"Il faut un plan d'urgence pour le logement !" Vincent Jeanbrun sur la matinale RTL
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Il fait partie des six ministres et l'air bannis de leur parti en charge du portefeuille de la ville et du logement. C'est la toute première fois qu'il prend la parole depuis sa nomination. Vincent Jambrin invité de RTL Matin. Bonjour et bienvenue sur RTL. Vincentrin. Pour qui dansez-vous Vincent Jambrin ? Pour ma femme uniquement. D'accord. Non mais où se situe votre Je parlais de politique. Où se situe votre loyauté politique ? Parce que vous êtes un ministre LR dans un gouvernement auquel LR a décidé de ne pas participer. Ce que vivut ce qui vous vaut pardon depuis hier soir d'être suspendu de votre parti. Waouh ! Faut suivre hein. Oui, je pense que pour les Français qui nous regardent et qui je pense d'ailleurs n'en ont pas grand-chose à faire, c'est bien compliqué à
comprendre. Euh moi, ma loyauté, mon parcours, il a toujours été à des valeurs, des valeurs que j'ai toujours retrouvé comme étant défendu par la grande famille de la droite, l'UMP à l'époque, les Républicains depuis et puis aujourd'hui ma loyauté, elle va d'abord et avant tout à la France. Et c'est pour ça que j'ai accepté de rejoindre le gouvernement de Sébastien Lecornu, c'est pour travailler, faire en sorte que des choses bougent sur le logement, sur la ville. On va en parler. Ouais, bien sûr. Et de manière générale, moi j'ai été député il y a 1 an, je j'ai fait un mandat d' à peine un an et je l'ai fait au sein d'un groupe la droite républicaine présidée par Laurent Voquier où je me suis senti à l'aise parce que on y défendait les valeurs dans lesquelles j'ai toujours cru,
c'est-à-dire les valeurs d'une droite sociale, d'une droite qui défend le travail, qui fait en qui veut que la méritocratie fonctionne dans ce pays. Pardon Vend, qui veut protéger les Français. Enfin, mais il y a 3 semaines, vous étiez il y a de semaines, vous étiez encore député, on est d'accord, député LR. Aujourd'hui, vous êtes au gouvernement en étant LR. Même si vous êtes suspendu, vous gardez votre vos convictions. Hier soir, vote du volet recette du budget, les députés LR votent contre. Donc votent contre vous. Non parce que vous alors non ça peut paraître un peu technique mais vous le savez la commission elle a permis à chaque groupe de s'exprimer. Hm hm. C'est la la commission a examiné des tonnes et des tonnes et des tonnes d'abs et parfois il y a eu quelques
aberrations notamment parce que avec la configuration qui est celle de cette assemblée, quand vous avez la LFI qui vote avec le Rassemblement national et bien leurs amendements passent et il y a quelques dingueries qui sont passées. Enfin, faut regarder dans le détail mais il y a des choses assez folles. Et donc dans ces cas-là, pour ne pas recevoir au sein de l'hémicycle de l'Assemblée nationale le budget avec les amendements complètement dingot, et bien dans ce cas-là, on vote contre le budget en commission. Ce qui fait que c'est la copie d'origine, la copie d'origine donc celle du gouvernement qui arrive dans l'hémicycle. Copie d'origine, vous me permettez de le rappeler, qui qui est bien une copie qui permet d'être un point de départ et ensuite on va
l'améliorer tous ensemble. H est-ce que vous êtes solidaire à la vie, à la mort de ce gouvernement ? Je pense que à la vie à la mort c'est pas le sujet. Vous comprenez le sens ? Le sujet c'est est-ce qu'on peut encore être utile pour les Français et être un pilier de stabilité. La stabilité c'est pas la stabilité sur le principe Thomas Auto. La stabilité elle est importante parce qu'elle protège les Français. Ça veut pas dire stabilité et pas de débat démocratique. Le débat démocratique il va avoir lieu dans l'hémicycle et Sébastien Lecnu en renonçant courageusement au 493 va permettre à chaque formation politique de s'exprimer. Donc le débat il va avoir lieu et en plus on se rapproche quand même de plus en plus de la présidentielle. Donc de toute façon on
va pouvoir débattre échappé à personne, on va pouvoir débattre. Mais il faut aussi qu'il y ait des gens qui soient à la manœuvre. Moi j'arrive dans le portefeuille du logement et de la politique de la ville, je vois que énormément de choses étaient suspendues et n'avançaiit pas tout simplement parce qu'il y avait plus de pilotes. Donc c'est important qu'il y a un gouvernement à la tâche qui soit déconnecté des débats partisans et politiciens, déconnecté de l'élection présidentielle. Nous on travaille et euh les formations pas forcément déconnecté des convictions des uns et des autres. Le 13 janvier dernier, vous disiez suspendre la réforme des retraites, c'est sauté dans l'inconnu. Là, vous l'accepter du coup ? Mais écoutez, encore une fois, ce qui a été très clair, c'est dire il faut la
