Pouvoir d'achat: si les Français "se soulèvent, je le comprendrai", assure Olivier Faure (PS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:07OuverteRéponse partielle
Le Premier ministre lance une concertation pour faire contribuer les retraités à l'effort budgétaire. Sur le principe, les retraités doivent-ils davantage contribuer ?
- 0:50FerméeÉludée
Pour vous, les retraités doivent-ils davantage contribuer à cet effort budgétaire ?
- 1:25RelanceRéponse directe
Est-ce que ce serait juste pour les pensions au-dessus de 2000 ou 3000 euros ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Le gouvernement cherche 30 à 40 milliards d'euros d'économies. Que proposez-vous ?
- 2:43FerméeRéponse directe
Le gouvernement devrait réserver la désindexation aux pensions au-delà de 4000 euros ?
- 3:16OuverteRéponse directe
Vous critiquez la théorie du ruissellement. Que proposez-vous pour les recettes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:50Olivier FaureFait
« On nous parle des retraités riches mais on nous dit maintenant que la richesse commence à 1500 euros. »
- 1:25Olivier FaureFait
« La réalité c'est que vous la connaissez même pour celles et ceux qui ont d'abord travaillé toute leur vie, qui ont contribué à la richesse de ce pays. »
- 2:01Olivier FaureFait
« Le gouvernement cherche de l'argent et plus il augmente en fait le niveau de ceux qui doivent contribuer et en réalité moins il récupère d'argent. »
- 2:43Olivier FaurePromesse
« Le gouvernement devrait réserver cette désindexation pour ceux qui ont une pension au-delà de 4000 euros ? Oui, par exemple. »
- 3:16Olivier FaureFait
« Depuis 10 ans nous vivons sous cette théorie du ruissellement qui devait permettre d'enrichir les plus riches et puis progressivement tout ça devait arriver jusqu'à tous les autres. »
- 3:56Olivier FaureFait
« Le principe même de désindexer les pensions de retraite de l'inflation, est-ce que c'est acceptable ? Non, je ne pense pas que ce soit... Ça dépend de qui on parle. »
- 5:10Olivier FaureChiffre
« En France, quand on produit 100 euros de richesse, on en donne 14 à nos aînés. »
- 6:26Olivier FaureFait
« Les signaux qui sont adressés aujourd'hui ne sont pas les bons. Et qu'il y a un vrai sujet et qu'on ne voit pas très bien quelle est la trace possible d'un compromis avec la gauche. »
- 8:09Olivier FaureFait
« Il faut arrêter de parler exclusivement d'économie, il faut aussi parler de recettes. »
- 10:48Olivier FaureFait
« Elle estime qu'en recréant de la croissance il y aura plus de rentrées supplémentaires. »
- 12:42Olivier FaureChiffre
« Il voudrait faire des mesures temporaires pour favoriser les donations familiales, pour que l'argent circule au au moment où il est le plus utile. La principale disposition, ce serait de relever de 31 865 à 50 000 euros le plafond des sommes exonérées de taxation au titre d'un don familial. »
- 13:23Olivier FaureFait
« On a un problème, c'est qu'il y a beaucoup d'épargne qui n'est pas mobilisé et qui ne permet pas à ceux qui s'installent dans la vie, eh bien de bénéficier d'un argent dont ils bénéficient trop tard quand ils ont 60 ans en moyenne aujourd'hui. »
- 14:46Olivier FaurePromesse
« Je souhaite que désormais, quand il y a 1 euro de dividende distribué, il y a au moins 1 euro de distribué aux salariés. »
- 15:28Olivier FaureFait
« Les Gilets jaunes, je les ai rencontrés tout au long de leur mouvement. Ce sont des gens qui travaillent, mais qui ne peuvent pas vivre alors même qu'ils travaillent. »
- 18:19Olivier FaurePromesse
« Je souhaite que désormais, quand il y a 1 euro de dividende distribué, il y a au moins 1 euro de distribué aux salariés, souvent d'intéressement, une participation de salaire. »
- 18:58Olivier FaurePromesse
« Il faut que cette aide elle soit attribuée mécaniquement, directement, d'office, qu'il n'y ait pas de démarche à faire. »
- 20:16Olivier FaureFait
« Total vient de faire des bénéfices records sur les deux premiers trimestres. »
- 22:18Olivier FaureFait
« Moi ce que je crois c'est que nous devons la seule énergie vraiment souveraine c'est l'énergie renouvelable. »
- 23:34Olivier FaureChiffre
« Vous êtes parfois crédité de 3 % dans les intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle. »
- 24:19Olivier FaureFait
« Moi je suis là pour défendre des convictions. Vous l'avez compris dans cette première partie d'émission, je ne suis pas là simplement pour chercher à apparaître dans le décor, je suis là parce que je porte des convictions et je les porte depuis toujours. »
- 25:36Olivier FaureFait
« Qu'est-ce qui vous distingue vraiment, en quelques points très clairs par exemple de Raphaël Glucksmann ? »
- 29:30Olivier FaureFait
« François Hollande, Raphaël Glucksmann, ils ont soutenu la NUPES, ils ont soutenu le NFP. »
- 30:13Olivier FaureFait
« Moi, je veux rassembler tous les électrices et tous les électeurs de gauche. Y compris ceux de la France Insoumise ? Mais bien sûr, les électeurs de gauche, j'ai dit tous les électeurs de gauche. »
- 31:22Olivier FaureFait
« Je ne veux insulter personne. Parce qu'à force de dire « je considère que ceux-là sentent mauvais, que ceux-là sont pas beaux, que ceux-là sont pas propres », mais vous faites la campagne avec qui ? »
- 31:56Olivier FaureFait
« Dans un gouvernement d'Olivier Faure, il pourrait y avoir des ministres de la France Insoumise. Oui ou non ? »
- 32:32Olivier FaureFait
« Le Front Populaire, vous vous souvenez ? Enfin, vous avez lu, comme moi. Il y avait Léon Blum au gouvernement et un soutien sans participation des communistes. »
- 33:40Olivier FaurePromesse
« Est-ce que vous interrogerez la prochaine fois sur votre plateau, quand vous aurez Édouard Philippe et Gabriel Attal, vous leur demanderez est-ce que vous êtes prêts à taxer les très gros héritages ? »
- 35:35Olivier FaureFait
« Tous nos efforts doivent être mis non pas pour aller à chaque fois organiser un débat entre la gauche et la gauche, mais un débat entre la gauche et l'extrême droite. »
- 36:53Olivier FaurePromesse
« Celui qui gagnera la primaire créera une dynamique et sera en mesure de faire mentir les sondages. »
- 38:06Olivier FaureFait
« Le premier parti territorial de France, c'est le Parti Socialiste. Il n'y a aucun autre qui puisse rivaliser avec nous. »
- 38:50Olivier FaureFait
« François Hollande n'a pas tout mal fait et considère que quand on n'a pas de nuance, eh bien on n'est pas qualifié, y compris pour faire de la politique. »
- 39:30Olivier FaureFait
« François Hollande aujourd'hui ne cherche pas à rassembler la gauche, vous l'aurez compris. »
- 41:28Olivier FaureFait
« Je suis pour que les mamans accompagnatrices des sorties d'école puissent frotter le foulard. »
- 42:53Olivier FaureFait
« Ma mère, qui est vietnamienne d'origine, quand je suis rentré dans la vie politique, elle m'a dit mais tu ne peux pas faire de la politique en France, tu n'es pas français. »
Temps de parole
- ?100 %
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– Sous Bonjour à tous, bonjour Olivier Faure, merci d'être avec nous dans BFM Politique, premier secrétaire du Parti Socialiste, candidat à la primaire socialiste à mes côtés pour vous interroger Amandine Attalaya de BFM TV et Jules Pequenard de La tribune dimanche. On va bien sûr évoquer cette primaire qui aura lieu début octobre pour choisir le candidat à gauche, notamment le candidat socialiste avec place publique notamment aussi qui est associée à cette primaire mais d'abord cette piste choque donc l C par le gouvernement et par le premier ministre qui a décidé de dire à ses ministres qu'il fallait entamer une concertation avec les différents groupes politiques pour faire contribuer les retraités à l'effort budgétaire.
