Le Grand Dossier du mercredi 22 juillet 2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Soyez les bienvenus si vous nous rejoignez sur LCI. C'est parti pour [musique] le grand dossier. La patience de Donald Trump a-t-elle atteint ses limites ?
Question directe et simple ce soir. Donald Trump est-il désormais [musique] prêt à tout pour arrêter l'Iran ? il y a quelques instants, il a très clairement ciblé les infrastructures iraniennes.
Il promet même d'aller frapper jusque dans la ville de Teran. Donald Trump, prêt aussi à frapper ce qui semblait [musique] jusque-là inaccessible, la montagne de la pioche. Ce lieu si mystérieux où les Iraniens auraient caché leur centrifugeuse.
Et bien Trump l'assure, nous irons frapper fort et bientôt. Donald Trump prêt à agir, à aller jusqu'au [musique] bout. détermination maximale, quoi qu'il en coûte, il a demandé ces dernières heures au Congrès une rallonge budgétaire pour [musique] pouvoir aller au bout de ses objectifs.
Alors, pourquoi cette nouvelle détermination affichée du président américain peut-être en [musique] raison de cette séquence que nous allons vivre ensemble dans les toutes prochaines minutes ? Le retour sur le sol américain de la dépouille [musique] de trois soldats américains tués dans une base jordanienne en fin de semaine. Cérémonie sur la base de Dover dans le Dollower où vient d'arriver Donald Trump.
Nous allons vivre cela. En direct. Donald [musique] Trump d'autant plus déterminé que les Iraniens multiplient les menaces.
Il menace même carrément [musique] d'aller chercher les soldats américains jusque dans leur domicile. Donald Trump pressé à agir aussi sur le front économique puisque les Iraniens là encore menacent de bloquer un deuxième des trois stratégiques pour l'économie mondiale. Alors Donald Trump est au pied du mur.
Est-il prêt à tout pour arrêter l'Iran ? Et bien dans sa voie la réponse [musique] est sans détour. Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20 25 ans pour reconstruire.
Mais nous n'en avons pas fini du tout avec eux. Franchement, ils n'ont encore rien vu. On a été gentil.
On a été gentil. On a été gentil jusque- là. Ils n'ont encore rien vu.
Nous allons frapper plus fort, plus dur et très vite. Voilà ce que dit Donald Trump. Désormais prêt à tout pour mettre un terme à cette guerre.
C'est la question à laquelle on va essayer de répondre ce soir avec nos invités. Rina Bassiste, bonjour, merci d'être avec nous. Correspondante pour le journal américain à Monitor.
Lucas Montet, bonjour, merci d'être avec nous. Grand reporter spécialiste des questions internationales. Colonel Pierre Dejon, bonjour.
Merci d'être avec nous. Consultant défense et géopolitique LCI et évidemment Xavier de Jacomony. [musique] Bonjour, merci d'être là international LCI.
Il y a cette détermination qu'on vient d'entendre dans la bouche de Donald Trump cette nuit. On a été gentil. Ça y est, c'est fini, c'est terminé.
Il va plus loin Donald Trump dans un message sur les réseaux sociaux. Il dit "Désormais, dès que l'Iran ira frapper un navire dans le D3 d'Ormous, nous répondrons, nous attaquerons les ponts, nous attaquerons les centrales et nous frapperons jusqu'à la ville de Teran." "Colonel", est-ce qu'on a enfin un chef de guerre ?
Ben, on pourra répondre positivement à la à cette question dès lors qu'il le fera. Donc il y a encore un décalage entre l'expression enfin les ses souhaits ses intentions et la réalité. Pour l'instant, il a démontré puisqu'on sait que la semaine dernière, les Ianiens ont tiré sur deux bateaux, ils ont répliqué, ils ont par une vague de bombardement qui a duré 10 jours.
Bon, maintenant qu'il s'était relativement cantonné en fait sur les ports de la de du golfe Persique, on verra si la deuxème séquence ou 3e séquence, il y aura des tirs plus à l'intérieur. Probablement que sur la partie nucléaire, il y aura il y aura il y aura des il va se passer des choses. B non, le problème sur des ponts, les centre-ville, tout ça, ça me paraît même si les objectifs militaires, ça me paraît quandme c'est une étape supplémentaire qui me paraît qui est pas encore là.
À mon avis, il y a une étape dans les mots. Alors, on sait que Donald Trump peut changer mais on sent bien là que ces dernières heures, il est en train de se passer quelque chose quand il menace directement la ville de Tréran. Est-ce que pour vous ça change quelque chose ?
Il devient difficile de croire Donald Trump honnêtement. C'est-à-dire qu'il y a eu tellement de revirements de sa part, c'est à peu près la 30e fois qu'il annonce de détruire l'Iran. Enfin, je dire donc il y a il y a une vraie difficulté.
Moi, je pense qu'on est encore aujourd'hui dans une phase déclarative où Donald Trump essaie de faire pression sur les Iraniens en menaçant effectivement Terran qui n'a pas été frappé depuis le début de la guerre. Mais pour l'instant, ça reste du déclaratif et ça reste une manière de de faire monter la pression. C'est c'est ce qu'on fait les Iraniens aussi hein.
Ça fait ça fait 10 jours que ce j'allais dire que ce jeu malheureusement c'est tout sauf un jeu dur et c'est en tout cas ce ce dialogue de plus en plus véhément dur entre iranien et américain. L'objectif étant parce que les canaux de discussion ne sont pas terminés, ne sont pas rompus pardon. Les Pakistanais sont toujours à la manœuvre avec derrière la Chine qui essaie aussi de de de poursuivre ces négociations.
On va voir ce qu'il y a c'est que Donald Trump s'est coincé tout seul. C'est-à-dire qu'au bout d'un moment, il est sur une base, il va être sur une base, vous l'avez rappelé, pour accueillir des dépouilles de soldats américains. L'opinion publique américaine qui est tout à fait contre la guerre en même temps est très choqué euh par le retour de ses body bags de soldats à tuer qui a un moment Trump s'est piégé un petit peu tout seul dans ses déclarations.
Mais en même temps, il a dit des choses et à plusieurs reprises c'est a dit le contraire le lendemain. Donc il est possible que si les Iraniens ne font pas monter l'attention dans les heures qui viennent, on puisse revenir un peu en arrière. Sauf que les Iraniens répondent aussi cet après-midi et disent très clairement "Si vous attaquez nos ponts, si vous attaquez nos centrales, la réplique sera terrible dans les pays du golfe et sur toutes les bases américaines." Donc, on voit mal les Iraniens reculer.
Euh est-ce que il faut cette fois, Xavier prêter un peu plus d'attention à la tonalité plus offensive, plus dure de Donald Trump ? C'est difficile à dire dans la mesure où effectivement il l'a déjà dit une trentaine de fois depuis le 28 février. Il l'a fait aussi hein, il a frappé des pont notamment là récemment au nord de Bande d'Arabas.
Il a quasiment isolé la ville de Bornarabas, ce qui est très important parce que c'est un port qui accueille 85 % des containers que reçoit l'Iran pour la consommation quotidienne des habitants des Iraniens. Donc qui a déjà eu des frappes extrêmement importantes sur les infrastructures. Il a frappé des centres de commandement des gardiens de la révolution àan.
Il a frappé des bases aériennes tout autour de la capitale. Ça c'était dans la première partie de la guerre. Alors effectivement euh la nouveauté peut-être c'est qu'il lit ça au D3 d'ormous.
Donc là on n'est plus du tout dans le nucléaire. Chaque bateau frappé un pont. Bon ben, les Iraniens ont beau jeu de répliquer chaque pont touché. nous ferons la même chose dans un pays du golf et ils ajoutent quelque chose qui est très important y compris Arabie Saoudite et Émirat arabe un qui avait été plutôt épargné dans cette deuxième partie de guerre en disant aux Américains nous toucherons même vos alliés les plus précieux et les deux pays qui ont auraient le pouvoir le poids de s'opposer à l'Iran dans le futur.
Ce qui change peut-être là c'est qu'on a des menaces qui sont plus précises de la part de Donald Trump. Il parle d'ormous, vous avez raison. quand vous visez un avir et puis il parle du nucléaire aussi c'est de façon extrêmement précise.
On va l'écouter. On sait qu'il y avait eu les opérations à Nathan à Fordau et là maintenant il parle de cette fameuse montagne de la pioche. On va très probablement frapper cette montagne très bientôt.
Ils ne pourront rien faire contre. Normalement, je ne préviens pas pour ces choses-là si je pensais qu'ils peuvent l'en empêcher. Nous allons frapper cette zone très bientôt et très fort.
Là aussi, c'est la première fois qu'il le dit aussi clairement. D'habitude, je le dis pas quand ils peuvent nous empêcher, mais là, ils ne peuvent pas nous empêcher. Nous empêcher de faire quoi ?
Colonel Pierre Dejong, allez venez nous expliquer parce que cette montagne de la pioche, on a beau en parler en reparler, on le rappelle, site ultra mystérieux et secret euh dans lequel les Iraniens auraient caché leur centrifugeuse. En quoi ce site, cette montagne de la pioche est différent des autres sites qui ont été ciblés par le passé par les Américains ? D'abord, c'est c'est une information enfin le fait que les Iraniens y auraient mis des centrifugieux, c'est une information que les Israéliens ont transmis aux Américains.
Donc première surprise, on peut pas dire qu'ils savent pas puisque officiellement les Israéliens ont fait savoir que donc encore une fois une information qui est parvenue par l'extérieur. Donc il communique autour de ça. Le deuxième point, le monde de la pioche sur un peu comme les autres les autres sites qui ont été bombardés il y a quelques mois, le Fordau, Nathan c'est en fait la pioche c'est vraiment à côté de Nathan.
On est à 2 km et en fait le la pioche est à 1600 m au-dessus de Nathan. Donc en fait, c'est un peu le même site. Il est pas impensable d'ailleurs que ça se rejoigne.
On on verra plus tard. Donc très concrètement, qu'est-ce qu'ils ont identifié ? Comme dans toutes les dans toutes les montagnes iraniennes, vous avez des grottes et c ces grottes ont été aménagées au fur et à mesure avec des avec des enfin elles ont été agrandies, il y a eu des tunnels, il y a eu un aménagement d'autant que la le montagne de la pioche est très grande et vous avez quatre entrées Nathan, il y en a que deux par exemple donc c'est relativement grand.
Donc encore une fois, les observations américaines les ont amené à constater qu'il y avait des entrées des sorties. Donc il est pas impensable que les Iraniens aient translatés ou déplacé euh des des centrifugeuses, on ne sait pas très bien d'où, en tout cas dans à cet endroit-là ou peut-être autre chose, peut-être les 440 kg, comment dire, de d'uranium enrichi. Donc tout ça, c'est pas impensable.
