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interviewLCI· 12 novembre 2025 125 min

Brunet sans filtre du mercredi 12 novembre 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous, soyez les bienvenus dans notre émission. Comme chaque jour, il y a de l'info, il y a de l'humeur, il y a des débats. Bonjour Éric, bonjour Magalie.

Du débat, il va lui en avoir aujourd'hui à l'Assemblée nationale puisque c'est le jour J pour la réforme des retraites. Sera-t-elle suspendue et pour quelle conséquence catastrophique ? Répond aujourd'hui le patron du MDEF.

Pour qui ? [musique] Et ce serait ce sera même une erreur fatale. On le verra.

En tout cas, Frédéric Delpêche nous attend à l'assemblée. Le député Eren [musique] Philippe Ballard répondra également à nos questions puisque le RN va voter pour la suspension de cette réforme. Et puis nous irons également à Toulouse.

Pourquoi Toulouse ? Parce que le président Emmanuel Macron se trouve là même à Toulouse. Il a eu un petit comité [musique] d'accueil des agriculteurs pas très content de ce qui se passe avec l'Amérique du Sud et ce et ce mercurû.

Les agriculteurs qui considèrent qu'ils ont été [musique] trahis par Emmanuel Macron. Emmanuel Macron qui fait une sorte de grand débat là. il est en ce moment manche retroussée. [musique] Euh il est en train de répondre à des questions, d'argumenter.

On ira voir ce qui se passe à Toulouse. 13 rappelle des souvenirs. Ça nous rappelle des souvenirs.

Vous avez raison. J'ai mis fin au laxisme dans les prisons. La petite phrase de Gérald Darmanin hier soir sur TF1 n'est pas passée inaperçu.

Il se présente une image de fermeté et d'autorité he le garde des saut. Mais dans les faits, qu'en est-il ? Est-ce que sa politique [musique] est aussi efficace ?

C'est la question que l'on posera à nos éditorialistes Isabelle Saporta et Renault Pila. Brunet s'en filtre [musique] et bien commence maintenant. Mesdames messieurs la réforme des retraites.

Donc nouvel épisode dans cette série Netflix qui fait je sais pas 558 épisodes mesdames messieurs. Nouvel épisode donc aujourd'hui elle devrait être suspendue figurez-vous la réforme des retraites de madame Borne de monsieur Macron. devrait être suspendu ce soir.

Tout se joue à l'Assemblée nationale aujourd'hui car les députés se prononcent cet après-midi. Oui, on va rejoindre Frédéric Delpêche et Frédéric Dufour. Vous êtes au palais Bourbons et vous allez suivre toute la séance au cours de l'après-midi.

Comment ça va se passer ? commence visiblement à 15h. Oui, bien sûr.

Alors, ça commencera, vous l'avez dit, à 15h. Le gouvernement va appeler en priorité l'article 45 bis, cet article qui justement suspend la réforme des retraites bornes et les députés se prononceront et ça va durer environ 1h et3 ici dans l'hémicycle avec des prises de parole tout de même très attendu, hein. On pense que les présidents de groupe Gabriel Atal et et d'autres vont s'exprimer pour donner leur position donc avec un caractère assez solennel.

Concernant l'issue du vote, elle fait peu de doute he parce que vous le savez et le Rassemblement national et le Parti socialiste vont voter pour et ce qui compte ce sont surtout les votes pour. et il n'y aura sans doute pas suffisamment de votes contre pour empêcher euh cette adoption de la suspension de la réforme des retraites car beaucoup de groupes du bloc central vont euh plutôt être sur une position d'abstention. Donc en gros, leur vote ne comptera pas euh dans le décompte final.

Donc vous le voyez, ça va être une séance très tendue, houleuse, mais dont l'issue ne fait pas beaucoup euh d'incertitude. Euh la réforme des retraites devrait être suspendu par euh les députés cet après-midi. Merci Frédéric Delpêche.

Si vous avez la patience d'attendre jusqu'à 12h15, j'ai mon petit édito, ma petite humeur du moment sur ce sujet, sur la la les petites lâchetés de nos parlementaires. Je vous en dirai un peu plus. Restez avec nous jusqu'à 2h4.

Pas patient. On va être patient. La suspension, vous l'avez entendu, grâce à Frédéric Delpêche, donc devrait être voté tout à l'heure à l'Assemblée nationale avec le PS qui va voter pour, le Rassemblement national qui va voter pour et le Rassemblement national justement qui assume par la voix de Marine Le Pen.

Ils ont tellement peur qu'on soit obligé de retourner aux élections qu'ils sont prêts à s'abstenir sur une mesure qu'ils ont pourtant très lourdement combattu. Ils sont dans une incohérence totale. Ça n'est pas notre cas.

Nous sommes-nous toujours cohérents avec ce que nous avons défendu. Nous étions opposés et nous restons opposés à cette réforme de retraite et par conséquent bien entendu que nous voterons la suspension. Philippe Ballard, le député du Rassemblement national sera en direct avec nous tout à l'heure à partir de 12h20 dans une poignée de minute.

Donc restez avec nous. Il expliquera, il essaiera de justifier la position du RN alors que le patron du MEDEF, lui Patrick Martin, que vous connaissez bien, a hurlé à l'érésie. Cette suspension va coûter très cher", a-t-il confié au quotidien le Figaro aujourd'hui.

Regardez d'ailleurs ce que dit précisément Patrick Martin. C'est une hérésie pas seulement sur le plan des finances publiques, mais aussi sur le plan économique. Oui, ce sont toutes les organisations patronales d'ailleurs qui mettent la pression sur Sébastien Lecornu.

Elles ont écrit au Premier ministre en début de semaine pour lui faire part de leur inquiétude face aux taxes qui sont votées les unes après les autres dans l'examen de ce projet de budget. On fait le point avec Matthéo Siervinot. Pour une fois, ils se sont accordés organisation patronale et association d'entrepreneurs pour critiquer la direction prise par les débats parlementaires sur le budget à adopter pour 2026.

L'inquiétude des chefs d'entreprise, c'est que il y a une déconnexion totale entre ce qui se discute au Parlement et la réalité de nos entreprises au quotidien. Selon les patrons, le gouvernement serait à rebour des stratégies gagnantes adopté par nos voisins européens. comprendre une politique de l'offre abandonnée au profit de nombreuses taxes.

Il faut recréer la croissance en France et cette croissance nous avons une classe politique qui ne sait pas ce que c'est. Ça veut dire qu'il faut laisser nos entreprises se développer, il faut les laisser libres. Sont notamment ciblé les taxes sur les multinationales ou bien sur les rachats d'action.

Adopté certes mais inapplicables au regard du droit. C'est sûr que d'adopter des taxes qui ensuite sont inapplicables, de ne pas savoir ce qui va être infiné adopté, ça crée de l'incertitude pour les entreprises et donc forcément ça c'est négatif pour eux. Pour le reste des taxes, leur avenir est incertain car les sénateurs pourraient bien les effacer de la copie budgétaire dès la fin du mois.

Voilà. Et pendant que la réforme phare de son 2e quinquena s'approche s'apprête à être suspendu, Emmanuel Macron lui est à Toulouse. Un déplacement sur le thème de la défense de l'industrie spatiale.

Le président de la République inaugure en effet une nouvelle forme de grand débat là à Toulouse. Ça a pris ça a commencé ce matin. Vous suivez ce déplacement pour LCI.

Léonard Atal et Simon Créer. Vous êtes sur place. Emmanuel Macron est donc en train de répondre en ce moment aux questions des lecteurs du quotidien du Sud-Ouest La Dépêche.

C'est un débat que Emmanuel Macron voudrait renouveler dans d'autres régions. On a déjà vécu ça. Comment est-ce que comment est-ce que ça se passe concrètement ?

Ouais, tout à fait Éric. Alors que l'Assemblée s'apprête à suspendre sa réforme des retraites qu'il voit sa côte de popularité au plus bas depuis plusieurs semaines. Emmanuel Macron veut renouer avec les les Français effectivement façon grand débat ici à Toulouse sur un sujet qui lui est cher.

Les réseaux sociaux, la conséquence de l'utilisation de ces réseaux sociaux sur les démocraties, le complotisme. Emmanuel Macron qui veut renouer avec les Français dans d'autres régions. Effectivement, vous l'avez dit, il sera la semaine prochaine dans le nord de la France pour échanger là aussi avec des lecteurs.

Ils sont 250 ici. Lecteur de la dépêche du midi des experts également quelques journalistes qui lui posent des questions. En préambule, Emmanuel Macron a parlé du bouleversement pour la santé, pour la jeunesse qui est surexposée aux réseaux sociaux.

Il a aussi pointé du doigt l'ingérence des puissances étrangères sur les réseaux sociaux. Emmanuel Macron veut aller plus loin pour lutter contre ce qu'il appelle la la dégénérescence démocratique et il promet des mesures concrètes d'ici le début d'année 2026. Merci beaucoup Léonard en direct de Toulouse et regardez cette image parce qu'un comité d'accueil a été réservé au président de la République.

Les agriculteurs se mobilisent. Ils se sentent trahis par les propos du chef de l'État la semaine dernière sur le Mercosur, le chef de l'État qui se disait plutôt positif donc jeudi dernier alors que jusqu'ici il avait combattu ce traité de libre échange. Écoutez les agriculteurs sur place.

Si c'est d'accord passe mais nos marges vont encore se réduire et à force de se réduire on on pourra plus quoi ? On pourra plus produire en France. Chez nous ça va pas.

La trésorerie va au plus mal. Euh les accords Mercure c'est ça va pas du tout dans le bon sens de notre métier. Ce qu'on veut c'est pouvoir vivre dans notre métier avant tout.

Qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce que l'État veut ? Enfin si monsieur Macron veut aller là-dessus et mettre en danger la santé de nos enfants.

Enfin nous nous agriculteurs français, on ne le comprend plus. Et les agriculteurs qui ont obtenu un tête à tête avec le président, il devrait avoir lieu aux alentours de 13h30. Et à la une de l'actualité, un nouveau drame après un refus d'obtempéré.

Oui, ça s'est passé à Tourcoin. Un adolescent de 16 ans roulant à Scooter a refusé de se soumettre à un contrôle de la police municipale. Il a fait une chute mortelle.

Une enquête a été ouverte. Tifè Lich. Les faits se sont produits dans cette rue en plein centre-ville de Tourcoin.

Peu après 19h hier soir, la police municipale tente de contrôler deux adolescents circulants à scooter, soupçonnés d'avoir commis plusieurs infractions routières. Ces derniers refusent d'obtempérer et prennent la fuite. Les policiers s'engagent dans une course poursuite.

C'est alors qu'a lieu l'accident. Donc le jeune homme est sur son de roue, après la fuite, a emprunté un sens interdit euh et euh est monté sur les trottoirs et euh il est allé heurter un poteau et il a perdu la vie. Le conducteur décédé est un adolescent âgé de 16 ans.

Le passager du scooter âgé lui de 14 ans est légèrement blessé. Selon le procureur, aucun tir ne serait directement impliqué dans leur chute. Les policiers municipaux disent qu'ils étaient à environ 150 m du scooter au moment de l'accident.

Sur place hier soir, deux sections de CRS ont été déployées pour sécuriser les lieux. Une enquête pour homicide involontaire a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l'accident. Et puis le garde des saut Gérald d'arrmanin n'a pas du tout apprécié que Salah Abdlam puisse disposer d'un ordinateur en prison.

Salah Abdlam, on le rappelle est condamné à la réclusion criminelle la perpétuité incompressible pour sa participation aux attendants de Paris. Sur TF1 hier soir, le garde saut s'est dit sidéré he par la délivrance de cet ordinateur, il va y mettre fin. Écoutez, c'était autorisé par l'administration pénitentiaire donc j'ai mis fin à cela.

Et ce que je veux vous dire, c'est que non seulement c'était si dérangent, nous avons fait des fouilles qui nous ont permis de trouver ces clés USB qui permettent depuis le mois de janvier d'avoir le parquet antiterroriste qui s'est saisi. Ça fait seul un an que cette enquête continue et qui n'était pas connue jusqu'à présent des Français. Et je veux je veux dire aux français que dans les prisons de haute sécurité où on met les terroristes islamistes et où on met les criminels organisés, il n'y a aucun ordinateur portable.

Évidemment, nous allons à l'étranger maintenant où la guerre hybride et la pression russe se poursuivent. Hier, les autorités roumaines ont trouvé des débris de drones à la frontière ukrainienne alors que l'OTAN mène des exercices en Roumanie. Ne9 pays ont déployé leur force. 1500 véhicules hélicoptères et aéronef participent à ces opérations.

Une véritable démonstration de force. Nos reporters Claire Canvier et Camille Souot sont sur place. Oui.

Alors, vous entendez les tirs. On assiste aujourd'hui à un exercice à tir réel. Nous sommes ici sur la base militaire de Sinku en Roumanie.

Alors habituellement ici il y a 1500 soldats de l'OTAN. Le but de l'exercice d'cienf he qui a duré une vingtaine de jours et qui se termine demain, c'est de passer très rapidement niveau brigade, donc de passer à 5000 hommes. Ça veut dire également tous les engins, des centaines d'engins qui ont été déployés à travers l'Europe pour arriver jusqu'ici en quelques jours seulement.

Euh le but également c'est de travailler sur l'interopérabilité entre les armées, entre les différents engins. Par exemple ici, il n'y a pas de rafale euh comme les Français euh mais plutôt des F16 ou encore des Euro Fighters euh Tyifoun. Euh le but c'est euh de montrer notamment à l'ennemi, notamment à la Russie que le temps est prête.

Allez, on va retourner en France. Ça ne vous a pas échappé. Il fait très doux aujourd'hui.

Voir chaud pour un mois de novembre. la faute à un vent qui vient du sud, on a jusqu'à 25° degr figurez-vous et dans le sud-ouest un vent qui emporte avec lui ça. Regardez du sable du Sahara.

Attendez-vous à voir jaune dans certaines régions avait beaucoup de poussières déposées notamment sur les voitures. Ça risque de durer jusqu'à samedi. Ce n'est pas nouveau.

Vous l'avez déjà vécu vous aussi sans doute Éric. On l'a vécu en France à de plusieurs reprises sauf que désormais c'est de plus en plus fréquent. Et oui, il y a même un petit dépôt jaune sur les voitures qui restent à l'extérieur.

Oui, Philippe Ballard, député Rassemblement national, sera en direct avec nous à partir de 12h20. C'est d'une dans une poignée de minute. Il pourra euh expliquer [musique] la stratégie euh de du RN sur cette suspension des réformes des retraites.

Le patron du MEDF, lui, hurle à l'érésie. Vous l'entendrez également, il n'est pas du tout d'accord avec la suspension de cette régime de cette du régime des retraites. [musique] Bienvenue chers amis autour de la table, Damien Flora.

Bonjour Damien. Bonjour Éric. Chef adjoint du service politique LCIF1.

Merci d'être avec [musique] nous. Pascal Perry, éditorialiste économique LCIT, merci d'être avec nous. Nivine [musique] Potros, bonjour cher Nivine et Magalie, je vous salue bien bar.

Ah ben vous voyez, vous me laissez sans voix, je sais même pas quoi répondre. Réciproquement réciproquement réciproquement. Je fais pareil.

Mesdames, messieurs, cet après-midi, cet après-midi, une majorité de députés pourraient donc voter la suspension du régime des retraites. C'est cette suspension ne concernera que 7000 pardon, pardon, je recommence. Cette suspension ne concernera que 77000 personnes nées comme moi d'ailleurs.

En 1964, 77000 personnes, c'est les personnes nées en 64 encore vivantes. Voilà. Alors pour ces 77000 françaises et français et bien la majorité des Français va donc payer 100 millions en 2025 et 1,4 milliards en 2027, ce qui fait une addition à 1,41 milliards d'euros.

C'est le coût de cette suspension de la réforme des retraites. Ne pensez pas une seconde d'ailleurs au passage que les socialistes qui se battent pour cette suspension n'a pas compris que ce bon en arrière est tragique pour l'équation nationale. Oui, les socialistes, les écolos, le Rassemblement national qui vont voter cette suspension savent parfaitement que cette mesure est mauvaise pour les finances du pays.

Le savent quant à ceux qui s'abstiennent. Parlons-en un instant. Ceux qui vont s'abstenir cet après-midi, il y en a notamment dans les rangs de la Macronie.

La Macronie qui ne souhaite pas faire dérailler cet accord entre Sébastien Lecnu et le Parti socialiste. Et bien eux qui s'abstiennent n'ignorent rien des conséquences délétaires pour la France de cette suspension. C'est bien de cela dont il faut parler tout de suite et c'est bien ça d'ailleurs qui va se passer cet après-midi.

Une majorité. Réfléchissez un instant à cela, on parle de démocratie. restituer si vous voulez la la la Français un peu de pouvoir.

Et donc cette logique parlementaire s'inscrit dans cela. Et pourtant, et pourtant une majorité de nos de nos députés euh s'apprête à suspendre la réforme des retraites pour des raisons qui sont finalement quand on y réfléchit, des raisons de base politique. Sauver le gouvernement de Sébastien Lecnu, euh le clientélisme politique pour par peur de ne pas être réélu s'il y avait une dissolution et de nouvelles élections législatives, par idéologie pour certains, par démagogie pour d'autres.

