Julien Odoul : "Place Vauban, c'était le peuple de France !" (CNEWS)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteRéponse directe
Dans quel état d'esprit êtes-vous au lendemain du meeting de Marine Le Pen ?
- 1:10OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce qui va se passer ? Est-ce que vous allez continuer à beaucoup communiquer sur le procès ? Ou est-ce que vous allez communiquer sur autre chose ?
- 2:05OuverteRéponse directe
500 000 signatures pour la pétition, 20 000 adhésions, vous en parliez. Avec quel objectif ? À quoi ça peut aboutir ?
- 2:53OuverteRéponse directe
Pierre Lelouch, il y a un souci démocratique ?
- 4:04OuverteÉludée
À la fin de la journée hier, qu'est-ce qu'il a gagné dans la journée le français de base ?
- 5:55RelanceRéponse partielle
Vous n'allez quand même pas tenir un an et demi avec la protestation contre un jugement.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Invité politiqueFait
« la décision de justice qui concerne Marine Le Pen est une décision politique. »
- 0:37Invité politiqueFait
« c'était une grande communion patriotique autour de nos valeurs, autour de la liberté, autour de la démocratie »
- 1:42Invité politiqueChiffre
« Nous avons eu 20 000 adhésions en 48 heures. »
- 2:21Invité politiqueFait
« La signature de la pétition, ça montre déjà un soutien franc et massif autour de Marine Le Pen, contre ce jugement extrêmement politisé »
- 2:34Invité politiqueFait
« aucune démocratie ne fait ça, aucune démocratie ne ferme une grande chaîne de télévision, aucune démocratie n'interdit à la présidente du premier parti d'opposition de se présenter la présidentielle. »
- 4:56Invité politiqueFait
« On nous a tout retiré depuis 30 ans. On ne reconnaît plus notre pays. »
- 5:06Invité politiqueFait
« Il se transforme avec notamment les vagues migratoires. »
- 5:11Invité politiqueFait
« On nous a appauvris à un niveau hallucinant, indécent, particulièrement depuis 2017. »
- 7:21Invité politiqueFait
« Ça n'aura aucun impact, aucun lien sur notre capacité de censurer ce gouvernement. »
- 8:10Invité politiqueFait
« À part de la parlote, à part des incantations et des slogans, ce gouvernement ne fait rien. »
Temps de parole
- Julien Odoul59 %
- Invité26 %
- Présentateur15 %
≈ 1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Julien Audoul, député Rassemblement National de Lyon, avec nous ce matin. Bonjour Julien Audoul. Bonjour. Merci d'être là. Dans quel état d'esprit êtes-vous au lendemain du meeting de Marine Le Pen ? On a entendu Louis Alliot, on a entendu Jordan Bardella, et ce message qui est passé, j'allais dire puissamment en tout cas, qui a été martelé, c'est que la décision de justice qui concerne Marine Le Pen est une décision politique. C'est ce que vous vouliez dire.
Oui, et puis on sort d'un moment extrêmement important. C'était une grande communion patriotique autour de nos valeurs, autour de la liberté, autour de la démocratie, qu'on ait pu rassembler autant de monde en aussi peu de temps, place Vauban hier à Paris. Je trouve que c'était un moment extraordinaire, avec une marée de drapeaux tricolores. Remarquez que les autres rassemblements politiques avaient d'autres orientations, d'autres connotations. On avait d'un côté les trois masses avec une nuée de drapeaux politisés, de slogans haineux. De l'autre, on avait, j'allais dire, un colloque européiste autour de Gabriel Attal et des macronistes.
Là, on avait véritablement le peuple de France qui était rassemblé autour de ce qui nous unit, c'est-à-dire la démocratie.
La question qu'on se pose, c'est « et maintenant ? » Qu'est-ce qui va se passer ? Est-ce que vous allez continuer à beaucoup communiquer sur le procès ? Ou est-ce que vous allez communiquer sur autre chose ? Peut-être plus parler des problèmes des Français ?