Donc il y a un énorme point d'interrogation et donc en fait très concrètement Trump a affirmé son souhait d'y aller d'aller voir ce qui veut dire en fait il va il va mener une opération militaire sur le monde de la pioche. Alors opération militaire, on va attraper fort, on va frapper très fort vite. C'est ce que dit Trump.
Qu'est-ce qu'ils peuvent faire contre cette montagne de la pioche ? Alors il a pas beaucoup de d'éléments puisque les éléments ter ou les éléments légers qu'il a sur la côte ne servent à rien. Donc très concrètement, il lui serve il a les B2, il a comme 21 B2.
On peut imaginer une opération un peu à celle qui a été menée en juin en juin 2025 l'année dernière 2 3 4 B2 avec deux bombes chacun. Ça fait en gros une dizaine de c'est des appareils qui permettent de lancer des bombes perforant. Oui.
D'abord le B2 c'est un monstre hein qu'on voit pas arriver. Il peut faire le tour de la terre quasiment sans se ravitailler ou en se ravitaillant en tout cas sans se poser. Il est capable de porter cette lambe bombe qui s'appelle la GBU 57 qui pèse 13 tonnes.
Donc c'est une une bombe qui est capable de percer à 60 m mais comme je vous l'ai dit tout à l'heure la pioche c'est peut-être une centaine de mètres. Donc il y aura peut-être plusieurs fois plusieurs bombes au même endroit, en tout cas dans la même zone pour essayer de percer le dispositif. Sachant que à chaque fois que les Américains tirent une GBU 57, il y a automatiquement des salves de de Tomaw qui arrivent.
Donc il y a un environnement extrêmement extrêmement destructeur qui va mettre en place. Donc il est pas impensable que cette que cette bombe soit utilisée pour boucher les entrées ou en tout cas pour essayer de bombarder la montagne de la pioche qui me semble devenu assez déterminant dans l'esprit de Trump. C'est une victoire symbolique dont il a peut-être besoin et réel aussi euh ce fameux GBU 57.
Revenez avec nous. Euh Rina Bassiste, euh c'est devenu la victoire dont a besoin Donald Trump quand on dit qu'il est prêt à tout ce soir. Il est prêt à tout pour obtenir cette victoire qu'elle soit réelle ou symbolique.
Encore une fois, bon euh ça t'av voir la prochaine semaine mais là avec ces déclarations, ces dernières euh 24h ou 48h, en fait il ouvre deux fronts supplémentaires parce que jusqu'à maintenant c'était vraiment la campagne sur le D3 Dormos. Là, on a deux autres campagnes. Un cette campagne de si les Iraniens tirent, nous on va tirer sur des ponts, sur des euh sur des routes et cetera.
Et là, c'est pas forcément au long de la côte, hein, ça peut être à l'intérieur de pays. Donc là, on élargit, on va même peut-être arriver jusqu'à Terran. Donc ça c'est une deuxième front.
Et la 3e France comme vous avez euh mentionné, c'est le front nucléaires que pour la jusqu'à maintenant euh les Américains ne seent pas trop. C'était euh mise à côté vraiment parce qu'ils se sont euh focalisés sur les détroits d'Ormous. Est-ce que le fêté qu'il a promis qu'il va attaquer la montagne de la pioche ?
Est-ce qu'il va le faire ? On va encore on va encore voir. Il a fait tellement de promesses ces dernières semaines.
Maintenant, il entre dans les détails. Oui. Et là, ça va être plus compliqué pour lui parce que au moment où on fait des promesses détaillées et tout le monde regarde si on remplit ses promesses.
D'autant que vous rappeliez à juste titre qu'on avait eu la promesse il y a quelques temps que le nucléaire iranien avait été en grande partie neutralisé. C'était une promesse. Et ben oui, sauf que même aux États-Unis, on en doute.
Pitex face au Congrès cette nuit est même très violemment interrogé sur cette question. En gros, est-ce que vous nous avez menti ? Quelle est la vérité ?
Ces sites nucléaires ont-ils été rasés ou non ? Les sites nucléaires visés par l'opération Bit Night Hammer ont été détruits. Mais les iraniens ont bêtement continué à tenter de se doter de capacité nucléaire.
C'est pourquoi nous avons détruit leur base industrielle de défense afin de nous assurer qu'ils ne puissent pas se procurer l'arme nucléaire. Nous restons donc totalement concentrés sur cet objectif tandis que vous essayez de faire des spots de campagne. Décryptage corporel du colonel.
Il transpire, il est pas à l'aise. Lui qui a mangé effectivement il est pas à l'aise et il le dit. Ça reste un objectif donc c'est qu'on l'a manqué et donc on a peut-être menti.
Oui. Et les Américains n'aiment pas les mensonges militaires particulièrement militaires. C'estàd que souvenez-vous les armes de destruction massive que George Bush allait chercher en Irak, ça lui a coûté cher quand même he et ça a coûté cher un certain nombre de de haut gradés américains qui en ont fait les frais par la suite.
Là c'est typiquement on est dans le l'univers de Trump, c'est-à-dire que il fait des déclarations à l'emporte-pièce que ses ministres sont obligés de suivre derrière. Le problème, c'est que derrière, il y a un certain nombre de gens qui travaillent réellement et très sérieusement aux États-Unis, en Israël, qui suivent le dossier du nucléaire iranien et des progrès du nucléaire iranien avec beaucoup de détails. Là où la déclaration d'Sc est est non seulement gênante mais parfois un peu ridicule, c'est qu'il dit en gros il y a 6 semaines, on avait tout détruit mais les Ianiens ont fait la bêtise de recommencer.
En 6 semaines, les Iraniens n'ont pas reproduit un un programme [raclement de gorge] nucléaire. Donc le programme, c'est absolument impossible. En revanche, ce qui est ce qui est certain, c'est que les Iraniens ont profité de cette période de d'acalmie, on va dire, pour probablement bouger un certain nombre de choses de centrifugeuse, voir le le fameux uranium enrichi.
Mais c'est à vous vous rendez compte que devant la représentation nationale de devant une audition au Sénat, il dit l'Iran a bêtement reconstruit son programme nucléaire. Mais enfin c'est c'est on touche un peu à l'absurde mais du coup à la difficulté de dans laquelle Trump se met tout seul. Ce que je disais tout à l'heure, c'est que là, ils en sont à faire des déclarations complètement contradictoires à quelques semaines d'écart et du coup vont se retrouver coincés et obligés, même s'il y a des négociations qui continuent, à un moment de tenir leurs promesses et d'aller faire quelque chose sur place.
Et c'est là où on rejoint effectivement notre question de savoir si Trump est désormais poussé à aller au bout, prêt à tout pour répondre aux promesses qu'il a pu faire et aux propos qu'ils ont pu tenir. Et puis il est aussi poussé à bout par la situation, la situation notamment humaine puisque vous le savez, on va le vivre en direct la cérémonie dans les toutes prochaines minutes sur la base de Dove pour rendre hommage à ces trois soldats, [rires] la dépouille de ces trois soldats qui va arriver sur cette base américaine. Isabella Gonzalez, elle avait 19 ans, elle venait de de décrocher son diplôme.
Tiller James Fian, 25 ans, il allait se marier. Angel Sarah Rampersad, 28 ans seulement. Ce sont les trois visages de l'Amérique sacrifiés.
C'est ce qu'a dit Donald Trump en arrivant sur cette base de Doveur. Ce sont de grands héros. Tous ont dit très fermement que nous ne pouvons pas laisser l'Iran posséder l'arme nucléaire.
Donc nous allons les honorer et pour moi c'est l'une des choses les plus difficiles à faire en tant que président mais cela doit être la détermination affichée de Donald Trump au moment où on va rendre hommage à ces trois soldats. Évidemment, ce sont deux informations qu'il faut mettre en parallèle. Justine Jankovski, vous êtes la correspondante de TF1 LCI.
Ces trois visages, ces trois histoires, elles touchent l'Amérique aujourd'hui. Oui, bien sûr. Et d'ailleurs, cette cérémonie, elle ne va pas tarder à débuter sur la base de Dover d'ici quelques minutes.
C'est la 3è cérémonie de la sorte depuis le début du conflit avec l'Iran. ce que les Américains appellent le transfert solennal, c'est-à-dire ce rituel de de rapatriement, de retour au pays de ces victimes, de ces morts, de ces soldats américains tombés au combat. Et puis vous venez de le montrer à l'instant, Donald Trump s'est exprimé juste avant d'arriver, hein.
Il a été interrogé par la presse américaine. Il parle de héros. Il a d'ailleurs dit que c'était l'une des choses les plus difficiles qu'il avait à faire en tant que président d'assister à ce genre de cérémonie.
Et puis il a ajouté "Les Américains ne sont pas contre cette guerre. Ils sont contre l'augmentation du prix de l'essence qu'elle engendre mais ils ne sont pas foncièrement contre cette guerre." Pourtant, nous on le voit ici ce conflit, il est de plus en plus impopulaire et c'est sûr qu'avec ce type de de d'images, d'événement, ces ces victimes et ces jeunes soldats américains tués, ça ne risque pas de s'arranger.
Juste avant euh de venir vous voir, nous on on regardait euh on regardait CNN et comme sur toutes les autres chaînes, et bien vous vous allumez la télévision et vous voyez justement le visage de ces quatre victimes, des soldats qui sont extrêmement jeunes et sur CNN, ils sont allés chercher les témoignages de de des familles et amis. Il y avait notamment euh les parents du jeune lieutenant de 25 ans qui s'exprimaient, qui disaient "On est dévasté". Euh aussi les amis de d'Isabella Gonzalez qui est la plus jeune victime qui a 19 ans seulement qui disent "Voilà, je je n'ai même pas pu dire au revoir à mon ami".
Et en conclusion de tout ça, on a vu le le présentateur Wolf Blitzer qui est qui est présentateur star de CNN qui est qu'on a senti très ému et qui a lui-même donné enfin partagé ses ses condoléances à la famille. Donc tout ça effectivement ça touche l'opinion publique américaine. Justine Jankovski, est-ce que ça alimente les doutes des Américains sur les but de guerre et les raisons de cette guerre ?
Oui, ils sont régulièrement interrogés là-dessus. Par exemple, hier euh vous aviez Pitex, le ministre à la guerre, qui était euh qui est allé voir euh des élus du Congrès et qui a demander une rallonge 60 milliards, 67 milliards de plus. Et c'est vrai que l'opposition pose la question, quel est le but de cette guerre ?
Quelle est votre stratégie ? D'ailleurs, euh ce qui est assez intéressant de noter, c'est que les médias et nous, y compris, on est quand même maintenu dans le flou. Il y a très peu de déclarations, à part les les messages de Donald Trump sur les réseaux sociaux.