Bref, ces motivations sont à mon avis aux antipodes de l'intérêt supérieur du pays et la démocratie française n'en sort pas grandi. Les amis, il y en a un qui est d'accord avec vous Éric, on va regarder. Donc c'est le patron du MEDDEF qui s'exprime dans les colonnes du Figaro aujourd'hui.

Ce report de la réforme des retraites dit-il, c'est la faute originelle. C'est l'erreur fatale. Il va extrêmement loin.

C'est une hérésie pas seulement sur le plan des finances publiques, mais aussi sur le plan économique. Il a sorti la calculette et ces chiffres lui sont bien plus hauts euh que ceux du gouvernement. On le voit aussi.

Donc c'est c'est l'erreur fatale. C'est une hérésie poursuit-il. Pas seulement donc sur les finances publiques, je relis, mais aussi pour mais aussi sur le plan économique.

On va le payer très cher. Est-ce qu'il a raison Pascal ? Oui, moi je défends depuis le début cette idée que les chiffres qui nous sont fournis sont fantaisistes.

Ça ne coûtera pas 100 millions d'euros et euh 1liard4 l'année suivante. Ça nous coûtera beaucoup plus cher. Beaucoup beaucoup plus cher.

Alors juste le LR parle de 400 millions en 2026 et 1,8 milliards en 2027. Le patron du MEDEF dans les colonnes du Figaro aujourd'hui dit que cette suspension va creuser encore le déficit des retraites de 15 milliards d'ici à 2035. C'est ça les chiffres.

Les chiffres sont justes. Si si rien n'est fait, moi je pense que c'est irresponsable, que c'est inconséquent et que c'est même inconscient. On a un modèle social auquel on est en effet très attaché.

La retraite par répartition, c'est une distribution de revenus importante. En France, c'est plus de 300 milliards d'euros chaque année. Ça repose sur des équations qu'on a 1000 fois présentées.

C'est ce qui est très étonnant d'ailleurs. On l'a on l'a fait 100 fois, 1000 fois. Il faut qu'il y ait suffisamment de gens qui cotisent aujourd'hui pour financer les pensions de retraite de ceux qui sont à la retraite aujourd'hui.

C'est ça le le système on côtise pas pour soi, on côtise pour les pour les autres. Et tout le monde a compris que l'assiette se restreint, se réduit. Il y a de moins en moins de gens pour cotiser parce qu'il y a des gens qui sont au chômage, parce qu'il y a moins d'actifs, parce que on travaille moins longtemps.

On a de plus en plus de gens à la retraite. Vous aurez un/4 de la population française qui aura plus de 65 ans dans 5 ans. Non mais vous vous rendez compte ?

Et les gens qui sont à leur retraite vivent de plus en plus vieux. Formidable. Mais tout ça comporte un prix, un prix qu'on paye déjà.

En réalité, ce prix, c'est par exemple le fait que les cotisations entreprises pour financer la protection sociale, c'est 18 % de la valeur ajouté en France, 11 en Allemagne. Et après, on nous dit il faut être compétitif. On s'étonne qu'il y a des délocalisations, mais c'est une véritable folie que les les parlementaires s'apprêtent à mettre en œuvre cet après-midi.

Je voudrais vous entendre sur ce point là, sur celui que j'ai évoqué dans mon petit édito, c'est que que cette espèce de schizophrénie, on a un Olivier Fort, un Boris Vallot qui sont des parlementaires de qualité. Euh quel est quel est au fond de même d'après vous, on va pas faire de la psychologie de Café du commerce mais au fond de même d'après vous, il sucomb à la tentation un peu clientéliste parce qu'ils savent très bien que la situation aujourd'hui du régime des retraites et de la France est assez cataclysmique. On l'a dit.

Oui. Oui. Je pense que c'est de la démagogie pure et dure.

Alors vous êtes libre de les croire. Les Français après tout sont libres de voter, hein. Ils peuvent les réélir pourquoi pas. euh s'il y a des élections, mais on sait que aujourd'hui ce qui est raconté là ne tient pas debout.

C'est pas sérieux si vous voulez de mettre en cause de présenter une facture qui est notre facture à d'autres. Ça pour moi c'est l'antipolitique. C'est absolument euh irresponsable.

Et puis on leur demandera des comptes. Le jour où faute de financement, il faudra baisser les retraites de 15 %. H et je peux vous dire que ce jour arrivera si cette retraite est abrogée.

N'êche si cette réforme est abrogée. Pardon. N'empêche que Damien Flora qu'on le veuille ou non, il y a en ce moment même une majorité de députés qui s'apprêtent à suspendre cette réforme des retraites.

Alors ce qui est très singulier là c'est que c'est dans tous les sens he c'est pas la droite contre la gauche hein, c'est c'est une majorité qui va un petit peu dans tout l'arc-en-ciel de la représentation nationale. Ouais. Vous avez tout à fait raison Éric effectivement parce que si on on observe par exemple ce qu'on appelle encore le socle commun, donc les députés du du parti présidentiel Renaissance, ceux de d'Edouard Philippe, et bien ils ne voteront pas de la même façon.

Certains vont s'abstenir dans le parti de de Gabriel Atal parce qu'ils estiment que effectivement, vous l'avez dit, il faut sauver ce gouvernement, éviter à tout prix et bien une dissolution. Ils ne sont pas d'accord avec cette suspension, ils vont s'abstenir, se boucher le nez en quelque sorte. Mais les les soutiens d'Édouard Philippe dans l'hémicycle, eux sont résolument opposés à cette suspension.

Ils déposent des amendements d'ailleurs et ils vont les défendre pour faire en sorte et bien qu'on euh conserve cette réforme, quitte à la modifier. Euh c'est c'est pour cette raison que cette séance, elle est tout à fait particulière. On connaît a priori l'issue, mais c'est vrai que dans les votes, il y a il y a beaucoup de questions.

Ouais. cette cette position des macronistes, il l' vous le dites en se bouchant le nez, on sent que c'est à contrecœur Ellisabeth Born, celle qui avait adopté cette réforme de retraite par le 493, s'est exprimé, elle le fait un peu à contre-cœur mais elle dit "Il le faut, on n' pas le choix, on l'écoute." Naturellement, ça ne me fait pas plaisir parce que j'ai pas porté cette réforme par dogmatisme.

J'ai porté cette réforme parce qu'on a besoin d'assurer l'équilibre de notre système de retraite par répartition. Il s'agit pas du tout de sauver le pouvoir. Il s'agit d'éviter une crise institutionnelle.

Crise institutionnelle. Est-ce qu'elle a raison ? Ah, en tous les cas son avis.

Effectivement, c'est un enjeu. Le Parti socialiste l'a mis sur la table. Sans cette suspension, il y a de censure.

Alors Ellisabeth Borne, le hasard du calendrier fait que elle n'aura pas à s'abstenir ou à valider cette suspension elle-même. Elle ne retrouve ses pouvoirs de députés que demain. Elle a quitté le gouvernement et donc voilà, c'est un hasard de calendrier.

Et voilà. Mais n'empêche que que que quand on prend un peu de hauteur, on on se dit "Mais qu'est-ce que c'est que une démocratie qui croit la démocratie de la France avec un système parlementaire, avec des des députés qui ont un rôle là tout à fait singulier pendant cette période qu'on joue. Vraiment, on est dans une période très parlementaire de notre histoire de la 5e République.

Qu'est-ce que c'est qu'une démocratie où la plupart des gens savent bien que cette suspension de la réforme des retraites est délétaire ? Au fond d'eux, les députés, même les députés socialistes qu'on croise, ils sont un peu en double discours. Ils nous disent un peu hors antenne, "Oui, c'est vrai, mais bon, il faut entendre les gens." Bon, tout le monde a compris que c'était des pourtant tout porte à croire que dans l'après-midi ou dans la soirée, cette réforme sera suspendue.

Je trouve ça dingue. Écoutez un un ancien grand patron français passionné de politique, monsieur Breton, s'exprimait sur le sujet. C'était il y a quelques jours sur notre antenne.

Enfin réussi à mettre, je dirais de nouveau la voiture France dans le bon ordre. Alors, on passait de 62,9 années à 64. Il faut travailler plus comme tous les autres pays européens et tous les autres pays du monde.

Et puis patatra pour pour un petit moment de répi et bien on on annule, on reporte mais c'est-à-dire qu'on va tout rediscuter de nouveau. On a donc en 2027 2017 2027 10 ans perdus et pendant ce temps-là, vous voyez ce qui se passe en Allemagne, on fait les réformes. Donc c'est ça qui fait que je dis dans l'histoire, on apprend que tout renoncement, suspension vos renoncements à des réformes importante se paye toujours au prix fort.

Et systématiquement, on va vous dire, on les fait parce que voilà, on est un peu habile, on gagne un peu de temps, on a de la stabilité. La France ne gagne jamais. Ça fait des bains sur le plateau, vous vouliez réagir.

La France ne gagne jamais. Tous les tous les pays d'Europe sont confrontés au même problème quand il s'agit de la protection sociale. C'est un continent qui vieillit, c'est pas la France, c'est un continent qui vieillit, l'Espagne, le Portugal, l'Allemagne, le Danemark, enfin tous les tous les pays, les 27. un un continent dans lequel la croissance est faible et dans lequel les gains de productivité sont presque nuls.

Aujourd'hui, tout le monde remonte le cran, tout le monde remonte le curseur. Les Allemands 65, 66, 67, même des pays dans lesquels on parle de 70. Comment peut-on imaginer ?

Comment peut-on croire que nous serions dans cet ensemble les seuls qui ne soit pas concerné par les logiques qui s'imposent quand on construit le modèle social ? Ce les éléments que je vous ai rapporté démographie, croissance, productivité. Comment peut-on décemment vendre ça à l'opinion ?

Et comment l'opinion peut-elle le croire ? Je suis fasciné de la même façon que vous. Je trouve que ça ça peut sembler étrange ce que je dire, mais je trouve que nous ne voyageons pas assez euh dans nos têtes en tout cas hein, on peut voyager devant son écran d'ordinateur.

C'est vrai que quand on quand on se compare un peu quand on regarde ce qui se passe dans les autres pays d'Europe d'Europe ne comparons pas avec les États-Unis, c'est une autre équation, c'est pas la nôtre. Ni l'Australie, ça c'est un autre monde. Mais mais nos voisins européens, enfin je dire au bout d'un moment quand on est si singulier, on se dit quand même peut-être qu'on pourrait montrer dans dans le TGV pour essayer de de ressembler un peu aux autres.

Même si la protection sociale, elle est pas uniforme en Europe, il y a des cotisations des particuliers, des entreprises. L'État n'a pas tout à fait le même rôle. chose sur Thierry Breton qui dit ce ce petit rép, il veut parler effectivement de de Sébastien Lecnu en surcis pour éviter de de se pencher sur les les vrais sujets selon lui.

Malgré tout, les entreprises demandent de la stabilité politique, ne veulent surtout pas qu'on revienne dans le cadre d'un scrutin législatif, une campagne avec de l'instabilité. Euh et qui demain au pouvoir, on ne sait pas. Les entreprises demandent de la stabilité.

Euh par ailleurs, euh Patrick Martin euh se plaignait dans les colonnes du Figaro ce matin. Mais avant l'été, qui claque la porte du conclave ? Pour quelle raison le MEDF claque la porte du conclave ? pour un sujet de pénibilité de pénibilité pour sortir 50 % de cette classe, bah au final on a 100 % d'une classe d'âge donc il est en quelque sorte aussi le grand responsable ou de cette séance que l'on va vivre cet après-midi.

Vous avez entendu ces patrons qui commencent à dire finalement quand on voit ce que risque de devenir le budget de la France pour l'année prochaine euh celui qui prévalait jusqu'à présent était préférable était préférable. C'estàd qu'on préfère le le vieux budget, la loi spéciale. Alors effectivement certains certains disent "Votons cette fameuse loi spéciale qui reconduit euh moi après moi." Alors on peut peut-être la modifier un peu enfin l'élargir un peu plus mais effectivement on sait exactement ce que l'on a.

C'est peut-être pas parfait mais c'est vrai ça fait partie effectivement des arguments de certains mais c'est la réforme phare du deuxème cinquan d'Emmanuel Macron. Il ne voulait pas y renoncer. On se souvient que fin octobre il ventait encore les mérites de sa réforme.

Il disait ni abrogation ni suspension. Elle va être suspendue tout à l'heure. C'est un amonnement déposé par le gouvernement.

Qu'est-ce qui s'est passé pour comment on peut expliquer le renoncement du prés président de la République Nville ? Mais en réalité Magalie, il n'y a pas eu de renoncement de la part du chef de l'État. Emmanuel Macron n'a jamais changé de position.

Sur le fond, il pense toujours que la suspension est une mauvaise chose mais que finalement il n'avait pas vraiment le choix. En revanche, sur la forme, cette fois le président, il a été obligé de mettre de l'eau dans son vin et de se faire plus discret selon un proche du chef de l'État. Il essaie de vivre la période qui s'écoule avec le plus de distance possible, laissant finalement son premier ministre gérer cette situation pour ne pas créer trop de confusion au sein même de son camp. car le 21 octobre dernier quand il prononce cette fameuse phrase, il n'y aura ni suspension ni abrogation, et bien Sébastien le cornu, il est en train de discuter avec des députés macronistes pour leur faire accepter cette suspension lorsque tous reçoivent des alertes sur leur téléphone avec les propos du chef de l'État au sein même de la Macronie.

On n'y comprend plus rien. D'autant plus que quelques jours plus tôt à l'Élysée Emmanuel Macron suggérait même à certains parlementaire et bien de se prononcer librement pour ou contre cèdre réforme. Vous n'êtes pas obligé de suivre le Premier ministre dans toutes ces décisions.

Ces propos évidemment, ils avaient provoqué la confusion. Alors pour éviter que la Macronine se disperse et bien le président a préféré ces derniers jours se faire plus petit. Même si sur le fond il persiste et il signe, cette suspension n'est pas une bonne chose.

Bon, c'est un peu le bazar mais certains députés là cet après-midi ont décidé de suivre plutôt le président, le président plutôt que le premier ministre. Exactement. A commencé par l'un de ses fidèles Carl Olive qui a même déposé un amendement pour supprimer la suspension.

Olivia Grégoire et Vincent Lodou sont également signataires de cet amendement. Eric Wert va également voter contre la suspension. Euh même chose pour Marc Feratci.

Il était l'invité de notre antenne lundi, il l'a dit. Au total, ce sont euh une c'est une petite dizaine de députés macronistes qui pourraient voter contre donc la suspension. Preuve finalement que même si le chef de l'État essaie de ne plus intervenir sur ce dossier, son nombre plane toujours.

Merci Nivine Potros. On est avec le député RN Philippe Ballard qui est avec nous. Bonjour Philippe Ballard.

Je je parlais tout à l'heure, je vous ai pas entendu hein, je parlais tout à l'heure, ça va vous agacer mais des petites lâchetés des parlementaires parce que franchement que ce soit au Rassemblement national, que ce soit au Parti socialiste ou LFI, on a le sentiment que tout le monde vote par clientélisme. C'est vrai, il y a une majorité des Français qui est favorable à la suspension de cette réforme des retraites, voire même à l'arrêt de cette réforme des retraites. Au fond, tous les parlementaires qui sont des gens cultivés, qui connaissent un peu l'économie, savent bien que ce serait délétaire pour l'équation française, pour nos systèmes de retraite.

Vous le savez bien Philippe Ballard, vous qui avez été journaliste, vous vous la savez cette réalité. Vous savez que ça va coûter cher au pays que les gens qui sont nés en 1964 comme moi finalement est une suspension de de 3 mois. On récupérera un trimestre avec cette suspension.

Voilà. Et ça va être très coûteux pour pourquoi est-ce que des gens raisonnables au sein de l'Assemblée nationale, je pars du principe que tous les députés sont raisonnables, vont finalement prendre une mesure si délétaire pour la France. Philippe Ballard.

Alors pour plusieurs raisons. La première euh déjà on est les représentants du peuple. Moi hier j'étais en circonception une partie du weekend, c'était les cérémonies du 11 novembre.

Il y a à peu près 95 % des personnes que j'ai rencontré qui m'ont dit tenez bon voter cette suspension des retraites donc Vox Populi, Voxdi. Ensuite, j'écoutais tout à l'heure Pascal Perry qui mettait le le doigt, là où ça fait mal, si je peux me permettre cette expression, le taux de productivité de l'économie française est le problème de natalité. C'est incontestable.

On a un taux de productivité parmi les plus mauvais des pays de l'OCDE. On est à 0,7 %. Pourquoi ?

Parce qu'on a créé des emplois ubérisés comme on les appelle. On s'est désindustrialisé et notre matière première, nos bac + 7, nos jeunes s'en vont à l'étranger. Et puis on a un problème de natalité, c'est incontestable.

Euh avec d'autres pays européens, ça aussi c'est incontestable. Donc gouverner c'est prévoir. Il faut absolument relancer une politique familiale en France.

Les bébés qui naîtront en 2026, ce seront les cotisans bah 20 23 24 ans plus tard. Et puis je rajouterai un point. Euh c'est notre réforme des retraites.