La politique va évidemment reprendre ses droits. Encore une fois, le saccage macroniste ne s'arrête pas en cette période. Nous avons évidemment intérêt à défendre des Français sur les sujets qui les concernent. Le pouvoir d'achat, les retraites, l'insécurité, l'immigration. Mais je leur dis « rester mobilisés, continuer d'adhérer au RN ». Nous avons eu 20 000 adhésions en 48 heures. C'est une marque de soutien extraordinaire. Continuer à signer la pétition et continuer à préparer l'alternance. Parce que le vrai changement politique qui est nécessaire dans notre pays, on le voit à tous les niveaux, il se fera dans les urnes en 2027 ou avant s'il y a une dissolution.
Donc il faut rester mobilisé.
Alors, 500 000 signatures pour la pétition, 20 000 adhésions, vous en parliez. Avec quel objectif ? À quoi ça peut aboutir ? Mais ça peut aboutir justement... Et notamment la signature de la pétition ?
La signature de la pétition, ça montre déjà un soutien franc et massif autour de Marine Le Pen, contre ce jugement extrêmement politisé qui a choqué beaucoup de monde. Et bien au-delà du Rassemblement National, les grandes voix qui se sont exprimées ces derniers jours montrent bien qu'il y a un malaise avec cette décision, montrent bien qu'on est une anomalie dans le monde, qu'aucune démocratie ne fait ça, aucune démocratie ne ferme une grande chaîne de télévision, aucune démocratie n'interdit à la présidente du premier parti d'opposition de se présenter la présidentielle.
Donc il y a un vrai sujet, il y a un vrai souci démocratique et je pense qu'il aujourd'hui fédère des millions de Français.
Pierre Lelouch, il y a un souci démocratique ? Il y a un problème sur cette notion d'inégibilité mais je rappelle qu'à l'époque Marine Le Pen et l'ERN étaient favorables à ce principe qui a été voté dans la loi qui a suivi l'affaire Caïsac, que moi je n'avais pas voté à l'époque. Enfin, c'est un peu l'arroseur arrosé. Ce que je crois c'est que Marine Le Pen a un problème quand même, comme candidate, c'est très curieux ce qui se passe. Vous avez des sondages qui la placent à 37-38 points largement en tête et de l'autre vous avez des Français qui disent, dans le fond, la peine est méritée. Et c'est ça qui est compliqué.
Pour elle, de faire campagne sur la dénonciation des juges, c'est aussi une mauvaise idée dans la mesure où elle veut être président de la République, garant des institutions et de la séparation des pouvoirs. Donc c'est pas simple. Je crois que l'ERN hier a fait une démonstration de force qui était assez réussie au sens où ils ont montré qu'il y avait une protestation contre cette affaire d'inégibilité. Reste que, à la fin de la journée hier, si vous placez à la place du français de base, qu'est-ce qu'il a gagné dans la journée ? Bah pas grand-chose. Il a vu des drapeaux algériens et palestiniens d'un côté. Il a vu M.
Attal expliquer qu'il va faire, si les présidents, l'inverse de ce qu'a fait Macron depuis dix ans, c'est-à-dire ruiner la France et la mettre avec 3000 milliards de dettes. Et quant à Mme Le Pen, on ne sait pas très bien, puisqu'il n'a jamais été question de projets, de programmes, de lignes. Et ça, Thomas Bonnet le disait très justement hier. Si vous êtes un français de base, cherchez où vous allez voter. On n'a pas entendu la moindre politique sérieuse, programmatique, dont le pays est pourtant à urgent besoin.
Je vais vous dire ce que m'ont dit mes concitoyens, que je ne considère pas comme des français de base, parce qu'on est tous égaux, on est tous égaux devant la loi. Moi, je le mets dans les français de base. Et tous, non mais attendez, pour moi, il n'y a pas des élites et des français de base. Il n'y a pas les sans-dents et puis les autres. Mais moi, ce que m'ont dit mes concitoyens, c'est qu'on nous a tout retiré depuis 30 ans. On ne reconnaît plus notre pays. Il se transforme avec notamment les vagues migratoires. On nous a appauvris à un niveau hallucinant, indécent, particulièrement depuis 2017. Et aujourd'hui, on cherche à nous retirer notre liberté de voter.
