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InterviewFrance 2 — Les 4 Vérités (sur Podcast)· 16 novembre 2024 8 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéJustice

Procès de Marine Le Pen, budget 2025, reforme des retraites... Alexis Corbières est l'invité des 4 vérités du 15 novembre 2024

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Qu'en est-il du bilan sécuritaire de ce match France-Israël qui était tant redouté ?

  • 0:36RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce qui s'est passé alors dans les tribunes ?

  • 0:45FerméeRéponse directe

    On sait ce qui s'est passé, qui avait commencé, il y a eu des interpellations ?

  • 1:10FerméeRéponse partielle

    Qui sont de quelle origine ?

  • 1:20OuverteRéponse directe

    Un rassemblement dénonçant la tenue de ce match se tenait quelques heures plus tôt à Saint-Denis. Ça veut dire quoi ?

  • 1:36OuverteRéponse directe

    Qu'il va falloir s'habituer à ces stades bunkérisés en quelque sorte lorsqu'il y a ce genre d'événement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:59PrésentateurFait
    « Les forces de l'ordre étaient positionnées dans le stade. »
  • 1:54PrésentateurChiffre
    « Qui a eu 1400 personnes. »
  • 2:09PrésentateurChiffre
    « 50 à 100 personnes ont essayé de rejoindre le stade de France. Évidemment, elles ont été empêchées. »
  • 2:31InvitéChiffre
    « Il y avait 4000 policiers et gendarmes hier. »
  • 4:49PrésentateurFait
    « L'activité du service de police et de gendarmerie pour le reste du territoire national en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants, elle produit des résultats exceptionnels. »
  • 4:59PrésentateurFait
    « Les saisies augmentent en permanence. Les points de deal diminuent au fur et à mesure de notre action. »
  • 5:31PrésentateurFait
    « D'où, évidemment, la création d'un parquet national de lutte contre la criminalité organisée. »
  • 7:20PrésentateurFait
    « Mon sentiment personnel, à titre personnel, je considère que les polices municipales devraient être armées. »
  • 7:49PrésentateurFait
    « D'abord parce que ça leur donne un caractère beaucoup plus dissuasif. Et puis surtout, il faut penser aussi à la protection de ces agents qui, bien souvent, sont devenus des cibles. »

Temps de parole

  • Présentateur67 %
  • Invité32 %

7,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

7h41, place à la politique et au 4V. Djavie Thunberg, vous recevez ce matin le préfet de police de Paris, Laurent Nunez. Bonjour messieurs.

0:10
Invité

Bonjour Laurent Nunez. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin. 0-0 sur le terrain, on l'a dit. Qu'en est-il du bilan sécuritaire de ce match France-Israël qui était tant redouté ? On a pu voir des bagarres entre supporters dans les tribunes. Vous voyez ça dans le journal de 7h30. Est-ce que vous avez recensé d'autres incidents ?

0:25
Présentateur

Le match s'est très bien déroulé d'un point de vue sécuritaire. Il n'y a pas eu d'incident, on avait un gros gros dispositif. à la fois autour du stade, dans la profondeur, dans les transports en commun. Ça s'est très bien passé. Qu'est-ce qui s'est passé alors dans les tribunes ? Il y a eu un incident, il y a eu une bagarre qui a éclaté, qui a tout de suite été contenue par les stadiers de la Fédération française de football.

0:45
Invité

On sait ce qui s'est passé, qui avait commencé, il y a eu des interpellations ?

0:48
Présentateur

Les stadiers, permettez-moi quand même de saluer le travail quand il est bien fait. Les stadiers ont fait leur travail. Les forces de l'ordre évidemment se sont également positionnées, puisque vous savez hier c'est un match exceptionnel. Les forces de l'ordre étaient positionnées dans le stade. Et donc il y a eu deux interpellations, une immédiatement, puis une à l'issue du match, une fois qu'on a pu, à la vidéo, décortiquer ce qui s'était passé. Donc il y a deux personnes qui sont en garde à vue sur cet incident.

1:10
Invité

Qui sont de quelle origine ?

1:11
Présentateur

Je n'ai pas d'informations à donner là-dessus. Ce que je peux vous dire c'est qu'il y a eu un début de bagarre. On a été extrêmement réactifs, ce qui fait que l'incident a été très vite contenu. Et après il n'y en a plus eu.

1:20
Invité

Un rassemblement dénonçant la tenue de ce match se tenait quelques heures plus tôt à Saint-Denis. Dans la ville de Saint-Denis, des manifestants voulaient aller vers le stade. Ils en ont été dissuadés par votre impressionnant dispositif policier. Ça veut dire quoi ? Qu'il va falloir s'habituer à ces stades bunkérisés en quelque sorte lorsqu'il y a ce genre d'événement ?

