Vote de confiance le 8 septembre : "Les espoirs pour François Bayrou sont très maigres" (J. Torres)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Euh chers amis, l'actualité est dense, elle est importante sur le plan politique aujourd'hui parce que on a François Bairou qui s exprimé tout à l'heure à 16h, on l'a écouté pour cette conférence de presse pour présenter ce budget. Il il joue carte sur car sur table là Gotier Lebret, il dit ça passe ou ça casse. Maintenant vous vous allez prendre vos responsabilités.
Il dit ça aux formations politiques. Sauf que le Rassemblement national a déjà arbitré. Le Rassemblement national, la France en Soumise ne voteront pas la confiance et et le PS non plus.
Il y a un député PS Arthur de la Porte qui vient de déclarer qu'il ne voit pas comment sont partis pourrait voter la. Donc quand on veut vous couper la tête, bah vous coupez l'herbe sous le pied à vos opposants. Donc vous ne vous infligez pas une longue période de discussion avec Marine Le Pen pour être quand même censuré à la fin comme Michel Barnier.
Vous ne vous infligez pas le 10 septembre où Jean-Luc Mélenchon de ses propres mots qui ont fué dans le Parisien voulait mettre le bordel parce que c'est un spécialiste avec son parti pour mettre le bordel. C'est des propos qu'il n'a pas réfuté ensuite lors d'une interview. Donc on veut lui couper la tête.
Bah François Berou se fait arquakiri. Donc maintenant tel un samouraï. Donc maintenant la question c'est la suite.
Euh il y a évidemment Sébastien Lecnu qui est tout désigné pour être nommé à Matinou puisque ça devait être lui le coup précédent jusqu'à la colère de François Berou. Il a tendu le bras du président de la République. Et puis il y a ceux qui réclament comme le Rassemblement national une nouvelle dissolution.
Pour le moment Emmanuel Macron a toujours été très ferme. Il a dit qu'il ne voulait pas de nouvelles dissolution. Il avait dit aussi la première fois qu'il ne ferait jamais le choix de dissoud de l'Assemblée nationale et vous savez évidemment que la démission aussi est totalement exclue.
Oui, mais on sait aussi que premier ministre c'est quand même ça l'info du soir. He vous êtes sûr et certain il y a pas de trou de souris pour passer pour votre maillot. On est d'accord il est très bon Gotier le BR parce qu'il arrive à faire le vote avant le 8 septembre.
Des missions programmé. Non je regarde juste les déclarations Jul c'est c'est le bé àabas. C'est que Marine Le Pen dit on vote pas la confiance.
Jean-Luc Mélenchon surprise on vote pas la confiance c'est juste mathématique le PS. Moi moi j'attendrais de voir ce que disent Olivier Fort Boris Valot qui sont ceux qui dirigent au Parti socialiste et non pas monsieur de la porte. Il y a 66 députés socialistes.
Il en faut une cinquantaine pour obtenir une majorité relative et pour éviter et bien d'être censuré par cet article 491. Donc il y a encore quelques espoirs pour François Bairou même si je suis d'accord avec Gotier Lebret ils sont très maigres. C'est impossible pour même le PS.
C'estàd que euh Olivier Fort avait voulu faire un peu d'ouverture pour être réélu premier secrétaire du PS. C'est fait. Aussitôt fait, il revenait sous le jou de la France insoumise.
Vous imaginez le PS là euh voter la confiance pour François Berrou. S'abstenir s'abstenir ou s'absten même mais non Marine Le Pen a mis le pouce en bas. C'est fini.
Non, si le PS si le PS votait la la confiance avec évidemment aucune voix qui ne manque Horizon modem LR, ça renaissance ça pourrait passer mais franchement j'imagine pas une seconde le PSA. Il y a Bruno Rota jeunev j'imagine pas quand même Laurent Voquet dire on vote pas la confiance à Bruno Rota avec les de jours féri supprimé. Ah bah c'est alors là c'est en discussion discussion.
OK. On écoute François Bairou sur le fait qu'il engage sa responsabilité le 8 septembre prochain. Le premier Oui, c'est sur le vote.
