Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 9 septembre 2014 13 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsImmigration & asileSolidarités & familleEurope & international

UDT FNJ à Fréjus - Discours de Julien Sanchez

Source d'origine 1 locuteur

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 25 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:09PrésentateurChiffre
    « le Front National pesait 5% des voix et c'est vrai que c'était une période qui n'était pas aussi florissante qu'aujourd'hui. »
  • 2:57PrésentateurChiffre
    « On voit 5% en l'an 2000, puis 17% en 2002, 5% à nouveau en 2007, 18% en 2012, 25% aux dernières élections européennes. »
  • 7:27PrésentateurChiffre
    « Ça implique d'avoir des éducateurs spécialisés qui sont recrutés spécialement par l'éducation nationale, deux dans ma commune. »
  • 7:33PrésentateurChiffre
    « un budget pédagogique par enfant qui est à peu près de 900 euros. »
  • 7:17PrésentateurChiffre
    « je me suis rendu compte qu'il y avait, rien que dans ma commune, sur un an, 22 nouveaux enfants dits allophones. »
  • 10:01PrésentateurFait
    « Jean-Marie Le Pen, plus jeune député de France. »
  • 10:03PrésentateurFait
    « Marion Maréchal-Le Pen, plus jeune député de France également. »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Présentateur

Bien mes chers amis, monsieur le maire, monsieur le maire également, je suis très heureux d'être à Fréjus parce que c'est vrai que David je le connais depuis pas mal d'années maintenant, on a dit qu'on était des bébés Le Pen, donc c'est vrai qu'on se connait depuis pas mal d'années, on a travaillé ensemble aussi et c'est toujours émouvant de voir qu'un de nos amis a réussi à gagner une grande ville comme Fréjus, parce que c'est difficile, c'est un combat bien sûr qu'il a fallu mener depuis des années, comme Steve d'ailleurs à Hénin-Beaumont et justement de ça on va en parler, on va parler de l'implantation locale. Alors le Front National n'est pas un parti comme les autres et heureusement.

Julien m'a demandé un petit peu de parler de notre parcours à chacun et de vous expliquer le cheminement qui nous a amené au Front National et ensuite le parcours que nous avons fait après. Tout d'abord je voudrais dire que je suis issu d'une famille politisée, moi mes parents étaient de l'autre côté, ils étaient CGT, communistes, mes grands-parents pieds noirs, Algérie française et plutôt souverainistes. Donc autant dire que le dimanche dans les réunions de famille c'était très animé et c'est pour ça que j'ai voulu moi me positionner et m'intéresser à la politique pour avoir aussi un avis, des idées à défendre et aussi pour me battre pour le bien public.

Alors en 1995, j'avais 12 ans, je me suis intéressé à l'élection présidentielle à laquelle Jean-Marie Le Pen était candidat et c'est vrai que moi ce sont les gens du Front National à l'époque déjà, Jean-Marie Le Pen, Marie-France Thierbois, Jean-Claude Martinez qui m'ont convaincu quand je regardais la télévision parce que c'était les seuls à avoir du bon sens, à dire les choses clairement, simplement et à dire en fait ce que j'entendais, les gens dans la rue dire tout simplement tout bas, et bien eux le disaient tout haut, n'avaient pas peur de le dire, même s'ils se faisaient insulter, vilipender.

Je crois que l'honnêteté c'est déjà ce qui caractérise le Front National et le bon sens également. Alors j'ai adhéré au Front dans la foulée en l'an 2000. A l'époque, il fallait vraiment être motivé parce que la scission avec Bruno Maigret venait de se faire, le Front National pesait 5% des voix et c'est vrai que c'était une période qui n'était pas aussi florissante qu'aujourd'hui. On avait eu une traversée du désert qui avait duré quelques années. Alors le Front National n'est pas un parti comme les autres, d'abord parce que quand je suis arrivé, le Front National était déjà une famille.