C'est 62 ans. Et plus on part, plus on commence à travailler tôt, plus on part tôt. Et on peut aller quand on a la chance de faire des études, de commencer à travailler par exemple à 24 ans, il faut 42 annuités.

On compare à 66 ans pour avoir un taux plein. Puis je je vais même rajouter une dernière chose. Vous savez aujourd'hui euh vous suivez l'actualité, on a déposer notre droit de tirage comme on appelle ça.

On va organiser une commission d'enquête parlementaire euh pour savoir pourquoi la Cour des comptes refuse depuis plusieurs années de certifier les comptes de la sécurité sociale. Là, il y a un sujet pour les journalistes. Il y a des milliards, mais des milliards voir des dizaines de milliards qui se baladent mais on sait pas où.

Donc le financement, on pourrait peut-être le trouver derri. Il y a des justificatifs qui sont pas par exemple. Donc on va essayer d'en savoir un peu plus.

Rapprochez-vous de la sénatrice centriste qui s'appelle Nathalie Goulet qui travaille depuis sérieusement qui travaille depuis des années sur ce sujet-là et qui a souvent trouve porte de bois lorsqu'elle essaie d'aller poser des questions à la sécurité sociale justement sur pas mal de sujets y compris sur celui-là. Mais mais vous vous m'avez répondu mais pas tout à fait. Enfin franchement je je je j'en appelle une seconde fois.

Je suis un peu lourd monsieur le député. en appelle une seconde fois votre lucidité économique, vous savez bien au fond de vous, même si 95 % des gens que vous avez croisés en circonscription vous disent tenez bon sur la suspension de la réforme de retraite. Vous savez bien au fond que nos voisins travaillent jusqu'à 67 ans, 68 ans.

Je dis pas que c'est bien ou que c'est pas bien mais enfin nous sommes quand même un pays singulier. Si on vient en arrière à 62 ans, on sera un pays tellement à part, tellement singulier comme si comme si le monde réel ne nous intéressait pas nous les Français. Mais vous avez oublié le deuxième paramètre dont j'ai parlé il y a quelques instants.

Il y a la durée de cotisation, ce qu'on appelle les annuités. Je prenais cet exemple de quelqu'un qui a pu faire des études bac + 5, c'est quand même assez courant dans le pays. Je dis pas que c'est la majorité des personnes, mais qui commence à travailler à 24 ans, et ben il partira à la retraite à 66 ans.

Je dis bien 66 ans avec une retraite à ta plein. Voilà. Mais par contre, si on a commencé à travailler à 18 ans, bah il est tout à fait normal quand même qu'on commence à partir qu'on puisse partir un peu plus tôt.

Je loue je loue l'effort de transparence de ce parlementaire et et de sa famille politique. Il faut dire les choses clairement. Il y a l'âge légal.

Ouais. Et puis vous, il y a plusieurs paramètres. Il y a un, l'âge légal.

Il y a deux, le niveau de pension que vous souhaitez atteindre. 3, la durée de cotisation. Faut dire très très clairement que l'essentiel du revenu proviendra la quantité de revenus à la retraite, la pension euh euh sera liée essentiellement à la durée de cotisation.

Donc en réalité c cette idée 62 65 66, elle disparaît progressivement. On on va vers une retraite, ce qui était l'équivalent de la retraite à point. Alors c'est pas tout ce sera pas une retraite à point, mais l'idée c'était "Vous partez quand vous voulez".

Oui, mais vous partez avec la pension que vous avez et donc Philippe Ballard nous dit si vous si vous avez commencé si vous êtes bac + 5 ou 6 que vous avez commencé à travailler à 25 ans, faut pas vous imaginer partir à 62 ans ou vous pourrez partir à 62 ans mais sans votre retraite à ta plein avec une décôte très significative. On a entendu le patronat, on a entendu les parents qui vont voter cette subvention. Un mot des syndicats peut-être.

Caroline Nutchové est en direct avec nous. Bonjour, secrétaire général de la FSU, Fédération syndicale unitaire. Votre réaction à cette suspension, vous de la réforme des retraites alors qu'on le disait, c'est inéluctable.

On partira de toute façon de plus en plus tard à la retraite. Bah la première réaction c'est que c'est pas anodin ce qui est en train de se passer et on considère que c'est à mettre à l'actif de la mobilisation faut-il le rappeler de centaines de milliers de salariés avec le soutien de l'immense majorité de la population qui a exprimé clairement son refus de cette réforme. pour nous beaucoup reste à faire puisque à ce stade si la suspension alors nous on considère plutôt que c'est un décalage mais si c'était voté il y aurait encore une immense majorité de de salariés qui ne seraient pas concernés et pour nous l'objectif c'est toujours l'abrogation de cette réforme.

Mais ça n'est pas à nous. C'est un véritable totem de la politique menée par Emmanuel Macron qui se fissure par ce par ce vote et par cette situation. C'est aussi euh un un élément très emblématique de la méthode de gouvernement qui a prévalu, qui a consisté à refuser d'entendre les mobilisations, refuser d'entendre le mouvement social au risque aussi de miner la cohésion sociale dans notre dans notre société.

Donc pour nous, c'est un moment extrêmement important, même si je le répète beaucoup restent à faire, beaucoup restent à accomplir. C'est une première un premier accro pour nous, c'est un premier recul que le mouvement social a réussi à infliger. Mais nous continuons de considérer que cette réforme doit être renvoyée aux oubliés.

Merci beaucoup Caroline Chevet d'avoir répondu à nos questions. On le suivra en direct cet après-midi sur LCI. Bien évidemment, comment va se dérouler [musique] ce vote à l'Assemblée nationale ?

Les députés vont-ils effectivement suspendre cette réforme des retraites ? C'est à suivre en direct à partir de 15h. À tout de suite mesdames messieurs.

Nous allons parler [musique] de Gérald de d'Armanin qui s'est littéralement offusqué de découvrir que Salah Abdesslam disposait d'un [musique] ordinateur dans sa prison. Il a mis fin à cette opération, à cette initiative à tout de suite. Mesdames, messieurs, quelle joie de vous retrouver.

Isabelle Saporta vient d'arriver en majesté. Isabelle, bonjour. Bonjour Rena P est avec nous bonjour Rena également en majesté Rapha Maillochon du service police justice LCF1 bonjour Raphaël en majesté également ma coprésentatrice Magalie Lunel tout de tout de jaune vêtu vous allez bien oui [musique] bien figurez-vous que le ministre de la justice Gérald d'armanin s'est déré d'apprendre que Salah Abdlam disposait d'un ordinateur en prison et il a été plus loin c'était hier soir au 20h de TF1 face à Gill Boulot.

Il a parlé de quoi ? du laxisme qui régnait dans les prisons avant son arrivée. Évidemment, tous on a pensé à l'ancien garde des saau du Pont Meuretti.

Est-ce que ça le visait directement ? En tout cas, depuis qu'il est là, lui Gérald Darmanin, et ben tout ça, ça a pris fin. Écoutez, avant, j'allais dire avant mon arrivée au ministère de la justice, les parloirs pour les personnes les plus dangereuses étaient un parloir comme vous et moi et on pouvait se passer mais compris pour ça là des Exactement.

On pouvait se passer un téléphone portable caché. Parfois, c'est des petits téléphones de 3 cm, 4 cm, hein. C'est pas l'iPhone classique que l'on connaît.

Ou une clé USB. Nous avons mis en place, vous l'avez vu dans votre reportage dans ces prisons où on met les gens les plus dangereux, bah ces vitres, ces hygiphones qui empêchent de se passer quelque chose. Donc c'était du bon sens.

Il fallait y penser, il fallait une loi, je l'ai fait voter et avec le soutien du président de la République, désormais on a mis fin à ce qu'on pourrait appeler une forme de laxisme dans nos prison. C'est c'est vrai ça, Raphaël Maillochon. Il y a encore quelques mois où on pouvait toucher Salah d'Eslam dans un parloir par exemple.

Oui, le ministre de la justice révèle cette information que les parloirs effectivement de Salah Abdlam étaient possible dans le sens physiquement comme de vous à moi ERC qui pouvait euh se toucher, discuter là maintenant depuis son arrivée à la tête de la place Vendô le 23 décembre dernier. Il l'a répété de nombreuses fois hier soir sur TF1 et bien maintenant le parloir se fait sous ziaphone. Donc cette vitre où vous pouvez même pas vous toucher la main, toucher les les doigts, rien ne peut passer.

Ensuite, il y a également des contrôles accrus. Même si ce nouveau dispositif voulu par l'actuelle garde des saut est très restrictif, plus aucun contact physique. Certains certaines familles de détenus nous racontent même qu'ils ont parfois du mal à s'entendre parce que la vite est tellement épaisse qu'il faut et bien chacun se se rapprocher très près du de l'hygiophone pour parler.

Qu'est-ce que vous avez pensé Isabelle et Renault quand vous écoutez l'actuelle garde des dessous parlait de on a mis fin à ce qu'on peut appeler du laxisme, c'est juste du bon sens. Il fallait y penser. Vous avez vous aussi pensé à à l'ancien ministre de la justice ou pas ?

Bon, écoutez, il fait de la politique Gérald d'Armanin et c'est pas le plus malhabile pour en faire. Donc non, il y a rien de très étonnant. pour avoir croisé Éric Dupont Moretti il y a pas très longtemps euh sur RTL, je peux vous dire qu'effectivement il nous expliquait comment ils étaient proches tant que l'un était gardé saut donc Éric Dupont Moretti et l'autre ministre de l'intérieur.

Maintenant que l'ancien ministre de l'intérieur est devenu garde des saut effectivement c'est plus tendu. Maintenant je pense qu'il a aussi des réflexes d'ancien ministre de l'intérieur Gérald Armanin parce que moi je me souviens très bien aussi de cette affaire. Vous vous souvenez des tablettes ?

C'était au moment où il lançait les tablettes, c'était des tablettes numériques. C'était au moment où il lançait les grandes prisons hyp sécuritaires et cetera. Et sort l'idée le truc que avec des tablettes, ils avaient des tablettes numériques à l'intérieur des des prisons les prisonniers qui jouaient avec.

Et c'était quand même un truc qui avait été pensé par Nicole Béou Bé pour 125 millions d'euros. 125 millions d'euros. Il s'en est rendu compte, il a tout stoppé.

On avait déjà perdu 60 millions d'euros. Nicole Belloué était sorti en disant "Oui mais vous savez c'était un cracable. il pouvaient pas aller sur internet avec et cetera.

En 3 minutes, les gars l'avaient craqué, ils allaient sur internet et c'était pour qu'il puisse prendre des notes. Donc c'est vrai qu'il y a des moments, on a l'impression pardon, un papier, un crayon pour prendre des notes, ça suffit. Pourquoi on leur avait distribué, vous voyez des des tablettes numériques ?

Me dites pas, me dites pas, me dites pas ça à moi. Moi qui suis, vous l'avez compris, un tantinet comment dire non non contribuable associé. H quand vous dans la quand quand votre phrase vous dites oui euh finalement ça coûtait 125 millions.

Quand on est revenu en arrière, on avait déjà dépensé 60 millions d'euros. 60 millions d'euros. Vous imaginez les Français qui crèvent la dalle et qui qui prennent connaissance du fait que madame Boubé a dépensé 60 millions d'euros pour un achat qui a finalement été annulé de tablettes pour les pour les pour les prisonniers.

Bon ça ça peut choquer et moi ça me choque en tout cas. Moi ça me choque. Bon on va continuer d'écouter Gérald Armanain.

Vous en avez parlé effectivement il est revenu sur le fait que Saladisam ait pu disposer d'un ordinateur. Il en avait fait la demande à l'administration pénitentiaire. Ça lui a été accordé.

Gérald Marin l'actuelle garde des saut trouve ça sidérant. C'était autorisé par l'administration pénitentiaire. Donc j'ai mis fin à cela.

Et ce que je veux vous dire, c'est que non seulement c'était si dérangent, nous avons fait des fouilles qui nous ont permis de trouver ces clés USB qui permettent depuis le mois de janvier d'avoir le parquet antiterroriste qui s'est saisi. Ça fait seul un an que cette enquête continue et qui n'était pas connue jusqu'à présent des Français. Et je veux vous je veux dire aux Français que dans les prisons de haute sécurité où on met les terroristes islamistes et où on met les criminels organisés, il n'y a aucun ordinateur portable.

Évidemment Renault entre le laxisme entre ce qui était pratiqué avant c'était sidérant maintenant c'est bon la fête est terminée maintenant que je suis place place place place place Vandô mais Renault et vous faites ce que vous vous vous vous vous êtes un peu chafoin là depuis le début de notre sujet je vous vois un petit peu d'au de liné de la tête qu'est-ce qui vous agace qu'est-ce qui vous énerve allez-y vous vous personne ne vous écoute vous pouvez tout nous dire [rires] parle parle librement. Non non mais je suis je suis sidéré que Gérald Armana soit sidéré. H enfin je veux dire ça.

Ah d'accord. Non mais c'est Vous pensez que il nous joue l'acte 3 scène 2 là ? Non non mais non mais il fait de la politique et pour le coup Géraldin a été un bon ministre de l'intérieur et et c'est c'est un bon gard depuis le début parce qu'il essaie de resserrer les mailles dans les prisons.

Et vous vous rendez compte, vous vous rendez compte Salabislam, l'un des pires terroristes du pays qui demande un ordinateur. Le le l'ordinateur finalement donc il fait une demande mais comment il peut faire une demande alors que on essaie de déradicaliser ce genre de terroriste ? Entre parenthèses, la déradicalisation pour ce genre de terroriste, c'est de la fumisterie.

Ça n'arrivera jamais selon tous les experts et les psychiatres. Là, on on a un des parloirs avant qui étaient où on pouvait se toucher où on Non mais non mais on rêve. Pénitentiaire s'est justifié sur ça.

Peut-être on pourra aller qu'est-ce qu'elle a dit ? Non mais elle applique les règles. Risque en fait de suicide de salade d'lam.

Il y avait il avait des délires psychotiques parce que son isolement provoquait des des graves crises chez lui et donc il y a eu des petits assouplissements dont c'est parloir effectivement et dont l'ordinateur. C'est Raphaël peut-être qui le racontera mieux. H non mais oui mais oui ou non vous êtes pas convaincu non non non non je suis absolument pas convainc et à partir du moment où vous avez des des vous savez quand vous allez désormais dans des administration la poste les banques ou autres il y a une vitre de 5 cm on entend à peine ce qu'on vous dit il y en a pas dans les prisons.

Ça c'est pas vrai. Ils ont ils les ont fait tomber partout. Il en rest il en reste.

Non non non il en reste il en reste. Effectivement moi moi ça évidemment ça m'a choqué. Je pense ça choque une immense majorité de Français et Gérald Arrmanin pour le coup il fait un bon boulot de nouvelles prisons pour les narcotrafiquants. un resserrement des mailles pour les terroristes parce que franchement et puis dernière chose, on va peut-être en parler mais que Salahdislam vente désormais la prison restaurative, la justice restaurative la justice pardon restaurative et donc il considère que alors que non pour le coup Tobira avait raison quand on en voit on a parlé un jeune en prison et bien en général il ressort avec plus de récidives on le rappelle c'est qu'en fait les victimes rencontrent les personnes qui ont été accusées qui ont été condamnées donc là en l'occurrence à la ABDLAM demande à rencontrer des victimes et des familles de victimes des attentats du 13 novembre.

Mais on rêve. Ouais, mais on rêve. On rêve.

C'est lui qui prend l'initiative que disent ses avocats. En tout cas, c'est un communiqué des avocats l'islam qui effectivement disent que leurs clients souhaitent rencontrer des des victimes. Alors, attendez, moi j'aimerais qu'on entende sur ce sur ce volet un représentant de l'administration pénitentiaire parce que ça ça serait intéressant d'avoir l'avis de l'intérieur.

On est justement avec Éric Falilleux qui est secrétaire général adjoint de la CFDT pénitentiaire. Merci cher Éric, vous qui portez un si joli prénom d'être avec nous. Euh bon, qu'est-ce que d'abord qu'est-ce qu'est-ce que vous vous pensez de ce Gérald d'Armanin qui se dit sidérait d'abord que Salah Abdesslam dispose d'un ordinateur dans sa dans sa cellule ?

Merci beaucoup Éric, je trouve que vous avez aussi un très joli prénom. Voyez-vous, [rires] j'étais euh j'étais en déplacement ce matin dans une grande prison du Grand Est où j'ai rencontré plusieurs personnels pénitentiaires et on a effectivement commenté les propos du ministre. Et je comprends et on comprend les personnels comprennent que cela puisse choquer que Salah Abdesslam puisse avoir un ordinateur dans sa cellule.

Hm. Mais euh la véritable question qu'il faut se poser, c'est la gestion des longues peines en France. Comment est-ce qu'on gère le temps ?

Comment est-ce qu'on gère ces détenus qui sont condamnés à la perpétuité ? Comment est-ce qu'on gère ces détenus sur le long terme ? Ces détenus très dangereux et ça la Abdislam pour le coup, elle répond à ces deux critères de dangerosité et de longueur de l'appel.

