"Est-ce qu’il ne fallait pas agir quand vous étiez aux manettes ?"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
C'est ça le vrai sujet. C'est-à-dire que vous avez été 10 ans ministre de l'économie, les charges n'ont pas baissé, les impôts n'ont pas baissé, le chômage a continué à coexister avec un problème de d'offres d'emploi qui sont non satisfaites. Donc moi, je pense que les solutions pour la France, elles sont très simples. travailler plus et tronçonner ce qui permet aux gens de travailler moins ou de ne pas travailler comme les gens qui ne veulent pas devenir charcutier, ce qui est un magnifique métier, dans des plaises à madame Rousseau et je me dis mais est-ce qu'au fond vous n'avez pas été embourbé dans la Macronie qui par idéologie, par essence est condamné au sur place ?
Est-ce que Fillon n'aurait pas été un meilleur président parce que lui il voulait 500000 fonctionnaires au moins en moins. Et donc est-ce que vous voilà c'est une très bonne copie mais est-ce qu'il fallait pas agir quand vous étiez aux manettes ? Faut-il parler de faillite de l'État ?
On va poser la question à Bruno Lemire qui est avec nous l'ancien ministre de l'économie qui revient avec ce livre le temps d'une décision d'édition Galimar. Bonjour monsieur le maire. Bruno le maire est-ce que votre ancien collègue Gérald Darmanin aurait dû présenter sa démission ?
Non, c'est pas une chasse à l'homme qu'il faut, c'est une refondation de la justice. Charles Damanin a fait son travail, il a présenté ses excuses avec, je trouve, des mots très justes, face à une affaire qui euh est traumatisante pour le peuple français. N'importe quel père de famille, j'en suis un, ne peut que regarder avec effroi la faillite de l'État et la faillite de la justice dans cette affaire.
Donc je crois que la chasse à l'homme est la pire des solutions. En revanche, qu'il faille refonder la justice. Oui, c'est ça le vrai sujet.
Il a quand même dans cette affaire des responsabilité individuelles. On parle peut-être de certains procureurs, de gendarmes qui n'ont pas faire semble-t-il leur travail. Bien sûr, il faut examiner les responsabilités mais en profiter cette fois-ci pour réellement refonder la justice parce que c'est pas la première fois qu'il y a des manifestations, qu'il y a des critiques, qu'on dit plus jamais ça et il se passe jamais rien derrière.
Donc il faut faire des choix. Moi, j'en propose quatre pour la justice française. Le premier choix, c'est celui de la responsabilité des magistrats.
Lorsqu'il y a une faute, il doit y avoir sanction, exécution de cette sanction contre les magistrats qui n'ont pas rempli leur devoirs. Don le premier est celui de protéger nos compatriotes, en particulier les plus faibles, c'est-à-dire les enfants. Le deuxième pilier que je propose, c'est une transformation complète de notre politique pénale.
Que nous retrouvions une autorité du garde des SAAU sur les procureurs. Ah bah la loi, faut supprimer la loi Tobira. Il faut supprimer la loi Tobira de 2013.
Permettre aux gardes des sauts de donner des instructions réelles au procureur, pas au magistratège, au magistrat pour qu'il y ait réellement une politique pénale dans notre pays. Parce qu'il faut savoir de quoi on parle. On dit il y a une politique pénale, on envoie des circulaires, mais c'est pas des circulaires qu'il faut, c'est des instructions du ministre de la justice au procureur représentant l'État de façon à ce qu'il y ait dans notre pays une vraie politique pénale avec des priorités clairement définies.
J'en vois deux, les enfants, les mineurs, priorité absolue et le trafic de stupéfiant. Troisème pilier pour refonder cette justice, c'est les moyens. Malgré tout, quand on regarde l'état de la justice en France, même si en l'espèce ça n'est pas une affaire de moyens, on le voit bien, mais quand on voit qu'il y a trois procureur pour 100000 habitants en France alors qu'il y en a 11 en moyenne en Europe, quand on voit l'état des tribunaux, quand on voit le manque de modernisation, l'absence d'utilisation de l'IA, le fonctionnement en silo, tout ça doit être transformé en profondeur qui ont augmenté sous la présidence Macron mais pas suffisamment.
Ils ont pas suffisamment augmenté mais on peut rendre hommage au président de la République d'avoir sur le régalien que ce soit sur le ministère des armées, sur la défense, la justice, la police renforcer enfin lui. Lui, il veut pas entendre parler de moyens parce affaire dans cette affaire visiblement la question n'est pas une question de moyens mais allons au bout du raisonnement. Si on veut renforcer les moyens de l'État régalien, la police, la justice, les armées, faut avoir le courage de dire que l'on fera moins sur l'état providence, qu'il y aura moins de redistribution sociale et qu'il y aura plus de force de l'État.