C'est ça. Cette clarification pour moi, elle est urgente et il y a un lieu pour cette clarification, une institution, c'est le parlement. dans un débat ordonné suivi d'un vote et non pas dans le désordre des affrontements de rue et des injures.
C'est la raison pour laquelle j'ai demandé au président de la République qu'il a accepté de convoquer le Parlement en session extraordinaire le lundi 8 septembre dans 15 jours. J'engagerai ce jour-là la responsabilité du gouvernement sur une déclaration de politique générale conformément à l'article 49 alinéa 1er de notre constitution. Point sur ce qu' vient de dire François Baot.
Si jamais il était désavoué et qu'il n'est pas la confiance du parlement, est-ce qu'il est obligé de partir finalement cher Gautier ? Bah c'est un vote de confiance, c'est pas une motion de censure mais vous entendez François Berou qui dit "J'engagerai la responsabilité de mon gouvernement." Donc évidemment, s'il a pas de vote de confiance après avoir fait ça, il partira euh François Berou.
Mais c'est un vote facultatif et je rappelle qu'il n'y a pas eu de vote de confiance depuis le deuxè quinquena d'Emmanuel Macron parce qu'il y avait pas de majorité absolue. Donc Ellisabeth Mor n'a pas demandé de vote de confiance. Gabriel Atal non plus, Michel Barnier non plus et François Berou lors de son premier discours de politique générale n'avait pas demandé de vote de confiance avant lui.
Non. Donc donc là c'est un peu opération kamikas pour couper l'arpied à tous ceux qui voulaient sa peau. Alors on a Douia Tengour qui est en direct avec nous qui était à cette conférence de presse de François Bairou qui a posé une très bonne question d'ailleurs sur le fait que ce 8 septembre est pas une date choisie au hasard peut-être parce que il s'agit de couper l'arbre sous le pied de ceux qui vont organiser Blocon le 10 septembre.
Doia racontez-nous un peu l'ambiance de cette conférence de presse et ce qui a été dit. Alors cher Laurence, tout d'abord très bonne rentrée à vous et à vos invités. Alors c'était c'est vous l'avez dit hein, vous m'avez un peu devancé en plateau mais c'est une véritable prise de risque he de la part du premier ministre puisqu'il faut le dire le discours avait des élans alarmistes avec pour seul mot d'ordre la dette encore la dette le surendettement bien sûr et l'urgence d'agir pour ce gouvernement.
Vous l'avez dit à l'approche du 10 septembre, François Baï a égal en a également profité pour étrier le leader des insoumis euh qui appelle, je cite, à la révolution dans les rues. Mais pour le Premier ministre, pas question de se dérober. Il veut montrer qu'il engage hein sa responsabilité et celle de son gouvernement avec la convocation, vous le savez, en session extraordinaire du parlement le 8 septembre prochain avait après l'accord, il l'a dit, du président de la République.
Il y aura donc Laurence un débat suivi de ce vote de confiance pour savoir si oui ou non François Bairou a été entendu. Une chose est sûre, Gautier Lebrette l'a également dit. Le premier ministre n'a pas voulu attendre cette motion de censure de la gauche pour connaître son avenir politique et celui de son gouvernement.
Merci ma chère Doia Tengo avec Antoine Durant devant le l'avenue de Séure le ministère de la santé et du travail Jul Tor voulaz rajouter quelque chose mais c'est vrai président on vérifie des informations entre nous avec Gottier Lebret mais c'est évidemment rarissime et donc évidemment très risqué et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle Elizabeth Born ne l'avait pas fait c'est d'ailleurs la raison pour laquelle Michel Bar ne l'avait pas fait et même Gabriel Atal qui était un premier ministre avec une bonne côte de popularité ne l'avait pas fait pourquoi parce que c'est évidemment très risqué et que ben du jour au lendemain et bien tout ça peut disparaître. Et donc évidemment qui choisit cette date du 8 septembre pour mettre comment dire couper l'herbe sous le pied à la fois des députés et à la fois du mouvement du 10 bloquons tout parce que on sait qu'il était redouté au sein de la majorité. Ça pour le coup on pourra pas le les oppositions pourront pas le le le mettre sur le compte de François Beou étant donné qu'il réclamait en tout cas de la France insommise ORN une session extraordinaire pour commencer plus tôt parce qu'il disait qu'il n'avait pas besoin de beaucoup de vacances.
