L'édito de Laurence Ferrari du mercredi 16 avril
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à tous, bonsoir à toutes. Bienvenue dans le Punchline aujourd'hui sur C News et sur Europe 1. Tous ceux qui portent un uniforme dans notre pays sont des cibles potentielles.
Les policiers, les gendarmes et les personnels pénitentiaires ne le savent que trop bien. Eux qui tombent régulièrement sous les balles ou les cous délinquents. Ce que nous démontrent les dernières attaques terroristes coordonnées contre les prisons.
C'est un nouveau type de menace, un harcèlement direct et national des agents de l'État. une tentative d'intimidation à l'échelle du pays qui montre l'état d'impunité dans lequel se sont aujourd'hui les narcotrafiquants ou leurs acoles. Et encore, je trouve que le mot intimidation est faible.
C'est un défi qui est lancé, une bataille de territoire, une guerre que l'État français pourrait bien perdre. Comme les magistrats marseillais en faisaient le triste constat en 2024 devant la commission d'enquête du Sénat. La guerre est déclarée, celle-là, elle est bien réelle.
Nos agents pénitiaires ont peur. Ils doutent de la capacité de l'État à assurer leur sécurité. Ils n'ont pas tort.
Les Français ne sont pas loin de penser comme eux. Alors à quand un vrai plan marchal de la sécurité, une vraie prise de conscience sur l'état de délicence dans lequel est en train de sombrer notre société, il n'est plus l'heure de dresser les constats, mais de passer à l'action. On en débat ce soir dans Punch Lin.
Marina Ferrari