"Le mouvement ne s’essouffle pas" : Alain Loeby, militant CGT de Belfort, mise sur le 5 novembre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:35OuverteRéponse directe
Est-ce que ça veut dire que le mouvement s'essouffle en Nord-Franche-Comté ?
- 1:23RelanceRéponse partielle
Cette présence très importante des forces de l'ordre, vous la dénoncez, mais le préfet avait interdit les rassemblements après les débordements du week-end dernier.
- 1:36OuverteÉludée
Pourquoi la CGT, qui appelle pourtant à manifester, n'a pas pris ce rôle d'avoir déposé la manifestation ?
- 2:09OuverteRéponse directe
Est-ce que vous, vous pensez que ça peut commencer à calmer la colère ?
- 2:37OuverteRéponse directe
Ils étaient encore là ce week-end, les étudiants, avec vous ?
- 2:47OuverteRéponse directe
Comment on envisage ça, la suite du mouvement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43InvitéFait
« Non, moi je ne pense pas que le mouvement s'essouffle. »
- 0:43InvitéFait
« Après, avec le discours gouvernemental où on a même dit aux gens qui seraient susceptibles de se rassembler, qui risquaient une amende de 135 euros, »
- 0:57InvitéFait
« pour beaucoup, ils sont restés à la maison. »
- 1:03InvitéPromesse
« Mais je fais confiance à la mobilisation prochaine du 5 novembre, »
- 1:16InvitéFait
« qui, même pour eux, les fins de mois sont difficiles. »
- 2:14InvitéFait
« Bien évidemment. Si les réponses apportées répondent parfaitement aux étudiants, peut-être que les étudiants retourneront en cours. »
- 3:07InvitéChiffre
« Mais si c'est pour annoncer, comme ce qui est prévu, peut-être augmenter le SMIC deux mois avant, à une hauteur de 15 euros net, »
- 3:13InvitéFait
« 15 euros net, c'est 15 baguettes. »
- 4:12InvitéFait
« Je pense que c'est du jamais vu. »
- 4:25InvitéFait
« Parce que tenir le pays pendant deux années, depuis 2024, comme il le fait, c'était évident que la révolte grondait et que la révolte allait se faire. »
Temps de parole
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- Présentateur32 %
- ?5 %
- Présentateur 24 %
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Ici Belfort-Montbéliard, votre radio de proximité dans le Nord-Franche-Comté. Ici Matin, avec l'invité d'ici Belfort-Montbéliard, ce matin on revient sur les rassemblements contre la vie chère de ce samedi avec votre invité, Chloé Lavoisard. Oui, à Belfort, un arrêté préfectoral d'interdiction de rassemblement, une présence policière très forte et beaucoup moins de manifestants que le 17 octobre, environ 150 personnes contre 500 la semaine dernière. On en parle avec vous Alain Louébi, bonjour.
Bonjour. Vous
êtes retraité militant de la CGT, soutien indéfectible des manifestants depuis le début du mouvement. On le disait, mobilisation en demi-teinte samedi. Est-ce que ça veut dire que le mouvement s'essouffle en Nord-Franche-Comté ?
Non, moi je ne pense pas que le mouvement s'essouffle. Après, avec le discours gouvernemental où on a même dit aux gens qui seraient susceptibles de se rassembler, qui risquaient une amende de 135 euros, bien évidemment,
dans
ces moments-là où la vie est de plus en plus chère et que les gens ne s'en sortent plus, pour beaucoup, ils sont restés à la maison. Mais je fais confiance à la mobilisation prochaine du 5 novembre, où au niveau de l'intersyndical, ils ne pourront pas empêcher les manifestations d'avoir lieu. Moi, j'ai vu une présence policière tellement énorme sur Belfort
que
j'ai même échangé avec des gendarmes, qui, même pour eux, les fins de mois sont difficiles. Donc c'est une vraie nécessité de continuer à manifester.
Justement, cette présence très importante des forces de l'ordre, vous la dénoncez, mais le préfet avait interdit les rassemblements après les débordements du week-end dernier. Il expliquait aussi qu'aucun organisateur n'avait proposé de parcours ni de dispositifs de sécurité. Pourquoi la CGT, qui appelle pourtant à manifester, n'a pas pris ce rôle d'avoir déposé la manifestation
?
