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InterviewRadio France (sur Site radio)· 26 octobre 2026 5 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesTravail & emploi

"Le mouvement ne s’essouffle pas" : Alain Loeby, militant CGT de Belfort, mise sur le 5 novembre

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça veut dire que le mouvement s'essouffle en Nord-Franche-Comté ?

  • 1:23RelanceRéponse partielle

    Cette présence très importante des forces de l'ordre, vous la dénoncez, mais le préfet avait interdit les rassemblements après les débordements du week-end dernier.

  • 1:36OuverteÉludée

    Pourquoi la CGT, qui appelle pourtant à manifester, n'a pas pris ce rôle d'avoir déposé la manifestation ?

  • 2:09OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous, vous pensez que ça peut commencer à calmer la colère ?

  • 2:37OuverteRéponse directe

    Ils étaient encore là ce week-end, les étudiants, avec vous ?

  • 2:47OuverteRéponse directe

    Comment on envisage ça, la suite du mouvement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43InvitéFait
    « Non, moi je ne pense pas que le mouvement s'essouffle. »
  • 0:43InvitéFait
    « Après, avec le discours gouvernemental où on a même dit aux gens qui seraient susceptibles de se rassembler, qui risquaient une amende de 135 euros, »
  • 0:57InvitéFait
    « pour beaucoup, ils sont restés à la maison. »
  • 1:03InvitéPromesse
    « Mais je fais confiance à la mobilisation prochaine du 5 novembre, »
  • 1:16InvitéFait
    « qui, même pour eux, les fins de mois sont difficiles. »
  • 2:14InvitéFait
    « Bien évidemment. Si les réponses apportées répondent parfaitement aux étudiants, peut-être que les étudiants retourneront en cours. »
  • 3:07InvitéChiffre
    « Mais si c'est pour annoncer, comme ce qui est prévu, peut-être augmenter le SMIC deux mois avant, à une hauteur de 15 euros net, »
  • 3:13InvitéFait
    « 15 euros net, c'est 15 baguettes. »
  • 4:12InvitéFait
    « Je pense que c'est du jamais vu. »
  • 4:25InvitéFait
    « Parce que tenir le pays pendant deux années, depuis 2024, comme il le fait, c'était évident que la révolte grondait et que la révolte allait se faire. »

Temps de parole

  • Invité59 %
  • Présentateur32 %
  • ?5 %
  • Présentateur 24 %

≈ 35,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ici Belfort-Montbéliard, votre radio de proximité dans le Nord-Franche-Comté. Ici Matin, avec l'invité d'ici Belfort-Montbéliard, ce matin on revient sur les rassemblements contre la vie chère de ce samedi avec votre invité, Chloé Lavoisard. Oui, à Belfort, un arrêté préfectoral d'interdiction de rassemblement, une présence policière très forte et beaucoup moins de manifestants que le 17 octobre, environ 150 personnes contre 500 la semaine dernière. On en parle avec vous Alain Louébi, bonjour.

0:28
Invité

Bonjour. Vous

0:29
Présentateur

êtes retraité militant de la CGT, soutien indéfectible des manifestants depuis le début du mouvement. On le disait, mobilisation en demi-teinte samedi. Est-ce que ça veut dire que le mouvement s'essouffle en Nord-Franche-Comté ?

0:40
Invité

Non, moi je ne pense pas que le mouvement s'essouffle. Après, avec le discours gouvernemental où on a même dit aux gens qui seraient susceptibles de se rassembler, qui risquaient une amende de 135 euros, bien évidemment,

0:52
Locuteur

dans

0:53
Invité

ces moments-là où la vie est de plus en plus chère et que les gens ne s'en sortent plus, pour beaucoup, ils sont restés à la maison. Mais je fais confiance à la mobilisation prochaine du 5 novembre, où au niveau de l'intersyndical, ils ne pourront pas empêcher les manifestations d'avoir lieu. Moi, j'ai vu une présence policière tellement énorme sur Belfort

1:12
Locuteur

que

1:13
Invité

j'ai même échangé avec des gendarmes, qui, même pour eux, les fins de mois sont difficiles. Donc c'est une vraie nécessité de continuer à manifester.

1:23
Présentateur

Justement, cette présence très importante des forces de l'ordre, vous la dénoncez, mais le préfet avait interdit les rassemblements après les débordements du week-end dernier. Il expliquait aussi qu'aucun organisateur n'avait proposé de parcours ni de dispositifs de sécurité. Pourquoi la CGT, qui appelle pourtant à manifester, n'a pas pris ce rôle d'avoir déposé la manifestation

1:41
Locuteur

?

1:43
Invité

Je ne sais pas. Je ne fais plus partie des instances dirigeantes de la CGT. Je suis retraité. Je continue de militer, bien évidemment. Mais vous savez, Belfort, c'est quand même une toute petite ville. Je n

1:53
Locuteur

'ai

1:53
Invité

jamais vu des exactions comme on a pu laisser sous-entendre, de faire peur aux commerçants, que tout le monde s'enferme. Je trouve ça un peu fort de café de la part de la préfecture.

2:05
Présentateur

Les organisations lycéennes sont reçues cet après-midi à 14h30 à Matignon. Des annonces sont attendues dans la foulée. Est-ce que vous, vous pensez que ça peut commencer à calmer la colère

2:14
Locuteur

?