Il faut trouver 30 à 40 milliards d'euros d'économie. Est-ce que sur le principe, d'abord Olivier Faure, on va rentrer dans les différentes mesures qui peuvent être proposées, est-ce que sur le principe oui ou non ? Pour vous, les retraités doivent davantage contribuer à cet effort budgétaire ? Sur le principe, je ne sais pas très bien ce que ça veut dire parce qu'en réalité on nous parle des retraités riches mais on nous dit maintenant que la richesse commence à 1500 euros. La réalité c'est que vous la connaissez même pour celles et ceux qui ont d'abord travaillé toute leur vie, qui ont contribué à la richesse de ce pays. On leur dit maintenant la règle du jeu change et vous allez devoir payer davantage alors même
que on parle de gens très modestes et qui ont pour certains d'entre eux même pas pu au long de leur existence accumulés suffisamment pour avoir un logement et donc sont toujours locataires. Et ceux qui vont vers la dépendance, qui vont devoir aller peut-être dans un EHPAD et à qui on dit vous ne pourrez même pas payer le prix de votre EHPAD. Eh bien moi je considère que ce n'est pas juste et moi ce que je défends c'est au contraire un principe de justice. Et donc nous verrons bien ce que le gouvernement dit mais pour l'instant de ce que je vois... Mais si ça concerne vraiment alors les pensions au-dessus de 2 000 ou 3 000 euros, est-ce que là pour vous ce serait juste ? Mais vous savez très bien que... Quel est votre seuil ?
Le gouvernement cherche de l'argent et plus il augmente en fait le niveau de ceux qui doivent contribuer et en réalité moins il récupère d'argent. Donc la réalité c'est que je vois bien qu'on est autour de 2000 euros. 2000 euros, on n'est pas riche à 2000 euros. C'est quoi un retraité riche ? Un retraité riche c'est 4000 euros, c'est quelqu'un qui est dans le dernier décile, dans les 10 % de français les plus riches. Mais pour quelqu'un qui est à 2000 euros, c 'est en province, en région, c 'est le prix d'un EHPAD. En Ile-de-France, vous savez très bien que le prix d'un EHPAD c'est beaucoup plus élevé. C'est entre 2000 et 3000, parfois plus. Et donc la réalité c'est que ce que l'on veut faire supporter
aux retraités est en réalité insupportable. Le gouvernement devrait, le gouvernement devrait réserver cette désindexation pour ceux qui ont une pension au-delà de 4000 euros ? Oui, par exemple. Là je n'y vois pas l'inconvénient mais là encore je voudrais revenir quand même sur ce dont on parle. On nous dit qu'il faut faire des
de ce budget, c'est que depuis 10 ans nous vivons sous cette théorie du ruissellement qui devait permettre d'enrichir les plus riches et puis progressivement tout ça devait arriver jusqu'à tous les autres. La réalité c'est que ça n'arrivait nulle Et donc nous avons aujourd'hui un problème qui est un problème de recettes et ces recettes c'est ce gouvernement qui les a progressivement diminuées. Je vois que en cette rentrée le gouvernement nous annonce qu'il veut même encore diminuer l'imposition des grandes entreprises puisqu'il propose de revenir sur la taxe sur les très grandes entreprises. Il y a quelque chose de fou. En réalité ce qu'ils ne prennent pas aux plus riches et aux grandes entreprises, ils le prennent à tous les autres Ce sont les retraités qui sont
les premiers à passer à la caisse. Mais le principe même de désindexer les pensions de retraite de l'inflation, est-ce que c'est acceptable ? Non, je ne pense pas que ce soit... Ça dépend de qui on parle. Encore une fois, au-dessus de 4 000 euros, je pense qu'il y a à quel qu'il y a des marges à trouver. Mais pour le reste, je considère qu'on est en train d'expliquer aux gens qu'ils vont devoir se faire raqueter... Pour vous c'est du racket ? D'accord. Mais – Mais les retraités ne doivent pas du tout contribuer parce qu'il y a d'autres formules possibles. Dans ce cas-là, par exemple,
toucher à l'abattement de 10 % pour les frais professionnel est-ce que cet abattement il est toujours justifié mais vous trouvez normal de commencer par les retraités alors qu'on ne touche pas aux très grandes fortunes parce on ne veut parler de la taxe zuckmann on ne veut pas parler en fait de des gros héritages on on ne veut parler de rien, on ne va pas parler des grandes entreprises et on parle de qui ? Des retraités. Pardon, mais enfin, moi je considère que dans un pays qui veut être un pays de justice, et c'est une France juste que je défends, eh bien on commence par ceux qui ont les moyens de payer je ne comprends pas cette obstination à toujours vouloir faire payer ceux qui n'ont pas les moyens quand on laisse les autres tranquille considérant que je reviens à la théorie
du ruissellement que finalement leur richesse finira par se répandre sur tous les autres. Ça n'est pas vrai, et donc il est temps d'en finir avec cette fiction. Vous employez le mot « raquette ». Pour vous, ce serait du « raquette » de faire contribuer davantage certains retraités ? Mais faire contribuer un retraité qui gagne 1 500 ou 2 000 euros, qui a été celui... Enfin, si vous êtes ici aujourd'hui, si ce pays et ce qu'il est, vous le devez à qui ? Sinon à leur travail. Et donc quand on considère que désormais, on ne pourrait pas� continuer à financer nos retraites, parce que le débat sur les retraites va revenir inévitablement. Mais moi, je considère qu'il y a là une forme, même y compris d'indécence. En fait, on dit « Vous vous rendez compte, M. Daré ?
» En France, quand on produit 100 euros de richesse, on en donne 14 à nos aînés. Mais est-ce que vous, vous n'êtes pas prêt quand vous créez 100 euros de richesse à donner 14 euros à votre père, à votre mère, à votre grand-père, à votre grand-mère ? Est-ce que vous trouvez que c'est anormal de faire ce choix ? Moi, je crois que c'est un choix de de civilisation. C'est un choix qui dit ce que nous sommes. Et moi, ce que je crois que nous sommes, c'est un État, qui est un État social aussi, un État qui choisit de marquer la solidarité entre les générations et notamment qui vient honorer celles et ceux qui ont fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui. Que diront les socialistes alors justement aux ministres qui vont les consulter sur cette consultation qui est lancée, le Premier ministre ?
On a toujours été aux consultations, nous n'avons jamais refusé le dialogue, mais nous leur dirons que les signaux qui sont adressés aujourd'hui ne sont pas les bons. Et qu'il y a un vrai sujet et qu'on ne voit pas très bien quelle est la trace possible d'un compromis avec la gauche. Ce n'est pas du tout comme ça qu'il fallait entrer dans une discussion. Là, je ne vois que des mesures. En fait, quand même, rendons-nous compte de ce qui se passe en cette rentrée. La vie est de plus en plus chère et notamment pour les plus modèles. On va y venir bien sûr. Ben oui, mais en fait, c'est le prix de l'énergie, c'est le forfait hospitalier, c'est les franchises médicales, c l'alimentation. Comment voulez-vous que les gens n'aient pas le sentiment que leur vie est plus dure chaque jour ?
