Présidentielle 2027 : Le Pen ou Bardella en tête, le camp Macron en perte de vitesse|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Et nous reviendrons dans quelques instants à cette escalade entre l'OTAN et la Russie. Mais d'abord ce sondage extrêmement spectaculaire, votre sondage Frédéric Dab. Merci beaucoup de nous avoir rejoint.
IFOP pour Sud Radio et l'opinion que nous développons ici. On va tout de suite le détailler avec vous. Manon Aubri, député européenne et les filles.
Bonsoir madame la député, merci d'être là. Merci à Natacha Polonie. Bonsoir madame.
Bonsoir. Et merci à vous Renault Pila. Bonsoir à tous.
Regardez, regardons tout de suite la une des puisil y a premières hypothèses, plusieurs hypothèses qui ont été testées et arrêtons-nous au premier la première sensation du jour, c'est la percé de Raphaël Gluxman à 15 %. Oui, elle est concomitante d'une forme d'effondrement des candidats du bloc central, hein. C'est le premier sondage publié depuis presque 4 mois et c'est vrai que il y a encore 4 mois, il y avait une sorte de dissociation entre un président de la République, un populaire, une crise politique et il y avait pas d'impact sur les figures du du bloc central.
L'impact est réel, elles sont très fortement touchées. Édor Philippe était entre 21 et 24 % il y a encore quelques mois et clairement le réceptacle d'un électoratroniste, c'est Raphaël Luxman. Ce qui est très intéressant quand on voit cette première hypothèse avec Marine Le Pen, c'est que le seuil de qualification pour le second tour serait, soyons bien sûr prudent, serait très bas puisque et Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Luxman Édouard Philippe peuvent prétendre se qualifier derrière l'intouchable en terme de dieu, en terme d'écart du centre de Le Pen ou Bard.
On va tout détailler évidemment la force du RN et Marine Le Pen et Jordan Bella et où les deux toute façon sont très forts la situation de monsieur Mélenchon, la curiosité autour de Villepin 5 % est-ce que c'est peu c'est beaucoup mais restons un instant sur Gluxman he ce phénomène de la gauche quoi traditionnel comment appelez ça Renault Pil est-ce que vous l'appelez cette gauche là social-démocrate un espace social-démocrate social européen certains l'avaient enterré certains l'avent Certains l'avaient enterré mais on se retrouve là avec une candidature effectivement qui est élevée Mais deux points. Premièrement, c'est la classique valeur refuge. C'est une valeur refuge pour l'instant parce que vous avez les Macronistes de gauche qui sont partis et donc vous avez effectivement Gluxman qui récolte les voix des Macronistes de gauche.
Attention aux candidatures refuge, on sait ce que ça donne en en campagne. Deuxème point, une élection, c'est pas une statique, c'est une dynamique. La campagne compte énormément.
Là c'est une photo aujourd'hui. Oui. Et on est loin bien sûr.
On est loin. On est loin. Mais effectivement c'est une bonne base de départ.
Après tout reste à faire en campagne. Je vous trouve quand même très retenu. Moi j'ai pas d'action chez monsieur Gluxman mais c'est un petit phénomène quand même.
Disons les choses. Combien ont fait les socialistes à la dernière présidentielle ? Ils ont fait 1,7.
Combien ? 1,7. Bon entre 1,7 et 15 c'est pas tout à fait même chose.
Il est pas socialiste. Il est place publique, il pourrait être soutenu par le parti. Non mais c'est vrai, il fait 14.
H non mais le ce qui me frappe déjà, c'est que quand on additionne toutes les voies de gauche, on a toujours une gauche qui plafonne à peine à 30 %. Je rappelle qu'en 1980, c'était 43 %, en 2012 c'était 44 %. Donc là quand même ce qui est frappant c'est la façon dont ça se redistribue dans au sein d'un espace qui est quand même rétréci.
Et après, en effet, euh la social-démocratie, elle s'était portée sur Emmanuel Macron en 2017 parce qu'il incarnait ça. Aujourd'hui, c'est sur Raphaël Glman. Encore une fois, la question c'est celle de du projet et de la façon dont ce nous des dimanamiques autour d'un projet.
Pour l'instant, on en est quand même très loin. Allez, tournons-nous vers Madame Auri. Madame Aur première réaction.