Euh le Pentagone par exemple n'a pas tenu de conférence de presse euh depuis plus de 2 mois et demi et pas de conférence non plus depuis euh la reprise des hostilités et c'estes 11 jours de bombardement. Donc c'est sûr que les Américains euh s'interrogent sur la stratégie, sur les objectifs finals euh finaux de cette guerre en voyant bien sûr ses victimes et en voyant en parallèle de ça le prix de l'essence augmenté et ça ça les frappe aussi directement au portefeuille. Merci beaucoup Justin Jankowski.
On va suivre donc cette cérémonie qui va débuter dans les toutes prochaines minutes. Lormandeville va nous rejoindre. Venez avec nous.
Vous êtes grand reporteur au Figarou ancienne correspondante à Washington. On va aussi avec vous essayer de comprendre l'impact de cette cérémonie, de ses visages, de ses soldats euh sur Donald Trump. Est-ce que selon vous ça joue dans la détermination affichée ces dernières heures par Donald Trump à aller plus loin, plus fort sur l'Iran ?
Bien sûr, c'est vrai que vous savez euh d'un côté la la situation elle est complexe parce que d'un côté les États-Unis par rapport à l'Europe, c'est un pays qui a accepté euh même encore tout récemment de donner euh des hommes pour euh la patrie, d'aller au feu et on parlait toujours de Mars alors que que l'Europe était Vénus. En même temps, c'est vrai que l'électorat de Trump, c'est un électorat qui a qui a souffert dans sa chair en fait de la guerre puisque cet électorat du pays profond, c'est lui qui est allé au combat, c'est lui qui a qui est mort enfin qui est tombé sous les balles en Afghanistan, en Irak. Et donc il y a eu cette espèce de mouvement de rébellion que qui est le mouvement de l'Amérique d'abord.
C'était un mouvement justement qui visait à ne pas se lancer dans des guerres euh insensées et lointaines. Et donc là moi il y a évidemment une remise en cause qui peut gêner éventuellement un peu Trump mais je suis pas sûr que ce soit le principal élément. Je pense que les Américains acceptent en en réalité le sacrifice du combat.
En revanche, il me semble que les attermoiements de Trump, c'est-à-dire le conflit de logique, c'est-à-dire que Trump donne le sentiment aujourd'hui d'une sorte de mouvement brogonien de de si vous voulez un peu chaotique ou très chaotique sur ce qu'il veut. Il a commencé cette guerre en disant "Je veux faire une guerre stratégique puisque je veux aller chercher ce régime et je le veux le mettre à terre. Je suis en phase avec la ligne israélienne et nous allons nous débarrasser de ce régime.
Nous allons nous débarrasser du nucléaire uranien résoudre cette question et peu à peu, il s'est laissé euh comment dire piéger dans un conflit qui est devenu beaucoup plus compliqué et long qu'il ne l'aurait pensé parce qu'il voulait une une un conflit stratégique mais court et ça au Moyen-Orient c'est quand même rare. Du coup, il s'est retrouvé piéger [raclement de gorge] et il s'est mis à à jouer un autre jeu qui est aussi un jeu trumpien qui est le jeu transactionnel, le jeu opportuniste. Je vais voir ce que je peux avoir.
Je vais voir jusqu'où je peux aller. Est-ce que je vais finalement pouvoir m'entendre avec ces gens-là ? Donc peu à peu, tous les objectifs qu'il avait mis en avant, il les a abandonné.
Regardez, il avait dit "Je veux le nucléaire, pas de nucléaire, je veux abattre le régime, le régime n'est pas à terre. Je veux euh me débarrasser du potentiel de missile euh longue portée des Ianiens non plus. Et les proxis sont toujours là avec le esbola même si le Hamas a été largement euh affaibli.
Cette guerre longue euh effectivement dans laquelle il se retrouve piégé, elle a deux conséquences. Elle a ses conséquences humaines qu'on vit en ce moment même avec le retour de la dépouille de ses soldats et puis elle a aussi des conséquences financières sur les Américains. La nuit dernière, Pitex, on le disait, il était au Congrès et il a demandé et bien pour le Pentagone une rallonge conséquente pour pouvoir poursuivre ses objectifs de guerre.
Disposez-vous d'une nouvelle estimation du coup de la guerre à ce jour alors que nous entrons dans le 5e mois de la première année de ce conflit en Iran. Sénateur, l'estimation dont nous disposons à ce jour s'élève à 37,5 milliards de dollars. Pitex, les Pentagones qui veulent toujours plus d'argent pour mener la guerre.
Le coût de cette guerre est-il en train d'exploser ? C'est la question qu'on va se poser. On va essayer d'y voir clair avec Sylvia Amicon.
Sylvia, c'est vrai que ces chiffres et bien il commence à à faire tourner un peu la tête ces chiffres de guerre. Bah oui, regardez euh cette infographie derrière moi, on est passé de 25 milliards pour la toute première estimation à 29 milliards à la mié et puis 37,5 milliards de dollars pour la dernière estimation donnée par Pitex hier qui comprend donc des coûts anticipés jusqu'à la fin septembre dans cette somme et bien le coût des munitions, des opérations, de la maintenance, mais le Pentagone est soupçonné de sous-estimer le coût de la guerre. En effet, ce bilan ne tient pas compte he des installations militaires endommagées ainsi que des équipements détruits, notamment des avions militaires.
On rappelle ce chiffre 228 équipements ou structures ont été détruites à la mi-juin et on ajoute évidemment à cela les destruction de ces derniers jours hein qui sont quasi quotidiennes sur les bases américaines de la région et selon regardez la dernière ici en Jordanie dont on a parlé hier et selon certains experts, des équipements très coûteux auraient été endommagés parfois euh qui sont vendus à 1 milliard de dollars. L'unité d'autres estimations circulent Philippe selon des projections internes au gouvernement qui ont été été relayé par NBC News [rires] compris en cours avec l'Iran pour écouter entre 80 et 100 milliards de dollars au contribuable c'est un peu moins du triple des chiffres officiels du Pentagone et le coût des reconstructions des bases et bien pourrait à lui seul dépasser les 30 milliards de dollars. 100 milliards juste pour le Bahrain qui abrite la 5è flotte de la marine américaine qui a été visée à plusieurs reprises.
Les Américains ont laissé des ressources de grande valeur dans la région. 40 avions militaires auraient été endommagés selon un rapport du congrès publié en mai. Il y a aussi hein les coûts logistiques immenses avec le redéploiement des forces dans la région.
Le déploiement continu de deux portes-avion et de leur flottis. Et c'est pour ça que cette nuit Pitex demande 67 milliards de plus. Oui, une [raclement de gorge] rallonge urgente et nécessaire, dit-il, mais qui ne prendra pas en compte les coûts de la reconstruction à une enveloppe pour reconstituer les stocks de munition dont certains sont très inquiétants, hein.
Les intercepteurs TAD euh par exemple qui ont fondu de moitié. Euh, il faut aussi racheter du carburant, des drones et financer le redéploiement des forces au Moyen-Orient. Des programmes auraient été gelés par le Pentagone.
Des programmes d'entraînement, des exercices militaires pour flécher cet argent vers le conflit en Iran. En attendant évidemment le super budget de la défense voulue par Donald Trump 1500 milliards l'an prochain, c'est une augmentation colossale he 44 %. Tout cela à 3 mois des midtermes et alors que le pouvoir d'achat et l'inflation sont très présents dans le débat américain.
Les chiffres fous de cette guerre. Merci beaucoup Sylvie Amicon pour toutes ces explications. Ça aussi ça a une conséquence évidemment sur Donald Trump.
Quand les Américains regardent le prix des carburants et qu'on leur dit il va falloir mettre 67 milliards de plus pour essayer de faire quelque chose de cette guerre dont on ne se sort pas, ça aussi un moment ça peut pousser Trump pas dire il faut qu'on s'en sorte. Alors, c'est [raclement de gorge] je pense pas que le coût de la guerre en lui-même fasse beaucoup bouger les Américains parce que comme le disait l'or tout à l'heure, les Américains sont très habitués d'une part à sacrifier des des troupes à l'étranger et d'autre part à dépenser beaucoup d'argent pour l'armée parce que l'armée c'est extrêmement important et les et l'ampleur des chiffres est tellement importante qu'elle ne veut pas dire grand-chose pour un consommateur. En revanche, vous avez tout à fait raison.
Ce qui joue, c'est le prix du bar du du galon d'essence à la pompe et le prix des œufs aux États-Unis qui est extrêmement important. Quand le prix des œufs augmente et le prix de l'essence augmente, les Américains commencent à paniquer. Et ça ça va avoir une incidence très réelle sur les midterms de du mois de du mois de novembre parce que les Américains vont vont voter en fonction de ce qui se passe autour d'eux et donc du prix du galon, du prix des œufs, de l'inflation de voilà pas tellement du coup de la guerre en lui-même même si moi je pense qu'il y a quelque chose d'important à noter, c'est que les Américains se disent depuis plusieurs jours, on a dépensé des millions enfin voir des milliards dans des bases américaines au Moyen-Orient qui sont en fait pas si protégé que ça.
Et ça, [grognement] ça pose une question, ça pose d'abord une question d'ordre militaire et ça pose une question d'ordre économique. Parce que comment se fait-il que des bases au Bahrain en Arabie Saoudite, les image que qu'on a remontré là de Lawax qui est cloué au sol par un missile iranien, alors certes, les Iraniens ont peut-être eu beaucoup de chance dans leur tir qui était peut-être pas si ajusté que ça et ça a mis un awax, enfin ça a planté un AAX au sol. Mais ce type d'image aux États-Unis, si on le met en corrélation avec l'ampleur des dépenses est un peu inquiétant. sans compter le fait que les soldats qui ont été tués ont été et qui dont on dont on va honorer la mémoire, les Américains vont honorer la mémoire cet après-midi étaient eux aussi dans des bases.
C'est pas des soldats qui sont tués dans des opérations militaires à l'étranger, ils sont tués dans leur chambre ou en prenant leur douche par des par des missiles. Donc c'est cet avion-là et euh les jeunes soldats qui qui sont tués, ça frappe beaucoup les Américains plus que l'ampleur des des milliards de de dollars. Tout ça donne un contexte bassiste où on se dit quand même que le président Trump doit prendre décision pour arrêter tout cela, sortir de ce bourbier.
Oui, l'opinion publique ça devient un énorme problème pour lui. Je vais ajouter à ce que et le dit la mort de ces soldats. En fait, c'est un double échec là parce que d'abord les missiles n'était n'était pas intercepté forcément parce que ils se sont exposés sur la base et deuxièmement euh ces soldats étaient tués euh dans leur dortoir dans des préfabriqués.