Je ne sais pas. Je ne fais plus partie des instances dirigeantes de la CGT. Je suis retraité. Je continue de militer, bien évidemment. Mais vous savez, Belfort, c'est quand même une toute petite ville. Je n
'ai
jamais vu des exactions comme on a pu laisser sous-entendre, de faire peur aux commerçants, que tout le monde s'enferme. Je trouve ça un peu fort de café de la part de la préfecture.
Les organisations lycéennes sont reçues cet après-midi à 14h30 à Matignon. Des annonces sont attendues dans la foulée. Est-ce que vous, vous pensez que ça peut commencer à calmer la colère
?
Bien évidemment. Si les réponses apportées répondent parfaitement aux étudiants, peut-être que les étudiants retourneront en cours. Mais pour le reste, concernant la vie chère, ils sont également
force
de proposition pour pouvoir étudier dans de meilleures conditions.
Ils
étaient encore là ce week-end, les étudiants, avec vous ?
Il y
en
avait encore. Il y en avait encore. C'est vrai que le temps n'a pas prêté non plus
à
une forte mobilisation.
Il
ne faut pas grand-chose pour que les gens restent à la maison.
Et justement, dans les semaines à venir, ça ne va pas être mieux le temps ? Comment on envisage ça, la suite du mouvement
?
La suite du mouvement, c'est par rapport aux réponses que le gouvernement apportera. S'ils apportent des réponses fortes, bien évidemment, le mouvement, il
ne faut
pas oublier qu'elle est présidentielle dans six mois. Mais si c'est pour annoncer, comme ce qui est prévu, peut-être augmenter le SMIC deux mois avant,
à
une hauteur de 15 euros net, je vous rappelle que 15 euros net, c'est 15 baguettes. Quand on la trouve à 1 euro, quand on a encore la chance de la trouver à 1 euro, ce qui représente une demi-baguette par jour.
Je
trouve un peu, s'ils en sont là, le mouvement ne s'essoufflera pas.
Depuis ce week-end, on voit des appels à se mobiliser à nouveau la semaine prochaine, avec par exemple des appels à arrêter la consommation la semaine du 5 au 10 novembre. Est-ce que la suite, c'est que le mouvement va prendre d'autres formes ?
On
peut l'espérer, on peut l'espérer. En même temps, moi je soutiens quand même les commerçants, je soutiens le commerce local. Mais à un moment donné, il faudra qu'ils viennent aussi avec nous dans la rue.
Ça,
vous
regrettez qu
'ils
ne soient pas là ?
Je le regrette parce que bien souvent, on passe devant leur boutique,
mais
le porte-monnaie ne suffit plus pour pouvoir rentrer dans les boutiques. Et ça, il
faut
que tout le monde en prenne conscience.
Est-ce que ça fait 40 ans que vous êtes syndiqué, 40 ans que vous manifestez, que vous êtes dans la rue ? Ce qui se passe en ce moment, est-ce que c'est du jamais vu
? Je
pense que c'est du jamais vu. En même temps, l'irresponsable, l'irresponsabilité, c'est quand même Emmanuel Macron. Parce que quand on dissout,
c
'est pour retrouver une majorité. Et si on ne retrouve pas une majorité, alors on doit être capable de s'en aller. Là, on est un homme politique responsable. Parce que tenir le pays pendant deux années, depuis 2024, comme il le fait, c'était évident
que
la révolte
grondait et
que la révolte allait se faire.
Après,
quand on dit révolte, ça ne
veut
pas dire révolte de tout casser.
Parce
que bien souvent,
on
peut utiliser le mot révolte dans le domaine sportif. L'équipe de France s
'est
révoltée en deuxième mi-temps, ça a permis la gagne, ça ne
veut
pas dire qu
'on a été tué l'arbitre. Là, ce que vous
demandez, c'est la démission du président de la République ?
Tout à fait.
Et
vous espérez pour les semaines à venir
? Pour
moi, ça serait le meilleur. S'il était responsable, tous les partis politiques ont leur programme. Les candidats sont là.
On
pourra avancer l'élection au mois de décembre. Dans deux mois, ça suffit.
Merci Alain Rouébi. Je le rappelle, vous êtes militant de la CGT, soutien en défectible des manifestants depuis le début du mouvement contre la Vichière. On vous souhaite une très bonne journée.
Merci à vous.