Alors que la rentrée, on le rappelle, ça devait être le 23 septembre pour les bien sûr ils sont tous revenus. D'accord. Patrick Martin Genier, comment vous jugez la situation ?
Il a aussi parlé en introduction François Baou de ce monde qui ne tourne pas rond selon lui. Il a parlé d'Ukraine, il a parlé de ce de ce monde de danger qui nous entoure. On est dans un monde de danger partout, danger à l'extérieur, danger en France, la montée de l'antisémitisme, vous en avez parlé, les inciévilités et surtout le poids de la dette en France, plus de 3300 milliards de dettes en France.
En réalité, on a l'impression qu'on est en train de se faire peur de jouer de la politique. La France est en train de s'écrouler. Si nous ne faisons rien sur l'endettement sur la réduction du déficit, et bien oui, ce sera bientôt le fond monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission qui nous dicteront notre conduite comme ça s'est passé en Grèce.
On m'a dit ne soyez pas alarmiste mais c'est ce qui risque d'arriver. Alors, je pense que prendre la date du 8 septembre, c'est assez risqué parce que moi, j'ai entendu François Hollande ce matin, je sais pas de quel poids il pèse à l'Assemblée, hein, socialiste, de dire "Je préfère le dialogue et la censure. Est-ce que demain le Parti socialiste va pouvoir obtenir un certain nombre de choses Je n'en sais rien.
En tout cas, la situation est grave et donc on ne peut pas se permettre euh je veux dire une dissolution que on discute le budget, mais mettre en minorité le gouvernement, faire que Bairou parte, ça va prendre plusieurs jours voire plusieurs semaines avant qu'un nouveau premier ministre, une nouvelle première ministre soit nommée, faire un budget. Nous sommes dans l'urgence et je crois qu'aujourd'hui nous n'avons pas la possibilité de nous offrir le luxe d'une dissolution. La France est en danger et c'est cela aujourd'hui il faut que nous le réalisions.
Donc vous vous pourriez être premier ministre exactement ce qu'a dit François Vaouz euh les mots la France en danger c'est exactement ce qu'il a dit. C'est exactement le constat on le pose aussi avec Eric Revel on l'a posé tout à l'heure le diagnostic de François Berou est le bon pardonnez-moi. Il est pas il est pas dans la dramaturgie absolue il est devant la situation française telle qu'elle est.
Vous avez rappelé les chiffres concernant la dette, le déficit. Il a même parlé du déficite commercial, ce qui est une pierre dans la chaussure quand même d'Emmanuel Macron qui nous parle de réindustrialisation. Non, l'économie française ne ne va pas bien.
Alors euh il y a quand même quelque chose qu'il faut aussi avoir en tête, hein, c'est si euh le 8 septembre la France n'a plus de premier ministre euh la réaction des marchés financiers, du financement de la dette française parce que ça peut s'emballer. Je vous rappelle que en Grande-Bretagne, Lis Truth qui a été première ministre 6 semaines est tombé à cause des marchés financiers parce qu'elle avait mis sur la table un budget qui a déplu au marché financier. C'est une un constat que je fais.
Et puis autre petite information, entre le 8 le 10, il y a après le 10 le 12 et vous sa qui se passe bra là jusqu'ici je vous suis là c'est imparable 8 10 12 vous allez moins rire vous allez moins rire j'en suis certain parce que à partir du 12 septembre vous avez toutes les agences de notation qui vont noter la dette française. Ça commence par FIT le 12 septembre puis octobre novembre décembre vous avez toutes les agences deation standard moodies qui vont donner leur avis sur la dette française. S'ils dégradent la dette française il faudra emprunter encore à plus cher.