Vous savez, il y a une expression qui dit comme un lion en cage. Est-ce que c'est possible ? est souhaitable aujourd'hui d'enfermer quelqu'un pendant 30 ans sans visite, sans télé, sans contact, sans parloir, ne rien faire toute la journée tout en garantissant la sécurité des personnels pénitentiaires parce que ce sont les personnels pénitentiaires qui sont au contact de ces détenus tous les jours et qui j'allais dire risquent leur vie tous les jours au contact est-ce qu'on peut je termine juste mon propos Est-ce qu'on peut aujourd'hui garantir la sécurité des personnels pénitentiaires en transformant euh ses détenus en lion en cage ?

Donc ça veut dire que ce qu'a déclaré hier Gérald Armanin où il met fin au parloir euh comme c'était le cas jusqu'ici pour Saala Deslam qui met fin à la l'obtention d'un ordinateur, ça vous inquiète ? Ce ne sont pas des bonnes annonces pour vous parce que vous allez en subir les conséquences. En fait, ce sont ce sont des décisions qui sont logiques et qui qui sont conformes à la réglementation.

Ça, on a retrouvé une clé USB dans la cellule de l'intéressé avec des contenus de Jadis. Bien, la réglementation va s'appliquer, il y a une procédure disciplinaire et dans ces mesures disciplinaires et bien il y a effectivement la confiscation de de l'ordinateur. Tout ça est parfaitement conforme à la réglementation.

H et est-ce que vous avez vu parce que Gérald Armanain hier sur TF1 a aussi venté son bilan depuis qu'il est au ministère de la justice donc arrivé fin décembre 2024. Il avait dit aussi sur son compte X il y a quelques jours, je suis arrivée le 24 décembre dernier au ministère de la justice, j'ai décidé de changer profondément l'action de l'État dans les prisons françaises. Est-ce que vous avez vu un avant et après Gérald Arrmanin ?

Mais en tout cas, cette volonté euh du ministre de de lutter fermement contre le le narcotrafic et bien inspiré d'ailleurs du modèle italien hein euh va dans le bon sens et la CFDT pénitier salue cette initiative. C'est pas nouveau, hein. La classification des établissements pétenentiaires euh date de 1945, ça a été repris en 75 et puis avec les QHS en en 82 et cetera.

Euh pourquoi euh c'est une bonne chose ? Et bien tout simplement parce qu'aujourd'hui il faut changer de de paradigme. En fait le paradigme, ce nouveau paradigme, c'est s'adapter à une nouvelle forme de criminalité qui est le narcotrafiquant, hein.

Il y a quelques années en arrière, on n'était pas confronté à des adoss qui étaient recrutés sur les réseaux sociaux pour tuer euh contre quelques milliers d'euros. Il y a quelques années en arrière, on n'était pas confronté à la multiplication des règlements de compte, à la Calashnikov en pleine rue, aux attaques contre les domiciles des personnes pénitentiaires. On n'était pas confronté à l'ampleur de cette Écric Faleilleux, je me permets de vous interrompre, je me permets de vous interrompre.

Ce que vous dites est est passionnant. On écoute ça, on est tous bouches béés dans le studio. Mais je relève quand même un petit paradoxe.

Vous commencez Éric en nous disant euh un un une personne terroriste jugé pour terrorisme qui est en prison pour 30 ans. C'est un lion en cage. Quand vous lui supprimez son ordinateur, pensez à la sécurité des personnes qui sont chargées de le surveiller, de le garder, de l'administration pénitentiaire.

C'est peut-être pas une bonne idée de lui enlever son ordinateur, dites-vous en gros. Et puis après, vous nous dites "Mais Darmanin a quand même raison parce qu'il faut adapter les prison française désormais à cette ultraviolence, au narcotraafiquant. Il faut arrêter d'être naïf." Vous êtes paradoxal.

Vous avez dit deux choses qui sont assez contraires. D'un côté, il faut leur laisser leur petit iPad qui un petit peu s'amuser, les pauvres parce que franchement, 30 ans de détention, c'est trop dur. Pardon si je suis un peu caricatural.

Et après vous nous dites faut pas être naïf, faut être dur. Donc euh qu'est-ce qu'on doit retenir ? Non, je dis pas euh je porte pas de jugement sur euh sur la peine.

Est-ce que la peine est Ah non non mais je parlais pas de ça. Je Non mais je moi je je suis en tant que secrétaire adjoint de la CFDT pénitentiaire, je suis là pour défendre les personnels et faire en sorte que les personnels puissent exercer leur travail dans les meilleures conditions possibles. La question que je me pose, c'est comment est-ce que en France on peut gérer sur 30 40 ans des détenus très dangereux comme ça adlam ?

Alors, aux États-Unis, je vous donne encore cet exemple, mais ils ont trouvé la solution hein, ils ont fait des prisons comme ADMX Supermax au Colorado ou Guantanamo. Voilà. Euh mais est-ce que ces conditions de détention sont aujourd'hui euh compatibles avec les valeurs françaises ? est une question à laquelle il faut il faut réfléchir pour les années à venir.

Il y a plein pas mal de paradoxes parce que effectivement et là je me tourne vers Raphaël Maillochon, il y a le ministre de la justice qui d'un côté veut montrer cette image de fermeté. Il met fin, dit-il, au laxisme et de l'autre il le fait extrêmement discrètement mais il appelle tous les acteurs de terrain à faire baisser la population carcérale. Il demande aux acteurs de faire en sorte qu'il y ait moins d'entrée et plus de sorties.

Mais ça, il le dit, il le dit pas publiquement. Oui, en tout cas, c'est une réunion pas secrète qui s'est tenue au cœur de l'été juste avant le le 14 juillet. une réunion en visoconférence avec son cabinet la direction de l'administration pénitentiaire des affaires criminelles et des grasses qui a réuni en visio près de l'intégralité des procureurs des directeurs de prison et effectivement ensemble ils ont réfléchi parce que Gérald Darmanin ne veut pas passer de consignes d'instruction très strict sur et bien la politique la régulation carcérale.

Effectivement, il l'a demandé à ce que l'ensemble des acteurs de la chaîne de l'administration pénitentiaire puisse réfléchir à et bien freiner les entrées, maximiser les sorties, voir quel profil pouvait sortir en bénéficiant d'aménagement, de peine par exemple, brasset électronique, contrôle judiciaire ou autre. Et effectivement, c'est ce qu'on a appris cet été, cette réunion où des consignes ont été infusées. Bienci, merci Raphaël Maillochon, merci à à Éric Faleyeu, secrétaire général adjoint SFDT. pénitia, mesdames messieurs, affaire à suivre bien évidemment, autre affaire que nous allons suivre dans une poignée de seconde, [musique] c'est Emmanuel Macron.

Il est arrivé à Toulouse alors il est en train de remettre en place le grand débat. Vous vous souvenez des images Emmanuel Macron, les les manches de chemise de chemise relevé hein qui débattait pendant des heures après les les popées gilets jaunes. Et bien là, il remet ça en place.

Vous verrez, c'est assez surprenant mais surtout mais surtout il est attendu par les agriculteurs dans le sud-ouest de la France. Vous saz, c'est pas les plus pacifiques des agriculteurs. Ils [musique] l'attendent parce qu'ils disent trahison.

Trahison d'Emmanuel Macron notamment sur le commerce avec l'Amérique du Sud et le Mercosur. À tout de suite. [musique] Mesdames, messieurs, si vous êtes perdu du côté de la Haute Garonne en ce mercredi midi, je vous suggère d'éviter en voiture scrupuleusement la ville de Toulouse car figurez-vous que le monde agricole attend le président de la République qui est d'ailleurs à Toulouse depuis à peu près 11h ce matin. un accent avec beaucoup de tendresse parce que vous êtes du gerste.

Vous êtes attaché au fais pas je ne fais pas de la glossophobie, pas du tout parce que c'est c'était d'ailleurs je dois vous avouer que j'avais l'accent du sud un peu moins prononcé bien sûr dans ma jeunesse et que à force de vivre à Paris ça s'est perdu et je le regrette bien. Ouais, c'est pour ça que je le précise parce que je vous connais bien. Effectivement Emmanuel Macron est à Toulouse.

Il y est pour parler de stratégie spatiale notamment, mais il y a un sujet qui s'invitait et on va le voir sur nos images. Alors là, en ce moment, le président répond au lecteur du Dauphiné libéré. C'est un grand débat Biss, on va dire.

Il a envie de renouveler sur cette forme, cette forme de débat en direct avec les citoyens. Il le fait en ce moment dans le Sud-Ouest, ce sera la semaine prochaine dans le nord. Autre débat qui s'invite et ça c'était pas prévu, c'est les agriculteurs qui se mobilisent.

Un petit comité d'accueil a été préparé pour le chef de l'État. Regardez ces s ces dizaines de tracteurs qui sont aux abords de Toulouse. Pourquoi ? parce que ces agriculteurs là se sentent trahis.

Simon Crémeur et Gaspar Bunel, vous êtes sur place. Ils se sont mobilisés ces agriculteurs après la petite phrase d'Emmanuel Macron la semaine dernière sur le Mercosur. On l'entendra tout à l'heure.

Et donc ils ont envie d'en pas d'en des coudes mais d'en discuter directement avec le chef de l'État. Ils ont obtenu un tête à tête. Ce sera à 13h30 tout à l'heure.

Et bien oui, les agriculteurs présents ici à Toulouse ont bien obtenu gain de cause. Ils vont rencontrer le chef de l'État et ce dans les prochaines minutes. C'est le ministère de l'agriculture lui-même qui l'a confirmé.

La délégation d'une dizaine d'agriculteurs a déjà rencontré la ministre de l'agriculture Annie Jeunevar. C'était à 12h et demi des représentants de la FNSEA, des jeunes agriculteurs, mais également Jérôme Baile et son mouvement des ultras de la 64. Les revendications sont claires.

Tous veulent en premier lieu que le président de la République dise un nom. Clair ferme à l'accord tissé l'accord du Mercur. Sinon quoi ?

Et bien il promettent des sanctions dans les prochains jours et des actions pour la fin d'année 2025. Merci Simon Créer. On voit derrière vous là, ça commence à s'agiter un petit peu.

Qu'est-ce que vous vouliez dire Isabelle Saportage ? Vous vous sent très très motivé sur non sur Emmanuel Macron sur cette journée la journée c'est la c'est la tartu fritie de A à Z. Alors sur le sur le débat qu'il est en train de de faire avec ses manches relevées tout ça brillant comme il l' toujours.

Il prend des notes, il est comme ça. Il prend des notes. Il est très studieux.

Mais ben parce qu'il est incroyablement brillant notre président. On va pas dire le contraire. Le problème c'est je sais pas si vous avez écouté ou si vous avez lu ancien commissaire européen qui est Thierry Breton qui est allé au Napalm hein littéralement parce lui il a dit écoutez moi j'entends vous voulez vous occuper des questions de réseaux sociaux de comment on empêche Chine AliExpress Temou les gars femmes de prendre la tête et de corrompre au fond notre jeunesse.

En fait, vous savez quoi ? Extraordinaire. À 80 à l'unanimité, en fait, tous les pays ont voté en 2022 une législation européenne pour tout encadrer, pour faire en sorte qu'on ait des armes contre eux.

Bah, retournez-vous vers Ursula Vlon et dites-lui puisqu'on a toutes les armes, pourquon on fait rien et arrêtez de faire des forums. Et il a parfaitement raison depuis 2024. Attendez, attendez, attendez, attendez, attendez.

Donc Thierry Breton a dit Thierry Breton a dit "Ça sert à rien d'aller voir la jeunesse et de faire des déclarations on se paye de mots." C'est la tradition française hein. On se paye de mots.

Pas la pas la peine d'agir. Il suffit de dire les les choses. Les électeurs disent "Bravo".

Il a eu le courage de dire il faut s'élever contre TikTok. Et donc Thierry Breton dit "Vous avez voté des dispositions européennes en 2022 pour encadrer tout ça, TikTok et cetera, ça sert à rien. Donc retournez-vous contre l'Europe au lieu de faire le mar qui dit vous avez le marteau tapé sur le clou quoi au lieu de au lieu de nous dire de redécouvrir le marteau.

Donc là on tape pas sur le clou. Il raconte aussi Thierry Breton que depuis 18 mois, il y a des enquêtes qui ont été lancées contre Chine au niveau européen, contre Chine, contre TMUC, contre les gars femmes et on attend toujours les résultats de ces enquêtes. Il s'est rien passé.

Chine est obligée depuis 1 an normalement de nous faire des rapports détaillés sur tout ce qui met en œuvre parce que c'est censé être une plateforme systémique Chine parce que c'est plus de 45 millions de consommateurs. Ils sont censés nous donner des rapports détaillés sur tout ce qu'ils font pour protéger les consommateurs. C'est marrant les rapports vous les avez vu vous ?

Moi je les ai pas vu. Vous non plus personne les a vu. On les a même pas demandé parce qu'on on n'ose pas froisser la Chine.

Donc voilà. Donc Thierry Breton dit "On est des tartufes, il faut y aller là." Hm.

Et ben allons-y. Donc on parle des agriculteurs bien évidemment et Isabelle Saporta vous parle également de de des dégâts femme parce que il y a de il y a c'est le même sujet. Oui, c'est le même sujet.

Pourquoi c'est le même sujet ? C'est le même sujet parce qu'Emmanuel Macron Emmanuel Macron va parler de tout cela aujourd'hui il est à Toulouse. Le volet agricole, les agriculteurs, vous voyez ces images l'attendent. et également Emmanuel Macron bras de chemise relevé qui discute, il fait un grand débat devant les lecteurs du quotidien La Dépêche.

Qu'est-ce que vous vouliez dire sur le sujet ? Oh Renault Pila, Auguste Renault Pila, nous vous écoutons. Non mais c'est c'est le même sujet parce que on a là effectivement la transformation du monde.

La transformation du monde, c'est aujourd'hui des géants américains qui veulent qui veulent qui sont déjà avec la tech chez nous. On a des géants euh agroalimentaires euh au Brésil, en Argentine, en Amérique latine qui effectivement veulent euh déverser et échanger avec l'Europe et échanger avec la France. Mais euh je suis désolé euh ça va peut-être choquer mais on a un train de retard.

Les Français une fois de plus par rapport aux Européens, on a un train de retard. Ça fait 25 ans qu'on négocie ce traité du mercur, c'est quoi le traité du mercur en langage en langage simple ? assurer la le libre échange, la libre circulation des biens et des personnes, c'est harmoniser les législations nationales.

C'est renforcer les législations nationales. Ça c'est une erreur ce que vous dites sur les questions agricoles. C'est absolument pas harmoniser les législations nationales.

C'est non mais au sein de l'Europe et c'est renforcer et c'est renforcer certains contrôles sanitaires. On peut comprendre c'est absolument pas ça non plus. On peut on peut comprendre les agricultur c'est pour ça qu'ils sont pas contents les agriculteurs.

Non pardon, excusez-moi parce que là c'est une contrevérité. Si vous voulez, il se passe que ça va être des volumes qui sont très petits. Donc vous pouvez vous dire que c'est entre 1,5 et 2 % de la production et de volaille et de viande de bovine européenne et que pourquoi on s'énerve pour ça et la volaille et les viandes bovines et le sucre.

OK, donc on peut dire pourquoi on s'énerve pour ça. La question c'est celle des contrôles. C'est-à-dire qu'on a mis en place il y a 20 ans en France ou en Europe ce qu'on appelle les normes HA enfin de de la de la fourche à la à la fourchette HA V, je sais plus comment ça s'appelle.

Hage CCP. Bon, OK, on les a mis en preuve. C'est-à-dire qu'ils doivent, ils sont contrôlés sur tout.

Là, c'est pas le cas. Ils peuvent se servir d'antibiotiques qui sont interdits chez nous. Ils peuvent se servir de pesticides qui sont interdits chez nous.

Ils peuvent se servir d'hormones qui sont interdits chez nous. Et ils nous disent "Promis, jurer cracher, ces bêtes là n'arriveront pas chez vous." Sauf qu'on a pas les moyens de faire les contrôles sanitaires pour être sûr qu'il n'arrivent pas chez vous.

Et pour eux, c'est déclaratif. C'est sur du déclaratif. Franchement, déclaratif.

Franchement, moi je comprends la colère des agriculteurs, c'est-à-dire qu'on les a jamais enquiquiné comme on les enquiquine aujourd'hui. Et on a raison de le faire parce que c'est pour notre santé, c'est pour notre environnement, c'est pour notre jeunesse. Mais par contre après leur dire c'est pas grave, les autres des cochons et ils font rentrer ce qu'ils veulent et les contrôles, et ben ce sera quand on aura le temps, quand il nous tombera un œil.

Et ben moi je comprends qu'ils soient pas contents. Mais ils sont pas contents parce qu'on leur a pas dit la vérité. Emmanuel Macron change d'avis.

Il faut leur dire la vérité. On ne peut pas aller contre le libre échange. Nous sommes les seuls en Europe sur les 27 pour fait quoi Donald Trump ?

Mais mais non mais Donald Trump mais mais ça n'a rien à voir. Nous sommes un p Nous avons nous exportons en Amérique latine du vin, des spiritueux, l'aéronautique, des voitures, toute une partie de l'industrie et pour je suis désolé 3 à 4 5 % des actifs en France, les agriculteurs, on va annuler on va annuler notre commerce sur l'industrie. C'est impensable.

