Thélyson Orélien, pluralisme dans les médias, budget 2027…: Best of club | 28 minutes | ARTE
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Chapitres
Questions et réponses
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- 0:36OuverteRéponse partielle
Une IA aurait contribué à l'écriture du dernier ouvrage de Telisson Aurélien exclu de la liste du Goncourt. Quelles garanties souhaitez-vous sur l'usage de l'IA ?
- 1:17OuverteRéponse partielle
L'IA est utilisée pour des commodités, mais l'écriture pose problème. Comment dépister l'usage de l'IA dans un texte ?
- 2:25OuverteRéponse partielle
Ce livre est-il principalement produit par l'IA ?
- 3:46OuverteRéponse partielle
L'IA se présente comme une béquille pour les auteurs. Est-ce une vérité qui dérange ?
- 5:37OuverteRéponse directe
Valérie, votre duel de la semaine oppose le ministre de l'économie à la candidate du Rassemblement national sur le budget 2027. Présentez-nous ce duel.
- 7:01OuverteRéponse directe
Jean-Philippe Tanguy, vous étrillez le bilan économique du gouvernement. Quels sont vos arguments ?
Temps de parole
- ?99 %
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[musique] [musique]
Bonsoir à toutes et tous, c'est l'heure de votre séance de rattrapage des meilleurs moments des clubs de 28 minutes. Au programme ce soir, du débat, des invités et de la bonne humeur bien sûr. Commençons sans plus tarder avec la polémique autour de l'utilisation de l'IA en littérature créée par Telisson Aurélien, auteur de cet essai "Ou mourir" Valérie Brochard, on vous écoute.
[musique]
Une IA aurait contribué à l'écriture du dernier ouvrage de Telisson Aurélien exclu de la liste du Goncourt. Alors pour l'éditrice qui va suivre, et bien la confiance ne suffit plus, il faut des garanties sur l'usage de l'intelligence artificielle. Je je voudrais désamorcer d'emblée l'air du soupçon et justement en fait faire mettre une clause au contrat et que ce soit à l'origine d'une discussion. Je veux dire dès que dès que je m'enthousiasme pour un manuscrit, dès que j'aime un texte, dès que j'ai envie que ce texte soit publié, dès que je rencontre l'auteur, dès que je rencontre l'autrice, je veux qu'on ait cette discussion autour de l'intelligence artificielle générative.
Donc c'est un pacte moral. Philippe Manière, on est entré là dans l'air du soupçon généralisé. Oui alors c'était inévitable hein parce que l'IA j'allais dire tout le monde s'en sert tout le temps. Il y a plein de commodités dont il serait complètement idiot de se priver ne serait-ce que pour demander bah à la limite moi si un auteur me dit j'avais j'avais une interrogation sur comment je pourrais placer tel personnage et cetera, j'ai consulté il me dit très bien. Là le problème c'est pas ça, c'est c'est l'écriture.
Quand même moi je je crois beaucoup à la littérature, j'adore la littérature et l'idée qu'on que ça passe crème si on fait si on fait faire son texte par par par l'IA ça ça me pose problème. La difficulté qu'on va avoir c'est que c'est de plus en plus difficile à dépister. Là je crois qu'en l'occurrence il y a malheureusement pas de doute et ce qui m'amuse beaucoup moi c'est l'embarras du petit Paris Germano-Pratin où j'ai beaucoup d'amis hein.
C'est je je suis vous demander, vous en parlez vous à vos éditeurs, vos éditrices quand vous publiez un Ah ben mais parce que ben jusqu'à maintenant la question se posait très peu en réalité, c'est assez récent que on puisse se se qu'on doive même s'interroger sur ce sujet-là. Mais euh vraiment je reviens sur ce point, il y a beaucoup de gens qui ont dit un bien fou de ce livre, qui il y a même certaines personnes qui sans le vouloir se sont un peu ridiculisées ex post en disant "C'est tellement humain" et cetera. C'est très drôle quand vous le lisez ex post et tout ça.
Et à l'arrivée, bah évidemment personne ne veut se dédire, donc tout le monde dit "Non mais c'est peut-être pas tant de l'IA que ça et puis si s'en est, c'est peut-être de l'IA quand même simplement contributive" et cetera. c'est que les modèles pour la plupart, pour les plus sérieux, laissent à penser que ce livre est très principalement produit par l'IA. C'est quand même un problème. Sylvie Brunel, alors vous l'avez ? Alors on le laisse sur les rayons des librairies ou c'est ou c'est plus compliqué que ça ? il se vend et en plus je pense même que ça le booste parce que les gens veulent comprendre ce qui se passe.
Moi évidemment quand je je l'ai lu en sachant ce que je savais, c'est-à-dire ce soupçon, et il faut il faut lire ce livre parce que ce livre l'IA ne crée pas, elle reformule. C'est-à-dire que l'IA c'est un outil, vous pouvez pas lui dire "Écris-moi le livre d'un migrant qui quitte Haïti qui se retrouve" Non, ce n'est pas vrai. Euh mon fils travaille dans une start-up qui permet aux personnes âgées ou aux personnes éléphantia de d'écrire le livre de leur vie. Il faut d'abord accompagner très longuement ces personnes.
L'IA n'invente pas et ce livre, je le dis, il c'est un livre d'une personnalité qui a un vrai vécu qui peut-être s'est aidé parce que comme Houellebecq dit qu'il s'est aidé avec Wikipédia à certains moments, Wikipédia c'est pas la même chose. Bah si, comme les auteurs comme les auteurs ont vu se font aider aussi par des gens qui travaillent pour eux et qui font les recherches. à leur place aussi. mérite tout notre respect et quand bien même des auteurs du Sud pour vaincre le plafond de verre de la domination occidentale se soient emparés de ces outils qu'ils utilisent mieux que nous, et bien ça n'empêche pas à ce livre sa valeur.
Rokhaya Diallo, est-ce qu'il y a quelque chose aussi qui dérange dans l'idée qu'en France et notamment dans le monde, on a l'idée que l'auteur, il écrit tout seul dans son coin avec son petit génie et là, du coup, l'IA se présente un petit peu comme une béquille. Est-ce que c'est une vérité d'une certaine manière qui qui qui nous dérange ? C'est vrai qu'on a en France le culte de l'auteur génial et solitaire, alors qu'en réalité, l'histoire est jonchée de de de profils d'auteurs, notamment masculins, dont les œuvres ont été parfois écrites par leurs conjointes, parfois relues, parfois structurées par leurs conjointes, sans qu'on ne le sache jamais.
Les auteurs ont toujours fait relire leurs textes, ils ont produit, parfois ont pillé leurs leurs conjointes, leurs femmes, c'est quelque chose d'assez courant. Aujourd'hui, ils s'appuient [rires] Non, mais ce que je veux dire, c'est que en fait, un auteur n'a jamais travaillé seul et on peut pas faire un prompt sur une IA qui va générer ce roman. Ce roman, ouais, c'est vrai, une requête. Ce roman, en fait, se repose sur son expé Non, on peut pas. Alors, si vous le faites, c'est que vous êtes très très très très forts. C'est impossible. Le roman se repose sur son expérience personnelle. Il arrive à Les IA, en fait, déjà les IA, elles savent Pardon, les IA sont abreuvées de nos écrits.