Et pendant ce temps-là, on dit qu'on ne touche pas au SMIC, qu'on n'augmente pas les salaires, mais où est-on ? Mais pour autant, Olivier Geffort, vous n'avez pas l'an dernier censuré le gouvernement, ce qui a d'ailleurs fait une polémique avec la France insoumise qui n'a pas compris votre choix. Qu'est-ce qui a profondément changé cette année pour que vous envisagiez alors une censure ? Parce qu'en fait, les économies à faire sont encore plus importantes cette
L'an passé, le gouvernement, initialement celui de François Beyrou, est arrivé avec ce qu'on avait appelé le musée des horreurs. Vous vous souvenez ? Il voulait à la fois désindexer les pensions de retraite, déjà. Il voulait faire rentrer dans l'impôt sur le revenu toute une série de gens qui n'y sont pas encore rentrés. Il voulait faire en sorte que l'abattement de 10 % soit supprimé. Il voulait toute une série de mesures qui avaient pour est fait, franchise médicale, etc., de diminuer la protection des plus vulnérables. Nous avons obtenu que le gouvernement y renonce. Ce n'est pas pour que cette année, on nous dise qu'on y a renoncé un an, mais cette année, on y au prix de beaucoup moins d'économie. Vos mesures ont coûté très cher. Mais je viens de vous dire qu'il faut arrêter de parler
exclusivement d'économie, il faut aussi parler de recettes. Et quand ce gouvernement se refuse à toute recette qui vient de réponctionner sur les plus riche pour toujours prendre sur les mêmes je dis que là il y a un problème et que donc nous avons la deux choix qui vont s'opposer dans l'élection présidentielle mais moi le faut le choix que je défends c'est le choix d'une france plus juste je vois bien que c'est la loi du plus fort qui s'impose maintenant à nouveau aussi bien au plan géopolitique qu'au plan interne mais moi face à la loi du plus fort j'entends défendre la loi du plus juste vous dites justement que ces pistes qui sont avancées ne dessine pas un compromis. Est-ce que ça veut dire aujourd'hui, quand vous entendez mise à contribution des retraités, possible des indexations,
vous dites en l'état actuel, nous voterons la censure ? Mais je veux voir la copie de ce que vous voyez. Je dis simplement que pour l instant, les signaux ne sont pas les bons et que si ces signaux se prolongent et même se durcissent, alors effectivement, je n'aurai aucune hésitation à faire le choix de la censure. Aujourd'hui, vous voteriez la censure ? Mais – Je n'ai pas la copie, je veux la voir. – Mais les pistes que vous avez ? – Pour les pistes que je vois, pour l'instant, ce n'est pas dans le bon sens, c'est une évidence. – Mais quand vous voyez que, par exemple, Marine Le Pen dit qu'il vaut mieux un budget qui serait opérationnel plutôt que pas de budget du tout, ça vous fait pas écho un petit peu ? – Mais Marine Le Pen, d'abord, ce n'est pas ma boussole.
Et ensuite, je voudrais d'ailleurs qu'on revienne un instant sur ce que dit Marine Le Pen. Parce qu'il faut en finir aussi avec la démagogie. Moi, ce que je vous dis là, il n'y a rien de démagogique dans ce que je viens de dire. Je viens de dire simplement qu'il faut revenir à une taxation juste qui permette d'aller chercher l'argent pour tout ce qui n'est pas productif pour le pays. mais j'écoute Marine Le Pen elle vous dit quoi ? Elle vous dit à la fois qu'elle veut faire des économies, alors on ne sait plus très bien parce que ça change tous les jours mais enfin elle parle de 120 milliards sur 5 – On parle de l'immigration, de la contribution au budget européen, des normes, des agences publiques. – Absolument, je rappelle qu'Éric Ciotti avait dit l'an passé
que lui c'était 120 milliards par an et qu'à l'époque le RN avait approuvé, on ne sait plus très bien où ils en sont, D'ailleurs, eux-mêmes ne doivent pas tellement le savoir. Mais je reprends devant vous les mesures qu'elle veut. Elle dit à la fois qu'il faut faire des économies, mais en même temps, elle dit qu'il faut supprimer les impôts de production, 25 milliards d'euros par an, il faut exoner l'utilisation patronale sur les hausses de salaire jusqu'à 10%, jusqu'à 3 SMIC ça fait 10 milliards d'euros par an elle veut baisser la TVA sur les énergies, c'est encore 10 milliards et je pourrais continuer en fait l'addition elle est de 70 milliards Elle estime qu'en recréant de la croissance il y aura plus de rentrées supplémentaires Ça veut dire quoi M. Pekna ?
Ça veut dire qu'elle vous dit on va faire des économies mais en plus elle supprime des recettes. Mais alors, qui va payer à un moment ? Qui va payer à part les classes populaires et la classe moyenne ? Je ne vois pas quand on supprime l'argent des plus riches, enfin qu'on supprime l'imposition des plus riches et des grandes entreprises, et dans le même temps, on dit qu'on va faire des économies. On les fait sur qui ? Et si on veut maintenir des services publics, qui les paye ? Olivier Faure, vous n'êtes pas langue de bois habituellement. Je ne suis pas langue de bois. En l'État, vous censeriez le gouvernement. En l'État, je vous dis que pour l instant, je n'ai pas la copie complète. Je veux l'avoir. Je veux savoir ce qui sera fait sur la contribution des grandes fortunes.
Et si la copie est conforme aux pistes ? Si la copie est conforme aux pistes, à la fin, effectivement, je s'assurerai. Même en pleine élection présidentielle. Mais je n'ai pas la copie. Moi, je cherche à voir le débat. Je veux que le débat ait lieu. Mais je le dis aussi. Si en fait, je vois que ce qui nous est proposé est ce que François Béroud avait lui-même proposé. Que je vois qu'aucun effort n'est fait parce que vous avez aujourd'hui trois candidats à l'élection présidentielle, Bruno Rutaillot, Gabriel Attal et Édouard Philippe, qui eux-mêmes ne sont pas aptes au Le compromis. Ne cherche pas le compromis. L'an passé, je vous rappelle qu'au-delà de la fin du musée des horreurs, nous avons tenu la suspension de la réforme des retraites. Le repas à un euro pour les étudiants.
Le fait qu'on augmente substantiellement la prime d'activité pour les salariés modeste. Mais je ne vois aucune trace de tout cela aujourd'hui. Je n'ai jamais cherché, moi, à dire que j'étais devenu un élément du bloc central. Je n'en suis pas. Je suis de gauche et je suis dans l'opposition. Dans ce qui pourrait aller dans votre souci. Simplement, quand je ne suis pas majoritaire. Effectivement, je cherche à bâtir des deals en sorte que ceux pour qui je me bats obtiennent le plus possible. Mais quand je vois qu'ils n'obtiennent rien et que c'est l'inverse qui se produit, je ne vais pas moi-même accompagner cette politique. Justement, il y a une mesure qui pourrait vous intéresser sur les héritages. C'est en proposition de la part de Sébastien Lecornu dans le cadre du budget 2027.