On voit la différence avec d'autres partis politiques, il y a vraiment un lien convivial, on peut approcher les dirigeants, on peut discuter avec eux, ils sont accessibles. Et je pense que ça c'est important dans un parti politique de ne pas être coupé de la base, de ne pas être coupé tout simplement des Français. Alors on ne venait pas au Front National à l'époque pour avoir un poste, il n'y en avait pas à prendre, et tous ceux qui ont connu cette période savent qu'un mouvement politique connaît des hauts et des bas. On voit 5% en l'an 2000, puis 17% en 2002, 5% à nouveau en 2007, 18% en 2012, 25% aux dernières élections européennes.

Tout c'est possible en politique et on ne sait jamais de quoi demain est fait. Et c'est pour ça qu'il faut toujours être humble et continuer à militer inlassablement parce que même si un jour on fait 5%, vous voyez quelques années plus tard on peut se retrouver à 25% parce que les gens changent, les gens fluctuent, les gens tout simplement observent ceux qui sont au pouvoir. Et à un moment, comprennent, voient que ceux qui n'agissent pas sont mauvais et qu'il faut parfois essayer le changement.

Et ils évoluent aussi, on le voit dans les sondages aujourd'hui, qu'il y a des anciens socialistes, des anciens communistes, des anciens UMP qui nous rejoignent petit à petit parce qu'ils comprennent justement que le Front National est constant et défend depuis des années une ligne politique claire et cohérente. Alors comment est-ce qu'on en arrive à être élu maire à nos âges ? Comment est-ce qu'on s'implante localement ? C'est ce qu'on va voir aujourd'hui. C'est vrai que l'implantation locale c'est important, je vous le disais, c'est un travail qui se fait au quotidien. Je vous invite d'ailleurs à vous implanter dans vos vies, vous-même, à commencer dès maintenant.

Vous êtes jeune, c'est maintenant qu'il faut commencer. On a commencé à vos âges. David a adhéré au Front très jeune, Steve également, moi également. Il faut le faire, il faut s'investir, il faut se faire connaître et il faut montrer le vrai visage du Front National, le vôtre, celui de personnes naturelles, de bon sens et sincères. Il faut être soi-même. C'est déjà la clé d'une réussite, c'est d'être soi-même, de ne pas jouer un rôle et de dire les choses telles qu'on les pense. Je crois que l'implantation locale c'est évidemment aller au contact des gens, discuter, c'est quelque chose qui prend du temps, ça nous prend nos week-ends, ça nous prend nos soirées.

Mais encore une fois, c'est comme ça qu'on gagne. Ce n'est pas simplement en étant sur une affiche lors d'une élection et en attendant que l'élection se fasse. Ça ne s'est jamais fait comme ça et une élection locale, ça se conquiert en quelque sorte. C'est quelque chose qui nécessite une bataille et qui nécessite un investissement sans faille. Alors une fois qu'on y est, en quelque sorte, ça nous permet de découvrir beaucoup de choses. C'est aussi ce dont j'avais envie de vous parler. David vous en a parlé pour Fréjus.

J'ai envie de vous en parler pour Bocquer, une commune de 16 000 habitants qui est aussi la quatrième ville de son département, le département du Gard, une ville d'art et d'histoire, une ville où coule le Rhône, une ville qui est magnifique que je vous invite à découvrir aussi. Et c'est vrai que quand on est élu maire, on se rend compte de beaucoup de choses qu'on ne connaissait pas forcément, puisqu'on touche de près à la fois le clientélisme de nos prénécesseurs. On touche... Moi, je regarde chaque facture qui passe, bien sûr, à la mairie, chaque chose qui est payée par la mairie. Je la regarde, je la signe, je la contresigne. C'est quelque chose qui prend énormément de temps.

Et c'est vrai que là, on s'aperçoit du gaspillage de la fonction publique. Et on se rend compte que dans une commune de 16 000 habitants, il y a un gaspillage énorme. Alors qu'est-ce que ça doit être dans les 36 000 autres communes de France ? Et quelles sources d'économie on peut avoir en étant vigilants et en travaillant ? On se rend compte aussi de beaucoup de dispositifs négatifs qu'on ne connaissait pas forcément. J'ai évoqué cette semaine dans une tribune le cas des élèves allophones. Alors, je l'avais évoqué avec un peu d'humour. Les journalistes l'ont repris. Ça a fait la une du site de Closer parce que j'avais osé citer ou paraphraser Nabila avec les élèves allophones.