1:42
Présentateur

Oui, effectivement. Dans l'ordre. Il y a eu effectivement une manifestation de personnes qui s'opposaient à la tenue de ce match. Qui avait été déclarée et à laquelle je ne me suis pas opposé. Puisqu'avec les organisateurs, on a trouvé un terrain d'entente sur le lieu de cette manifestation. Qui a eu 1400 personnes. Sans incident. Il n'y a pas eu d'incident. Il y a peut-être eu des propos qui ont été tenus. Qui méritent que je m'y penche pour voir s'ils tombent sur le coup de la loi pénale. Évidemment, comme d'habitude. Et ensuite, 50 à 100 personnes ont essayé de rejoindre le stade de France. Évidemment, elles ont été empêchées.

Mais après, est-ce qu'il faut s'habituer à ce genre de contexte pour des matchs de football ? Évidemment non. Vous voyez bien que ce match de football-là, il avait présenté une tonalité particulière. Compte tenu du contexte géopolitique. Et compte tenu des appels au boycott qui avaient lieu.

2:25
Invité

La France peut à nouveau rencontrer l'équipe d'Israël dans une autre discipline. Est-ce qu'il faut à chaque fois prévoir... Il y avait 4000 policiers et gendarmes hier. Un dispositif de cette nature dans le stade et autour.

2:37
Présentateur

Chaque fois qu'il y a des risques. Chaque fois qu'il y a des tensions. Chaque fois qu'il y a des risques de troubles à l'ordre public. Moi, le ministre de l'Intérieur me demande et il me demandera de constituer, de mettre en place des dispositifs pour assurer la sécurité des personnes et des biens. C'est ce qui a été fait hier. Et j'en remercie, on félicite l'ensemble des policiers, gendarmes et des militaires du dispositif central qui ont été engagés.

2:55
Invité

Vous êtes satisfait ? Ça fait longtemps que vous dirigez des forces de police, que vous sécurisez des stades lors d'événements comparables à celui d'hier. N'étiez pas un peu triste quand même de voir ce stade au quart rempli avec évidemment très peu de ferveur, aucune ambiance ?

3:09
Présentateur

Non, non, j'étais pas triste. Je vais vous dire franchement, on est content. On a réussi à montrer qu'on était capable de faire un match, comme l'a souhaité le ministre de l'Intérieur au Stade de France, qui est le lieu habituel où évolue l'équipe de France. Donc on n'est pas triste, on était content. Même si les spectateurs ne sont pas venus, qu'ils n'ont pas entendu votre... Les spectateurs ne sont pas venus. Vous savez, la commercialisation des billets a été mise en vente très tard. C'est pas la seule raison, vous le savez. D'autre part, il y a eu beaucoup d'appels au boycott.

3:32
Invité

Le papa disait...

3:33
Présentateur

Il y a un certain nombre d'autorités qui ont pu considérer qu'elles n'invitaient pas leurs citoyens à se rendre à ce match. Je pense qu'on a démontré hier que les conditions de sécurité étaient complètement réunies.

3:42
Invité

Les autorités, on voyait Bruno Retailleau à l'instant, il y avait le président de la République, ses deux prédécesseurs, le Premier ministre. Elles étaient contentes, elles aussi, ces autorités ? Ou il y avait quand même une petite pointe de déception de voir ce stade qu'on revoit encore ?

3:54
Présentateur

Le Premier ministre, le gouvernement, le ministre de l'Intérieur et le Président de la République ont souhaité que ce match se tienne au stade de France. Ça a été le cas. Évidemment qu'elles étaient contentes. Évidemment. Voilà. On a fait ce match dans des conditions normales. Il y avait moins de monde, certes. Il y avait un dispositif policier exceptionnel, certes. Mais le match a eu lieu. Il s'est tenu. Vous savez, il y avait aussi des familles hier dans les tribunes. Voilà.

4:15
Invité

Il s'est tenu, contrairement à d'autres pays qui ont parfois annulé les matchs.

4:18
Présentateur

Absolument. La France ne renonce jamais.

4:19
Invité

Autre sujet. Deux hommes ont été tués hier soir à Marseille dans le cadre de ce qui est probablement un nouveau règlement de compte dans le domaine du narcotrafic. Il y a quelques jours, à Marseille, deux ministres, celui de l'Intérieur et de la Justice, sont venus annoncer des mesures. Visiblement, la création d'un parquet spécialisé, le statut du repenti, ça semble presque, vu de l'extérieur, une goutte d'eau par rapport à l'ampleur du phénomène qui ne cesse de s'accroître.