Mon combat, mon combat donc plus de régalien et moins de social. Arrêtons de faire croire aux français puisque nous sommes dans un moment qui précède une campagne où il va falloir poser des débats très sereinement. Arrêtons de faire croire aux Français qu'il y aura toujours plus de redistribution, toujours plus d'allocation sociale et que dans le même temps, on pourra renforcer les moyens militaires face à la menace russe ou renforcer les moyens de la justice pour garantir que les procédures soient exécutées plus rapidement parce que c'est un mensonge et que quand on regarde la situation aujourd'hui de nos finances publiques, il y a des choix à faire.
Je lui avais proposé quand j'étais ministre des finances, personne n'a voulu me suivre sur la réduction d'un certain nombre de prestations sociales et de la place de un exemple parce que on dit toujours il faut faire des économies mais on a du mal à rentrer dans le détail. Une prestation sociale qu'il faut supprimer ou raboter. Je donne un exemple très concret.
J'ai doublé la franchise sur les médicaments. Ça rapporte beaucoup d'argent. Je pense qu'on peut aller encore plus loin sur le prêt du médicament pour réserver à ceux qui sont réellement malades la protection sociale et la protection de l'État.
Et pour les médicaments de confort ou les médicaments du quotidien, accepter qu'il y ait une franchise qui soit plus élevée, ça rapporte des milliards d'euros. Et je peux vous citer d'autres exemples sur les jours de carence, sur les congés maladies, sur un certain nombre de sujets sur lesquels nous devrons réduire les dépenses de l'État social pour renforcer l'État qui protège les citoyens et notamment, je le redis, les plus faibles les enfants. Enfin 4rième pilier, il faut simplifier la procure pénale parce que vous voyez bien que aujourd'hui une procure pénale parce que vous avez une procure pénale dans lesquelles il y a encore des cas de nullité qui se multiplient parce qu'il manque une virgule ici ou il manque un document là.
Simplifier la procédure pénale, c'est aussi permettre au magistrat de faire mieux leur travail. Voilà les quatre piliers que je propose. Une responsabilité claire des magistrats, l'État qui reprend la main sur les procureur et sur la politique pénale des moyens pour que les choses aillent plus vite en acceptant que l'État régalien, l'État qui protège soit aujourd'hui la priorité absolue et une simplification la procédure.
Bruno B si tu voyais réagir. Ouais parce que moi vous me ôtez-moi d'un doute mais c'était pas votre hommonyme qui a été au pouvoir pendant toutes ces années. Moi j'ai un vrai sujet.
Vous nous dites là moi je vous entends vous dit vous avez proposé plein de choses vous pas écouté. Bah pourquoi vous êtes resté ? Parce que là aujourd'hui vous êtes là aujourd'hui vous êtes le dépositaire d'un bilan et le bilan en France il est catastrophique.
Là on voit la justice mais les services sociaux c'est pareil. On voit les hôpitaux c'est pareil. L'éducation c'est pareil.
Et là vous venez vous nous expliquez que vous auriez fait autrement. Bah pourquoi vous l'avez pas fait et quand vous quand vous les proposez si vous avez pas goûté pourquoi vous êtes pas partis. Moi j'ai bien peur que pendant l'année qui vienne là on voit tous les dépositaires du bilan Macron venir nous voir en disant mais moi si je suis j'étais à la place j'aurais pas fait ça.
Atal a commencé et Dorf il va nous faire la même. Moi je ne comprends pas. Et quand moi je vous dis ça je le dis calmement.
Je pense que d'autres vous le diraient peut-être différemment mais moi ce que je vois c'est qu'aujourd'hui il y a 60 millions de personnes qui vont vous dire la même chose. Je ne comprends pas ce que vous êtes en train de nous expliquer parce que vous avez été au pouvoir parce que vous étiez le ministre de l'économie qui aujourd'hui nous explique qu'il faut faire des économies que vous n'avez pas faites. Moi je peine à comprendre et alors moi j'entends bien les discours mais je vois pas du tout ce que vous êtes en train de nous raconter là.
Alors je vais essayer de vous expliquer Bruno répond à Bruno avec le le même calme parce que les les Bruno sont des gens calmes. Vous exprimez calmement général. J'ai été en général mais en particulier aussi en l'espèce.