Ce qu'il faut commencer par dire, c'est que les IA sont déjà construites autour de du vol d'œuvres intellectuelles. Donc, on peut pas faire comme si l'IA était était quelque chose qui qui qui travaillait qui travaillait seule. Mais elles ne peuvent pas produire des émotions, elles peuvent imiter un style, mais elles ne peuvent pas raconter la sensation qu'a un auteur, elles peuvent l'aider. Allez y Rokhaya, on va laisser répondre Il y a il y a une question de fierté. Enfin, moi, je sais me servir de l'IA, je serais je je suis absolument certain, je vais y passer quelques jours pour qu'on en parle Mais si vous écrivez bien et si vous promptez bien en disant "Voilà, je voudrais tant de signes.
Voilà voilà le vécu. Tout autorisera de la lecture de tel type, tu prendras tel style." Vous allez avoir quelque chose qui, je vous assure, va être très probant. Je vous dis pas qu'il a fait ça, je vous dis que c'est possible d'avoir quelque chose de très proche de ça en promptant bien et en repromptant et en faisant le boulot qui qui est un boulot que maintenant beaucoup de gens savent faire. Thibault, est-ce que vous nous arbitrez ce ? Pas vraiment. L'IA apocalypse nous fait peur, les IA s'échappent sans cesse et à Saint-Germain-des-Prés, on a très peur parce que maintenant elle écrit des livres.
[rires] Valérie, votre duel de la semaine, il oppose le ministre de l'économie à la candidate du Rassemblement national, le tout sur fond de bataille de chiffres. Exactement Renault, à ma gauche, Roland Lescure, 59 ans, ministre de l'économie, gardien d'une rigueur que son propre camp a parfois remise à demain. À ma droite, Marine Le Pen, 58 ans, patronne des députés Rassemblement national convertie à l'orthodoxie budgétaire sans pour autant renoncer aux aux promesses qui coûtent cher. La candidate à l'élection présidentielle a dévoilé son contre-budget, 140 milliards d'euros d'économies nettes à l'horizon 2032.
Marine Le Pen veut graver dans la Constitution une règle d'or budgétaire qui imposerait aux gouvernements successifs un plafond annuel de déficit pour réduire progressivement la dette publique. Elle promet de ramener ce déficit sous la barre des 3 % du PIB dès 2030. Elle espère réaliser 15 milliards d'économies sur l'immigration, 9 milliards sur la contribution européenne. Elle veut supprimer 200000 postes en 5 ans dans le mille-feuille administratif. Marine Le Pen propose 30 milliards de baisses d'impôts et la retraite à 62 ans.
Couper les dépenses, baisser les impôts, partir plus tôt à la retraite, la quadrature du cercle que défend son monsieur économie, Jean-Philippe Tanguy, qui a profité de la reprise des questions au gouvernement pour étriller le bilan économique du gouvernement. Oui, vous devriez avoir honte, vous qui avez participé à l'ensemble des gouvernements depuis 10 ans qui ont de tels résultats catastrophiques sur le budget et sur la trajectoire financière de notre pays.
Les agences de notation n'arrivent plus à vous couvrir malgré, il faut dire, des tentatives désespérées pour faire croire que vous étiez une des incarnations de ce Mozart de la finance que les médias nous ont tant vendu et qui coûte si cher à notre pays. Alors, au procès du bilan macroniste, et bien Roland Lescure a décidé de répliquer par celui des promesses du Rassemblement national. Et j'ai bien compris aussi que avec un budget Le Pen, on rêverait en couleur et on raserait gratis. Vous rêvez en couleur parce que j'ai vu que dans vos prévisions de croissance, vous avez 1,8 % de croissance pour les 5 ans qui viennent.
C'est évidemment bien au-dessus de ce que tous les économistes sérieux français internationaux planifient. Vous rêvez en couleur parce qu'il suffit d'inscrire dans la Constitution un texte pour que les économies s'ensuivent, ça ne marche pas comme ça. Puis surtout, vous rêvez en couleur parce que comme toujours, vous passez de l'Europe à l'immigration avec des mesures parfaitement incantatoires et totalement inapplicables. Alors, Jean-Philippe Tanguy profitera des dernières secondes qui lui restaient pour assumer une renaissance en couleur avec Marine Le Pen, un véritable cauchemar, lui répondra Roland Lescure en estocade finale.
Des critiques partagées par Bruno Retailleau qui pointe une forme d'amateurisme. Édouard Philippe qui fustige une désinvolture spectaculaire et Jean-Luc Mélenchon qui dénonce un plan qui provoquera la paralysie de l'économie. Alors, entre un Rassemblement national qui promet la rigueur sans la douleur et un gouvernement qui réclame 43 milliards d'euros d'efforts après 10 années de déficit, Pierre Jacquemain, qui parviendra à convaincre les Français que son budget relève davantage du redressement que du rêve ?
Alors, c'est très intéressant cette présentation du budget parce que ça met à jour un peu la stratégie en tout cas économique du Rassemblement national qu'on peinait encore à à apercevoir. Et je l'entendais ici et là d'ailleurs expliquer que Marine Le Pen avait un programme économique plutôt à gauche et que c'était ça serait le côté social de Marine Le Pen. On voit là aujourd'hui qu'il y a elle fait pas mieux que Margaret Thatcher. Il y a un côté Thatcher dans ce que propose Marine Le Pen, c'est-à-dire à part proposer des économies budgétaires et faire des coupes euh euh euh drastiques, elle ne propose rien euh qui fasse rêver justement.
Je pense pas que euh celle qui prétend incarner le retour le monde populaire, 62 ans ou à 60 ans. Elle va devoir qu'elle nous explique comment Ouais, c'est une mesure En tout cas, c'est que la gauche la gauche l'approuve aussi. Enfin, c'est Monsieur Tanguy qui a aussi dans la même semaine expliqué que l'âge de départ à la retraite irait quand même jusqu'à 67 ans. Donc, c'est quand même une infime partie des gens qu'il considère devoir pouvoir partir entre euh 60 et 62 ans. Mais ce qui est formidable dans cette démonstration, c'est que précisément celle qui prétend incarner les intérêts du peuple, les intérêts populaires, fait là la démonstration que c'est une budgétaire en fait.
Elle a elle a rempli toutes les cases de l'Union européenne qu'elle a tant dénoncé. Elle reprend même la règle d'or qui était la pire aberration aujourd'hui de l'Union européenne, elle le reprend dans son programme pour le constitutionnaliser en France. Donc les Français qui nous écoutent ce soir, ils doivent se rendre compte que Marine Le Pen, les promesses de de faire du des meilleurs jours pour pour les classes populaires, c'est entièrement faux. Donc Jean-Bon d'Amis, ça veut dire que ce budget effectivement présenté comme étant un budget rigoureux avec des coupes drastiques et cetera, il est convaincant du point de vue justement de l'Union européenne ou ou des budgétaires.