Ils n'étaient pas du tout protégés. Hm où était pourquoi il y avait pas une alarme ? Pourquoi dans une base si sensible, il était justement dans un endroit qui qui était complètement euh fragile, sans aucune protection.
Euh donc là, il y a sûrement même s'il y a peut-être des explications pour ça, peut-être l'armée peut expliquer pourquoi c'est arrivé, mais pour l'opinion publique, ça reste quand même euh des questions extrêmement euh pertinentes et ça ça rajoute en fait à cette question qui est sur la table depuis en fait le début de la guerre et de la part de ces ces opposants disant "Mais en fait pourquoi on a besoin de tous ces bases militaires des dizaines de milliers de personnes qui sont justement à la proie de missiles iraniennes. Est-ce que c'est vraiment justifié colonel ? C'est vrai que ça ça a illustré la vulnérabilité américaine sur ses bases en Jordanie.
Les trois visages qu'on voit là, ce sont les trois soldats qui ont été tués dans cette base américaine en Jordanie. En fait, cette guerre révèle une double asymétrie. La première, c'est une une asymétrie stratégique dans le sens où une superpuissance que américain n'arrive pas à réduire à réduire l'armée iranienne qui reste somme toute une armée, je dirais sophistiquée mais pas plus que ça parce qu'ils ont ils ont pas une armée extrêmement extrêmement performante. moins c'est moins qu'on puisse dire première asymétrie de matri deè asymétrie c'est les coûts et ça c'est une grande révélation c'est qu'aujourd'hui l'utilisation massive de missile com le missile tade un missile tade enfin le le lanceur c'est c'est un panier où vous avez h missiles qui peuvent partir en même temps ou décaler le prix du missile il a 12 millions c'est un des plus chers au monde porté 200 km donc ça coûte extrêmement cher donc on est sur des guerres dans lequel la superpuissance un matel qui qui vaut extrêmement cher à côté de ça vous avez les iraniens qui vont tirer des chades qui vaut 20000 ou 40000 € donc le problème il est là donc c'est double asymétrie.
Elle fait que c'est une révélation et j'imagine que pour les Européens et l'ensemble des pays je dirais occidentaux qui sont surarmés avec des matériel extrêmement performants, ça a posé des questions sur l'emploi de la force. Qu'est-ce qu'on peut faire dans l'avenir ? Parce que c'est pas de ruiner le pays pour tirer des missiles qui n'atteignent pas leur cil.
Est-ce que ça nous dit quelque chose de l'urgence aujourd'hui à sortir de la situation pour Trump ? Bah oui, il y a une urgence vraiment pour Donald Trump à trouver une solution parce que ces troupes sont exposées. On l'a vu, on va le voir à Dove avec le retour de ces cercueils en fait. les bases américaines au Moyen-Orient qui devait être le faire de lance de la puissance américaine d'une part et la protection ultime euh des royaumes des pétromarchies euh du golf, ça se retourne totalement contre les pétromonarchies d'une part mais aussi contre les États-Unis puisque ces bases au lieu d'être des forces d'attaque deviennent des cibles pour les iraniens et des cibles, on le voit relativement facile.
Alors il y a quelques explications hein. La Jordanie n'était pas prévue pour être le faire de lance d'une attaque américaine sur l'Iran. C'est par défaut que les Américains sont en quelque sorte repliés sur la Jordanie puisque c'était pas possible dans le golf. et on l'a vu avec les répliques iraniennes notamment pendant la guerre de 40 jours.
Donald Trump a rejeté laureux [raclement de gorge] en disant quand nous on fait le boulot ça se passe bien, quand on le délègue ça se passe moins bien. Oui, mais ils l'ont pas délégué le boulot parce que mais d'abord Mwafak Alti c'est une base jordanienne dans laquelle les Américains ont une emprise emprise qui n'est largement pas suffisamment sécurisée. D'un point de vue de défense antiaérienne.
Là ce sont les États-Unis qui doivent l'assurer parce que les Jordaniens n'ont absolument pas les moyens ni en patatriote et encore moins en TAD. Ils n'en ont pas officiellement. Au moins, s'ils en ont, ils sont armés par les Américains en fait.
Et en prime, les dortoirs, dans ces conditions-là, quand vous êtes quasiment sur le front en fait, puisque c'est ça aujourd'hui, les dortoirs, ils devraient être totalement en sous-sol et ça devrait être des abrisurs, soit des bingalaot. Il y a eu trois alertes. La première alerte conflable, j'ai vu en plus.
Oui, la première alerte, tout le monde a réussi à rejoindre les abris. La deuxième aussi. La troisième il y a trois personnes qui n'ont pas eu le temps.
Coup humain, coûp financier, pression, guerre longue que ne voulait pas Donald Trump. Est-ce qu'aujourd'hui il doit à tout prix sortir de cette guerre ici ? Oui, comment ?
Alors, il nous le dit en tapant plus fort, en allant taper sur cette fameuse montagne de la pioche. Mais est-ce qu'il va pouvoir faire ça seul ? C'est aussi la question ce soir.
Est-ce qu'il est prêt à redemander aux Israéliens de l'accompagner ? Betsabet Salem, on vous retrouve, vous êtes notre correspondante TF1 LCI. Est-ce que les Israéliens sont prêts à repartir au côté de Donald Trump dès qu'il le demandera ?
Oui, tout à fait et surtout il faut souligner que ce serait un atout de taille pour les États-Unis cette participation d'Israël puisque euh ce sont des centaines d'avions de chasse supplémentaires, des pilotes israéliens qui ont beaucoup d'expérience, qui ont fait beaucoup de missions en Iran, qui connaissent les failles de la défense iranienne anti aérienne, qui connaissent les itinéraires les plus adéquates, les plus sûr. Il y a le renseignement. Vous savez, Israël collecte depuis des années des renseignements sur les infrastructures iraniennes, sur les personnalités iraniennes.
Il y a les sources locales et tout cela. Ça permet des frappes de précision. Ajouter à cela que il y a une kill chaîne, vous savez, une chaîne de ciblage extrêmement rapide dans l'armée israine.
C'est-à-dire que le moment entre le moment où l'info vient d'en bas, le renseignement vient d'en bas et que le pilote de chasse rentre en action, le délai est extrêmement court. Alors, est-ce que les Israéliens sont prêts à joindre les États-Unis ? Tous les commentateurs ici toute façon vont souligner c'est Trump qui va décider.
D'un côté, les Israéliens pensent qu'il n'y a pas d'autre choix. De l'autre, personne n'a vraiment envie ici d'aller courir à nouveau vers les abris antimissiles. Alors, on voit bien que ce se dessine l'hypothèse d'une offensive majeure, pourquoi pas conjointe, américain israélien pour tenter de mettre un terme à cette guerre.
Sauf qu'il y a les pays du golf aussi qu'il faut prendre en compte et qui eux, Betzabé, plaident pour une toute autre option. Oui, tout à fait. Les médias israéliens soulignent euh que et bien les pays du golf ces derniers jours font même pression sur l'administration Trump pour que les États-Unis euh décident de ne pas demander à Israël de participer aux frappes.
Euh d'abord parce que les pays du golfe redoutent que si euh les frappes s'intensifient contre l'Iran, et bien l'Iran en fait multiplie à ses frappes contre ces mêmes pays, notamment contre les infrastructures énergétiques. Et puis aussi les pays du golf n'ont aucune envie de se retrouver à frapper l'Iran au côté de l'armée israélienne. Et cela, ça vaut même pour Bah et pour les Émirats qui pourtant ont signé les accords d'Abraham avec Israël.
Et du coup et bien les pays du golf aussi suivent avec inquiétude la possible participation d'Israël aux frappes. Merci beaucoup Bab Salem pour toutes ces informations. Si vous nous rejoignez dans le grand dossier, on est en train de s'interroger.
Trump est-il prêt à tout pour mettre un terme à cette guerre ? Les propos sont de plus en plus durs ces dernières heures. Il menace de frapper les infrastructures civiles, les ponts, les centrales iraniennes, de taper jusqu'à Teran.
Il assure. On a été gentil jusque-là, c'est désormais terminé. Est-ce qu'il y aura donc une grande offensive dans les prochains jours ?
Pourquoi pas avec les Israélien ? Lorandville, est-ce que ça vous semble aujourd'hui l'ultime solution pour Donald Trump ? Je pense que c'est possible effectivement parce que il n'a il n'a obtenu aucun il n'a atteint aucun de ses objectifs.
C'est-à-dire qu'en fait sortir vous vous dis vous avez expliqué plusieurs fois comment on sort. On peut pas sortir en sortant sans rien faire. C'est pas possible.
Vu ce qui s'est passé dire il a aggravé la situation. Aujourd'hui, les Iraniens sont en euh tiennent le D3 d'Ormouse. Ils menacent à travers les outils de de de déstabiliser le D3 de Babel Mandem.
Donc la situation aujourd'hui pour Trump en fait, elle appelle effectivement une escalade. La question c'est pour aller où ? C'est-à-dire que jusqu'à présent, il n'a il n'a il s'était dissocié au contraire des Israéliens.
Donc là, si les Israéliens eux ils veulent une escalade parce que eux ils sont ils sont con ils sont convaincus que il me semble he qu'il mène peut-être que je me trompe mais qu'il mène la la la guerre de de une guerre existentielle qui doivent aller au bout beaucoup plus impatient de reprendre et et d'aller au bout de cette première phase de la guerre les Israéliens. Oui et non d'un côté bien sûr monsieur il veut continuer la guerre il y a aussi un je crois une compréhension parmi les israéliens c'est c'est assez accepté par la plus part de de la société israélienne et que la question iranienne n'est pas réglée que le cette menace existentielle continue et qu'il y aura d'autres guerres avec l'Iran tant qu'il y aura pas un changement de régime. Donc ça c'est un acquis d'un côté, de l'autre côté on est quand même 3 mois avant des élections.
Et là il y a deux hypothèses. Soit Benjamin Netaniao pense que ça peut l'aider justement ça peut et parce que son son base électorale est pour une guerre. Soit ça peut leurter parce que on commence la guerre, on ne sait pas comment ça va développer.
Est-ce que s'il y aura vraiment de des photos comme on a vu et l'autre guerre de dévastation absolument phénoménale, plusieurs missiles qui vont tomber qui ne qui ne vont pas être interceptés par exemple c'est une possibilité des victimes c'est une possibilité [raclement de gorge] tout ça ça va pas jouer à sa faveur pendant les élections il y a une fatigue énorme parmi la société israélienne de cette guerre donc même s'il y a cette compréhension que peut-être il faudra une autre guerre je suis pas tout à fait sûr que les électeurs israélien préfère de l'avir maintenant en même temps. Pardon la marge de manœuvre des Israéliens. Si Donald Trump décide de dire on lance la grande offensive, il peut pas le faire sans les Israéliens.