J'ai été ministre de l'économie et des finances. J'ai été ni premier ministre, ni président de la République, ni des fonctions qui couvrent l'intégralité de l'action de l'État. Donc, j'assume tout le bilan du ministre de l'économie et des finances.
Pas revenir sur le bilan, enfin je rappelle que pendant 7 ans, on a quand même réussi à créer 2,6 millions d'emplois dans le pays, relancer l'industrie, il y avait des choses qui étaient positives. Ensuite, sur les comptes publics, nous avons protégé lorsqu'il le fallait Covid et inflation. Et ensuite quand il a fallu revenir à la normale, là les choses se sont un peu gâtées parce qu'il y a pas de consensus qui se soi dégagé entre les partis politiques et assemblée nationale pour revenir sur les boucliers tarifaires, sur les protections, puis ensuite dissolution et fin du redressement des comptes publics.
Voilà l'histoire, c'est les Français qui la jugeront. Mais je veux simplement rappeler que la conviction qui est la mienne que j'ai défendu pas depuis des années, depuis des décennies car malheureusement ça fait plus de 30 ans que je suis dans la vie politique malheureusement ou heureusement mais en tout cas j'ai défendu toujours les mêmes convictions. Si vous voulez un état régalien fort, de la justice qui fonctionne, des armées qui sont en mesure de nous protéger face à la menace russe, des policiers qui interpellent lorsqu'il y a le bordel dans la rue suite aux affaires du PSG, au match du PSG où la honte succède à la gloire du PSG.
Vous devrez faire des choix. Oui, mais je l'ai toujours dit. Oui, mais ce que dit Bruno Ponet c'est que vous vous êtes comptable de de du bilan de la présidence macro qui va sûr.
Mais je rappelle que nous avons engagé des économ un des ministres important. Je suis totalement comptable du bilan économique et financier et totalement responsable de 2017 à 2024. Mais exactement ce que dit monsieur avec justesse et ce que vous dites là, c'est que nous ne soyons pas allés plus loin.
C'est un des éléments toujours plus toujours plus de la même chose. C'est une bonne tactique. C'est c'est pas toujours plus la même chose chère madame.
C'est être capable de réinventer l'État français pour qu'il fonctionne. En 10 ans, ça n'a pas apparemment en 10 années, ça n'a pas suffi. Apparemment, bien sûr que ça n'a pas suffi.
Mais sur la politique économique, sur la politique industrielle, sur l'emploi depuis 40 ans, regardez les chiffres. Jamais le chômage n'a été aussi bas. Jamais nous n'avions rien industrialisé. % monsieur le maire.
Mais madame il y a - 20000 - 20000 emplois industriels. Les investissements étrangers, je comprends que vous saluez souvent d'ailleurs en grande pompe, choose France et cetera les investissements étrangers sur la question industrielle. Ce sont souvent des extensions de sites logistiques, des centres de recherche et développement qui sont quand même créateurs de très peu d'emplois ouvriers.
Donc il faut il faut quand même le dire. Et par ailleurs, sous votre mandat et sous votre présence, la France a quand même battu des records historiques de déficit commercial. On en est à 160 milliards d'euros de déficit en 2022 quand l'Allemagne, elle arrivait dans la même situation critique de de l'Europe, hein, à faire 80 milliards d'excédents.
Donc moi je moi je je veux bien que vous avez essayé de tout faire et que vous vous êtes comptable mais qu'en fait il fallait faire encore plus de la même chose mais alors encore plus de 900 milliards de dettes publiques en plus. Moi je ne sais pas où alors on va dans ce cas-là mais c'est ce sont des chiffres. Nous sommes pas compris dans vos chiffres pardon de le dire notamment cet emplois industriel sont faux.
Ah non - 20000 emplois industriel fa 2024 on va pas faire une quale de chiff ici avant de nos auditeurs. Il y a eu plus 122000 emplois industriels. Et s'il y a une chose que l'on peut mettre à notre actif c'est que pour la première fois depuis 40 ans, on ouvrait plus d'usine qu'on enfermait.
Ça, ce sont des faits. Donc c'est la preuve que cette politique de l'offre qui soutient les entrepreneurs, qui soutient les ouvriers, qui soutient les salariés, qui soutient l'industrie, ça donne des résultats. En revanche, ce que je veux bien reconnaître, c'est que ce qui a manqué dans notre action, qui doit être fait maintenant de toute urgence et dont je parle dans le livre, c'est restaurer un état fort.