Non, absolument pas. Moi, je trouve que ce qui est effrayant dans pour le pays, c'est que nous vivons une situation financière extrêmement grave. Je crois que les Français n'ont pas encore pris la mesure de la gravité sur la question des de la hausse des taux d'intérêt et que nous voyons l'opposition de deux personnes, Roland Lescure et Marine Le Pen, qui toutes les deux n'ont aucune solution crédible et sérieuse à apporter à cette crise. Et en ce qui concerne plus précisément Marine Le Pen, moi je me souviens quand quand j'étais enfant, il y avait un un dessin animé japonais qui s'appelle Dragon Ball Z et dans lequel les Ça vous fait penser à Marine Le Pen ?
Alors, dans lequel les personnages pouvaient fusionner. C'est-à-dire que Son Goku et Vegeta fusionnaient en un seul en un seul en un seul personnage qui était Gogeta. Et ben c'est la même chose, Marine Le Pen, son budget, c'est un peu la fusion de Lénine et de Javier Milei. C'est-à-dire comme M'a dit c'est la quadrature du cercle. Mais dites-moi, ça serait pas une forme de en même temps ?
C'est une forme de en même temps, mais de en même temps assez aberrant puisqu'il s'agit à la fois de partir à la retraite à 60 ans, en même temps de faire des dizaines de milliards d'euros d'économies, de baisser les impôts, tout ça est un peu d'augmenter certains budgets, tout ça est un peu surprenant dans dans l'incohérence et en effet dans ce en même temps très bancal, presque aussi bancal que celui de monsieur Lescure, ce ce n'est pas peu dire. Je vous propose la lecture de notre ami Pascal Gros.
Oui, euh les pistes d'économie euh de Marine Le Pen, il y en a partout, suppression de 200000 fonctionnaires et puis on fait embaucher les autres comme assistants parlementaires au Parlement européen. Merci Pascal. L'autre actualité de la semaine, c'est une question qui agite certaines rédactions à l'orée de la campagne présidentielle, y a-t-il des limites au ? tout cas, c'est une question hein que se posent les journalistes de Radio France.
Certains d'entre eux étaient en grève les 13 et 14 septembre derniers pour protester contre l'arrivée sur France Inter de Charles Sapin, directeur adjoint de Valeurs actuelles, un hebdomadaire plusieurs fois condamné pour provocation à la haine raciale ou injure raciste, un choix que la direction défend justement au nom du pluralisme, mais du côté des syndicats, une ligne rouge est franchie. C'est pas une question de pluralisme comme on entend notre direction le dire. Pour nous, Valeurs actuelles n'est pas dans le dans le cercle du pluralisme. Le racisme, c'est pas une opinion, c'est un délit. Donc c'est hors cadre du pluralisme pour nous, mais ça n'a pas sa place euh sur notre antenne.
Alors, c'est une critique qui vise le journal hein qui a été condamné, on l'a dit, et pas le journaliste en question, hein, Charles Sapin, mais euh Catherine Tricot, est-ce que euh vous comprenez la position des syndicats de Radio ? Ah, absolument, parce qu'en fait, Charles Sapin n'est pas là parce qu'ils s'appellent Charles Sapin, il est là parce qu'il représente un journal clairement identifié comme faisant partie du spectre euh très à droite, voire d'extrême droite. Actuellement, c'est pas ce que dit justement la la directrice de France Inter qui dit qu'elle l'avait recruté alors qu'il était encore journaliste au Point et qu'elle l'a recruté lui avant qu'il passe à Valeurs actuelles.
arrive et elle ne pouvait pas ne pas le savoir qu'il arrive comme directeur adjoint.
Et que euh la la deuxième chose, c'est que on peut se dire que bizarrement, euh elle lui donne, d'une certaine façon, l'imprimatur de France Inter, donc la légitimité de France Inter pour faire une chronique sans avoir euh de contradicteur, euh que Charles Sapin ait ses ses ses opinions et qu'il soit débattu qu'elle soit débattu face à d'autres pas de problème qu'il est tout seul le droit de dire dénoncer un point de vue qui est un point de vue classé à l'extrême droite alors que par exemple il n'y a personne qui est la même place du point de vue de l'extrême gauche aucun journaliste de l'humanité qui ne possède une chronique dans aucun des des médias du service public ni de la France insoumise donc il y a quand même quelque chose qui ne va pas très bien et encore une fois je pense pas que le le boulot de France Inter soit de dédiaboliser Valeurs actuelles.
Yanis Roder pour reprendre votre réflexion quelle limite on met à ce pluralisme est-ce que la loi est la bonne ? Et est-ce qu'il y a des limites au ? Alors vous savez moi je suis très attaché à la liberté mais je suis aussi très attaché au respect de la paix civile. Et je pense pas que la loi soit nécessairement la limite en revanche que nous ayons des appels à la haine qui soient qui soient faits par l'intermédiaire notamment puisque c'est c'est de ça que l'on parle la radio publique ce serait absolument inadmissible.
Ça c'est une limite voilà appel à la haine appel à la division de la de la nation de la communauté nationale dresser les uns contre les autres pour moi ça c'est une limite morale qui n'est pas législative mais qui est morale et qui qui relève d'un principe. A à preuve du contraire moi je connais pas Charles Sapin je connais son journal je ne le lis pas mais il me semble que Charles Sapin n'a jamais lui été condamné pour des propos haineux ou pour des propos visant à dresser les Français les uns contre les autres ni même qu'il a aurait tenu ce type de propos je me suis un peu renseigné.
Donc il faut il faut préciser qu'il a été reçu déjà plusieurs plusieurs reprises sur le plateau de 28 minutes lorsqu'il travaillait d'ailleurs dans les ses journaux précédents au point d'ailleurs. il me semble que d'après ce que j'ai lu il a été recruté à Valeurs actuelles plutôt pour recentrer justement le journal et le faire sortir de ses ornières d'extrême droite. Catherine Tricot est-ce que le pluralisme et ses exigences sont les mêmes partout dans l'audiovisuel ou est-ce que vous pensez qu'il y a une différence entre le service public d'un côté et les chaînes privées de ?
Alors, là c'est pas une question de est-ce que je pense, c'est que de fait ce n'est pas la même chose, c'est-à-dire qu'en fait il est il y a les exigences vis-à-vis du service public ne sont pas les mêmes. Et d'abord il y a une une exigence d'impar- d'impartialité auprès du service public, c'est-à-dire que on attend non pas des journalistes qui n'aient pas d'avis, qui n'aient pas d'opinion, mais qu'ils les expriment de façon impartiale. Ça c'est la première chose et la deuxième chose c'est qu'il y a un certain nombre de valeurs qui sont défendues par le service public qui correspondent à celles de l'humanisme, de la République et cetera.
Donc ce qui n'est pas la même chose des autres chaînes. BFM, CNews, i-Télé, c'est autre chose. Eux ils font euh ils se sont c'est ce sont des ils sont aussi encadrés. En France on n'a pas de soumis à la loi eux aussi. Ils sont soumis Bien sûr, ils sont soumis à la loi, mais les textes ne disent pas la même chose. Il y a des exigences vis-à-vis du service public qui sont d'un niveau supérieur, plus hautes et qui doivent correspondre à la cohésion nationale. Un dessin de Loison. De sorte que c'est un débat en trompe-l'œil et que selon ce qu'on y voit, ou on y voit le pluralisme, ou on y voit la haine. Hmm.