2:14
Invité

Bien évidemment. Si les réponses apportées répondent parfaitement aux étudiants, peut-être que les étudiants retourneront en cours. Mais pour le reste, concernant la vie chère, ils sont également

2:30
Locuteur

force

2:31
Invité

de proposition pour pouvoir étudier dans de meilleures conditions.

2:37
Locuteur

Ils

2:37
Présentateur

étaient encore là ce week-end, les étudiants, avec vous ?

2:39
Invité

Il y

2:39
Locuteur

en

2:39
Invité

avait encore. Il y en avait encore. C'est vrai que le temps n'a pas prêté non plus

2:42
Locuteur

à

2:43
Invité

une forte mobilisation.

2:45
Locuteur

Il

2:45
Invité

ne faut pas grand-chose pour que les gens restent à la maison.

2:47
Présentateur

Et justement, dans les semaines à venir, ça ne va pas être mieux le temps ? Comment on envisage ça, la suite du mouvement

2:52
Locuteur

?

2:53
Invité

La suite du mouvement, c'est par rapport aux réponses que le gouvernement apportera. S'ils apportent des réponses fortes, bien évidemment, le mouvement, il

3:04
Locuteur

ne faut

3:04
Invité

pas oublier qu'elle est présidentielle dans six mois. Mais si c'est pour annoncer, comme ce qui est prévu, peut-être augmenter le SMIC deux mois avant,

3:13
Locuteur

à

3:13
Invité

une hauteur de 15 euros net, je vous rappelle que 15 euros net, c'est 15 baguettes. Quand on la trouve à 1 euro, quand on a encore la chance de la trouver à 1 euro, ce qui représente une demi-baguette par jour.

3:24
Locuteur

Je

3:24
Invité

trouve un peu, s'ils en sont là, le mouvement ne s'essoufflera pas.

3:28
Présentateur

Depuis ce week-end, on voit des appels à se mobiliser à nouveau la semaine prochaine, avec par exemple des appels à arrêter la consommation la semaine du 5 au 10 novembre. Est-ce que la suite, c'est que le mouvement va prendre d'autres formes ?

3:40
Locuteur

On

3:40
Invité

peut l'espérer, on peut l'espérer. En même temps, moi je soutiens quand même les commerçants, je soutiens le commerce local. Mais à un moment donné, il faudra qu'ils viennent aussi avec nous dans la rue.

3:51
Présentateur

Ça,

3:52
Locuteur

vous

3:52
Présentateur

regrettez qu

3:52
Locuteur

'ils

3:52
Présentateur

ne soient pas là ?

3:53
Invité

Je le regrette parce que bien souvent, on passe devant leur boutique,

3:56
Locuteur

mais

3:56
Invité

le porte-monnaie ne suffit plus pour pouvoir rentrer dans les boutiques. Et ça, il

4:00
Locuteur

faut

4:00
Invité

que tout le monde en prenne conscience.

4:02
Présentateur

Est-ce que ça fait 40 ans que vous êtes syndiqué, 40 ans que vous manifestez, que vous êtes dans la rue ? Ce qui se passe en ce moment, est-ce que c'est du jamais vu

4:09
Locuteur

? Je

4:10
Invité

pense que c'est du jamais vu. En même temps, l'irresponsable, l'irresponsabilité, c'est quand même Emmanuel Macron. Parce que quand on dissout,

4:18
Locuteur

c

4:18
Invité

'est pour retrouver une majorité. Et si on ne retrouve pas une majorité, alors on doit être capable de s'en aller. Là, on est un homme politique responsable. Parce que tenir le pays pendant deux années, depuis 2024, comme il le fait, c'était évident

4:33
Locuteur

que

4:34
Invité

la révolte

4:34
Locuteur

grondait et

4:36
Invité

que la révolte allait se faire.

4:38
Locuteur

Après,

4:39
Invité

quand on dit révolte, ça ne

4:40
Locuteur

veut

4:40
Invité

pas dire révolte de tout casser.

4:42
Locuteur

Parce

4:42
Invité

que bien souvent,

4:43
Locuteur

on

4:44
Invité

peut utiliser le mot révolte dans le domaine sportif. L'équipe de France s

4:49
Locuteur

'est

4:49
Invité

révoltée en deuxième mi-temps, ça a permis la gagne, ça ne

4:52
Locuteur

veut

4:52
Invité

pas dire qu

4:52
Locuteur

'on a été tué l'arbitre. Là, ce que vous

4:53
Présentateur

demandez, c'est la démission du président de la République ?

4:55
Invité

Tout à fait.

4:56
Locuteur

Et

4:56
Présentateur

vous espérez pour les semaines à venir

4:57
Locuteur

? Pour

4:59
Invité

moi, ça serait le meilleur. S'il était responsable, tous les partis politiques ont leur programme. Les candidats sont là.

5:06
Locuteur

On

5:06
Invité

pourra avancer l'élection au mois de décembre. Dans deux mois, ça suffit.

5:09
Présentateur

Merci Alain Rouébi. Je le rappelle, vous êtes militant de la CGT, soutien en défectible des manifestants depuis le début du mouvement contre la Vichière. On vous souhaite une très bonne journée.

5:17
Invité

Merci à vous.