Alors, votre candidat Jean-Luc Mélenchon se porte bien. On n'est pas il reste fort mais quand même, il est dépassé là par Raphael Buxman. Écoutez, il y a plusieurs choses à dire ouou ne pas dire avec ce qui est en réalité un sondage à 2 ans des élections.
Pour la petite anecdote, je suis allé regarder en octobre 2021 ce que donnaient les sondages et le sondage de l'OP et Jean-Luc Mélenchon à l'époque était à 7 %. Donc je me dis qu'on part dans cette campagne avec 5 points de plus que la campagne précédente. Sachant qu'on est arrivé à faire 22 % et que ce qu'on en croit à l'heure actuelle des choses, le le seuil d'accession second tour n'a jamais été aussi bas.
Je me dis que nous n'avons jamais été aussi près d'accéder au second tour. Je le dis un peu à la rigolate quand même parce que c'est vrai que sans savoir ni même quand ni ni même dans quelles conditions les élections présidentielles vont se tenir sans qu'il y ait une bataille projet contre projet. C'est la beauté de la démocratie.
Madame, vous vous aimeriez que ça s'accélère donc si on vous suit vous, ça pourrait être bien écoutez, je pense que que je suis comme beaucoup de Français se dire que encore 2 ans d'Emmanuel Macron, ça va être oui sacrément long présidentielle un an et demi. Oui. an dem si vous le voulez mais on se dit tous que ça va être sacrément long qui passe en force en imposant Sébastien le corn comme si préféré plutôt oui si on suit votre projet en revanche enfin si on suit votre idée d'une d'une accélération du calendrier il n'y a pas du tout une bataille projet contre projet comme vous venez de le dire puisque vous avez 40 jours de de campagne donc il n'y aura pas de véritables campagnes avec une possibilité pour les Français de trancher les tout le danger est-ce que vous pensez que les élections législatives et la campagne des élections législatives l'an dernier n'a pas pu n'a pas permis aux françaises et aux Français de débattre projet contre projet.
Je pense au vu du taux de participation, rien n'a été tranché. Vous pouvez juger que le le pays est divisé mais notre pays est divisé de manière triparties. C'est ça aussi que dit je termine juste là-dessus.
Le taux de participation n'a jamais été aussi élevé aux élections législatives que l'an dernier. Donc ça prouve qu'il y a un intérêt pour la chose et ça peut se traduire si demain devait y avoir une campagne présidentielle par un vote massif. En tout cas, c'est ce qu'il faut souhaiter et n petite motion d'ordre, il s'agit pas, on a bien compris, c'est dans 2 ans mais quand même c'est intéressant de voir l'évolution des personnalités.
Ne boudons pas le plaisir. C'est intéressant quand même de voir qui monte, qui descend avant de de faire un grand affrontement général. Je me permets de faire un petit point de pédagogie.
C'est dans un an et demi. Mais ce sondage n'est bien sûr en rien prédictif de ce qui se passerait en 2027. On se serait vu le 29 septembre 2015, on aurait pas arrê de tirer le freinassume.
J'assume par contre le fait que ce sondage est un vrai game changer qui change le rapport de force électorale que pour la première fois le bloc central est touché de plein fouet sur tout ce qui touche de près ou de loin. Marge l'erreur. Marge l'erreur.
Combien ? de à tr points sur non c'est pas c'est pas énorme. pas modest soyez fier j'assume mais surtout qu'à chaque fois à chaque fois l'OP donne les meilleurs résultats de prédiction avant la prédiction avant non en tout cas au avançons s'il vous plaît regardons de nouveau ce premier ce premier tableau parce que il y a évidemment le l'enseignement s'il vous plaît s'il vous plaît l'enseignement Gluxman où effectivement là il se passe quelque chose et Marine Le Pen insistons parce ça c'est l'autre point et Marine Le Pen et Jordan Bardella et on verra tout à l'heure les différences en réalité 33 34 35 l'un ou l'autre reste extrêmement fort.
Oui, bien sûr. 33 % c'est fort. Alors, on a eu d'autres sondages effectivement qui donnent cette puissance mais moi ce qui me marque c'est qu'elle reste elle reste 33 %.
Vous savez François Mitteran disait lorsqu'un candidat au premier tour dépasse 30 % il a de très bonnes chances de de devenir président de la République candidat ou candidate. Pourquoi ? Parce que à 33 % ce qui compte c'est la dynamique du premier tour.