Ce qui veut dire un éliminer tout ce qui aujourd'hui est du gras dans l'État, tout ce qui ne permet pas à l'État de fonctionner correctement. les agents, ses autorités administratives indépendantes. Tout le monde dit ça mais personne le fait parce que c'est impossible à faire.
On a l'impression que euh c'est c'est tellement ancré chez nous cette culture de l'État qui s'occupe de tout et du coup parfois s'occupe mal des choses. On peut pas y revenir parce que ce que vous dites très bien mais d'autres le disent mais quand vous êtes aux affaires, ça se passe pas. B, je suis désolé, on avait commencé à supprimer un certain nombre de procédures.
Nous avions divisé par deux le nombre de serfas, ces fameux certificats qui faut créer de nouvelles agences, on a créé de nouveaux au conseil comme ministre de l'économie et des finances avec la loi pacte, avec la suppression des CERFA, nous avançons la bonne direction. Je vous dis simplement qu'il faut que l'administration est plus forte que les politiques en France surtout l'administration semble avoir beaucoup plus de pouvoir que vous en fait. Elle est plus forte.
Moi, je rejette jamais la faute sur l'administration. C'est les politiques qui sont responsables. C'est les politiques qui sont élus.
Et lorsqu'il y a un rendez-vous politique et que vous demandez le soutien au peuple français, s'il vous donne quitus pour avancer dans cette direction, vous le faites. C'est la responsabilité des politiques. En revanche, il faut savoir faire deux trois choix prioritaires, pas un de plus.
Je dis que pour la prochaine élection présidentielle, une des priorités absolues sera de restaurer un état fort. Ce qui veut dire éliminer tout ce qui aujourd'hui ne fonctionne pas ou embourbe la capacité d'action de l'État, notamment les agences et les commissions, de faire des choix prioritaires et je les assume ces choix-là. plus de régalien, moindre distribution mais et en trè lieu et croyez-moi, c'est pas forcément populaire mais c'est indispensable si on veut tenir un discours de vérité au français et en troisème lieu, un principe de responsabilité.
Lorsque vous avez fait une erreur, que ça n'a pas marché, vous êtes sanctionné et il faut que les ministres aient capacité d'action sur leur administration et sur leur fonctionnement. Et ça veut dire c'est le président de la République qui a empêché d'aller plus loin dans la réforme. Non, c'est Non, mais monsieur le maire, soyons c'est pas le président de la République, c'est pas truc Much, c'est pas parce que vous dites moi j'aurais aller plus loin.
Vous vous avez dit, j'aurais aimé aller plus loin, plus fort. Ce sont des choix collectifs. Lorsque vous proposez en janvier 2024 la suppression du bouquier tarifaire sur l'électricité que je vais l'annoncer au 20h de TF1 en disant plus payer, ça coûte trop cher et comme il y a moins d'inflation, ça n'est plus justifié.
Est-ce qu'il y a un parti politique qui vous soutient ? Mais est-ce que le président vous soutient dans ces cas-là ? Oui, le président de la République en l'espèce m'a soutenu, mais est-ce qu'il y a un parti politique qui m'a soutenu lorsqu'il a fallu revenir sur les dispositifs de soutien du Quand on a drogué les gens quoi qu'il en coûte et que tout d'un coup on leur on leur retire leur addiction, ils vont pas être sevrés du jour au lendemain.
C'est pas un journal de 20h qui va les sevrer de quoi qu'il en coûte que vous avez décidé. C'est c'est c'est facile de dire qu'on les a drogué madame et c'est pas vous. Non non mais pardon pardon moi je veux bien tout entendre.
On est ici pour parler en grande gueule puisque c'est le titre de l'émission. Moi je les ai vu les commerçants, les boulangers, les hôteliers, les PME, l'aéronautique, l'automobile, Renault Airfance qui seraient tous tombés avec des centaines de milliers de suppressions d'emplois derrière si on a pas fait le quoi qu'il en coûte. Tous les jugements sont bons, mais moi je peux vous dire, je défendrai avec la dernière énergie ce que nous avons fait pendant la crise du Covid, puis pendant la crise de l'inflation, puis pendant la problème, c'est que ça duré trop longtemps ensuite.