Il voudrait faire des mesures temporaires pour favoriser les donations familiales, pour que l'argent circule au au moment où il est le plus utile. La principale disposition, ce serait de relever de 31 865 à 50 000 euros le plafond des sommes exonérées de taxation au titre d'un don familial. Ça vous intéresse ça ? Ça m'intéresse dès lors qu'on reste dans des proportions qui sont effectivement celles que vous venez d'indiquer. Moi je suis pour qu'effectivement on le voit bien, c'était le congrès des notaires cette semaine, on a un problème, c'est qu'il y a beaucoup d'épargne qui n'est pas mobilisé et qui ne permet pas à ceux qui s'installent dans la vie, eh bien de bénéficier d'un argent dont ils bénéficient trop tard quand ils ont 60 ans en
moyenne aujourd'hui et donc cet argent-là et ils n'en ont déjà plus besoin. Alors ils peuvent s'en servir pour leurs enfants, petits-enfants, etc. Mais enfin il n'empêche que ça n'est pas complètement ridicule de dire qu'il faut mobiliser cet argent prématurément. Donc ça d'accord, mais attention, il ne faut pas que ce soit au détriment de que ce qu'on appelle la très grande transmission qui va intervenir, celle des baby-boomers. Et on parle là de 9000 milliards qui vont être transmis dans les 15 prochaines années. Et donc avec de très très gros héritages et ces très très gros héritages, là effectivement il faut en profiter pour dire qu'une part de ces gros héritages petite part mais je parle là des 1 % des plus gros héritage doit servir à financer la transformation
Donc seulement les 1 % des plus gros héritages ? Oui, absolument. Qu'est-ce que vous proposez concrètement sur ces 1 % des héritages les plus importants, puisque vous êtes candidat à la primaire ? Je propose qu'on prélève sur ces très gros héritages 15 milliards par On parle de maintenant à 2040, vous voyez à peu près quelle est la durée sur laquelle ça s'étale. Et donc récupérer chaque année autour de 15 milliards qui permettraient de financer la transition, la transformation Tout ça, ça provoque en tout cas une colère. Non, pas comme Raphaël Glucksmann, puisque Raphaël Glucksmann propose d'en faire un élément pour baisser les cotisations sociales. Moi je considère qu'il y a un sujet, on ne peut pas augmenter les salaires en prélevant sur le salaire différé.
Les cotisations, c'est ce qui permet d'assurer les Français contre tous les grands risques de l'existence, le chômage, la maladie, les accidents du travail, puis après évidemment la retraite. Et donc moi je considère que cet argent-là, il doit être mobilisé pour la transformation écologique et que les salaires, ils doivent être naturellement augmentés. Et je propose là quoi ? Je propose à la fin d'augmenter le SMIC mais aussi une conférence salariale où on aurait tripartite, État, syndicat, patronat où on conditionne les aides aux entreprises au fait que désormais il doit y avoir une augmentation des salaires au-dessus du SMIC. Tout ça, ça provoque une colère grandissance dont je disais sur le plan social et se pose la question même d'un retour du mouvement des gilets jaunes.
Une note des renseignements territoriaux que nous avons révélés hier évoque une vigilance particulière. Les policiers notent qu'il y a des appels à se rassembler qui s'intensifient pour protester notamment contre la hausse du prix de l'énergie, la baisse du pouvoir d'achat. Et certains responsables politiques appellent à descendre justement à nouveau sur ces ronds-points. C'est le cas de Fabien Roussel, écoutez-le.
J'appelle les Français à occuper les ronds-points, à se mobiliser devant les sous préfecture, devant Matignon, l'Elysée, devant le siège de Total. Partout où ces décisions se prennent, il faut que ça agisse vite et fort maintenant. Alors vous Olivier Faure, est-ce que vous appelez les gens à descendre, exprimer leur colère sur les ronds-points. Oui ou non ? Sans doute, ne le savez-vous pas, mais le mouvement des Gilets jaunes est né dans ma ville, à Savigny-le-Temple, avec Priscilla Ludovski qui avait lancé cette pétition qui avait amorcé le mouvement des Gilets jaunes. Les Gilets jaunes, je les ai rencontrés tout au long de leur mouvement. Ce sont des gens qui travaillent, mais qui ne peuvent pas vivre alors même qu'ils travaillent.
Et ce scandale-là doit s'arrêter. Il faut entendre ce qu'ils disent. Comment est-ce possible aujourd'hui ? On nous parle uniquement pouvoir d'achat. Mais quand votre pouvoir d'achat augmente très faiblement d'une année sur l'autre, et que en réalité, toutes vos dépenses contraintes augmentent elles. Le reste à vivre, le reste à vivre, il est effectivement devenu problématique. Vous savez, quand je fais mes courses dans mon supermarché habituel, je vois des gens qui, arrivés à la caisse, se rendant compte de l'addition, commencent discrètement à – Mais est-ce que vous dites qu'il faut descendre dans la rue ? Est-ce que vous appelez les gens à les manifester ? – Mais ce n'est pas à moi de dire ce qu'il faut faire et ce que les gens feront,
si je ne suis pas celui qui conduit le mouvement social. – Est-ce qu'un retour du mouvement des gilets jaunes est souhaitable ou non – Mais ce n'est pas moi qui dicte leur conduite aux Françaises et aux Français quand ils se soulèvent. Mais s'ils se soulèvent, je le dis aussi, je le comprendrai parfaitement et je serai à leur côté parce qu'il n'est plus possible d'avoir des gens qui travaillent mais qui ne sont pas rémunérés à l'auteur de ce qu'ils font ça n'est pas possible ça n'est pas possible de dire aux gens l'effort le mérite le Le travail doit être récompensé. Il y a des gens qui ont le mot « valeur de travail à la bouche » toutes les heures de l'année. Et pour autant, qui ne font rien pour que la valeur de travail soit récompensée.
Il ne faut pas simplement dire « valeur de travail », il faut donner de la valeur au travail. Et ça, ça suppose d'avancer sur les salaires. Je viens de dire je viens de faire deux propositions mais je peux continuer Je voulais vous demander parce que sur l'essence déjà concrètement dont les prix explosent, qu'est-ce que vous proposez de faire ou demander au gouvernement ? qu'il faut, par exemple, plafonner les prix ? Alors d'abord, avant de parler de tout cela, en fait le problème c'est que, je viens de le dire, les salaires ne payent pas. Aujourd'hui, quand vous avez des gens qui arrivent à la pompe, quand on leur dit « Vous allez être augmenté de 1 cette année, etc. » Ils disent « Ben attendez, moi j'ai un problème, c'est que le prix de l'essence augmente plus vite que mon salaire.
» Donc le problème, 1 numéro 1, c'est les salaires. Je fais une autre proposition. Je souhaite que désormais, quand il y a 1 euro de dividende distribué, il y a au moins 1 euro de distribué aux salariés, souvent d'intéressement, une participation de salaire que ça dit encore. Sur le prix du carburant, la question nous pose Amandine. Sur le prix de l'énergie de manière générale, il faut un bouclier qui s'adresse d'abord à ceux qui sont les grands rouleurs. Faire en sorte que l'État ne se réserve pas une cagnotte sur le loto des Français. Il faut que tout l'argent qui est gagné grâce à l'autorisation du prix de l'essence, puisque quand le prix de l'essence augmente proportionnellement, les prix des taxes augmentent aussi. Eh bien il faut que cet argent soit redistribué intégralement,
pas un centime pour l'État et que cet argent soit distribué. Mais là on voit que le coût des aides du gouvernement est supérieur finalement au rentrée fiscale supplémentaire. Oui, non, enfin pas tout à fait parce qu'en réalité il y a toute une série de gens qui ne demandent pas cette aide. Et donc il faut que cette aide elle soit attribuée mécaniquement, directement, d'office, qu'il n'y ait pas de démarche à faire. On sait très bien quels sont les gens qui vivent dans le monde rural et qui ont besoin de leur voiture, dans la périphérie, tous ceux qu'on appelle les zones périphériques, les périurbains. Je n'aime pas le terme parce que moi-même je suis un périurbain et je préférais qu'on dise que je suis le centre d'autre chose
mais il n parce que par exemple Ségolène Royal elle aussi candidate à la primaire dit plafonnons à 1 ,70. Le problème du plafonnement qui est une idée que je peux partager intellectuellement est une idée qui peut très vite se retourner contre contre nous mêmes pourquoi parce que si vous plafonnez le prix de l'essence les distributeurs les raffineurs vont se tourner vers d'autres pays pour voir vendre leur vendre leur écoulé leurs marchandises et donc le risque c c'est que nous aboutissions à des pénuries de pétrole sur notre territoire ce que je ne souhaite pas et donc il y a là en fait un problème de niveau et donc il faut évidemment négocier avec l'ensemble des distributeurs faire en sorte qu'eux mêmes acceptent une part de plafonnement et qu'ils ne cherchent pas à s'embêchir
et qu'on leur dise c'est vrai total merci total vous autres je dis pas merci total parce que dans le même temps soyons là aussi regardons les choses. Total vient de faire des bénéfices records sur les deux premiers trimestres. Et donc là, il faut prévenir tous ces distributeurs, leur dire que si vous ne faites pas, si vous ne plafonnez pas à un niveau suffisant, alors nous viendrons chercher les surprofits que vous avez réalisés. Vous parleriez de profiteurs de crise comme disent certains ? Bien sûr, bien sûr qu'il y a des gens qui profitent de la crise. Je ne dis pas qu'ils l'ont souhaitée. Attention, je ne dis pas qu'ils ont eux-mêmes voulue la guerre dans le litre d'Hermouz. Mais il y a une évidence au fait qu'il y a des profits qui ne se justifient pas.