Vous rendez compte que Marine Le Pen ou Bardella font le double de leur rivaux. Plus du double de leur rivau. Deuxièmement, qu'est-ce qui se passe ?
On va venir sur Rotayo et le BL. Bard Bella Le Pen. Mais non, mais le phénomène le phénomène Darius c'est que vous avez une porosité qui est énorme entre l'électeur à droite et le RN et vous avez un RN qui a aspiré une grande partie de l'électeur à droite dans le sud de la France. aller dans le sud de la France discuter avec des îs locaux euh et il il votent et rennent à 50 60 %.
Non mais c'est tout à fait vrai. Après, il faut regarder le fait que ce n'est pas encore une campagne et que donc l'égalité entre Jordan Bardella et Marine Le Pen dans ce sondage, c'est euh en dehors de toute campagne électorale qui pourrait révéler les faiblesses de certains candidats l'un ou l'autre. Sérieux ce que j'essaie de vous dire c'est que ce n'est pas la même chose Marine Le Pen et Jordan Bardella en campagne.
Alors attendez attendez au bout de penser qui serait meilleur en campagne d' même que Jean-Luc Mélenchon a tendance à monter pendant les campagnes électorales. Le RN a tendance à baisser et dans une campagne présidentielle il vaut mieux avoir de l'expérience une vision du pays avoir une connaissance de la vie des Français en particulier des entrepreneurs. Bah donc vous m'aurez compris.
Je pense que pas compris. Soyez explicite. Souvenez-vous du dernier débat entre Gabriel Atal et Jordan Bardella. 65 ans à E2, il y en avait pas un qui avait bossé une heure dans une entreprise ou quoi que ce soit.
Pardonnez-moi, ça se voit. Marine Le Pen. Mar, c'est ça qui est très intéressant.
Ce que dit Natacha Pol est très juste. Mais pour pour l'instant et c'est très spectaculaire, globalement, ils font exactement les mêmes scores et même par catégorie, il n'y a que l'épaisseur du trait. Ce qui est notable quand on interroge les électeurs acquis au potentiel du Rassemblement national, ils ne sont pas sur une logique de choix, ils sont sur une logique d'alternative.
C'est tous les propos qu'on entend sur le terrain et dans nos enquêtes qui disent c'est autour du RN, ils n'ont jamais été essayés, ils ne feront pas pire que les autres et ils vont permettre au pays pour ces électeurs de sortir de la crise parlementaire et politique. Man votre regard là-dessus, est-ce que c'est aussi de votre point de vue ? Chacun juge, certains évidemment s'en réjouissent, mais de votre point de vue, est-ce que c'est aussi votre échec ?
Non, moi je pense que c'est notre adversaire principal. Par contre, on va pas se raconter d'histoire et j'entends aujourd'hui ce que vous dites sur l'envie d'une alternative. Et je pense que un des enjeux et de notre responsabilité à nous à gauche est de montrer aussi notamment d'un point de vue économique puisqu'on va beaucoup parler du budget dans les semaines et les mois à venir à quel point le Rassemblement national incarne une forme de prolongation du macronisme sur les questions économiques.
On discute beaucoup en ce moment de bah comment trouver de l'argent. Vous faites un mou de la tête, mais je vous donneris des exemples. Quand il s'agit de supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune, le Rassemblement national et les macronistes sont d'accord.
Quand il s'agit de voter contre l'augmentation du SMIC, les Macronistes et l'extrême droite sont d'accord. Je pourrais vous faire une liste assez longue comme le bras parce que en réalité on voit et de ce point de vue, je suis d'accord avec Natacha Poloni que il y a une petite peut-être nuance entre Jordan Bardella et Marine Le Pen. Jordan Bardella essaie de séduire encore plus le milieu économique, le MEDF et de ce point de vue-là veut incarner une valeur refuge pour un électorat de droite classique qui cherche à défendre ses intérêts qui sont les intérêts de la classe dominante d'un point de vue économique.