Il peut le faire si si il peut le faire sans les Israéliens. Enfin sans les sans l'armée israélienne. Il aura besoin du renseignement israélien qui est extrêmement présent en Iran et très et qui travaille très bien en Iran.
Mais ça j'allais dire c'est la partie la moins visible. C'est plutôt les Israéliens ne peuvent pas faire la guerre et ne pourrai pas la faire sans les Américains dans l'autre centre. En revanche, [raclement de gorge] je pourj aj ajouter juste un point sur Israël, Netaniaou est quand même dans lui aussi dans une situation un peu délicate, même s'il a fait toute sa carrière politique et surtout la fin de sa sa carrière politique sur la la menace existentielle que représente l'Iran, il a face à lui aujourd'hui comme concurrent aux élections législatives et au candidats au poste de premier ministre deux anciens généraux qui dont l'un est très bien placé dans les sondages Gen Cot le deuxième est en Y Golan et qui sont des gens qui ne se privent pas depuis quelques semaines de critiquer toutes les décisions militaires qui sont prises par Benjamin Netaniaou et son entourage. [raclement de gorge] Donc c'est une phase compliquée pour lui parce que comme le si à la moindre erreur, il sait que il aura face à lui sur tous les plateaux de télévision et dans les meetings deux anciens généraux qui vont dire voilà pourquoi on s'est trompé, voilà pourquoi il fallait pas faire ça et surtout Cot qui est en ce moment assez haut dans les sondages face à lui.
Donc point d'interrogation, on l'a compris, sur la participation que pourraient avoir les Israéliens dans cette vaste offensive. Par contre, quelle forme pourrait prendre cette offensive si Donald Trump est prêt à tout ? On parle beaucoup ici d'une potentielle incursion terrestre, expédition terrestre.
Des fois, on se dit c'est des discussions de plateau, pas vraiment, c'est aussi des discussions du Congrès américain puisque la question, elle a été posée hier au Congrès au chef d'étatmajor américain. La prochaine étape serait une escalade par des combats terrestres. Est-ce que vous envisagez une telle escalade ?
Je pense qu'il est inutile de donner mon opinion sur des hypothèses. Ce que je peux vous dire, c'est qu'on étudie un nombre incroyable d'options et les risques associés. On a besoin de vous, colonel, pour décrypter une parole de chef d'étatmajor.
Ça veut ni dire oui ni dire non, mais enfin ça veut pas dire. Vous savez, le rôle de l'état major, ça sert qu'àune seule chose à planifier. Ça sert à rien du tout.
Un chef et des soldats. Il planifient. Donc vous savez la planification, ça fait 5 mois qu'il planifie.
J'imagine qu'ils ont planifié déjà avant. Ce qui veut dire qu'ils ont des centaines d'options et des sous-options, les options A, B, C, enfin tout ce que vous voulez. Donc, ils ont planifié et donc j'imagine qu'il y a une solution extrêmement basse qui est le repli et la solution haute qui est une invasion de de l'Iran avec un million d'hommes.
Entre les deux, vous avez toutes les options. Et donc, j'imagine qu'aujourd'hui, quels sont les donc, ce qu'il faut, c'est être réaliste, il faut être factuel. Qu'est-ce qu'ils ont sur le terrain ?
Aujourd'hui, ils ont une force terrestre qui fait à peu près 20000 hommes utilisable. He, je parle pas des 40000 soldats américains qui sont répartis sur les bases qui sont qui font du soutien. C'est ils sont pas du tout des c'est pas du tout des combattants, c'est pas des unités opérationnelles.
Donc il y a à peu près 20000 opérationnels plus des renforts qui pourraient arriver. Vous avez deux groupe aéronaval donc chaque groupe aéronaal c'est trois bateaux avec des moyens de débarquement c'est pas colossal fait 60 avions en plus et puis vous avez comment dire deux deux groupes en deux groupes comment dire aéronaval deux groupes amphibies et deux groupes aéronavales avec les deux portesavions. Total en gros 200 avions.
Voilà ce qu'ils ont plus les avions qui sont dans le dans le golf. Donc encore une fois, ils ont besoin ou pas des Israéliens, c'est un débat qu'il y aura. Pourquoi ?
Parce que aujourd'hui, vous savez bien que dans l'état major israélien, vous avez une quantité d'Américains qui est impensable. Vous en avez quasiment autant que des Israéliens. Il y a des officiers de liaison pour la logistique, pour le renseignement, pour les opérations, pour les effectifs, pour la santé, pour la mécanique, pour tout pour tout.
Donc vous avez c'est complèement conjoint. Vous voyez ce que je veux dire ? Et j'imagine que dans l'étatmajor américain, vous avez autant d'Israéliens et d'officiers de liaison probablement de l'OTAN.
En plus, ce que dire simplement c'est qu'aujourd'hui, il y a une préparation, une planification qui fait que lorsque ça va être présenté à Trump et moi je pense que ce changement de ton de Trump depuis quelques jours est lié au aux nombreuses réunions qui ont eu lieu depuis on en parle régulièrement depuis 2 3 jours, il est quasiment en réunion permanente. Je veux dire qu'en fait on est dans la période des choix donc c'est petit, moyen, gros comme d'habitude chez les militaires. [rires] Donc il est en train de d'hésiter mais je pense qu'aujourd'hui il est plutôt sur une phase haute parce qu'on vient de le dire à l'instant, il a pas d'autres possibilité que d'avancer.
Si vous disez, c'est l'histoire du petit singe qui qui met sa main euh comment dire pour récupérer des cacahuètes dans la bouteille. Une fois qu'il a la la cacahuète, il peut pas sortir la main. Bah c'est exactement ce qui arrive à Trump.
Il a récupéré la cacahuète et il est coincé dans la bouteille. On adore cette image qu'on va garder. On voit bien la main de Trump dans le pot de cacahuète.
Euh Xavier, ça veut dire qu'il y a, si on va dans les coulisses du bureau oval, sur la table de Donald Trump, cette option de l'incursion terrestre, de l'opération terrestre et il va à plus ou moins court terme là dire oui ou non. Sans doute, il y a de toute façon les options sont ouvertes, c'est une évidence. Maintenant, j'ai la sensation et en écoutant le colonel, ça me renforce ma sensation que les moyens sont pas suffisants sur place.
C'est ça le problème parce que 20000 hommes c'est je pense qu'on est vraiment au maximum du maximum hein. Il y a 2500 marins sur chacun des bateaux amphibie box quand même. Alors moi je suis pas aussi spécifique.
Voilà il y a beaucoup de bateau quand même pour débarquer. Bateau c'est un moteur et puis ouais [rires] il y a beaucoup de bateaux il y a beaucoup d'avion mais ça c'est la grande spécialité américaine le bombardement et puis après on voit bien ce qui se passe et on voit si on peut débarquer. Mais les spécialistes estiment qu'un débarquement ne serait-ce que pour saisir la zone du D3 d'Ormous sur une profondeur d'une 20 à 30 km sur 300 km de long, il faudrait quasiment 50000 hommes.
Ils n'y sont pas les 50000 hommes. Donc si jamais il se passe quelque chose, on verra des renforts arrivés. Alors ça peut être ça peut être des parachutistes.
Donc ça on verra les parachutages une fois que les côtes auront été prises par les marines ou par des des forces spéciales. Mais on est je pense assez loin de cette opération là. Et quand on entend Trump dire qu'il va à nouveau bombarder bombarder chaque infrastructure, chaque pont jusqu'à ce que l'Iran cède, on n' pas la sensation que l'option euh troupe au sol, boots underground comme on dit aux États-Unis soit pour le moment, je dis bien pour le moment, ça peut changer très rapidement l'option privilégiée parce qu'elle est extrêmement délicate d'un point de vue politique et il faut pas soupçonner, il faut pas sous-estimer les mid termes.
Les mid termes, elles sont perdues du côté des représentants, mais du côté du Sénat, c'est encore extrêmement tangent. Pour le moment, les Républicains gagneraient, mais si jamais Donald Trump perd le Sénat, les deux prochaines années qui lui restent à la Maison Blanche, il ne pourra plus rien faire. Et ça, c'est mè une opération militaire sur le sol iranien très brève, réussie, très courte et que ça marche mais quel type d'opération fois ?
La question c'est pourquoi faire c'est l'île de carg voilà l'île de carg moi j'ai récemment parlé avec des des stratèges américains qui remettaient sur la table l'idée de de d'un débarquement à l'île de Car qui leur permett en fait de mettre la main sur ce fameux potentiel pétrolier enfin qui qui étranglerait finalement le la sortie du pétrole du golf. Je sais pas ce que alors [rires] à l'époque on avait dit ça sera dangereux, ils seront les cibles et cetera dis c'est possible. Non mais les victoires symboliques, les Américains peuvent en avoir plein et et l'armée américaine, il y a aucun doute est extrêmement puissante et beaucoup plus puissante que l'armée iranienne.
Le problème c'est quel est le but final ? C'estàd que prendre l'île de carg et étrangler l'économie iranienne ne fera pas tomber dans l'immédiat le régime iranien. Alors c'est là tout l'enjeu de la question.
C'estàd qu'au final ça fait 4 mois que Trump d'abord a dit c'était le pire régime du monde ensuite que finalement ils étaient sympas. c'était ses copains. Mais au milieu des populations, il y a une population iranienne qui peut-être se soulèvera contre le régime, enfin ils ont quand même déjà payé un très lourd tribut en perdant au moins 40000 personnes dans les rues dans des manifestations en janvier.
Et il y a pas de but affiché. C'est-à-dire que débarquer en Iran sur l'île de Cark, c'est une prise très symbolique, ça étrangle économiquement mais ça peut durer des années. Ensuite débarquer en Iran mais enfin je veux dire c'est c'est là c'est pas 20000 hommes qu'il faut, c'est 200000 et ça et je pense c'est pour ça que je pense que c'est pas envisageable.
Ça serait de l'ampleur. L'Iran est plus grand que l'Irak quand il quand les soldats américains sont arrivés avec une coalition d'une vingtaine de pays pour faire tomber le régime de SAM. D'ailleurs, l'Iran donne le ton face à cette petite musique qui monte.
L'Iran ces dernières heures dit très clairement "Mais attendez, nous on est prêt, on a notamment tous les missiles qu'il faut, s'il faut répondre et s'il faut réagir et tous les hommes." La production de missile stratégique n'a jamais été interrompue. Au cours des 40 derniers jours de guerre et même après la signature du protocole d'accord.