Donc je pense que la date du 8 septembre c'est pas un hasard. Bah je pense pas que François ignore ce calendrier le ministre des finances pas évidemment il fallait que ça soit avant déjà avant le 10 pour couper l'arbre sous le pied à Jean-Luc Mélenchon et à son mouvement de bordellisation et puis avant aussi il veut il ne veut pas négocier ça ça montre que il ne veut pas Michel Barni il a passé des semaines à négocier avec Marine Le Pen pour quand même se faire couper la tête à la fin sur l'histoire de la revalorisation des retraites et d'ailleurs François Berou proposait Donc au milieu de l'été, le gel de des des retraites et le gel des prestations sociales, ce qui était totalement inacceptable pour Marine Le Pen comme les évidemment les deux jours fériers supprimés mais à mon avis cette mesure là avait été créée pour être ensuite retirée et pour montrer qu'on veut négocier. Donc là il y aura même pas de négociation.
Donc c'est simplement certains lui ont conseillé de faire ça dès le début. Le député Richard Ramos, député modè qui vient souvent sur cette antenne, il le disait déjà, je m'en souviens très bien la saison dernière avant l'été, il faut que tu sortes par le haut en proposant un plan drastique d'économie, plus de 40 milliards, en le soumettant au parlement disant "Regarde tous les irresponsables, ils veulent pas, ils ne veulent pas faire un plan d'économie et la dette qui pesera sur le dos de nos enfants, je peux le dire maintenant, ça sera ça sera de leur faute." Et donc il sort par le haut en disant moi j'ai été responsable, j'ai alerté depuis très longtemps, il a fait une campagne présidentielle làdessus.
C'est pas très sexy de faire une campagne présidentielle sur la dette mais il l'a quand même fait. Donc j'ai été responsable et on a voulu me couper la tête. Et bien voilà, je pars par le haut, je pars par la grande porte et je pars quand je le décide.
C'est moi qui ai décidé de de l'heure et de la date. Choisir plutôt que subir, c'est une vraie avec un risque, si je peux permettre, un risque de décrochage par rapport à l'Allemagne euh qui est dans une politique de rigueur buditaire très importante. On a bien vu aujourd'hui que euh l'Allemagne veut reprendre le dessus en Europe avec les initiatives diplomatiques de Fredrich Schmers le chancelier et donc il y a un vrai risque de décrochage et donc ça c'est grave parce que la France va être non seulement dégradée sur le plan financier mais aussi sur le plan politique en Europe.
Pardonnez-moi, je suis pas tout à fait d'accord avec c'est que quit tombé le 8 septembre au moins qu'il tombe sur un budget qui s'attaque aux dépenses de l'État. Or sur les 44 milliards, il y a 10 milliards d'augmentation d'impôt en réalité. Donc il va tomber sur un truc michou alors que quit tombé qu'il montre son courage politique façon il a pas de majorité pour faire passer aucun budget et qu'il s'attaque réellement aux dépenses de l'État français et pas à des deux avis Jul parce qu'près je parle de ce 10 septembre parce que j'aimerais bien qu'on comprenne les ficelles qui sont à l'œuvre sous ce mouvement bloqu parce que il y a quand même un passage un peu anecdotique de cette interview qui moi m'a interpellé c'est quand il a fait une petite boutade sur Pierre Mandz France qu'il répète depuis maintenant 6 mois Dès qu'il est arrivé, il a dit "Bon ben moi je vais avoir un destin comme Pierre Mandes France." C'est Pierre Mandz France, premier ministre dont on parle encore aujourd'hui alors qu'il n'est resté que 8 mois et 5 jours.
Et François Baou a fait une petite blague. Il a dit "Bon ben, je suis déjà resté plus puisqu'il est à 8 mois et 12 jours. Et en réalité, moi ça m'amène à penser que François Berou n'en a plus vraiment grand-chose à faire. qui sait très bien que le le sujet et ben c'est pas forcément de rester à Matignon, c'est la trace qu'il laissera dans l'histoire et peut-être je sais pas dans les prochaines années de se préparer pour 2027, ça vous avez raison de le dire mais c'est ensuite de dire pendant les 10 prochaines années bon bah il y a une personne qui avait dit voilà là il y a des milliards à chercher, l'intérêt de la dette en 2029 ce sera 107 milliards et ben ce sera François.
Et en réalité, c'est ça qui cherche, je le pense.
François Bayrou