Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewEurope 1 (sur YouTube)· 19 août 2025 4 min

Écriture inclusive, la bataille qui n'en finit pas

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci de nous rejoindre sur Europan. Il est 8h10, l'heure de l'édit politique avec Judi 23. Bonjour.

Bonjour Thomas. Bonjour Mario. Bonjour.

Grande reporter au Figaro magazine. Ce matin, vous nous expliquez qu'on en a pas fini avec l'écriture inclusive. Le conseil d'État vient de rendre une décision sur l'usage de cette écriture inclusive à l'université.

Alors, c'est oui ou c'est non ? Ni l'un ni l'autre. Mais permets-toi et moi de vous rappeler les épisodes précédents pour comprendre où on en est dans cette bataille qui n'en finit pas.

Remontant à 2017. Édouard Philippe, Premier ministre, essaie de chasser l'écriture dite inclusive des textes officiels. Il invite, le mot à son importance, l'administration à se conformer aux règles grammaticales et syntaxiques en vigueur pour des raisons d'intelligibilité et de clarté de la norme.

Le 5 mai 2021, autre date funeste pour les défense heureux de l'écriture inclusive, Jean-Michel Blanca enfonce le clou à la à l'éducation nationale par une nouvelle circulaire. Elle commence par une citation d'un texte cosinée par Hélène Carer d'Ancos et Marc Lambron. Les deux académiciens, excusez du peu, n'y vont pas avec le dos de la cuillère.

Il qualifie l'écriture inclusive de réforme totalisante qui violente les rythmes d'évolution du langage selon une injonction brutale, arbitraire et non concertée. Contrairement à ce que pourrait suggérer l'adjectif inclusive, ajoute le ministre de l'éducation nationale, cette écriture constitue un obstacle pour l'accès à la langue d'enfants confrontés à certains handicaps ou troubles des apprentissages. Il ne veut plus du point médiant des professeurs professureux et autres joyeusés. ce qui aurait dû clore la querelle.

Et bien non, car un parent d'élèves adepte de cette neuve langue saisit le Conseil d'État pour faire annuler la circulaire. Selon lui, elle serait contraire à la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne qui garantit le droit des parents d'assurer l'éducation et l'enseignement de leurs enfants conformément à leurs convictions religieuses, philosophique et pédagogique. Le Conseil d'État rejette sa requête.

Il juge qu'en demandant aux enseignants d'appliquer les règles d'accord communément admises dont celles particulièrement on par les néoféministe du masculin générique qui considère qu'au pluriel le masculin est neutre. La circulaire ne porte pas atteinte aux droits des parents et c'est donc un chaos pour l'écriture inclusive pour le dire en bon français. Que nén en 2023 conformément à la règle édictée par Édouard Philippe, la justice fait bien annuler les statuts de l'université de Grenoble rédigé en écriture inclusive et un sujet d'examen en écriture non binaire à l'université de Lyon I.

Mais Sylvie Rota qui est alors ministre de l'enseignement supérieur interprète la circulaire de manière très restrictive. Selon elle, il faut distinguer les textes produits par l'administration du contenu des cours et de l'énoncé des sujets des examens pour lesquels la liberté académique doit être totale. En clair, libre prof qui le souhaite d'utiliser la graphie dit inclusive.

Sylvie Rotaillot la maîtrise d'ailleurs parfaitement. Elle a même fait la promotion du point médian dans un guide de communication pour un langage égalitaire qui a été publié sous sa direction quand elle présidait la fac de Paris Saclet. Les adversaires de l'écriture inclusive ont donc perdu la bataille.

Ils ont perdu une bataille. Les déclarations de Sylvie Rotaillot ont indigné l'association La France en partage qui s'est donné pour vocation de préserver et de transmettre notre héritage culturel. Elle a demandé à la ministre d'interdire l'écriture inclusive dans l'enseignement supérieur.

Sylvie Rotaillot ne lui a pas répondu. L'association a alors saisi le Conseil d'État rebelotte pour excès de pouvoir, estimant que si la ministre n'avait pas formellement autorisé l'écriture inclusive à l'université, elle l'avait de facto encouragé. Pas du tout, vient d'estimer le Conseil d'État sans pour autant dire si l'écriture inclusive pouvait ou ne pouvait pas être utilisée à l'université puisque ce n'est pas la question qui lui a été posée.

La suite au prochain épisode. Ben à bientôt. J, merci beaucoup pour votre édito politique