Ça a duré trop longtemps. Bien sûr, bien sûr qu'on aurait dû retirer plus vite en revanche sur ce qui a été fait au moment de la crise la plus violente depuis 1929, de la crise inflationniste la plus grave depuis les années 70. Il fallait le faire. dire aussi les gens on a habitué les gens à à tout d'un coup faire des chèqs pas de de millions mais de milliard quand le prix de l'alimentation non mais quand le prix de l'alimentation augmente de 20 % sur la période 2022 2024 pour nos concitoyens et que vous convoquez régulièrement vous et d'autres les grands patrons de la de l'industrie agroalimentaire et que vous leur dites oh baisser les prix eux leur marge elle a continué ils ont à plus 15 % de marge les industries agroalimentaires.
Pendant ce temps-là, c'est 20 % d'inflation pour les produits de base pour les Français. Madame, vous pouvez pas me reprocher tout et son contraire. Reproche pas tout son contraire.
Mais vous voyez bien, vous aviez pas la main sur cette question de me dire que nous n'avons pas assez protégé. Moi je pense qu'on a protégé ce qu'il fallait mais comme vous le dites très bien quand il a fallu retirer malheureusement ça devient une habitude, je raconte cette anecdote dans mon livre où j'essaie de me battre à l'Assemblée nationale pour retirer une aide financière particulière. Je suis battu et il y a un député socialiste qui m'envoie un petit mot.
Bah, tu as été battu, c'est normal. Donner ces données, reprendre ses volets. Et ben non, on donne lorsque c'est nécessaire et lorsque la crise est passée, il faut pouvoir reprendre.
Monsieur Consigni, alors je tiens à signaler à nos auditeurs qu'il s'agit d'un excellent livre. Bruno Lemire écrit des bons livres et celui-là en est un autre, en est un nouveau. Je trouve que c'est bien écrit et je trouve qu'il y a beaucoup de choses intéressantes dedans et donc je veux que nos auditeurs le sachent.
En même temps, je trouve que c'est un livre extrêmement français et européen. Pas forcément dans le bon sens du terme. Je vais expliquer tout de suite pourquoi.
C'est-à-dire que c'est une très bonne copie euh de d'excellents élèves. C'est une espèce de super rapport Mario Dragy. Vous savez, c'est ce rapport qui avait circulé beaucoup.
On expliquait ce qu'il fallait faire en Europe. Tu as compliment parce que c'est un bon rapport. Alors voilà que vous citez, je crois d'ailleurs dedans.
En tout cas, bon donc c'est génial. En Europe tout le monde sait ce qu'il faut faire hein, mais quand il s'agit de faire on a l'impression qu'il y a un peu moins de monde. Ça c'est la différence que je verrais par exemple avec les Américains où j'ai l'impression qu'il y a plus de de dou qui agissent.
Et puis là où je trouve que donc ça c'est pour la partie européenne, c'est-à-dire on est devenu un continent d'éditorialiste quasiment. Euh et le et sur la partie française euh vous voyez, vous identifiez beaucoup de causes macroéconomique, c'est-à-dire il faut investir dans tel et tel domaine, l'intelligence artificielle, les semi-conducteurs, euh tel ou tel ou tel sujet industriel et cetera. Bon, et en même temps, vous citez "Parce que vous faites de la politique et donc vous êtes au contact des Français, des vrais français, vous les citez." Et moi je j'ai le sentiment et je le dis pas par démagogie, je le crois profondément que les vraies solutions au problèmes de la France et les vrais problèmes de la France, ils sont dans les citations des Français et pas tellement dans ces questions macroéconomiques.
Donc par exemple, vous citez un boucher charcutier qui n'arrive pas à trouver un repreneur et le gars s'énerve, il dit "On a du chômage, et impossible de trouver des charcutiers, il tempête contre les gens qu'il faut remettre au travail, il a trop de charge et il vous dit on subit beaucoup." Et ben ça, je vais vous dire ça, pour moi, c'est ça le vrai sujet. C'est-à-dire que vous avez été 10 ans ministre de l'économie, les charges n'ont pas baissé, les impôts n'ont pas baissé, le chômage a continué à coexister avec un problème de d'offres d'emploi qui sont non satisfaites.
Donc moi, je pense que les solutions pour la France, elles sont très simples. travailler plus et tronçonner ce qui permet aux gens de travailler moins ou de ne pas travailler comme les gens qui ne veulent pas devenir charcutier, ce qui est un magnifique métier, dans des plaises à madame Rousseau et je me dis mais est-ce qu'au fond vous n'avez pas été embourbé dans la Macronie qui par idéologie, par essence est condamné au sur place ? Est-ce que Fillon n'aurait pas été un meilleur président parce que lui il voulait 500000 fonctionnaires au moins en moins.