Marjorie, c'est l'heure maintenant bah de votre comeback de la semaine hein un grand retour euh ce soir, votre héros signe son retour d'un double Z qui veut ? Ah ah, c'est le suspense. En tout cas, c'est un grand monsieur d'1,85 m, profession légende, planète d'origine Marseille, chiffre préféré le numéro 10, signe particulier sa cote de popularité à 82 % rend tous les politiques jaloux. Marque de fabrique tête, peut faire des doublés avec mais aussi des coups de boule. Âge réel 54 ans, âge ressenti par les Français nostalgiques 26 ans. Cette semaine, Zinédine Zidane est de retour. Ah c'est ! Ouais ouais, on s'en doutait un petit peu ?
De retour avec les Bleus mais sur le banc comme sélectionneur. Où ? Et bien à domicile, au Stade de France, 80000 places parties en 24h. Et oui, Zidane fait aussi fort que le pape. Et oui, faut dire que Zizou c'est quand même beaucoup de souvenirs, hein. Oui, beaucoup de souvenirs, France 98, son doublé en finale lors de la Coupe du monde contre le Brésil, sa tête sur l'Arc de Triomphe avec marqué Zidane président le soir de la victoire. Renault, un peu d'émotion ? Que des souvenirs. Que des souvenirs. Aujourd'hui en tout cas, la France confie son avenir à son plus beau souvenir.
En 2005, Thierry Henry avait dit, je sais pas si vous vous souvenez en parlant de Zidane, "Dieu est de retour." Et bien en 2026, Médiamétrie confirme. Et ce n'est pas le premier comeback de Zidane, hein. Non, souvenez-vous, en 2004, il prenait sa retraite internationale. Mais en 2005, Zidane change d'avis, il revient à la rescousse de l'équipe de France alors dirigée par Raymond Domenech. Résultat, la France arrive en finale de la Coupe du monde 2006 jusqu'à jusqu'à ce fameux coup de boule à Materazzi, le défenseur italien. Et alors presque 20 ans plus tard, et bien le calendrier, on peut dire ça comme ça, a le sens de l'humour.
Pour son premier match au Stade de France, lui et ses joueurs affronteront l'Italie. Alors l'ère Zidane, euh ça va ressembler à ? Et bien pour l'instant, des choix stratégiques qui s'avèrent payants et un nouvel adversaire capillaire. Zidane a interdit aux joueurs d'emmener leurs coiffeurs, barbiers et autres magiciens du cheveu à Clairefontaine. Pour lui, ce qui compte, c'est ce qu'on a dans la tête, pas dessus. Finis aussi les journalistes lors de l'arrivée des Bleus, hein, lors des sessions d'entraînement. De leur côté, les joueurs semblent sous le charme de leur idole. Noémie Elima, comment est-ce qu'on explique cette fascination pour Zidane presque 30 ans ?
C'est une c'est une très bonne question parce qu'effectivement, 30 ans après, vous avez raison, il incarne une figure très consensuelle qui réunit, c'est un héros français euh Zidane pour tout le monde. Et et et c'est vrai que c'est ce dont on manque aujourd'hui justement, des des figures qui rassemblent. Malgré le fameux coup de boule, hein. Malgré le coup de boule, mais vous savez, il a eu une une grande intelligence, une grande intelligence politique. C'est le fait justement d'avoir toujours mis de côté la question politique. Il est toujours resté en dehors des questions clivantes.
Vous savez, régulièrement, nous posons nous avons la question de savoir est-ce que les artistes, les chanteurs, les joueurs et cetera doivent se positionner ? Et bien lui, il a toujours refusé. Il a dit "Laissez-moi tranquille. Moi, ce qui compte pour moi, c'est le jeu, c'est le football." Il a toujours refusé d'entrer dans les débats débats politiques et je crois que ça participe aussi à sa capacité à rassembler absolument tout le peuple de France, quelles que soient les divisions par ailleurs. Mais en tout cas, il a quand même laissé un un souvenir à l'équipe nationale d'Italie, n'est-ce pas ? Oui oui. Depuis qu'il est entraîneur, les Italiens ont changé de maillot.
C'est la jurisprudence Materazzi.
[musique]
Continuons ensemble notre séance de rattrapage des meilleurs moments des clubs de 28 minutes avec Marie Bonisso et son horloge parlante, mais aussi avec des invités qu'on a eu plaisir à recevoir, Katell et son roman graphique sur René Goscinny, le papa d'Astérix et de Lucky Luke. Un historien auteur de La Bicyclette sous l'Occupation et puis une auteur de BD sur la calvitie, Chauve qui peut. Mais tout de suite, place au chanteur Vincent Delerm, photographe à ses heures, en musique, s'il vous plaît.
[musique]
Et voilà. Et depuis [musique] 10 ans, Vincent Delerm, le passionné de photo que vous êtes, ben vous publiez vos clichés sur Instagram. Des clichés qui ressemblent d'ailleurs à vos chansons, sensibles, poétiques et avec lesquelles vous avez tiré cet album, une sorte de carnet de bord photographique intitulé Like, paru aux éditions Seghers. C'est d'où vous vient tout simplement cette passion de la ? Comment est-ce que vous vous êtes tombés dedans, quand et ? C'est venu un peu de la chanson parce que c'était en tournée, en fait, euh sur une des premières tournées, souvent je revenais de de spectacle et quand on raconte à quoi ça ressemble, on sent que les gens ils ont un peu deux visions.
Soit ils disent ça doit être tout le temps la folie, euh la fête, la rencontre avec le public, soit d'autres gens qui vont se dire "Ça va être tout le temps pareil entre Orléans et ?" Euh ça Est-ce que vous pensez à la liste des commissions en ?" Enfin, tous ces trucs-là. Et en fait, c'est un peu ni l'un ni l'autre, mais ça vient de de l'ambiance qu'il y a parce que c'est hyper excitant à faire, mais parce qu'il y a plein de moments en creux et qui sont super à photographier, les théâtres vides, les loges, les hôtels. Et voilà, c'était J'avais fait ça pour documenter. Ouais, voilà. Et et ce titre alors, "Like", c'est donc votre passion pour les réseaux sociaux, ?
Non, c'est parce qu'en fait, c'est que des choses qui étaient publiées sur Instagram au départ. Et puis voilà, c'est un un titre qui fait allusion évidemment au fait qu'on a quand même envie d'être liké, de recevoir des likes et aussi du fait que c'est quand même la plupart du temps euh enfin, c'est beaucoup à base de célébration, quoi, de soit des choses et et beaucoup des gens aussi, donc c'est c'est c'est voilà, c'est le fait d'aimer des choses. Pour regarder des photos. Ces photos, elles sont passées justement d'Instagram à à ce livre, formidable livre, et la première photo, c'est un piano. ?
Bah déjà, Séguier et ils ont eu cette idée de classer les les photos dans l'ordre de l'année, du 1er janvier au 31 décembre, en passant par des années différentes, donc de faire une sorte de fausse année. Hmm.