Quand vous êtes quelqu'un qui a innové, qui a produit de nouvelles machines, de nouveaux produits qui a réussi à augmenter en fait sa productivité. Il y a une logique à ce qu'il gagne davantage, mais là il n'y a aucune logique à ce qu'il gagne davantage parce que, en fait, ils ne font que gagner davantage d'argent. du fait d'une guerre qui n'est pas de leur faite. Et sur la proposition de Marine Le Pen, c'est-à-dire baisser la TVA, pour vous, c'est intéressant ou pas ? Mais baisser la TVA... En fait, elle-même, c'est On ne sait pas comment elle le financera. Parce que si vous baissez la TDA, c'est de 7 ans moins pour l'État. Et donc, vous aurez de toute façon, à un moment, la question de savoir qui paye. Et donc...
On voit les différentes propositions des candidats qui s – Soit avec une diminution des services publics, soit avec une diminution des aides. Enfin bref, tout ça c'est un tour de passe-passe mais qui malheureusement ne résout rien sur le long terme. Sur le long terme, même sur le moyen terme, que faut-il faire Il faut... Nous n'avons pas de pétrole en France, mais nous avons de l'électricité. Et donc que devons-nous faire ? Nous devons évidemment aller vers l'électrification des usages. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que sur les cinq prochaines années, on doit tout faire pour que quasiment tous les Français aient accès à un véhicule électrique. À fond le nucléaire ? Mais je n'ai pas parlé de nucléaire, j'ai dit électricité.
J'ai dit bien sûr l'électricité nucléaire, mais enfin vous savez très bien que même y compris les premiers EPR que le gouvernement envisage ne viendront pas avant les 15 prochaines années, et que donc dans l'intervalle il faut mettre le paquet sur les énergies renouvelables. Moi ce que je crois c'est que nous devons la seule énergie vraiment souveraine c'est l'énergie renouvelable et donc je souhaite que ce que la France a fait sous Pompidou Mesmer c'est-à-dire mettre le paquet sur le nucléaire et bien il faut qu'on mette le même effort sur les renouvelables aujourd'hui que que nous ayons cette capacité à dire que la prochaine odyssée industrielle c'est le renouvelable et que nous puissions dans ces conditions-là amener les Français vers
l'électrification de leurs usages et je le dis faire en sorte que nous ayons des véhicules électriques produits en France ou en Europe qui soient des véhicules peu chers on arrive aujourd'hui autour de 15 000 euros et bien il faut qu'on puisse faire descendre encore les choses, qu'on ait des leasings sociaux qui permettent à tous les Français autour de 100 euros par mois d d'acquérir un véhicule électrique et de faire en sorte que le plein ne soit plus autour de 85, 100 euros mais autour de 15 euros. C'est ça l'avenir et donc il faut l'engager et il faut que nous mettions le paquet et c'est la raison pour laquelle tout à l'heure je je vous disais qu'il faut mettre le paquet sur la transformation écologique. Faire en sorte que l'héritage que nous laisserons à nos enfants
et aux petits-enfants ce soit un héritage écologique. Olivier Faure, quasiment tous les leaders de la gauche Sous-titrage Société et candidat à la primaire socialiste qui va se tenir début octobre avec plusieurs candidats, notamment Raphaël Glucksmann. Alors question directe Olivier Faure, vous êtes parfois crédité de 3 % dans les intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle, Raphaël Glucksmann c'est un peu plus de 10, qu'est ce qui fait que vous seriez un meilleur candidat Raphaël Glucksmann pour la gauche à cette élection présidentielle ? Est-ce que vous avez de la mémoire Guillaume Daré ? Oui sur les 3 % ? Qu'est-ce que vous voulez dire ? Vous vous souvenez qu'en 2016 avant la primaire de la droite Alain Juppé était à 38 % il n
'a jamais été candidat c'est François Fillon qui l'a remplacé et donc gardons-nous de toutes ces pronostics de toutes ces enquêtes d'opinion j'en ai vu sortir cette semaine avec 88 sondés et on nous fait là un tableau en nous disant qui est devant, qui est derrière. Moi je suis là pour défendre des convictions. Vous l'avez compris dans cette première partie d'émission, je ne suis pas là simplement pour chercher à apparaître dans le décor, je suis là parce que je porte des convictions et je les porte depuis toujours. – Vous pensez que vous pouvez gagner ? – Bien sûr, je pense que je peux gagner et bien sûr que je pense aussi que cette présidentielle n'est pas perdue. Je l'ai dit tout à l'heure, Marine Le Pen c'est le miroir aux alouettes.
Et donc j'entends bien que nous la démasquions dans cette élection présidentielle et que nous montrions que ce qu'elle propose ne profitera jamais à celles et ceux qui aujourd'hui la soutiennent. Et donc, oui, je considère que cette campagne présidentielle peut permettre une surprise, un changement, une évolution parce qu'il faudra tout rebâtir, tout reconstruire et donc ça suppose de l'énergie, de la volonté et ça suppose aussi d'avoir les idées claires. Et moi j'ai les idées claires. Je veux une France plus juste. Je veux une Une France dans laquelle ce ne soient plus les mêmes qui aient à payer l'addition en permanence. Je crois vous l'avoir exprimé fortement dans cette première partie. Mais il reste quand même une confusion aujourd'hui.
Qu'est-ce qui vous distingue vraiment, en quelques points très clairs par exemple de Raphaël Glucksmann ? Pourquoi est-ce qu'on devrait voter pour vous si on est un militant socialiste ou un sympathisant plutôt que pour Raphaël Glucksmann ? Mais Guillaume Daré l'a dit, en fait il va y avoir des débats et donc vous aurez largement l'occasion de percevoir à la fois les points de convergence, ils existent. Oui mais vous êtes ici aujourd'hui. Oui et les points de divergence qui existent aussi. Mais les points de convergence vous les connaissez, nous avons fait campagne européenne ensemble, nous sommes tous les deux des Européens convaincu. Et nous considérons que notre avenir passe évidemment par une souveraineté européenne qui vient conforter la souveraineté nationale.