Non, vous avez raison sur un point les les agriculteurs avec l'argent qu'on s'est fait avec l'industrie. Vous avez raison sur un point, c'est que tout ça est assez négatif pour l'agriculture française pour voilà. Mais à contrario, tout ça va permettre d'exporter des produits qui ne seront pas taxés français les voitures beaucoup moins taxées et les le vin par exemple bouteille de vin qui est super taxé au au Chili ou au Brésil sera vendu sur le marché moins cher.

Donc les Chiliens en achèteront davantage. Il y aura des gagnants. Les agriculteurs du GER qui vous écoutent, ils doivent être bien contre non.

Je dis pas ça, je dis il y aura des gagnants par exemple les viticulteurs mais il y aura malheureusement si c'est appliqué des perdants l'agriculture française et ceuxl il faut qu'on les aide mais faut pas leur mentir on leur a menti. Emmanuel Macron leur a menti. Devra s'expliquer parce que il rencontre les agriculteurs dans dans une poignée de minute.

Vous vous restez avec nous parce que ce qui nous intéresse aussi cet après-midi, c'est un autre débat. La réforme des retraites va être suspendue. Ça se passe à l'Assemblée nationale.

Le vote commence à 15h. On vous dit tout dans un instant et surtout on verra s'il y a des conséquences. Bah la réponse est oui.

Et ça va nous coûter très cher tout ça. À tout de suite. À tout de suite.

La douceur est exceptionnelle en ce milieu de semaine avec des températures situées jusqu'à 12°gr au-dessus des valeurs de saison. Température littéralement estival dans ce flux de secteur sud avec un anticyclone positionné sur l'Europe centrale, une dépression sur l'Atlantique et entre les deux se vend sud. Il a tendance à faire remonter des nuages notamment Méditerrané mais il a surtout tendance à faire grimper les températures avec cette masse d'air remarquablement doux qui englobe désormais tout le territoire.

On dépassera quasiment partout les 15°gr cet après-midi et puis surtout les 20°gr vont se multiplier dans les régions centrales en direction du sud jusqu'à 27°gr à Biarit. On a même actuellement des pointes à 29°gré du Pays-Bas et cette très grande douceur s'accompagne d'un temps souvent calme, lumineux malgré la présence d'un voile d'altitude. Et puis on a quand même ces deux bémoles nuageux vers la Méditerranée avec ce vent marin qui fait remonter ses nuages.

Même chose ce vent sud qui apporte un peu plus de nuage et peut-être de trois gouttes vers le Finister. Demain, exactement la même situation avec une nuit prochaine qui s'annonce très douce. 20° déjà au réveil au Pays-Basque.

Toujours se vent sud. Les fêtes fun qui passent au-dessus des montagnes qui réchauffent donc l'atmosphère vers le Pays-Bas. Et dans l'après-midi, ce sera à peu près la même situation, 20 21 22°gr possible au nord et toujours des pointes à 25°gr ou plus du côté du sud-ouest.

Avec ce temps lumineux, plus vieux uniquement vers le golfe du Lyon et en bord de manche, le vent s'accélérer dans le sud et puis pour vendredi, ça va commencer à changer avec l'arrivée d'une perturbation par l'Ouest. Beaucoup de vent du côté des Pyrénées et des températures qui vont commencer à baisser très sensiblement. La semaine prochaine, on peut le dire, s'annonce hiverale sur tout le pays.

Avec Autodispo [musique] CC, construisons pour que le monde bouge. [musique] Quand je vois cette météo, je pense à un de mes vieux copains qui a pris quelques jours de vacances, qui est allé dans le sud de de l'Europe. Il il m'envoie des des [musique] textos, a il pleut sans arrêt.

Alors que nous, on a une météo tout à fait exceptionnelle en France qui est tout à fait d'ailleurs inquiétante. Mais bon voilà, [musique] je pense à lui. Il s'appelle il s'appelle Thierry, il nous regarde et il est bien malheureux parce que il pleut dans le sud de l'Europe où il se trouve.

Bon mesdames messieur, salut nos amis du Pays Basque et deit on salue nos amis Basques bien évidemment qui nous regardent et y compris ceux du nord qui nous regardent où il fait 16 16°gr. Vous êtes du côté de Lille grâce à Malut contre votre glotophobie. Tout va bien.

Donc tout va bien. Bon les amis, on on va on va parler de ce qui se passe aujourd'hui qui qui est fou qui est fou. Les 577 députés de la République française s'arrête s'apprêtent pardon à voter la suspension de la réforme des retraites.

On en parle mais c'est maintenant dans les prochaines minutes. Oui. Donc on va partir tout de suite au palais Bourbon.

Frédéric Dalpage, vous allez suivi suivre pardon tous ces débats tout au long de l'après-midi donc à l'Assemblée nationale avec les députés. Ça y est, c'est le jourg J he puisque c'est la suspension des retraites qui va être débattue tout à l'heure. Racontez-nous, est-ce qu'elle va être votée cette suspension ou est-ce qu'il y a encore un peu de suspense ?

Alors encore un peu de suspense mais en réalité de moins en moins. Pour revenir sur ce que disait Éric Brunet à l'instant, alors ce ne seront pas les 560 députés qui vont voter cette suspension mais une partie, une majorité d'entre eux et qui suffira cette majorité. On sait d'ors et déjà que le Parti socialiste, le Rassemblement national et le groupe Liot vont voter pour euh cette suspension de la réforme des retraite.

Et donc, il n'y aura sans doute pas suffisamment de contre puisque à cet instant et bien euh seul LFI, euh Horizon et peut-être aussi probablement les Républicains vont voter contre. Le bloc central va plutôt aller vers une sorte d'abstention, même si certains euh députés de manière isolée votre rencontre, mais ce ne sera pas suffisant en tout cas pour contrer le nombre des pour euh qui se préparent à adopter cette suspension de la réforme des retraites. pour parler météo puisque c'était votre sujet y a un instant.

Elle sera très orageuse tout à l'heure au début des débats à 15h dans l'hémicycle puisque chaque président de groupe va prendre la parole et va expliquer sa position officiellement sur cette suspension de la réforme des retraites. Bien écouté Frédéric Delpêche donc ceux qui vont voter pour la suspension de la réforme des retraites, vous avez dit les socialistes, le le groupe centriste des des Liottes, n'est-ce pas ? et le Rassemblement national.

Eux vont voter pour. Vous n'avez pas parlé des écologistes, vous avez parlé en revanche de ceux qui allaient voter contre. Probablement une majorité de députés LR, d'accord.

DL LFI. LFI qui vote contre. D LFI qui vote contre.

LR. Oui, c'est LR. Et donc ça suffira pas LFI et LR à fabriquer suffisamment de voies pour pour faire poids dans la balance.

Très bien. Est-ce qu'on en davantage sur les députés écolos ? Alors, ils sont en réunion de groupe les écologistes et les communistes parce que ça leur pose beaucoup de difficultés à ces deux groupes ce votent.

Ils sont entre deux feux en quelque sorte. soit être du côté des socialistes pour approuver la suspension, soit du côté des LFI qui dit "Non, attention, si vous votez cette suspension, ça équivaut à accepter l'âge légal de départ à 64 ans d'une certaine façon alors que l'Assemblée n'avait pas ne s'était pas officiellement prononcée sur la réforme borne. Si vous vous en souvenez donc, ils sont entre ces deux positions.

A priori, on irait plutôt vers une abstention de la part du des écologistes et peut-être même une un vote contre de la part des communistes. Mais tout ça n'est pas encore complètement acté. On le suivra en direct hein.

On sera en direct. Ouais. Ouais.

À partir de 15h, Marie-Éline Méli fera vivre en direct tous les débats et c'est ce vote qui devrait donc aboutir à la suspension de la réforme des retraites. Ça vous met passablement en colère. Oui.

Ben oui, mesdames messieurs parce que c'est l'aboutissement enfin c'est le 453e épisode de la série internationale que le monde entier regarde en glousant. Qu'est-ce que c'est drôle que de rebondissement la série réforme des retraites en Francez, il y a un épisode tous les mois comme ça, on pense que c'est terminé et puis finalement ça rebondit. C'est magnifique.

Encore une fois, c'est un des plus grands succès sur Netflix cet après-midi. Donc, vous l'avez compris et je redeviens sérieux et je dirais même je je redeviens tragique. Oui, tragique.

Euh une majorité de députés donc vont probablement voter dans l'après-midi la suspension de notre réforme des retraites. Cette suspension, au passage va concerner 577000 personnes, hein, les personnes encore vivantes qui sont nées en 1964, j'en fais partie. Il y en a 577000 selon l'INC.

Et bien pour ces 77000 personnes, les Français vont donc payer 100000 € 100 millions d'euros pardon l'année prochaine et 1,4 milliards d'euros en 2027. Voilà pour ces personnes qui sont nées en 1964 car cette suspension pour l'instant ne concerne que nous. La suspension de réforme des retraites ne concerne que les gens nés en 64.

Voilà. Au passage, je vous demande pardon hein, vraiment je suis désolé. Je vous demande pardon.

Alors, ne pensez pas une seconde, et c'est là c'est là que je voudrais un peu pousser un coup de gueule, ne pensez pas une seconde que les socialistes, par exemple, le Parti socialiste qui se bat pour cette suspension du de la réforme des retraites que les socialistes n'ont pas compris la dimension tragique de ce bon en arrière pour la France. Ils le savent, ils l'ont compris. Oui, les socialistes, les Liotes dont on vient de parler, le Rassemblement national qui vont voter cette suspension savent parfaitement que cette mesure est très mauvaise pour la France.

Quant à ceux qui vont s'abstenir, parlons-en aussi, euh cet après-midi, il y en aura notamment les Macronistes. Pourquoi s'abstiennent-ils ? Alors que c'est leur réforme des retraites ?

Et bien, ils s'abstiennent pour sauver le gouvernement de Sébastien Lecnu et l'accord entre Sébastien Lecnu et le Parti socialiste. Mais eux aussi n'ignorent rien, sachez-le, des conséquences délétaires tragiques pour la France de cette suspension. car c'est bien ça qui va se passer cet après-midi.

Une majorité de nos députés s'apprête en conscience, en connaissance de cause à voter une suspension de la réforme des retraites pour des raisons qui sont au fond des raisons de base politique. Maintenir au pouvoir Sébastien Lecornu à Matignon, le clientélisme. Oui, pour certains, c'est par clientélisme qu'ils m'ont voté ça par démagogie.

Ils vous disent "Bah oui, il y a une majorité de gens en circonscription qui nous disent euh on veut pas de cette réforme des retraites." Bah oui, ça s'appelle de la démagogie. Voilà, pour éviter pour certains, c'est éviter également une désolution parce qu'ils savent qu'il ne seraient pas réélu.

Bref, toutes ces motivations conduisent et par idéologie, j'ai oublié, il y a aussi des gens qui savent que c'est pas très bon pour la France cette suspension, mais parce qu'ils sont de tel ou tel parti, ils estiment que devant leurs électeurs sur la fiche électorale, c'est toujours mieux de voter la suspension. Voilà. Donc, bah ça c'est ce qui est de moins grave.

C'est peut-être par conviction, c'est ce qu' de moins grave. Oui, j'ai pas dit conviction, j'ai dit par idéologie. C'est un peu différent tout ça pour vous dire, mesdames messieurs que ces motivations au fond dans un pays qui magnifie la démocratie, ces motivations que je viens de lister ne sont pas très nobles.

Au fond, c'est ça que j'appelle de la base politique. Ce serait tragique qu'il y ait une majorité de députés qui suspendent et qui pensent dans leur fort intérieur discrètement, secrètement qu'au fond, il aurait été préférable de ne pas suspendre la réforme des retraites. Voilà.

Moi mon opinion dans cette affaire que la démocratie française ne sortira pas grandi de cette suspension de la réforme des retraites. Voilà, c'est dit. Est-ce que c'est votre opinion également Isabelle et et Renault ?

On assiste à une série de petites lâchetés là cet après-midi. Écoutez, oui, c'est moi je vais laisser développer Renault Pila sur l'acte 1 du parlementarisme à la française. Moi vous savez que si c'est ça l'acte 1 du parlementarisme à la française, c'est vrai que je trouve que c'est quand même pas terrible. et que ça c'est un combat qu'on qu'on partage tous les deux, vous et moi Renault, c'est que moi je n'arrive pas à comprendre comment la seule chose sur laquelle ces gens-là et réussi à peu près à s'entendre, c'est sur la réforme des retraites quoi.

Et stopper la réforme des retraite et pas sur un grand plan pour la jeunesse pour faire en sorte qu'il rentre plutôt dans le marché du travail, qu'il soit pas à ce point-là frappé par la pauvreté. Euh vous aviez une tribune euh dans les échos d'un patron d'université qui disait "Mais on sait même pas si on pourra maintenir la gratuité des universités parce qu'en fait l'État nous en demande toujours plus en en nous donnant toujours moins de fonds." Donc si vous voulez, moi je trouve ça quand même assez lamentable en fait.

Maintenant ils ont raison. Euh qui va qui va voter ? Les seiors hein, c'est pas les jeunes.

Donc ils savent que c'est leur électorat et donc c'est du client qu'ils sont en train de faire. Oui, c'est c'est une vision à courte vue. Donc c'est pas terrible.

Non, c'est pas terrible. C'est pas terrible. Renault Pil.

Alors, deux choses. Premièrement, politiquement, c'est indispensable pour Sébastien le Cornu s'il veut pas chuter. Et si le gouvernement veut pas chuter et on peut comprendre que politiquement, si le gouvernement chute après une dissolution, on est le on est le 12 novembre.

Mettons qu'il y a un vote négatif, une motion de censure. Ça nous amène à la semaine prochaine. Ça veut dire quoi ? 12 et 12 et 5 17 18 19 novembre.

Emmanuel Macron, il dissous. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on aurait des législatives, des élections le 15 20 décembre juste avant Noël, on revoterait 1 an après.

Au lieu pour certains qui ont la chance de faire des courses de Noël de Non mais attendez, dans dans la balance, vous mettez la réforme des retraites contre les courses de Noël, c'est ça ? Non, je mets je Non, je non non, je mets Il a pas envie, il a envie de réveillonner tranquille que ce soit clair. Il a pas du tout envie de revenir.

On travaillera Isabelle, on travaillera pour le réveillon. pas peut-être vous. Moi on se retrouve on se retrouve là avec moi je travaillerai on se retrouve là avec l'instabilité politique qui coûterait une fortune.

Je suis pas je suis pas là pour les les les sapins et les chaussures sous le sapin. Je Ça coûte ça coûte entre 5 et 15 milliards une dissolution. D'accord.

Ça voudrait dire qu'on aurait l'instabilité politique. Imaginez qu'il y a pas une majorité à l'issue de d'élection. La seule qui pourrait avoir le seul parti qui pourrait avoir une majorité c'est le RN.

Hein ? S'ils ont pas une majorité. On repart sur une on repart sur l'instabilité.

Donc politiquement, c'est indispensable pour Sébastien lecornu de se maintenir et on peut on peut imaginer que pour la France, c'est peut-être un petit peu mieux. Économiquement, c'est scandaleux, catastrophique, irresponsable. Pourquoi ?

Parce que la suspension de la réforme des retraites, ça va coûter euh 500 millions d'euros la prochaine la première année. Qui va payer ? les jeunes, h les jeunes, d'accord, les moins de 30 ans les moins de 40 ans c'est une spoliation sur la jeunesse ce qui est en train de se passer sachant que tous les députés savent très bien que notre système actuel de retraite par répartition, si il ne change pas avec une une élévation de de niveau à laquelle les Français partent en traite, dans dans 10 à 12 ans, il est mort ce système.

Infinançable, donc c'est économiquement irresponsable, catastrophique. Et une fois de plus, ce pays la France privilégie les seigniors et les et les retraités. Je me parle des petites retraites évidemment qu' faut les préserver he plutôt que les jeunes.

Et ben un pays qui privilégie ses seiors aux jeunes, c'est un pays en déclin fatal. Alors c'est des mots extrêmement cinglants. Mot cinglant aussi de la part du patron du Médev.

Vous l'avez lu dans les colones du Figaro ce matin. Voilà ce qu'il dit Patrick Partin. Ce report de la réforme des retraites, c'est la faute originelle.

Il parle même de l'erreur fatale. Il dit que c'est fatal. C'est une hérésie. pas seulement sur le plan des finances publiques, mais aussi sur le plan économique.

Et on va le payer très cher, dit-il. Ah ben de toute façon, moi ce que j'arrive pas à comprendre, c'est que déjà cette réforme des retraites qu'on est en train de suspendre, il allait nous manquer là plus de 6 milliards à la fin de l'année. Donc je veux dire donc après vous avez c'est le rapport de la Cour des comptes hein, c'est pas moi qui le dit hein.

Puis ce sera 15 milliards puis 30 milliards. Donc déjà cette réforme là qu'on va suspendre n'était pas suffisante. Donc on est dans une tartue fruit totale en fait.

Je enfin pardon mais je sais pas je sais pas qui croit encore en la parole publique quand on demande la suspension de cette réforme des retraites qui n'était déjà pas suffisante en fait. Mais il y a des conséquences très très concrètes. Alors là c'est le patron du MDAF mais les petites entreprises elles avaient pris les devant.