remettre au débat. Ce matin, on aura un conseil des ministres. Le premier ministre, conformément à ses engagements, va dire "OK, de toute façon, elle était pas parfaite. Elle était pas, elle faisait pas l'unanimité cette réforme de retraite." Ce qui faisait l'unanimité, c'est il faut sauver notre régime de retraite, donc trouver le moyen de le financer. Là, ce que propose le premier ministre, c'est dire "OK, on suspend le temps de trouver la bonne réforme de retraite qui est soutenue majoritairement par l'Assemblée nationale et probablement par les prochaines formations politiques." Donc moi, j'ai j'ai je n'ai en rien renié mes convictions. Je veux qu'on sauve notre régime de retraite. Pour ça, faut faire des économies et si on ne touche pas à l'âge, on devra toucher aux pensions euh
ce qui serait évidemment impensable. Donc, il faut qu'on trouve une solution. Ce qui n'empêche qu'on peut la rendre plus juste cette réforme de retraite. Bon, venons-en à votre portefeuille. Le logement et la ville, le logement, comment va le marché immobilier aujourd'hui ? Catastrophique. Catastrophique. Catastrophique. Et quand je vous dis ça, j'en train de pleurer sur le sort de quelques promoteurs immobilier. C'est pas ça le sujet. Le sujet, c'est qu'il y a des Français, des Françaises, des familles, des étudiants, des jeunes actifs qui n'arrivent plus à se loger. Faute de logement sur le marché. Et ceux qui arrivent à se une quantité astronomique, on parle de plus presque d'un million. Euh vous avez de fait des familles qui parce que elles ne trouvent
plus dans le marché classique vont taper à la porte du logement social. H h des familles qui ont le droit mais qui avant n'auraient pas été tapé à la porte du logement social. Et puis vous avez des familles qui vont réussir à se loger mais à quel prix ? C'est-à-dire avec la part du du la dépense pour se loger qui explose. Donc ce n'est absolument pas tenable et c'est clairement la mission que m'a confié Sébastien Lecordu à savoir lancer un plan d'urgence pour le logement. Ça passe par quoi ? Ça passe par une partie des mesures fiscales. Aujourd'h amendement du gouvernement que je déposerai pour qu'on puisse conformément à ce qui a été travaillé par des parlementaires, je pense notamment au rapport de Michel Cosson et Marc Philippe Dor pour faire en sorte de
vraiment lancer un appel d'air très fort et puis plus globalement on va simplifier et on va essayer de faire en sorte que le logement soit gagnant pour tous et partout sur ça veut dire quoi parce que plan d'urgence quand pour janvier pour pour le mois prochain là tout de suite dans le budet c'est fondamental et d'ailleurs et c'est quoi ça va prévoir des constructions en urgence ça va prévoir quoi ça va prévoir de permettre aux investiss UR c'està-dire au particulier de retrouver un intérêt et une attractivité dans le fait d'investir dans la pierre. Ça permet c'est gagnant gagnant pour tout le monde. C'est gagnant des exonérations fiscales. Exactement. C'est gagnant pour le petit propriétaire celui qui a son petit badline qui jusqu'ici savait pas s'il fallait le mettre dans la pierre ou pas
et qui va retrouver une rentabilité à le mettre dans la pierre. C'est gagnant pour les locataires parce qu'il y aura plus d'offres de logement. On estime que la toute première formule qui sera probablement amendée par le parlement on peut pousser jusqu'à 40000 logements nouveaux. Donc c'est c'est important. C'est veut dire que les locataires ayant plus d'offres payeront moins cher. On peut aussi et ce sera dans le débat parlementaire réfléchir à des plafonnements de loyers dans certains cas et puis c'est gagnant aussi parce que moi je souhaite porter quelque chose pour le logement neuf mais aussi pour l'ancien pour qu'on puisse faire de la rénovation parce que dans nos territoires notamment dans les villages vous l'avez chiffré déjà ce plan ou pas ? Bah, écoutez, avec
Bery, on a travaillé à la première formule, mais vous l'avez bien compris qu'avec la configuration du parlement actuel, ce qui compte, c'est pas uniquement la volonté du ministre, c'est le c'est le débat euh qu'on va avoir avec les parlementaires et c'est ce qui sortira du débat parlementaire qu'il faudra chiffrer. Ce qui est sûr, c'est que le logement, c'est bien sûr des dépenses, mais c'est aussi des recettes. L'économie du logement va bien, c'est l'économie du bâtiment qui va bien et c'est des recettes pour l'État. J'ai une question très concrète. Il y a un amendement qui a été voté au proet au projet de loi de finance qui remet en cause l'exonération des plus-values pour la vente d'une résidence principale. Est-ce que vous soutenez, est-ce que le gouvernement soutient cet amendement ?