Les divergences ? Les divergences, il y en a. J'en ai tout à l'heure cité une, par exemple. Moi, je ne Je ne considère pas qu'embrayer sur le discours de la droite pour augmenter les salaires en disant « il va falloir désormais rapprocher le net du brut », pour moi, c'est une erreur. Quand sur les retraites on n'est pas clair sur les retraites, on n'est pas clair sur le fait qu'on va revenir à la retraite à 62 ans, comme nous l'avons nous-mêmes proclamé pendant les manifestations. C'est un problème. Quand on n'est pas clair sur la question des salaires et sur la façon dont on va les augmenter, eh bien là on n'est pas fidèles à la promesse que nous avons engagée au moment des Gilets jaunes. Quand on n'est pas clair sur la façon
dont on va financer la transformation écologique, je vous ai donné des pistes sur cette transformation écologique. Moi, je considère que ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les rapports gouvernementaux qui le disent. Donc pour vous, rien n'est clair dans le projet de Raphaël Glucksmann ? Pour l'instant, je ne sais pas. Je connais le projet du PS. Et vous dites que c'est un projet de Je ne dis pas que c'est un projet de droite, je dis qu'il y a des points sur lesquels j'aimerais savoir où on se dirige. Pourquoi ? Parce qu'en réalité, je vois que dans cette primaire et au-delà de la primaire, puisque je vois aussi qu'il y a des gens qui sont hors primaire qui font des propositions. Moi, je ne me suis pas engagé au Parti Socialiste quand j'avais 16 ans,
parce que je savais pour qui je voulais me battre. Je n'ai pas fait pour d'un seul coup me retrouver à la gauche de la droite. Je n'ai pas dit ça, je dis simplement que quand je vois des gens qui disent désormais sur la retraite, on va prendre une part de capitalisation. Et puis, c'est 63 ans. Et puis après, sur la TVA, on va faire la TVA sociale que nous avons nous-mêmes condamnée il y a 14 ans sous François Fillon. Que l'on nous dit qu'on va maintenant rapprocher le net du brut qui est l
Alors, question logique, du coup, si Raphaël Glucksmann emportait cette primaire, est-ce que vous le soutiendriez ? Mais j'ai pris un engagement comme tous ceux qui participent à cette primaire. C'est que si à un moment, les Français, et je les appelle toutes et tous à participer à cette primaire, puisqu'il doit être ouverte à toutes et tous, eh bien allez sur le site du PS. Vous aurez tous les éléments pour savoir comment on s'inscrit à cette primaire qui est une primaire où on votera électroniquement. Eh bien oui, évidemment, toutes celles et
celui-là pour défendre des positions qui sont des positions extrêmement claires. Il y a quelque chose qui vous différencie clairement quand même aussi, c'est la ligne à l'égard de la France insoumise. Il affirme très clairement, lui, il dit qu'il n'y aura pas d'alliance avec Mélenchon. Est-ce que vous pouvez nous le dire, vous aussi ? Est-ce que vous dites qu'il n'y aura plus jamais d'alliance avec la France insoumise ? Oui ou non ? — Mais j'admire en fait le fait que ces gens qui disent détester la France insoumise font tourner tout le débat autour de Jean-Luc Mélenchon. Je suis candidat à l'élection présidentielle. Jean-Luc Mélenchon est candidat à l'élection présidentielle. Ça devrait vous suffire ? Il n'y a pas d'accord entre nous puisque nous sommes candidats et concurrents.
— Est-ce que vous me dites qu'il n'y aura jamais d'accord en 2017 — Écoutez-moi jusqu'au bout. Ces gens qui vous disent ça, qu'ont-ils fait en 2022 ? Qu'ont-ils fait en 2024 ? François Hollande, Raphaël Glucksmann, ils ont soutenu la NUPES, ils ont soutenu le NFP. Ils en sont les élus pour une part d'entre eux. Et donc maintenant, il voudrait vous dire que plus jamais. Mais que savent-ils de ce qui se passera l'année prochaine si Marine Le Pen devait l'emporter ? Est-ce que nous ferions le choix de dire qu'on se fout complètement de savoir si les deuxièmes tours des législatives se font entre la droite et l'extrême droite ? Moi, je ne sais pas ce qui se passe.
Donc vous n'excluez pas un accord avec la France Insoumise pour les élections législatives. Ce n'est pas ce que je dis. Ce que je dis, c'est que moi, je veux rassembler tous les électrices et tous les électeurs de gauche. Y compris ceux de la France Insoumise ? Mais bien sûr, les électeurs de gauche, j'ai dit tous les électeurs de gauche. Et je Je ne veux insulter personne. Parce qu'à force de dire « je considère que ceux-là sentent mauvais, que ceux-là sont pas beaux, que ceux-là sont pas propres », mais vous faites la campagne avec qui ? Comment vous faites même pour un second tour ? Imaginez que, donc, Raphaël Luxman ou moi-même soyons au deuxième tour de cette élection présidentielle. Il faudra bien à un moment qu'on se dise avec qui on veut la gagner cette élection
présidentielle face à l'extrême droite qui, elle, cherchera les voix de la droite. Et demain, quand vous gouvernerez... Non mais attendez, je finis. Je finis parce que cette question-là, elle est essentielle. Demain, quand vous gouvernerez, est-ce que vous pouvez dire « Je veux une transformation écologique », « Je veux faire payer les riches Mais en même temps, vous le faites avec qui ? Vous le faites avec peut-être… Vous pensez que Gabriel Attal et Edouard Philippe vous feront la Côte d'Echelle pour faire l'acte Zuckman ? Donc, vous ne le prendre pas un seul instant. Mais on n'en est pas là. Ce que je dis simplement, c'est qu'il faut rassembler toutes celles et ceux qui se retrouvent à gauche. Et je parle là des électeurs et des électeurs.
Et je parle de simplement faire en sorte que demain, nous puissions avoir un projet qui soit porté et porté par d'abord celles et ceux qui peuvent le porter. Vous voulez être président de la République, Olivier Oui, et non seulement je veux être président de la République, mais je veux aussi que le lendemain de mon élection, il y a des gens qui puissent m'aider à mettre en œuvre un programme réellement de gauche. Ça veut dire question très concrète, Olivier Faure, dans un gouvernement d'Olivier Faure. Dans un gouvernement d'Olivier Faure, il pourrait y avoir des ministres de la France Insoumise. Oui ou non ? Mais nous verrons bien ce que c'est la France Insoumise. La France, ils me soutiendront ou pas. Je dis simplement... Non mais juste votre position.
Est-ce que dans un gouvernement Olivier Faure, il pourrait y avoir des ministres de la France insoumise, oui ou non ? – Mais je ne comprends pas très bien la question. On n'est pas là. – Non mais vous dites qu'il faut rassembler toute la gauche. La question est claire. Si vous êtes président dans votre gouvernement, est-ce qu'il pourrait y avoir, oui ou non, des ministres de la France insoumises. Mais vous vous souvenez du Front Populaire ? Enfin, on n'était pas né, ni vous, ni moi. Non mais oui ou non ? Mais je vous réponds. Le Front Populaire, vous vous souvenez ? Enfin, vous avez lu, comme moi. Il y avait Léon Blum au gouvernement et un soutien sans participation des communistes. Il est vraisemblable que les insoumis qui ne se retrouvent pas exactement sur ma ligne,
c'est le moins qu'on puisse dire, puissent dire à un moment on préfère quand même Olivier Faure à Marine Le Pen et donc on On soutiendra sans participer à ce gouvernement. Donc vous pourriez avoir un soutien de la France insoumise dans votre majorité, ça vous dites oui ? Mais je finis par dire une chose qui est simple, quand vous regardez aujourd'hui les votes à l'Assemblée, les votes à l'Assemblée, c'est important les votes à l Assemblée. Nous partageons socialistes, communistes, insoumis, écologistes, socialistes, nous partageons 80 % de nos votes. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que si demain vous voulez vraiment mettre en œuvre ce que vous dites. Si vous voulez taxer les très gros héritages, si vous voulez faire la taxe Zuckman,
si vous voulez faire l'imposition, si vous voulez en finir avec le pacte d'Utreil, si vous voulez avoir une vraie politique de justice fiscale, il vous faut en fait réunir des gens qui sont très différents de vous, mais dont vous avez besoin. Autrement, ce n'est pas vrai ce que vous dites. Vous ne ferez rien de ce que vous dites. Et moi, je veux de la clarté. Je veux qu'on soit... Non mais je veux qu'on soit claire ? Est-ce que vous interrogerez la prochaine fois sur votre plateau, quand vous aurez Edouard Philippe et Gabriel Attal, vous leur demanderez est-ce que vous êtes prêts à taxer les très gros héritages ? Est-ce que vous êtes prêts à faire la taxe Zuckmann ? Est-ce que vous êtes prêts à revenir sur un ISF ?