Alors, personne ne connaissait, quand je parlais des allophones, les gens me disaient « Mais c'est quoi allophone ? » Donc c'est vrai que j'avais paraphrasé Nabila du coup. Alors, les élèves allophones, en fait, vous savez que les socialistes et l'UMP aiment bien employer des mots que personne ne comprend pour masquer ce qui se cache derrière ces mots. Les allophones, ce sont des primo-arrivants. Ce sont des gens qui ne parlent pas français, qui viennent d'arriver sur notre sol. Et on les a appelés allophones pour que personne ne sache ce que c'est, en fait. Alors, les élèves allophones, je l'ai dénoncé cette semaine parce que j'ai fait la tournée des écoles. Steve l'a fait, David aussi.

C'est le rôle d'un maire. Dans une rentrée des classes, on va visiter les écoles, on rencontre les enfants, on rencontre les enseignants. Et c'est vrai que je me suis rendu compte qu'il y avait, rien que dans ma commune, sur un an, 22 nouveaux enfants dits allophones. Alors, qu'est-ce que ça implique financièrement ? Ça implique d'avoir des éducateurs spécialisés qui sont recrutés spécialement par l'éducation nationale, deux dans ma commune. Donc, deux salaires d'enseignants sur un an. Et puis, également, un budget pédagogique par enfant qui est à peu près de 900 euros. Donc, 22 fois 900 euros, plus le salaire de deux enseignants.

Ça, pour une commune de 16 000 habitants, c'est le dispositif allophone. Vous imaginez ce que ça doit être à Marseille, à Béziers ou dans les grandes villes. C'est du gaspillage d'argent public. Je crois qu'il faut un jour avoir une réflexion sur le sujet de l'immigration. Et le fait d'être maire nous permet d'avoir accès à des données auxquelles nous n'avions pas forcément accès auparavant. Et de voir, justement, localement également, le gaspillage qui peut être fait et qui peut être dû à l'immigration. Alors, il y a aussi, évidemment, des choses positives lorsqu'on est élu local. D'abord, c'est quelque chose de formidable.

Parce que, aussi bien David, Steve, que moi-même, nous avons siégé dans l'opposition, dans un conseil régional. Et c'est vrai qu'objectivement, être dans l'opposition, au bout d'un moment, ce n'est pas forcément très intéressant. Ce qui est intéressant, c'est de pouvoir diriger soi-même et de pouvoir impulser quelque chose à sa commune. Je crois que ça sera peut-être notre fierté dans six ans de pouvoir avoir un bilan et de pouvoir dire ce qu'on a fait concrètement pour la vie des gens. Alors, ça, c'est le point positif. Mais c'est vrai que nous avons des adversaires.

David le disait tout à l'heure, il y a des gens qui n'ont que ça à faire, des gens à qui, peut-être, on a donné un sens à leur vie en étant élus. Parce qu'ils n'avaient rien à faire de leur vie. Et, finalement, le fait qu'il y ait des maires Front National qui soient élus, ça leur a donné une importance, un sens. Ils se sentent résistants, ils nous font du harcèlement démocratique. C'est comme ça qu'ils appellent ça. Moi, chaque fois que je me balade dans Boker, j'ai une espèce de folle qui arrive et qui prend 300 photos de moi avec mes adjoints pendant toute la soirée pour montrer qu'elle est là et qu'elle me surveille. Donc, vous voyez, à un moment, je crois que c'est psychiatrique.

Mais bon, en tout cas, c'est le harcèlement démocratique. S'ils appellent ça comme ça, soit on le subit, ça les amuse, ça occupe leur vie. Ils font autre chose que d'être dans les cafés pendant ce temps-là. C'est très bien. Il ferait bien, peut-être, de trouver du travail. Mais bon, ça, c'est autre chose. C'est logique de... Et puis, quand on a été élus, pour vous montrer un petit peu la responsabilité qui pèsera sur vos épaules quand vous serez élus. Parce que j'ai vu le sondage d'hier aussi et je peux vous dire qu'effectivement, s'il y a une dissolution, on va avoir énormément de députés. Donc, certains d'entre vous en feront peut-être parti. Je le souhaite.