Ces missiles servent à reconstituer nos stocks. On a tout ce qu'il nous faut pour faire face aux Américains colonels. Venez avec nous parce qu'ils ont produit aussi une petite carte. les gardiens de la révolution pour nous montrer un peu la puissance de feu de leur missile.
Et en gros, ils sont en train de nous dire si une attaque américaine large de grande ampleur se met en place, nous on a des missiles qui sont capables de frapper dans toute cette zone. Donc par missile vous avez une zone de plus en plus grande. Alors on a besoin de vos lumières réalistes, pas réaliste, vrai, pas vrai.
Est-ce qu'ils ont cette puissance de feu ? Alors, tout est juste globalement entre 100 km et 1500 2000 km. Donc, tout est juste.
Par contre, ce qui est intéressant, la partie haute, le shaed et le pavé. Le pavé c'est un missile de croisière et le cha donc en fait c'est pas du tout c'est pas c'est pas des missiles balistiques. On est sur des modèles, ils vont loin, ils vont au ras du sol.
Euh c'est une technologie qui est relativement qui est bonne mais qui n'est pas euh phénoménale. Le chaut euh 50000 € ou 40000 € tout dépend de son système de guidage. Après, vous avez de la courte portée, énormément de courte portée qui est ici.
Cette partie-là, c'est entre 200 km et c'est ils utilisent actuellement pour tirer sur le golf Persic. 400 km, on traverse le golf persic. Par contre, ce qui est intéressant en tout cas ce qui est à observer les missiles intermédiaires.
Le FAT est un énorme missile et le Keber chezban, c'est les c'est les gros missiles, ils vont loin, ils sont véloces et surtout ils ont une capacité d'évolution de la trajectoire. Concrètement, le missile va détecter le fait qu'il a été capté par un radar. À partir de là, quand il est dans la phase propulsion, la phase intermédiaire, quand il est dans la phase terminale, à ce moment-là, il sait qu'il a été capté.
Il va changer de trajectoire de quelques centaines de mètres. Ça suffira parce que comme l'ordre de tir va arriver au missile, le missile va être tiré sur une trajectoire fictive puisque le que comment dire le missile aura changé de trajectoire. C'est pour ça qu'aujourd'hui les Américains ont énorme problème, c'est qu'ils ont un système très théorique avec un formidable missile parce que vous saz tirer un missile sur un missile c'est une pierre avec une pierre, c'est très compliqué.
Donc c'est une technologie extrêmement avancée. Le problème c'est qu'aujourd'hui les Iraniens ont probablement trouvé la parade à cette qualité de missile. D'autant que tous ces points bleus que vous voyez là, ce sont les bases américaines, donc des cibles potentielles et à l'exception de ces deux-là, et bien toutes les autres sont atteignables par euh les Iraniens.
Et j'ajouterai un point, c'est Jibouti. Mais là, vous avez les outils et les outils ont des missiles et des drones. Donc quoi qu'il en soit, je pense que Jibouti peuvent également être sous sous le feu.
Les Iraniens nous ont produit ça et ils viennent à l'instant, les Iraniens aussi parce qu'ils répondent à cette surenchère euh trumpienne de faire toute une démonstration et de montrer leur stock de drone. Illustration de comment ils fonctionnent. Là encore des images de propagande pour nous dire "Regardez nos drones comme ils sont efficaces".
Ils sont pas complètement tort, ils ont des drones efficaces. Ah puis en plus c'est les drones extrêmement simples. Le SH a été vendu au au Russes.
Les Russes le fabriquent maintenant sous licence. Ça s'appelle le Guéreran. Encore une fois, c'est un engin avec un moteur de ton agazon qui va à 200 km à l'heure et qui peut porter jusqu'à 1500 2000 km et qui va met une charge une petite charge 50 kg.
Mais n'empêche que c'est vous quand vous en avez un grand nombre mais même et même les missiles qui tirent aujourd'hui les missiles n'ont plus besoin de rampes de lancement. On parle souvent de rampes de lancement, c'est fini aujourd'hui. Il ils les mettent sur des camions avec deux rails comme ça et en fait ça part comme ça.
Donc encore une fois ils arrivent à récupérer le la trajectoire et la rendre précise en fin de trajectoire, pas en début de trajectoire. Donc ça c'est encore une fois c'est pas sophistiqué. Ça ça coûte beaucoup moins cher, c'est précis et surtout ça nous sature.
Enfin ça sature les Américains parce qu'il y a une quantité de missiles à l'heure où on parle personne peut en parler. Au début du conflit, on disait ils en ont 1000, 2000, 3000 500 personne n'en sait strictement rien. D'où PTE 7 qui est en grande difficulté devant le Congrès, il doit répondre à une question à laquelle il n' il n'a pas la réponse.
Alors il peut inventer des choses mais c'est extrêmement difficile. Merci beaucoup. extrêmement clair et évidemment rien n'est innocent hein quand les Iraniens communiquent sur leur drone.
Là en ce moment même au moment où Donald Trump est en train de On a vu des drones qui se qui dépassent le chat 136 de base he on a vu des drones qui ressemblent sur les images. C'est un peu loin mais on peut quand même voir que ce sont des drones à réaction. Or, le drone à réaction, ça commence à être la révolution du côté russe face à l'Ukraine.
Sont des drones beaucoup plus rapides, sont toujours des drones inspiré de technologies iraniennes euh augmenté par les Russes et on peut penser qu'il y a eu un retour d'expérience côté iranien. Là, les drones qu'on a vu tout à l'heure, n'avaient pas d'hélice. Et par exemple, les les voilà ceux-là par exemple sont à réacteur.
Les Ukrainiens, leur drone intercepteur ne vont plus assez vite pour pouvoir les intercepter. Faut quand même analyser Renabassis la concordance des des choses hein. Le discours de Donald Trump euh les dépouilles des soldats qui vont arriver sur la base de Dove dans les prochaines minutes et les Iraniens qui pendant ce temps-là disent il y a pas de problème, regardez nous on a nos missiles, on sait en produire, on en produit plus, on vous expose nos drones, on est prêt.
Oui, effectivement les deux parties sont dans une au moins une rhtorique d'escalade, ça c'est clair. Euh bon, on peut ça s'assumer que les les Iraniens, ils sont vraiment dans une escalade. les Américains, on a les paroles de présidence encore à voir.
Il faut se souvenir qu'il y a de jours, même si pendant qu'il menaçait les Iraniens, il a aussi dit euh que les canaux de dialogue sont encore ouverts et il y avait des publications dans la presse américaine comme si les médiateurs, on les connaît, les [raclement de gorge] Pakistanais, les Omanis et les autres sont encore à la manœuvre essayant peut-être d'arrêter cette escalade. Pour l'instant, il y a pas de rendez-vous, il y a pas d'annonce d'une reprise de négociation et on a l'impression que les Iraniens vraiment pour eux, ils sont la partie vainqueur. Donc pourquoi ils vont s'arrêter ?
Ils sont pas du tout motivés pour l'instant à retourner à la table de négociation. D'ailleurs, d'heure en heure, la surencière iranienne est de plus en plus forte. Euh les Iraniens ces dernières heures disent "Les soldats américains, faites attention parce qu'on va venir jusque dans votre domicile, on va venir vous chercher, on va vous capturer, on va vous tuer." Parce que vous avez ciblé les résidences privées de nos commandants et de leur famille, tous vos commandants dans la région seront désormais ciblés dans leur résidence privée également.
On ira jusque chez vous. Ça nous ramène toujours à cette même question. Combien de temps Trump peut-il supporter tout cela ?
Visiblement, il ne peut plus le supporter. Non, mais ça c'est des menaces qui prennent assez au sérieux parce que il y a quand même beaucoup d'Américains dans la région. C'est une région dans laquelle il y a les Iraniens sont présents depuis toujours, ont des services de renseignement eux aussi et donc c'est des menaces.
Mais encore une fois ce qu'on disait c'estàd qu' à chaque surenchère de Trump répond une surenchère iranienne. Donc là on est à un espèce de stade ultime de la surenchère. dans les négociations, faut pas oublier qu'il y a la Chine qui est derrière le Pakistan notamment et ce sont eux qui font passer les messages et que la Chine a un intérêt à ce que les hostilité s'arrête et la voix de la Chine est quand même puissante.
Euh donc euh tout n'est pas terminé, c'est-à-dire que il y a plus de négociation, ça c'est sûr, mais il y a des discussions. Les canaux de discussion existent encore. En revanche, ce type de menace là, de s'en prendre à des soldats américains chez eux, ça veut pas dire aux États-Unis, mais c'est effectivement euh euh au Kit, bon, en Irak, ils sont en train de se retirer, enfin, ils se seront retirés complètement. fin septembre, mais d'ici fin septembre, il peut se passer beaucoup de choses.
Il y a encore 2500 soldats américains en Irak et pour le coup en Irak, les Iraniens sont chez eux. C'est-à-dire que c'est vraiment une zone qui qu'il contrôle qu' contrôle il la contrôlent pas mais dans laquelle ils sont extrêmement infiltrés notamment via des des milices proiraniennes chez les chiites. Donc là, ils peuvent faire des coups et ils l'ont déjà fait.
Finalement, Trump est dans une situation très difficile parce que ne rien faire montre la puissance l'impuissance américaine. Mais c'est vrai que une une surenchère aussi l'expose à un jeu que clairement il n'a pas voulu jouer jusqu'ici. Et ça les autres le savent.
C'est-à-dire que regardez par exemple sur la question du blocus, il avait une carte qu'il avait qu'il avait joué qu'il aurait pu continuer de jouer. Il aurait pu dire "OK, je continue ce blocus, j'attends j'attends qu' de les étrangler, de leur faire mal." Il l'a pas fait parce que il avait il est très impatient.
Il avait peur que l'économie mondiale puisse à un moment ou un autre commencer à s'effondrer. Donc il y a il y a des tas d'éléments qui pour lui étaient importants qui qu'il a pris en en compte. Et donc c'est vrai que euh il y a pas vraiment de bonnes solutions.
Et ce qu'on voit c'est que tout ça effectivement est dans le cadre global de cette grande confrontation stratégique qui est en cours entre Chine, Russie, Iran et le camp américain et c'est vrai que l'Amérique aujourd'hui donne le donne le spectacle ce qui quand même profite aussi à la Chine. D'un côté, ils ont envie que ça s'arrête mais de l'autre pour ils sont ils sont intéressés par l'idée que les Américains apparaissent aussi faibles. retient aussi al on va pas faire de la psychologie de Donald Trump, ce serait trop complexe parce que personne n'en est capable mais vous le disiez parce que on l'a vu ces dernières années son impatience, il a fait preuve d'énormément de patience depuis le début de cette guerre et à un moment elle arrive à terme cette patience.