Et donc l'enjeu je pense pour la gauche pour cette élection et moi j'en appelle d'ors et déjà à une mobilisation dans ce sens, ça va être la mobilisation, ça va être la participation parce qu'on va nous dire dès le début le rassemblement national a gagné. Ça sert à rien de se mobiliser. On nous avait dit exactement la même chose sur les élections législatives. 27 sondages sur 27 dans l'entre de tour donner l'extrême droite gagnant.
Excusez-moi. C'est un élément de langage que vous sortez sur le plateau. C'est il y a eu 27 est-ce qu'il y a eu 27 sondages dans l'entre de tour ?
Il n'y a pas eu 27 sondages dans l'entre de tour déjà en 5 jours. C'est pas possible. 27 sondages pendant toute la campag que votre institut de sondage avec tout le respect que mais dans le dernier sondage hip physial pour LCI ici sur ce plateau une hypothèse de fourchette de siège donnait la gauche devant le RN.
On peut pas dire que 27 sondages sur 2 savez comme moi qu'à aucun moment n'a été envisagé une victoire une victoire de la gauche mais c'est pas grave vous avez le droit aussi vous avez le droit je dis pas que vos sondages sont faux je dis juste c'était pas des sondages c'était des projections sur sièg oui et que c'est un c'est un c'est une photographie un instant donné est pas une photographie c'était des projections d'autant plus difficile à faire vous voyez comme moi que l'enjeu et ça a été ce qui a été globalement sous-estimé à ces élections là ça a été la participation et c'est pour ça que ce sera une donnée és il faut que soit scénario plus large et moi en ce qui nous concerne on va dire soit vous voulez des gens qui continuent à défendre les intérêts de cette classe dominante à faire en sorte de ne pas abroger la réforme d'être prête à report de second tour mobilisation et de vo s'il vous plaît s'il vous plaît l'un et l'autre arrêtons-nous un peu s'il vous plaît arrêtons-nous un peu personnage parce qu'on voit c'est pas qu'une question de programme là on est vraiment ce qui est intéressant on parle de personnage ce sont les incarnations selon deè sondage 2è cas de figure où on voit Jordan Bardella dans la liste et là on retrouve de nouveau Gluxman haut hein Jean-Luc Mélenchon qui reste une force tout à fait considérable Bruno Retaillot à à 12 ça aussi on va le noter plus tard pour la force pour la force des droites et puis alors c'est le deuxième deuxième sensation si on veut de cette de ce sondage c'est la faiblesse de Gabriel Atal qui formellement sur le papier est le successeur d'Emmanuel Macron au fond à la tête de d'ensemble ou Renaissance comment ça s'appelle même s'il n'a pas du enf ensemble République ou Renaissance, nom va peut-être changer. Non, ce qui est très intéressant, c'est que Édouard Philippe qui est touché par le rejet du macronisme est arrivé quand même à se descotcher Demel Macron. Il n'est plus au pouvoir depuis euh depuis juin 2020.
Gabriel Atal, malgré ses efforts, malgré une rupture réelle avec Emmanuel Macron, apparaît pour les Français comme je dirais euh tributaire d'un droit d'cheinstant. Attendez, attendez, attendez, soyons clair. C'était il y a deux dimanches où il a il a un peu poignardé le président de la République.
Pas s'il a poignardé, ilit pas, il était pas très sympathique. Attendez, attendez, toutes les semaines, toutes les semaines, toutes les semaines, Gabriel Atal essaie de se démacroniser en effectivement prenant en en prenant en prenant ses ailes. Mais alors les macronistes ont plus dur, eux, ils vous diront non seulement ils trahit, mais en plus la trahison ne marche pas.
Effectivement effectivement en coulisse Emmanuel Macron en veut terriblement terriblement à Gabriel Tal notamment d'avoir critiqué ouvertement la dissolution. Quand on trahit il faut réussir hein, ça c'est une règle. Absolument absolument.
Ou plutôt quand le navire, il faut partir du navire. Moi ce qui ce qui me frappe effectivement dans le bloc central, c'est que les candidats Édouard Philippe il est bas, très bas, Gabriel Atal 10 % l'impopularité d'Emmanuel Macron entraîne dans sa chute extrêmement fort les candidats qui ont été au pouvoir à Matignon. Deuxièmement, vous avez effectivement une partie du Je j'aimerais bien que vous restez sur les personnalités parce qu'on parle de Gabriel et vous me parlez de la faute de truc de machin de Gabriel Atal, est-ce qu'il pourquoi selon vous est-ce que lui ne réussit pas ?