Et il y a un sentiment vraiment de ras-le-bol, de se dire, mais en fait, ils veulent qu'on soit de gentils petits robots. On est totalement muselés. On ne peut plus regarder nos programmes télé, on nous retire nos chaînes. On ne peut plus voter pour la candidate en qui on place nos espoirs. Mais qu'est-ce qui nous reste ? Moi, c'est vraiment le sentiment qui m'a été exprimé sur les marchés auprès de mes concitoyens qui expliquent la mobilisation. Et ce n'est pas un sujet anodin, encore une fois. C'est un grand sujet à la fois sur la capacité d'un peuple de décider son orientation politique, la destinée de son pays et les dirigeants qu'ils souhaitent pour conduire cette destinée.
J'entends bien, mais vous n'allez quand même pas tenir un an et demi avec la protestation contre un jugement. Il va quand même falloir aligner des propositions complètes pour la direction de la France.
Mais nous le faisons au quotidien, Pierre Lelouch.
Enfin, moi, je ne les entends pas trop. Et hier, je ne les ai pas entendus du tout. Donc, voilà, je me permets de...
Vous nous écoutez à l'Assemblée nationale. Vous regardez et vous écoutez Jordan Bardella ou Marine Le Pen. Nous avons des propositions très claires sur tous les sujets. Nous défendons nos électeurs régulièrement. Nous avons un projet alternatif qui est très clair. Nous avons peut-être le seul projet qui est très clair. Vous écoutez... Enfin, peut-être Mélenchon a un projet aussi détestable qui est aussi très clair dans son style. Mais vous écoutez Gabriel Attal qui cherche à ratiboiser ce qu'a fait Emmanuel Macron et ce qu'a fait son propre gouvernement quand il était Premier ministre. Je ne pense pas que ce soit extrêmement clair pour les Français.
D'où l'urgence d'avoir des alternatives claires et solides. Or, ce n'est pas en prenant la position que vous avez sur les retraites que vous crédibilisez votre projet. Je vous le dis franchement. C'est même un tue-l'amour, une position pareille.
Si vous voulez qu'on refasse le débat sur les retraites, on peut le faire. Là, on n'aura pas le temps ce matin. Mais justement, tiens, à l'Assemblée, est-ce que ça va avoir un impact sur votre comportement à l'Assemblée, cette décision de justice ? Et en clair, est-ce que vous allez censurer, dans les semaines qui viennent, François Bayrou, ou est-ce que la décision du débat sur l'énergie va, j'allais dire, calmer votre colère ?
Ça n'aura aucun impact, aucun lien sur notre capacité de censurer ce gouvernement. Notre censure sera motivée et dirigée uniquement par la défense des Français, l'intérêt national. Effectivement, M. Bayrou prend une très mauvaise pente ces dernières semaines puisqu'il y a une négation totale du réel et des urgences sociales, notamment, que ce soit sur tous les sujets. D'ailleurs, le débat sur l'immigration, sur l'insécurité, sur le pouvoir d'achat et les retraites. Donc, nous ne serons pas tenus par quelque décision que ce soit. Nous, si on doit censurer, on censurera.
La probabilité que vous censuriez, François Bayrou, augmente ou pas ? Ou est équivalente ?
Elle augmente au fur et à mesure des jours et des semaines où ce gouvernement ne fait rien. À part de la parlote, à part des incantations et des slogans, ce gouvernement ne fait rien. Moi, j'observe aussi, sur un sujet très précis, sur l'interdiction du voile dans les compétitions sportives, on a observé les divisions, voire les fracturations au sein de ce gouvernement, les attermoiements. Moi, j'attends concrètement que le texte du Sénat, la proposition de loi du Sénat, soit à l'ordre du jour de l'Assemblée, ce qui n'est toujours pas le cas. Merci beaucoup, Julien Audoul.
Julien Odoul