LECORNU AFFAIBLI, MACRON PIÉGÉ : VERS UNE DISSOLUTION ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Méia TV et le Méia 247, et d'activer la cloche. 20 jours, c'est long. C'est à peu près le temps qu'il faut pour traverser la France à pied deux fois.
Alors, c'est pas moi qui le dis, c'est chat, j'ai pété, j'ai pas vérifié. Mais 20 jours, c'est aussi 8 jours de moins que la campagne électorale poste dissolution en 2024. Enfin bref, tout ce qu'on sait ici au média, c'est que 20 jours c'est long, trop long. surtout quand on attend la nomination d'un nouveau gouvernement. [musique] Bonjour et bienvenue dans le recap.
Nous sommes le mercredi 1er octobre à la veille d'une nouvelle journée de mobilisation en France à l'appel des syndicats pile au moment où le premier ministre Sébastien Lecornu entame une semaine décisive pour son avenir à Matignon. Nommé depuis 20 jours. Donc il n'a toujours pas formé de gouvernement.
D'après les informations de BFM, il devrait procéder à sa déclaration de politique générale la semaine prochaine devant les parlementaires. Traditionnellement, elle marque le début d'un nouveau gouvernement. Ce discours à venir pourrait donc indiquer enfin que la fumée blanche fera son apparition sous peu.
Pour autant, aucune date n'est encore annoncée et rien ne fuite. Sébastien Lecnu nous a promis la rupture après sa nomination. 3 semaines plus tard, on cherche encore où elle se cachent.
Pour l'instant, c'est surtout l'impression d'un éternel recommencement qui domine. Depuis un an et la dissolution ratée de Macron, plus rien ne fonctionne et les scénarios se répètent inlassablement. C'est la valce des premiers ministres qui peignent chaque fois un peu plus à former des gouvernements viables plus de quelques mois.
En France, la situation actuelle est absolument inédite. Techniquement, le Cornu n'est même pas vraiment premier ministre. Souvenez-vous, Macron l'a chargé de composer un gouvernement et de trouver une majorité pour éviter la censure.
En cas d'échec, le président peut estimer qu'il n'a pas relevé le défi et donc lui claquer la porte au nez avant même qu'il ne propose un gouvernement. Dans cette configuration, Macron n'aurait d'autre choix que de dissoudre l'Assemblée nationale et de procéder donc à de nouvelles élections. Mais enfin, dans l'intervalle, le cornu nous a promis le dialogue avec les oppositions notamment.
Il s'y essaye depuis 20 jours mais sans qu'on sache vraiment ce que ça donne. Vendredi dernier, il a même indiqué à la presse qu'il constituerait son équipe avant le 1er octobre. forcé de constater que le délai est dépassé et qu'aucune annonce n'est arrivée.
Visiblement, avoir un gouvernement en France, c'est presque aussi long que de décrocher un rendez-vous chez l'Oftalmo en race campagne. Alors, lors de ces échanges, notamment avec les syndicats, Sébastien Lecornu aurait confié à être le premier ministre le plus faible de la 5e République, sans majorité ni même réel poids à l'assemblée. une façon de les amadouer peut-être ou simplement de noyer le poisson du budget 2026 et de continuer à ne s'engager sur rien.
À la fin de l'échange avec les syndicats, le cornu aurait même joué la carte du cœur argant que la situation politique était très tendue en France et qu'il fallait lui laisser du crédit. Pas sûr que les syndicats l'entendent de cette oreille, la représentante du syndicat solidaire, Muriel Gilbert estime d'ailleurs qu'on ne peut pas demander une sorte de clémence de l'ensemble de l'intersyndical. par rapport à la situation dans laquelle la Macronie s'est mise elle-même.
Pour avancer, les organisations syndicales comme le PS d'ailleurs ont demander voir la copie budgétaire de le Cornu. Tout le monde veut savoir sur quelle base démarreront les discussions du budget 2026. Le Cornu reprendra-t-il la copie de Bairou ?
Et sinon, quels seront ses arbitrages ? surtout que le temps presse. C'est ce qu'a rappelé Pierre Moscovici, le président de la Cour des comptes il y a quelques jours déjà sur le plateau de France info.