Elles savent que cette réforme elle va être suspendue. Elles savent que tous les budgets sont un peu c'est un peu aléatoire parce que là il y a la vote à l'Assemblée nationale. Ça va peut-être être détricoté dans le Sénat.

On est au point mort sur les budgets. Et donc les entreprises Nivines, vous vous avez euh un peu étudié la question, vous avez contacté plusieurs chefs d'entreprise, ben elles ont effectivement c'est un peu l'attentisme pour le moment. Exactement.

Ça fait plusieurs semaines voire plusieurs mois que les entreprises finalement elles ont conscience que d'une manière ou d'une autre elles allaient devoir payer la facture de cette instabilité politique dans laquelle nous nous trouvons. Résultat et bien elles n'investissent plus dans cette entreprise. En particulier et bien le patron n'achètera pas de nouveaux camions cette année.

Il a aussi décidé qu'il n'agrandira pas certains de ces sites et évidemment plus question non plus de recruter. 102 départs à la retraite prévu. Il y en a que un/ers qui seront remplacés pour rentre dans une situation quasiment de crise institutionnelle au-delà même de la crise politique.

Et ça c'est extrêmement effrayant pour un investisseur comme une entreprise privée. Donc comme ce patron d'une entreprise de transport en Île-de-France et bien ils sont très nombreux à préférer attendre par peur de voir leurs impôts augmenter ou leurs commande diminuer. C'est le cas aussi de cette garagiste près de Montpellier qui est très remontée contre la classe politique française.

J'ai l'impression d'être dans une cours d'école et ils sont très enfantins en fait. Ils ont aucun sens des responsabilités. Cette colère, elle est partagée par de très nombreux patrons qui sont obligés évidemment en ce moment de ronger leur frein selon une étude récente, c'est 3/4 3/4 des entreprises qui préfèrent soit reporter, soit carrément annuler leur investissement parce que cette instabilité politique, il faut bien comprendre et bien qu'elle a des conséquences en cascade écouté encore une fois des patrons chefs d'entreprise.

La situation politique, elle euh au-delà du fait qu'elle affecte les citoyens que nous sommes, elle paralyse l'économie française et je pense qu'elle va laisser sur le carreau euh peut-être pas des grandes entreprises, mais très vraisemblablement nombre de PME, moins d'achat, euh moins de donc moins de chiffres d'affaires et aussi surtout beaucoup moins d'investissement. Euh bah tout le monde, tout est gelé, tout le monde regarde et il se passe plus rien. C'est un sentiment de perte de temps et pour une entreprise, pour un entrepreneur, pour un industriel, c'est terrible.

Voilà, on a entendu la détresse de ces chefs d'entreprise parce que les Français de leur côté et bien eux aussi ils attendent, ils ne consomment pas, les vente s'écroule du côté des collectivités bien faute de dotation, plusieurs municipalités préfèrent tout simplement ne passer de commande publique, ne pas refaire un trottoir par exemple et pour la Fédération française du bâtiment, les licenciements pourraient tripler d'ici la fin de l'année si cette instabilité politique perdure triplement. des licenciements. C'est la même chose pour les agriculteurs qui attendent bah les subventions de l'État qui tardent à arriver, qui attendent aussi les commandes les achats des consommateurs.

Aujourd'hui, c'est vraiment toute l'économie française qui est paralysée par cette crise politique que nous traversons. Oui, c'est très concret. Ouais.

Merci beaucoup. Nous accueillons Virginie Calmel puisque vous parlez Nivine Potrose des entreprises, présidente de Croissance Plus, présidente et fondatrice de Futuret. Voilà, je rappelle que Croissance Plus, c'est ce réseau de dirigeants de PME et de d'entreprise de taille moyenne même française.

Merci d'être avec nous. Virginie Calmels. Renault Pila lève le doigt.

Oui, parce que on a beaucoup de réactions de gens qui nous regardent effectivement sur ce débat. Et j'aimerais juste lire un témoignage très court de Charlie Charlie que l'on que l'on salue qui regarde l'émission et qui dit "J'ai 30 ans, c'est aujourd'hui que j'ai besoin d'argent. Hm.

Il a un enfant qui est apparemment autoimmune. 45 % de mon super brut part en cotisation sur sa feuille de paye. On me promet que je dois travailler plus longtemps sans garantie sur mes droits.

Je serai peut-être mort avant de la toucher. La spoliation est déjà là. Donc enseignant enseignant en EPS.

Mais mais je je moi je je franchement je je au risque d'être un tantinaire redondant. Je vais vous passer le micro dans un instant Virginie Calmels, mais je suis choqué par la schizophrénie de nos députés. Franchement que les députés on peut ils savent très bien ce qui se passe dans le monde de l'entreprise.

Et pourtant, je le redis par idéologie par idéologie par idéologie il s'apprête à voter la suspension d'une réforme des retraites. Cette suspension va coûter 1 milliard et demi. Elle ne va rien faire gagner au pays sinon aux gens qui sont nés comme moi en 1964 3 mois.

C'est absurde. On ne peut pas s'offrir ce luxe. Ils ont passé leur temps à à à à faire un concours l'épine de d'ingénierie fiscale il y a quelques jours.

Alors que maintenant on réfléchit aux économies. Là c'est plus discret hein sur l'ingénierie fiscal. Comment taxer les Français ?

Ça débordait d'imagination. Et maintenant en revanche pour ce qui est de faire des économies il y a même Gabriel Atal sol hier qui est venu en disant tiens j'ai une idée super sympa. Si on donnait 1000 € à chaque nouveau nez en France, ça pourrait être sympa comme s'il ignorait qu'on était sorti des 30 glorieux.

Il parle de la cap au moins il introduit la capitalisation. Ouais. Enfin franchement il peut introduire qu'il fasse des courses sur la capitalisation à l'école mais qui propose pas 1000 € ça ferait pratiquement 1 milliard chaque année et chaque année à chaque pas m'engueulez pas je suis pas porte-parole de Gabri schizophrénie des parlementaires est Vous savez quoi ?

Je déteste l'antiparlementarisme c'est ce qui a conduit à février 34 et cetera. Je suis pas du tout en antiparlementaire mais si nos députés continuent à faire comme ça mais il va y avoir 68 millions de gens agacés comme moi, en colère comme moi et qui vont finir par devenir un jour des antiparlementaires. Donc on avait pas qu'à avoir une dissolution il y a un an.

C'est l'effet de la dissolution hein. Qu'est-ce que vous voulez [rires] he ? Fallait pas faire cette dissolution il y a un an.

C'est Emmanuel Macron. Est-ce que vous allez suivre attentivement ce qui se passe à l'Assemblée nationale cet après-midi ? Bien évidemment, je vais vous dire comme tous les acteurs économiques dans notre pays aujourd'hui, on va tous suivre ça avec beaucoup d'attention et je souscris à 100 % à ce qu'a dit Éric Brunet.

C'est-à-dire que vous l'avez dit, vous l'avez répété, on a l'impression d'être chez les fous. Objectivement, c'est vraiment l'impression qui se dégage. C'estàd que nous entrepreneurs, on est ceux qui financent le modèle social.

On est la locomotive, on crée des emplois, on on investit dans l'innovation, on prend des risques et c'est sur nous que la folie fiscale qui s'est euh, vous l'avez vu hein emparée du parlement s'est abattu, d'où la lettre à au Premier ministre hein, de Sébastien Lecnu, 53 milliards d'impôts supplémentaires et vous avez raison Éric Br c'est le résultat des des de du concours l'épine là des cogitations, c'est 53 milliards d'impôts supplémentaires pour les entreprises. Bien sûr, vous en avez sur les grandes entreprises, vous en avez alors après c'est dans le détail et puis en plus on essaie d'attaquer le pacte du trail et puis l'IS et puis les haut revenu. Bon bref, à la fin des fins, je vais vous dire ce qui est dramatique c'est qu'on fait exactement le contraire de ce qui se fait ailleurs.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui partout même notamment les pays qui sont gouvernés par la gauche ont fait des efforts de dépenses et vraiment ils ont réduit leurs dépenses et ce qui ne veut pas dire que bien sûr le volet recette est à négliger mais pas nous. Nous nous avons déjà le record mondial des impôts et on continue à voter des impôts. Et comme vous le disiez très justement, alors sur les les baisses de dépenses là tout le monde est très discret mais on sait que ce qu'il y avait de majeur pour réduire la dépense c'était une réforme structurelle des retraites.

Il y a pas d'autre choix. Le volet dépenses le volet dépense il va être étudié par les députés dans un deuxième temps. Là c'est le volet recette qui était étudié.

Le volet dépenses, on le verra plus tard. Oui, mais c'est la réforme des retraites qui le suspende. Donc, on a déjà le résultat des cours.

C'est-à-dire que si vous vourez en arrière sur une réforme qui était fondamental pour le pays, on peut toujours l'améliorer. Moi, je suis comme vous. J'aurais aimé un volet de capitalisation.

Bref, il y a un moment donné, il faut arrêter de mentir aux gens, le système par répartition, il est totalement à bout de souffle. Et même à 64 ans, on sait que c'est déjà pas suffisant. encore la schizophrénie des députés qui disent "Nous sommes attachés au système de répartition voté en 1944 par les ordonnances issu du Conseil national de la Résistance.

Les Français sont attachés. Pourquoi il parle pour nous d'ailleurs ? Les Français sont attachés.

Bon très bien. Qui qui est attaché dans très bien une majorité français dans ce cas dans ce cas c'est les de tiers des français déjà c'est pas les français. Voilà.

Oui et puis pardon de dire que quand même parfois vous avez des personnes qui ne comprennent pas exactement ce que veut dire répartition, qui pensent encore que comme ils ont cotisé toute leur vie, ils auront une bonne retraite. Alors que comme vous le savez, on cotise pas pour soi-même mais pour ceux qui sont actuellement à la retraite. Donc en fait c'est un grand mensonge et moi je suis 100 % d'accord avec vous Éric Brunier.

Mais les acteurs économiques à un moment donné doivent se faire entendre en disant nous on n peut plus et pour que les 13 organisation patronale se mettent ensemble pour signer par le corn c'était le début de semaine c'est on l'a envoyé lundi parce que vraiment voyez c'est important de montrer qu'il y a une unanimité comme vous imaginez bien dans les organisations patronales comme d'ailleurs derrière tous les entrepreneurs, vous avez toute la classe enfin je veux dire tout tous les chiquers politiques est représenté Là, c'est vraiment trop. C'est trop. On nous a revendu une pseudabilité parce que ça coûterait 15 milliards.

Alors, ce chiffre, ce chiffre, voilà. Bon, ce chiffre, on va le laisser en débat mais quandb même ça coûterait 15 milliards ce qu'on est en train de faire, c'est-à-dire un renoncement à la seule réforme structurelle du quinquena. Revenir sur plomber tous les acteurs économiques, l'incertitude, le stop total de l'investissement, de l'emploi, tout ça va coûter bien plus.

H donc en fait on va dire la stabilité vous préfériez une dissolution vous préfériez une dissolution voter le 22 décembre je vais vous dire c'est pas tant une dissolution c'est pourquoi pas avoir simplement fait un budget technique la reconduction par exemple du budget de l'année dernière je vous assure aujourd'hui qu'il rassurerait davantage qu'il n'inquiéterait alors que là on sent bien que en plus soyez rassuré c'est sûrement ce qui va se passer [rires] je peux vous le dire c'est sûrement ce qui va se passer il y aura sûrement une loi spéciale et on reportera à janvier février le débat c'est une des grandes hypothèses. Mais déjà l'année dernière, rappelez-vous, ça a été voté très tardivement en mars avec qui a fait la variable d'ajustement, les entreprises. On a rajouté 15 milliards sur les entreprises au dernier moment.

Donc on sent bien que c'est ce qui est en train de se passer. Est-ce que ça pas été une faute aussi de la part de Patrick Martin le patron du MEDF, de quitter le conclave et finalement de pas trouver d'accord avec la CFDT. Est-ce que ça aurait pas été plus simple en fait et on serait pas dans cette situation ubuesque que vous décrivez tout de suite ?

Je pense que c'est dommage en tout cas qu'il y a eu un conclave sur les retraites et qui n'est pas abouti. Ça je peux pas vous dire autre chose. Et après, je n'étais pas dans cette discussion.

Qu'est-ce qui a vraiment prévalu ? Il est il est Vous avez raison, c'est dommage. Et surtout il y a un moment donné, il faut qu'on avance.

Moi ce qui me fait peur dans tout ce qu'on vit là, c'est que c'est sans arrêt on revient, vous voyez, on a l'impression qu'on revient 1 an, 2 ans, 3 ans en arrière. C'est affligeant. On est le seul pays qui fait ça, hein.

Tout le monde va de là. On peut amener on est le seul pays au monde. Les amis les amis vous ne me laisserez pas vous ne me laisserez pas déraper vers un débat médiocre.

Le vrai débat qui doit se poser aujourd'hui, c'est comment dans une démocratie alors que pour la première fois le Parlement joue un rôle plus qu'habituel majeur. Comment ces gens qu'on a élu il y a un an nous représentent à ce point si mal ? Prenons le cas du Rassemblement national pour lequel les électeurs du Rassemblement national sont des gens qui sont issus du monde des indépendants, des artisans, des commerçants, des salariés et cetera.

Beaucoup de chefs d'entreprise votent pour le RN. Est-ce que vraiment le RN qui va voter cet après-midi qui va Non, on va tous les faire un par un. Est-ce que Jordan Bardella, dont on dit le num, laissez-moi terminer, don dont on dit dont on dit le Jordan Bart dont on dit qu'il lit le Financial Tim et qu'il est plus enclin à aimer l'économie que Marine Le Pen par exemple, comment est-il possible que ce parti s'apprête à faire ce bon en arrière terrible ?

Ça c'est pour le Rassemblement national. Même chose pour les centristes. Pourquoi il y a quand même le liot les liotes qui vont voter aujourd'hui la suspension de régime des retrait ?

Ils ont des électeurs qui sont des électeurs modérés, centristes qui savent qui connaissent l'évolution de la pyramide des âges. Comment ces gens vont voter comme un seul homme pour la suspension de du régime des retraites qui est la plus grande aberration de ces dernières années ? C'est c'est dingue.

Je trouve ça dingue et je je suis très inquiet pour la démocratie pour éviter une au nom d'une pseudo mais de stabilité de leur poste pas de stabilité de la France. Et vous avez raison, c'est du ils ne pensent là aujourd'hui qu'à leur destin personnel parce qu'effectivement une dissolution pour beaucoup d'entre eux les balit et ils ne pensent pas à l'avenir du pays et des enfants hein parce que mine de rien cette dette c'est pour nos enfants. Donc on sent qu'il y a quand même en ce moment ce qui est en train d'éclater sur nos yeux c'est malheureusement pas regardez vous savez quand je fais ça c'est que l'actualité nous r c'est qu'il y a un breaking news et qu'on est obligé de déchirer ses fiches parce qu'il se passe quelque chose.

Figurez-vous que nous venons d'apprendre que l'Algérie s'apprête ou a gratcier Boem accepte de grater l'intellectuel Boem sans sal qui est dans les jaules algériennes depuis un sacré moment déjà depuis un an avait été belle nouvelle ou vous allez pouvoir. Alors on le rappelle qui a été condamné en juillet dernier par l'Algérie à normalement 5 ans de de prison pour trahison. Boem sans sal donc avait été arrêté, on s'en souvient donc il y a maintenant 1 an à son arrivée à Alger depuis il est détenu dans une prison algérienne alors qu'il est souffrant, qu'il souffre d'une maladie grave et donc son entourage était extrêmement inquiet.

Jusqu'ici, il y avait un bras de fer engagé entre la France et l'Algérie. L'Algérie se montrait inflexible et aujourd'hui donc coup théâtre même si on attendait des nouvelles d'une instant à l'autre, l'Algérie accepte de Gracier Wam Sansal. première action en tout cas vous parce que vous êtes une ancienne politique on rappelle quand même je suis une chef d'entreprise qui a fait un petit peu de politique [rires] une excellente nouvelle évidemment je je ne peux que me réjouir comme je pense tous les Français vont se réjouir cette situation était insupportable on avait l'impression d'ailleurs que la France n'était pas assez forte face à l'Algérie.

Je ne sais pas quelles sont les concessions qu'il y a derrière. En tout cas, je ne peux que saluer le fait que cet homme euh, on espère dans un état de santé encore acceptable puisse sortir des jaules algériennes. Le qued avait dit que la situation semblait s'améliorer sur le plan diplomatique depuis ces dernières heures avec l'Algérie.

Je ne sais pas si le débat qu'il y a eu en France il y a quelques jours sur la remise en cause des accords de 68 entre la France et l'Algérie a été peut-être un un élément qui a influé sur le cours de la situation de Boem Sansal. Mais c'est vrai que ça a bougé en tout cas ces derniers jours. Non, mais on le saura.

On le saura euh on le saura dans les jours ou les mois qui viennent. Les négociations ont été extrêmement secrètes. Mais effectivement euh on savait en tout cas euh les autorités françaises laissaient penser que euh depuis plusieurs semaines, les négociations euh avec le président Teboun algérien avançaient.