Et et là, c'était effectivement un 1er janvier, je sais pas pourquoi j'avais voulu prendre cette photo et faire un texte qui euh fait allusion à tous les pianos qu'ont un peu compté pour moi, des pianos que j'ai fantasmés, de que j'ai entendu tout simplement l'intro de de Bridge Over Troubled Water, le piano d'un homme heureux, puis après, des pianos chez des amis euh qui qui Parce que j'ai appris tard le piano, donc ça comptait beaucoup les fois où il y avait un piano droit dans une pièce, puis et ainsi de suite, parce que c'est un un objet qui finalement euh a ce truc un peu inamovible et il faut toujours aller vers lui et c'est un peu bah, c'est une chance, quoi, d'avoir un piano quelque part, il y en a pas partout.
Parmi vos photos, il y a des il y a évidemment, il y a des rencontres euh aussi au fil de ces photos, il y en a une qui est particulièrement émouvante, c'est la photo de Catherine Ringer. Vous avez rencontré Catherine Ringer, c'était au début de cette année, au mois de de février, le 3 février 2026. Racontez-nous cette cette rencontre. Ouais, c'est une chance de l'avoir un peu bien rencontrée, même si c'était court euh récemment, en fait, finalement, et et oui, elle allait On allait à Deauville tous les deux, elle faisait un spectacle de son côté et moi du mien.
On a parlé un peu sur la fin du trajet, mais euh mais il se trouve que le lendemain matin on a repris le on s'est retrouvé à nouveau dans le même train et là du coup dès le début on a parlé ensemble et c'était c'était très fort parce que elle elle je sais pas elle avait une sorte de facilité à à parler aux gens en fait tous les gens qui passaient dans les dans les rangées elle elle leur disait un truc elle disait elle parlait aux enfants enfin c'était assez fascinant et puis je lui avais demandé juste si je pouvais lui faire une photo d'elle elle m'a dit oui d'accord mais alors vraiment dans cette position-là avec avec le chapeau donc c'est une photo euh un peu posée mais pour me faire plaisir.
Je précise qu'il y a 200 photos à peu près et puis il y a quelques textes hein des très beaux textes et notamment un texte très beau justement sur votre rencontre avec Catherine Ringer dans dans ce train. En fait c'est sûr que c'est les textes qui comptent le plus c'est les fois où on rend hommage à quelqu'un quelqu'un qui est qui est en vie ou qui est disparu mais mais c'est un peu la colonne vertébrale de de ouais du du bouquin parce que comme c'est moi j'ai toujours bien aimé dire que j'avais été influencé par des gens qu'il y avait des gens qui avaient compté et là c'était l'occasion souvent ouais.
Et justement en parlant euh des personnes disparues il y a une photo qui m'a fait beaucoup rire parce qu'elle est ironique euh on y voit euh c'est c'est chez un disquaire on y voit voilà un bac à chanteurs décédés on devine le chanteur Carlos euh est-ce que vous vous avez fini peur comme ça de finir dans un bac ? Non votre légende c'est ça calme la légende de la photo vous avez mis ça calme. Oui bah Instagram c'est un aussi c'est un endroit où on peut faire un coup un truc très laconique et plus pour faire sourire et puis des fois un truc plus profond mais là mais c'était pas vraiment un disquaire hein c'était plutôt un vide-grenier quand même.
Merci Vincent Delerm d'être venu partager sur le le plateau de 28 minutes euh votre passion pour la photo donc il faut absolument se plonger dans dans l'œil aux éditions Segers puis continuer bien sûr de d'en poster hein sur Instagram. Mais oui. Il faut profiter de vos belles photos. Deux dessins euh de Coco. Et oui Vincent Delerm Catherine Ringer en duo clic et en hommage à votre photo et puis un autre dessin parce que je suis une atroce bonne femme qui travaille dans un journal satirique Vincent Delerm vient nous présenter ses photos ouf il est pas venu chanter. C'est bien. Quelle mauvaise langue.
Sortez la cervoise faites retire les sangliers c'est l'heure d'accueillir notre invité de la semaine l'autrice de bande dessinée Catel elle publie le deuxième tome d'un superbe roman graphique en forme d'hommage à un génie de la BD trop tôt disparu qui aurait eu 100 ans cette année, René Goscinny, celui que vous qualifiez de Gaulois immortel. Pourquoi Les Goscinny au pluriel dans le titre ? C'est parce que vous le ressuscitez à travers le récit de sa fille, Anne. Voilà, en fait, c'est mon héroïne, c'est Anne, Anne, la fille unique de René Goscinny. Là, c'est le tome 2 qui raconte toute la vie incroyable et et romanesque de de son père et de toute la famille en réalité.
Et c'est à travers les yeux de sa fille Anne que je peux raconter à la fois ce grand artiste, ce scénariste de génie et puis aussi l'histoire de de l'homme intime qu'elle me raconte où on découvre un homme sensible, anxieux, très présent dans sa famille et donc je trouvais ça très beau ce rapport entre cet homme public incroyablement talentueux, connu et puis cet homme dans la vie privée très secret. Alors pour ce qui est de l'homme public et de la carrière et c'est vrai que ce 2e tome euh commence en 1959.
Euh il y a notamment, notamment, pas seulement dans ce 2e tome, le phénomène Astérix absolument fascinant par sa dimension, l'invention d'Astérix et le succès rapide euh qui part d'ailleurs d'une idée qui est survenue presque à l'improviste sur un balcon, c'est ? L'invention ? C'est ça, c'est que en fait Goscinny a toujours travaillé en duo, en binôme avec des grands dessinateurs. Là, c'est avec Uderzo qu'il a créé Astérix un peu par hasard parce que c'était pour le magazine Pilote, on lui avait demandé de trouver une idée pour aller vite créer une histoire pour les jeunes. Et il avait d'abord pensé au roman de Renart, mais malheureusement ça avait déjà été fait.
Et puis ils ont tous les deux cherché sur leur balcon en buvant un pastis une idée qui remonterait dans notre histoire, les hommes préhistoriques, puis sont remontés un petit peu, tiens la Gaule, tiens la Gaule, c'est intéressant et puis notre ancêtre le Gaulois Vercingétorix et en fouillant un peu ils se rendent compte que et bien bien a tous ces noms en X qui les a amusé et puis tous ces noms en homme pour les les Romains Hm.
