait grimper l'antisémitisme. Les partis qui arrivent derrière, il y a ELV, et derrière, il y a le Rassemblement National qui est à 50%. C'est beaucoup.

Et par contre, l'écart entre le Rassemblement National et la France Insoumise à ce niveau-là n'a jamais été aussi grand. Et j'aimerais, Yves, qu'on s'arrête avec vous quand même sur ce voyage demain. Vous l'évoquiez tout à l'heure de Jordan Bardella en Israël pour la première fois en président du Rassemblement National.

Anciennement, FN se rendra sur place. Marion Maréchal aussi sera présente. Là encore, c'est un fait inédit, me semble-t-il.

Jamais un membre direct de la famille Le Pen n'avait fait le déplacement en Israël. Ils vont participer à un colloque sur la lutte contre l'antisémitisme. Ils ont été invités par le ministre israélien très droitier et des affaires de la diaspora d'origine française.

C'est un voyage historique et symbolique forcément très fort pour le Rennes. C'est un voyage, effectivement, qui est assez lourd de signification parce que Marine Le Pen n'a jamais été invitée en Israël. Elle a même été Persona non grata, son père aussi.

Et que M. Bardella et Mme Maréchal soient invités, ça en dit long, mais ça en dit long aussi sur les Israéliens et le gouvernement israélien actuel qui s'est extrêmement radicalisé également et qui est aussi un gouvernement populiste, il faut le dire. Et avec des mouvements de population extrêmement importants contre lui.

Il y a effectivement un populisme virulent actuellement en Israël. La société israélienne est extrêmement divisée et Marion Maréchal bénéficie de ça et Jean-Dade Bardella aussi. Et évidemment, ça peaufine leur image à l'international.

Donc c'est un tournant important. Une présence qui met mal à l'aise le CRIF. J'aimerais qu'on écoute ensemble Jonathan Arfi, président du Conseil représentatif des institutions juives de France.

Aujourd'hui, on sent bien que ce sujet est instrumentalisé pour mettre en scène un rassemblement national nouveau dans une stratégie de conquête du pouvoir. Je considère que l'antisémitisme ne peut pas être instrumentalisé politiquement. Donc on a vis-à-vis de ce geste-là cette distance nécessaire et critique.

J'entendais ce week-end Julien Oudoul, Sébastien Chenu dire que le RN était le bouclier de la communauté juive. Encore faut-il que la communauté juive vous considère comme telle. Et écoutez, Yoann Dathan Artifi, ce n'est pas vraiment le cas.

Alors déjà, effectivement, le Rassemblement national est même le dôme de fer de la communauté juive de France parce que nous sommes les seuls à vouloir lutter et à avoir la détermination d'éradiquer l'islamisme qui aujourd'hui tue et met en insécurité nos compatriotes de confession juive. Monsieur Artifi, avec tout le respect que j'ai pour lui, malheureusement, n'est pas représentatif. Le CRIF n'est plus représentatif.

Je le dis parce que vous voyez sur le terrain, bon nombre de nos compatriotes ont bien compris aujourd'hui que malheureusement, certains s'étaient totalement aveuglés et n'avaient pas voulu voir et dénoncer la menace. Cette menace qui s'est propagée, qui a été alimentée par les politiques d'immigration parce que l'antisémitisme de l'islamisme ne s'est pas implanté comme par enchantement. Il a été nourri par les vagues migratoires.

Plus vous importez d'antisémites, plus l'antisémitisme malheureusement prospère dans les quartiers, que ce soit dans les mosquées radicales, chez certains prédicateurs, chez certaines officines ou autres, sur certains terrains de sport. Vous avez eu des manifestations pro-Gaza, anti-Israël sur certains terrains de football. Donc très clairement, M.

Arfi se trompe de combat et il a 40 ans de retard malheureusement pour lui et en faisant ça, il ne sert pas nos compatriotes de confession juive. Je peux dire un mot sur le...

Oui, allez-y. Il dirige le CRIF. Le CRIF, c'est une institution représentative des juifs de France ou des Français juifs.