Parce que euh la présidentielle ce sont des incarnations. C'est une bataille d'hommes et de femmes. On est sur le projet mais toot c'est pas le projet.
C'est la façon de le c'est la façon de le dire. C'est c'est le verbe et c'est pas Manonbr qui me démentira. C'est la qualité de Jean-Luc Mélenchon lorsqu'il est en meeting.
Donc vous avez un Gabriel Atal qui me semble-t-il avait une incarnation lorsqu'il était premier ministre et depuis qu'il n'est plus à Matignon, il a reculé en incarnation. Euh il a rajuni, je trouve, en terme d'image. Euh on on même on le voit dans sur les images, dans ses discours et euh on n' pas l'impression qu'il a l'état.
Quant quant à Édouard Philippe, vous avez des nouvelles vous d'Édouard Philippe ? Moi, j'en ai pas. Et le silence n'est pas euh n'est pas à mon avis en politique une grande force avant une un scruteur.
Gabriel Atal, une élection présidentielle doit normalement faire s'affronter non seulement des personnes mais des personnes qui portent une vision. pas un programme, pas un projet, une vision de la France. Être capable d'emmener les Français de leur dire "Je veux telle France pour dans 10 ans, pour dans 20 ans." Est-ce que réellement vous pensez que Gabriel Atal a cette force d'entraînement ?
Il est très sympathique, il a certainement beaucoup d'avenir mais pour ce qui est du présent et je pense qu'il y a un petit problème de on va dire d'épaisseur. Simplement si vous regardez ce qui est frappant dans ce dans ce sondage c'est que vous avez une force qui est une force de contestation qui est le Rassemblement national et je continue à penser que beaucoup de gens qui votent pour le Rassemblement national votent non pas par adhésion complète à ce qu'incarne ce ce parti mais avec l'idée que c'est la meilleure manière de changer. C'est tout ce qui reste du changement mais tous les autres sont totalement émiés parce qu'en fait aucun projet ne se distingue et ne donne ne fait envie aux français.
L'adhésion a progressé hein. L'adhésion a cons le truc de dire c'est le vote du ralbol c'était il y a 10 ans. Aujourd'hui vous regardez les taux d'adhésion ils sont extrêmement forts.
Alors je n'ai pas dit qu'il n'y avait pas d'adhésion. Je dis que il y a malgré tout cette idée que c'est le seul parti qui constitue une véritable alternance. C'est bien ça le problème.
Mais pour autant, si vous proposez au Français un projet qui est un projet républicain universaliste qui répond à leur demande mais qui n'est pas qui ne porte pas l'histoire du Rassemblement national et ses dérives, je peux vous assurer que là vous verrez à quel point vous aurez vous aurez noté mon extrême réserve parce que je je ne vous demande pas quelle est la le truc là que vous avez là le comment on appelle ça ? QR code, c'est une broche. C'est très joli.
Alors, je pense que je sais pas si on peut, je sais pas, je la mets volontiers votre broche, mais je sais pas si on peut avec son téléphone portable mais je crois que c'est votre revue l'audace. F une revue qui s'appelle l'audace. Félicitations et vous êtes en campagne électorale.
Pas encore. Ah non, je je porte une la traduction sociologique de ce que vient de dire et Renault Pila et Natacha préon sur l'émiatement du bloc central, c'est l'incapacité d'Edouard Philippe à 47 %, de Datal à 36 %, François Bayerou 10 % et d'Armana à 25 % à reprendre l'électorat Macronis qui va chez Raphaël Glan, qui va chez Marine Le Pen ou Bardela entre 10 et 13 % ça paraît peu, ça fait de tr points qui va même à 5 % chez Jean-Luc Mélenchon à une des une des luttes entre Gluxman Édor Philippe s'il y a candidature présidentielle c'est faire revenir cet électorat centre gauche centre droite qui pour l'instant est devenu complètement volatile. Prenons une troisième hypothèse que vous avez testé Frédéric Dab où c'est euh je c'est Marine Le Pen qui est qui est parmi les candidats et elle est extrêmement intéressante parce que là on a une vision d'ensemble y compris de l'ensemble des forces de droite et dans quelques instants on recevra Marion Maréchal qui plaide elle pour une union des droites. ce que ce que représente en terme électoral.
