"Le Premier ministre à menti" selon le co-rapporteur qui revient sur l'audition de François Bayrou
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
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Le Premier ministre à plusieurs reprises ici à l'Assemblée nationale à potau devant les victimes de Betaram a menti. Il a menti et il le reconnaît en faisant devant la commission d'enquête varier très profondément très notablement sa version de toute une série de faits de sa connaissance des faits de violence physique et sexuelle à Betaram qu'il reconnaît désormais à la question de son rapport au juge Mirand par exemple. Le Premier ministre hier soir a a répondu sous serment euh qu'il n'avait jamais menti, qu'il y avait euh des imprécisions dans ses souvenirs, qu'il s'agissait euh euh de rencontrre et d'échanges de presse d'il y a plus de 30 ans.
Et euh je le crois, je crois un premier ministre qui est ébranlé euh dans ses valeurs personnelles, ses engagements politiques. Il nous informe aussi le Premier ministre de la façon dont il a agi lorsqu'il était ministre de l'éducation nationale, lorsqu'il commande en 1996 un rapport d'inspection très important sur Betaram. Et il nous révèle lors de cette audition qu'il ne lit que la conclusion de ce rapport.
Une conclusion qui tient en cinq lignes. Un rapport qui fait trois pages. Un rapport dont le contenu détaille des châtiments corporels, des violences, des infractions nombreuses à la législation.
Mais puisqu'il n'en prend pas, nous dit-il connaissance, il ne fera rien le premier ministre alors ministre de l'éducation nationale de ce rapport. Si le Premier ministre avait traité avec suffisamment d'attention ce rapport, il aurait je ne peux que l'imaginer pris des mesures à la hauteur de la gravité des éléments qu'il contient et ainsi protéger la vie de centaines d'enfants lorsque François Baou s'est attaqué à la seule qui ne s'est pas trompée à Bettaram, Françoise Gulung, qui dès 1995 alerte de toutes ses forces par courrier oralement sur les violences dont elle est témoin lorsqu'il s'en prend à elle, lorsqu'il la calomnie, lorsqu'il l'a décrit comme folle, faisant là la manifestation d'un sexisme ordinaire, tristement ordinaire car ce sont toujours les femmes qui sont incivilisées et dans cette circonstance toujours les femmes à Riomont, à Betaram, à Chalon en Champagne qui lancent l'alerte. Il a eu une attitude que je crois pouvoir le dire au nom aussi de mes collègues nous a choqué et qui pour ma part euh est l'attitude d'un homme, d'un premier ministre qui adresse un message terrible au pays, aux victimes, à celles et ceux qui s'interrogent aujourd'hui sur la nécessité de prendre la parole.
En s'attaquant à la lanceuse d'alerte comme il l'a fait, François Bairou entretient l'OTA et tente d'intimider celles et ceux qui voudraient dénoncer des violences. Cela me paraît inacceptable. Cela me paraît extrêmement grave.
Mais je le rappelle, l'objectif de la commission d'enquête, ce n'est pas de faire le procès euh de François Baïou. Il faut être à l'écoute des citoyens qui sont très attentifs euh sur notre commission d'enquête. Euh, ils ne veulent pas que cette commission d'enquête se transforme en duel ou en procès politique.
Paul Vannier