Et ce que je sais, c'est qu'il y a un compte Harbour. Voilà, nous sommes aujourd'hui le 26 septembre et il faut pour respecter les droits du Parlement à délibérer sur le projet de loi de finance, que celui-ci soit déposé devant le parlement le 15 octobre et puisque c'est nous qui commençons au conseil des finances publiques que nous l'ayons autour du 1er octobre. Donc dire dans 5 jours là quelques jours.
Alors on peut avoir peut-être encore un tout petit délai pour se prononcer mais en compactant beaucoup. Je je vous donne quand même ça c'est dans 15 jours, disons 18 jours, il est important que le projet de loi de finance soit déposé devant le parlement. Alors ça peut être aussi un projet qui est pas complètement achevé.
Ça peut être un projet qui peut être soumis à discussion qui peut ensuite être amendé bien sûr mais le la loi de finance elle est toujours votée par le parlement proposée par le gouvernement examinée par le conseil. Elle passe aussi au Conseil d'État. C'est pardon de d'être un peu sur les procédures mais je je rappelle ça en terme de délis.
Finalement, on a appris ce mardi 1er octobre vers 14h que le budget serait terminé. Alléluia ! C'est l'AFP qui est allée chercher l'info auprès d'une source à Ber.
Cette dernière a déclaré à nos collègues, ça devait être aujourd'hui, ce sera demain, je n'ai aucun doute. Jeudi 2 octobre. Donc ensuite, le projet de loi finance poursuivra son voyage législatif habituel.
Il arrivera entre les mains des ministres. en théorie avant le 1er mardi d'octobre, c'est-à-dire le 7, pour enfin être déposé à l'Assemblée nationale au plus tard le 13 octobre afin que les députés disposent des 70 jours prévus par la Constitution pour en débattre. Pour l'heure, le flou total règne.
Tous les partis d'opposition sont dans l'attente de connaître le projet de Sébastien Lecnu. Tout ce qu'on sait, c'est qu'il a fermé la porte aux différentes demandes du PS et des syndicats d'ailleurs, dont la taxe Zucman sur les grandes fortunes et la suspension de la réforme des retraites. Le cornus s'est contenté de quelques annonces éparses comme sur la réduction des privilèges des ex-premierers ministres, le gel des dépenses de l'Élysée ou de Matignon et encore ce matin des annonces concernant l'amélioration probable de la retraite des femmes.
Une tentative de s'attirer l'indulgence de la gauche et des syndicats qui n'a pas vraiment fonctionné. Immédiatement, la CGT a crié au hors sujet complet. Pour Sophie Binet, c'est une fin de non recevoir.
On l'écoute. C'est un hors sujet complet ce courrier. Il ne répond à aucune de nos exigences.
Sur les retraites, les choses sont claires. Il faut abroger la réforme des retraites sur l'assurance chômage. Il ne nous dit toujours pas qu'il abandonne la réforme de l'assurance chômage que son prédécesseur voulait nous imposer.
Et sur le budget, il ne nous donne aucune réponse à nos questions. Il ne nous dit pas qu'il abandonne l'année blanche. Il ne nous dit pas qu'il abandonne le fait de supprimer 3000 postes de fonctionnaires, le fait de vouloir doubler les les franchises médicales.
C'est quoi du coup ? Une fausse main tendue ? Il se moque de vous.
Bah ça s'appelle un hors sujet. J'avoue qu'en lisant le courrier, je me suis même demandé si c'était pas le président du MF qui l'avait écrit. Olivier Fort, le premier secrétaire du PS qui a tenté de s'imposer dans cette séquence politique particulièrement défavorable au socle commun commence d'ailleurs lui aussi à trouver le temps long.
Malgré la présentation d'une proposition de budget à la sauce socialiste dès début du septembre, les discussions n'avancent pas. Une nouvelle rencontre entre les socialistes et le cornu est prévue pour vendredi. Olivier Fort compte bien obtenir des réponses concrètes pour décider de la suite des opérations.
Pour l'instant, on a bien compris ce qu'il ne voulait pas. On n pas très bien compris ce qu'il était prêt à faire. Et donc ce que je veux vendredi, c'est de savoir exactement ce qu'il sera demandé aux Françaises et aux Français et que quel sera le rendement que de toutes les mesures qu'il entend présenter face au nôtre.
