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interviewPublic Sénat· 29 avril 2022 11 min

Bertrand Dumazy, PDG d’Edenred

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

comment soulager le pouvoir d'achat des salariés au sein des entreprises on en parle avec vous bertrand dumazy bonjour bonjour david chaque année à l'état des pdg d'edenred alors avant de parler de vos solutions elles sont nombreuses pour pour favoriser pour soutien pouvoir d'achat déjà est ce qu'on est bien loti quand on est un salarié edenred sur fond quand une fois d'inflation et 5% d'inflation à ce qu'on perd du pouvoir d'achat quand on est salarié d'edenred dont on gagne du pouvoir d'achat et heureusement puisqu'on ne les champions du monde de l'argent fléchés et donc de la redistribution davantage aux salariés et donc elles vont en parler bon on parle des nôtres mais on parle de 2 millions de salariés dans le monde puisqu'on à 50 millions d'utilisateurs de nos solutions et on est présent dans 46 pays sur vos salariés sur les salariés devraient bien sûr mais je jeu puisqu'on fait ça partout dans le monde d'abord on va s'occuper de nos salariés donc est ce qu'on est bien loti d'abord en france on a été augmenté en moyenne de 3 2% alors que pour les salariés de l'ensemble du corps français on est plutôt aux alentours de 2% à l'inflation qui sera pris au tour 2 5% alors on a encore du temps pour pour pour faire d'autres choses mais on n'a pas fait que ça deuxièmement évidemment comme on est leader mondial du ticket restaurant dans le monde le ticket restaurant chez edenred est à son maximum et il est cofinancé par l'employeur c'est à dire moi à hauteur de 60 % ce qui est quasiment unique en france puisqu'on est plutôt à 50/50 troisième mandat pousser à fond le ticket cadeau kadéos leader également mondiale produit edenred 250 euros pour chaque collaborateur et puis comme nos affaires tourne bien il y a de la participation et d'intéressement qui peuvent représenter jusqu'à un mois de salaire sur l'année 2021 bon quand on voit l'action edenred j'ai regardé sur sur cinq ans on a plus que doublé et comme vos salariés peuvent participer à cette création de valeur cette création cet enrichissement de votre entreprise est ce que vous seriez prêt pourquoi pas allez soyons fous à distribuer des actions gratuites au pur pour les collaborateurs pour qu'ils soient actionnaires alors on le fait déjà c'est à dire que j'ai inventé l'eau chaude mais donc on a des programmes d'actions gratuites chaque année et qui concerne en gros quatre cents personnes dans l'entreprise sur dix mille salariés après chaque collaborateur vite fait mais c'est déjà un bon début puisque 400 sur 10000 à 7 un ratio qui est assez généreux et c'est bien normal et deuxièmement c'est des programmes qui ont lieu chaque année donc vous avez des entreprises où c'est une fois tous les trois ans et nous il ya des allocations qui tombe chaque année ce qui fait du pouvoir d'achat en plus ce qui fait du pouvoir d'achat en plus bon edenred il faut le rappeler ce sont des solutions de paiement pour les salariés il faut expliquer en quoi c'est un système gagnant gagnant pour le salarié l'employeur vous l'expliqué très bien c'est à dire que sur le ticket resto une part est financé par le salarié une part par l'employeur mais il n'y a pas de cotisations pour le salarié ait ni par l'employeur il se battait pas d'impôts non plus désocialisés défiscaliser je me disais mais c'est gagnant gagnant mais pour l'état s'est permis puisque des cotisations en moins et de l'impôt en moins bien dire qu'elle aille à la tva qui rentre alors ce que je vais vous dire c'est que tous les calculs qui ont été fait soit par les économistes keynésiens soit par les économistes libéraux on arrivait à quelque chose qui est unique c'est à dire que les deux convergent sur le même constat en disant quand l'euro quand l'état met un euro en investissement de défiscalisation sur du ticket restaurant il en récupère un euro 60 une autre manière de le dire ce système est aussi gagnant pour l'état qui en gros gagne à 900 millions d'euros par an ça lui coûte un milliard quatre et il en