Et donc est-ce que vous voilà c'est une très bonne copie mais est-ce qu'il fallait pas agir quand vous étiez aux manettes ? Alors ça pour Fillon on ne saura jamais. D'abord merci sur les propos sur le livre.
Le petit compliment exactement et c'est comme toujours un compliment en général après et la critique à la fin et pose le vrai sujet. Le vrai sujet, c'estàd le titre du livre, c'est la décision politique. H pourquoi est-ce qu'il y a plus des décisions politiques à la hauteur des enjeux ?
Nous, si je peux me permettre, on en a pris des difficiles quand j'ai pris les décisions politiques sur la fiscalité en 2017 avec la baisse de l'impôt sur les sociétés, le prélèvement forfaitaire unique, la suppression de l'impôt sur la fortune, tout ça n'est pas très populaire mais j'ai tenu bon pendant 7 ans ce défi mais bon mais ce cap a tenu bon pendant 7 ans jusqu'en 2024 où on a fait une surtaxi S, on a réaugmenté des impôts. Donc nous avons pris des décisions y compris, je le raconte dans le livre, des décisions difficiles. accès les gens du numérique, les Google, Amazon, Facebook et autres Microsoft, c'est se prendre Trump B en tête.
Et comme je le raconte dans le livre, Donald Trump bien en tête, c'est pas forcément simple mais la question que vous posez est la seule vraie question politique. Quand est-ce que les responsables politiques reprennent le goût, le sens de la décision et donc retrouve pas avec majorité par exemple ? Oui, mais je donne l'exemple des comptes publics.
C'est tout le monde fourmi de propositions sur ce sujet en disant faudrait faire ceci, faudrait faire cela. Il faut une procédure qui soit complètement nouvelle. Il faut pour que des décisions fortes soient prises sur les comptes publics que le ministre des finances puisse nommer l'intégralité de ses directeurs et sous-directeurs et que ça ne passe plus par le conseil des ministres, qu'il est autorité totale et directe sur cette administration.
Il faut qu'il ait un droit de véto contre les propositions de dépenses supplémentaires de ses collègues du gouvernement. Il faut en troisème lieu raccourcir la procédure budgétaire qui dure de ou 3 mois. Je propose qu'elle dure 15 jours ou 3 semaines comme c'est le cas en Grande-Bretagne pour qu'on aille vite.
Et enfin, dernier élément clé, il faut qu'on réduise strictement le droit d'amendement des parlementaires puisque les parlementaires ne proposent que des dépenses supplémentaires. Donc, réduisons le droit d'amendement des parlementaires, on réduira aussi les propositions de dépenses. Mais just enfin justement vous évoquez les Trump, je crois que quand vous vous discutez avec Janette Yellen notamment et que vous lui parlez de l'inflation de qui il s'agit, bah c'est une personne de l'admin et qui évoquait la question de l'inflation reduction act donc de Trump et vous vous en plaignez et elle vous répond à juste titre ben vous n'avez qu'à faire pareil.
Donc justement euh faire pareil la décision. Est-ce que dans votre livre quand même en filigrane, on a ça ? C'est-à-dire que dans cette diplomatie aujourd'hui des carnivores et de l'économie et des grands carnivores des grands carnaciers Trump, Poutine, Xie, Maudit et cetera, euh l'Europe c'est même pas des herbivores, c'est des brontosaures.
C'est-à-dire qu'en plus c'est des dinosaures. Mais excusez-moi, monsieur Macron, c'est votre président. C'était la diplomatie des salons.
C'est la diplomatie du verbe. C'est "Je m'écoute parler, je m'écoute parler." la souveraineté européenne, la souveraineté européenne, mais tout ce verbe là, ce verbe verbeux, c'est lui qui fait qu'il y a pas de décision.
Donc moi, je veux bien entendre que vous n'y êtes pour rien, mais vous l'avez soutenu. À aucun moment quelqu'un est venu et lui dire "Ça suffit, maintenant, on agit au lieu de parler." Et et quand même en filigrane, vous la critiquez cette politique de la diplomatie de salon et du et du blablabla.
Donc aujourd'hui, c'est ça la réalité. Alors, regardons l'avenir. Je partage hélas votre constat.
J'aime bien la formule des Brontosaures. Soit l'Europe se réveille, change radicalement de politique, soit elle sera bouffée tout cru par la Chine et par les États-Unis. Je pèse mes mots, elle sera bouffée tout cru.
Je je donne un exemple et l'Inde aussi et et d'autres encore. Je donne un exemple très concret, c'est l'industrie automobile. Vous voyez bien que comme les Chinois subventionnent massivement leur industrie automobile, soit vous mettez des tarifs doués, je peux le dire, je l'ai fait.