et petit à petit ben l'idée a germé et ils ont créé ce personnage ensemble et le premier personnage d'ailleurs qui a été créé sur Astérix c'était un grand bonhomme fort comme on avait l'habitude avec les héros de bande dessinée qui étaient des super héros et l'invention géniale de Goscinny c'est de se dire on va faire un contre-héros un petit bonhomme pas très fort plutôt malingre et très rusé et puis c'est Uderzo qui insistait quand même pour que quelqu'un de fort et de puissant assiste un petit peu Astérix et c'est de là qu'est né Obélix Et 400 millions d'albums vendus 400 millions d'albums vendus même plus de 500 millions aujourd'hui millions Et alors ce qu'on ce qu'on découvre dans dans toute cette histoire je je prends la page 172 vous faites dire donc à René Goscinny le rire peut nous sauver sinon il n'y a pas de guérison possible c'est-à-dire que déjà à l'époque dans les années 70 face à au flot de d'informations très difficiles très rudes il avait déjà cette cette sensation que le rire pouvait sauver il précisera même faire rire est un métier sérieux Oui c'est son humour depuis tout petit l'idée de de René Goscinny c'était de devenir clown de faire rire il avait il s'était rendu compte que pour lui c'était une force de pouvoir faire rire ses camarades il était quand même petit pas très fort il était pas bagarreur et donc le rire le dessin aussi dessinait beaucoup petit Anne m'a fourni tous ses dessins que j'ai pu mettre dans le tome 1 et bien c'était sa manière de s'exprimer de trouver un public et d'ailleurs il disait que quand on était petit le rire pouvait être une défense ce qui était son cas et plus tard il pouvait devenir une arme ce qui était son cas aussi il s'en est vraiment servi pour exprimer beaucoup d'idées Et Goscinny à la carrière foisonnante aux œuvres et au succès incroyable c'est aussi ce qu'on peut appeler un découvreur de talents c'est-à-dire qu'il a découvert des Gotlib Cabu très jeunes notamment à travers le journal Pilote C'est ça alors non seulement c'est un scénariste de génie qui a inventé quand même on a parlé d'Astérix et Obélix mais il y a Lucky Luke qu'il a développé avec Morris il y a Iznogoud qu'il a créé, il y a le Petit Nicolas avec Sempé.
Euh et en plus il a été éditeur euh du journal Pilote qui a découvert de multiples talents de bande dessinée en fait dans les années 60. C'était une sorte de laboratoire expérimental où il s'est beaucoup ouvert en fait et il a permis aux gens de découvrir et aux jeunes et aux moins jeunes aussi, c'est donc des des niveaux d'âge différents, euh des bandes dessinées euh totalement différentes de ce qu'on avait l'habitude de voir pour les enfants, c'est-à-dire de la science-fiction, de de l'héroic-fantasy, de la euh de du polar, enfin toutes sortes de choses qu'on avait pas forcément l'habitude en France de voir.
Et et donc il a élevé en fait la bande dessinée à au rang d'art majeur puisque c'est devenu le 9e art dans les années 60. On a évoqué Astérix, Lucky Luke, le Petit Nicolas. Iznogoud, vous le disiez, Iznogoud c'est une œuvre impérissable hein qui continue bien sûr de de planer sur le débat public, n'est-ce pas Thibault ? Oui, et de faire des émules puisque pour 2017 on est déjà 2027 on est déjà à 40 Iznogoud qui se déclarent candidats pour devenir [rires] calife à la place du calife. C'est maintenant l'heure d'enfourcher notre vélo pour remonter le temps avec notre invité de la semaine, l'historien Sébastien Albertelli.
Il nous replonge dans les années noires de l'occupation allemande qu'il aborde sous un angle rarement traité, L'âge d'or de la bicyclette, la petite reine des années noires, un ouvrage que vous cosignez avec Clément Dussol. Euh l'histoire de la bicyclette, Sébastien Albertelli, si la mode euh de la bicyclette a explosé euh à l'ori à ce moment-là, à cette période-là, c'est pas par choix, c'est pas par goût, c'est d'abord par contrainte hein. Par nécessité effectivement.
Il faut imaginer un pays dans lequel le petit un pays qui est déjà addict au pétrole et dans lequel le pétrole disparaît quasiment du jour au lendemain, c'est ce qui se passe en 1940, voilà, le pétrole disparaît pratiquement complètement et donc les véhicules motorisés euh ne peuvent plus rouler et donc les les les Français n'ont pas d'autre choix que de trouver une solution de de repli, ce sera la bicyclette. Alors on imagine toujours les les Allemands débarquer avec leur char d'assaut, de l'artillerie très très lourde, mais on le sait peut-être un peu moins et vous l'avez mis en en photo dans votre ouvrage, et bien les les nazis débarquaient aussi à vélo.
Effectivement, alors l'image de la de de la Wehrmacht ultra motorisée a été diffusée par la Wehrmacht elle-même, hein, c'est une manière de montrer la puissance, évidemment. Euh, mais en fait, il y a 10 % seulement des divisions de la Wehrmacht qui sont motorisées. Donc, euh, la plupart des Français, quand ils ont vu les Français les les les Allemands arriver, ils les ont vu arriver euh à bicyclette, voire voire à pied, mais beaucoup à bicyclette, oui. Ce qu'on apprend aussi dans votre ouvrage et qui est assez fou, c'est qu'à l'époque les vélos étaient beaucoup plus réglementés, il y avait même des plaques d'immatriculation pour les vélos en 1940.
Alors, ce ce sont les autorités de Vichy et les Allemands qui ont mis ça en place, effectivement, essentiellement dans la région parisienne. Euh, l'idée était de le faire partout en en zone occupée, mais finalement ça n'a pas fonctionné. Et donc, effectivement, à partir du début de 41, il fallait une plaque d'immatriculation qu'on appelle la plaque jonquille, parce qu'elle est jaune, euh, exactement sur le même modèle que les plaques de Pour quelle raison, en ? Pour quelle ?
Alors, il y a il y a le c'est une raison de contrôle, euh, évidemment, euh, d'une part parce que il y a un nombre croissant d'accidents qui impliquent des cyclistes et des cyclistes qui prennent la fuite et donc c'est une manière d'identification, mais plus généralement, euh, les Allemands comme les autorités de Vichy veulent contrôler les déplacements à vélo et le fait est euh que un certain nombre de résistants, par exemple, qui utiliseront la bicyclette seront trahis par leur immatriculation.
Vous le disiez aussi, donc les les Français euh ressortent parfois leurs vieux vélos, on le voit, hein, d'ailleurs, il y a des photos où on voit euh des vieux vélos à l'ancienne, quasiment du début du 20e siècle. Avec les ouais, c'est c'est c'est quoi ce type de vélo, en ? Alors, ça s'appelle un grand-bi, c'est en fait ce que nous on appelle le vélo euh c'est la la bicyclette de sécurité, ça date du milieu des années 1880, c'est une bicyclette avec deux roues de taille équivalente entraînée par une chaîne. Euh, donc ça c'est milieu des années 1880, le grand-bi c'est c'est antérieur. Et effectivement, en 1940, il y a un besoin énorme de vélos, mais il y a pas de vélos.
Voilà, on produit on a arrêté de produire, euh, il va falloir relancer l'industrie et donc bah les gens ils sortent ce qu'il y a dans les dans les dans les greniers, dans les caves, dans les musées, et donc ça donne ce genre de photos qui euh est un peu amusante évidemment, et qui fait se retourner les gens encore en 1940, puis plus tellement après en fait. Alors, on apprend aussi dans votre ouvrage que bah Simone de Beauvoir avait aussi mis au vélo aussi à ce moment-là, elle était même beaucoup plus endurante euh que Sartre, elle y arrivait un peu mieux. Euh, est-ce qu'on peut dire que le que le vélo a été un véritable outil d'émancipation pour les femmes à cette ?
Alors, un outil d'émancipation pour les femmes, c'est une question qui se pose ça depuis le la naissance du vélo, à la fin du 19e siècle, donc globalement oui. Euh, parce que effectivement les femmes vont se mettre au vélo exactement euh comme les hommes, ça va donc leur donner une une forme de de de liberté. Euh, après elles sont aussi euh continuellement sous le regard des hommes, hein.