tire 2 milliards 3 donc c'est gagnant gagnant gagnant c'est gagnant gagnant gagnant gagnant puisque les restaurateurs ont dû volumes supplémentaires en france et environ 4 milliards 2,7 milliards de volume qui va en fait directement chez les restaurateurs le salarié c'est du pouvoir d'achat l'employeur c'est de la rétention est une adaptation nouveau mode en fait de consommation pas uniquement la cantine mais avec le télétravail la cantine et du ticket restaurant et ses gagnants également pour l'état en fait c'est je trouve que c'est vraiment le symbole du dialogue social à la française qui fonctionne c'est à dire que vous avez ces quatre parties prenantes qui se mettent d'accord sur des règles un peu contraignantes pour chacun mais en acceptant ces règles et en jouant jeu chacun gagne et on est capable de l'exporter dans 45 pays dans le monde il faudra augmenter selon vous bertrand dumazy la valeur faciale du tiers est stocké de 11,12 euros c'est 5 millions euros environ et qu'elles qu'il faudrait la on ne peut imaginer passer à 15 euros ça ferait vos affaires évidemment mais ça serait bon aussi pour le pouvoir d'achat des salariés c'est le thème de l'émission alors oui je pense que c'est une mesure essentielle pour le d'achat des salariés pour plusieurs raisons d'abord la dépense moyenne pour déjeuner aujourd'hui et aux alentours de 15 euros or un seul ticket par jour est de l'ordre de 11 euros et pourquoi parce qu en fait l'augmentation annuelle a été très faible année après année alors que l'en réglant le surcoût des denrées alimentaires est bien supérieur à ce que l'évolution du ticket restaurant a rendu c'est une première chose la deuxième c'est que ce système fonctionne c'est à dire que quand on a permis aux français pendant le coc vie de dépenser plus de manière journalière pas sur le mois mais de manière journalière en faisant passer plafond de 19 à 38 euros par jour les français ont immédiatement c'est à dire le lendemain dépenses et non plus 14 euros en moyenne mais 21 euros donc on sait que ça fonctionne troisièmement ses co financés par l'employeur et l'employé rolande burger a réalisé une étude il ya quelques semaines en demandant aux employés est ce que vous aimeriez mettre plus d'argent dans ticket restaurant 70 % ont dit oui on est prêt à mettre plus parce qu'on a besoin de plus alors que les tickets restants il y aussi le ticket mobilité pour pour payer son plein d'essence et là pour le coup le salarié s'il m'a compris ne met rien tout est pris en charge par l'employeur mais à quelle hauteur en france la loi mobilité permet à un employeur de financer jusqu'à 600 euros au travers d'un ticket mobilité pour la mobilité de ses collaborateurs mobilité qui a augmenté et dont le coût a augmenté il a augmenté d'à peu près 15 % depuis 12 mois ça veut dire que pour se déplacer sur son lieu de travail pour des collaborateurs français c'est de plus en plus cher une des raisons étant le prix de l'essence à un employé peut finir un employeur peut financer jusqu'à 600 euros pour la mobilité de ses salariés ça c'est du pur d'achat c'est du pouvoir d'achat directement distribuée de l'employeur à l'employé sans cotisation sans cotisations sociales est ce que le risque c'est pas que tous ces chèques cadeaux ces tickets se substituent à des hausses de salaires c'est une question qui se pose cette question est bien légitime je ne le crois pas c'est à dire que ces sujets sont des sujets complémentaires et d'ailleurs moi même étant chef d'entreprise et et en chef d'entreprise depuis longtemps j'ai participé aux négociations salariales annuelles donc je peux en parler en connaissance de cause quand vous négociez avec vos partenaires sociaux vous commencez toujours par l'augmentation annuelle de salaire et comment elles s'appliquent en fonction des différentes catégories et en fonction de la santé d'entreprise c'est toujours ça et il existe toujours un écart entre le désir bien légitime des partenaires sociaux mais aussi de la capacité légitimes de l'entreprise à remplir ses désirs et il existe toujours un écart et la manière de faire la soudure entre les deux c'est de rajouter ces