Vous avez également pour il faut le rappeler écrivain franco-algérien Boem sans sal emprisonné depuis depuis 1 an en mauvais état de santé. H tout le monde s'inquiétait pour son état de santé et il y a eu très important lundi un appel du chancelier allemand Friedrichz qui a demandé au président Teboun de faire ce geste de libération de Boem sans sal et il a proposé que l'Allemagne accueille dans un premier temps Boem Sans sal pour le soigner. H donc il y avait vraiment une pression très importante de plusieurs pays européens et évidemment de Paris et de la France pour faire libérer Boyam Sansal.

Si vraiment tout ça effectivement est accepté et rapide, c'est une nouvelle extrêmement forte pour la famille et pour nous tous. Ouais. Grégoryi Philips au passage, c'est quand même fou que l'Allemagne soit obligée d'intercéder entre la France et l'Algérie de de deux nations qui parlent la même langue.

Vous imaginez, il va falloir passer par l'Allemagne et l'intercession du chancelier allemand pour si si ce que vous dites sera soit est avéré pour procéder à cette libération a des relations ont des relations exécrables très mauvaises. Oui, c'est terrible. Non.

Et ce qui est très important, c'est qu'effectivement Berlin et Alger ont plutôt des bonnes relations ces derniers mois et ces dernières années. C'est pour ça que le président allemand Steinmer écrit euh au président algérien Teboun pour lui demander un geste humanitaire. Et j'ajoute qu'en plus les deux euh dirigeants allemands et algériens ont des bonnes relations personnelles.

On se souvient que au moment de l'époque du Covid, le président Teboun avait été soigné en Allemagne. Les médecins allemands lui avaient sauvé la vie. Donc il y a une espèce si vous voulez de de lien entre les deux pays à la fois politique et personnel.

Et donc ce sont les Allemands qui visiblement sont en train d'obtenir la la grâce de Boisem sal. Donc ça a été déterminant. Cette prise de position a été déterminante.

Mais tout à fait et puis Renault vient de le souligner, on est dans dans une relation extrêmement compliquée avec l'Algérie depuis quasiment un an et demi. Enfin pour pas dire une relation quasiment quasiment nulle. Euh enfin vraiment on était à un niveau de contact diplomatique extrêmement euh bas et agressif, même si les choses euh depuis quelques jours commençaient à se réchauffer un petit peu.

Euh c'est le patron de la DGSE, Lerner qui disait que les contacts diplomatiques avaient repris, mais clairement on était dans une position de dialogue extrêmement compliqué avec Alger alors que Berlin ne l'était pas. Est-ce que selon vous, attends attends, je vous passe le micro tout de suite Isabelle, mais est-ce que selon vous, Grégory Philips, euh le le le volet renégociation des accords de 1968 obtenu euh à l'arracher à la dernière seconde par le Rassemblement national, hein, euh est-ce que cette renégociation qui a été évoquée dans les dans dans les médias très largement a a influé sur cette décision de l'Algérie ? Honnêtement, je peux pas vous dire, je sais pas ce que je fais, c'est que il y a eu quand même des épisodes très nombreux.

Si on revient à l'été 2024, la brouille, c'est après sur la question du Sahara occidental où Emmanuel Macron reconnaît l'aspect marocain de ces territoires et là les choses s'en venî complètement. Après, il y a d'autres sujets qui sont très compliqués entre la France et l'Algérie. Les EQTF avec Bruno R qui était qui était parti dans un bras de fer en réclamant au fond d'avoir les compétences diplomatiques avec l'Algérie pour la distribution des visas.

Et moi c'était la seule chose que je voulais souligner, c'est que tout le monde avait dit Laurent Nugèz est trop le nouveau ministre de l'intérieur, il est trop mou avec l'Algérie, il faut faire un bras de fer et cetera. On a entendu, réentendu, que ce soit chez Darius Rogebin ou au grand jury dimanche le rangè en disant non en fait on est en train de rétablir des liens, ça va beaucoup mieux comme ça et on voit que finalement la méthode nugnaise a quand même plutôt mieux fonctionné que la méthode Retaillo sur cette histoire. Et vous savez, il y a un sujet extrêmement important.

Il y a il y a non, il y a trois sujets très importants. Boem sans salsier et peut-être libéré peut-être qu'il va passer par l'Allemagne pour être hospitalisé. Enfin, on sait que sa santé est défaillante.

Premier dossier euh 2è dossier, Christophe Glaise, ce journaliste sportif français qui est détenu, qui a été condamné à 7 années de prison. Un scandale, un c'est un scandale terrible. Il va faire un reportage sur un club de foot à Tiziu ou et il se retrouve en prison condamné à 7 années de détection.

Quand est-ce qu'on fera une émission sur la Kabili ? Parce que c'est ça le fond du problème. Il est retenu là-bas parce qu'il va voir un club de Kaby et que c'est devenu épouvantable aujourd'hui pour les Kabilles.

Je risque de créer un nouvel incident diplomatique. Je voudrais pas que ça nuise à Boem sans sal mais c'est devenu la situation est devenue très difficile pour le Attention Olivier Fort à l'Assemblée nationale qui réagit en direct. Olivier for longtemps la diplomatie c'est souvent l'art de la discrétion c'est la capacité à avancer sans pour autant en faire à chaque étape un outil de communication et c'est vrai que euh montrer ses muscles, ça ne sert souvent pas à grand-chose.

Voilà. Et donc la preuve en est faite une fois encore. Il reste encore triste.

Oui, absolument. Et il faut continuer à penser à lui et continuer à travailler dans les mêmes conditions et faire en sorte qu'il soit lui aussi libéré. sur la suspension des retraites.

Euh vous considérez ça comme une victoire. Pourquoi ? Si vous me posez la question, il faut être déjà à bout de la réponse, bah je considère que effectivement c'est une journée qui va être une journée importante dans ce débat sur le financement de la SQ puisque nous allons voidment la la réforme des retraites, vous le savez, la suspension va être votée par les députés tout à l'heure à partir de 15h, mais l'information du jour, on l'a appris il y a quelques minutes, c'est que l'Algérie accepte par geste d'humanité dit le communiqué de Gracier Boam Sans sans sal, on le rappelle qui avait été condamné à 50 prisons en juillet dernier en appel qui a qui a des graves problèmes de santé.

Enfin, sa famille a évoqué un cancer de la prostate. Donc, cet homme est fragilisé, il est âgé d'environ 80 ans et et sa santé fait que effectivement ne serait-ce que pour des raisons humanitaires, heureusement qu'on obtient ça. J'étais en train de vous dire avant Olivier Fort qu'il y avait trois dossiers en suspend.

Boem sans sal qui est peut-être en train de se régler. Christophe Glaise, ce journaliste emprisonné depuis un an et demi en Algérie, vous vous avez raison, c'est un scandale absolu, il faut se battre maintenant pour obtenir sa libération. Et puis il y a un troisème sujet et ça nous ramène à l'actualité de cette semaine, c'est la lutte contre le terrorisme au Sahel quand euh le patron de la DGSE, euh l'erner dit "On reprend les contacts petit à petit avec l'Algérie, on a un intérêt commun à finalement renouer des liens avec Alger." C'est ça, c'est la lutte contre le terrorisme au Sahel 10 ans après les attentats du Bataclan.

Donc souhaitons que le cas sans salle soit rapidement réglé, qui puisse arriver en Europe, en Allemagne ou en France. Nous verrons dans les prochaines heures. C'est vraiment tout ce qu'on souhaite.

Ensuite, il va falloir faire rentrer Christophe Glaise et puis à un moment donné, malgré tous les dossiers que qu'Isabelle vient d'évoquer, il va falloir renouer des relations avec Alger. On y est obligé, c'est impossible de ne pas s'entendre avec Alger. Thomas Misraki nous a rejoint également.

Ça va faire 1 an jour pour jour quasiment. Donc Wilam Sansal a été arrêté. C'était le 16 novembre 2024 et donc il est en passe d'être gracié par l'Algérie.

Pour le moment, pas plus de détails. Alger n'a pas donné de calendrier quant à sa libération. Non, ce que l'on sait de manière certaine effectivement, c'est que ça fait ça va faire un an qu' qu'il est en prison.

Il été condamné au mois de juillet dernier à 5 ans de prison. il a failli euh être relâché à plusieurs reprises. C'était le cas en juillet, c'était le cas un peu avant au mois au mois d'avril, mais à chaque fois pour des raisons diverses et bien sa libération et sa grâce euh n'ont pas eu lieu.

Ce qui est important de dire aujourd'hui, c'est qu'effectivement, on ne sait pas euh la manière dont cette grâce a été négociée. Ce que l'on sait depuis un peu plus de 24 heures, c'est que l'Allemagne aurait participé évidemment à à tout cela. Ce que l'on sait aussi, c'est que Paris et Berlin travaillent de concert pour tenter d'obtenir cette grâce.

Il faut quand même rappeler, Grégoris, c'est que c'est une bonne nouvelle, qu'il y a deux choses qui ont changé. D'abord sur le plan intérieur en France, il y a un gouvernement aujourd'hui qui est perçu de manière peut-être un peu plus positive par Alger. Alors évidemment, les autorités algériennes ne disent rien directement, mais on on voit dans la presse algérienne que les qualificatifs utilisés par exemple pour pour décrire Sébastien Lecornu ou Laurent Nun sont plus favorables et que donc on peut penser que les autorités algériennes sont peut-être plus enclins avec ce nouveau gouvernement.

La deuxième chose c'est et Greg l'a rappelé l'actualité internationale. Vous savez qu'on a beaucoup parlé du Mali dernièrement. Vous savez aussi que l'Algérie et la France ont coopéré vraiment beaucoup en 2013 au moment où les Français se sont lancés dans l'aventure malienne pour empêcher donc les les djihadistes de prendre le contrôle de Tombukuctou et de de Bamako.

L'Algérie avait déployé à ces frontières de très nombreux soldats pour sécuriser cette frontière là et ça c'est en passe peut-être de recommencer. Et ça ce sont des très bonnes nouvelles que un jour monsieur Glaise, ce journaliste emprisonné de façon inique, soit libéré par la dictature algérienne. C'est une bonne nouvelle.

Comme d'ailleurs la la sortie de Boem sans salle qui semble programmée puisque l'Algérie, je vous le rappelle, c'est l'information que nous avons apprise il y a quelques instants, accepte de gracier Boem sans salure des dossiers, on peut pas se réjouir que de cela. demeure des dossiers énormes. La violence institutionnelle contre les millions de Kabiles, c'est un sujet majeur.

Et puis et puis euh le reste de la politique, quoi. Je sais c'est pas pour au nom des bonnes relations qu'on doit ne pas examiner par exemple les accords de 68. Bonnes relations pour l'instant entre les deux hein, c'est sûr.

Mais mais en tout cas, les choses sont en train d'évoluer et les accords 68 euh ça évidemment Alger suit tout cela avec beaucoup de d'attention. L'une des craintes ces derniers jours, c'est que euh le vote euh en faveur de du texte du Rassemblement national puisse avoir une incidence négative sur euh euh sur la libération de euh de monsieur Sansal. Apparemment, apparemment, ça n'a pas été le cas.

Bon, euh on est avec Sabrina Agresti Roubach, ancienne secrétaire d'État chargée de la citoyenneté et de et de la ville. que vous l'intérieur et j'avais à gérer justement beaucoup de sujets notamment les occut donc juste bon bien sûr me je suis très ému en fait d'être avec vous sur ce plateau au moment où on apprend ça et j'étais de l'autre côté donc c'est une une magnifique nouvelle en premier pour pour lui pour boem sans sal pour sa famille et en réalité aussi pour les relations qu'on doit reprendre absolument avec l'Algérie que ça plaise ou pas l'Algérie est un pays souverain on peut pas aller dire aux autres ce qu'il doit faire c'est comme ça mais vous aviez assisté au durcissement des relations. Alors moi j'avais assisté même non j' alors moi [rires] j'ai pas j'étais avec le président de la République en 2022 lors du déplacement en Algérie pour les 4 jours.

Donc j'y étais et donc moi mon Tu avais été un tentinet tendu ? Non non non non non. Honnêtement, on a fait 4 jours non.

En plus, on est resté même un jour de plus puisque on fait Alger, on devait repartir à Paris depuis Aurant. On est reparti à Alger pour signer les accords d'Alger. Donc ça s'est très bien passé.

Tout était sur la table, les OQTF, les visas, on avait bien sûr les accords commerciaux, le gaz, enfin tout était passé en revue et c'est c'était le c'était si je puis dire le minimum. Non, moi j'avais plutôt assisté au départ pas au réchau au réchauffement mais à une continuité du président de la République donc Emmanuel Macron à ses relations avec le président Teboun. J'ai assisté comme vous effarez au durcissement des relations avec l'Algérie.

Enfin, il faut juste rappeler que euh fonctionnait comme l'a fait Bruno Rota et c'était son choix, c'était son droit, c'était son choix. C'était le ministre de l'intérieur. Vous voyez bien que ça a pas marché.

Moi, je ne crois pas à la diplomatie de la brutalité. Je ne crois pas à l'insulte. Je ne crois pas qu'on puisse parler à un pays souverain comme si on était encore son tuteur.

C'est pas possible. Et donc de l'autre côté, on n'est pas obligé, on n'est pas obligé, on n'est pas obligé non plus de cirer les pompes d'un gouvernement. La France a pas l'habitude de cirer les pompes.

C'était la fin de mon propos, j'allais dire et de l'autre côté la France bien sûr doit se faire respecter mais pas seulement avec l'Algérie. Ce que je veux dire c'est que nous on a des enjeux parce que vous parlez de la du Mali et vous avez bien fait de le rappeler. Oui.

Terrible sujet gros sujet. Je vous rappelle la décennie noire parce que si l'Algérie a peur de quelque chose, c'est probablement de ça le retour des les réactions qui continuent. Dominique Renier est en direct avec nous.

Bonjour directeur général de la fondation politique. Vous aviez signé une tribune en faveur de la libération de Boisam sal. D'abord votre première réaction à l'annonce de cette nouvelle.

Bonjour. Bah évidemment c'est une c'est une très bonne nouvelle. C'est un soulagement.

On imagine d'abord pour sans sal et et les siens ses amis. ça ne fait aucun doute. Et puis ensuite les questions se posent sur la la nature de cette décision, ce qui a pu la motiver, ce qu'elle signifie aussi aujourd'hui dans le contexte que nous savons difficile des relations entre euh euh l'Algérie et la France, mais aussi des relations entre le Maroc et l'Algérie.

Signifie d'après vous cette ce pas d'Alger pour finalement accepter de gracier Boilam sans sal, il y a des choses derrière. Oui, il est clair qu'il y a quelque chose parce que la le fait d'avoir accepté de le faire à la demande du président allemand est une manière de mettre la France de côté, ce qui est absurde. Mais enfin, en tout cas, c'est une façon de poursuivre une politique de tension avec la France qui demandait la libération de Bolem Sansal qui est français, il faut le rappeler, qui était détenu injustement, qui avait été condamné dans un procès qui n'était pas sérieux et qui avait été mis en prison depuis dans des conditions inacceptables. qu'il y a évidemment de la part de l'Algérie manière une mauvaise manière je dirais à l'égard de la France, une façon aussi probablement de chercher à l'humilier publiquement, ce qui n'est pas de bonne politique.

Et puis ça signifie que le le contentieux que que nous avons avec l'Algérie en ce qui concerne notamment la gestion des flux migratoires, notamment la questionuse des OQTF, c'est-à-dire l'acceptation par l'Algérie de délivrer, de laisser passer consulaires pour que la France puisse expulser ce qu'elle doit expulser et que l'Algérie s'est engagée à accepter dans le cadre des accords internationaux qui qui nous lit. Donc tout ça, ce sont des des contentieux enquistés qui n'avancent pas. Euh et aujourd'hui, on ne peut pas considérer que la libération de Bolhem Sans Salon a beaucoup commenté l'évolution de la politique française à l'égard de l'Algérie, politique de fermeté, politique de concession, pu de fermeté à nouveau et cetera.

Aujourd'hui, il est très difficile de savoir au fond ce qui fait que l'Algérie accepte de libérer Bem Sansal. à la demande de l'Allemagne, pardonnez-moi de vous couper, mais on a un nouveau premier ministre, on a un nouveau ministre de l'intérieur. Est-ce que ça peut jouer ?

Peut-être Olivier F il y a un instant disait la diplomatie c'est c'est la discrétion. La discrétion. Est-ce qu'effectivement est-ce qu'effectivement Alexis Corbiard nouvelle pardonnez-moi nouvelle réaction politique Alexis Corbiard depuis l'Assemblée nationale ?

écrit même si on n'est pas d'accord avec ce qui est dit les délits d'opinion les délits de plume ne doivent pas entraîner une détention et je suis très heureux de la libération de Bem sal je lui souhaite prendre établissement est-ce que ça condamne la méthode de Bruno lui il est arrivé à rien il y a fallu que Laurent all là-bas se remettre à discuter pour arriver à Ouais le le rotaïme est une impasse. C'est pas de la diplomatie c'est du bulldozer politique. Ça ne fonctionne pas.