Est-ce que vous êtes prêts à faire en sorte qu'on diminue au delà de 1 ,88 SMIC les exos de cotisation sociale ? Donc Jean-Luc Mélenchon reste un partenaire possible ? Je viens de vous dire que la gauche, les exos de gauche ne sont pas irréconciliables. Quand je vois les gens de gauche... Et Jean-Luc Est-ce qu'on peut se parler franchement, Olivier Faure ? Est-ce que Jean-Luc Mélenchon est un adversaire politique ou un partenaire possible ? C'est un concurrent. Et je ne crois pas que Jean-Luc Mélenchon puisse gagner une élection présidentielle. Mais je ne le considère pas comme un ennemi. Je considère que mon ennemi, c'est non seulement la finance, comme dirait quelqu'un, mais c'est aussi d'abord l'extrême droite. Donc c'est un partenaire possible Jean-Luc Mélenchon.
C'est pas ce que j'ai dit, je dis simplement que c'est un concurrent, je viens de vous dire les choses très clairement, et donc, mais je suis un homme de gauche, et je vois qu'aujourd'hui vous nous interrogez en permanence sur Jean-Luc Mélenchon et le grand or de Raphaël Glucksmann, c'est de tout mettre sur Jean-Luc Mélenchon. Mais le problème, ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon. Celle qui menace de gagner l'année prochaine l'élection présidentielle s'appelle Marine Le Pen. Alors tous nos efforts doivent être mis non pas pour aller à chaque fois organiser un débat entre la gauche et la gauche, mais un débat entre la gauche et l'extrême droite. Faire en sorte que l'extrême droite ne puisse pas l'emporter. Elle est là la menace.
Et quand vous voyez ce qui se passe jour après jour, carcassonne cette semaine, mais comme toutes les semaines, vous avez des faits qui rappellent ce qu'est l'extrême droite. L'extrême droite, ce n'est pas un petit parti de droite. Ce que vous me dites sur l'effet de ça, si Jean-Luc Mélenchon gagne, vous pourriez participer à son gouvernement ? – Mais pas du tout, ce n'est pas ce que j'ai dit. Là, je vois bien que dans l'oreillette, on vous souffle les questions les plus au grenu. Il faut essayer de me faire sortir de ce que je viens de vous dire. Mais moi, ce que je vous dis, c'est qu'il y a un programme clair que je défends un programme de gauche qui suppose de ne pas mépriser les gens qui pensent avec moi à gauche mais de se battre contre l'extrême
droite de les avoir face à nous et de dire que c'est eux l'adversaire. Et pour finir sur la primaire, est-ce que vous vouliez à un moment donné l'élargir à d'autres candidats ? Par exemple, est-ce que Jean-François Ruffin doit faire partie de cette... François. François Ruffin, pardon. François Copé, François Copé. Ah, vous n'êtes pas le meilleur toujours sur les prédents en Je n'ai jamais été dans ma primaire. Un partout. Est-ce que François Ruffin doit participer à cette primaire ou pas ? Il reste deux jours, on sait. Mais je crois que vous avez compris le principe, c'est que moi, je voulais une primaire qui soit la plus large possible et qui englobe toute la gauche en dehors de LFI. Et un autre choix a été acté par les militantes et les militants, je m'y suis plié.
Et donc il y a un droit de veto des partis qui sont les partis Il y a eu un veto de Raphaël Glucksmann. Il dit que vous bordélisez la primaire. Je ne crois pas à bordéliser grand-chose. J'essaie au prévoir du maître de la clarté et je viens de le faire à nouveau à ce moment précis en vous disant que dans une élection présidentielle. Il faut penser non seulement à la présidentielle, mais aussi à ce qui suivra et donc comment est-ce qu'on met en oeuvre son projet ? Les élections législatives ! Et donc, quand je vois et François Hollande et Raphaël Glucksmann se tourner vers le centre au droit, je leur dis je comprends que vous cherchiez une nouvelle majorité mais cette nouvelle majorité ne permettra pas de faire un programme de gauche. Et vous ne ferez pas la transformation écologique,
ça n'est pas vrai. Et vous ne ferez pas la politique de justice fiscale, ça n'est pas vrai non plus. Quand on voit très clairement ce qui se passe, il y a une tension avec les écologistes. Il y a un doute sur votre candidat. Avec les écologistes et Marine Tondelier elle-même, elle explique qu'elle a des doutes sur le fait que le gagnant de cette primaire socialiste sera candidat jusqu'au bout de la présidentielle ? C'est une question légitime. C'est une question qui lui est posée en permanence, donc il a cherché à ramener le... Mais est-ce que vous seriez candidat jusqu'au bout de cette présidentielle si vous emportiez la primaire Mais moi, ce que je crois, c'est que celui qui gagnera la primaire créera une dynamique et sera en mesure de faire mentir les sondages.
Alors ça prendra peut-être plusieurs semaines, plusieurs mois. – La dernière candidate socialiste a fait un 75 %, Anne-Hidalgo en 2020. – Oui, il n'y avait pas de primaire, il n'y avait pas de scrutin démocratique. – Ça donne une idée de l'espace social-démocrate en France. – Vous pensez que l'espace social-démocrate, comme vous dites, est 1 ,7 % – En tout cas, le score de la dernière qu'en est social-démocrate à la présence – Oui, d'accord, mais enfin, il faut penser que c'est 1 ,7 parce que moi ce que je vois, c 'est qu'au municipal… – Je ne dis pas ça, mais… – Non mais le premier parti territorial de France, c'est le Parti Socialiste. Il n'y a aucun autre qui puisse rivaliser avec nous, même pas les LR. Et donc, vous voulez m'expliquer que c'est ça notre horizon ?
Moi, ce que je prétends, c'est que quand nous laissons la place vide, effectivement, d'autres l'occupent. Et moi, je n'entends pas laisser cette place vide. J j'entends dire ce qu'est le Parti Socialiste, avec des repères qui soient des repères clairs, des repères qui permettent à chacun de se dire « oui, ok ». Parfois, la confiance a manqué. Mais le problème des socialistes, quel est-il ? C'est qu'après un quinquennat, celui de François Hollande, où nous avons été pris en défaut ? Je pense à la déchéance de nationalité, au pacte de responsabilité et puis aussi à la loi Travail. Que s'est-il passé Ils se sont dit, ces gens-là peuvent dire blanc et ensuite faire noir. Moi je dis que ce que nous prenons comme engagement, ce que nous avons pris comme engagement devant le mouvement social,
devant les gilets jaunes, devant ceux qui ont manifesté contre les retraites, devant les jeunes qui manifestaient pour le climat. Eh bien je leur dis nous tiendrons, nous tiendrons avec vous. François Hollande veut l'occuper. Vous dites il y en a certains qui veulent occuper la place. Pourquoi François Hollande ne pourrait pas incarner cette gauche à l'élection présidentielle ? Il a une expérience. Vous avez tant honte de cela du mandat de François Hollande ? Je n'ai honte de rien. François Hollande n'a pas tout mal fait et considère que quand on n'a pas de nuance, eh bien on n'est pas qualifié, y compris pour faire de la politique. C'est la raison pour laquelle, y compris je n'aime pas quand on jette l'opprobre sur tel ou tel à gauche et ça n'est pas comme ça que je fonctionne.