Je suis le seul ministre de l'économie qui réussi à imposer des tarifs douaniers à 37 % sur les véhicules électriques chinois. Il faut les porter à 100 %. Il faut une vraie préférence.
Il vont installer des des Ils sont en train d'installer des usines en Turquie, en Hongrie, ils passent un accord avec Stellantis qui va faire fabriquer les voitures chinois. Est-ce que vous croyez que si les 27 États membres avec 450 millions de consommateurs étaient capable de parler d'une seule voix et plutôt que de défiler les uns et les autres séparément devant monsieur Ping l'empereur de Chine ? une seule voix 27 état 450 millions de consommateurs qui disent vous n'avez plus accès au marché pay ses intérêts monsieur le maire chaque pays a ses intérêts économiques croyez que les intérêts économiques de l'Allemagne c'est les mêmes que nousalement raison de l'Europe telle qu'elle est ou totalement raison sur le fait que nos intérêts quand on les regarde au niveau national ils peuvent être divergents mais collectivement notre intérêt est de nous protéger face aux surcapacités industrielles chinoises et face au tarifs américain si les européens sont pas capables de comprendre ça dévoré je reviens juste automobile il faut des tarifs doués et il faut une vraie préférence européenne. regarder ce qui a été voté sur la préférence européenne, ça me révolte la préférence européen.
Vous alimentez le rassemblement national là avec ce que vous dites, monsieur le maire. Mais bien sûr que si je dis que nous avons mais vous savez mon sujet n'est pas rassemblement national où est f mon sujet c'est la France et ce qu'on peut proposer aux français. Il faut des douigners et il faut une vraie préférence européenne c'est pas une préférence européenne qui soit élargie à la production industrielle au Vietnam ou au Canada.
Mais puisque vous parlez la la présidentielle, on va vers un second tour Mélenchon Bardella. On y va tout droit. Mais aujourd'hui oui, on y va tout droit.
Je pense pas être une grande pitié en annonçant ça. Je dis posons clairement les enjeux comme on l'a fait sur la justice, refonderz la justice comme je l'ai fait sur l'état régalien, un état fort ce qui suppose de faire des économies sur l'État qui redistribue des prestations sociales. Une Europe qui protège et qui assume une vraie révolution mentale pour protéger ses frontières.
Mais vous pensez pas que les Français n'ont pas envie de donner un grand coup de balai à ça ? Il y a eu finalement du dégagisme en 2017. un dégagisme soft incarné par Emmanuel Macron qui a renvoyé les vieux partis traditionnels de droite et de gauche dans dans l'opposition et est-ce qu'on va pas vivre là un dégagisme plus dur qui sera soit incarné par Bardella ou Le Pen, soit par Mélenchon ?
C'est c'est sûr que quand on voit le rassemblement de Jean-Luc Mélenchon hier et la foule qu'il a su rassembler, quand vous voyez les sondages qui veulent malgré tout dire quelque chose sur le Rassemblement national, vous dites voilà, on est en train d'être pris en étoffronter. Il y aura de place pour personne d'autre. Comment vous desserrez les taux ?
Mais moi je suis pas commentateur, je suis acteur. Alors comment vous desserrez les taux ? Et pour moi, la seule façon de desserrer les taux, c'est de proposer des choix clairs et radicaux aux Français en assumant ses positions.
Quand je vous dis qu'il faut revenir sur la loi de 2013, madame Tobira pour dire qu'il faut une chaîne de commandement dans la justice et un ministre de la justice qui donne des instructions au magistrat, c'est une position claire. Quand je vous dis qu'il faudra réduire leur redistribution sociale, vous êtes pour le programme de François Fillon en 2017. Je suis pour de la clarté, de la volonté, de la détermination. niveau nation qui l'incarné non mais qui l'incarne aujourd'hui cette cette volonté avant l'incarnation vous savez bah si quand même je vois des courses de petits chevaux entre les uns et les autres et je vois beaucoup de molesse dans les propositions beaucoup de confusion dans les propositions et les confusion ça donne quoi ça donne des français qui se disent bah tout ça c'est pas très clair ça me convi pas ils assument pas leur position j'assume mes positions y compris sur des sujets difficiles comme la redistribution social parce que je pense que rien n'est plus important aujourd'hui face au désordre du monde que d'avoir une armée forte, une police forte justice qui a une politique pénale qui soit suffisamment claire.