Il y a des élections. C'est une ennuyation ouverte. Donc vous dites, comme il n'est pas d'accord avec vous, il n'est pas représentatif par définition puisqu'il n'est pas d'accord avec vous.

Ce sont les témoignages que j'ai de bon nombre de nos compatriotes de confession juive. Il y a deuxièmpe chose. M.

Geoffrin, attendez, si on ne peut pas placer de vous quand vous êtes là, vous répondrez après. Vous répondrez quand j'aurai fini. Vous répondrez quand j'aurai fini.

Calmez-vous. Vous répondrez quand j'aurai fini. Je ne vais pas vous demander de prendre un verre d'eau comme à Manon Aubry.

Je pense que vous êtes assez grand pour ça. Vous répondrez quand j'aurai fini. Ça suffit maintenant.

Pourquoi vous hurlez comme ça ? Parce qu'il n'y a pas moyen autrement d'en placer une. Vous m'interpellez, vous m'interpellez.

Ça continue. Donc je vous dis que M. Schaffin n'est pas représentatif de la majorité des deuxièmpe.

Mais vous dites ça, mais ça ne veut rien dire vu qu'il fait partie d'une association où on est élu. Donc il est représentatif des gens qui l'ont élu. En tout cas.

Vous avez des groupus qui sont élus. J'en ai marre. Allez-vous-en, M.

Geoffrin. C'est pas possible. On ne peut pas parler.

Laurent Geoffrin, allez-y. C'est fini, là ? Vous n'avez pas à dire que c'est fini.

Ça commence. Vous me dites que vous n'avez été vu, ça veut rien dire. Attendez, chacun son tour.

Je ne vais pas mettre un gros nom en bateau. Non, mais on ne va pas couper les micros. Non, mais celui-là, il ne va rien dire.

Alors attendez, chacun son tour. On refait dans l'ordre. Laurent Geoffrin, allez-y.

Deuxième chose. M. O'Doul dit des choses fausses sur la réaction à LFI au sein du reste de la gauche.

Ça a posé mille problèmes. Au début, moins. Et ensuite, beaucoup.

L'affaire du 7 octobre a divisé la gauche immédiatement. Ils ont fait alliance. Arrêtez !

Lors du nouveau Front populaire, M. Attal a appelé à voter pour des députés LFI et à utiliser des bulletins de vote LFI. Oui, parce qu'il voulait vous arriver.

Vous voulez vous arriver ? Je pense qu'on va clore ce débat parce que tu as pensé en ce soir. Je demande à M.

O'Doul et à M. Geoffrin de Sauterre. Allez-y, Roselyne.

Je vais dire qu'en ce moment, la société israélienne est extrêmement fracturée. M. Netanyahou rencontre des oppositions très fortes, en particulier des familles d'otages parce qu'ils estiment que les nouveaux bombardements, alors qu'il y avait un cessez-de-feu dans la banque de Gaza, mettent en péril la vie des otages.

Il y a des manifestations très importantes qui se passent en ce moment en Israël. Et je trouve que la responsabilité des hommes politiques et des femmes politiques françaises est, comme l'a dit Jonathan Arfi, d'avoir une distance nécessaire et critique pour ne pas intervenir dans le débat israélien. Ça ne veut pas dire qu'on condamne Israël, bien entendu, et qu'on ne se bat pas pour son existence.

Mais ne nous mêlons pas de la politique intérieure d'Israël et c'est ce que fait M. Bardella en allant à un colloque d'un mouvement extrémiste du panel israélien. méfiance, il faut se mettre à distance.

Ce sera le mot de la fin, ce sera le mot de la fin. On va s'arrêter là. Mais attendez, mais il a dit qu'il ne faisait pas.

Mais il a dit qu'il ne faisait pas. Il a dit qu'il ne faisait pas. Il n'a dit qu'il ne faisait pas.

Il n'a dit qu'il n'a dit qu'il ne faisait pas. Merci, Roselyne. Je donne un conseil général.

Merci, Roselyne. Laurent, Yves, je vous garde avec moi. Et merci beaucoup, Julien Oudoul, d'avoir été notre invité.

On suivra demain cette visite de Jordan Bardella en Israël.