systèmes en disant ok vous voulez 4% mais on peut faire 3-2 mais on va faire un effort sur les tickets restaurant c'est à dire on va rajouter un euro et puis on n'a pas encore deux tickets télétravail ça s'installe allez on le met en place et donc vous êtes capable en panachant l'ensemble de ces mesures de trouver un juste équilibre entre le désir des représentants du personnel encore une fois des désirs bien légitime et les capacités financières de l'entreprise et au final combien de salariés bénéficient à la fois esthétique et mobilité tickets resto titres tel travail alors en france est plus répandu en france pour les pauvres pour les produits edenred ça représente à peu près 3 millions de personnes 3 millions de salariés et trois millions de salariés on se dit qu'à la marge on se dit qu'à bourgeois 15 millions de salariés dont il ya un peu plus de vingt mille 20 me marier en france et là on parle des salariés du privé parce que vous avez toute la fonction publique qui échappe encore à ces avantages qui sont redonné donc on a un train la gravelle le frein pour encore une fois les 15 millions de salariés qui n'ont pas et donc tout ça dans toutes les entreprises qui n'ont pas encore passé le pain alors je pense qu'il faut le prendre produit par produit par exemple si vous prenez le ticket restaurant en france vous avez une part de marché du ticket du titre restaurant au sens générique du terme de l'ordre de 26% vous avez encore un quart des salariés français qui vend léventine vous avez un quart des salariés français qui ramène leur gamelle au travail et vous avez un quart des salariés qui rentre à la maison pour déjeuner je pense que pour la gamelle et pour la cantine cette proportion est amené à baisser et à devenir adeptes en fait du titre restaurant qui est globalement moins cher à gérer pour l'entreprise et avec un niveau de satisfaction qui est bien supérieure pour le pur pour l'employé donc il faut prendre en fait comment dire programme par programme pour le télétravail on répond se rappelle qu'en france on a à peu près 20% des salariés français qui ont accès au télétravail parce que vous avez des métiers qui ne permettent pas à mettre de ted et travailler et donc déjà on travaille sur une base un peu plus petit et puis c'est des programmes où il faut faire preuve de pédagogie c'est à dire il faut les expliquer il faut il faut être patient il faut trouver les budgets qui vont bien et donc ça va se construire dans le temps on finit là dessus juste une petite question nos voisins belges ont des éco chèques est-ce que c'est à regarder parce qu'on se dit que ça pourrait permettre de flécher les dépenses vers des produits bio vers des produits locaux oui alors c'est un programme qui a utilisé par 1 millions 7,2 belge je rappelle qu'en belgique vous avez 12 millions d'habitants et donc vous avez un million 7 de salariés belges qui ont accès à un éco chèques c'est à dire de l'argent fléché qui ne peut être utilisé que pour acheter des écoproduits chez des échos marchands c'est-à-dire des produits dits écologique ou plus responsable derrière ça il ya une volonté pédagogique de l'état belge de dire il ya beaucoup de gens qui achètent des produits non écologique parce qu'ils n'ont jamais eu la chance de le faire parce que la promouvoir d'achat est un peu limité ça coûte un petit peu plus cher donc on va les aider à faire un premier pas et quand ils auront fait ce premier pas alors la chose va prendre ses 1 millions celles de salariés en belgique aujourd'hui si vous faites une règle de trois pour la france ce serait 10 millions de salariés en france si on avait le même taux de pénétration qu'en belgique voilà ya du potentiel il ya du potentiel de redistribution du pouvoir d'achat les outils existent il s'agit maintenant de les comprendre et de les mettre en place de manière digitale lé merci beaucoup bertrand dumazy le pdg d'edenred merci beaucoup merci la vie pourvu que ça dure l'émission qui rend les co-responsables c'est fini pour aujourd'hui magazine à voir ou revoir sur public sénat et du replay bien sûr [Musique]

Bertrand Dumazy, PDG d’Edenred — Xavier Bertrand · Pourquijevote