Mais alors là un mot d'abord, allez parenthèse d'abord sur Dominique de Villepin. Il a été il est une des curiosités de cette précampagne 5 % c'est beaucoup c'est peu. Oui bah ça me paraît pas du tout à fait respectable que 4 et 6 % différentes hypothèses.
Lui il a un électorat extrêmement composite. Il prend du Jean-Luc Mélenchon 2022, de l'Emman Macron, du Éric Zemour. Il a plutôt un électorat âgé.
Et vous en parlez comme dans vieux Bordeaux variant. Mais vous savez Dominique de Villepin, il a un axe très très intéressant. Il parle d'un sujet que les Français par rapport auquels sont de plus en plus intéressés, ce sont des questions internationales.
L'époque où l'international était absent des campagnes présidentielles où on en parlait de manière anecdotique, vous l'avez relevé dans un tweet entre Jacques Chirac et Jospin où on cite que pour être russe Montov en en fin de débat sous le mode de la blague pour parler des du conflit russauchen c'est terminé. Les Français se disent ce qui se passe en Ukraine ou ailleurs, ça peut avoir un impact sur ma vie quotidienne. Et Dominique de Villepin, sa fragilité, c'est la c'est le côté composite et complètement éclaté de son électorat.
Mais entre 4 et 6 % à 1 an et demi du vote, c'est tout sauf ridicule. Regardons encore cette liste, hein. La puissance des droites, comment est-ce que vous l'évaluez ?
Alors, chacun il rate de son calcul jusqu'où va la droite sur cette antenne, c'était chez Ellisabeth Martichou. Laurent Beauquier disait de Darmanin à Saraknafo chacun a sa sa définition mais là du ponignant Zemour Retaillot ensuite évidemment Marine Le Pen voilà que pèse les droites que qu'est-ce que vous dites-vous dans cette enquête c'est quasiment 50 % moi ce qui me frappe et Neni l'a bien dit c'est le poids très faible de la gauche depuis 2017 à toutes les élections nationales européennes comprises la gauche ne dépasse pas 30 32 % en 2012 c'était 43 44 % c'est lié à des incarnations qui peuvent être répulsives. Je pense à Jean-Luc Mélenchon en dépit de sa force à une élection présidentielle et c'est lié aussi à l'inadéquation sur beaucoup de sujets sur ce que disent les leaders de gauche et ce que pense le peuple de gauche.
Donc la le pays s'est droitisé. Bien sûr le pays s'est droitisé. Il y a pas que la France.
Vous regardez, je regardais ce weekend l'ensemble des pays européens. Un sondage en Grande-Bretagne incroyable, un choc en Grande-Bretagne. Nagel Farage, souverainiste, parti de droite nationale et populiste, plus de 30 %.
Il aurait si demain il y avait des élections en Grande-Bretagne, tenez-vous bien, 333 députés. 333 députés comme en 2017, les deux partis du gouvernement en Grande-Bretagne s'effondrent. Méloni en Italie, le RN puissant en France, Orban en Hongrie, le VV aux Pays-Bas, euh en Autriche, ils sont pas dans la coalition mais ils sont puissants.
C'est considérable. Vous avez une poussée de la révolution conservatrice et de la droite nationaliste qui est extrêmement forte. Vous avez dernière chose, moi vous parlez des droites, le parti républicain progresse mais progresse lentement.
On parle d'un phénomène rotaillot, on ne le voit pas dans ce sondage. Oui. Enfin, pardon.
La question de savoir si c'est la la droite qui monte ou s'il y a un problème d'adéquation entre les discours politiques et ce qu'attendent les citoyens me semble encore apposé parce que la demande de justice sociale est énorme. Mais comme ça fait 30 ans qu'on explique aux citoyens que dès qu'ils demandent de la laïcité, de l'immigration, enfin de une une contrôle de l'immigration et on va dire un ordre républicain, un respect des règles par tous, c'est qu'ils sont d'extrême droite. au bout d'un moment ça glisse.
Mais est-ce que ça veut dire réellement que foncièrement les gens ont un appétit pour l'extrême droite ? Je pense surtout que une fois de plus, on a fait un cadeau absolument extraordinaire à l'extrême droite en abandonnant des thèmes qui étaient ceux de la République. Moi, si je peux intervenir dans dans le débat, même si je le ferai pas en tant que commentatrice et je je pense que j'ai il faut assumer ici d'être aussi un acteur et c'est toujours un peu particulier de de commander des commenter des sondages parce que je pense que nous on doit être dans l'action.