Non, je pense qu'au contraire, il faut qu'on on fluidifie les choses et que encore une fois celui qui investit doit pouvoir y trouver une rentabilité. Sinon, les Français, les petits épargnants, qu'est-ce qu'ils vont faire ? Ils vont épargner dans des produits financiers, des assurances vies ou autres et ça relancera pas le logement. Donc les Français n'arriveront pas à se loger. Et vous savez quand les Français n'arrivent plus à se loger, c'est la crise, c'est la colère, c'est l'injustice et c'est les populistes qui gagnent et qui ramassent à la fin. J'ai encore beaucoup de questions, il nous reste pas beaucoup de temps. Fin juin, vous étiez alors député et vous présentiez votre plan pour les banlieu et vous disiez vouloir mettre fin au logement social à vie. Le ministre Jean
Brin est-il d'accord avec le député Jambrin ? Est-ce que ça va se faire ça ? La fin du logement social à vie. On a une première priorité, c'est celle de passer un budget, de relancer le logement. Quand on relance le logement privé, d'ailleurs, on relance aussi le logement HLM parce que les deux sont liés. Euh moi j'ai rien perdu de mes convictions et donc évidemment je vais porter ce combat là parce qu'en fait c'est un combat gouvernemental aujourd'hui c'est c'est en tout cas c'est une conviction personnelle et j'essaierai d'emporter l'adhésion gouvernementale. Mais faut imaginer qu'aujourd'hui vous avez des familles dont la grand-mère fait hériter à son petit-fils son logement social. C'est incompréhensible quand à côté de ça vous avez des mères qui travaillent et qui élèvent s leurs
enfants qui n'arrivent pas à se loger dans le logement. Il y a pas de calendrier pour ces meurs là. C'est pas encore il faut être modeste. D'accord. Il y a pas de majorité et on a euh un gouvernement qui a déjà un défi considérable, c'est de réussir à doter la France d'un budget. Mais par contre, ces combats-là, cette conviction-là, je l'ai et je la défendrai quelle que soit ma place jusqu'au bout. Vous avez entendu que votre nomination a été accompagnée de critiques puisqu'une enquête vous concernant est en cours car vous auriez attribué deux logements appartenant au syndicat funéraire que vous présidiez, à votre directeur et votre chef de cabinet à des tarifs très en dessous du marché. Ça la fou mal. Écoutez, moi je suis très clair dans cette affaire. Il s'agit de deux
logements de fonction. Ils étaient éligibles à ces logements. Je ce sont des logements de fonction. C'est j'ai lu de tout des HLM et cetera. Ce sont des logements de fonction ce qui était toujours pratiqué et de toute façon j'ai lu dans la presse comme vous qui avez une enquête ouverte à 7 heure je n'ai jamais été contacté. Donc je je ne sais même pas je n'ai même pas cette confirmation. Donc évidemment tout est ouvert, tout est au grand jour et donc pour vous il y a pas de problème de droit en tout. Ah bah écoutez, je vous confirme qu'il y a pas de problème de droit. Vincent Jean-Brin, les les Français ont fait votre connaissance lors des émeutes de l'été 2023 après la mort de Nail quand votre domicile avait été attaqué à la voiture Bélier en présence ce soir-là
de votre épouse et de vos enfants. Le messages de fermeté politique s'étaient succédé à l'époque. Ceux qui ont fait ça allent voir ce qu'ils allaient voir. C'est donc il y a plus de 2 ans maintenant. Il y a toujours pas eu d'interpellation aujourd'hui dans cette affaire ? Toujours pas. Mais comment vous l'expliquez ? Moi de l'expliquer mais en tout cas l'attente elle est très forte évidemment. Euh mais au-delà de mon cas personnel, elle est très forte pour tous ceux qui ont vécu il y a 2 ans des scènes terribles. Déclaration terrible, on a eu Darman, on a eu Retail, on a eu des des déclarations plus fortes. On n'est pas capable d'aller trouver deux trois ou quatre personnes qui ont balancé une voiture dans la dans la maison du maire ? Écoutez, je pense que si c'était si
facile, il l'aurait trouvé parce que je je suis euh affirmatif quand je vous dis que les forces de police, tous ceux que j'ai pu rencontrer, tous ceux qui sont en première ligne, les équipes d'enquête ont été présentes, ont été mobilisées et ont fait le maximum. Après, je pense que et je l'ai souvent dit, le cadre légal qui leur permet leurs investigations pourrait être considérablement renforcé. Vous avez des pays qui sont des démocraties où notamment on peut aller fouiller dans les téléphones à distance de manière beaucoup plus facile qu'on le fait aujourd'hui. Donc évidemment, c'est dur. Enfin, vous m'interrogez. Moi je je et moi et ma famille et ma femme particulièrement, on se dit "Mais comment c'est possible que il soit pas encore attrapé et traduit devant la
justice ?" Ça n'empêche que il faut pas tout mélanger et en général les policiers font leur maximum dans un cadre légal qui leur est donné. Peut-être qu'il faut changer le cadre. Il faut peut-être revoir, on l'entend. Merci Vincent Jeanin d'être venu ce matin sur tel.
Vincent Jeanbrun