Moi, ce que j'ai présenté avec les socialistes depuis plus d'un mois, c'est une équation complète. Donc, quelle est la trajectoire ? Dans quel à quel rythme on réduit donc le déficit ?
Qu'est-ce qu'on fait pour économiser sur le budget de l'État ? Qu'est-ce qu'on fait aussi comme prélèvement supplémentaire, la taxe Zucman ? Et qu'est-ce qu'on fait aussi pour relancer l'investissement ?
Qu'est-ce qu'on fait pour relancer le pouvoir d'achat ? À ces conditions là, on peut discuter. Pour l'instant, on a compris simplement ce qu'il ne voulait pas.
Mais la question qui se pose, c'est toujours la même. Censure, horse, censure. Mais au final, en interne, personne ne croit vraiment à une solution positive.
D'après le monde, les socialistes seraient en ordre de bataille pour une prochaine dissolution. Si nous allons à la dissolution, ce sera de la responsabilité du gouvernement. Leur refus de changer la politique aura provoqué la censure et éventuellement la dissolution que nous n'appelons pas de nos vœux, a déclaré le président du groupe socialiste à l'Assemblée Boris Valot.
Derrière la communication et les aires de responsabilité se cache pourtant une stratégie bien huilée. Depuis fin août, le PS cartographie le terrain questionnaire au fédé projection sur 577 circonscription scénario confidentiel pefiné par Pierre Jouvé en personne et deux options circulent. un remake de 2024 avec le NFP, donc un accord large à gauche incluant LFI.
Mais le PS n'y croit pas, il préfère le plan Bagneux, une alliance PS écolo communiste, place publique et évidemment sans Lfi. Dans ce schéma, le PS s'imagine à 83 sièges contre seulement 30 pour LFI. Un paris qui hérisse les verts et les communistes, eux plutôt favorables à inclure les insoumis.
Certains socialistes eux-mêmes doutent pour sauver les sortants écologistes, il faudrait céder des circonscriptions gagnables, quitte à renier sur les ambition socialistes. Officiellement, jouet ni toute stratégie secrète, parlons seulement de dizaines de projections testées sur 10 ans d'élection. Mais dans les couloirs, une certitude s'installe.
Le PS n'a jamais été aussi prêt à une dissolution et les socialistes ne sont pas les seuls à attendre impatiemment une potentielle dissolution. Le RN s'enfotte également les mains. Pour le moment, l'extrême droite se contente de mettre la pression en agitant le chiffon rouge de la censure.
Comme tout le monde finalement, on écoute le député RN Jean-Philippe Tangi. On subodore, même si ça pas été confirmé Matignon qui va faire sa déclaration de politique générale la semaine prochaine. Euh, est-ce que vous attendez ce moment-là pour le censurer ?
Ah bah oui, s'il annonce des choses qui sont complètement incohérentes avec ce qu'il faut pour la France, je pense que Marine Le Pen et Jordan Berdela décideront la censure. Mais dès le discours de politique générale, vous attendez le budget. Ah non mais nous on attend de voir ce qu'il a à dire.
Donc si il y a des pistes intéressantes au discours politique général, on attendra la concrétisation dans le budget. C'est ce qu'on avait fait par exemple avec monsieur Atal ou avec monsieur Barnier. Et si il annonce dès la la discours de politique générale des orientations qui vont pas du tout dans le bon sens, on s'interdit pas du tout de censurer.
Et en coulisse, les choses sont un peu différentes. Comme OPS les grands stratèges s'affèent compren Marine Le Pen et Jordan Bardella. Eux ont ressorti le plan Matignon de l'année dernière sobrement rebaptisé Matignon 2.
On reprend les mêmes et on recommence enfin les mêmes sans les brebis galeuses selon l'expression consacrée par Bardella, ses candidats épinglés pour leurs propos racistes, antisémitees ou encore homophobe. Échaudé par 2024 avec une avance au premier tour balayée au second par le front républicain. Le parti à la flamme rumine sa revanche depuis des mois. encore plus quand il voit le front républicain de plus en plus fissuré.
Le plan Matignon 2 donc est déjà lancé. Les investitures Renes tombe par dizaines piloté par les députés Thomas Ménager et Julien Odoule. Avec le renfort d'un prestataire externe chargé de fouiller les réseaux sociaux des candidats potentiels, le RN aurait même déjà sélectionné 85 % des candidats qu'il s'apprêtent à présenter d'après les propos de Bardella en ouverture du bureau de campagne le 1er septembre dernier.