Leur manière de s'habiller par exemple pour faire du vélo, euh qui était un sujet très important à la fin du 19e, qui s'était un qui avait un petit peu disparu euh après, redevient un vrai sujet, c'est-à-dire que il est plus question qu'elles euh qu'elles utilisent des shorts, euh il est euh à la fois on leur reproche de montrer leurs jambes et et euh les les on s'en réjouit, euh les les témoins décrivent ça avec un petit peu de voilà, d'appétit, bon. Toute dernière question Sébastien Bertelli, euh après l'occupation, la libération forcément, qu'est-ce qui se passe à la ?
Les Français rangent leurs vélos et ils ils se dépêchent dès qu'ils en ont les moyens de de racheter une voiture si possible comme pour montrer que la voiture libération, la libération sur dans ce domaine-là change rien du jour au lendemain, hein. Et et le record c'est 1949, 12 millions de vélos, c'est là vraiment que le vélo. Mais effectivement dans les c'est quand même la voiture qui fait rêver, Simone de Beauvoir tout ce qu'elle attend c'est de pouvoir s'acheter une voiture, et c'est le début des années 50 avec des voitures moins chères qui permet de relancer la voiture.
Merci Sébastien Bertelli d'être venu nous nous évoquer cette histoire méconnue, hein, l'histoire de la bicyclette sous l'occupation, la petite reine des années noires, que vous cosignez avec Clément Dusson, c'est chez Tallandier. Merci à vous. En même temps, heureusement que tous les militaires à l'époque et notamment les les alliés n'étaient pas pourvus que de vélos ou assimilés, n'est-ce pas ? Oui, ben merci Sébastien parce qu'on a maintenant une meilleure vision de la façon dont s'est déroulé le débarquement de Normandie. [rires] Le débarquement en pédalo avec le évidemment le fameux capitaine du pédalo. Merci CAC.
C'est l'heure d'accueillir maintenant notre invitée de la semaine, la dessinatrice Florence Dupré La Tour. Elle publie chez Glénat. Bonsoir, bienvenue une une BD intitulée Calvitie. Un album poilant forcément qui raconte la tragédie intime vécue par un homme, un personnage qui s'appelle Emmanuel qui perd ses cheveux et qui tente justement par tous les moyens d'essayer de d'essayer de de sauver sa tonsure, ça ça l'obsède, ça l'angoisse. Florence Dupré La Tour, vous avez puisé dans votre vie, dans les connaissances que vous avez faites pour mesurer l'angoisse que ça pouvait être pour certains hommes que de perdre leurs ? Absolument.
Euh moi je j'écris toujours sur des sur des choses qui me touchent et donc j'ai pu observer dans mon entourage la la la vie d'un jeune homme que j'ai connu quand il avait 16 ans et qui vers 23 24 ans a commencé à perdre ses cheveux. Alors c'était assez cruel pour lui parce qu'il s'en est pas rendu compte tout de suite, c'était le le moine au-dessus de de la tête. Donc euh on le lui a dit et j'ai vu la transformation euh de ce jeune homme qui était plutôt un garçon sûr de lui et qui petit à petit s'est renfermé sur lui-même. Euh ça a eu des conséquences sur son rapport à lui-même et son rapport aux autres. Euh il s'est courbé euh avec le cou en avant, la tête penchée.
Euh il mettait toujours des casquettes, il se tenait toujours le dos au mur et ça m'a ça m'a vraiment touché parce que je pensais pas qu'on on pouvait souffrir autant de de de la calvitie qui est un un un vraiment un sujet sur sur lequel on a plutôt tendance à rire. Je voudrais pas trop dévoiler évidemment votre BD mais voilà, il y a une histoire d'inversion de bulbes qui est absolument géniale. Est-ce que cette histoire est une histoire vraie ou est-ce que vous l'avez complètement ?
Alors on est dans une comédie donc euh bien sûr c'est une fiction, il y a une partie euh sur laquelle je me suis documentée euh de deux façons différentes en allant chercher euh des témoignages sur internet et également sur des forums spécialisés de mecs qui souffrent énormément et notamment auprès de auprès de ma famille, mon entourage. Et là j'ai vu quand même deux deux teams les personnes qui s'en fichent complètement pour qui le deuil est assez rapide et d'autres personnes qui sont des grands tragédiens et pour qui c'est vraiment une catastrophe monumentale. Et bien sûr comme on est dans une comédie, je tends un petit peu la fiction de manière à pimenter un petit peu l'histoire.
D'accord Marjorie. C'est un album aussi sur nos angoisses et nos obsessions. Alors la peur de vieillir on en parle beaucoup pour les femmes mais là du coup c'est un homme qui a peur de vieillir, ça veut dire que c'est aussi un mal qui les touche quoi. Alors il y a la peur de vieillir, la question de l'image évidemment, la peur de ne plus séduire et peut-être autre chose. Alors c'est un avis personnel. J'ai j'ai pas posé la question spécialement à des hommes mais il y a peut-être quelque chose, il me semble de l'ordre de la perte de contrôle.
Et on apprend aux hommes depuis aux petits garçons très petits de à tout contrôler, contrôler leur vie, contrôler leur femme, contrôler leurs émotions et et se retrouver face à quelque chose de totalement inéluctable contre lequel on ne peut rien ou pas grand-chose, c'est peut-être aussi cette sorte de tragédie qui qui les les animent. Est-ce que dans votre album il y a pas aussi une critique en creux de ?
On lit par exemple à un moment dans votre album, vous avez ce commentaire puisque Emmanuel souffre, il est obsédé par la perte de ses cheveux mais ce que ne percevait pas Emmanuel c'est qu'en gros sa calvitie personne n'en avait rien à Or aujourd'hui on vit dans une époque où le narcissisme débridé bien souvent au numérique d'ailleurs les réseaux sociaux, les selfies, la peur du bad [raclement de gorge] buzz sur les réseaux sociaux et autres de l'image que donc qu'on qu'on renvoie semble être pour certains individus en tout cas mais assez nombreux une obsession.
Alors c'est vrai que comme vous le précisez, la question des réseaux sociaux agit beaucoup sur sur les angoisses qu'on peut avoir par rapport à à image mais dans la dans la vie réelle dans les relations amoureuses, finalement, à part quand on est très jeune, on s'en fiche de la calvitie. [rires] On on entend on entend souvent, quand on s'intéresse à à cette question, que finalement, il y a eu un avant et un d'après France 98 avec Bah oui, c'est vrai. Avec Barthez, avec Zidane, ces ces chauves qui s'assumaient, qui étaient très beaux, qu'on qu'on a rendu beaux peut-être nous aussi les médias. Qu'est-ce que vous en ? Alors, c'est des chauves qui se sont rasés entièrement.
Et ça ne va pas à tout le monde. Ah euh Non, ça ne va pas à tout le monde. Il y a des personnes euh j'en connais qui ont essayé de se raser qui qui avaient un début de calvitie et qui avaient un visage très fin, ça ça leur allait pas. Et et donc là, qu'est-ce qu'on ? Euh il y a qu'une seule manière de de de de s'en sortir. Enfin non, il y en a deux. Ou on va en Turquie, ou on assume. Et moi, j'ai une grande tendresse pour les chauves, je suis désolée. Euh une belle calvitie, ça fait une carrière. On pense à Barthez, on pense à Junior. Valéry Giscard d'Estaing. Euh tout à fait. Bien. Yul Brynner, cette personne m'a [rires] marqué moi à l'époque. Il y a deux dessins de notre ami Coco.