En tout cas, c'est une possibilité que on connaît son orgueil, on connaît sa volonté de s'afficher, on connaît sa volonté de gagner. Là, il est pas dans le camp des vainqueurs. Clairement pas.
Clairement pas. et il doit en être extrêmement euh plus que déçu même, il doit en être extrêmement frustré. Mais en revanche le mot de furieux la semaine dernière rapporté furry furieux Trump maintenant furry Trump.
Mais en revanche, il ne peut pas faire ce qu'on fait les Israéliens à Gaza ou au Liban. Il ne peut pas raser même toute une partie de l'Iran. C'est totalement impossible, même d'un point de vue matériel.
Et puis ça ne serait pas accepté euh par le reste par le reste du monde. Il peut pas par exemple bombarder alors là plus avec des avions de précision hein mais avec des avec des B52 par toute la zone côtière du D3 d'Ormous pour faire une civilisation. C'est lui qui l'avait dit.
Oui, exactement. il l'avait dit mais il peut pas le faire en revanche c'est impossible pour lui. Ce serait une bonne solution pour libérer Ormous hein.
Si vous bombardez la zone dont je parlais tout à l'heure sur 300 km par 30 km de profondeur, il restera pas grand-chose et pour les Américains, ça sera assez facile de gérer et de laisser passer les bâtiments civils. Mais ça, il ne peut pas le faire. Donc moi, je suis assez d'accord avec l'Ormandeville, il n'a pas de bonnes solutions et l'escalade, la surenchère ne devrait pas lui profiter puisque'à chaque fois euh les Iraniens en remettront une couche.
Les Iraniens pour le moment, ils se comportent de relativement euh sagement. Ils sont très très calmes avec l'Arabie Saoudite. On verra le problème des outils éventuellement.
Ils sont très très calmes avec les Émirats arabes unis. Il frappent quasi exclusivement des bases américaines. Il peut y avoir ils élargissent quand même la zone Oui, mais mais pas mais pas tant que ça.
Oui, ils élargissent à Akaba pour avertir Israël. En fait, c'est certainement ça le le message et avertir aussi euh les Jordaniens. Mais pas du tout comme pendant les 40 jours de guerre.
Pendant les 40 jours de guerre, rappelez-vous, il frappait en plein centre de Dubaï. Il frappait le Bourge Khalifa, le Bourge à l'Arabe. Ils ont essayé, il frappaient Abou Dhabi, ils ont frappé à moi j'ai je suis allé sur place à l'époque, ils ont frappé à moins de 2 km du Louvre Abou Dhabi.
Donc ils se gênaient absolument pas. Ils avaient aucun complexe. Là, ils ne le font pas.
Appelle à un stratège militaire. Vous êtes le conseiller de Donald Trump. [rires] Il décide de mener son opération [grognement] massive.
Bon courage d'abord. Il décide de mener son opération massive et définitive. Il peut pas raser comme le dit à l'instant très bien Xavier l'Iran totalement de la carte.
Quelle est l'option ? Quel est le plan militaire que vous lui proposez ? Alors il y en a il a deux comme toujours.
Il y a toujours un choix A et ou B. le vôtre le joie extrême c'est en fait c'est je [raclement de gorge] le dis comme je le pense c'est si vous voulez raser le comment dire la comment dire la la le manche de pioche ou la montagne de la pioche que j'évoqué tout à l'heure à 1600 1600 m une bombe nucléaire tactique alors ce serait un choc incroyable mais je veux dire ils l'ont déjà fait une première fois à Hiroshima ils peuvent le faire avec 10 kiloton alors ce serait une déflagration on est pas là on en est [rires] pas là on est pas grandose on est pas il reste il reste de trucs parce qu'il y aura un tel choc comme toujour il y aura un tel choc il y aura un tel choc que ça provoquerait je diraien un choc énorme avec une espèce de délabrement incroyable. Donc il y aurait une après la deuxème opération c'est quoi ?
Faut toujours faire avec ce qu'on a. Faut jamais penser récupérer davantage d'hommes et cetera. Ça c'est la logique du hollandais.
On fait ce qu'on a puis après on verra bien. Très concrètement il a quand même 20000 hommes. L'île de Carg, les îles les îles l'île de Kchem et cetera.
Alors elles sont elles sont renforcées, tout ce qu'il faut et cetera, mais c'est des objectifs qui sont accessibles. Pourquoi ? Parce que ils sont contrôlables géographiquement.
Dès lors que vous mettez un pied sur le continent, un pied en Iran, je pense que là c'est terminé. Ils n'ont aucune chance. C'est un c'est c'est un pays qui est inexpable.
C'est hors de question de mettre un doigt de pied, sauf sur les îles qui éventuellement sont capables d'être tenu qui les cargent, ça ferait du mal carg hein que ça veut dire que 80 % du du pétrole iranien ne sortira plus. Donc c'est terminé quoi. On a unequise de plan stratégique.
Bon vous pefinez quelques petites quelques petites détails quand même. Je suis pas tout je suis pas le seul à avoir à penser à l'île de carte paron en parler avec l'ordille. Je rappelle on s'interroge pour savoir si Donald Trump est prêt à tout désormais.
Il y a le coût humain, il y a le coût financier de cette guerre et puis il y a aussi l'impact économique. Alors, on a évidemment beaucoup parlé du D3 d'Ormous, on va en reparler dans un instant, mais les Iraniens sont en train de brandir une autre carte qui pourrait avoir des conséquences très lourdes. C'est vous qui allez nous l'expliquer.
Je sais que c'est un sujet qui vous tient à cœur. Xavier, venez avec moi parce qu'il y a un autre des trois dont on commence à parler, des trit stratégiques en mer rouge qui pourrait s'il est bloqué par les Iraniens ou leur proxy outil avoir des conséquences économiques absolument colossales. Oui.
Alors pour les iraniens, vous avez adoré ce qui se passe dans le D3 d'Ormous. Vous allez adorer ce qui pourrait se passer dans le D3 de Babalmandem. Alors ce qui pourrait se passer encore le conditionnel parce que pour le moment les outils sont pas passés à l'action.
En revanche, ils ont publié des communiqués. Ils ont averti les armateurs que tout bateau qui partirait avec une carcaison depuis l'Arabie Saoudite et qui passerait le D3 de Babalmand serait pris pour cible par leur force. Les outils, y sont disposés dans cette zone là.
Ils ont déjà mis ces menaces à exécution en 2025. Résultat des courses, 60 à 70 % du trafic de container qui passait par là et par le canal de Suèse fait dorén avant le tour par le cap de bonne espérance pour arriver en Europe. Donc ça a été assez efficace.
En revanche, il y a toujours des pétroliers qui passent pour une raison très simple et qu'on va voir, c'est que l'Arabie Saoudite, comme elle est bloquée du côté du D3 d'Ormous, a trouvé une autre solution pour exporter son pétrole. Elle a euh gonflé ce qui passe dans l'oléque qui vient d'Abkaïk au port de Ybu. 7 millions de barils par jour qui arrivent à un endroit stratégique de la mer rouge avec éventuellement deux destinations.
Soit l'Europe par Suèse, soit beaucoup plus hein vers l'Asie, la Chine par le D3 de Babemandb. Alors depuis ces menaces, aucun navire n'a pour le moment été frappé. En revanche, ce qu'on a vu hier, ce sont au moins quatre navires qui ont fait demi-tour.
Trois venaient de Ybu, ils étaient chargés euh de pétrole qui était à destination de la Chine. Ils sont allés jusqu'à peu près là en mer rouge et là ils sont dit c'est pas raisonnable, c'est dangereux, on risque de se faire tirer dessus par les outils. Donc on repart et ils sont partis vers Suèze, sauf que passer par Suèse pour aller livrer du pétrole en Chine, on a pas de map mon monde.
Mais vous voyez que c'est carrément impossible. Autant les portes-containeur, ils y arrivent, ils mettent une dizaine de jours, 10 à 14 jours de plus, mais là c'est injouable pour livrer du pétrole en Chine. Un autre pétrolier arrivé pour charger et une fois dans le golfe d'Aen, même décision, il a fait demi-tour.
On verra ce qu'il en est dans les prochains jours parce que les outils, ce sont évidemment ce qu'on appelle des proxis des Iraniens, mais ils sont pas activables non plus à merci. C'est-à-dire que les Iraniens ne décident pas tout pour eux. Ils ont un conflit évidemment avec l'Arabie Saoudite.
C'est pour ça qu'il ils visent des bateaux euh saoudiens. Mais euh ils n'ont pas non plus ils ont été largement frappés par les Américains en 2025. Il leur reste des moyens, il leur reste des missiles, mais il pourrai quand même avoir envie aussi de temporiser.
Et puis vous avez vu que les Iraniens montaient la menace de manière extrêmement graduelle. Pour le moment, c'est une menace sur les navires. On verra si euh ça va plus loin dans le futur.
Vous avez tout compris grâce aux cartes de Xavier de Jacomoni. À quoi ça ressemble concrètement ce D3 de Babel Manded ? Et bien les équipes de TF1 Liseron Boutoule étaient sur place il y a quelques jours.
Ce golfe d'Aden mène au détroit de Babel Mandeb et plus loin, il y a le canal de Suèse qui permet d'arriver à la Méditerranée, donc à l'Europe. Donc c'est vraiment un point crucial maritime ici en face. Il y a les côtes du Yémen et au Yémen, il y a les rebelles outils chiites qui sont soutenus par l'Iran.
Et puis de l'autre côté vers les côtes somaliennes, il y a les pirates, les fameux pirates somaliens qui ont repris leurs attaques eux aussi il y a quelques semaines. Donc on voit qu'ici c'est un des trois essentiel pour le trafic maritime mais potentiellement à risque. Ils sont occupés à risque à très à risque.
Et alors là dans des trois de Babel Mandeb, la porte des lamentations passe 7 % des exportations mondiales de pétrole. 7 % plus les au moins 20 % euh du D3 d'Ormouse. On arrive en fait à un seuil critique, c'est-à-dire euh un seuil où l'économie mondiale pourrait vraiment avoir d'énormes difficultés.
Là, on a réussi à encaisser le choc par rapport au 20 % puisque la Chine a réduit sa consommation, les pays occidentaux aussi, mais ça pourra pas durer très longtemps. levier majeur. Oui, c'est un levier majeur d'abord pour l'économie saoudienne bien sûr, mais aussi pour l'Égypte qui était en fait au bord de la faillite après les attaques de routi qui ont paralysé en fait les canals de Suisse, il y avait plus de bateaux qui voulaient aujourd'hui encore moins 50 à 60 % trafic il ils ressentent encore l'effet de cela et c'est la dernière chose qu'ils veulent que ça va recommencer leur situation économique est très grave. sûr, s'ils ont plus de recettes et c'est tous ces recettes qui arrivent euh par l'opération de de Canal de Suè, c'est vraiment c'est euh l'économie égyptienne risque à s'effondrer et la menace pour l'économie mondiale, elle est réelle parce qu'on a donc maintenant le D3 d'Armous qui est bloqué.