Et une fois que nous aurons une fois que nous aurons posé ce constat là et bien nous verrons qui sera le mieux à même de l'incarnation. Phip il est trop confus, il va pas assez loin. Vous n'allez pas arriver à m'entraîner sur le terrain extraordinairement glissant et des mauvais points distribuil fallait être clair maintenant faut être clair y compris dans les clair aussi il faut être clair la clarté en fait à part les filles tous les autres on étaient au pouvoir.
Donc vous pouvez nous raconter ce que vous voulez mais à part Eren et les filles tous les autres étaient au pouvoir depuis 9 ans donc ça veut dire qu'aujourd'hui tous les autres incarnent le bilan de Macron que vous trouvez désastreux vous aussi alors vous en faites partie. Moi je trouve que là aujourd'hui vous êtes en train de rajouter une pierre à l'édifice qui est en train de construire et les filles ren d'un côté. Je je vais je vais être très clair avec vous.
Je trouve qu'il y a dans ce que nous avons fait plein de bonnes choses notamment dans les secteurs qui étaient les miens. Sinon, je me permettrais pas d'avoir des propositions et il y en a d'autres sur l'apprentissage sur l'éducation qui était très bonissage aujourd'hui où on plus d'argent d'apprentissage. Je regarde ensuite ce qui est proposé d'un côté comme de l'autre.
Je vois la violence de monsieur Mélenchon. Je vois la violence de les filles. Au passage, moi j'ai jamais appelé à voter pour LFI hein.
Jamais, jamais, jamais. Notamment législatif de 2024. dit que toutes les extrêmes étaient aussi dangereuses l'une comme l'autre.
Il y a pas de moindre mal en politique. Un mal est un mal. Elle est fie comme le RN.
Ça n'arrangera pas les affaires des Français. J'essaie de voir lucidement ce que nous avons loupé parce qu'évidemment que nous avons loupé des trucs car si on avait pas loupé des trucs, on en serait pas là. On aurait pas on aurait pas autant de difficultés.
Sur quoi vous pourriez faire un mec ? Et le premier mais à coup pas, c'est l'incapacité que nous avons eu à rétablir les finances publiques. Ah ouais, bien sûr.
J'ai proposer à partir de 2024 des propositions, des économies, une loi de finance rectificative. On avait commencé à s'engager. Bing !
Le coup prêt dissolution tout ça oublié. Bon ben c'est forcément vous partez, vous pouvez pas dire "Regardez, j'ai laissé les choses dans l'état première." C'est la bêtise présidentielle du deuxème quinquena.
Donc il faut savoir reconnaître ces erreurs. Je veux dire si si on dit on a tout bien fait, moi je vous dis réponse à ce que disait madame tout à l'heure qui était juste la transformation de l'État et on le voit dans cette affaire de justice, on le voit dans la question de la sécurité au quotidien de nos compatriotes, la transformation fondamentale de l'État qu' aurait supposé d'abandonner des PS entiers de son action pour se concentrer sur ce qui est attendu par les gens. On l'a pas fait.
Ah c'était le projet Fillon. On l'a pas fait. David Lissard ça peut marcher ou pas ?
Le maire de Canir contrairement à ce que dit tout le monde c'est Bruno le qui plus il y a plus il y a de têtes nouvelles qui font des propositions qui défendent des idées mieux c'est pour le débat démocratique. On est dans un moment j'entends tout le monde dire il faut qu'il a un seul candidat se candidat faut qu' un seul candidat pour être candidat il faut qu'il y ait plein d'idées. Alors est-ce que vous serez candidat ?
Est-ce qu'il y aura Bruno 2017 2027 ? Nous sommes en juin, le débat d'idée doit s'ouvrir et tout cela est beaucoup. Vous dites pas non, vous dites pas non.
Mais je dis surtout que cette obsession d'avoir un candidat unique dès le mois de juin alors qu'il y a pas d'idée et pas de vision de long terme du pays, c'est complètement con. Ce qu'il faut, c'est d'abord avoir un vrai débat d'idée, savoir ce qu'on veut pour le pays, où on veut emmener les Français et puis après on verra qui sera le mieux placé. Merci Bruno le maire et je conseille tout le chapitre sur l'intelligence artificielle, ce que vous appelez le labyrinthe technologique où vous dites "Nos démocraties sont en danger et si on ne se réveille pas, nous serons des vassaux des États-Unis et de la Chine et ce sera terminé pour l'Europe et nos démocraties." Merci Bruno le maire.
Le temps d'une décision aux éditions Galimar. Merci d'être de passé par les GG.
Bruno Le Maire