Lui-même serait d'ailleurs en lisse pour tenter de rejoindre les rangs de l'Assemblée. Il aurait même déjà choisi sa circo. Alors cette vale sans fin à Matignon n'est pas un simple caprice institutionnel.
Elle révèle l'impasse politique dans laquelle Macron et sa majorité ont plongé le pays. Entre promesse creuse et bricolage parlementaire, la Macronie démontre chaque jour son incapacité à gouverner. La situation expose les limites mêmes de la 5e République à un régime hyper présidentialisé qui met entre les mains d'un seul homme un pouvoir disproportionné mais incapable de construire des majorités stables et cohérentes.
Si rien ne change, le pays pourrait se retrouver plus vite qu'on ne le pense à repenser ses institutions. La fin de cette République centralisée ne serait alors plus un scénario de science-fiction, mais une nécessité politique pour restaurer un pouvoir réellement capable de répondre aux enjeux sociaux et démocratiques. On poursuit avec l'appel à la grève de l'intersyndical demain, ce jeudi 2 octobre.
Il fait suite à deux journées de mobilisation en septembre, le mouvement bloc tout du 10 septembre, puis la grande mobilisation syndicale du 18 pour laquelle la CGT a revendiqué plus d'un million de participants. Cette fois, la grève s'annonce moins suivie. C'est du moins ce que laisse entrevoir les premiers indicateurs.
Dans les transports, par exemple, le service sera quasi normal sur l'ensemble du réseau RATP. Pareil côté SNCF, à l'exception de quelques perturbations à prévoir sur les RER, TER et intercité. Dans les écoles, le SNUIP FSU annonce seulement 10 % de grévis dans le premier degré.
Alors dans la France de Macron, tout a été pensé pour étouffer la contestation. répression syndicale et militante, démantellement des outils collectifs, réforme du code du travail à marche forcée. Le terrain a été méthodiquement miné et dans un contexte d'inflation et de précarité grandissante, la grève devient un luxe que beaucoup ne peuvent plus se permettre.
En tout cas, le média sera mobilisé pour rendre compte comme toujours de ce mouvement. Nos équipes seront sur le terrain toute la journée à Paris et en région. Alors retrouvez-nous en direct à 18h30 pour un journal des luttes spéciales consacré à cette journée de mobilisation.
La justice parisienne a autorisé le leader indépendantiste Canac Christian à retourner en Kanie Nouvelle-Calédonie. Il reste néanmoins mise en examen dans l'enquête sur les révoltes indépendantistes de 2024 qui faisait suite à la réforme constitutionnelle qui avait modifié la constitution du corps électoral de l'archipel. Selon l'AFP qui a consulté une source proche du dossier, le chef de fil du mouvement indépendantiste va toutefois rester en France dans l'attente d'un éventuel appel du parquet de Paris.
Il reste en effet mise en examen pour vol en bande organisée avec armes, destruction en bande organisée également et association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes et de délit. Interpellé en juin 2024, il avait été placé en détention provisoire et transféré immédiatement dans l'hexagone avec six autres militants à bord d'un avion spécialement affraité. Même si le leader indépendantiste a toujours nié avoir appelé à commettre des violences, le harcèlement judiciaire ne semble pas prêt de s'arrêter.
On termine avec l'international et les États-Unis en voie de blocage politique. Les Républicains et les démocrates du Congrès n'ont pas réussi à s'entendre sur le budget. une situation que l'on connaît bien ici aussi.
Là-bas, on appelle ça le shutdown et plus qu'un blocage politique. En réalité, c'est surtout le blocage d'une partie de l'administration fédérale. Démocrates et républicains se renvoient la responsabilité.
Trump et les leaders républicains accusent l'opposition de vouloir tout fermer tandis que les démocrates critiquent le manque de volonté de négociation des Républicains. En conséquence, plusieurs centaines de milliers de fonctionnaires vont être mis au chômage technique et de fortes perturbation notamment dans les services publics sont attendus dans l'attente d'une résolution face à cet impasse politico budgétaire. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap.
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Amen.
Sébastien Lecornu