Mais sur les champs européens, il y a quand même un truc euh quand on dézoome un petit peu et qu'on regarde dans tous les pays où euh il y a eu une union des droites qui a fait basculer les États dans l'extrême droite. C'est c'est le cas en Italie, c'est le cas en Suède, c'est le cas en Finlande et cetera. Dans tous ces pays-là, il y a aussi un une un énorme échec de la social-démocratie.
Euh et l'échec de la social-démocratie qui a qui a euh mis qui a élevé des promesses en matière sociale, en matière écologique, en matière de lutte contre les inégalités, en matière de de pouvoir de vivre. En fait, quand ces promesses ne sont pas tenues, alors oui, ça s'exprime d'une manière différente et moi, j'en tire la leçon que pour la gauche, c'est impératif de ne pas renoncer à l'ambition qui est la nôtre, de ne pas renoncer en se disant finalement on va aller conquérir cet électorat social mou qui est un peu au milieu qui fait qu'on se perd politiquement, qu'on a plus de colonne vertébrale et qu'on a plus rien à proposer aux françaises et au français. pardon quand on regarde le panneau le premier panneau parce que c'est intéressant de voir que dit que la gauche est faible relativement il y a des forces de gauche qui sont qui sont considérables d'abord vous-même c'est c'est ça reste une force très importante et Raphaël Gluxman projetons-nous imaginons par exemple que ce soit Gluxman qui soit au second tour est-ce que vous dites le soir du premier tour on le soutient mais vous savez faire un appel au second tour 2 ans avant qu'une élection app on bien compris nouveau Darius rejoint soyons un peu un peu sérieux ce soir je veux bien com venir Man vous appelez à une anticipé vous appelez à une anticipé mettons que la présidence écoutez euh non mais déjà dans cette hypothèse vous ne prenez pas l'hypothèse d'un candidat issu de la primaire que veul organiser Olivier Fort Marine Tondelier et cetera laquelle primaire à laquelle ne souhaite pas participer Raphaël Gruxman donc déjà il vous manque un candidat si le prent je crois ils prennent en compte on a une hypothèse avec Olivier là en l'espèce les scénarios qu'on nous a présenté ce soir il y a aucun des scénarios qui ont été présentés à l'antenne qui prennent en compte un candidat issu de de la primaire.
Première chose, il est inquiet, il vous regarde qui est Frédéric d'abouter les regardez regardez, il a peur là. Moi j'aime bien parler de fond, c'est projet contre projet. Raphaël G Luxman si on regarde par exemple son contrebudget qu'il a proposé, il ne propose pas d'abroger la réforme de retraite.
Il ne propose pas de rétablir l'ISF, il ne propose pas d'augmenter le salaire minimum. Est-ce que c'est un homme de gauche pour vous ? Est-ce que Raphaël Gman est un homme de gauche ?
Ah, j'ai moi j'ai du mal à le qualifier comme homme de gauche notamment sur les questions économiques. Attendez, vous nous dites que Raphael Xan vous n'êtes pas sûr que c'est un homme de gauche ? Mais mais je je viens de vous faire des exemples très précis.
Je vous donne unre exemple. Il est droite. Augmenter la sège.
Mais il est où alors ? Augmenter la sège. En tout cas, il est pas de gauche.
Ah, il est pas de gauche. Et donc augmenter, je vous donne des exemples très précis. Augmenter la sège.
Quand même, c'est quelque chose dans la vie mais c'est une forme de réincarnation du macronisme sur un certain nombre de sujets. J'espère qu'il y a des sujets sur lesquels on peut être d'accord. Mais mais aujourd'hui aujourd'hui quand on fait de la politique, c'est important Darius Rochemin.
On va pas prétendre qu'on n pas d'accord, qu'on est d'accord un jour et pas d'accord le jour d'après. Et moi je fais pas cette offense à Raphaël Gruxman. Il le dit très bien.
On a des points de désaccord. À partir du moment où on a des points de désaccord, il faut qu'il y ait des projets politiques qui puissent se présenter.
Olivier Faure