Les désaccords existent mais ils doivent être documentés, ils doivent être y compris argumentés. Pourquoi il ne peut pas incarner cette gauche-là ? François Hollande aujourd'hui ne cherche pas à rassembler la gauche, vous l'aurez compris. Il dit je veux rassembler beaucoup plus large et donc c'est un choix qu'il fait. C'est le même choix que Bernard Cazeneuve, ils ont décidé de rompre les amas avec la gauche. Ce n'est pas mon choix. Mais ils ont fait un choix qui est de rassembler beaucoup plus large. Ils sont dans un espèce d'en même temps qui ne dit pas encore son nom mais enfin dont tout le monde a compris le sens. François Hollande, c'est le nouveau Emmanuel Macron. Écoutez, on verra s'il a le même succès. Mais en tout cas, la réalité que j'observe,
c'est que tous les signes qu'il a adressés ces derniers temps, y compris dans son propre qu'au livre. Il dit, je veux faire la TVA sociale. La TVA sociale, c'était celle de François Fillon. Il dit, je ne veux plus faire la retraite à 62 ans. La sienne, en fait, la réforme Touraine. Et il dit maintenant, je veux la tête à 63 ans et je veux une part de capitalisation. Pardon, mais les signaux qu'il adresse, ce n'est pas des signaux qu'il adresse en direction de la gauche, c'est des signaux qu'il adresse en direction de la droite, du centre-droite, etc. en leur disant écoutez je peux être un peu des vôtres et je vois que le premier qui a réagi ce n'est pas quelqu'un de gauche c'est François Bayrou mais pardon
François Bayrou moi j'ai censuré françois bérou c'est celui qui a cette espèce d'obsession de la dette on pourrait d'ailleurs y revenir qui parlent aussi il parle aussi françois hollande de l'immigration là aussi il a évolué parce qu'il dit il faut quand même être plus dur à un moment donné il faut par exemple resserrer les règles du regroupement familial c'est pas de la lucidité ça de sa part tout simplement je ne crois pas qu'il faille toucher aux règles du regroupement familial y compris parce que ce sont des règles qui sont qui dépassent largement les règles françaises qui sont européennes. C'est largement approuvé par la population généralement, ce genre de mesures. Mais de quoi on parle ? On parle de gens qui sont entrés légalement sur le sol français, qui travaillent,
qui répondent à des conditions, y compris de logement, de salaire, etc., qui veulent faire venir leur femme ou leur mari. Mais pardon, je ne sais pas si vous êtes marié, M. Pecknard, mais enfin, si on vous disait... Vous allez travailler dans un autre pays. Et puis, vous allez y rester pendant 10 ans. Et pendant ces 10 ans, vous verrez votre femme ou votre mari seulement une fois par an. Mais enfin, on est des êtres humains quand même, quoi. Enfin, moi, je ne suis pas là pour expliquer aux gens comment ils doivent vivre, qu'ils doivent aimer, etc. C'est insupportable, cette façon de voir les choses. L'humanité, ça existe aussi. Olivier Faure, si vous étiez élu président de la République, est-ce que vous autoriseriez à nouveau les mineurs à porter la baillée à l'école
mais non je suis pas du tout pour la baillard mais je considère aussi que il faut arrêter ce cirque permanent toutes les rentrées scolaires sans exception on nous fait le même numéro sur le foulard sur la baya par exemple sur le foulard moi je suis pour que les mamans accompagnatrices des sorties d'école puissent frotter le foulard j'en ai ras le bol je vous le dis comme je le pense si elle n'était pas là pour accompagner les enfants à la piscine au cinéma, au théâtre etc il n'y aurait plus personne dans beaucoup de quartiers et ce que je vois aussi c'est qu'il y a des enfants qui comprennent dès leur plus jeune âge que leur mère elle n'est pas admise dans la société Et ça, c'est le plus cruel, parce que ces enfants-là, ils considèrent qu'ils ne sont pas complètement français.
Et moi, je veux qu'ils sachent que, quelle que soit leur religion, leurs origines, ils sont nés ici, ils sont français. – Voilà, point barre. – Olivier Faure, je vous propose de me suivre. On va aller faire votre minute présidentielle désormais à quelques mètres. C'est des questions qui se posent si vous êtes élu président de la République. Comment est-ce que vous allez gérer le pays ? Quels seraient vos toutes premières décisions ? C'est peut-être ici même que vous allez rentrer. Effectivement, dans quelques mois, la minute présidentielle, c'est 60 secondes chrono. Top ! C'est parti ! Alors quel serait Olivier et fort, votre premier appel le soir de votre élection à l'Elysée ? Vous appelez qui ? Ma mère. Votre mère ? Vous dînez avec qui ? Ma mère parce que je vous le dis pourquoi.
Ma mère, qui est vietnamienne d'origine, quand je suis rentré dans la vie politique, elle m'a dit mais tu ne peux pas faire de la politique en France, tu n'es pas français. Et je lui ai répondu si je suis français et je te prouverai que je peux faire de la politique. Vous dînez avec qui à l'Elysée le soir de votre arrivée au palais de l'Élysée ? Avec ma compagne, avec mes enfants, avec celles et ceux qui pendant toutes ces années m'ont accompagné dans la difficulté à un moment où c'était très compliqué. Et on a en relevé ensemble le Parti socialiste. Est-ce que vous proposez à François Hollande d'entrer dans votre gouvernement ? Écoutez, ça serait drôle. Mais en tout Lucas, je l'appellerai lui-même aussi. Pourquoi ?
Parce qu'il a une expérience de président et que cette expérience est utile. Et à Ségolène Royal, vous lui proposez ? Si Ségolène Royal veut rentrer dans un gouvernement socialiste et qu'elle partage les options que je défendrai, je ne vois pas d'incombien à cela. Est-ce que vous aimeriez plutôt prendre vos fonctions en septembre ? On sait qu'Édouard Philippe a dit ça serait peut-être bien que ça se passe comme dans d'autres pays, on ait un peu plus de temps. Est-ce que ce n'est pas finalement une bonne idée cela ? Prendre un peu de temps Oui, j'ai trouvé que c'était assez injuste de le critiquer là-dessus ce qu'il a dit c'est simplement que quand on devient président on sort d'une campagne électorale et derrière il faut préparer les ministères
les cabinets, les premières mesures et que le fait de dire on démarre immédiatement n'est pas forcément la bonne solution. Vous soutenez donc son idée ? Je soutiens le fait que critiquer Droit Philippe là-dessus, ça n'est pas honnête et que c'est un peu facile. On ne s'essuie pas les pieds sur quelqu'un qui a finalement était honnête et qui a dit ce qu'il connaissait de la vie pour le premier été président ça se passe ou à brégançon jetski ou paddle je ne fais ni de jetski n'y n'a jamais fait pas d'ol et donc ce sera certainement très studieux et sans doute à l'Elysée. Merci beaucoup Olivier Faure d'avoir été notre invité dans BFM politique. Ce soir vous retrouvez Maude Bréjon dans le Grand Oral,
Olivier Faure