Il pourrait y avoir ce nouveau D3. Marco Rubio, toujours au congrès hier, il a dit beaucoup de choses. Il a été interrogé sur tous les sujets, notamment sur ce sujet-là.
Est-ce que ces fameux péages qu'on pourrait installer un peu partout dans le meilleur des cas pourraient faire tauile ? Bah, il est hors de question mais pourtant c'est quand même une hypothèse qui existe. L'enjeu ici ne se limite donc pas simplement à ce qui se passe dans le D3 d'ormouse.
Il existe un principe fondamental en matière de liberté de navigation. Et si celui-ci est menacé, je pense que l'économie mondiale est menacée. Les règles qui ont rég le commerce international depuis 150 ans sont également menacées et nous ne pouvons pas laisser cela se produire.
L'économie mondiale est menacée. Oui. D'autant que à Papel Mandab, il y a ce qui est visible et qui est sur la surface de de la mer et puis a ce qui est en dessous.
Le ce D3, c'est l'un des plus grands carrefour de communication au monde des des câbles sous-marins qui relient l'Europe, le Moyen-Orient, l'Asie et l'Afrique. Et [grognement] là encore, vous allez dire que j'ai une obsession avec les Chinois, mais les Chinois sont très attentifs à ce qui se passe là-bas et notamment sous les mers sur lequel c'est pas très compliqué, hein. On l'a vu.
Alors, c'est beaucoup plus profond que la Baltique quand les Russes coupaient des capes sous-marins dans dans la Baltique qui est très peu profonde. Là, c'est beaucoup plus profond mais c'est tout à fait. Or, couper les les communications numériques euh entre les continents, ça aurait un impact sur l'économie asiatique immédiatement.
Et dernière précision sur euh sur Jibouti et cette région, c'est que c'est le seul endroit au monde où les Chinois ont une base militaire à l'étranger, hors de leur territoire. Il y a c'est une base militaire gigantesque qui a été installée en échange de la construction, la reconstruction plus exactement du port de Jibouti qui a été intégralement financé par les Chinois. Ils ont une base dans laquelle il y aurait 10000 personnes civiles et militaires.
Donc c'est un endroit qu'il surveille de très près que vous avez deux routes de la soie. La route terrestre qui passe par le l'Asie centrale et vous avez la route maritime qui passe par là. Donc c'est [raclement de gorge] c'est c'est vraent le système de communication qui que les dans les Chinois que les Chinois utilisent entre la Chine, évidemment l'Inde, le l'océan Indien, comment dire le golf Persique et surtout l'Europe.
L'Europe c'est c'est une disciple principal évidemment le l'Afrique également mais surtout l'Europe. Donc ça si on leur enlève ça, c'est pour ça que moi je crois pas tellement à cette menace. Pourquoi les les outils réalisent ?
Parce que les rappelons-nous, c'est les Saoudiens qui ont tiré sur le l'aéroport de Sahana dimanche dernier quand il y a un avion qui est qui est rentré de Tran. Mais pas plus que ça. Pour l'instant, les Américains ne n'en parlent n'en parlent la peine.
Donc moi, j'y crois pas trop parce que je pense que les les outils ont été étriés euh en 2025 et je je les sens pas en train de revenir maintenant. C'est peut-être pas le moment. Ils avaient quand même 15 mois de bombardement américain extrêmement sévère qui ont quand même limité grandement leur on a quand même la phrase de Marco Rubio, hein, la menace mondiale qui qui pèse avec ces ces deux des trux, je vous donne la parle.
Non non, je vous donne la parole dans un instant juste pour qu'elle nous attende pas trop longtemps. Elisa Cléche parce que vous êtes à DOA, vous êtes notre envoyé spécial pour TF1 LCI. On parle de Babel Mond du D3 d'Ormouse.
Ce qui est certain que ça a un impact économique colossal et que tous les pays du golf sont mobilisés aujourd'hui pour tenter de trouver voilà un moyen de sortir de cette crise au moins là économiquement sur ce point-là. [raclement de gorge] Oui. D'ailleurs, ce qui est flagrant, c'est qu'on peut déjà apercevoir les conséquences économiques sur ces pays du golf.
Il y a certains rapports économiques qui sont sortis d'abord au mois d'avril et qui indiquaient que la croissance du Qatar et du Kouwait par exemple devrait diminuer de 4 % cette année à cause de cette guerre. Ces rapports ont désormais été réévalués 4 mois plus tard donc ici au mois de juillet et désormais la perte de croissance est évaluée à plus de 8 % pour ces pays. Donc plus la guerre dure et plus les conséquences économiques s'aggravent et s'accentuent.
C'est d bien sûr à une baisse du tourisme parce que l'image de ces pays du golf est particulièrement ternie avec cette guerre et puis évidemment c'est dû à des raison commerciales. Vous l'évoquez à l'instant, ils ne peuvent quasiment plus ou voir totalement plus utiliser le D3 d'Ormose. Il y a cette nouvelle menace de Babel Mandeb et donc certains pays du golf essayent de trouver des alternatives qui peuvent nous sembler plutôt surprenantes.
C'est le cas par exemple à Dubaï aux Émirats arabes unis où les autorités donnent des bons d'achat de 700 € aux habitants qui inviteraiit leurs proches à venir visiter les Émirats arabes unis justement pour essayer de relancer le tourisme. Donc ça montre bien que les pays du golf essayent d'atténuer ses conséquences économiques autant qu'ils le peuvent mais surtout ça montre bien qu'il reste particulièrement vulnérable dans la perspective d'une guerre longue. Absolument incroyable.
Merci beaucoup Elisa Clac avec Matis Bill pour toutes ces informations que vous nous rapportez du terrain. Lormandeville c'est vrai que c'est une paralysie très importante avec des conséquences pour tout le monde. Tout à fait.
Je et je crois que au fond le désarroi de Marco Rubio est est est d'autant plus grand que les États-Unis se sont toujours pensés comme la puissance maritime qui assurait en fait la la liberté de de circ de navigation. Et ils ont tout c'est depuis 45. C'est le c'est leur raison d'être, je dirais, en tant que puissance stratégique et militaire.
C'est la puissance maritime par excellence. Et et cette puissance maritime aujourd'hui est responsable d'une certaine manière du fait que le contrôle du détroit d'Ormous avec son importance stratégique et peut-être bien maintenant celui de Détroit de Babel Mandem tombe sous dans les mains de de de l'Iran. Et c'est intéressant que beaucoup de stratèges américains critiques de Trump ont dit c'est comme c'est mieux que l'arme nucléaire en réalité.
C'estàd que l'Iran a mis la main sur quelque chose qui est stratégiquement aussi performant euh comme arme que l'arme nucléaire. [raclement de gorge] On voit d'ailleurs en même temps que vous nous parlez cette carte du D3 d'Ormous en direct. On a quand même encore 500 navires qui sont bloqués dans ce dans ce D3 d'Ormous.
Alors, c'est intéressant parce que hier, il y a eu 22 passages, 16 par le côté iranien et euh des navires ont à nouveau été avertis avec des gros guillemets par les Iraniens. Je suis un peu têtu avec les questions du grand dossier. Quand on reprend tout ce qu'on vient de se dire, Donald Trump peut-il faire autrement que de mettre un terme à tout cela ?
Quand on dit prêt à tout, aujourd'hui, il est prêt à tout pour que ça s'arrête, non ? Oui, [grognement] terme. Il était prêt à tout signer euh quand il était à Versailles avec Emmanuel Macron et il a signé n'importe quoi puisque le le texte était largement en faveur des des Iraniens.
Donc il est possiblement prêt à faire n'importe quoi. Et puis on peut aussi assister à une campagne de bombardement qui va durer durer durer sans monter dans des escalades délirantes. Sauf s'il y avait à nouveau des frappes sur des bases américaines qui entraîneraient 20 30 50 morts de soldat américain. rentrerait peut-être dans autre chose pour aboutir à la fin à une espèce de de signature en catini en repoussant le problème à après au moins v dire assumer une guerre longue d'une certaine façon mais je crois que Xavier il a raison euh je veux dire euh Trump a signé absolument n'importe quoi et là il paye les prix parce que là ces options sont beaucoup beaucoup plus réduit il n'a pas beaucoup d'option donc soit il continue un certaines guerre à attrition de certaine façon espérant qu'à un certain moment les Iraniens vont fléchir et vont accepter à négocier soit il optent vraiment pour la grande guerre à part des sang qu'est-ce qu'il peut faire ?
Il y a une variable qui maîtrise pas, c'est le prix du pétrole, le prix du baril qu'au jeu n'explose pas. Tant que ça reste autour des 90, c'est acceptable. Si ça se met à redépasser les sang, ce sera un autre sujet.
Et c'est ça la variable qui veulent les faire décider haut ou bas en fait. 95 et ça monte. Oui, c'est ça.
Moi, je dirais que les risques sont énormes. Et donc, est-ce que il aura parmi ces stratèges généraux quelqu'un qui lui conseillera la ruse ? parce que la rue ça serait effectivement peut-être de se limiter à une cible limitée comme vous disiez par exemple cette île de Carg qui lui permettent de étranglir parce que se lancer dans une espèce d'aventure pour laquelle lui-même n'a pas le goût de cette aventure et certainement pas les Américains aujourd'hui ça me paraît être quelque chose de vraiment pas du tout ce que vous disz vous dites comment il fait pour arrêter tout ça pourrait être pas du tout arrêter mais continuer sans Fin donc colonel, est-ce que dans ces situations il y a une consigne militaire, un adage quelque chose qui peut nous permettre d'avoir une idée ? ce que [rires] que disait le général Bijard qui est un grand penseur.
être aidé être et duré être duré être être et duré c'est fondamental être il faut que c'est puissance américaine reste qu'elle est et qu'elle puisse durer et qu'elle se transforme pas trop et malheureusement Trump est quand même dans sur un modèle qui est tellement il impacte tellement que même nous ici on arrive on a du mal à se faire une idée de globalement de de la stratégie qui peut mettre en place et on rappelle ces dernières déclarations de Donald Trump frapper sur l'Iran dès qu'un bateau sera touché dans le D3 d'Ormous frapper les infrastructures, frapper jusqu'à la ville de Teran nous avons été gentil Si jusque-là c'est désormais terminé, Donald Trump est-il prêt à tout. Vous nous avez permis de répondre à cette question.