Je souhaite qu'il y ait des jeunes à l'Assemblée nationale parce que le Front National a toujours fait la place aux jeunes. Jean-Marie Le Pen, plus jeune député de France. Marion Maréchal-Le Pen, plus jeune député de France également. Le Front National n'a aucun problème avec les jeunes. Il leur a toujours fait leur place. D'ailleurs, la plupart de nos maires sont quand même assez jeunes également. Alors, ce que nous avons subi en arrivant, je vais vous le décrire quand même en quelques mots avant de laisser la parole à notre secrétaire général. Eh bien, j'ai été élu le 30 mars.

Et ensuite, les personnes qui ont pris la parole, on a eu le maire de Farsienne en Belgique qui a dit, voilà, c'est un maire Front National qui est élu, donc je ronds le jumelage avec la ville. Bon. Alors, ça, c'est quand même assez fort. Moi, je ne connaissais pas ce maire. Je ne savais même pas de quelle étiquette politique il était. Parce qu'il me semblait que quand il y avait un jumelage entre deux villes, c'est entre deux villes, quoi. On ne s'intéresse pas à l'étiquette politique du maire. C'est un lien historique qui existe entre des villes. Moi, il aurait été communiste, socialiste ou autre. Je m'en fous complètement. Enfin, voilà, il y a un lien entre deux villes. C'est comme ça.

Eh bien, il a dit qu'il allait rompre le jumelage parce que c'était scandaleux d'avoir un maire du Front National. Tant mieux. On fera un jumelage avec d'autres personnes. Ce n'est pas très grave. Et puis, on a eu un festival de musique électro qui, le lendemain de l'élection, a aussi annoncé qu'il s'annulait parce que le maire était Front National. Alors ça, voilà, c'est l'ouverture d'esprit des gens. Après, ils vont dire que c'est nous qui avons quelque chose contre la culture. Je crois que moi, je n'ai pas annulé de spectacle en particulier. Je n'ai censuré personne. En revanche, certains sont partis d'eux-mêmes. C'est tant mieux.

Ça a peut-être évité quelques seringues à côté des arènes, comme ça s'était passé l'année d'avant. Je vous le disais, on est assez épiés. On est harcelés démocratiquement, y compris par des gens qui n'ont pas tout leur esprit, on va dire. Et nous n'avons effectivement pas le droit à l'erreur. Donc on doit travailler. On doit être à 7 jours sur 7. On doit être dans nos villes, surveiller ce qui se passe, surveiller chaque facture qui passe, surveiller chaque parafeur. Parce que des parafeurs, on a des tonnes qui arrivent sur notre bureau tous les jours. On doit signer des tonnes de documents. Mais il faut le faire.

Il faut le faire pour montrer qu'une ville, Front National, il n'y a pas de raison que ça se passe mal. Au contraire, on peut avoir des gens qui s'impliquent, qui font du boulot. Et c'est ça que je vous demande aussi de faire. Investissez-vous, travaillez, militez, engagez-vous dans vos villes. Montrez aux gens que les jeunes du Front National sont des jeunes qui ont envie tout simplement de sauver leur pays face à tous les dangers qui les menacent. Marine Le Pen en parle suffisamment et vous le dit et va vous le dire très clairement demain également. Mais soyez vous-même, soyez naturel, soyez sincère, investissez-vous et montrez que vous êtes l'avenir.

Je suis encore une fois très heureux d'être ici aujourd'hui et de voir que nous avons énormément de jeunes dans cette pièce. Ça me fait super plaisir. Nous qui avons connu des années qui étaient moins florissantes, qui étaient un peu plus difficiles, on voit qu'aujourd'hui l'avenir est avec nous. Et en tout cas, on vous souhaite le meilleur. Donc n'hésitez pas à venir nous parler tout à l'heure, en dehors de nos discours. Si vous avez des questions à nous poser, si vous avez des choses à nous demander sur le quotidien dans nos municipalités, sur notre investissement. Parce que c'est vrai qu'en un quart d'heure, c'est difficile de tout dire.

Mais n'hésitez pas à venir nous voir, on est là toute la journée. Donc voilà, je vous souhaite une bonne journée et à tout à l'heure.

UDT FNJ à Fréjus - Discours de Julien Sanchez · Pourquijevote