Et oui, une vie de crâne d'œuf, l'enfer. [rires] Merci Coco. Et puis Florence, dont j'aime beaucoup le travail d'ailleurs, Madame Dupré la Tour, le tome 2 sur l'alopécie. [rires] C'est l'heure maintenant de retrouver les judicieuses théories de notre amie Aurore Vincenti. Ce soir, cette grande amie des bêtes nous rappelle qu'en théorie, chez les fourmis, c'est la reine qui commande, mais enfin ça, c'est en théorie. En théorie, chez les fourmis, c'est la reine qui commande.
Elle dirige celles qu'on appelle les ouvrières sur un modèle monarchique avec une organisation millimétrée qui leur permet de bâtir des fourmilières à l'architecture impressionnante et de veiller [musique] au bon fonctionnement de la colonie. Mais ça, c'est en théorie. Parce qu'en pratique, la reine n'a de reine que le nom. C'est avant tout pondeuse. Elle s'accouple une seule fois au début de son règne, en fonction des espèces, avec un seul mâle ou avec plusieurs d'un coup, chacun ses goûts, et elle stocke la semence dans une spermathèque. Oui, vous avez bien entendu, [musique] un genre de bibliothèque de sperme dans laquelle elle ira puiser au fil des années.
Là, elle cherche un lieu où nidifier et commence une routine qui durera une vie à pondre.
[musique]
Chez certaines, comme la fourmi légionnaire, ça peut aller jusqu'à un œuf par seconde et atteindre une progéniture de près de 300 millions d'individus dans sa longue vie de reine. Bref, on est loin du folklore monarchique avec couronne, pouvoir et privilège. Je vous vois venir. Si la reine ne commande pas, il faut bien qu'il y ait un mâle alpha en somme. Comme un sultan ou un roi.
[musique]
Que nenni les ! Chez les fourmis, les mâles ne sont vraiment pas dégourdis. Leur seule fonction est la reproduction. Vous me direz, c'est déjà ça. Mais ils sont bien incapables de se débrouiller seuls. Pour se protéger et se nourrir, ils ont besoin de leurs sœurs. D'ailleurs, la plupart meurent de faim, sont gobés par des oiseaux ou tombent raides après l'accouplement. C'est pas une blague. Mais alors, qui commande si ce n'est ni la reine, ni les ouvrières, ni les ? Notre regard humain qui anthropomorphise tout cherche à comprendre. Pourtant, chez les fourmis, personne ne commande. C'est le groupe qui fait la force.
Elles n'ont pas de règles, pas de hiérarchie et leur intelligence collective se tisse dans leurs interactions sans préméditation. Et ça ! Comme le dit la myrmécologue Audrey Dussutour, [musique] "C'est pas le plus fort qui décide, c'est pas la taille qui compte, c'est le nombre." Youpi les !
[musique]
C'est l'heure maintenant de remonter le temps avec l'inimitable Marie Bonisso. Bienvenue à vous, Marie. Bienvenue à vous. Ce soir, votre archive de la télévision remonte au 18 septembre 1991. C'est la révolution au service de l'horloge parlante. Mais oui, il y a 35 ans, jour pour jour et pour la première fois de l'histoire de France, c'est une femme qui donne l'heure au téléphone et puis tant qu'à faire, elle donne aussi la date. Mercredi 18 septembre 1991. Au 4e top, il sera 19h 59 minutes. Alors, c'est peut-être un détail pour vous mais ça, ça a mis des dizaines d'années pour qu'on laisse ainsi rentrer les femmes dans les horloges.
Un combat feutré qui s'est déroulé dans les sous-sols de l'Observatoire de Paris qui est en France le maître du temps officiel et qui a inventé l'horloge qui donne l'heure au téléphone pendant l'entre-deux-guerres en 1933 avec à l'époque la belle voix grave d'un animateur de radio, un certain Radiolo, super pseudonyme, qui a l'air ma foi c'est vrai de faire ça très très bien.
Sauf que 20 ans plus tard quand une sympathique comédienne, pas du tout connue, Hélène Garraud, est pressentie pour le poste, tollé des auditeurs de l'horloge parlante qui ne veulent pas entendre parler d'une femme, soi-disant parce que les voix aiguës passent pas bien sur les fréquences, plus peut-être aussi sûrement une petite couche de sexisme des années 50. Quoi qu'il en soit, la voix d'Hélène Garraud était effacée au bout de une journée d'horloge parlante. Retour aux voix masculines jusqu'à ce fameux 18 septembre 91, donc il y a pas si longtemps.
À l'Observatoire de Paris ce jour-là, on inaugure une toute nouvelle horloge parlante super moderne, atomique et regardez comme il est content, c'est le ministre des télécommunications qui a le droit d'appuyer sur le bouton. Depuis l'inauguration officielle de ce soir, vous pourrez toutes les 2 minutes entendre l'heure annoncée par une voix féminine en alternance avec une voix mâle. 59 minutes. Où est-ce qu'elle est la ? La voix est celle d'une comédienne qui a voulu rester très discrète. Euh, alors elle est pas discrète, c'est juste que tu lui as pas tendu le micro.
Marie-Sylvie Berre, première femme horloge de France, à qui on avait paraît-il ordonné de ne pas être trop sensuelle pendant l'enregistrement de sa voix, ce qui n'empêchera pas un journaliste de TF1 de se croire sur le téléphone rose. Elle a le charme, la sensualité et en plus elle donne l'heure exacte. C'est [rires] marrant cette sensualité qui n'existe que dans la tête de certains hommes. Alors que vérification faite, la comédienne, elle ne pensait pas du tout au sexe, mais beaucoup à la mort. Au moment de l'enregistrement, ce qui m'a semblé très étrange, c'est de dire "Mercredi 18 septembre 2088, au 4e top, il sera 12h." Parce que je savais que je ne serai plus là.
Eh ben oui, en 2088, c'est vrai Marie-Sylvie, on sera tous dans les nuages. En attendant, bon anniversaire à toutes les femmes qui donnent l'heure exacte. Ah bah ça c'est éteint. Je fais semblant de souffler. Et vous, la prochaine fois que vous voudrez être ponctuel, pas la peine de dégainer votre téléphone à fil. L'horloge parlante, je suis désolée, elle a été supprimée. En 2022, maintenant c'est un site internet. Heure légale française.fr qui donne l'heure légale française et en silence, comme ça c'est vraiment pas sensuel. Merci Marie.
[musique]
Merci de nous avoir suivis, chers amis. À demain 20h05 avec le Club International du Samedi et on se quitte en musique avec Michel Polnareff, Le Roi des Fourmis, clin d'œil à la chronique d'Aurore Vincenti. Tchuss. Je suis un roi de mouli,
[musique]
libre de mes folies, libre de mes envies. Pas d'affront aux soucis,
[musique]
si rose la vie.