Alors non non mais je trouve que on va tous un peu rapid rapidement en besogne. Vous avez commencé d'ailleurs vous Isabelle Saportage vous accuse. [rires] C'est alors là on vous écoute.

On vous écoute en gros c'est clair. C'est la faute à Rota maintenant que Rotaillot est parti comme Nugèz est là et qu'il est plus souple c'est la raison pour laquelle les Algériens ont libéré Boem sans sal. Je trouve que vous allez un peu vite en besogne.

J'ai alors ne me caricaturez pas non plus. Il se trouve que je trouve que le profil effectivement du nouveau ministre de l'intérieur est intéressant parce que c'est effectuellement quelqu'un qui vient du terrain et qui connaît et tous les les toutes ces questions là par cœur hein et qui a très bien compris les enjeux, vous le rappeliez Grégorie, de sécurité qu'il y a en fait à être bien avec l'Algérique. C'est pas un altruiste he Nunis hein, il pense juste comment il comment on peut faire pour éviter d'avoir des attentats chez nous en fait hein.

Donc il sait qu'il faut établir des ponts et faire en sorte que ça se tasse. Effectivement Bruno Rota qui a certainement énormément de talent par ailleurs, on a fait un casus bell et donc il a fait un bras de fer. Et Laurent Nunz rappelait d'ailleurs il y a quelques quelques jours que au fond on avait jamais l'Algérie n'avait jamais repris aussi peu d'Qutf que sous Bruno Rotaillot parce qu'il en avait fait quelque chose de politique.

Alors peut-être que on peut se dire les choses que c'est parce que Bruno Rotaillot en avait fait quelque chose de politique et que ça avait été aussi loin et que ça a été voté à l'Assemblée nationale que ça a débloqué les choses. Moi je pense que quand même l'Allemagne a été pour beaucoup a été de l'Allemagneas on a des informations complémentaires qui sont en train d'arriver, c'est très important. l'Algérie donc a accepté une demande de l'Allemagne.

He c'est bien une demande de l'Allemagne de Gratier l'écrivain franco-algérien. Il va être transféré en Allemagne. On apprend qu'un un avion militaire serait sur le point de décoller arriverait à Alger aux alentours de de 17h.

Une fois le passager embarqué, il retournerait en Allemagne cet écrivain franco-algérien pour y être Sébastien Glocorn, le premier ministre qui prend position lui aussi qui rer et je tiens à remercier du fond du cœur celles et ceux qui ont contribué à cette libération fruit d'une méthode faite de respect et de calme. M. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Monsieur le président, Monsieur le président Riman, permettez-moi donc maintenant de revenir au contenu de votre question que vous posez à la fois comme voilà petite phrase du premier ministre Sébastien Lecornu.

Je sais pas si vous avez décrypté le petit scud que le premier ministre envoyé à Bruno Rota. Il a loué la méthode de calme de calme de calme de Lauron Nug au passage les amis. Très bien.

Très bien. Donc première information ce petit scut c'est intéressant politiquement. 2e information, enfin moi, quelle humiliation que l'Algérie pays francophone voilà tout près géographiquement de la France et que la Méditerranée disent "OK, on va le renvoyer mais on le renvoie en Allemagne où il sera soigné par le système de soins allemand et pas français alors qu'il est suivi par des médecins français et puis après ben il reviendra en France." C'est c'est ça c'est quand même un tantinet sur le plan diplomatique humiliant pour la France.

Oui, cela montre à quel point les relations entre Paris-Alger effectivement sont mauvaises parce qu'il a fallu euh la demande du président allemand Jein Meyer pour effectivement euh que Teboun accepte de gracier pour l'instant Boilem Sans sal dit-il pour des raisons de santé pour qu'il soi soigné en Allemagne. Et à ma connaissance c'est une première. C'est inédit qu'un qu'un grand pays européen intercède entre entre la France et l'Allemagne.

Vous vous rendez compte ? pour qu'effectivement Bolem Sans sal soit soit soigné. Ça montre à quel point effectivement cette situation diplomatique était coincée.

On continue une analyse mais ce qu'on apprend là c'est qu'il va donc Alger accepte de le gracier. Boem sans sal va quitter sa prison là dans les minutes qui viennent. Ça va très vite.

Et et c'est l'information que Thomas vient de nous donner, c'est que la présidence algérienne dit qu'il sera transféré pour des raisons médicales et humanitaires en Allemagne à Berlin dans un avion militaire. dans un avion militaire allemand qui est est en train de de quitter l'Allemagne, qui va atterrir à Alger dans l'après-midi et qui sans aucun doute devrait repartir ce soir très rapidement avec Boilem sans sal à son bord. Juste je reviens sur ce qu'on disait au début de notre conversation sur la bonne relation qui existe entre Berlin et Alger.

D'abord, il y a pas eu les épisodes que nous on a connu. D'abord évidemment, il y a pas du tout la même histoire. année extrêque et puis aussi il faut le reconnaître entre le président Tbun algérien et le président allemand Steiner et en diplomatie ça compte et en diplomatie ça compte le président Teboun en plein Covid avait été hospitalisé en Allemagne pour y être soigné et on en caricaturant un peu, on dit que les médecins allemands lui ont sauvé la vie.

Ça joue aussi sans doute et et quand Steinmeer écrit au président Tboun euh faites un geste humanitaire libérer sans salle sans aucun doute ça a joué. C'est c'est ça montre aussi juste l'état de dégradation extrême quand même de nos relations avec l'Algérie et c'est mon mon père est algérien, ma mère aussi même si elle est n en France mais d'origine algérienne. Vous vous imaginez comment les les les gens les jeunes comme moi, les jeunes comme moi peuvent vivre aussi cette situation qui ont où où tu l'as, tu te dis mais à quel moment on va accepter que ça y est enfin l'Algérie n'a plus besoin de la France et la France n'a plus besoin d'Algérie.

C'est dire il y a plus de col ça y est c'est fini maintenant il faut mettref vraiment vous savez c'est comme une séparation c'est où tu acceptes que vraiment tu es séparé et tu passes à autre chose et tu parles normalement et vous faites bien Grégori de rappeler un truc c'est qu'on obtenait des choses avec Gérald Darmanin notamment sur les OCUTF sur les laisser passer consulaires pas qu'avec l'Algérie hein on va pas non plus exagérer parce qu'on avait des relations humaines avec d'autres madame la ministre on dit comme ça une ancienne ministre je me permets de vous interrompre parce qu'on est avec le président c'est ça du comité de soutien soutien Effectivement qu'on voit ici à l'image. Bonjour en direct avec nous et et de nous livrer vos premières impressions. Est-ce que déjà c'est une nouvelle que vous attendiez ?

Est-ce que vous vous avez été surpris ? Donc on on l'a appris il y a quelques minutes. Non, il y a quelques jours que l'on voit en tout cas une porte s'ouvrir et c'était bien la première fois qu'on était raisonnablement optimiste après une année de dur labeur et de dur combat pour la libération de Voilem.

Mais la médiation allemande a été absolument déterminante dans cette affaire et elle a permis de trouver une issue qui bien évidemment, vous imaginez bien, nous comble de joie et de bonheur et nous soulage tous autant les uns que les autres. à l'heure où je parle, je crois que Boem est dans un avion qui est en train de partir ou qui vient de décoller euh semble-t-il pour l'Allemagne. Et évidemment, nous sommes tous particulièrement heureux de cette de cette issue, sachant que l'on n'oublie pas qu'il reste encore un français qui est dans les prisons algériennes.

Christophe GZ qui lui il faut le rappeler a été condamné à à 7 ans de à 7 ans de prison au mois de au mois de juillet dernier et dont on espère bien évidemment aussi la libération. Arnaud Benedetti, comment va Boem sans salle ? On sait qu'il souffre d'un cancer, je crois, de la prostate.

Est-ce qu'il a été soigné pendant qu'il était incarcéré en en Algérie par des médecins algériens ? Dans quel état est-il aujourd'hui ? Est-il affaibli ? ce que l'on sait, c'est que en effet, il a été soigné.

Il a fait beaucoup d'aller-retours entre la prison Mustapha et la prison l'hôpital de Mustapha et la prison de Coléard. On avait reçu ces dernières semaines des éléments d'information qui étaient un peu inquiétants concernant une éventuelle fragilisation de son état de santé, mais vous savez, toutes les informations qui nous remontaient étaient des informations très difficiles à à à vérifier. Euh en tout cas, ce qu'on souhaite, c'est qu'il soit pris le plus rapidement possible en charge par les médecins allemands, ce qui va être le cas vraisemblablement puisqu'il devrait en principe être transféré à l'hôpital de la charité à à Berlin si les les informations que l'on me donne sont bonnes.

Voilà. En tout cas, ce qu'il a ce qu'il faut noter de Boem, c'est qu'il a fait preuve d'un immense courage durant cette année de détention, qu'il est resté tel qu'il est, c'est-à-dire un homme libre, un homme debout. Et c'est aussi une leçon qui nous a tous donné en effet de d'être d'être aussi fort et d'être aussi courageux compte tenu de son âge, il faut le rappeler et compte tenu de sa pathologie et compte tenu de son enfermement.

On signale les les les bruits que nous entendons de depuis votre iPad. Ce sont les appels que vous recevez. Évidemment, vous êtes extrêmement sollicité [rires] parce que vous êtes le fondateur du comité de soutien de Wem Sans sal.

Ça n'arrête pas. Peut-être une dernière question, même si bon voilà, on sait que vous allez devoir répondre à d'autres. Ouais. sur la combativité de Boem Sans il a jamais baissé les bras, il y a toujours cru.

Ah c'est pas tout ça fait quand on connait Bolhemm, c'est quelqu'un qui a toujours été déterminé et courageux dans dans son existence. Il ne il ne il ne baisse pas les fines devant euh devant le pouvoir quel qu'il soit. Donc il est resté tel qu'on le connaît, quelqu'un de fondamentalement libre qui n'a pas peur mais qui bien évidemment défend ses convictions et ses et ses idées.

Après, on imagine parce qu'encore une fois les informations n dont nos disposions étaient des informations très fragmentaires, très filtrées. On imagine que cette détention a été extrêmement difficile pour son pour son moral. Mais bon, on est très heureux de savoir que ce soir il sera libre et qu'il pourra retrouver ses filles, ses petits-enfants et son son épouse qui l'avait suivi, faut-il le rappeler, euh en Algérie lorsqu'elle a appris son incarcération.

Dans quelle ville d'Allemagne, Arnaud Bedédetti, dans quelle ville d'Allemagne se rend-il à Berlin ? En principe, il devrait atterrir à Berlin selon les informations moi dont je dispose, mais euh a priori, ça devrait être à Berlin qui devrait qu'il devrait atterrir dans l'après-midi puisque pour revenir sur l'information euh euh que vous nous avez donné, puisque'a priori il est en train de rentrer dans l'avion où il est même déjà en vol vers la France. C'est c'est un c'est un élément d'information qu'on m'a communiqué il y a tout juste quelques quelques minutes.

D'accord. Merci beaucoup Arnaud Benedetti. Bravo pour votre combat personnel que vous avez mené pour cet intellectuel franco-algérien et et il est récompensé votre combat.

Merci à vous maintenant tous les text que vous recevez à mon avis après être venu sur LCI, on vous libère parce qu'il y a les autres chaînes de télévision qui vous attendent. [rires] Merci Grégory. Partager n'appauvrit pas. partager d'appauv pas sur ce qui va se passer dans les prochaines heures.

Notre correspondante à Berlin nous dit qu'une arrivée de l'avion militaire allemand est annoncée aux alentours de 18h30 dans la capitale allemande à Berlin. Merci. Souvent de capital à capitale.

Voilà le mot qu'on va entendre le plus c'est enfin libre. Mais est-ce que vous partagez le constat d'Éric d'Éric Brunet qui dit que c'est quand même une émulation pour la France de pas y être arrivé seul. Il a fallu l'intervention de l'Allemagne.

Alors, je pense que pour le coup, je suis souvent d'accord avec Éric, mais là je suis pas d'accord parce que je crois pas que les excès de langage, notamment dans un contexte comme celui-là, soit bon. Tu te fais pas humilier quand tu as aidé quelqu'un à faire quelque chose, que ce soit un pays ami, un allié, c'est pas de l'humiliation. C'est juste qu'on était dans une position je la Non mais je la rappelle pas terrible.

Non, j'ai pas Non, maisouvage, c'est pas terrible ça. On va pas se dire qu'on soit vu les relations qui sont censées être les nôtres, voilà, on fait le maximum. Non, mais vous auriez été président de la République, vous auriez été premier ministre, ministre.

Bien sûr, c'est une formidable nouvelle pour la réalité c'est que on pourra pas enlever et après on peut me dire ce qu'on veut au moins aussi au président de la République parce que de temps en temps faut aussi le dire. Non mais la dernière macronice qui restera sur cette terre, c'est moi. [rires] Ce sera ça.

Vous vous inquiétez pas. On va encore rappeler tout à l'heure. On a encore rappelé tout à l'heure.

Et vous savez, je je crois je crois que beaucoup devraient s'en inspirer parce [rires] que à un moment donné, vous savez enfin expliquer que le président on le connaît plus et que en fait on n'est plus rattaché à lui et qu'en fait on a rien à voir avec tout ce qu'il a fait pendant 10 ans. Comment vous dire que les Français ont compris et ils leur feront payer aux prochaines élections ? Donc ça sur la scène internationale sur la scène internation sur la il est non seulement actif mais ce que je veux dire c'est que qu'est-ce qui compte ?

Est-ce que c'est plus sympa de commenter, de se dire un tel a été humilié ou pas ? Où est-ce qu'on a réussi à libérer l'un de nos compatriotes qui je le rappelle est quand même francoalgérien, c'estàd il a gardé sa nationalité algérienne et je le comprends d'autant plus que moi mon papa n'a jamais voulu prendre la nationalité française, vous voyez. Donc c'est c'est beaucoup plus complexe que ça.

Et ce que je veux dire c'est que sur la sur les accords du Sahara, vous savez quand c'était peut-être et je vais je prends une position personnelle, c'était peut-être pas bien pour la France de prendre position dans un conflit où même les Algériens et les Marocains, je parle des peuples hein, je parle pas des dirigeants, n'était pas exactement sur ça. Ils ont quand même d'autres sujets. Vous savez, c'est comme nous, on parle encore des retraites là où les autres sont en train de parler de l'avenir à 2050.

Donc ce que je veux dire, c'est que des erreurs en diplomatie, on en fait. On suit on on on essaie toujours de faire le mieux. Emmanuel Macron Emmanuel Macron fait beaucoup hein.

On peut pas dire ces deux quinquenas ne seront pas marqués par une grande vista sur le plan international et en particulier sur l'Afrique du Nord et en particulier sur l'Afrique. Il est pas quand il quand il a plaidé pour un 3è 3è mandat pour le président sénégalais qui n'avait le droit d'en faire que deux. Ça a été très mal vécu au Sénégal. ce qu'il a dit avec très mal vécu au Maroc, très mal vécu en Algérie, tout ce qu'il fait est mal vécu.

Alors vous alors vous avez vous avez peut-être peut-être raison, peut-être mais à un moment donné la complexité de ce monde et vous le voyez on a des guerres de partout enfin regardez, il y a Gaza, il y a Israël reconnaissance de la Palestine enf on peut pas dire que le monde de maintenant est celui de même il y a encore 15 ans et évidemment voilà les décisions sont super compliquées mais il y a beaucoup d'humains là-dedans dans la diplôme il y a beaucoup d'humains. On va repartir à l'Assemblée nationale parce que vous l'avez compris, les réactions sont extrêmement nombreuses les députés les uns après les autres. Donc salue cette libération de Boem sans salle.

Frédéric Delpêche, vous suivez donc toute l'actualité à l'Assemblée cet après-midi. On va retenir la phrase du Premier ministre qui a réagi il y a quelques minutes et qui dit que cette libération c'est le fruit, je cite, d'une méthode de respect et de calme. Oui, c'est ce qu'a dit il y a un instant Sébastien Lecnu dans l'hémicycle.

Le Premier ministre ne devait pas a priori intervenir cet après-midi dans cette séance de question d'actualité et il a pris la parole d'abord bien évidemment pour se réjouir publiquement de la libération de Boilebal et puis également pour expliquer qu'il s'agit d'une méthode de gouvernement qui a permis cette libération. Écoutez Sébastien Lecnu. Avant de répondre à votre question, vous me permettrez de réagir au nom du gouvernement de la République en exprimant notre soulagement à l'annonce des autorités algériennes d'avoir grâcié Bohem sans salle et nous souhaitons qu'il puisse rejoindre ses proches au plus vite, être soignés et je tiens à remercier du fond du cœur celles et ceux qui ont contribué à cette libération. fruit d'une méthode faite de respect et de calme. [applaudissements] [applaudissements] Et donc, vous l'avez vu, les députés se sont tous levés pour applaudir et saluer cette libération.

Beaucoup de réactions ici à l'Assemblée. On a entendu dans les couloirs Éric Coquel, Alexis Corbière ou d'autres députés venir se réjouir de la libération de Balemans sal et expliquer effectivement qu'il y avait urgence pour le gouvernement et bien à maintenir le dialogue avec Alger pour obtenir cette libération. Ah.