4:47
Présentateur

Non. Alors, pas du tout. D'abord. D'abord, l'activité du service de police et de gendarmerie pour le reste du territoire national en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants, elle produit des résultats exceptionnels. Il faut le rappeler. Les saisies augmentent en permanence. Les points de deal diminuent au fur et à mesure de notre action. Force est de constater, vous avez raison de le rappeler, qu'autour du trafic de stupes, on voit se développer une délinquance qui touche des personnes de plus en plus jeunes, qui est de plus en plus violente et que malgré les coups portés au trafic, celui-ci perdure. Celui-ci perdure.

Et le ministre de l'Intérieur a donc annoncé le lancement d'une nouvelle politique qui consiste à mieux réarmer, sans doute budgétairement, évidemment, mais surtout juridiquement, juridiquement, les forces de police qui luttent contre le trafic de stupes, d'où, évidemment, la création d'un parquet national de lutte contre la criminalité organisée. Puisqu'autour du trafic de drogue, il y a bien d'autres formes de délinquance liées au trafic, des séquestrations, des cambriolages, des vols violents pour payer des dettes et autres. Et donc, l'idée, c'est encore de faire plus et de nous renforcer.

5:54
Invité

— On en verra peut-être les effets à moyen terme, mais à court terme, par exemple.

5:56
Présentateur

— Ah non, non, ça sera à très court terme. — À très court terme. — À très court terme. Le ministre souhaite...

6:00
Invité

— On aura des résultats. Certains élus, je pense par exemple au député de Poissy, Carl Olive, lui, il suggère, mais il n'est pas le seul, d'envoyer des militaires, l'armée pour débusquer les caches d'armes, pour faire la guerre à ces trafiquants qui utilisent eux-mêmes parfois des méthodes de guerre. Qu'en pensez-vous ?

6:17
Présentateur

— Non. Les missions de l'armée... Le ministre de l'Intérieur, d'ailleurs, l'a rappelé récemment. La mission de l'armée, c'est d'abord de protéger nos concitoyens. Ça n'est pas d'intervenir et de mener des missions de sécurité et d'ordre public. Ça n'est pas leur mission. Ils ne sont pas formés pour ça. Ils font un travail remarquable en sécurisation dans le cadre du dispositif Sentinelle. Mais ça n'est pas leur mission.

Les mesures qui ont été annoncées par le ministre de l'Intérieur, notamment celles qui vont renforcer les moyens juridiques des policiers, leur permettent d'avoir des enquêtes patrimoniales, élargir les possibilités dans lesquelles elles vont pouvoir réaliser des enquêtes patrimoniales, saisir des avoirs, mieux utiliser des techniques spéciales d'enquête. Les micros, les sonorisations, les écoutes vont évidemment... Ce sont d'abord des mesures attendues dans la police nationale et vont nous permettre d'augmenter notre capacité à lutter contre le trafic.

7:02
Invité

Ce qui m'a eu contre les violences, certaines et beaucoup d'entre elles sont liées au trafic de drogue. Est-ce que vous aimeriez que les polices municipales, qui sont nombreuses, qui vous épaulent parfois dans certaines missions, soient armées ? Je pense à celles de Paris en particulier. Le maire de Bordeaux, qui est un écologiste, vient de décider d'armer une partie de sa police municipale.

7:20
Présentateur

D'abord, les polices municipales, dans le continuum de sécurité, elles jouent un rôle important. Chacun dans son domaine de compétence. Il y a une vraie complémentarité avec la police nationale. Après, pour l'armement de la police municipale, vous savez, il y a un principe dans notre pays qui est fixé à l'article 72 de la Constitution française. C'est la libre administration des collectivités locales.

7:40
Invité

Est-ce que ça vous aiderait, je pense, à Paris en particulier, ou elle n'est pas armée ?

7:44
Présentateur

Mon sentiment personnel, à titre personnel, je considère que les polices municipales devraient être armées. D'abord parce que ça leur donne un caractère beaucoup plus dissuasif. Et puis surtout, il faut penser aussi à la protection de ces agents qui, bien souvent, sont devenus des cibles.

8:00
Invité

Eh bien, je vous remercie. Monsieur le préfet de police de Paris, Laurent Nunez, c'est la suite de Télématin.

8:05
Présentateur

Merci beaucoup à tous les deux. Merci à Victoria Patrico qui a traduit cette interview en langue des signes. Merci.

8:11
Locuteur

Merci. Merci. Merci. Merci.

Procès de Marine Le Pen, budget 2025, reforme des retraites... Alexis Corbières est l'invité des 4 vérités du 15 novembre 2024 · Pourquijevote